Pourquoi prier Marie en octobre ? En 1883, le pape Léon XIII décrète que le mois d’octobre serait celui de « la Sainte Reine du Rosaire », en mémoire de Notre-Dame du Rosaire, fêtée le 7 octobre. Les dominicains organisent un pèlerinage à Lourdes où l’on prie le rosaire, c’est-à-dire 150 « Je vous salue Marie » répartis en 15×10 mystères qui reprennent les grandes étapes de la vie du Christ : mystères joyeux (Annonciation, Visitation, Nativité, Présentation de Jésus au temple et recouvrement) priés le lundi et le samedi ; douloureux (agonie de Jésus, flagellation, couronnement d’épines, portement de la croix, crucifixion et mort) priés le mardi et le vendredi et les mystères glorieux (Résurrection, Ascension, Pentecôte, Assomption et couronnement de Marie). A cela s’ajoutent les mystères lumineux instaurés par Jean-Paul II (Baptême de Jésus, noces de Cana, prédication, Transfiguration, Eucharistie).
par Pascal Ortelli
Humour
M. le Curé avait pris en charge un enfant qui connaissait des difficultés au niveau de l’orthographe. Il lui proposait des dictées et ainsi le petit faisait de réels progrès à la grande satisfaction des parents. Un jour, l’enfant lui apporta un billet de la part de ses parents qui disait qu’en récompense, ils lui offriraient un coq à Noël. Noël passa et rien ne vint. Le curé interrogea le petit pour savoir ce qu’il en était du cadeau promis. Celui-ci répondit : « Ah oui, M. le Curé. Mon papa m’a dit de vous dire que le coq va mieux ! »
Depuis quelques années déjà, sous l’impulsion de Laetitia Willommet, présidente du CoCom de Charrat, un petit groupe d’enseignants se réunit les veilles de rentrée scolaire à l’église de Charrat pour confier au Seigneur la nouvelle année scolaire. Cette année n’a pas dérogé à la règle, puisque nous étions une douzaine à nous retrouver pour prier, provenant d’horizons divers, soit du primaire, du cycle d’orientation et du collège et même une élève. Nous souhaitons à tous les élèves, à leurs familles ainsi qu’à tous nos collègues une très belle année scolaire.
Une nouvelle année pastorale s’offre à nous au moment où l’Eglise entière est engagée sur le chemin du synode sur la synodalité. Elle sera occasion de rencontre, d’écoute, de discernement, de célébration. Nous faire vivre dans l’intimité de la communion d’amour trinitaire est l’objectif ultime. Ainsi nos communautés deviendront des écoles de communion, où l’on expérimente la foi, l’espérance et la charité. Faire éclore ce don de la communion est la mission de tout baptisé. Comment y parvenir ?
Comme le rappelle le livre de la sagesse, seul l’Esprit Saint envoyé d’en haut peut nous faire découvrir la volonté de Dieu et ce qui lui plaît (Sg 9, 13-18). C’est ce même Esprit qui scrute les profondeurs de Dieu qui fait naître et croître en tout homme la pensée du Christ (1 Co 2, 16). Ainsi,
se mettre à l’écoute de l’Esprit Saint dans la prière et la contemplation du Christ avant toute démarche pastorale et toutes autres activités d’évangélisation est primordial. Car si l’idéal du sage c’est une oreille qui écoute, c’est en écoutant l’Esprit Saint qui est à l’œuvre dans l’Eglise et dans le cœur de tout homme qu’il est possible de se mettre au service du Christ, de son Eglise et de communier aux joies et tristesses, aux espoirs et angoisses de nos frères et sœurs.
Dans cette mission, celui qui compte sur ses capacités personnelles, fait de Dieu son assistant, cède progressivement au pessimisme et aux considérations désabusées inspirées par la sagesse humaine. Au contraire, celui qui prend conscience que la vie est communion, relation et qu’il ne se suffit pas, cultive deux attitudes fondamentales pour discerner et accueillir la volonté divine sans nier la vérité du réel. La première consiste à épouser la mentalité du Christ. Une mentalité marquée par l’Esprit Saint qui inspire les actions et un langage de communion (ph 2, 1). L’humilité est la seconde attitude. Car ce ne sont pas nos insuffisances mais nos suffisances qui sont le plus grand obstacle à l’action de l’Esprit, et à la communion.
Puissions-nous dans la dynamique du synode sur la synodalité avoir une oreille qui écoute, des yeux pour contempler le Christ, un cœur ouvert à l’espérance pour tous et à la catholicité dans la communion.
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
Petit manuel de synodalité Dominique Barnérias – Luc Forestier – Isabelle Morel
Selon le pape François, « le chemin de la synodalité est celui que Dieu attend de l’Eglise au troisième millénaire ». Du synode des évêques aux assemblées paroissiales, des synodes diocésains aux chapitres des congrégations religieuses, les processus mis en place pour favoriser l’écoute mutuelle, le dialogue délibératif, l’acceptation d’une décision commune, conduisent à transformer les personnes en faisant mûrir leur réflexion et leur jugement. Ce Petit manuel de synodalité entend faire le point sur ce qui existe et se développe actuellement afin de contribuer à l’apprentissage communautaire que supposent toutes ces pratiques synodales.
Il n’y a que les fous pour être sages Raphaël Buyse
« Pour être vrai et pour que tu mènes bien ta vie, dit Dieu, il faut que tu saches que je n’aime pas trop les gens sages. Ceux qui obéissent à ce qu’ils croient être mes ordres, sans jamais se poser de questions ; ceux qui croient tout ce qu’on leur dit sans chercher à comprendre. » Raphaël Buyse nous laisse entrapercevoir la largeur, la hauteur et la profondeur de ce que la Tradition appelle le « don de sagesse ». Premier des dons du Saint-Esprit, il n’a rien à voir avec le pâle conformisme dont on entoure parfois la foi chrétienne. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la sagesse de Dieu, comme l’explique l’auteur, est audacieuse, créative et même un peu « folle ». Elle nous entraîne dans l’aventure passionnante de l’Evangile, celle qui consiste non pas à clamer des certitudes et à réciter des leçons de catéchisme apprises par cœur, mais à prendre le risque d’aimer, de croire et d’espérer.
EZ 37 – Guide pour rebooster nos paroisses Jean-Hubert Thieffry – Bérénice Gerbeaux – Vincent de Crouy-Chanel
S’inspirant du chapitre 37 du livre d’Ezéchiel où l’Esprit redonne vie aux ossements desséchés, ce guide nous entraîne dans les pas des premiers disciples et propose une démarche dynamique pour incarner les « cinq essentiels de la vie chrétienne » – la prière, la fraternité, la formation, le service et la mission – à tous les niveaux de la paroisse. Ils appellent non seulement à revitaliser ce qui existe déjà, mais aussi à faire de la paroisse un espace ouvert et en croissance. Pour cela, ils fournissent des outils concrets à adapter selon chaque réalité.
