
L’école des femmes propose des rencontres en ligne pour ouvrir un chemin de restauration profonde. Traumatismes, agressions sexuelles, pertes de grossesse… Dieu veut guérir et relever les femmes afin de les rendre fortes, libres et enracinées. Plus de mille deux cents participantes ont déjà répondu à l’appel. Le besoin est grand et Sandra Dubi, la fondatrice de ce mouvement, l’a bien senti.

Par Myriam Bettens
Photos : DR
En quoi consistent les rencontres que vous proposez ?
C’est un programme structuré sur six mois, de janvier à juin, comprenant six soirées thématiques sur Zoom. L’objectif est d’aider les femmes à « se lever » pour devenir celles que Dieu désire. Pour ce faire, nous les encourageons à s’engager activement dans l’appel [ndlr. la vocation] qu’Il a déposé sur leur cœur et à cultiver leur foi chrétienne au quotidien. Dieu m’a montré que, pour qu’une femme se lève, il faut travailler à la guérison de ses entrailles.
Qu’est-ce que la « guérison des entrailles » ?
Les entrailles sont le « lieu très saint » du corps de la femme, là où Dieu dépose la vie. Le ministère se concentre donc sur la guérison des traumatismes qui affectent cette sphère : les pertes de grossesse (avortements, fausses couches, décès d’enfants en bas âge) et les agressions sexuelles. Lorsque les femmes permettent à Jésus de guérir ces blessures profondes, leur « levée » devient inévitable. Elles s’engagent alors pour leur couple, leurs enfants et souvent d’autres causes que Dieu leur met à cœur.
Six cents inscriptions la première année, puis mille deux cents la deuxième. Un tel succès montre, en filigrane, que le besoin est grand…
Pour changer la vie des gens, il faut atteindre leurs profondeurs en osant traiter ces secrets douloureux avec discernement et de manière non jugeante. Par exemple, en parlant des pertes de grossesse en général plutôt que de stigmatiser l’avortement, cela libère les femmes de la honte et leur permet d’entamer un processus de guérison. En abordant les sujets qui « ouvrent les entrailles », on ne peut pas faire l’impasse sur une aide sérieuse par le biais de toute la batterie thérapeutique, en collaboration avec la puissance du Saint-Esprit.
… mais qu’il n’est pas entendu…
Non, car nous vivons dans un déni sociétal collectif. La perte de grossesse, volontaire ou non, n’est pas un problème. Quant aux agressions sexuelles, il ne suffit pas de dénoncer, cela implique aussi d’apporter aux femmes l’aide nécessaire pour se relever. Je crois sincèrement que dans ces domaines-là, l’Eglise peut faire la différence et j’ai vraiment à cœur d’outiller les Eglises dans ce ministère. Mais on ne va pas dire qu’elles courent toutes à ma porte. Il est plus facile de parler des choses qui ne dérangent pas trop.
De quelle manière la guérison permet-elle aux femmes d’entrer dans leur appel ?
La philosophie de ce ministère pourrait se résumer par le slogan : « Dieu veut faire de ta misère ton ministère. » Souvent, la guérison personnelle est le prélude à la mission. Les femmes ayant traversé des épreuves deviennent les mieux placées pour en aider d’autres vivant des situations similaires. Elles transforment leur propre douleur (perte d’un enfant, avortement, agression) en une « vengeance » vertueuse contre l’Ennemi. Et pour moi, cette « vengeance de l’Eternel », décrite dans Esaïe 61, consiste à apporter guérison, délivrance et restauration.

Le « réveil » des femmes
L’école des femmes s’organise autour des soirées Zoom thématiques, conçues comme des « émissions télé » (tables rondes, invités, temps de prière). Les participantes ont aussi accès à d’autres ressources, dont un parcours de guérison en ligne et des podcasts sur des sujets non traités lors des soirées. Des suivis de groupe en présentiel sont proposés deux fois par an, mais ils sont pris d’assaut. Une version en ligne (quatre soirées) a donc été développée. Le dispositif est complété par une conférence annuelle en présentiel pour toute la famille et par une cinquantaine de groupes WhatsApp locaux, permettant aux femmes de se retrouver géographiquement. Une nouvelle session de L’école des femmes débutera en janvier 2027. Les autres ressources et formations sont disponibles sur esaie61.fr
Bio express
Sandra Dubi est née en Suisse en 1973, dans une famille catholique traditionnelle. Touchée par Jésus lors de sa première communion, il vient à nouveau frapper à sa porte alors qu’elle mène une carrière effrénée de mannequin chez Elite. Elle quitte cette vie de paillettes pour le suivre, se marie avec Julien, termine des études en psychologie à l’Université de Lausanne et, avec lui, ils accueillent six garçons. Aujourd’hui, ils sont pasteurs au Gospel Center d’Annecy.
