
Par François-Xavier Amherdt | Photo : Jean-Hugues Seppey
Fêtés le 29 septembre, les trois archanges, Michel (= « Qui est comme Dieu », en hébreu), Raphaël (= « Dieu guérit ») et Gabriel (= « Dieu est fort ») exercent la fonction principale des anges que dévoile leur nom même (angelos, messager).
Ils servent d’intermédiaires dynamiques entre Dieu et les êtres humains, ils leur apportent de grandes nouvelles, comme à Marie (Luc 1, 26-38), ils accompagnent leur chemin, comme celui de Tobit (livre de Tobie), et ils combattent au nom du Seigneur les anges déchus que sont les démons et Satan (Apocalypse 12).
Etres spirituels, ils passent leur ciel à chanter la louange divine, déjà selon l’Ancien Testament (Isaïe 6, 3) et jusqu’au Nouveau (Apocalypse 4, 8). Nous nous unissons à eux lors de chaque eucharistie en reprenant le cantique de la sainteté trinitaire (Sanctus).
C’est pour cela que nos églises en sont remplies, tel l’ange gardien de l’autel principal dans la chapelle de l’ermitage de Longeborgne à Bramois, à côté et au-dessus de Sion. Allez-y en pèlerinage ! Les fidèles se sentent aussi stimulés dans leur louange terrestre, puisqu’elle est également céleste. De plus, ils veillent sur nos routes et sont dépêchés par le Très-Haut pour enlever les pierres qui pourraient obstruer nos cheminements et nous faire tomber (les « scandales », selon le sens étymologique du terme grec skandalon).
Le Psaume dit aux complies avant le sommeil chaque dimanche soir nous rappelle cette vigilance du Maître de nos nuits : « Dieu a pour toi donné ordre à ses anges de te préserver en toutes tes voies. Sur leurs mains ils te porteront pour qu’aux cailloux ton pied ne heurte. » (Psaume 91(90), 11-12)
Jésus va même jusqu’à nous presser, dans le discours communautaire du 1er évangile (Matthieu 18), de prendre soin des faibles et des enfants, car ils bénéficient de la protection de leur « ange gardien » : « Abstenez-vous de mépriser un seul de ces petits car, je vous le dis, leurs anges aux cieux voient constamment la face de mon Père qui est aux cieux. » (Matthieu 18, 10)
La fête du 2 octobre nous invite donc à invoquer celui que le Seigneur a placé auprès de nous, à mettre un angelot auprès du lit des bambins et à ne pas laisser ainsi le New Age (Nouvel Age) et ses spéculations ésotériques récupérer loin de la foi chrétienne cette belle croyance biblique.