Thomas et Paquita – Ensemble vers le ciel Rafael Villalta – Jean Juvanovic
Après avoir dû attendre plusieurs années, en particulier en raison de la guerre civile espagnole, Thomas et Paquita Alvira se marient en 1939. Ensemble, ils formeront une famille nombreuse et rayonneront par leur foi et leur générosité envers les autres. Leur existence nous apprend que l’on peut chercher et aimer Dieu dans la vie ordinaire en offrant à Dieu nos tâches quotidiennes les plus simples. Cette BD nous fait découvrir leur vie passionnante et passionnée. Leur cause de canonisation a été ouverte en 2009.
Ils sont appelés prêtres fidei donum (don de la foi). Mais qu’est-ce qui peut bien se cacher derrière cette appellation ? L’abbé Hermel Tonato, bien connu à Martigny, originaire du Bénin, est actif comme tel. Il s’agit de prêtres (ou de laïcs) qui, tout en restant attachés à leur diocèse d’origine, sont envoyés par leur évêque pour assumer une tâche pastorale pour un temps dans un autre diocèse. C’est une manière pour les Eglises de porter ensemble le souci de la mission en s’entraidant.
PROPOS RECUEILLIS PAR PASCALTORNAY PHOTOS : DR
L’abbé Tonato a été nommé prêtre fidei donum dans le secteur Noble et Louable Contrées avec résidence à Lens.
Qui êtes-vous donc Hermel Tonato ?
Je suis né en 1965 à Cotonou. Après mes études, j’ai été ordonné prêtre en 1990. Après deux séjours en paroisse comme vicaire, j’ai été nommé curé fondateur d’une nouvelle paroisse jusqu’en 2000, l’année où j’ai été envoyé à Rome pour une spécialisation en théologie morale. Cinq ans après, je suis retourné au Bénin comme curé et directeur d’un complexe scolaire de plus de 1000 élèves. Après 15 ans à la tête de ce complexe, mon évêque a voulu que je prenne un repos sabbatique. C’est la raison de ma présence en Suisse.
Comment avez-vous « atterri » à Martigny ?
A l’été 2001, j’ai commencé le ministère d’été à Lens, un Secteur desservi à l’époque par la Congrégation du GSB. Le chanoine Jean-Pascal Genoud était alors curé dans ce Secteur. Depuis lors, chaque année, 7 ans durant, le curé Jean-Pascal et ses successeurs ont reconduit mon ministère estival jusqu’à leur départ de Lens. C’est ainsi que j’ai connu la région. C’est donc tout naturellement qu’en 2021, je suis revenu à Martigny pour prendre mon repos sabbatique. Ces derniers mois, je suis intervenu dans le secteur voisin des Deux-Rives tout en rendant de petits services dans le Secteur de Martigny
Les Européens ont envoyé des missionnaires dans les pays du Sud des siècles durant. Comment voyez-vous la mission des prêtres du Sud dans les pays du Nord ?
Je dirais que la mission est au centre et au cœur de la vie de l’Eglise, occasion de catéchèse, d’annonce évangélique dans le prolongement à toutes les latitudes de l’Evangile, étendus aux sphères planétaires aujourd’hui à l’instar du témoignage des Actes des Apôtres. L’Eglise répond à sa vocation missionnaire dans sa dimension universelle dans un esprit de partage et de solidarité missionnaire comme les premières communautés. Hier, les missionnaires partaient pour les pays de mission en Afrique et ailleurs, aujourd’hui les pays de mission viennent dans un esprit de solidarité soutenir ceux qui leur ont apporté la Bonne Nouvelle dans la poursuite et l’intensification de l’élan missionnaire. Cette coopération missionnaire nécessaire à la vie de l’Eglise révèle la nature profonde de l’Eglise et sa catholicité, c’est-à-dire son universalité.
Vous plaisez-vous en Suisse ? Qu’est-ce qui vous frappe le plus ?
J’aime retrouver ici à Martigny des frères et sœurs partageant une même foi, une même espérance. Dans l’Eglise, personne ne devrait se sentir étranger ! Ce qui me touche le plus, c’est ce sens d’accueil, cette attention à celui qui vient de loin, accueilli, reçu et intégré sans aucune distinction. Je trouve que vos communautés sont très vivaces, dynamiques, ouvertes et sensibles. C’est un atout majeur pour le rayonnement de la mission.
Qu’est-ce qui vous plaît dans votre ministère dans nos contrées ?
C’est la joie de servir le Seigneur en toute quiétude et sans aucun préjugé. La joie de servir l’Eglise en étant au service des gens, en étant utile et instrument de Dieu, dispensateur des trésors de l’Eglise que sont les sacrements. La joie de travailler dans la « Vigne du Seigneur », partager cette mission avec d’autres… Tous embarqués dans la même aventure passionnante de l’Evangile de la joie.
Quelles perspectives pastorales s’offriront à vous lors de votre retour au Bénin ?
Je m’en remets à la grâce de Dieu et à sa providence qui, au moment opportun, m’orienteront pour une nouvelle mission adaptée aux besoins et urgences de ce moment-là. On ne se donne pas sa mission, on la reçoit par l’intermédiaire de l’évêque ou du supérieur hiérarchique…
Enfin, je voudrais exprimer ma gratitude à Mgr Jean-Marie Lovey, au Prévôt Jean-Michel Girard qui m’ont fait confiance dès les premières heures ; au curé Jean-Pascal Genoud, à tous les membres de la Maison Saint-Bernard et à son personnel, aux agents pastoraux laïcs, aux sacristains et à tous les fidèles de la paroisse de Martigny, à l’abbé Robert Zuber et à tous les agents pastoraux du secteur des Deux-Rives. MERCI à tous pour les bons moments de joie et les belles célébrations vécues ensemble.
PAR L’ ABBÉ DANIEL REYNARD
PHOTO : RAPHAËL DELALOYE
Le titre déjà peut déjà faire peur et on a envie de ne pas aller plus loin, c’est vrai que cela paraît déjà «du chinois».
Mais non n’ayez pas peur, essayons de comprendre ce que cela veut dire…
Le synode signifie marcher ensemble, aller de l’avant pour que les choses bougent et pour cela nous avons besoin de vous. Chacun a quelque chose à dire, chacun a quelque chose à apporter, chaque voix compte, chacun est à l’écoute de l’autre.
Le but de ce synode n’est pas de produire un document de plus, mais de faire germer des rêves, des espérances, de guérir de blessures anciennes, de tisser des liens, d’apprendre des uns et des autres et de se redonner des forces pour continuer d’avancer.
Si un synode sur la synodalité peut déjà paraître indigeste dans l’énoncé, ne vous inquiétez pas, il ne s’agit pas d’un tour de passe-passe compliqué mais plutôt d’une invitation à ce que l’ensemble de l’Eglise fasse entendre sa voix, vous et moi.
Nous ne pouvons avancer que si nous travaillons ensemble.
« Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin » dit le proverbe africain.
Aucun chrétien ne doit être seul, avec ce Synode l’Eglise dit: La voix de TOUS compte parce que Dieu peut parler à travers N’IMPORTE QUI.
Si le mot synodalité paraît compliqué c’est sa mise en pratique qui l’est encore plus : comment là où je vis je peux faire Eglise, comment impliquer des personnes à faire Eglise, je crois que cela commence par l’attention portée à ceux qui sont souvent oubliés, exclus ou pas écoutés.
