Présentation de Jésus au temple, page "Jeunes, humour et mot de la Bible" de février 2026 par Marie-Claude Follonier
Par Marie-Claude Follonier
Mot de la Bible
Parler ex-cathedra
Cette locution empruntée au latin est composée de « ex » signifiant depuis, tiré et de « cathedra » pour cathèdre ou siège. Cette expression est employée pour qualifier les actes les plus importants qu’un pape puisse poser. En tant que souverain pontife, il engage sa responsabilité magistérielle devant Dieu et l’Eglise. Il s’agit des moments les plus solennels d’un pontife où est mise en jeu l’infaillibilité de l’évêque de Rome. En usage dérivé, cela signifie que l’on s’exprime avec un ton doctrinal qui ne souffre aucune remise en question.
Par Véronique Benz
Humour
« Dis maman, comment ils sont nés les tout premiers parents ? » « Hé bien, lui répond sa maman, c’est Dieu qui a créé les premiers parents humains, Adam et Eve. Adam et Eve ont eu des enfants qui plus tard sont devenus parents à leur tour et ainsi de suite. C’est ainsi que s’est formée la famille humaine. » Deux jours plus tard, la fillette pose la même question à son père. Celui-ci lui répond : « Tu vois, il y a des millions d’années, les singes ont évolué lentement jusqu’à devenir les êtres humains que nous sommes aujourd’hui. » La petite fille, toute perplexe, retourne aussitôt voir sa mère : « Maman ! Comment c’est possible que tu me dises que les premiers parents ont été créés par Dieu et que papa me dise que c’étaient des singes qui ont évolué ? » La mère lui répond avec un sourire : « C’est très simple ma chérie. Moi, je t’ai parlé de ma famille et ton père te parlait de la sienne. »
Tous les courants du judaïsme traditionnel s’accordent à dire que la foi en Jésus est incompatible avec le judaïsme. Souvent mal aimés, voire considérés comme de « simples chrétiens », les juifs messianiques reconnaissent pourtant Jésus comme le Messie, tout en conservant leur identité juive et certaines de leurs pratiques. Rencontre avec Stephen Pacht, président de la Swiss Messianic Jewish Alliance (SMJA).
Tous les courants du judaïsme traditionnel s’accordent à dire que la foi en Jésus est incompatible avec le judaïsme. Souvent mal aimés, voire considérés comme de « simples chrétiens », les juifs messianiques reconnaissent pourtant Jésus comme le Messie, tout en conservant leur identité juive et certaines de leurs pratiques. Rencontre avec Stephen Pacht, président de la Swiss Messianic Jewish Alliance (SMJA).
Par Myriam Bettens | Photos : Jean-Claude Gadmer
Comment définit-on un juif messianique ? Dans la définition rabbinique traditionnelle, la judéité se transmet par la mère. Dans les milieux libéraux, c’est par la mère ou le père. Les juifs messianiques, quant à eux, prônent la descendance par le père, comme dans la Bible. Ils reconnaissent toutefois la filiation par la mère. A cela s’ajoute la référence à Yechoua [ndlr. Jésus] comme Messie. Certains sont pratiquants Shomer Shabbat [ndlr. observent le shabbat] et d’autres le sont peu ou pas du tout. Ma famille et moi-même célébrons les grandes fêtes et le shabbat plus occasionnellement.
Tous les courants du judaïsme classique s’accordent (au moins !) à dire que la foi en Jésus est incompatible avec le judaïsme… C’est une tradition très ancienne, presque un endoctrinement, qui répète cette idée en boucle. Pour ma part, il n’y a rien de logique là-dedans. Jésus lui-même était juif, ses disciples étaient juifs, les apôtres étaient juifs. De plus, le message du Salut est venu d’Israël, par les Juifs et pour les Juifs, ainsi que pour les goyim [ndlr. les non-juifs ou les gentils].
Certains qualifient le messianisme de tentative détournée de convertir et d’assimiler les juifs au christianisme… C’est là que l’on constate le poids des mots… La question n’est pas de savoir si un juif est devenu chrétien, mais plutôt s’il a reconnu Jésus comme son Sauveur ! Après, il est inévitable que, lorsque des Juifs deviennent croyants en Jésus, ils partagent la même foi que les chrétiens. Cela ne signifie pourtant pas une négation de notre identité. Au contraire, Yechoua l’a dit lui-même, il n’est pas venu pour abolir la Torah, mais pour l’accomplir. Notre identité ne change pas, mais Jésus nous conduit à une véritable rencontre avec Dieu.
D’autres font même état de « l’invention » d’une tradition récente… L’Eglise elle-même a été fondée par des Juifs messianiques qui, d’ailleurs, étaient étonnés que Dieu veuille que la bonne nouvelle du Messie soit aussi annoncée aux goyim ! Dans les siècles suivants, le Judaïsme rabbinique a évolué et, en parallèle, l’Eglise est devenue majoritairement non juive, tout en se distançant progressivement de ses racines juives.
En même temps, c’est une vraie ligne de crête de conserver son identité tout en reconnaissant Jésus comme le messie ? Pour moi, il n’y a aucune dissociation. Je ne suis pas juif parce que je pratique ceci ou cela, que j’observe le shabbat et les fêtes. Cette identité vient de ma filiation et du peuple auquel j’appartiens. C’est le choix de Dieu et cela ne peut pas être remis en question. D’ailleurs, ma rencontre avec Jésus m’a fait ressentir davantage mon identité juive.
Pour Stephen Pacht, sa rencontre avec Jésus lui a fait ressentir davantage son identité juive.
Le choix de Dieu
« J’ai été très touché par son témoignage. Il a lu la Bible en cachette pendant la Guerre. Etant juif, il ne voulait pas lire le Nouveau Testament et a pris la Genèse. En lisant, il n’a pas remarqué la page blanche entre l’Ancien et le Nouveau Testament… D’ailleurs, il se disait juif et chrétien à la fois. » Stephen Pacht évoque la rencontre entre Jésus et celui qui deviendra le cardinal Jean-Marie Aaron Lustiger. Sa biographie, Le choix de Dieu, retrace cet itinéraire spirituel.
Bio express
Stephen Pacht est né en Angleterre en 1957 de parents juifs autrichiens non pratiquants, eux-mêmes réfugiés en Grande-Bretagne. C’est à l’Université de Bristol qu’il rencontre Dieu, intrigué par la foi d’un chrétien nouvellement converti. Expert-comptable de formation, il décide de devenir missionnaire et fonde, en 1992, la branche française de Juifs pour Jésus à Paris, puis l’antenne Suisse en 2010. Il est aujourd’hui président de la Swiss Messianic Jewish Alliance (SMJA). Cette association, membre de la faitière internationale, « cherche à favoriser l’unité et le soutien mutuel entre tous ceux qui partagent la foi enYechoua ».
Grégoire de Narek était un moine mystique et écrivain arménien, qui maîtrisait aussi bien les sciences grecques que la littérature arménienne.
Grégoire de Narek.
Par Paul Martone Photo : DR
Grégoire de Narek était un moine mystique et écrivain arménien, qui maîtrisait aussi bien les sciences grecques que la littérature arménienne.
