
Par Thierry Schelling
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Vais-je choquer si je dis que je n’y crois pas, aux anges ? Certes, j’accueille toujours le dévot qui me décrit son rapport avec eux (elles ?) ; et je présume du respect réciproque pour mon avis opposé.
Pourquoi je n’y crois pas ? Car avec le Christ, j’ai tout ce dont j’ai besoin pour vivre ma foi, pour vivre tout court : l’Evangile, son indéfectible présence en Esprit, là, au cœur de mon cœur, de ma vie, de mon être. Toujours « interpelable », connectable. Bien sûr, ce lien intime s’entretient – merci aux Exercices de saint Ignace ! Et combien de fois une rencontre, une contemplation de Mère Nature ou même une lecture m’ont ouvert à sa subtile présence au cœur de mon quotidien.
Mais bon, comme me l’a dit une fois une paroissienne transie de bienveillance : « Vous savez, les anges, moi je les vois, alors que votre Jésus, il n’est plus là. »
Euh… Mais aimer, louer et servir Dieu « en esprit et en vérité » (Jn 4) ne nécessite pas de vision, juste une confiance croissante; rien d’autre qu’un lien d’amour spirituel, « tant dans la tête que dans le cœur » – notre Dieu trinitaire n’est-il pas le parfait parangon de la relation avec trois personnes ? Pour résumer, ne vaut-il pas mieux s’adresser à Dieu plutôt qu’à ses… sbires ? Je pose la question… sans angélisme !
