
Par Thierry Schelling | Photo : DR
Rien à dire
Silence… de mort sur les EMI (expériences de mort imminente) dans le Catéchisme de l’Eglise Catholique. Pas d’entrée ni d’article de la foi pour ce qui est – il faut bien l’avouer – un entre-deux : entre la vie et la mort.
Du coup, les Papes et la Rome catholique en général n’ont rien à ajouter : tant que ce n’est pas incompatible avec la doctrine de l’âme et du corps, de la résurrection et de cette zone grise du monde réel invisible (des anges, des âmes, des esprits), c’est à la science d’expliquer, voire de prouver ou d’infirmer, la plausibilité de l’expérience de nombreuses personnes.
Des Papes presque morts ?
Du Palais apostolique – résidence des Papes depuis 1929 –, rien ne filtre sur la vie privée des Pontifes. Seule leur mort fut sujette à spéculation : si on a fomenté un coup d’Etat contre Jean-Paul Ier en 1978 (les Jésuites ? l’Opus Dei ? les francs-maçons ?), si on a vécu, voire subi, l’agonie mise en scène de Jean-Paul II avant son décès en 2005, si on a enterré avant l’heure et à plusieurs reprises François fragilisé du côté des poumons, puis de sa mobilité, aucun Pape n’a dit avoir « transité hors de son corps » pour y revenir et vaquer à la vie vaticane…
Morts vivants !
Par contre, la (questionnable ?) habitude d’avoir canonisé ou béatifié presque la moitié des Pontifes de la fin des XIXe et
XXe siècles – Pie IX, Pie X, Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul Ier et Jean-Paul II – semble indiquer que les Pontifes, du mot « pont », continuent leur rôle post mortem d’inspirer les mortels que nous sommes, « emprisonnés » dans notre cage thoracique, qui ahanons pour une vie tout en esprit ici-bas déjà. Nous attirent-ils déjà un peu hors de nous ?
