Cinq messes radiodiffusées depuis la collégiale!

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, paroisse Saint-Laurent Estavayer / Au large (FR), décembre 2020 – janvier 2021

Par Claude Jenny | Photo: cath.ch

Cinq dimanches de suite, la messe dominicale diffusée sur Radio Suisse romande 2 (RSR2) sera retransmise en direct depuis la Collégiale d’Estavayer-le-lac ! Des célébrations qui seront présidées par plusieurs prêtres de la paroisse et en principe avec le même prédicateur pour les quatre dimanches du Temps de l’Avent. Attention, l’horaire sera spécial!Le grand ordonnateur des messes à la Radio romande est notre jeune confrère Grégory Roth, Jurassien, mais domicilié dans le Grand Fribourg. A l’œuvre à la fois pour les émissions radiophoniques et pour l’agence d’informations cath.ch, il sera le présentateur-commentateur des cinq messes retransmises depuis… chez nous ! Un technicien l’accompagnera pour assurer une qualité de transmission optimale.

RTS Religions a pris habitude de diffuser toutes les messes du temps pascal et de l’Avent depuis un même lieu spirituel « à la fois pour une question d’unité et pour faciliter la réalisation technique » explique Grégory Roth. Pourquoi avoir choisi Estavayer ? « Nous veillons à faire un tournus entre les cantons et il était temps que nous revenions dans le canton de Fribourg. Et il nous a semblé bien de revenir une fois dans la Broye et particulièrement dans le cadre de la nouvelle paroisse Saint-Laurent Estavayer que nous pourrons ainsi présenter à nos auditeurs. L’acoustique du lieu a également son importance » explique le producteur.

Notre curé-modérateur, l’abbé Lukasz, présidera les deux premières messes ainsi que celle de Noël, les deux autres étant assurées par d’autres prêtres de la paroisse, dont l’abbé Bernard. 

Un prédicateur de choix
Le prédicateur doit en principe être le même pour les quatre messes du temps de l’Avent. Celui qui était prévu ayant dû se désister, il n’a pas été facile de trouver un prêtre pouvant offrir une telle disponibilité. Les auditeurs et les quelques paroissiens présents dans l’églises pourront bénéficier des homélies de l’abbé Marc Donzé, ancien vicaire épiscopal à Fribourg et Lausanne. Grand spécialiste de Zundel, l’abbé Marc anime aussi de nombreuses retraites et appartient à cette catégorie de prêtres itinérants très demandés ! C’est le cas de l’abbé Marc dont les homélies et conférences sont toujours des moments recherchés et privilégiés. C’est donc une aubaine qu’il puisse être écouté loin à la ronde grâce à ces messes radiodiffusées. L’homélie de la messe de Noël sera par contre signée de notre curé-modérateur.

Pas de chorales, mais de la musique !
Il était prévu que ces messes soient animées par une partie chorale assurée par les divers chœurs de la paroisse. Covid oblige, il n’en sera rien puisque les chorales sont condamnées au silence (lire en page 11). Mais la musique ne sera pas absente de ces célébrations radiophoniques, grâce d’abord à l’organiste titulaire de la collégiale, Philippe Marchello qui, lui, peut fonctionner normalement. Des plages instrumentales ou vocales mais à une ou deux voix sont également prévues. Ce qui ne changera pas, par contre, c’est la limitation à 30 personnes dans l’église.

Les cinq dates et l’horaire

Chaque messe du dimanche matin commence à 9h06 pile, juste après le bulletin d’information de 9h, et doit se terminer juste avant 10h. Le minutage est donc important et demande une préparation toute spéciale avec l’équipe officiante (le prêtre, le prédicateur, les lecteurs ou lectrices, l’organiste, les musiciens, etc.). 

Les quatre dimanches de l’Avent et à Noël
Les cinq dates de diffusion sont les quatre dimanches du temps de l’Avent et le jour de Noël :
– Le 29 novembre, 1er dimanche de l’Avent ;
– Le 6 décembre, 2e dimanche de l’Avent ;
– Le 13 décembre, 3e dimanche de l’Avent ;
– Le 20 décembre, 4e dimanche de l’Avent ;
– Le jour de Noël 25 décembre.

Noël, fête du cœur

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, paroisse Saint-Laurent Estavayer / Au large (FR), décembre 2020 – janvier 2021

Par Nathalie Angelini | Photo: LDD

Noël. Oh mais quel mot si doux, si cher à notre cœur ! Noël est pour nous, chrétiens, un moment magique, une période à part, hors du temps. 

Noël c’est l’amour, la douceur, la famille et les beaux repas copieux pour ceux qui sont gâtés. 

Noël, c’est le moment où on est heureux de recevoir et aussi un temps où on s’applique à donner, à penser aux autres. 

Mais il est bon de se rappeler que si Noël est si féerique, doux, rempli d’amour et de douceur, c’est parce que cette période est à l’image de notre sauveur, notre héros, celui qui n’était qu’amour, celui par lequel on a été sauvé, celui grâce à qui nous vivons une vie de confiance, une vie comblée par l’expectative d’une vie éternelle.

Cette année, pour Noël, nous aimerions vous encourager à savourer votre espérance en Christ, nous aurions le souhait d’être tous unis dans l’amour, le partage et le pardon.

Et pour finir en douceur et dans l’espoir, nous souhaiterions vous partager les mots pleins de bons sens du Père Alexis Cerquera, curé des paroisses de la paix et du Saint-Esprit, à Amiens : « Nous ne sommes pas seuls… d’une manière ou d’une autre, nous sommes en communion, même si nous prenons des chemins divers, nous partageons la même humanité, et cela est la raison de notre existence : nous sommes tous frères et sœurs en chemin, nous sommes tous des pèlerins, sur la voie de Dieu. »

Notre prière pour Noël : « Seigneur Jésus, bénissez nos familles, bénissez nos frères, nos Eglises et Seigneur apprends-nous à aimer comme tu aimes, afin que ton amour rayonne à travers nous. »

Amen. Et un doux et joyeux Noël à tous, que l’espoir, la confiance dans le Christ et l’amour habitent nos cœurs.

Noël aujourd’hui

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP de Notre-Dame de Tours (FR), décembre 2020

Par l’abbé Marc Joye | Photo: René Delley

La pandémie, qui sournoisement continue de nous inquiéter, nous aura au moins rappelé que nous sommes tous bien petits et bien fragiles. Tous dans le même bateau, riches ou pauvres sans distinction. Non, les grands de ce monde ne sont pas tout-puissants !

