Verdir aussi le Christ!

Par Pascal Ortelli
Photo: DR

Parler d’écologie chrétienne, n’est-ce qu’un simple coup de marketing pour gagner de nouveaux fidèles ? C’est que l’Eglise a vraiment le chic pour christianiser les valeurs païennes : Noël, la Chandeleur, Halloween… Un vieux truc ! L’accusation est un peu courte : bien des gens approfondissent leur compréhension des valeurs chrétiennes par le biais de petits gestes « écolos ». Non sans en venir parfois à déifier la nature. 

Pour éviter cet écueil, ne « christianisons » pas les choses à moitié. Je m’explique : quand on parle d’écologie chrétienne, on le fait principalement sous l’angle de la sauvegarde de la Création. Il s’agit de cultiver et protéger le jardin que Dieu nous a confié. Or, c’est oublier le volet de l’incarnation. Dieu ne nous confie pas seulement d’en haut un bien à gérer ; il s’implique dans sa Création par la venue de son Fils, et ce pour la transformer de l’intérieur et la ramener à Lui.

Comme le relève Thierry Collaud dans notre dernier livre 1, « s’il y a une écologie chrétienne, celle-ci ne peut pas faire l’économie de sa tâche qui est de prendre conscience et de faire prendre conscience au monde de ce qui se joue pour lui dans le mystère du Christ ». Oui à une éco­spiritualité chrétienne, mais pas sans référence à son moteur, le Christ vert, au risque sinon de passer pour des usurpateurs…

1 Ecologie et technologie au prisme de l’enseignement social chrétien, pp. 248-249.

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