Catholique en quoi ?

Catholique en quoi ?

PAR PASCAL ORTELLI | PHOTOS : FLICKR, DR

Pour avoir enseigné dans une école secondaire catholique, je me suis souvent demandé quelles étaient les spécificités d’un tel établissement et en quoi il se distinguait du public. Certainement pas par la multiplication des dévotions extérieures. Et c’est tant mieux ! Mais peut-être par un style d’enseignement qui prend en compte l’intégralité de la personne par un accompagnement spécifique. Souvent, on nous disait : « Ici, on se sent comme dans une grande famille. » Les liens qu’ont gardés les élèves après leur passage témoignaient de cette force de proposition de la foi au-delà des stéréotypes.

A la fin du XIXe siècle, l’Eglise clamait qu’elle avait perdu la classe ouvrière. Aujourd’hui, avec le nombre d’écoles catholiques qu’elle a laissé fermer, on pourrait en dire tout autant du tissu éducatif. C’est dommage ! Les jeunes qui nous étaient confiés faisaient à leur niveau une expérience de foi qu’ils n’auraient certainement pas faite ailleurs ; ce n’est pas forcément eux qui usaient les bancs paroissiaux…

L’école catholique n’est pas un petit séminaire, qu’on se le dise. A l’heure de l’évangélisation aux périphéries, il importe paradoxalement de redéployer des lieux « refuges » à visage humain qui, étant donné leur petite taille, favorisent une annonce personnalisée de la foi au-delà de tout repli et fonctionnarisme.

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