Il est né vers 951 dans le petit village arménien de Narek, près du lac de Van (aujourd’hui en Turquie), fils de Chosroès Magnus, qui devint plus tard évêque. Très tôt, Grégoire entra au monastère local, où il passa la majeure partie de sa vie. C’est là qu’il fut ordonné prêtre à l’âge de 25 ans et devint peu après abbé de la communauté monastique. Il rédigea d’importants ouvrages sur la théologie, l’astronomie, la géométrie, les mathématiques, la littérature et la musique. Son œuvre théologique majeure, le Livre des lamentations, que les Arméniens appellent simplement « Narek », a été rédigée avec l’aide de son frère peu avant sa mort. Elle s’adresse à Dieu dans 10’000 vers poétiques et méditatifs, très personnels, dont le ton confessionnel souligne que la grâce et la miséricorde divines permettent au poète, conscient de son indignité, de se rapprocher de Dieu. Aujourd’hui encore, le livre de prières de Grégoire, le Narek, est très lu par les Arméniens croyants. Il considérait que le véritable but de la vie était de ne faire qu’un avec Dieu. Ce désir ardent de Grégoire transparaît dans toutes ses œuvres. Il mourut vers 1005 et fut inhumé dans son monastère, qui continua d’exister pendant encore 900 ans. Au cours du génocide arménien de 1915, le monastère abritant la tombe de saint Grégoire, très vénéré par les Arméniens, fut détruit.
En raison de son importance majeure pour le développement de la théologie et de la piété, Grégoire a longtemps été vénéré comme docteur de l’Eglise arménienne. En 2015, à l’occasion du centenaire du génocide arménien, le pape François l’a élevé au rang de premier docteur de l’Eglise catholique qui, de son vivant, n’était pas en communion avec l’Eglise de Rome. Lors de son audience générale du 19 avril 2023, François a déclaré que saint Grégoire de Narek nous enseigne la « solidarité universelle », car celui qui intercède porte les souffrances et les péchés de ses frères, comme le dit la citation d’Isaïe qui a ouvert l’audience.
Sa fête est célébrée le 27 février.
Une prière de saint Grégoire
« Ce n’est pas tant, en effet, par l’attache de l’espérance que par les liens de l’amour que je suis attiré. Ce n’est pas des dons,mais du Donateur que j’ai toujours la nostalgie. Ce n’est pas la gloire à quoi j’aspire, mais c’est le Glorifié que je veux embrasser. »
Depuis l’Antiquité, nous construisons des dômes. Les plus anciens vestiges sont des huttes circulaires en os de mammouth en Ukraine (19000 av. J.-C.) ; viennent ensuite, au Proche-Orient et sur la bassin Méditerranéen, les premières formes massives couvrant des tombes et des huttes.
Par Pierre Guillemin | Photo : Pixabay
Depuis l’Antiquité, nous construisons des dômes. Les plus anciens vestiges sont des huttes circulaires en os de mammouth en Ukraine (19000 av. J.-C.) ; viennent ensuite, au Proche-Orient et sur la bassin Méditerranéen, les premières formes massives couvrant des tombes et des huttes. Puis la Grèce Antique et l’Empire romain parachèvent ce type de construction par l’introduction de temples circulaires et l’utilisation du béton romain pour des structures hémisphériques impressionnantes, comme le Panthéon (126 ap. J.-C.) ; à Byzance, la cathédrale Sainte-Sophie (VIe siècle) est un chef-d’œuvre utilisant des dômes sur pendentifs (les pendentifs permettent de faire reposer une coupole circulaire sur quatre piliers autour d’un espace de plan carré (toujours cette question de la quadrature du cercle et du nombre π – voir L’Essentiel dejanvier 2026) pour passer d’une base carrée à un cercle ; enfin, au Moyen Age et à la Renaissance, les dômes deviennent centraux dans les églises, comme le dôme de Florence (Brunelleschi) et Saint-Pierre de Rome (Michel-Ange).
Un dôme se définit comme une structure hémisphérique ou polygonale reposant sur un plan circulaire ou parfois polygonal, conçue pour couvrir un espace sans appuis intermédiaires. Cette caractéristique en fait un choix privilégié pour les édifices religieux, culturels, scientifiques ou institutionnels.
En construisant un dôme, on cherche à répartir les charges de manière homogène afin d’assurer la stabilité de l’ensemble. La géométrie joue ici un rôle fondamental : la forme courbe permet de transformer les forces verticales en poussées latérales, transférées vers les murs porteurs ou les piliers. La mise en œuvre débute généralement par l’élévation d’un tambour, base cylindrique ou polygonale sur laquelle repose le dôme. Vient ensuite le coffrage ou l’assemblage de la structure porteuse, suivi du remplissage ou du coulage selon le matériau choisi.
Mais en introduisant la notion du cercle et du nombre π, le dôme possède une forte portée symbolique. Il évoque le ciel, l’unité et la perfection géométrique. Sa construction représente ainsi la rencontre entre savoir-faire, innovation et expression artistique, faisant du dôme une forme architecturale intemporelle et fascinante.
Femme engagée et dynamique, Laetitia Willommet est au service de l’Eglise depuis 1993. Officiellement à la retraite, elle a gardé un petit mandat au secteur des Coteaux du Soleil (Chamoson-Ardon-Vétroz-Conthey).
Laetitia Willommet.
Femme engagée et dynamique, Laetitia Willommet est au service de l’Eglise depuis 1993. Officiellement à la retraite, elle a gardé un petit mandat au secteur des Coteaux du Soleil (Chamoson-Ardon-Vétroz-Conthey).
Par Véronique Benz | Photos : DR, Laetitia Willommet
« A l’époque, nous allions dans les écoles donner les cours de religion. J’ai vécu le passage de la catéchèse confessionnelle à l’histoire biblique, puis de l’histoire biblique aux cours d’éthique et de culture religieuse. » Laetitia Willommet a été catéchiste, puis responsable du Service diocésain du catéchuménat. En 2010, elle a été engagée sur le secteur des Coteaux du Soleil. Depuis 2021, elle est coordinatrice du secteur. Elle fait partie de l’équipe de rédaction du journal local depuis 2018. « Aujourd’hui, c’est Romaine Carrupt qui est la responsable de notre magazine. Je rédige quelques textes et je fais la coordination du magazine avec l’équipe pastorale et Saint-Augustin. »
Laetitia Willommet avoue se plaire dans son secteur des Coteaux du Soleil. Cependant, les obstacles ne manquent pas. Laetitia cite notamment les différents scandales liés aux abus, la baisse des vocations sacerdotales, l’absence de relève pour les agents pastoraux et les bénévoles. « Des difficultés majeures que nous vivons dans l’espérance. Il y a également la vie d’équipe, avec les bonnes et les mauvaises nouvelles. L’objectif, c’est d’avancer ensemble dans le respect de chacun. »
En ce qui concerne la communication, Laetitia souligne que le problème principal est la diminution du nombre d’abonnés. « Les désabonnements suite à l’entrée au home et aux décès, ne sont pas compensés par des nouveaux venus. Nous travaillons sur le projet de l’application MyChurch. Nous espérons que cela va contrebalancer le manque d’abonnement à L’Essentiel. » Car, bien évidemment, le souci est de rejoindre les gens, afin de pouvoir les informer de la vie de l’Eglise locale.
Laetitia parle de ses collaborateurs avec enthousiasme et bienveillance. « Chaque étape de mon engagement me ramène au Christ. Préparer une réunion, mener une équipe pastorale, écrire pour le magazine paroissial, rencontrer des prêtres ou des collègues. Travailler en Eglise c’est avoir comme « collègue » principal le Christ et comme outil de travail la Bible. C’est à la fois exigeant et vivifiant ! »
Les collègues de rédaction de Laetitia planchent sur une édition de L’Essentiel des Coteaux du Soleil.
Pouvez-vous nous partager un souvenir marquant de votre jeunesse ?
