
Par l’abbé Bernard Schubiger
Photos : Georges Losey, LDD
Quoi de mieux que les crèches pour rendre compte du mystère de l’incarnation ? Ce grand prodige par lequel nous célébrons la naissance du Fils de Dieu, comme un homme, comme tous les autres : comme un petit enfant, Jésus.
Quelle joie provoque chaque année la contemplation des différentes crèches réalisées par des artistes pour inculturer et adapter cette naissance à la culture, les modes et les réalités quotidiennes.
L’exposition annuelle des crèches dans la ville d’Estavayer en est le reflet et l’enthousiasme qu’elle suscite montre l’intérêt de tout un chacun pour ce mystère de l’incarnation.
Notre pape François a encouragé cette pratique et tradition dans une lettre de 2019, où il souligne : « Qu’elle possède en soi une riche spiritualité populaire. »
Jésus, le Fils de Dieu, a choisi de naître comme chacun de nous d’un ventre d’une femme, certes vierge, et sans la semence d’un mari pour marquer cette communion entre divinité et humanité, entre le ciel et la terre.
« En entrant dans ce monde, le Fils de Dieu est déposé à l’endroit où les animaux vont manger. La paille devient le premier berceau pour Celui qui se révèle comme « le pain descendu du ciel ». » (Jn 6, 41)
L’origine de la crèche vient de saint François qui, en 1223, décida de monter une crèche vivante à Greccio. Quinze jours avant Noël, François appela un homme du lieu, nommé Jean, et le supplia de l’aider à réaliser un vœu : « Je voudrais représenter l’Enfant né à Bethléem et voir avec les yeux du corps, les souffrances dans lesquelles il s’est trouvé par manque du nécessaire pour un nouveau-né, lorsqu’il était couché dans un berceau sur la paille entre le bœuf et l’âne. »
Alors à chacune et chacun, aux enfants comme aux adultes, bonne contemplation des crèches pour entrer dans ce merveilleux mystère d’un Dieu qui a choisi de se faire homme, comme un petit bébé.
