Léon le Grand

Léon le Grand se révéla un défenseur de la vraie foi contre les hérétiques.

Par Paul Martone | Photo : DR

Né en Toscane vers l’an 400, Léon le Grand devint Pape en 440 et se révéla un défenseur résolu de la vraie foi contre les hérésies, ainsi qu’un ardent défenseur des droits de la papauté. Plus que tout autre, il marqua profondément la fonction pontificale. Son pontificat, qui dura plus de vingt et un ans, fut sans aucun doute l’un des plus importants de l’histoire de l’Eglise.

Dès le début de son pontificat, Léon réorganisa l’Eglise dans plusieurs pays et combattit les hérésies qui troublaient les fidèles de son temps. C’est en grande partie grâce à lui que le « Siège de Pierre » devint le centre de l’Eglise catholique, assumant une responsabilité et une autorité à l’égard de chaque évêque et de chaque prêtre.

Il exerça également une influence considérable sur la doctrine de l’Eglise lors du concile de Chalcédoine en 451. La question centrale était d’ordre christologique : comment comprendre la relation entre la nature divine et la nature humaine en Jésus-Christ ? Le concile définit ce que l’on appelle la doctrine des deux natures : le Christ est une seule personne en deux natures, divine et humaine. Ces deux natures sont « sans confusion, sans changement, sans division et sans séparation ». Cette foi en Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, fut affirmée par le pape Léon dans un texte doctrinal qui fut lu à Chalcédoine et accueilli avec grand enthousiasme par les évêques.

Ses sermons et ses lettres témoignent à la fois de sa profondeur théologique et de sa sagesse pastorale. Léon accordait également une grande importance à la liturgie : pour lui, elle n’était pas simplement le souvenir d’événements passés, mais rendait présentes des réalités invisibles qui agissent dans la vie de chacun. Ce que nous célébrons n’appartient donc pas simplement au passé : à travers la liturgie, Dieu veut se rendre proche de nous et nous donner, par sa grâce, une vie nouvelle.

En 452, le roi des Huns, Attila, traversa l’Italie avec son armée en semant la dévastation. Lors d’une rencontre entre le pape et le roi, Léon parvint à le convaincre de renoncer à poursuivre la guerre.

Léon mourut le 10 novembre 461 et fut enseveli dans la basilique Saint-Pierre. En 1754, il fut proclamé docteur de l’Eglise.

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