Je me rappelle de la JRC (Jeunesse rurale chrétienne). Dans l’élan de Vatican II, nous animions des messes avec des guitares électriques et des batteries. Nous vivions de belles célébrations.
Quel est votre moment préféré de la journée ou de la semaine ?
Lorsque j’enseignais au CO, mon jour préféré était celui où j’avais les classes les plus faciles à gérer. Maintenant, mon jour préféré, c’est aujourd’hui.
Quel est votre principal trait de caractère ?
Je suis très empathique. J’ai une grande capacité d’écoute et j’ai aussi le souci que les gens se sentent bien quand ils sont ensemble.
Un livre que vous avez particulièrement apprécié ?
J’ai beaucoup aimé les deux livres de Pip Williams, La collectionneuse de mots oubliés et La relieuse d’Oxford qui nous plongent dans l’Angleterre du début du XXe siècle et de la réalisation du premier dictionnaire d’Oxford.
Des personnes qui vous inspirent ?
J’ai toujours été touchée par les personnes qui œuvraient pour la paix et la non-violence comme Gandhi, Mandela, Sœur Emmanuelle. J’ai travaillé avec des chanoines du Grand-Saint-Bernard qui étaient de belles personnes. J’ai appprécié le pape François pour son humilité et ses propos envers toutes les couches de la société.
Une citation biblique qui vous anime ?
« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. […] Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. » (Jean 1, versets 1 et 14)
Laetitia Willommet
• Laetitia Willommet, 65 ans, est engagée en Eglise depuis 1993, après la formation Fame.
• Elle a aussi un diplôme de consultante en psychoéducation et un brevet fédéral de formatrice d’adultes.
• Divorcée et maman de deux jeunes adultes.
• Elle habite Charrat, petit village proche de Martigny.
• Elle aime la lecture et la musique classique. Elle pratique la peinture méditative abstraite.
Les juifs attendent encore le Messie, les chrétiens l’ont trouvé : c’est Jésus de Nazareth. Mais est-ce si évident ? La Bible évoque en effet la figure du Messie en termes qu’il convient d’éclairer.
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
Le Messie Marie-Noëlle Thabut
Les juifs attendent encore le Messie, les chrétiens l’ont trouvé : c’est Jésus de Nazareth. Mais est-ce si évident ? La Bible évoque en effet la figure du Messie en termes qu’il convient d’éclairer. Quelles étaient les attentes des hommes de la Bible ? A partir de quand et de quelle manière ont-ils commencé à parler d’un Messie ? Pourquoi les chrétiens ont-ils identifié Jésus de Nazareth avec le Messie qu’ils attendaient ? A partir de sa connaissance des textes bibliques, Marie-Noëlle Thabut répond à toutes ces questions.
Née dans une famille juive en Allemagne, Edith Stein (1891-1942) va faire deux rencontres bouleversantes au cours de sa vie. La philosophie d’une part, à travers une quête de vérité. La foi chrétienne ensuite, qui va l’amener à se convertir après une lecture passionnée de la vie de sainte Thérèse d’Avila. S’ensuit alors un parcours qui va la conduire jusqu’au Carmel, choix vécu comme un drame intérieur et familial, sa mère n’acceptant pas la conversion de sa fille au christianisme. Tout en s’étant convertie au christianisme, elle n’a jamais voulu se désolidariser du peuple juif et a partagé avec lui jusqu’au bout l’expérience tragique de la Shoah.
Connaître et comprendre le judaïsme, le christianisme et l’islam Isabelle Lévy
Pourquoi un juif se couvre-t-il dans une synagogue alors qu’un chrétien se découvre dans une église ? Pourquoi est-il interdit de consommer du porc ? Sur quels principes reposent la circoncision et le baptême ? En répondant à près de 200 questions, Isabelle Lévy explique avec clarté les origines, l’histoire, les dogmes, les croyances, les rites, les pratiques des trois religions monothéistes et en expose avec clarté les convergences et les divergences. Elle aborde également de nombreux thèmes en résonance avec l’actualité, tels l’euthanasie, l’interruption de grossesse ou le don d’organes.
Histoire de Jérusalem Vincent Lemire – Christophe Gaultier
L’histoire de Jérusalem pour la première fois racontée dans une BD exceptionnelle. Il y a 4000 ans, Jérusalem était une petite bourgade isolée, perchée sur une ligne de crête entre la Méditerranée et le désert. Aujourd’hui, c’est une agglomération de presque un million d’habitants, qui focalise les regards et attire les visiteurs du monde entier. Berceau du judaïsme, du christianisme et de l’islam, elle est aujourd’hui une capitale spirituelle pour plus de la moitié de l’humanité.
En 10 chapitres, acteurs et témoins, toutes celles et tous ceux qui ont arpenté Jérusalem au fil des siècles racontent ce mille-feuille d’influences composites. Rien n’est inventé : scènes et dialogues proviennent de plus de 200 sources publiées et d’archives inédites.
Je ne connaissais pas cette histoire, mais elle est édifiante. Flavius Josèphe rapporte qu’Hérode Antipas, le tétrarque de Galilée mêlé au procès de Jésus, est, après être tombé en disgrâce, exilé à Lugdunum en Gaule.
Par Nicolas Maury Photo : Jean-Claude Gadmer
Je ne connaissais pas cette histoire, mais elle est édifiante. Flavius Josèphe rapporte qu’Hérode Antipas, le tétrarque de Galilée mêlé au procès de Jésus, est, après être tombé en disgrâce, exilé à Lugdunum en Gaule.
Cet épisode apparemment secondaire change la carte mentale : la Méditerranée n’est plus un mur mais un couloir. Si un prince judéen peut finir à Lyon, il n’est pas absurde qu’une disciple comme Marie-Madeleine, selon la tradition provençale, puisse accoster en Camargue avant de se retirer à la Sainte-Baume.
En quelque sorte, le terreau était déjà fertile. Ainsi, de même que la Judée et Gaule sont liées géographiquement, entre synagogue et Eglise, ce n’est pas une rupture nette, mais une continuité : le christianisme est un palimpseste. Il réécrit, il interprète, il efface pour mieux affirmer sa nouveauté, mais sous l’encre fraîche demeurent les lettres anciennes.
Le judaïsme est la plus ancienne des trois grandes religions monothéistes. Le christianisme et l’islam, qui lui sont postérieurs, s’y réfèrent partiellement. Ces religions sont dites abrahamiques, car elles trouvent leur origine dans la figure d’Abraham. Juifs, chrétiens et musulmans sont ainsi « frères dans la foi ».
Le judaïsme est la plus ancienne des trois grandes religions monothéistes. Le christianisme et l’islam, qui lui sont postérieurs, s’y réfèrent partiellement. Ces religions sont dites abrahamiques, car elles trouvent leur origine dans la figure d’Abraham. Juifs, chrétiens et musulmans sont ainsi «frères dans la foi».
Par Paul Martone | Photos : DR, Unsplash
L’éthique judéo-chrétienne, fondée sur les Dix Commandements, reste à la base de nombreuses démocraties modernes et le christianisme a adopté maintes pratiques issues du judaïsme. Il est dès lors d’autant plus tragique que les Juifs soient encore persécutés par leurs « frères dans la foi ».
