
Par l’abbé Darius Kapinski, curé-modérateur
Photos : Georges Losey
A Pâques, la liturgie nous propose des textes bibliques spécifiques. Nous nous plaçons au tombeau vide avec les femmes de l’entourage de Jésus et ses disciples. Nous nous encourageons aussi par leur témoignage suite aux rencontres avec le Ressuscité.
Cependant, toute la Bible est pleine de messages sur la vie au-delà. Prenons comme exemple le texte du buisson ardent (Exode 3, 2. 6) auquel se réfère Jésus lui-même répondant aux Sadducéens qui lui tendent un piège : De qui sera-t-elle femme à la résurrection ? (Lc 20, 27-38 ; Mc 12, 18-27 ; Mt 22, 23-33).
Ce passage nous dit que nous vivrons après la mort : Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob est le Dieu des VIVANTS ! Nous apprenons également que notre condition de ressuscités sera complètement différente : Quand on ressuscite […] on ne se marie plus.
Toute la Bible nous apprend que la résurrection, c’est le renouvellement de toutes choses et avant tout celui de notre être. La résurrection est une recréation avec un autre mode d’existence. Elle met en doute tout le principe de la fatalité. Mais elle exige la foi en Dieu car elle n’est pas un processus naturel. Elle est acte de Dieu.
Croire en Dieu, c’est croire que notre réalité ne se limite pas à ce qui est matériel. N’est-ce pas que toute pensée concernant Dieu commence par l’accueil de la vérité que rien n’est impossible pour Lui ?
En Dieu notre être est transformé, transfiguré. C’est par notre résurrection que nous devenons vraiment nous-mêmes. Notre vie vient de l’Eternel et elle va vers l’éternité. La valeur infinie de l’homme c’est sa vie sans fin.
Pèlerins d’Espérance, nous tissons notre éternité ici et maintenant par le don de soi inspiré par l’Amour !
Joyeuse fête de Pâques !