J’y vois une invitation à accueillir à Noël le seul Tout-puissant qui va se revêtir de notre fragilité et devenir un petit enfant couché dans une crèche.

C’est Dieu qui vient à notre rencontre. Alors que César trône dans ses palais à Rome, Dieu est sur la paille à Bethléem.

Si nous voulons bien prendre notre place parmi les bergers qui viennent adorer Dieu en ce petit enfant, nous serons comblés par son Amour sans limite, éclairés de sa Lumière qui brille dans notre nuit, remplis de cette Paix et de cette Joie chantés par les anges.

La crèche vivante de saint François d’Assise

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, Clins Dieu sur les Contrées (VS), décembre 2020

Par l’abbé Pablo Pico | Photo: DR

Vitrail de la chapelle d’Icogne (Jacques Le Chevallier, maître verrier).

Dans la Basilique Supérieure d’Assise figure une fresque de Giotto (1267-1337) représentant la scène de la Nativité jouée par saint François (1181-1226). En effet, une tradition attribue à ce dernier la première réplique de la crèche de Noël. Arrivé dans le village de Greccio en décembre 1223, le saint fait installer dans une grotte un boeuf, un âne et de la paille pour accueillir l’enfant Jésus. Le soir de Noël, les villageois sont invités à célébrer la messe de minuit devant la crèche vivante où la mangeoire sert d’autel. Au cours de l’homélie, « il poverello » étreint l’enfant dans ses bras pour l’embrasser tendrement, et il exhorte les fidèles à faire de même, en ravivant leur foi et ressusciter ainsi à leur tour Jésus dans leur coeur.

Car la contemplation de la naissance du Christ le fait naître dans le coeur du croyant, par la foi amoureuse. Si nous fermons notre coeur à la venue de Jésus en nous, sa naissance d’il y a deux mille ans est vaine. Au contraire, la méditation du mystère de Noël a le secret de pouvoir embraser nos coeurs. La magie de Noël, bien plus profonde que les guirlandes devant les vitrines des commerces, sans parler du père Noël, c’est de retrouver l’esprit d’enfance, de croire que cette nuit est différente de toutes les autres nuits, parce que Dieu a désormais pris le visage d’un enfant.

Or, l’Eucharistie réalise cette naissance de Bethléem, la « maison du pain », où Jésus fut déposé dans une mangeoire. A chaque messe, nous communions au « Pain Vivant descendu du Ciel » (Jean 6, 51). La liturgie, source et sommet de toute la vie de l’Eglise, rend présent les événements de la vie du Christ, de sorte qu’en participant à l’Eucharistie, nous devenons contemporains de la vie et des actions salvifiques de Jésus, y compris sa naissance.

Mais il y a une autre naissance du Christ, encore plus ineffable que celle de la crèche ou celle dans nos coeurs, c’est sa naissance éternelle dans le sein du Père (Jean 1,18). Le psaume deuxième dit : « Tu es mon Fils, moi aujourd’hui, je t’ai engendré ». Cet engendrement du Fils dans le sein du Père a lieu dans l’aujourd’hui de Dieu, hors du temps, éternellement. Et c’est cette naissance ineffable qui révèle le vrai sens des deux autres. C’est parce que l’Enfant couché dans la crèche est le Fils éternel du Père que nous pouvons l’adorer. Imaginez les sentiments de Marie pour son nouveauné qu’elle enveloppe de langes et couche dans la paille. Avec quel émerveillement, avec quelle tendresse, avec quel amour elle le presse sur son coeur de mère.

À notre tour, nous allons bientôt célébrer Noël. La belle tradition de représenter cet heureux événement (ou avènement) avec les personnages de la crèche dans un coin du salon, au pied du sapin, nous aide à méditer sur l’inouï de la visite de l’Emmanuel « Dieu avec nous » (Mt 1,23). Au retour de la messe de Noël (si les mesures sanitaires nous le permettent), nous déposerons l’Enfant-Jésus dans la mangeoire, pour l’adorer. Que cette re-présentation de la Nativité nous donne de faire vivre dans notre coeur, devenu une crèche vivante, l’Enfant-Jésus, le Fils du Père éternel.

Noël 2020: Lumière et ténèbres

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, unité pastorale de la Champagne (GE), décembre 2020

Pour l’équipe pastorale: abbé Robert Truong, curé
Photo: pixabay

Très chers paroissiens dans la Paix du Christ,

Il fait bon, en cette fête de Noël, de nous retrouver entre parents, familles et amis, membres de la même communauté de foi ; il fait bon nous trouver reliés, à la faveur des moyens de communication et de communion modernes ; il fait bon non seulement de savoir, mais de percevoir par nos yeux, nos oreilles et nos cœurs qu’en ce moment et ce jour, des millions de personnes prennent le temps de se laisser joyeusement habiter par les évocations, les images, les lumières, les traditions et les espérances de Noël. Et tout cela malgré les crises sanitaires de Covid-19 et ses conséquences qui tombent sur toute l’humanité.

Il fait bon, ainsi, de prendre rang parmi le peuple en marche qui a vu une grande lumière et qui, aujourd’hui, se donne du temps, de l’ambiance et de la tendresse pour regarder et célébrer cette grande lumière dont parlait le prophète Isaïe (Is 9, 1-13). Une grande lumière a resplendi, une grande lumière continue de resplendir et se donne à voir avec plus d’éclats en certains instants privilégiés, en certaines oasis importantes et décisives pour la suite du chemin. 

Noël n’est pas la fête des enfants plus que des autres. Mais Noël est la fête de l’enfance, de l’enfance d’un monde qui n’en finit pas de naître à travers les siècles, porté et appelé par une longue suite de fidélités.

Que tels soient nos célébrations, nos réveillons et nos repas de Noël. Que telle soit aussi, comme mémoire bonne à garder pour la beauté de la fête, la fête de Lumière qui brille dans les ténèbres du monde.

Paroissiennes et paroissiens de la Champagne chers à mon cœur, je vous souhaite de lumineuses fêtes de Noël et de fin d’année. Je me souviens de vous dans nos célébrations. 