Qu’est-ce que Dieu a à nous dire à travers ceux que nous avons tendance à oublier ?
Ce chemin d’écoute commence par chacun d’entre nous.
Parmi les définitions de son être et de sa mission en « Je suis », selon l’évangile de Jean, celle où Jésus se présente comme « Je suis le chemin, la vérité et la vie » est particulièrement évocatrice et englobante. A côté des formulations absolues, telle « Avant qu’Abraham existât, je suis » (Jean 8, 58), les expressions avec un qualificatif « Je suis le pain de vie » (Jean 6, 35) ; « la lumière du monde » (8, 12) ; « le bon pasteur » (10, 7-16) ; « la résurrection » (11, 25) : et « la vigne véritable » (15, 1) se réfèrent toutes au nom de Dieu manifesté à Moïse lors de l’épisode du buisson ardent (Exode 3, 14) : « Je suis qui je suis », et je montrerai au fil de l’histoire qui je serai en demeurant fidèle à mon Alliance avec Israël.
Quand il se révèle comme le chemin (odos), le Christ indique clairement qu’il restera aux côtés de son peuple nouveau. Dans le terme « sun-odos », le « Je suis-avec » précède la voie. Ce qui signifie bien que si le Fils de l’homme est la route vers le Père, il la parcourt toujours avec l’humanité. Nous sommes précédés par un « nous », celui des trois personnes de la Trinité dans leur circulation d’amour, qui nous ont faits à leur image et ressemblance, et celui de la communauté ecclésiale et humaine, sans laquelle nous perdons le Nord.
Or, selon la parole qu’il laisse en testament à ses apôtres après leur avoir lavé les pieds (Jean 13), en réponse à la question de Thomas, « Nous ne savons pas où tu vas » (Jean 14, 5), le Fils de Dieu se dit « chemin » en tant que « vérité » communiquée et « vie » transmise. Les trois termes avancent de concert. S’il ménage la voie du Royaume, c’est parce que le Père le lui en a révélé les mystères, qu’ainsi il nous rend libres grâce à la Vérité qu’il nous manifeste (Jean 18, 32) et vers la plénitude de laquelle l’Esprit Saint nous conduit (Jean 16, 13). De plus, cette route mène à la Vie éternelle en plénitude, auprès du Père que Jésus dévoile totalement : « Qui m’a vu a vu le Père » (14, 9), affirme-t-il à Philippe juste après notre verset.
Ainsi donc, l’itinéraire à la suite du Christ est « syn-odal », véridique et vital par nature. Ce qui implique des conversions spirituelles et structurelles en Eglise et une adhésion dans la foi, l’espérance et l’amour à la Trinité Sainte.
Différentes célébrations eucharistiques champêtres sont offertes chaque été sur les hauteurs et notamment au Crêtet, à Charavex, à la Crettaz et au Plan de l’Au. Ces célébrations au cœur de la Création sont l’occasion de vivre l’eucharistie un peu différemment et notamment avec une post-communion qui ouvre à une convivialité se poursuivant parfois jusque tard dans l’après-midi ! Ces célébrations se sont réduites ces dernières décennies à quelques-unes pour plusieurs raisons. Le Covid est la dernière en date.
Nous adressons un grand MERCI aux personnes – chœurs, animatrices et animateurs, sacristains, associations et bénévoles, prêtres d’ici ou d’ailleurs – qui permettent à ces célébrations et à la convivialité qui les entoure d’avoir lieu.
Animation par le chœur L’Antonia.
Bernard Falcetti (ici en train de proclamer
la Parole) et son épouse Chantal,
amis du Père Gabriel Hachem, prêtre libanais, sont les chevilles ouvrières de la messe estivale donnée au Crêtet.
Dans cette rubrique, L’Essentiel propose aux Evêques des diocèses de Sion et de Lausanne-Genève-Fribourg, à l’Abbé territorial de Saint-Maurice et à leurs représentants de s’exprimer sur le sujet de leur choix. Ce mois, c’est Romuald Babey qui prend la plume.
PAR ROMUALD BABEY, REPRÉSENTANT DE L’ÉVÊQUE À NEUCHÂTEL PHOTOS : CATH.CH, JEAN-CLAUDE GADMER
En écoutant la prédication d’un prêtre en ministère de remplacement dans ma paroisse cet été, j’ai continué sa réflexion sur la temporalité. En effet, ma paroisse fête les cinquante ans de son église cette année. « C’est une « bébé église » par rapport aux deux mille ans de christianisme ! », s’est exclamé l’abbé, tout en faisant la différence entre l’Eglise communauté et l’église bâtiment.
Si nous nous référons à l’échelle humaine, cinquante ans, c’est plus que la moitié de la vie, même si l’espérance de vie a augmenté ces dernières décennies, dans certaines régions du monde. Cinquante ans, ce sont des noces d’or ! Cela marque une certaine stabilité !
Pour nous souvenir du passé et mieux le comprendre, quoi de mieux que d’avoir une mémoire vivante ! Des témoins qui nous racontent… Et ensuite, laisser des traces pour que les générations futures puissent se souvenir.
J’ai continué à cogiter, l’été s’y prêtant bien. Ce sont cette fois les vitraux du chœur de notre église qui m’ont inspiré. L’artiste fribourgeois Yoki, dont nous célébrons cette année les cent ans de la naissance, a choisi, pour ses deux grandes verrières, les thèmes de l’eau et du feu : « symboles des forces de la vie, éléments de purification et symboles de vie spirituelle que l’on retrouve constamment dans la liturgie », écrit-il.
L’eau et le feu sont également au cœur de l’actualité de cette période estivale. En effet, la canicule a provoqué une pénurie d’eau et a préparé le terrain aux feux de forêt. Ces deux éléments essentiels se complètent, s’opposent, s’attirent, s’annulent. La nature est déboussolée par l’activité humaine.
L’homme, dans la création, créature de Dieu, fait à son image, peut voir dans ce qui se passe la fin du monde ou la fin d’un monde. S’il se laisse envahir par le feu de l’Esprit de la Pentecôte, il sera le temple vivant voulu par Dieu. Et l’eau, baptismale cette fois, le purifie et fait de lui un homme nouveau.
Catherine est moitié belge, moitié haut-valaisanne. En 1992, nous étions toutes les deux aides-soignantes au home de la Providence à Montagnier. Trente ans ont passé, trente ans d’amitié… Quand je l’ai rencontrée, Catherine était non-croyante, à ce moment-là nous étions bien loin d’imaginer le chemin de foi qui l’attendait.