L’histoire compte de nombreux incidents et agressions antisémites, culminant avec la Shoah (la catastrophe), l’assassinat systématique de six millions de Juifs. Aujourd’hui, l’antisémitisme connaît une recrudescence, alimentée notamment par certains milieux musulmans – influencés par les sourates 5 et 6 du Coran présentant les Juifs comme « tombés sous la colère de Dieu » – ou par des chrétiens égarés. En 2024, 221 incidents antisémites ont été recensés en Suisse allemande et italienne.1
L’antisémitisme est un péché
« Il est honteux que des chrétiens n’aient pas voulu reconnaître pendant des siècles le lien étroit avec le judaïsme et aient alimenté, avec des pseudothéologies, une haine des Juifs souvent mortelle. A cet égard, le pape Jean-Paul II a expressément demandé pardon lors de l’Année jubilaire 2000 ».2 Le Concile Vatican II (1962–1965) avait déjà clairement affirmé que les Juifs, en tant que peuple, ne peuvent pas être tenus collectivement responsables de la mort de Jésus sur la croix. L’antisémitisme contredit la foi chrétienne et doit être définitivement surmonté. L’Eglise catholique « rejette toute forme d’antijudaïsme et d’antisémitisme et condamne sans ambiguïté les propos de haine contre les Juifs et le judaïsme comme un péché contre Dieu. » (Pape François)
Jésus n’a pas été le premier catholique de l’histoire, mais est né, a vécu, est mort et est ressuscité en tant que Juif. Les Juifs et les chrétiens sont des frères et sœurs unis dans la foi en un seul Dieu et par un riche héritage spirituel commun.
Des règles et des rites
« On ne peut aimer que ce que l’on connaît » est un proverbe souvent utilisé en allemand pour exprimer que la familiarité et la connaissance d’une personne ou d’une chose constituent une base importante pour l’affection, ou du moins le respect mutuel. Examinons donc de plus près quelques règles et rites de la religion juive.
Illustration d’un dialogue entre Moïse et Pierre, dont les sources de la foi sont communes.
Le Dieu d’Israël
Comme les chrétiens, les Juifs croient en un seul Dieu, appelé Yahvé. Dieu a donné ce nom propre à Moïse, afin que ses enfants puissent l’appeler ainsi pour être sauvés. Ce nom est si grand et si sacré que les Juifs évitent de le prononcer, par respect et révérence. A la place, ils utilisent souvent des termes comme Adonaï (mon Seigneur) ou HaShem (le Nom). Cette pratique trouve ses racines dans le deuxième commandement : « Tu ne prononceras pas le nom de l’Eternel, ton Dieu, en vain. » (Deutéronome 5, 11)
La Torah
La Bible hébraïque, appelée Tanakh, se compose de trois parties principales : la Torah, qui signifie « enseignement » ou « instruction », les Prophètes et les Ecrits.3 La Torah est le livre central et la source religieuse du judaïsme. Selon la tradition, elle a été révélée à Moïse par Dieu sur le mont Sinaï. Les chrétiens connaissent ces récits à travers l’Ancien Testament. La Torah est si importante pour les Juifs qu’ils la lisent intégralement chaque année lors des offices religieux.
La Torah est le livre central et la source religieuse du judaïsme.
La circoncision
« Tu te circonciras de la chair de ton prépuce. Ce sera le signe de l’alliance entre moi et toi. » (Gn 17, 10) La coutume de la circoncision des garçons (Brit Mila), huit jours après leur naissance, fait référence à cette exigence de Dieu envers Abraham. La personne circoncise porte le signe indélébile d’appartenance à Dieu et à Israël. Même sous le nazisme, des familles ont continué à la pratiquer malgré les risques évidents. Aujourd’hui, elle est réalisée par un mohel, spécialiste formé, dans des conditions médicales. Les filles sont intégrées à la communauté par leur lignée maternelle, leur nom étant annoncé à la synagogue au premier Sabbat suivant leur naissance.
Le Sabbat
Le septième jour de la semaine est considéré comme un jour durant lequel aucune activité ne doit être exercée, car Dieu a créé le monde en six jours et s’est reposé le septième. Dès lors, l’homme doit aussi se reposer ce jour-là et se souvenir de Dieu. Le Sabbat est probablement le plus grand cadeau des Juifs au monde. « Fête de la liberté humaine, le Sabbat permet de respirer, il annule la division du monde en maîtres et serviteurs. » (Youcat no 362) Il existe de nombreuses façons de célébrer le Sabbat comme un symbole de la connexion avec Dieu. Il permet aux croyants de se recentrer sur l’essentiel, laissant de côté le quotidien pour une journée.
Code vestimentaire
Dans le judaïsme, il y a des vêtements typiques pour certaines occasions. Les règles vestimentaires pour la vie quotidienne ne concernent que les Juifs très orthodoxes.
Les hommes juifs portent sur la tête une petite calotte ronde appelée kippa, qui exprime la révérence envers Dieu. Pour les juifs orthodoxes, le port de la kippa est une obligation à vie qui s’applique tout au long de la journée. Beaucoup de Juifs réformés ne la portent que pour la prière ou lors d’occasions spéciales, d’autres pas du tout. Ils la considèrent comme un symbole d’appartenance et de respect, et non comme une obligation.
Les hommes juifs portent sur la tête une petite calotte ronde appelée kippa, qui exprime la révérence envers Dieu.
Au matin, les Juifs, y compris les libéraux, revêtent un tallit (châle de prière) blanc et attachent aux bras ou au front, par des lanières en cuir, les tefillin (phylactères). Ces capsules contiennent des manuscrits tirés de la Torah.
Les femmes des courants très pieux dissimulent leur corps sous une jupe longue et des blouses ou pulls à manches longues et à col haut et elles couvrent leurs cheveux, surtout si elles sont mariées.
Les hommes de la branche orthodoxe stricte se reconnaissent à leurs longues tresses sur les tempes, une longue barbe, des vêtements noirs et un haut chapeau.
Les lois alimentaires
Plusieurs règles alimentaires particulières sont basées sur la Torah. Les aliments doivent être casher (purs, permis). Seuls certains mammifères, qui sont à la fois ruminants et ont des sabots fendus, sont autorisés à la consommation. Toute volaille est casher, sauf les rapaces. Les poissons sont permis s’ils ont des écailles et des nageoires. Les poissons carnivores, fruits de mer et crustacés ne sont pas casher. La consommation de sang est strictement interdite, car selon la conception juive, l’âme de l’animal réside dans le sang. Les animaux doivent ainsi être saignés avant d’être consommés. La méthode juive d’abattage, le shechita, le garantit.
La consommation conjointe de produits laitiers et de viande est interdite.
1 La Suisse romande n’était pas incluse dans cette enquête. 2 Catéchisme de l’Eglise Catholique pour les adolescentes et les jeunes. 3 Recueil varié de livres comprenant des poèmes (psaumes, proverbes), des écrits sapientiaux (Job, Ecclésiaste), des récits historiques (Ruth, Esther) et d’autres textes.
Sans les Ecritures saintes du peuple juif, à savoir notre Ancien Testament, nous, chrétien(ne)s, serions privé(e)s de nos racines. Nous sommes le rameau nouveau greffé sur l’antique olivier (Romains 11, 16-24).
Par François-Xavier Amherdt | Photo : DR
Sans les Ecritures saintes du peuple juif, à savoir notre Ancien Testament, nous, chrétien(ne)s, serions privé(e)s de nos racines. Nous sommes le rameau nouveau greffé sur l’antique olivier (Romains 11, 16-24).
Comme le dit le document de la Commission biblique pontificale à ce propos, la nation d’Israël est la « cousine » des Eglises chrétiennes. Nous descendons d’Abraham et de Moïse, nos pères dans la foi et dans la loi d’amour. Jésus est le fils de David, le grand roi selon le cœur de Dieu. Elie le prophète préfigure Jean le Baptiste et annonce comme toutes les autres voix prophétiques la venue du Messie.