L’Avent, une attente habitée

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP de Notre-Dame de l’Evi (FR), décembre 2020

Par Sœur Anne-Françoise Camélique

Ce qui caractérise le temps de l’Avent, c’est l’attente. Dans notre monde pressé, du « tout, tout de suite », permettre de vivre un temps d’attente, de silence est un cadeau, un espace. Ce n’est pas une attente vide, inutile, du temps perdu, c’est comme une vigilance du cœur et des yeux pour découvrir ce qui germe du monde nouveau. C’est une attente longue, mais habitée par une promesse heureuse.

La liturgie de l’Avent nous invite à veiller, à nous tenir prêts, à nous convertir pour accueillir Celui qui vient. La joie est présente dans les textes et les prières liturgiques car l’Incarnation du Fils de Dieu nous apporte la réconciliation et la joie du salut. Aussi l’Avent vient nous redire qu’il faut consentir à l’attente pour laisser plus d’espace à Dieu et pour raviver notre désir d’un recommencement qui s’adresse à notre désir d’aller au-delà de la routine du quotidien et accéder ainsi au cœur de nous-mêmes, là où nous trouvons Dieu.

Veiller se veut alors l’expression de notre fidélité à Dieu et du soin que nous mettons à vivre avec Lui parce que c’est Lui d’abord qui s’est approché de nous par son Incarnation, assumant pleinement notre condition humaine. 

L’Avent est donc un temps d’attente joyeuse, de vigilance, une attente qui n’est pas vide, mais qui est centrée sur la personne de Jésus que nous nous préparons à accueillir. Cette attente est en même temps un temps d’espérance, animée d’une certitude : le Seigneur est venu, il vient encore et il sera toujours présent dans notre monde et dans notre vie. Notre vigilance est celle d’un cœur qui aime, d’un cœur dont l’amour souhaite ardemment la venue de Celui qui vient s’inscrire dans notre humanité. 

En cette période de l’Avent, préparer Noël, c’est d’abord prendre du temps de silence et de recueillement pour nous mettre à l’écoute d’une Parole qui vient d’ailleurs, pour l’entendre résonner au plus intime de notre être et nous mettre au service de ce mystère qui nous dépasse. 

Nous sommes appelés à rester éveillés, non par crainte ni par peur, mais pour construire une société plus fraternelle. Au cœur de la simplicité de notre vie quotidienne, nous sommes invités à lever les yeux pour attendre le Seigneur qui vient afin de nous réjouir de sa venue en lui disant : « Viens, Seigneur Jésus… Viens… »

A l’approche de ce temps de Noël, l’équipe pastorale vous invite à plonger à nouveau au plus profond de votre espérance, à poursuivre le chemin malgré et avec les exigences du virus ! Que Jésus Sauveur soit pour chacune et chacun cette Espérance cachée et présente, qui vous guide sur les chemins du bonheur. 

QUE LA LUMIÈRE DE NOËL ILLUMINE VOS CŒURS !

Attente

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP des Boucles du Rhône (GE), décembre 2020

Par Jean-Marc Lacreuze | Photo: pixabay

Au moment où commence une nouvelle année liturgique par le temps de l’Avent, nous voici plus que jamais en attente. Jamais, jusque-là, nous n’avons vécu dans une telle incertitude du lendemain. Quand j’écris ces lignes, je ne sais pas… Je ne sais pas dans quel état sanitaire nous serons lorsque vous les recevrez… 

Et pourtant, dans mon cœur, j’attends un renouveau, comme le peuple hébreu dans l’attente du Messie, du Sauveur. 

Ce mois de décembre va nous conduire à Noël, aurore d’un monde nouveau. Dimanche après dimanche, nous marcherons vers la lumière de l’espérance : merci à l’équipe qui a préparé notre Avent en communauté ! 

Le premier dimanche est marqué par le signe de l’attente de Celui qui vient comme la lumière. Nous en avons tant besoin en ces temps de ténèbres. Mais, dans mon cœur, je le sais, le tunnel, même s’il est long, n’est pas sans fin. La lumière est au bout et les jours vont recommencer à s’allonger, espérance d’un printemps meilleur que celui que nous avons vécu. Je peux déjà apporter la lumière du pardon (2e dimanche), cette main tendue par Dieu pour me conduire quand je suis dans le brouillard du doute. Et aussi le pardon que je peux accorder, petite lumière que j’offre autour de moi, lumière de joie et d’espérance, cette joie soulignée le troisième dimanche. Le masque cache le sourire de mon visage, mais mon regard peut exprimer la joie partagée, joie d’une espérance, encouragement à rayonner de la lumière qui illumine mon cœur envers et contre tout. Cette lumière vient de ma relation intérieure, de la prière, dans la disponibilité de Marie (4e dimanche), dans sa confiance en un avenir qu’elle non plus ne connaissait pas avec précision. Elle fait confiance, nous montre le chemin de cette confiance. Que Marie nous accompagne sur ce chemin d’attente et d’espérance. Avec elle, avec tous les croyants, portons-nous les uns les autres dans la prière et dans l’appel qui conclut toute la Bible :

Viens, Seigneur Jésus !

Ouvrons nos cœurs et nos maisons

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur des Deux-Rives (VS), décembre 2020

Texte et photo proposés par l’équipe de Saillon

Jésus, viens ouvir nos maisons et nos cœurs.
Jésus, là où tu es né,
ta crèche n’était pas fermée.
Tu as voulu
que tout le monde puisse venir Te voir,
parce que Tu es venu pour tout le monde.
Avant que Tu naisses, Jésus,
Joseph et Marie n’avaient trouvé
que des maisons aux portes fermées :
fermées au secret de Dieu.
Ils ont trouvé ouverte une étable,
une pauvre étable.
Aujourd’hui, Jésus,
Tu ne nais plus dans une étable ;
mais Tu veux naître, dire le secret de Dieu
dans toutes les maisons, dans tous les cœurs.
Tu veux déposer le baiser de Dieu
sur tous les visages.
Tu veux des millions de crèches
pour habiter le monde.
Tu veux des millions de cœurs
pour donner ta paix sur la terre.
Tu veux des millions de visages
pour donner la paix de Dieu.
Tu veux des millions de Noëls
pour donner ton Noël.
Jésus, viens ouvrir nos maisons et nos cœurs
pour dire avec Toi :
Gloire à Dieu, notre Père !