PROPOS RECUEILLIS PAR FRANÇOISE BESSON | PHOTO : DR
Parcours… « Je suis laïque consacrée dans le célibat au sein de la communauté de l’Emmanuel depuis vingt-cinq ans, issue d’une famille qui n’était pas très pratiquante, et moi vraiment athée jusqu’à l’âge de 24 ans. Cette année-là, lors d’un week-end particulier, j’ai fait une belle rencontre personnelle de Dieu, cela n’a pas été une extase ou un grand choc émotionnel, mais c’était tout d’un coup une certitude intérieure, non seulement que Dieu existait, mais qu’il m’aimait telle que j’étais… Je ne peux pas l’expliquer rationnellement, mais c’est quelque chose que j’ai reçu au fond de moi…
Depuis 13 ans, je travaille auprès de personnes âgées dans un EMS à Namur après avoir exercé pendant longtemps le métier de bibliothécaire documentaliste. J’habite avec deux autres consacrées de ma communauté. »
« La charité est une attitude intérieure, qui s’exprime dans l’accueil de l’autre, dans l’écoute et la bienveillance… Je ne suis pas obligée d’accepter tout ce que l’autre dit ou fait mais je peux l’aimer comme il est…»
Un passage d’Evangile… « Pendant longtemps, un passage de l’Evangile de Matthieu m’a vraiment soutenue, poussée de l’avant, juste les deux grands commandements : « Tu aimeras ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et ton prochain comme toi-même. » Pour moi, ça avait vraiment le sens de me dire « je donne toute ma vie à Dieu » et forcément cela rejaillit sur le prochain, sur moi-même, sur mon chemin de vie : tout est lié. C’est cette communion entre Dieu, les autres et moi qui fait que quelque chose se construit et que la vie avance. Ce passage reste une parole phare…
Depuis un an ou deux, une autre parole, dans l’Evangile de Jean, m’est apparue comme centrale : « Demeurez dans mon amour car hors de moi vous ne pouvez rien faire. » Demeurer en Dieu, c’est-à-dire apprendre à vivre les choses avec amour en le recevant de Dieu… Je me rends compte de plus en plus que je ne suis pas la source et que ce n’est pas à la force de mes petits poignets que je peux arriver à faire quoi que ce soit, mais c’est vraiment en vivant de la grâce de Dieu. Souvent cet élan vers Dieu – « Seigneur aide-moi ! » – me donne la force ou l’inspiration pour agir. D’autres fois je me sens tellement démunie devant certaines situations que je me dis intérieurement : « Seigneur, là j’ai fait ce que j’ai pu mais je ne peux pas aller plus loin… à Toi maintenant… »
«Je rêve du jour où j’arriverai au ciel et que Jésus me regardera et me dira, comme à Marie-Madeleine, « Catherine » avec la même tendresse et une sorte d’amusement, comme pour dire « maintenant, tu vas comprendre…»
Un souhait pour notre Eglise « J’aurais envie que tous les chrétiens, quelle que soit leur confession, aient une vraie relation avec le Christ, qu’ils apprennent à le connaître, qu’ils aient le désir de le re-connaître, de le re-découvrir et que cela rejaillisse en vraie charité fraternelle, dans une vraie communion… Pour moi, l’unité de l’Eglise ne peut passer que par l’amour… »
«Mon engagement de vie, c’est d’être fidèle à ce que Dieu me demande jour après jour, dans mes temps de prière, de service, de disponibilité.»
Aujourd’hui, la Bénichon reste dans l’esprit de beaucoup de personnes comme le symbole de la fin des travaux de l’été et est synonyme d’un repas copieux. Mais la Bénichon est une fête qui se réinvente perpétuellement et son origine est tout d’abord religieuse.
PAR JEAN-MARIE MONNERAT
PHOTO : PIXABAY
Jusqu’au XVIIIe siècle, les villages fêtaient deux événements : le saint patron de la paroisse, la patronale, et la dédicace, c’est-à-dire la date de la consécration de l’église. Même si cette dernière fête est tombée en désuétude, c’est elle qui est à l’origine de la Bénichon. Car le mot « bénichon » vient du latin « benedicto » et correspond donc à la bénédiction de l’église, par exemple pour la cathédrale Saint-Nicolas, il s’agit du 26 août. C’est même une solennité, car elle peut-être fêtée un dimanche.
Fête religieuse et profane
Cette fête religieuse était suivie d’une partie profane, dont la plus ancienne mention date du XVe siècle. En 1443, leurs Excellences de Fribourg font état des troubles occasionnés par les vagabonds aux « benissions ». C’est bien le problème de ces fêtes : elles duraient trois jours, du dimanche au mardi et engendraient un tourisme festif, car les paroissiens ne participaient pas uniquement aux festivités de leurs paroisses, mais à celles des villages des environs. Cette multiplication des fêtes avait comme conséquence une augmentation des jours chômés, donc non travaillés et les débordements étaient monnaie courante.
Pour limiter la partie profane, les autorités fribourgeoises édictèrent une ordonnance en 1747 qui permettait à chaque paroisse de fêter de manière religieuse la dédicace de la paroisse, mais qui exigeait que désormais la fête profane soit unifiée dans tout le canton au deuxième dimanche de septembre. Cette ordonnance du XVIIIe siècle est donc à l’origine de la Bénichon telle que nous la connaissons aujourd’hui.
Une fête unifiée
Mais les Fribourgeois ne renoncèrent pas si facilement à la fête et il fallut attendre le début du XXe siècle pour que la Bénichon soit unifiée, toutefois avec de nombreuses exceptions que nous connaissons encore aujourd’hui. La principale est de différencier la fête de la plaine en septembre de la Bénichon de la montagne. En effet, les montagnards étaient encore en pleins travaux à la fin de l’été et la fête a été déplacée au deuxième dimanche d’octobre pour les paroisses de la Gruyère et quelques villages de la Sarine, comme Treyvaux, Le Mouret, Arconciel, Senèdes, épendes et Marly.
Mais comme rien n’est simple, la liste des exceptions s’est encore allongée avec Saint-Sylvestre qui tient à sa Bénichon le 31 décembre, Estavayer-le-Lac le dernier dimanche du mois d’août ou Châtel-Saint-Denis dont la fête est fixée au troisième dimanche d’octobre, car les habitants participaient aux vendanges à Vevey et il fallait attendre qu’elles soient achevées.
« La Bénichon trouve alors sa signification telle que nous la connaissons aujourd’hui : la fin des travaux des champs pour la Bénichon de la plaine et le retour des troupeaux en plaine après un été passé à la montagne » explique Jacques Rime, curé de Grolley, Courtion et Belfaux. « C’est d’ailleurs le lundi de la Bénichon que l’on payait traditionnellement l’armailli qui avait passé l’été avec son troupeau dans les alpages » ajoute Anne Philipona, dans son ouvrage « Petit historique de la Bénichon ».
Un temps de retrouvailles
Le repas marque donc le moment des retrouvailles et la famille élargie se retrouve autour de la table, et les plats se succèdent selon un ordre précis. « C’est bien cet aspect de la fin des travaux d’été que l’on peut retenir, mais à ma connaissance, le curé ne bénissait pas les récoltes comme on pourrait le penser. Par contre, il est exact qu’en automne le prêtre passait dans le village pour bénir les granges qui abritaient les récoltes », précise Jacques Rime.
