
Par François-Xavier Amherdt | Photo : DR
C’est par notre désordre intérieur que nous sommes tentés, pas par le Seigneur. « Que nul, s’il est éprouvé, ne dise : « C’est Dieu qui m’éprouve. » Dieu ne tente personne, chacun est éprouvé par sa propre convoitise qui l’attire et le leurre. » (Jacques 1, 13-14) Le désir humain centré sur lui-même agit comme une force d’engendrement qui conçoit la rupture avec Dieu et le péché parvenu lui-même à son terme enfante en nous la mort (Jacques 1, 15).
Si nous nous laissons libérer du mal et nous nous attachons à Dieu, nous fructifierons pour la sainteté, c’est-à-dire pour la relation d’amitié avec le Seigneur et, finalement, nous entrerons dans la plénitude de la vie éternelle. « Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais dans le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus notre Seigneur. » (Romains 6, 23)
C’est toujours l’homme qui tente Dieu, ainsi que le peuple d’Israël l’avait fait à Massa et à Mériba dans la traversée du désert. La nation sainte avait mis le Très-Haut au défi pour savoir si oui ou non, il se maintiendrait au milieu des siens et répondrait à leurs revendications en leur attribuant de l’eau (Exode 17, 1-7).
L’être humain se détourne de Dieu et manque cruellement de confiance en son Sauveur. Il se met à le provoquer pour tester la fiabilité divine à l’aune de ses désirs déviés. Alors que Dieu ne saurait vouloir le mal ! Dans le Notre Père, nous demandons au Père de ne pas nous laisser entrer en tentation, de ne pas tomber dans le péché et de nous délivrer du mal. Pour nous remettre la récompense de sa présence : Heureux l’homme qui supporte l’épreuve ! Sa valeur une fois reconnue, il recevra la couronne de vie que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment (Jacques 1, 12).
Heureusement, Dieu reste fidèle : en fin de compte, aucune tentation à laquelle nous succombons ne dépasse la mesure humaine. Jamais il ne permet que nous soyons tentés au-delà de nos possibilités. Et quand nous tombons dans la séduction du mal, il nous octroie la force d’en sortir (1 Corinthiens 10, 12-13). A l’exemple du Fils qui a résisté aux traquenards du Diabolos (Matthieu 4, 1-11 et parallèles).