Plus nous connaissons le Premier Testament, et notamment les figures féminines, Eve, l’épouse d’Adam, Sarah, Rebecca et Rachel, les femmes des patriarches, Anne, la mère du petit Samuel, la veuve de Sarepta à laquelle Elie est envoyé, etc., plus nous nous préparons le cœur à accueillir Marie, la nouvelle Eve, et à la saluer avec Elisabeth et Zacharie comme la « femme bénie entre toutes », la Mère du Sauveur.
A l’heure où, hélas, le pays du Christ est à feu et à sang, de Gaza à Jérusalem, de Cisjordanie au Liban, il est indispensable de nous réapproprier notre trésor commun. C’est pour cette raison que l’ensemble des Facultés de théologie chrétiennes, telle celle bilingue de Fribourg, comportent des chaires d’Ancien Testament et de connaissance du milieu biblique, et offrent des cours d’hébreu (et d’araméen, la langue de Jésus, les deux idiomes dans lesquels le Premier Testament a été rédigé, avec en plus quelques écrits en grec dits « deutérocanoniques », c’est-à-dire appartenant au « deuxième canon »).
L’Université fribourgeoise se targue de compter un prestigieux musée « Bible et Orient », dans lequel sont exposés des objets provenant des civilisations entourant Israël, lesquelles ont profondément marqué la mentalité du peuple élu.
Ainsi, profitons des voyages en « Terre promise » pour nous imprégner des lieux où la sainte Famille a évolué et mieux parvenir par ce biais à nous représenter le cadre des textes scripturaires. Et continuons de travailler ensemble, juifs, chrétiens et musulmans, à ce qu’advienne le shalom, la paix définitive de Jérusalem, la cité de la réconciliation qui n’aura pas de fin.
« Confiant dans l’assistance du Tout-Puissant, je m’engage à poursuivre et à renforcer le dialogue et la coopération de l’Eglise avec le peuple juif dans l’esprit de la déclaration Nostra Aetate du Concile Vatican II », écrit Léon XIV au rabbin Marans, de American Jewish Committee le
8 mai 2025 – le jour de son élection !
Par Thierry Schelling | Photo : Vatican News
« Confiant dans l’assistance du Tout-Puissant, je m’engage à poursuivre et à renforcer le dialogue et la coopération de l’Eglise avec le peuple juif dans l’esprit de la déclaration Nostra Aetate du Concile Vatican II », écrit Léon XIV au rabbin Marans, de American Jewish Committee le 8 mai 2025 – le jour de son élection ! Assez inattendu pour se dire que ce Pape a à cœur le dialogue et spécialement avec le monde juif dans le contexte géopolitique actuel.
Cadrer le dialogue
En tant que Souverain Pontife et évêque de Rome, le Pape – tout pape – doit « jongler » entre, d’une part, l’amitié et le dialogue biblico-théologique avec les Juifs, et de l’autre, avec l’Etat d’Israël. C’est ainsi que le 4 septembre, soit quatre mois après son élection, parmi les premiers chefs d’Etat reçus au Palais apostolique, Isaac Herzog, d’Israël, est accueilli comme il se doit. La tragédie de Gaza était au cœur des échanges du côté du Pape et la solution à deux Etats répétée du côté de la Curie romaine. Le 29 octobre 2025, dans l’élan de la commémoration de Nostra Aetate (premier document du Magistère sur le dialogue interreligieux, fruit du Concile Vatican II), Léon, sous l’égide de Sant’Egidio 1, participe à une veillée de prière interreligieuse ; de nombreux rabbins sont présents ; et le mercredi 29 octobre, lors de son audience hebdomadaire, il revient sur le dialogue interreligieux et l’antisémitisme : « Je confirme donc moi aussi que l’Eglise ne tolère pas l’antisémitisme et qu’elle le combat, en raison de l’Evangile lui-même. »
Amitié
Léon poursuit : « Aujourd’hui, nous pouvons regarder avec gratitude tout ce qui a été accompli dans le dialogue judéo-catholique au cours de ces six décennies. Cela n’est pas seulement dû à l’effort humain, mais aussi à l’assistance de notre Dieu qui, selon la conviction chrétienne, est lui-même dans le dialogue. Nous ne pouvons nier qu’au cours de cette période, il y a eu des malentendus, des difficultés et des conflits, mais ceux-ci n’ont jamais empêché la poursuite du dialogue. Aujourd’hui encore, nous ne devons pas laisser les circonstances politiques et les injustices de certains nous détourner de l’amitié, d’autant plus que nous avons beaucoup progressé jusqu’à présent. »
Agir ensemble
Léon conclut : « Collaborons, car si nous sommes unis, tout est possible. Veillons à ce que rien ne nous divise. » Pour Roch hachana (Nouvel An juif, en septembre), Léon avait déjà souhaité aux quelque 50’000 membres de la communauté juive de Rome « le don de la paix et le désir infatigable de toujours la promouvoir ».
1 Mouvement laïc catholique international au service de la paix et des pauvres, basé à Rome.
Chaque mois, L’Essentiel propose à un ou une représentant(e) d’un diocèse suisse de s’exprimer sur un sujet de son choix. Fabienne Gigon, représentante de l’évêque à Genève, est l’auteure de cette carte blanche.
Par Fabienne Gigon, représentante de l’évêque à Genève Photo : DR
Emmener des pèlerins se ressourcer à la Grotte de Lourdes, lieu d’apparitions mariales, de guérisons et de grande piété populaire en France, voilà la vocation des pèlerinages interdiocésains de Suisse romande à Lourdes.
Dévotion désuète, argueront certains ? La spiritualité est une dimension intégrante de la nature humaine reconnue par la communauté académique. Certaines, certains, sont revenus de Lourdes guéris 1. Cependant les miracles sont surtout de l’ordre de la foi, de la réconciliation et du cœur. Ainsi, nos évêques accompagnent en tournus ces pèlerinages où l’on vient de toute l’Europe et du monde entier.
De quoi parle-t-on ici précisément ? Ce sont des bénévoles, des hospitaliers – pour certains des professionnels du corps médical, qui se donnent sans compter durant le séjour pyrénéen, en prenant sur leurs vacances et en payant leur pèlerinage. Au printemps, hormis les malades et les hospitaliers / ières, plus de la moitié sont des pèlerins retraités, en marche dans la foi et la prière. En été, les familles sont également prises en soin par des équipes accompagnantes, ainsi que les jeunes. Solidarité, fraternité, entraide, sont des valeurs fortes vécues au quotidien, accompagnées par des temps de prière et des célébrations.
Pourquoi est-ce que je signe ce mot ? En premier lieu, pour rendre hommage et exprimer ma vive gratitude aux Pèlerinages et Hospitalités et, à travers eux, aux précieux et généreux bénévoles qui mettent leur temps et leurs compétences à disposition, avec une fidélité, une loyauté, un amour qui forcent la reconnaissance.
Aussi, pour nous encourager à nous inscrire aux prochains pèlerinages bien entendu !
En 2026, un thème commun a été choisi : « Je te salue, comblée de grâce, le seigneur est avec toi. » (Lc 1, 28)
Enfin, car j’ai eu la joie d’être déléguée de la COR pour ces pèlerinages durant plus de trois ans. J’y ai rencontré des personnes exceptionnelles, dévouées, organisées, volontaires face aux difficultés et avec un grand cœur au service des pèlerins qui y vivent une semaine de retraite avec Marie comme dans une grande famille !