Il convient encore de relever que si le gouvernement fribourgeois avait lutté contre les excès des fêtes profanes, il le faisait avec le plein appui du clergé qui condamnait avec force tous les débordements : ivresse conduisant à des rixes ou danses accusées de provoquer la débauche. Jusqu’au milieu du XXe siècle, les curés inspectaient les abords du pont de danse pour voir si des enfants s’y trouvaient et ils vérifiaient que les « émancipés », c’est-à-dire les adolescents qui avaient terminé le catéchisme, ne participaient pas à la réjouissance qui leur était interdite.
Quant au menu de la Bénichon, qui est la fête traditionnelle que les Fribourgeois apprécient et réinventent, il date de 1850 pour la version que nous connaissons maintenant. Cependant les différentes parties du menu sont plus anciennes : on trouve une mention de la cuchaule en 1558 et la poire à Botzi est connue dès le XVIIIe siècle.
La tradition de partager un repas important à la fin des travaux se retrouve dans toutes les sociétés pastorales et il n’est pas surprenant qu’il soit aussi copieux.
Mais qui peut bien se cacher derrière les colonnes du journal local «Le Carrefour»? Me poser la question ne m’a pas suffi: une rencontre s’est imposée. Damien Rapalli est le rédacteur du «Carrefour» depuis août 2021. Nous nous sommes rencontrés à la suite de sa demande d’interview. Il souhaitait que je lui parle du Carême! Et voici que, saisissant la balle au bond, j’en profite pour vous le présenter aussi.
PROPOS RECUEILLIS PAR PASCAL TORNAY | PHOTOS : DR
Damien a 26 ans et vit à Vétroz. Son patronyme trahit ses liens forts avec la Toscane. Damien a terminé ses études de Lettres à l’Université début 2021. Depuis longtemps déjà, le sport – spécialement le football – et la plume sont ses deux violons d’Ingres. Jeune homme affable et ouvert, il rédige actuellement non seulement pour « Le Carrefour », mais aussi pour la fameuse « Gazette des Reines ». Il lorgne sérieusement sur Le Nouvelliste qui serait pour lui une belle ouverture s’il pouvait décrocher un poste de stagiaire.
Comment est venue cette fougue pour la plume ?
En réalité, c’est devenir enseignant qui me bottait. Mais au fond, la petite voix du journalisme m’appelait plus fort. Les études, c’est nécessaire, mais ça me sature aussi assez vite. Ce qui me plaît davantage, c’est le terrain, la rencontre… le plus souvent avec des gens que je n’aurais jamais rencontré sans l’ancrage micro-local des journaux pour lesquels je rédige. C’est un job qui m’ouvre des horizons nouveaux. Il me permet de vivre une foule de situations différentes et il me met en contact avec des milieux étonnants.
En plus de pouvoir fonder une famille, un de mes rêves serait d’écrire un livre. Plus jeune, j’avais écrit un recueil de nouvelles que j’ai laissé dans un tiroir. Il me faudrait reprendre tout ça sérieusement.
Une famille ?
Oui, à 26 ans, ce désir est bien présent. J’espère pouvoir le concrétiser bientôt. Vous savez, une famille ça donne un sens à l’existence. C’est la perpétuation de la vie.
Et le Carême ?
Oui, je ne sais pas trop d’où m’est venu ce désir de vivre plus profondément le Carême cette année. Après 10 ans de rupture, je me suis dit qu’y revenir, ça pourrait me faire du bien. C’est aussi pour cela que je vous ai appelé pour une interview à ce sujet. Je trouve que les aspects religieux ont aussi leur place dans les colonnes des journaux locaux. Lorsque je disais à des amis que je voulais approfondir le sens du Carême, évidemment j’avais droit à des moqueries : « Tu crois encore à ces conneries. » Peu importe à mon sens, je suis mon chemin.
Et Dieu dans tout ça ?
Après la crise de foi de l’adolescence, j’avais envie de connaître, mais je remettais en question mes croyances. Je me disais : « Dieu n’est pas au ciel ! » Aujourd’hui c’est vrai que je ne prends pas le temps de m’adresser à lui. Les interactions entre la foi et la raison me questionnent. Si souvent, c’est lorsque l’on se retrouve dans une impasse ou une situation dramatique qu’on se met à prier. Je pense que la foi, ça donne un sens à l’existence, mais pour le moment je laisse tout aller. J’arrose de temps et temps et j’espère que ça pourra tout de même pousser…
«Moi, je suis plutôt timide alors j’aime quand les gens se bougent, s’expriment…» Damien Rapalli
« L’Église » en sortie » est la communauté des disciples missionnaires qui prennent l’initiative, qui s’impliquent, qui accompagnent, qui fructifient et qui fêtent. » Primerear – prendre l’initiative » : veuillez m’excuser pour ce néologisme. La communauté évangélisatrice expérimente que le Seigneur a pris l’initiative, il l’a précédée dans l’amour (cf. 1er Épître de Jean, chapitre 4, 10), et en raison de cela, elle sait aller de l’avant, elle sait prendre l’initiative sans crainte, aller à la rencontre, chercher ceux qui sont loin et arriver aux croisées des chemins pour inviter les exclus. » Tel est l’encouragement du pape François dans son exhortation apostolique La Joie de l’Évangile (chapitre 1, 24).
Cette invitation du Pape est, pour notre décanat, ses huit paroisses et son équipe pastorale, l’objectif de cette année. Vous découvrirez dans ce numéro les nombreux projets qui sont mis en place pour vivre cette joie de l’Évangile. L’article de Caroline Stevens vous présentera la pastorale missionnaire de notre décanat et ses différentes équipes. L’équipe deuil et funérailles vous décrit les groupes de partage pour les personnes en deuil.
Dans la continuité de l’élan synodal, le décanat lancera dès cet automne des ateliers d’expérimentation. Ces rencontres d’un genre nouveau désirent impliquer davantage le peuple de Dieu dans la vie de nos communautés.
Nous pouvons nous engager dans ces différents projets, mais nous pouvons aussi simplement participer à la vie communautaire et à ses divers événements. L’offre est foisonnante. Ce début d’année pastorale sera marqué notamment par l’ordination au diaconat permanent de Fabien Udriot. La cité des Zaehringen accueillera le rassemblement pour les jeunes Helvetia Cantic.
S’impliquer c’est également redécouvrir et comprendre les richesses de notre patrimoine. Par exemple la bénichon, est-elle une fête profane ou une fête religieuse ? Pour connaître la réponse, lisez l’article de Jean-Marie Monnerat. Sébastien Demichel s’est plongé dans les archives pour nous dévoiler les origines des paroisses et églises de notre décanat. Il nous raconte l’histoire de la plus ancienne paroisse, celle de Saint-Nicolas.
En parcourant ce numéro, vous constaterez que les projets ne manquent pas ! Cependant, c’est à nous de les faire vivre. Alors, en ce début d’année pastorale, si nous suivions les conseils du pape François ? Si nous décidions de prendre des initiatives, de nous impliquer, d’accompagner les gens que nous rencontrons… sans aucun doute, nos communautés porteront du fruit et nous pourrons fêter la joie d’être chrétiens !