En avant vers l’Avent

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur Notre-Dame des Glaciers (VS), décembre 2020

Texte par le chanoine Jean-Pierre Liaudat, curé | Photo: DR

Le 29 novem­­bre, premier dimanche de l’Avent, nous avons débuté une nouvelle année liturgique. L’année B, année où nous redécouvrirons la Bonne Nouvelle selon saint Marc.

Une nouvelle étape nous est ainsi proposée. C’est le temps de l’Avent. Ce temps qui nous invite à préparer la venue du Christ. 

Nous sommes invités à entrer sans crainte dans ce temps de la veille, de la préparation, du témoignage ! 

La situation sur le front sanitaire échappe toujours à notre maîtrise et nous allons encore naviguer à vue. 

Comme Abraham, appelé à la foi, il s’agit pour nous de vivre cette situation exceptionnelle dans la confiance, sans trop savoir où Dieu nous conduit. 

Nous sommes dans un tunnel, au bout, la lumière nous attend. 

Situation exceptionnelle, année pastorale exceptionnelle durant laquelle nous risquons à nouveau de vivre des temps d’ascèse spirituelle. 

Les horaires du temps de l’Avent et de Noël seront établis semaine après semaine, à cause du manque de visibilité en l’avenir. Nos habitudes reprendront quand les feux sanitaires seront à nouveau au vert. Malgré tout, la vie du secteur continue et le conseil de communauté vous aidera à la vivre au mieux. 

Soutenons également les treize jeunes de nos paroisses qui débutent le chemin de préparation au sacrement de confirmation. La fête de confirmation est prévue le 16 mai 2021 à Salvan.

Dès le 17 février 2021, nous entrerons dans le Carême, par le mercredi des Cendres. Vous pourrez vous y préparer en gardant précieusement L’Essentiel pour en lire les dernières pages qui vous aideront à entrer déjà un peu dans ce temps.

Mais en attendant, je souhaite à chacune et chacun une bonne entrée en AVENT et une bonne préparation à la fête de NOËL. 

Veiller? Attendre? Guetter?

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur Notre-Dame des Glaciers (VS), décembre 2020

Texte par Jocelyne Wanderscheid

Ralentir le rythme, oser même s’arrêter pour mieux veiller, attendre et guetter.
Veiller ? Attendre ? Guetter ?
En ce temps de l’Avent
j’attends l’enfant à naître
en moi, en toi, et en ce monde,
entièrement tournée vers Lui, avec le désir d’être habités,
transformés, puis inspirés par Lui. 

Je guette la venue de cet enfant à naître en moi, en toi, et en ce monde,
avec le désir de devenir des êtres nouveaux et d’entrer avec Lui, tous ensemble,
dans des jours plus justes et plus beaux.
Je ne suis pas la seule qui veille, qui attend, qui guette,
nous sommes des milliards sur la planète.
Mais il y a surtout Lui qui nous veille, qui nous attend, qui nous guette, inlassablement, car Il nous l’a promis, cet enfant à naître, c’est Lui qui nous ouvre ce nouvel avenir : celui de nous savoir, chacun, chacune, à présent
aimé de Son Père comme son enfant.

Quatre semaines

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur Notre-Dame des Glaciers (VS), décembre 2020

Texte par le curé | Photos: Patrick Nelis

Le temps de l’Avent, c’est quatre semaines pour gravir les marches vers le soleil de Dieu. Veillez, veillez sans relâche : soyez vigilants. Voilà en quelques mots le message du premier dimanche de notre montée vers l’espérance.

Le temps de l’Avent, c’est quatre semaines pour rejoindre Jean le Baptiste au désert. Convertissez-vous, changez vos cœurs, préparez la route au Seigneur. Voilà proclamé par le prophète, le message du deuxième dimanche de notre montée vers l’espérance.

Le temps de l’Avent, c’est quatre semaines pour s’élever au-dessus du quotidien, être témoins et oser dire sa foi au grand jour. Celui qui vient est plus grand que tout, il est paix, justice et amour sans fin. Voilà le message du troisième dimanche de notre montée vers l’espérance.

Le temps de l’Avent, c’est quatre semaines pour accueillir l’impossible, être sans crainte et mettre toute sa confiance en la Parole de Dieu. Le Seigneur est avec toi, dira l’ange à Marie. Le Seigneur est avec nous à tout jamais. Voilà le message du quatrième dimanche de notre montée vers l’espérance.

Nous allons fêter Noël!

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP Sainte-Claire (FR), décembre 2020 – janvier-février 2021

Par le Chanoine Jean-Jacques Martin | Photo: Lucette Sahli

Mais alors, mes amis, qu’est-ce que Noël ? Sur quoi repose notre joie ? Que peut-on espérer ? J’ai tapé « Noël » sur Google et j’ai trouvé comment visiter l’atelier du Père Noël, rencontrer des petits lutins. J’ai vu les marchés de Noël, les boules colorées, les guirlandes et les sapins. J’ai vu les recettes de cuisine, les idées de cadeaux… vraiment tout, sauf… ce que nous dit l’Evangile ! Alors je nous pose la question : qu’est-ce que Noël ? Sur quoi repose notre joie ? Que peut-on espérer ?

Je regarde la crèche et devant ce spectacle silencieux, je m’interroge. Cela n’est pas du tout ce que l’on attendait. Mais c’est tellement humain, tellement simple et naturel, que c’en est renversant, divin, surnaturel. Les pauvres, les blessés, les exclus, les pécheurs, les damnés, les noyés, les ratés de la terre, dans leur douleur, peuvent comprendre les premiers. Noël, c’est d’abord pour eux. 

S’il y a un Dieu, un maître de l’impossible, c’est chez eux qu’il va se manifester.

Pas de Père Noël mais un enfant Emmanuel. C’est dans l’ouverture même de tout notre être que Dieu vient nous rejoindre, au cœur, au creux de l’humanité. Il est le sourcier de toutes les énergies enfouies, pour nous guérir, pour nous sauver, pour nous ressusciter.

L’heure est à la fête et à la joie, à la famille et à l’amour, aux bras grands ouverts pour la prière et l’amitié.

Belle et sainte fête de Noël à vous toutes et tous !