Depuis novembre dernier, c’est le Prieur de l’Abbaye de Saint-Maurice, Simone Previte, qui est nommé dans cette fonction par la Conférence des ordinaires romands et je lui sou- haite autant de joie que j’en ai eue !
Ceci encore : plusieurs pèlerins de retour du jubilé 2025 à Rome se sont dit enchantés par l’expérience et ont manifesté le désir de vivre d’autres pèlerinages. Ne cherchez plus, Lourdes vous attend !
Mal-aimé en son temps, Maurice Zundel jouit aujourd’hui d’une aura internationale hors des clivages confessionnels. Adeptes des personnages hauts en couleur, l’acteur Jean Winiger nous donne à goûter, le temps d’un « seul en scène », toute la portée de la pensée du prêtre neuchâtelois.
Jean Winiger prépare son spectacle à la paroisse Saint-Joseph à Genève.
Mal-aimé en son temps, Maurice Zundel jouit aujourd’hui d’une aura internationale hors des clivages confessionnels. Adeptes des personnages hauts en couleur, l’acteur Jean Winiger nous donne à goûter, le temps d’un « seul en scène », toute la portée de la pensée du prêtre neuchâtelois.
Par Myriam Bettens | Photo :Jean-Claude Gadmer
Rousseau, de Foucauld et maintenant Zundel : vous avez une inclination pour les personnages hauts en couleur… Hauts en couleur et hauts dans leur spiritualité ! Zundel dit une chose à la fois étrange et très juste : « Le corps ne devient lui-même qu’en déployant la dimension mystique qui le personnifie. » Chez tous les grands, il y a une part de mysticisme, même s’ils ne sont pas croyants ou d’une autre religion. Je m’intéresse à eux, car notre monde va mal et ils ont des réponses pour notre temps.
Justement, cinquante ans après la disparition du théologien neuchâtelois, sa pensée est on ne peut plus actuelle… Oui, parce qu’il n’évacue, en tant que prêtre, théologien et mystique, aucune de nos difficultés. Il parle de l’avortement, des passions, des puissants, des excès du pouvoir. Comment ne pas être « foutu en l’air » par le monde tel qu’il est aujourd’hui, par le mal que l’on subit chaque jour ? Maurice Zundel a des réponses à nos questionnements et inquiétudes. En cela, il est très moderne.
Qui est Maurice Zundel pour vous ? C’est un mystique. Réaliste… réaliste des problèmes du monde et en même temps empathique. Il aime vraiment la nature humaine. Pour moi, c’est celui qui m’a sauvé d’un deuil terrible. J’étais au fond du trou. Lors d’une visite chez un ami, on m’a offert le livre S’émerveiller, dédicacé par Marc Donzé. J’y ai trouvé tout de suite les réponses à tout mon mal. Maurice Zundel est devenu un ami qui me soutient, me sauve et me redonne l’envie d’une foi autre que celle dont j’ai hérité. Une foi que j’expérimente au fur et à mesure de mes actes.
Comment l’avez-vous « rencontré » ? Je ne le connaissais pas il y a une année et demie, avant ce deuil et ce livre. Une amie très chère s’est donné la mort avec Exit. Ça a été affreux, terrible pour moi. Je suis ensuite entré en contact avec Marc Donzé et j’ai commencé à lire, à lire tout ce que je pouvais sur Zundel. Autant vous dire que cela représente une quarantaine d’ouvrages !
Dans cette pièce, vous parlez au nom de Maurice Zundel, mais il y a aussi beaucoup de vous… Si je me contentais de jouer Zundel, cela serait comme s’il prêchait. J’ai voulu atteindre un public qui, comme moi, éprouve le doute dans sa foi. Donc au lieu de faire parler Zundel, je le questionne.
Est-ce que Zundel réconcilie les gens avec Dieu ? Il les bouleverse en tout cas. Il arrive à entrer dans l’univers d’un athée, d’un agnostique et même d’un croyant de la même manière. Il les questionne, mais répond aussi aux interrogations qui surgissent. C’est en cela qu’il est très fort !
Maurice Zundel est-il un « désapprentissage » du Dieu auquel nous avons appris à croire ? Oui ! Il ne nous parle pas seulement de foi, mais d’un Dieu proche de nous, en nous et donc de la possibilité d’un retour à un Dieu possible.
Jean Winiger est né en février 1945, dans le canton de Fribourg. Il est comédien, acteur, écrivain et metteur en scène. Très vite attiré par les planches, il partagera sa vie entre Fribourg et Paris. Bien qu’un temps attiré par la vie religieuse, il se ravisera. L’acteur, comme le prêtre, se fait toujours le porte-voix d’autrui, que cela soit Dieu ou un autre.
Le 1er novembre 2025, le pape Léon XIV a décerné à John Henry Newman le titre de « docteur de l’Eglise universelle ». Une raison suffisante pour commencer aujourd’hui une série visant à faire connaître les 38 docteurs de l’Eglise et à puiser dans leurs œuvres de quoi fortifier notre foi.
John Henry Newman.
Par Paul Martone | Photo : DR
Le 1er novembre 2025, le pape Léon XIV a décerné à John Henry Newman le titre de « docteur de l’Eglise universelle ». Une raison suffisante pour commencer aujourd’hui une série visant à faire connaître les 38 docteurs de l’Eglise et à puiser dans leurs œuvres de quoi fortifier notre foi.
Qu’est-ce qu’un docteur de l’Eglise ?
A quelques exceptions près, les 38 docteurs de l’Eglise sont des personnes qui ont été officiellement canonisées par l’Eglise et dont les enseignements sont reconnus comme particulièrement fiables, profonds et importants, pour tous les temps.
Prêtre anglican
John Henry Newman (1801-1890) est considéré comme l’un des théologiens chrétiens les plus importants du XIXe siècle. Il a ouvert la voie à la théologie moderne et a également influencé la conception de la foi comme un dialogue quotidien « de cœur à cœur » avec le Christ. Il fut d’abord prêtre de l’Eglise anglicane. En 1845, il se convertit au catholicisme et fut ordonné prêtre catholique à Rome en 1847. Newman fut un écrivain prolifique et son œuvre couvre un large éventail de sujets théologiques. Léon XIII le nomma cardinal en 1879. Il a été canonisé en 2019.
Foi et conscience
Pour Newman, la conscience personnelle guidée par la voix de Dieu était déterminante dans les décisions religieuses. Cette voix se trouvait dans la Bible et dans l’Eglise catholique. Il accordait une grande importance à la formation de la conscience : « Je souhaite […] des personnes qui connaissent leur religion, qui connaissent leur propre point de vue, qui savent ce à quoi elles adhèrent et ce qu’elles s’abstiennent de faire, qui connaissent si bien leur profession de foi qu’elles peuvent en rendre compte, qui ont une connaissance historique suffisante pour savoir défendre leur religion. »
Chaque être humain doit obéir à sa conscience, « dont la voix l’appelle toujours à aimer, à faire le bien et à s’abstenir du mal ». La pensée de Newman sur la conscience, l’éducation et le développement de la doctrine ecclésiastique représente une Eglise qui se confronte à la modernité sans s’y conformer. Sa voix a un effet à la fois fédérateur et exhortatif, ce qui la rend particulièrement actuelle aujourd’hui.
La mémoire de John Henry Newman est célébrée le 11 août.
Le nombre π est un nombre irrationnel (il n’est pas une fraction de deux nombres comme 2/3 ou 3/4), infini et non périodique, il décrit à la fois la simplicité géométrique du cercle et la complexité profonde des structures numériques.