La brocante bisannuelle de la paroisse de Nyon est une manifestation importante et incontournable dans la région. Cette année, elle sera organisée les 18, 19 et 20 novembre prochains dans la salle de la Colombière. Le bénéfice est destiné au financement de la nouvelle église de Gland : si celle-ci a été consacrée en février, la paroisse doit déjà rembourser les premières tranches d’emprunts dès 2023. Un comité, composé d’anciens membres et renforcé par l’arrivée de nouvelles personnes, s’est d’ores et déjà mis au travail.
PAR GEORGES GRANDJEAN, POUR LE COMITÉ « BROCANTE » | PHOTOS : BRIGITTE BESSET
Offrir des objets
Pour assurer le succès de cette manifestation, il est important que les objets proposés à la vente soient variés et de valeur. Si vous avez de tels objets et que vous souhaitez vous en séparer, nous vous serions très reconnaissants de les amener à la Colombière le dernier mardi du mois de septembre ou d’octobre entre 9h30 et 12h.
La place dans les locaux étant limitée, nous ne pouvons pas accepter des meubles aux dimensions supérieures à 80 sur 60 sur 40 cm. Devant le peu d’intérêt du public pour les livres d’occasion, nous n’en acceptons plus. Merci d’avance pour votre générosité !
Donner un coup de main
Le comité « brocante » espère l’aide de nombreux bénévoles issus de toute la paroisse :
– le samedi 12 novembre de 9h à 12h pour le déménagement des objets des locaux où ils sont entreposés jusque dans la salle où ils seront proposés à la vente (cette tâche est particulièrement importante, et nous serions heureux de pouvoir compter sur 25 personnes).
– du lundi 14 au jeudi 17 novembre, en matinée ou l’après-midi, pour le tri et le rangement des objets sur les tables.
– du vendredi 18 au dimanche 20 novembre pour la vente proprement dite. Une buvette sera aussi proposée aux visiteurs.
– le dimanche 20 novembre de 17h à 20h pour le tri et le rangement des invendus dans les locaux (cette tâche est particulièrement importante, et nous serions heureux de pouvoir compter sur 25 personnes).
Nous avons besoin de vous, chaque heure offerte est bienvenue !
Pour toutes informations complémentaires, vous pouvez prendre contact avec Georges Grandjean par téléphone au 079 736 38 03 ou par courrier électronique à l’adresse suivante : georges@grandjean.ch
La brocante ne peut avoir lieu sans le soutien de bénévoles, pour lesquels nous sommes très reconnaissants.Des trésors insoupçonnés vous attendent certainement.
L’équipe funérailles et deuil du décanat propose différents types de rencontres à Villars-sur-Glâne. Ces moments de partage et de convivialité sont ouverts à toutes et à tous.
PAR FRANÇOISE DUCREST
PHOTO : SHUTTERSTOCK
« Lorsque deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux » Mt 18, 20.
La vie nous confronte à des épreuves et des situations difficiles, en particulier lors de la perte d’un être cher, d’une rupture ou lorsque la maladie ou la solitude nous accablent. Si certains ont la chance d’être bien entourés, d’autres se retrouvent seuls pour traverser ces moments de fragilité. Des questions existentielles se posent alors, on s’interroge sur le sens de la vie, on doute, parfois on se remet à prier ou à espérer…
Un groupe de partage
Depuis l’automne 2021, un groupe de partage se rencontre une fois par mois à Villars-sur-Glâne, pour échanger en profondeur et en toute liberté sur ce vécu personnel. C’est aussi l’occasion de recréer des liens et de se soutenir mutuellement.
Né dans le sillage de l’équipe des funérailles et deuil du décanat, ce groupe s’adresse à toute personne intéressée à cette écoute réciproque, quels que soient l’état de ses croyances ou de sa pratique religieuse. Il invite à la découverte de chemins d’espérance ou de nouvelles raisons de vivre, au jour le jour… L’animation est assurée par une personne formée à l’écoute et à l’accompagnement spirituel, avec l’appui d’autres agents pastoraux.
Les deux heures mensuelles laissent place aussi bien aux témoignages qu’au partage de textes inspirants, selon les apports de chacun. Un temps de recueillement ainsi qu’un espace de convivialité autour d’un café complètent le programme. Que vous veniez du décanat de Fribourg ou d’ailleurs, vous y êtes cordialement invités !
Lieu : Grande salle du centre paroissial de Villars-sur-Glâne. Dates : les lundis 12 septembre, 10 octobre, 14 novembre, 12 décembre 2022, 9 janvier, 13 février, 13 mars, 24 avril, 15 mai et 12 juin 2023. Horaire : de 16h à 18h.
Aucune inscription n’est requise, la fréquentation du groupe est libre !
Prière pour les défunts
Enfin, une démarche différente est proposée chaque premier jeudi du mois, lors de la messe du matin à 8h30, en la chapelle Saint-Joseph sous l’église Saint-Pierre. Vous pouvez y prier à l’intention de vos chers défunts, inscrire leur nom sur une belle carte (apportée ensuite en votre nom à l’autel) ou allumer un lumignon. La messe est suivie d’un temps de convivialité autour d’un café-croissant, au centre paroissial de Saint-Pierre.
Dates : 1er septembre, 6 octobre, 3 novembre, 1er décembre 2022, 5 janvier, 2 février, 2 mars, 4 mai, 1er juin 2023 (6 avril – Jeudi saint, la messe du matin n’est pas célébrée).
Bienvenue à chacun !
Pour tout complément d’information ou prise de contact sur ces propositions : Françoise Ducrest au 079 688 23 83 ou Jadwiga Loulier au 079 455 28 60
Notre ancien curé, l’abbé André-Giraud Pindi, a été ordonné le 16 juillet évêque de Madadi, en République démocratique du Congo (RDC). Il a été curé modérateur et doyen de l’Unité pastorale Nyon-Terre Sainte de 2013 à 2019.
PAR GENEVIÈVE DE SIMONE-CORNET PHOTOS : DR
Nommé par le pape François le 23 avril, Mgr André-Giraud Pindi Mwanza a été ordonné évêque le 16 juillet dans la cathédrale de Matadi par le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa. Il a été vicaire général de ce diocèse de l’ouest du pays de 2019 à 2021 et dès 2021 administrateur apostolique. Il succède à Mgr Daniel Nlandu Mayi, décédé le 12 décembre 2021 à 68 ans. Il a choisi comme devise épiscopale Infude amorem cordibus, « Versez votre amour dans les cœurs ».
André-Giraud Pindi Mwanza naît le 24 juillet 1964 à Kindomingielo, dans le diocèse de Matadi. Il étudie au petit séminaire de Kibula de 1976 à 1984, puis la philosophie au grand séminaire de Mayidi de 1984 à 1988 et la théologie au grand séminaire Saint Jean XXIII de Kinshasa de 1988 à 1993. Il est ordonné prêtre le 18 septembre 1994 dans la paroisse Notre-Dame de Fatima à Matadi. Poursuivant ses études en droit canonique, il obtient une licence à l’Université catholique du Congo en 1997 et un doctorat in utroque iure à l’Université pontificale du Latran à Rome en 2006.