Prier en direct avec les sœurs de Grandchamp

Par Pascal Ortelli
A Areuse (NE), la communauté monastique de Grand- champ rassemble des sœurs de différentes confessions chrétiennes. Sa vocation œcuménique au service de la réconciliation l’amène à proposer depuis de nombreuses années des temps de prières œcuméniques. En raison de la pandémie, on peut les suivre en direct.

Une bonne surprise
Depuis plusieurs années déjà, on peut suivre en direct via un canal audio (www.grandchamp.org) les quatre temps de prière qui jalonnent leur journée tout comme les eucharisties du jeudi soir et du dimanche matin. La possibilité de prier à distance avec la communauté de Grandchamp a été proposée bien avant la pandémie. «Et ce d’abord pour que nos sœurs vivant en EMS puissent rester en communion avec nous, confie sœur Pascale. Nous n’avions pas prévu que cela intéresserait d’autres personnes et ce fut une bonne surprise !»

Cette année pour la première fois, les sœurs ont également retransmis les retraites de Pâques et de Pentecôte. «Le fait d’être suivies en direct par des internautes nous poussent à être davantage à l’écoute et concentrées sur notre prière personnelle et communautaire», ajoute sœur Pascale.

Modelées par la Vie
Vie de prière et vie fraternelle, voilà les deux composantes qui permettent aux sœurs de déployer leur mission d’accueil. L’hospitalité et les retraites spirituelles sont en effet à l’origine de leur communauté.

Dans les années 1930, «les Dames de Morges», des femmes issues de l’Eglise réformée, proposent, sous l’égide de Geneviève Micheli (veuve et mère de trois enfants), une fois par an, des retraites spirituelles à Grandchamp. Très vite se fait sentir l’appel à y assurer une présence permanente et à puiser aux sources de la tradition monastique, peu présente dans le protestantisme. «Nous sommes entrées dans l’œcuménisme par les circonstances de la vie», relève sœur Pascale. Une première cha- pelle est inaugurée en 1936, tan- dis que les premières sœurs font profession en 1952.

Aujourd’hui, les sœurs accueillent à Grandchamp jusqu’à une trentaine de personnes pour un séjour de silence et de solitude, un temps de bénévolat ou une retraite proposée par la communauté. Le Conseil œcuménique des Eglises leur a confié la mission de préparer le carnet de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens en 2021 autour du thème: «Demeurez dans mon amour et vous porterez du fruit en abondance.»

Point de vente »

Plus d’infos:  grandchamp.org

Restaurant Le Seize

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur pastoral de Martigny (VS), novembre 2020

Propos recueillis par Pascal Tornay | Photo: DR

Depuis septembre 2016, le restaurant Le Seize, situé à la Rue des Etangs 16 à Martigny, est un atelier à part entière au sein de l’Association Régionale Professionnelle pour l’Insertion (ARPI). L’ARPI est née de l’union de deux institutions de la ville de Martigny, le SEMO (fondé en 1995) et Trempl’Interim (fondé en 1998).

L’ARPI, association à but non lucratif, accueille des demandeurs d’emplois du district de Martigny. Elle est séparée en deux secteurs bien distincts : le secteur adulte et le secteur jeunes (semestre de motivation). Les mesures mises en place doivent permettre aux participants d’intégrer le premier marché du travail, qu’il s’agisse d’insertion ou de réinsertion professionnelle. Les mesures offertes couvrent une durée de 6 mois pour les jeunes et de 3 mois pour les adultes. Elles peuvent être prolongées de gré en gré. Durant ce temps, les participants sont soutenus dans leurs démarches administratives, dans leurs recherches d’emploi et bénéficient de formations dans le domaine choisi. Dans un environnement de travail proche de celui de l’entreprise, les différents ateliers, équipés d’outillages modernes, assurent à chacun le développement des compétences nécessaires au rapprochement d’un futur emploi. Reliée à la section Logistique des Mesures du Marché du Travail (LMMT), l’ARPI constitue, avec l’Office Régional de Placement (ORP), un prestataire de l’Etat du Valais. L’ARPI collabore aussi avec l’Assurance Invalidité (AI) dans le cadre de l’organisation des différentes mesures d’orientation et de réadaptation professionnelle. Ces mesures dites d’observation ont pour but d’accompagner les participants dans le processus de reprise d’activité après une longue interruption de travail.

Les ateliers recouvrent les domaines d’activité suivants : le bois et la menuiserie ; l’hôtellerie et la restauration avec notre restaurant « Le Seize » ; la permaculture, l’intendance et logistique (PIL) ; les travaux extérieurs pour les communes (appelé TEC) ; les travaux en atelier pour les communes (TEC2) ; le fer ; l’administration, l’accueil et secrétariat ; l’intendance ; la céramique ; la couture ; la sérigraphie ; la décoration ; enfin l’atelier « projet » qui permet l’accompagnement personnalisé des participants dans leurs recherches ainsi que les postes extérieurs en réseau.

Le restaurant bio Le Seize propose aux participants toute la palette des métiers en lien avec le secteur de l’hôtellerie et de la restauration. C’est un établissement qui n’est accessible qu’aux membres de l’association. Il suit un concept 100% bio, n’utilise que des produits de la région et vise zéro déchet. L’offre qui est faite chaque jour à notre clientèle comprend trois menus : un menu du jour, un menu végétarien et un menu sans gluten et sans lactose. Nous nous réjouissons de vous y rencontrer !

Corentin Decoppet, 17 ans, est au service des clients. Il raconte : « J’ai récemment arrêté l’apprentissage d’automaticien que j’avais débuté, parce que ça ne me plaisait plus. Ç’a été une déception, mais je ne le prends pas comme un échec. Finalement, c’est un plus pour ce que je ferai après. Le Seize est un bon endroit pour se retrouver professionnellement. J’espère que ça me permettra de savoir ce que j’ai vraiment envie de faire. Arrivé ici, j’ai d’abord passé une semaine à l’atelier céramique, mais je m’y ennuyais. On m’a proposé de venir au restaurant. J’y prends beaucoup de plaisir. Bouger, rencontrer, être en contact avec les gens, c’est ça qui me plaît. Ça me permet d’envisager de nouveaux stages ailleurs. En plus, j’ai un bon contact avec les patrons et avec mon référent. Je sens que je vais pouvoir avancer ! Mon souhait : finir un CFC, avoir un métier que j’aime. Etre heureux de me lever le matin pour aller travailler… »

Esther Malcotti est la responsable du Secteur hôtellerie & restauration. Cuisinière de formation, elle a dû « remettre en chemin sa vie professionnelle après un divorce difficile ». Avec un Brevet fédéral en restauration en poche, elle a accepté de relever le défi, à 48 ans, de créer le restaurant bio qu’est aujourd’hui « Le Seize » avec ses 130 couverts quotidiens. « Je voulais absolument suivre certaines valeurs : favoriser la créativité, montrer la passion du métier et utiliser les produits locaux bio. J’ai mis le temps, mais aujourd’hui le résultat est là. Actuellement, nous gérons aussi le restaurant et la cuisine du Centre professionnel de Martigny. 