Par Pierre Guillemin | Photo : Pixabay
Le nombre π est un nombre irrationnel (il n’est pas une fraction de deux nombres comme 2/3 ou 3/4), infini et non périodique, il décrit à la fois la simplicité géométrique du cercle et la complexité profonde des structures numériques. Il est identifié dès l’Antiquité : les Egyptiens et les Babyloniens l’approchaient déjà à l’aide de méthodes empiriques, tandis qu’Archimède fut le premier à établir un encadrement rigoureux de sa valeur en utilisant des polygones inscrits et circonscrits conduisant à la nature infinie de ce nombre.
Selon la méthode d’Archimède, si Pn est le périmètre d’un polygone régulier à n côtés inscrit dans un cercle de rayon 1, alors :
Cette nature infinie du nombre π nous fascine à tel point que chaque 14 mars (14 mars c’est aussi 3.14 qui sont les trois premiers chiffres du nombre π), les mathématiciens du monde entier célèbrent le PI Day avec des compétitions de mémorisation notamment. Cette fascination provient du contraste entre sa définition simple – le rapport entre la circonférence d’un cercle et son diamètre – et l’infinie richesse que recèle son développement décimal.
Ainsi, π incarne l’idée qu’une notion élémentaire peut ouvrir sur un univers illimité. Il rappelle que même les formes les plus familières dissimulent des profondeurs que nous n’aurons jamais la possibilité d’explorer complètement. L’Ancien et le Nouveau Testament n’évoquent pas le nombre π, mais le contraste entre simplicité et infini y est cependant très présent. Dans les Evangiles, la rencontre entre simplicité et infini traverse chaque page. Jésus parle avec des mots accessibles, empruntés au quotidien : une graine, un berger, un enfant, un repas partagé. Derrière ces images familières se déploie une profondeur qui souvent nous dépasse : une graine de moutarde devient signe du Royaume, une parabole révèle un mystère, un geste de compassion suggère un amour sans limites. Ainsi, l’infini se laisse toucher dans ce qui paraît ordinaire.
La roue est un cercle qui nous emmène « vers l’infini et au-delà ! ».
« Mon engagement est animé par le désir de tisser des liens entre foi, culture et communication, afin de contribuer à une société plus ouverte et solidaire », relève Constanţa Golovatiuc. Elle travaille depuis deux ans comme aumônière au Centre fédéral pour requérants d’asile de la Gouglera à Giffers.
« Mon engagement est animé par le désir de tisser des liens entre foi, culture et communication, afin de contribuer à une société plus ouverte et solidaire », relève Constanţa Golovatiuc. Elle travaille depuis deux ans comme aumônière au Centre fédéral pour requérants d’asile de la Gouglera à Giffers.
Par Véronique Benz Photos : Constanţa Golovatiuc
Constanţa Golovatiuc exerce sa mission au sein d’une équipe composée de quatre personnes : elle comme catholique, un aumônier protestant et deux collègues musulmans. « Nous formons une équipe soudée, convaincue que le contact et le dialogue sont essentiels pour favoriser le vivre ensemble », souligne-t-elle.
« Mon service commence dès que je descends du bus et que je marche vers le centre, car sur le chemin, je rencontre souvent des requérants d’asile avec qui je discute. Lorsque j’arrive, je côtoie les assistants, les membres de l’équipe de sécurité et les requérants présents au centre. Il y a des jours où mon bureau est rempli de personnes qui souhaitent me parler, de nombreux enfants viennent également. Je les laisse dessiner pendant que je me m’entretiens avec leurs parents. »
La mission de Constanţa consiste avant tout dans l’écoute et l’accompagnement. « Il nous arrive parfois de prier ensemble. Les échanges peuvent durer de quinze minutes à deux heures : chaque histoire de vie est unique, complexe et souvent bouleversante. Aucune journée ne ressemble à une autre. »
Ouvrant son cahier de souvenirs, Constanţa me partage ses rencontres. Derrière chaque requérant d’asile, il y a une histoire, un visage, une espérance. « Au fil du temps, j’ai découvert leurs pays et leur contexte politique, leurs traditions, mais aussi les sacrifices consentis pour arriver en Suisse. Beaucoup n’ont pas choisi de quitter leur pays, mais ont fui pour survivre. Pour bon nombre d’entre eux, le chemin a été long et éprouvant. Je l’avoue, il y a des moments où je ne peux pas retenir mes larmes et je pleure avec eux. »
Constanţa reçoit dans son bureau des personnes de toutes confessions, ainsi que des requérants d’asile convertis au christianisme qui se sont fait baptiser ou qui ont commencé à étudier la Bible en secret dans leur pays d’origine.
« J’essaie de créer un espace de dialogue et de confiance. Chaque personne est accueillie dans sa singularité, quelles que soient son origine, sa religion ou son histoire. »
Constanţa éprouve de nombreuses joies. « Voir les gens retrouver un peu de quiétude, se sentir écoutées et soutenues sont autant d’objets de satisfaction et d’espérance. Accueillir l’autre, c’est ouvrir notre cœur à la présence de Dieu lui-même. Même si le chemin de l’accueil est parfois exigeant, c’est une source de bénédiction et de joie. Nous sommes appelés par l’Evangile à être auprès de ces personnes et de les aider. »
Dessins des jeunes enfants migrants qui viennent à l’aumônerie.
Un souvenir marquant de votre enfance
Vers l’âge de 10-11 ans, j’ai chanté pour la première fois dans la chorale de l’église, ce qui m’a fait découvrir la joie du chant et la beauté de la liturgie. Cette expérience a nourri ma foi et marqué le début de mon engagement spirituel. J’ai commencé à aller régulièrement à l’église. Je devais me lever tôt le dimanche matin. Une fois, mon père a demandé à ma mère pourquoi je partais si tôt à l’église et elle lui a répondu en plaisantant que j’avais les clefs de l’église.
Votre moment préféré de la journée ou de la semaine
Chaque jour est un don de Dieu. C’est pourquoi je n’ai pas de préférence particulière pour le matin ou le soir ni pour un jour précis de la semaine. Pour moi, chaque instant est précieux et porteur de sens, car il est offert par Dieu. « Rendez grâces en toutes choses, car c’est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ. » (1 Thessaloniciens 5, 18)
Votre principal trait de caractère
Je dirais que je suis polyvalente, créative, flexible, inspirée, ouverte à la nouveauté.
Votre livre préféré
La 25e Heure, de Constantin Virgil Gheorghiu.
Une personne qui vous inspire
Mes parents ont été des exemples de vie pour moi : ma mère Sofia par sa persévérance et mon père Constantin par sa sagesse.
Constanţa Golovatiuc
• Constanţa Golovatiuc est originaire de Roumanie.
• Elle est arrivée en Suisse en 2007 pour étudier.
• Elle a fait un master en théologie, avec un accent particulier sur la liturgie.
• Elle a également fait des études en lettres, mass-médias et communication et en didactique universitaire.
• Cette passionnée de langues et de culture aime les voyages, les livres et les plantes.
Une chance pour vos talents – Vivre le coaching dans l’Eglise. Ce livre s’adresse à toute personne en responsabilité dans l’Eglise (prélats, curés, vicaires, religieux, diacres, laïcs) engagée dans la transmission de la foi, la santé, l’éducation, l’enseignement, la communication, la conversion pastorale.
