« Qui dites-vous que je suis ? »

« Qui dites-vous que je suis ? »

La manière dont je considère la personne de Jésus détermine la manière dont je vis ma vie, opère des choix, prends des décisions, appréhende les relations, affronte les difficultés, mais aussi la façon dont je conçois la mort, la vie éternelle. Il s’agit de la question la plus importante. Jésus interpelle ses disciples: «Qui dit-on que je suis?» Puis, il s’intéresse à connaître leur propre perception: «Et vous, qui dites-vous que je suis?» (Mt 16, 15)

TEXTE ET PHOTO PAR OLIVIER TARAMARCAZ

De quelle manière connais-tu Jésus ? Je peux dire ce que les autres disent, penser ce que les autres pensent, reproduire ce que j’entends autour de moi. Je peux avoir une représentation de Jésus nourrie par la culture, par une religion, par une tradition. Je peux me contenter de présupposés, de vagues pensées. C’est ma décision de choisir de me contenter d’une opinion sur la personne de Jésus ou d’incorporer un regard en extériorité. C’est ma décision de prendre au sérieux ses paroles ou d’y rester indifférent. Jésus ne s’intéresse pas seulement à savoir ce que tu sais de lui, ce que tu as cru bon d’intégrer comme imagerie au sujet de sa personne, faisant tiens les propos entendus ici et là. Les religieux censés être porteurs de la Parole de Vie, ne se sont approchés de Jésus que pour le prendre en défaut, dans le but de l’accuser, de le condamner. Ils ont rejeté le Messie. Les religieux ont défendu leur religion, qui s’est au final substituée à la Parole vivante. « La pierre angulaire a été rejetée par ceux qui bâtissaient. » (Ps 118, 22)

Jésus veut me sortir de ma tombe

Jésus veut me faire sortir de ma tombe religieuse, de mon piédestal philosophique, de ma prétention culturelle, de mon voile artistique, dans la mesure où ils forment des feuilles de figuier couvrant mon désarroi d’une couche de vernis. Il veut me faire connaître la vie que je ne peux connaître par moi-même.

La foi en Christ n’a rien à voir avec une morale religieuse, ni avec la pratique de rites traditionnels. La foi chrétienne révèle qui est Jésus-Christ, ce qu’il a accompli. En ouvrant la Bible, le Livre par lequel Dieu parle, je prends conscience de mon état d’être humain marqué par la Chute, mais aussi de la Bonne Nouvelle de la justice de Dieu qui répond lui-même au problème, et le résout, en me rachetant, prenant sur lui mes fautes et les effaçant. Jésus ne me laisse pas dans le doute. Il affirme qui il est : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. » (Jn 14, 6) « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra. » (Jn 11, 25)

Affirmation tranchante

En dehors de Jésus-Christ, Il n’y a pas de chemin, pas de vérité, pas de vie. Chacun demeure libre de l’accueillir ou de s’inventer des fables, de construire un système de rédemption, de rester dans l’état de la chute d’Adam et Eve. Jésus nous dit de manière franche : « Si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés. » (Jn 8, 23-24) Cette affirmation est tranchante. Il n’y a pas d’alternative. Le péché entache notre nature humaine du sceau de la mort, nous entraîne inéluctablement dans son sillage sans espoir d’en sortir. Bertrand Russell, athée, l’a reconnu, confessant son désespoir : « Brève et impuissante est la vie de l’homme. Sur sa course et sur toute sa course, le destin lent et sûr tombe, impitoyable et sombre. » Russell a saisi une vérité proclamée par Jésus-Christ : par lui-même, l’homme est impuissant à vaincre la mort. Il n’a cependant pas saisi la Bonne Nouvelle qui suit le constat : « Le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur. » (Rm 6, 23) La croix est un carrefour dans la vie de chaque personne. La Bible indique la direction, affirme l’autorité unique de Jésus : « Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. » (1 Jn 5, 11) Celui qui dit qu’il croit en Dieu, mais qui rejette le Fils, ne croit pas Dieu, et n’a pas en lui la vie de Dieu.

Jésus veut me ressusciter

La vie réelle c’est de connaître intimement, personnellement celui qui m’a créé. « La vie éternelle c’est te connaître toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » (Jn 17, 3) Jésus m’associe à sa vie et à sa résurrection, dans la mesure où je place toute ma confiance en lui. La foi en la personne de Jésus me ressuscite, me fait découvrir ma vraie identité. Il me justifie, me restaure, me guérit. Jésus veut me ressusciter avant ma mort. Je peux expérimenter l’action libératrice de Dieu en recevant la vie nouvelle qu’il veut me donner en Christ.

L’apôtre Paul l’a expérimenté lui-même : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » (2 Co 5, 17) Cette promesse est sans pareille. Elle est unique dans l’histoire de l’humanité. Jésus n’a cessé de l’affirmer. Ses disciples également ont annoncé la voie de la délivrance, la libération de la prison du péché : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. » (Rm 8, 1) Il ne s’agit dès lors pas de religiosité, ni d’appartenance à une Eglise, à une confession, mais bien de foi personnelle en la personne de Jésus-Christ et dans l’acte qu’il a accompli. Jésus s’adresse à toi aujourd’hui : « Qui dis-tu que je suis ? » ; « Qui suis-je pour toi ? »

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