Vraiment, je m’épanouis avec ces jeunes. Je suis témoin de tant de guérisons. Il y a bien le défi professionnel, mais je vois bien que ce dont ces jeunes ont le plus besoin, c’est de sentir et d’entendre qu’on les aime. Je le leur dit tel quel : «  Toi, je t’aime !  » Ils n’ont parfois jamais entendu ça de leur vie ! Seul l’amour guérit, car c’est avant tout dans l’être que le projet professionnel se joue… J’en suis persuadée ! Ici, on est une famille… On tire tous à la même corde. »

Face à la mort

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur pastoral de Martigny (VS), novembre 2020

Par Dominique Perraudin | Photo: www.seraphim-marc-elie.fr

Comment à partir de la foi comprendre l’incompréhensible mystère de la mort? Comment entrer en dialogue avec nos défunts? Pourquoi ce passage de la vie terrestre à la vie éternelle nous fait-il si peur? Avec le surgissement de la mort, tant de questions sans vraies réponses se pressent. La mort fait souvent peur. On en a parfois même fait un tabou. On la préfère aux oubliettes… et pourtant elle nous côtoie chaque jour.

Lors de la disparition d’une personne âgée, nous sommes dans la tristesse bien qu’il semble que son départ soit dans la nature des choses. Cependant, lorsque la mort frappe une personne plus jeune – qui plus est un enfant – alors la révolte gronde en nous, pourquoi donc ?

Deux de mes frères sont décédés alors qu’ils étaient très jeunes. Mes parents ont beaucoup souffert de ces séparations. J’ai mieux compris, à ce moment-là, ce que pouvait signifier pour une maman ou un papa de perdre un enfant. Malgré ces épreuves, mes parents ont conservé la foi : cela a été pour moi un exemple de vie et d’amour. Mais comment ne pas laisser le désespoir nous envahir ? Comment permettre à la relation avec nos défunts de se poursuivre sans perdre pied ? Comment rester en communion ?

En relation dans la prière de chaque jour. – Ne parlons pas d’occultisme ou de rencontres par le biais de médiums. Non, je crois qu’il suffit de prier avec confiance pour cultiver notre lien avec nos défunts. Personnellement, chaque soir et chaque matin, je concentre mon esprit en me rappelant tous les beaux épisodes de la vie que j’ai vécus avec eux et je me persuade qu’ils sont heureux. Chaque jour, je prie avec eux pour qu’ils demandent au Père céleste la possibilité d’être à nouveau tous réunis. Je me dis qu’au paradis, Jésus ne séparera pas ce qu’il avait si bien uni sur la terre !

Je prie aussi Jésus pour qu’il prépare de très larges places aux enfants privés de la vie terrestre avant même leur naissance et à ceux qui meurent sous les bombes de la folie des hommes. Je demande à Marie qu’ils soient là pour m’accueillir le jour où je quitterai cette terre. La nuit venue, je ferme les yeux qui s’alourdissent. Je vois défiler tant de belles choses que la vie m’apporte chaque jour et je m’endors. Le matin au réveil en priant et en remerciant le Seigneur Jésus, la Vierge Marie et saint Joseph pour la belle nuit que j’ai passée, je dis « bonjour ! » à mes parents, à mes frères, à tous mes amis décédés. Je leur souhaite une bonne journée. Je demande à saint Joseph d’être mon guide et mon patron, la paix, la joie envahissent alors mon esprit. Je sens que toute ma famille est présente à mes côtés, et c’est reparti pour une nouvelle journée.

Certains diront que je suis un peu fou mais, c’est bien mon style d’honorer comme je le fais la mémoire des défunts et de dialoguer ainsi si spontanément avec eux. Cela ne me rend pas triste. Au contraire je suis simplement heureux de savoir qu’un jour, je les rejoindrai.

Un livre à lire ou à relire au sujet de notre rapport aux défunts :
« Avec nos défunts : la relation continuée » par José Davin et Michel Salamolard,
Ed. Saint-Augustin, Coll. Aire de famille, 2003.

Etonnante parenté

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP Nyon-Founex (VD), novembre-décembre 2020

Par Geneviève de Simone-Cornet | Photo: Jean-Claude Gadmer

La vie paroissiale a repris après des mois au ralenti. Le fameux virus, invisible à l’œil nu mais dont les ravages sur les organismes et la société sont conséquents ! Tous n’ont pas retrouvé le chemin de l’église, et nos communautés ont en partie un autre visage. Les messes sont à nouveau célébrées, avec des consignes strictes que font respecter des bénévoles dont vous avez pu découvrir le précieux engagement dans L’Essentiel de septembre. Des réunions se tiennent – il faut bien organiser la pastorale et la catéchèse. Mais tout peut toujours être remis en question par la COVID-19.

Vous ne trouverez pas les horaires des célébrations de Noël et du Nouvel An à la fin de ce magazine, par exemple. Ce n’est pas un oubli. Mais impossible de fixer les choses à l’avance : le virus est trop capricieux !

L’incertitude que nous expérimentons depuis des mois nous rappelle combien nous sommes vulnérables et combien notre société est fragile. Rien ne va plus de soi : il nous faut sans cesse nous interroger sur ce que nous faisons pour ne pas nous mettre en danger et mettre les autres en danger. L’incertitude est la grande leçon d’une pandémie dont nous ne sommes pas encore sortis.

Et nous voilà invités à tourner nos regards vers Noël, ne sachant pas comment nous allons célébrer cette grande fête. Noël ? C’est Dieu dans un enfant: petit, vulnérable, incertain. Noël ? C’est Dieu qui vient revêtir notre chair : c’est risqué. Noël ? C’est Dieu qui se laisse faire, tout petit entre nos mains, fragile et sans défense. Noël, c’est Dieu qui s’en remet à nous.