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
Une chance pour vos talents – Vivre le coaching dans l’Eglise Ludovic Lécuru
Ce livre s’adresse à toute personne en responsabilité dans l’Eglise (prélats, curés, vicaires, religieux, diacres, laïcs) engagée dans la transmission de la foi, la santé, l’éducation, l’enseignement, la communication, la conversion pastorale. Le coaching est un mot qui n’est ni latin ni français. Défini par la Société française de coaching comme « l’accompagnement, limité dans le temps, de personnes ou d’équipes pour le développement de leurs potentiels et de leur savoir-faire dans le cadre d’objectifs professionnels », celui-ci peut tout à fait aider à mieux vivre individuellement et collectivement la mission de l’Eglise, en favorisant le développement des talents et de pratiques plus adaptées.
De la peur à la paix, de la paix à l’audace : voilà le chemin que nous fait emprunter toute vraie rencontre personnelle avec Dieu. La vie, si bonne malgré ses difficultés, si belle dans sa diversité et sa multiplicité en dépit des tragédies, nous interpelle et nous convie. Voici un livre qui vous armera d’espérance, qui vous réconciliera avec le réel et qui vous montrera une voie de liberté. Des perles de sagesse à méditer aux moments douloureux comme aux heures heureuses.
« Comme il y a un or du temps, il y a un or du caractère, c’est l’attention. » Mieux qu’une démonstration, Robert Redeker opte pour une expérience, celle de l’attention, par laquelle son intériorité se dévoile à l’homme. Contre le mensonge de la réduction de l’homme à sa seule extériorité, se dresse le fait de l’attention spirituelle. Elle atteste l’existence de ce que notre siècle a cru devoir renier : la vérité, l’intériorité, l’âme, Dieu, l’homme, la beauté et la bonté.
Un livre sonore pour apprendre aux enfants de jolis bénédicités, ou comment exprimer leur joie et leur gratitude avant ou après le repas. A la fois visuel, tactile et auditif, ce livre sonore plaira dès l’âge d’un an, grâce aux mélodies faciles à retenir et chantées par des enfants. Par ses illustrations tendres et colorées, il participe à l’éveil à la foi. Rapidement, l’enfant connaîtra par cœur plusieurs bénédicités connus qui l’accompagneront durant toute l’enfance.
Il était une fois un roi, qui avait trois fils. Le roi prenait de l’âge et souhaitait mettre les jeunes princes à l’épreuve. Il voulait que le plus sage d’entre eux hérite de son royaume.
Il était une fois un roi, qui avait trois fils. Le roi prenait de l’âge et souhaitait mettre les jeunes princes à l’épreuve. Il voulait que le plus sage d’entre eux hérite de son royaume.
Il appela donc ses trois fils et leur dit : « Voici une pièce d’argent pour chacun de vous. Achetez de quoi remplir entièrement la salle du trône, d’ici ce soir. »
L’ainé parti et passa près d’un champ où on moissonnait. La paille trainait inutilisée, le fils du roi se dit : « Avec cette paille inutile, je remplirai sans problème la salle du trône. » Avec les ouvriers, il transporta les bottes de paille jusqu’au château, mails ils ne parvinrent à remplir la salle que jusqu’à mi-hauteur.
Un peu plus tard, le deuxième fils rentra, accompagné de marchands qui conduisaient de lourds chars tirés par des bœufs. Arrivés dans la cour du château, ils déchargèrent une multitude de sacs étonnamment légers : le prince avait l’intention de remplir la salle du trône de plumes. Pendant plusieurs heures, les marchands et les serviteurs vidèrent les sacs : les dernières plumes touchaient les lustres pendus au plafond. Le deuxième fils se tourna vers son père, triomphant : « Tu peux me donner le pouvoir du royaume. Il n’est pas encore le soir, mais j’ai déjà rempli la salle. »
Son père répondit : « Ce n’est pas encore le soir, et il reste de l’espace dans cette salle. J’attendrai encore. »
Enfin, à la nuit tombée, le plus jeune fils revint. Il se plaça au centre de la salle du trône, que l’on venait de vider de ses plumes. Le jeune homme posa une bougie sur le sol et l’alluma. Sa lueur éclairait la salle jusque dans les moindres recoins. Le père dit alors : « Toi, tu seras mon héritier. Tes frères ont dépensé leur pièce d’argent pour remplir la salle avec des choses inutiles. Mais toi, il ne t’a même pas fallu une pièce pour la remplir de lumière. Et tu as choisi pour cela la chose dont les gens ont le plus besoin. »
Le Synode lancé par le pape François pour apprendre à faire Eglise autrement s’est poursuivi sous Léon XIV. D’ailleurs, l’équipe du Secrétariat en charge des Synodes a rencontré le Pontife nouvellement élu dans les premiers jours de son ministère officiel.
Le Synode lancé par le pape François pour apprendre à faire Eglise autrement s’est poursuivi sous Léon XIV. D’ailleurs, l’équipe du Secrétariat en charge des Synodes a rencontré le Pontife nouvellement élu dans les premiers jours de son ministère officiel. Pour bien montrer qu’il y aura continuité. Car c’est dans la durée, et la persévérance, que les fruits, dont les semences ont été plantées par François, germeront.
De notre côté en Région, nous avons lancé l’idée des Tables du Partage en 2025 : après le 13 février – les paroissien.ne.s venu.e.s à Chêne ont pu donner leur avis sur la vie ecclésiale locale –, le 27 mai – toujours à Chêne et cette fois, pour répondre par une Lettre à l’évêque sur sa propre Lettre du Carême 2025 – et le 9 octobre, sur le bénévolat ou, mieux, les bénévoles –, nous réitérons pour le 17 février 2026 dès 18h toujours à Chêne, sur le thème : confession, réconciliation, relecture de vie.
L’EP se réjouit d’organiser et d’animer ces soirées qui nous permettent de nous rencontrer autrement et de partager nos idées, nos envies, nos déceptions, nos attentes… Même si on entend encore parfois la critique, non, Monsieur le curé en titre ne décide pas tout seul de l’orientation de la pastorale régionale…
Certes, ce sont les mêmes qui viennent, pourrait-on conclure. Pour nous, ce sont celles et ceux qui ont envie de faire Eglise autrement et d’avancer malgré tout.
Oui, c’est peu productif dans le fond (remarque entendue…). Pour nous, c’est VOUS donner l’occasion de vous exprimer, notamment pour qu’on ne nous dise plus que nous ne sommes pas écouté.e.s, entendu.e.s, compris.e.s. Et vous donner l’occasion de NOUS exprimer, écouter, entendre et comprendre, à nous, l’EP installée officiellement le 16 novembre 2025.
L’un des challenges de la dernière Table était, pour celles et ceux présent.e.s, de prendre contact avec une personne de l’assemblée dominicale qu’elle ne connaît pas, pour s’intéresser à elle et se faire mieux connaître elle-même d’un ou d’une autre. Alors, défi relevé ?
Devenir adulte dans la foi ne consiste pas, comme le rappelait l’Evangile du 12 décembre, à rester coincé dans ses frustrations et ses contradictions – « on joue de la flûte et vous ne dansez pas, on joue des lamentations et vous ne pleurez pas ! » – mais bien à se réjouir de ce qui est – la réalité est toujours plus tenace que l’idée, voire l’idéologie – et d’oser sortir de ses ornières. La sobriété de Jean le Baptiste fit qu’on le traita de fou ; le bon-vivant qu’était Jésus provoqua l’insulte, « glouton et ivrogne » et ami des pécheurs…
La Table du Partage se veut aussi un moment convivial : raclette, crêpes, ragoût sont aussi des occasions pour « compagnoner », partager son pain (et plus !). Sans parler, à chaque fois, de l’efficacité et la discrétion des bénévoles en cuisine et au service. Tiens, faire Eglise autrement, et si c’était aussi comme ça !
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