Six ans dans notre UP
L’abbé Pindi arrive comme prêtre fidei donum dans le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg en 2006. Jusqu’en 2013, il est curé in solidum dans l’Unité pastorale Notre-Dame de Compassion, qui regroupe les paroisses de la région de Bulle. Il est curé modérateur et doyen de l’Unité pastorale Nyon-Terre Sainte de 2013 à 2019 et défenseur du lien dans le diocèse de 2006 à 2019.
De retour en RDC en 2019 après treize ans de ministère en Suisse romande, il devient vicaire général du diocèse de Matadi et administrateur apostolique suite à la mort de Mgr Daniel Nlandu Mayi. Le diocèse de Matadi, suffragant de l’archidiocèse de Kinshasa, comptait en 2013 1’120’944 baptisés sur 2’476’000 habitants. Il comprend 44 paroisses sur une superficie de 31’000 km².
Les armoiries épiscopales et la devise de Mgr Pindi.
Fabien et Virginie Udriot sont mariés et parents de trois enfants, une fille et deux garçons. Fabien sera ordonné diacre permanent le 10 septembre prochain, à 17h à l’église Saint-Paul au Schönberg. Le couple partage avec nous son parcours de vie et de foi.
PROPOS RECUEILLIS PAR VÉRONIQUE BENZ
PHOTO : DR
Fabien et Virginie se sont connus très jeunes, à l’âge de 15 ans, lors d’une montée vers Pâques (temps de retraite du Jeudi saint au dimanche de Pâques) à la Villa Vandel à Châtel-Saint-Denis. Ils se sont mariés en 2001 au Bouveret. Fabien est informaticien indépendant et Virginie enseignante à l’école primaire. Leur parcours de vie est fait de voyages et de rencontres. Quelques années après leur mariage, ils partent en Angleterre avec ATD Quart Monde pour un projet de deux ans. Puis ils vivront un an au Cambodge et un an en Afrique. Entre les différents séjours à l’étranger, la famille s’agrandit. Au Burkina Faso, Fabien lance une petite entreprise avec laquelle il continue de travailler à distance.
La foi a toujours fait partie de la vie de Fabien et de Virginie. L’appel à servir l’Église était au cœur de Fabien depuis longtemps. « Ma vocation a germé gentiment. J’ai parlé à Bertrand Georges de mon désir de me mettre au service de l’Église, mais j’étais alors trop jeune ». En effet, explique Fabien, pour être diacre permanent il faut avoir atteint l’âge canonique de 35 ans. Le temps passe et Fabien laisse ce désir s’enfouir dans son cœur. Cependant, quelques années plus tard, au détour d’une rencontre, Bertrand Georges le relance sur sa vocation au diaconat permanent. En 2018, il commence un parcours de quatre ans, un an de discernement suivi de trois ans de formation.
« C’est un cheminement dans la foi dans notre vie de couple et de famille. Fondamentalement, nous nous sommes mis en route à cinq. C’est le prolongement d’un itinéraire que nous avons débuté depuis longtemps. Nous avons toujours eu des engagements religieux plus ou moins importants selon nos voyages. »
L’ordination diaconale marque l’aboutissement d’une formation, mais c’est avant tout la continuité de quelque chose d’intérieur. C’est surtout une nouvelle aventure de foi pour le couple et la famille Udriot.
Après son ordination, Fabien restera actif dans sa branche professionnelle, il n’aura pas d’engagement professionnel en Église. Cependant, dans sa paroisse, il prendra une place particulière lors des célébrations. « Ma présence à l’autel sera différente durant la liturgie. J’aurai également un rôle d’accueil et de proximité. Le diacre est celui qui se met au service, souligne Fabien, ce service prend plusieurs formes : c’est d’abord le service de la Parole, mais c’est aussi celui de la prière, notamment la liturgie des heures et de la charité. » Le diaconat permanent est différent pour chaque personne. Chaque diacre, après avoir reçu ce sacrement, est invité à développer ses charismes et à les faire fleurir. Souhaitons à Fabien et Virginie Udriot et leurs enfants de pouvoir porter de belles fleurs au cœur de notre Église.
PAR MARIE-NOËLLE THEYTAZ, ANGELINE AMOUYE, RENÉ-PARFAIT MESSENG ET BRIGITTE BESSET PHOTOS : JOSÉPHINE BILARDO ET BRIGITTE BESSET, JOAO CARDOSO ET DR
Voici un retour en témoignages et en images sur la matinée « Au cœur de la création » du dimanche 26 juin. Elle avait pour thème : « La création, une nature offerte pour chacun, offerte pour tous, sans distinction, une gratuité, un cadeau dont tout le monde peut profiter qui est source d’épanouissement et de réconfort ». Trois temps ont rythmé cette matinée en plein air : une marche méditative, une messe célébrée par l’abbé Zbiniew Wiszowaty et un repas partagé.
Toutes générations confondues
J’ai eu beaucoup de plaisir à partager ce moment communautaire dans la nature tout près de chez moi avec des personnes de tous âges. C’est une richesse de pouvoir vivre de tels moments avec le mélange des générations ainsi que la messe en pleine nature.
Et quel plaisir de terminer cette matinée en partageant un repas tous ensemble! Un moment tout aussi important pour mieux faire connaissance en toute simplicité et convivialité.
Une belle journée qui m’a fait beaucoup de bien.
Marie-Noëlle Theytaz
Un Dieu qui fait merveille
Marcher au cœur de la création: une petite chose… Mais je me suis sentie choyée tout au long de cette marche méditative. Me voilà au cœur du sujet.
Je prête souvent peu attention au cadre de vie extraordinaire dans lequel nous vivons : là, j’étais dans une forêt, près de petits cours d’eau, de clairières, appréciant le calme de la nature et le chant des oiseaux. Les textes bibliques qui ponctuaient notre marche étaient tellement en accord avec le paysage qui s’offrait à nous que je les ai accueillis avec la certitude que Dieu existe, que son message est vrai, concret. Et que ce que Dieu nous offre est en lien avec la Bible. Je me suis sentie comme une petite chose qui fait partie d’une création merveilleuse.
J’ai vécu ce moment comme une confirmation de ce que Dieu ne cesse de me dire : « Ne doute pas : je suis là partout et en toute chose et je ne t’abandonnerais jamais. Je suis à l’origine de merveilles et tu es une de ces merveilles ». Je suis chanceuse d’être une petite chose bien choyée par Dieu. Chanceuse d’avoir pu vivre cette matinée méditative.
Un grand merci aux organisateurs de cette marche et de cette messe en plein air. La joie, la bonne humeur, la rencontre, l’émerveillement… et l’occasion de vivre notre foi ensemble et autrement. Tout simplement merci !
Angeline Amouye
Une messe unique
Dans mon pays natal, le Cameroun, j’ai assisté à des messes en plein air ou sous des tentes dans la campagne parce que l’église n’était pas encore construite ou qu’elle était trop petite pour accueillir tous les fidèles.