Un Dieu précaire vient habiter nos vies bousculées, se nicher au cœur de nos incertitudes en cette année particulière. Lui aussi, exposé, il expérimente la fragilité. A l’unisson de nos questions et de nos déroutes, de nos pas mal assurés, de nos gestes hésitants. Etonnante parenté que dessine la COVID-19 entre l’enfant de la crèche et nous qui ne savons pas trop qu’entreprendre en cette période spéciale. Et si, comme lui, nous nous laissions guider par les événements ? Si, comme lui, nous y lisions les signes d’une Présence aimante ?

La Toussaint et la fête des morts

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur des Deux-Rives (VS), novembre 2020

Par Véronique Denis | Photo: Edition Saint-Augustin

Petit livre à lire facilement, par petites doses comme des méditations quotidiennes. A commander aux Editions Saint-Augustin à Saint-Maurice.

L’Eglise propose deux fêtes le 1er et le 2 novembre. Pour des raisons de commodités et permettre à un plus grand nombre de personnes d’y participer, nous groupons généralement la fête de la Toussaint avec celle de la commémoraison des fidèles défunts prévue normalement le lendemain. A l’issue de la messe de la Toussaint, nous nous rendons au cimetière pour faire mémoire de nos proches défunts. 

Mais au fait, c’est quoi la Toussaint ?
Contrairement aux grandes fêtes liturgiques (Noël – Pâques – Pentecôte…) la Toussaint n’a pas une origine biblique. Elle a été célébrée pour la première fois dès le IVe siècle, au temps des persécutions : les chrétiens souhaitaient fêter les martyrs qui avaient donné leur vie dans le sang, puis avec le temps, cette célébration s’est étendue à tous les saints et a été fixée au 1er novembre. 

Qu’est-ce qu’un saint ?
Le pape François dans son exhortation apostolique « l’appel à la sainteté dans le monde actuel » apporte un éclairage intéressant sur la sainteté. Les saints que nous fêtons le 1er novembre sont déjà parvenus en la présence de Dieu : « Ils nous encouragent et nous accompagnent, car ils gardent avec nous des liens d’amour et de communion. » 1 Ayons à cœur de prier et d’invoquer les saints : ils nous guident dans notre marche vers le Royaume. 

Mais n’oublions pas « les saints de la porte d’à côté », « car l’Esprit Saint répand la sainteté partout, dans le saint peuple fidèle de Dieu… » 2 Soyons donc attentifs à tous ceux et celles que nous côtoyons au quotidien : humblement, en vérité, ils rendent actuelle la présence du Christ, car l’Evangile est au cœur de leur existence. 

En conclusion, le pape François nous invite à vivre les Béatitudes, cet évangile proclamé le jour de la Toussaint : « Le mot heureux ou bienheureux devient synonyme de « saint », parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole, atteint dans le don de soi, le vrai bonheur. » 3 

Le 2 novembre, une journée de souvenir et d’intercession pour les morts
C’est une manière pour nous de nous rappeler de tous ceux qui nous précèdent sur le chemin du Royaume et que nous n’oublions pas. Les tombes de nos cimetières sont embellies et sont le signe de notre communion avec tous ceux qui nous sont chers. 

C’est aussi l’occasion de prier pour les morts. Cette prière d’intercession relie en quelque sorte le ciel et la terre dans la communion des saints : nous prions avec et pour les morts. Il y a, dans le Christ, une solidarité qui nous unit par-delà la mort, pour la vie éternelle. 

1 Cf. pape François, Gaudete et exsultate, nos 3-4.
2 Cf. pape François, Gaudete et exsultate, no 6.
3 Cf. pape François, Gaudete et exsultate, no 64.

Les veillées funéraires

La mort concerne chacune et chacun. Pour accompagner les personnes endeuillées, l’Eglise propose plusieurs étapes, notamment la célébration des funérailles chrétiennes avec les rites accomplis (l’eau, en souvenir du baptême ; la croix, signe de l’amour infini de Jésus ; l’encens, signe de respect du corps et de la prière qui monte vers Dieu). 

D’autres étapes peuvent rythmer le chemin du deuil, notamment la visite à la crypte qui permet à la communauté d’honorer, en signe de respect, la vie du défunt. Certaines paroisses proposent, durant la visite à la crypte, des veillées funéraires.  

C’est l’occasion, en méditant la Parole de Dieu, de rendre grâce pour la vie du défunt. Veiller et prier auprès du défunt est une manière pour ceux qui restent de se soutenir les uns les autres et de manifester la foi en la vie éternelle. 

Quelques personnes de l’équipe pastorale du secteur, formées pour animer ce type de veillée auprès des défunts, sont disponibles. Au moment du contact avec le prêtre célébrant les funérailles, celui-ci fera cette proposition de veillées funéraires. La famille pourra y donner suite, si elle le souhaite. 

Ces propositions sont des invitations pour accompagner les familles dans la souffrance et redire avec humilité que la mort n’est pas une disparition ou une rupture, mais un passage vers la Vie éternelle. Ces veillées funéraires mettent en évidence tous les liens tissés durant la vie et qui continuent au-delà de la mort. 

Fraternité

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, Unités pastorales du Grand-Fribourg (FR), novembre-décembre 2020

Par l’abbé Alexis Morard, doyen | Photo: DR

En cette période pandémique, le besoin de fraternité se fait sentir de manière particulière. C’est précisément la thématique de la dernière lettre encyclique du pape François dont nous découvrons quelques intuitions majeures dans ce numéro, à travers le regard de Mgr Alain de Raemy, évêque auxiliaire.

Avec le chanoine Philippe Blanc, c’est un vrai frère et un vrai pasteur que nous avons accueilli le dimanche 25 octobre dernier à la cathédrale. Les paroisses, bénévoles et agents pastoraux de l’unité pastorale Notre-Dame et tout le décanat de Fribourg se réjouissent de collaborer avec lui dans l’annonce de l’Évangile. 

Belle fraternité que celle de ces enfants qui, au début de l’automne, ont reçu pour la première fois l’Eucharistie. Un retour en images des célébrations de premières communions dans notre décanat. Merci à leurs parents, parrains et marraines et aux catéchistes qui les ont accompagnés sur ce chemin.

