Par l’abbé Jean-Michel Moix
Photo : abbé Valentin Roduit
Depuis le 22 février, le Mercredi « des cendres », nous sommes entrés dans le temps liturgique du Carême. En ce premier jour du Carême, si nous sommes allés à la messe, nous avons pu recevoir l’imposition des cendres, et nous avons pu entendre le prêtre nous dire : « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière » ou « Convertis-toi et crois à l’Evangile ». Ce sont des paroles fortes. Elles nous rappellent notre condition mortelle, elles nous invitent à opérer comme une « bascule » dans notre vie : à vivre non pas en fonction de biens terrestres, périssables et éphémères, mais pour « gagner » le Ciel ! Elles nous incitent à nous mettre « en marche », à avancer sur le chemin de la sainteté.
Mais le problème vient du fait que peut-être au lieu d’avancer sur ce chemin nous faisons du sur-place. Osons donc faire sur nous un petit examen de conscience. Posons-nous la question : qu’est-ce qui nous freine dans notre marche vers le Ciel ? Eh bien, les causes sont à rechercher dans trois grands domaines :
– Où en suis-je dans ma vie de prière ? Si chaque jour je prends soin de mon corps en consacrant du temps à me nourrir ou à dormir, quel est le temps que je donne à Dieu pour prier (seul, en famille, ou dans le cadre de la messe dominicale) en prenant soin ainsi de mon âme ?
– Où en suis-je dans l’ascèse que le chrétien est appelé à exercer sur lui-même ? (sur son corps, sur ses sens, sur les facultés de connaissance et d’amour de son âme…). Au cours des époques cette ascèse a pris différents noms : mortification, jeûne, renoncement, sacrifice, pénitence…
– Où en suis-je enfin dans mes relations vis-à-vis de mon prochain ? Est-ce que je vis uniquement pour moi-même ou bien suis-je sensible aux besoins, à la détresse, aux épreuves que le prochain peut vivre ?