Je dois avouer que je résistais à l’idée de participer à cette messe en plein air dans la forêt de Coinsins, sachant que notre belle église de Gland avait été inaugurée quatre mois plus tôt et que la météo du jour présageait une matinée pluvieuse. Pendant que je me préparais à assister à la messe par curiosité, le Seigneur m’a inspiré, me rappelant que j’avais gardé un petit piano sur lequel j’avais appris à jouer et que je pouvais m’en servir pour la messe, car il n’avait pas besoin d’électricité. D’un seul coup, la voix qui résistait a cessé de se faire entendre à l’intérieur de moi, et j’ai eu la grâce de vivre une messe extraordinaire qui a débuté par une marche méditative sur le thème de la création. Cette marche guidée et jalonnée de moments de musique et de lecture de la Parole de Dieu a été la plus belle manière de préparer une messe que j’aie jamais vécue.
Il faut reconnaître que dans sa bonté et son immense grandeur, Dieu nous a offert un climat agréable, sans pluie ni trop de soleil, pour profiter pleinement de ce moment de prière et de méditation dans la nature, au cœur des merveilles de sa création. A la fin, j’étais tellement ému et rempli de joie et de paix que je n’ai pas hésité à demander au prêtre s’il était possible d’organiser plus souvent des messes comme celle-ci.
René-Parfait Messeng
Si la pluie du réveil a découragé certains paroissiens, des courageux étaient au rendez-vous.
A la croisée des chemins… Dieu nous appelle vers l’inconnu,mais l’Esprit nous guide. Savons-nous lui faire confiance ?
En secouant des maracas, nous chantons la beauté de la création – ce chant sera repris à la messe. Nous utiliserons aussi les maracas pour acclamer la grandeur de Dieu.
La messe a été célébrée dans la « Baigne aux chevaux ». Des fleurs ramassées par les enfants ont été déposées sur l’autel.
Beauté des chants et de la musique grâce à Paula Dederichs et René-Parfait Messeng.
Les lectures ont été faites par certains marcheurs du jour et non les habitués des dimanches.
PAR FABIENNE GIGON, REPRÉSENTANTE DE L’ÉVÊQUE À GENÈVE | PHOTO : CATH.CH
Chère Lectrice, cher Lecteur,
C’est un honneur et une joie de m’adresser à vous en tant que représentante de l’évêque pour la Région diocésaine de Genève. Ainsi, nous démarrons un bout d’aventure de l’Eglise ensemble. Alors n’hésitez pas à prendre contact !
Permettez-moi d’évoquer un joli événement auquel j’ai été conviée le 24 juin dernier dans l’anticipation de ma prise de fonction.
La communauté de l’Arche a coupé les rubans de ses nouveaux locaux de La Corolle, à Versoix. Des bâtiments lumineux et chaleureux, pour offrir un espace de vie, de travail (avec des ateliers de créations en tout genre, vendues sur place) et de loisirs à des personnes à besoins spécifiques.
C’est une communauté au sens large qui s’est réjouie avec les nouveaux occupants : familles, amis, éducateurs et animateurs, direction, institutions sœurs et faîtières, ainsi que des élus. J’ai apprécié les discours : « nous mettons nos talents en commun », « nos différences nous unissent ».
J’y ai appris que tous les 4 ans, l’Arche – environ 150 communautés à travers 38 pays –, se rassemble pour se donner « un mandat » : prendre les grandes décisions pour l’ensemble de la communauté.
Cela n’est pas sans rappeler la démarche synodale que notre Eglise a initiée. Le fruit premier, au-delà des décisions à venir, est la rencontre, le dialogue, la confrontation des idées pour avancer d’un pas de plus, avec humilité et confiance que le Seigneur agit à travers nous. Selon la formule de mon collègue fribourgeois (merci Claudien !), un synode, c’est « se conforter dans la foi et la charité ».
Revenons à La Corolle, « un lieu pour tous, un lieu pour chacun », mettant en avant les relations qui nous grandissent et valorisant la diversité, « signe d’une humanité plus approfondie ». La foule a été invitée à se lancer parmi des pelotes de laines de couleurs : le réseau ainsi tissé illustrait bien que nous sommes interreliés !
Cette visite me permet de témoigner de la richesse et de la qualité des lieux que nous accompagnons, dans ce cas via la Communauté œcuménique des personnes handicapées et de leurs familles (COPH), présents lors de cet événement. Des lieux qui témoignent de l’étonnante fécondité de l’accueil de nos diversités, de la rencontre et du dialogue.
Déjà, je suis heureuse de découvrir davantage le professionnalisme des collègues, prêtres et laïcs, l’implication des bénévoles et la beauté de leur engagement ! Merci, car nous sommes Eglise ensemble.
Je vous souhaite une belle « rentrée pastorale », une nouvelle année en compagnie du Seigneur. Que son souffle nous habite !
Après une année de discernement en tant que responsable de la pastorale jeunesse de l’Unité pastorale Nyon-Terre Sainte, Charlotte Obez a laissé sa place à Thomas de la Barre. Ancien membre du groupe de jeunes, ce scout théologien et musicien se réjouit d’entrer en fonction en septembre.
PROPOS RECUEILLIS PAR AUDREY BOUSSAT
PHOTO : ARMELLE MARTINEZ
Thomas, comment vous décririez-vous en quelques mots ?
Thomas de la Barre : Créatif, entreprenant et passionné. Comme musicien, mais aussi comme scout, j’ai découvert combien j’aime bâtir des projets motivants et ambitieux qui touchent les gens.
Quel est votre parcours ?
Après ma maturité au gymnase de Nyon, je suis parti pour neuf mois à Altötting, en Allemagne, dans une école de mission tenue par la communauté de l’Emmanuel. Cette année d’apostolat vécue avec quatorze autres jeunes de dix-huit à trente ans se fonde sur une vie de communauté forte, des temps de formation, des projets missionnaires très variés et la prière quotidienne. Je suis ensuite rentré en Suisse pour commencer des études de théologie, ayant compris que le Seigneur m’appelait à travailler pour l’Eglise comme laïc. J’ai aussi eu l’occasion de travailler au sein du service de communication du Conseil œcuménique des Eglises à Genève.
Comment vivez-vous votre foi ?
J’aime vivre d’une foi joyeuse, ancrée dans la louange devant les merveilles que le Seigneur réalise chaque jour dans mon existence. Ce n’est pas une vision du monde naïve ou ingénue, mais bien un chemin exigeant que de choisir la joie véritable ! Le scoutisme m’a appris que les choses qui méritent d’être vécues ne sont pas toujours faciles. Et à avancer avec le sourire.
Pourquoi avez-vous décidé de vous engager en tant que responsable de la pastorale jeunesse ?
J’ai toujours voulu exercer un métier qui soit intimement lié à ma foi. C’est pour moi une grande chance de pouvoir travailler au quotidien à annoncer l’Evangile et partager le message de l’Eglise avec les jeunes.
Avez-vous déjà des idées de projets que vous aimeriez mettre en place dans le cadre de vos fonctions ?
J’ai toujours beaucoup d’idées de projets ! J’aimerais en particulier vivre les jours de Pâques dans un lieu fort avec le groupe de jeunes. Et, bien sûr, il y aura les Journées mondiales de la jeunesse à Lisbonne l’été prochain !
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