En ce mois de novembre, l’Église nous invite à lever les yeux vers la Cité où sont inscrits les noms de tous nos frères et sœurs défunts. Puissions-nous
garder au cœur d’inscrire les nôtres dans celui de notre prochain, à la manière dont nous y invite le pape François dans la finale de « Fratelli tutti » :

« Notre Dieu, Trinité d’amour,
par la force communautaire de ton intimité divine
fais couler en nous le fleuve de l’amour fraternel.
Donne-nous cet amour qui se reflétait dans les gestes de Jésus
dans sa famille de Nazareth et dans la première communauté chrétienne.
Accorde aux chrétiens que nous sommes de vivre l’Évangile
et de pouvoir découvrir le Christ en tout être humain,
pour le voir crucifié
dans les angoisses des abandonnés et des oubliés de ce monde
et ressuscité en tout frère qui se relève.

Viens, Esprit saint, montre-nous ta beauté
reflétée en tous les peuples de la terre,
pour découvrir qu’ils sont tous importants, que tous sont nécessaires,
qu’ils sont des visages différents de la même humanité que tu aimes. Amen ! »

Bien cordialement.

André Moser nouveau président

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP Nyon-Founex (VD), novembre-décembre 2020

Texte et photo par Françoise de Courten

Françoise Belmont, présidente très appréciée du Conseil de communauté de Saint-Robert pendant presque cinq ans, a donné sa démission. Son successeur a été choisi en la personne d’André Moser (portrait ci-contre).

André, tu es né à Aarau, en Argovie, en 1956. Quelles circonstances t’ont amené dans notre région ?
– J’ai vécu à Aarau. Ma scolarité s’est déroulée en allemand, mais je suis bilingue. Ma mère était originaire de la partie francophone du canton de Fribourg, mon père de Soleure. J’ai toujours baigné dans ces deux cultures.

Après un apprentissage dans le secteur bancaire, j’ai été engagé en 1975 à l’UBS à Genève. J’ai ensuite travaillé pour Lombard Odier and Co, la banque Hottinguer et la banque Heritage.

Je me suis marié à Saint-Robert en 1985. Ma femme, notre fils et moi-même avons habité à Etoy, puis Commugny ; nous sommes à Coppet depuis 1995. Ma femme a été catéchiste à Saint-Robert durant neuf ans.

Pourquoi te mettre au service de la paroisse de Founex ?
– J’ai beaucoup reçu dans ma vie aux plans privé et professionnel. Ayant pris ma retraite il y a peu, je désire offrir à mon tour quelque chose.

Pour participer à la vie de l’Eglise, il faut un ressort de plus, la foi. D’où vient ta foi ?
– Ma famille est très croyante. Petit, j’accompagnais toujours ma mère à la messe. J’ai aussi servi la messe pendant de nombreuses années. 

L’enfance détermine souvent nos choix. Quels sont tes souvenirs d’enfance les plus marquants ?
– Ma grand-mère tenait un petit commerce à Misery, dans le canton de Fribourg ; enfant, j’y passais mes vacances. Même si les temps étaient difficiles, le partage faisait partie de notre quotidien. Il était normal et naturel de venir en aide aux personnes plus pauvres que nous.

A l’époque, à la campagne, il n’y avait pas de trafic. Nous étions toujours à l’extérieur, dans la nature avec les animaux ou occupés à construire des cabanes dans la forêt. Ce que je retiens de mon enfance, c’est un climat de paix, de gentillesse et de générosité.

Tous unis pour la reprise

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Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP Nyon-Founex (VD), novembre-décembre 2020

Par Olivier Minniti | Photo: Sandrine et Olivier Minniti

Dix ans que la reprise de l’année pastorale était marquée par une messe rassemblant toutes les communautés de l’Unité pastorale Nyon-Terre Sainte (UP) à l’abbaye de Bonmont. Cette année, la COVID-19 ayant fermé l’abbaye, une messe d’envoi en pastorale a été célébrée à la Colombière en lien avec les communautés.Tous unis, même à distance : c’était le mot d’ordre de la messe du dimanche 6 septembre, qui marquait le lancement de l’année pastorale 2020-2021. Elle était célébrée par le curé modérateur, l’abbé Jean-Claude Dunand, à l’église de la Colombière à Nyon en présence d’un représentant de chaque communauté, conseil et groupement de l’Unité pastorale (UP). Et retransmise dans chaque lieu de culte de l’UP, où s’étaient réunis les fidèles des communautés respectives autour d’un prêtre ou du diacre, Eric Monneron. Quant aux communautés linguistiques, espagnole, portugaise et italienne, elles étaient représentées à la Colombière.

Avec elles, les communautés de Nyon, Gland, Crassier, Begnins, Saint-Cergue et Coppet forment l’UP Nyon-Terre Sainte. En ouverture de la célébration, le ton était donné par les délégués des communautés: ils ont représenté les liens qui nous unissent en reliant les photos des six lieux de culte de l’UP au moyen de rubans rouges. Une diversité qui fait la richesse de l’UP, a souligné le curé.

Faire équipe
Il a rappelé que là où se trouve la communauté se trouve le Christ. Ce n’est qu’à partir de là que tout s’éclaire dans notre façon de faire équipe tous ensemble. Nous sommes invités à cultiver des relations vraies et fraternelles en ouvrant notre cœur à la Parole du Seigneur, une Parole vivante et actuelle. Celle-ci s’inscrivait magnifiquement dans nos existences et dans notre vie paroissiale à travers les textes du jour: le dernier verset de l’évangile a en effet résonné d’un écho particulier en ce jour de fête : « En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux » (Mt 18, 20).

Devenir gardien de son frère : voici ce qu’ont illustré Alessandra Cibrario et René Parfait Messeng en recevant le mandat de ministres extraordinaires de la communion afin d’être des liens avec nos frères et sœurs fragilisés.

Esther Bürki a été confirmée en tant que membre de l’Equipe pastorale. Un grand merci à elle pour avoir coordonné l’organisation de cette célébration ainsi qu’aux célébrants et aux nombreux bénévoles qui ont œuvré pour la beauté et la réussite de cette fête. Rendons grâce à Dieu pour cette nouvelle année pastorale qui nous invite à goûter, par tous nos sens, la saveur du Ressuscité qui vit et agit en nos vies. Construisons ensemble notre communauté !

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