
Par François-Xavier Amherdt | Photo : DR
Dans la plupart des expériences de mort imminente, celles et ceux qui en bénéficient parlent d’une espèce de tunnel au bout duquel ils entrevoient un être de lumière disposé à les accueillir en pleine allégresse. Il ne s’agit bien sûr pas d’une « preuve » de la vision bienheureuse, mais comme d’une préfiguration que cela peut effectivement arriver. Espérons-le.
Voir Dieu visage à visage, c’est en effet ce que la première lettre de saint Jean et toute la tradition théologique et mystique projettent comme perspective d’avenir éternel. « Je veux voir Dieu », clame Thérèse d’Avila, une devise reprise par le père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, en tant que titre de sa synthèse des itinéraires des maîtres du Carmel, les deux Thérèse et Jean de la Croix.
Ressembler ici-bas au Christ
Voilà ce que fait défiler devant nous la splendide affirmation johannique : « Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous savons que lors de cette manifestation nous lui serons semblables, parce que nous le verrons tel qu’il est. » (1 Jean 3, 1-2)
Certain(e)s anticipent en quelque sorte, par pure grâce, ce qui est donc prévu pour tous les frères et sœurs de Jésus-Christ, après la mort, sans qu’il faille voir dans ces « near death experiences » une forme de récompenses pour des mérites exceptionnels réservées aux « chouchous » du bon Dieu, à des VIP de la spiritualité.
De même, nous pouvons toutes et tous déjà ici-bas ressembler au Christ, notre Bien-Aimé, et recevoir des rayons de sa gloire lorsque nous le fréquentons dans l’oraison silencieuse et par l’adoration dans le Saint Sacrement. Nous le voyons alors déjà cœur à cœur et, en guise « d’apéritif » céleste, nous lui devenons semblables.
Si nous rencontrons quelqu’un qui a vécu une rencontre de mort imminente, accueillons son témoignage comme une invitation à pouvoir, comme cette personne, un jour voir notre Soleil face à face, sans aucune éclipse !
