Sœur Regina

Lorsqu’elle parle de Madagascar, les yeux de Sœur Regina brillent. Des noms inconnus résonnent à mes oreilles et j’essaie de les placer sur une carte du monde. Après y avoir passé 47 ans, la religieuse se sentait chez elle au milieu des Malgaches. «Si j’étais en bonne santé, je serais encore là-bas», affirme avec conviction Sœur Regina.Propos recueillis par Véronique Benz
Photo: V. Benz

« La vie consacrée est une grâce qu’on ne peut que recevoir, c’est une réponse à un appel qui ne se fait pas une fois pour toutes, mais qui est à renouveler chaque jour », souligne Sœur Regina. Cependant deux facteurs ont aidé Sœur Regina à répondre à cet appel : le scoutisme et la montagne. « J’ai commencé le scoutisme toute petite. J’ai été longtemps cheftaine des louveteaux. J’ai fait dans ma jeunesse beaucoup de montagne et d’alpinisme. »

Elle choisit d’entrer au Carmel Saint-Joseph. « La spiritualité du Carmel avec l’enseignement de ses grands saints, notamment Thérèse d’Avila, Jean de la Croix, Thérèse de Lisieux, m’a attirée. L’Ordre du Carmel n’a pas de fondateur, mais ses origines remontent à l’Ancien Testament avec le prophète Élie qui est l’image de notre vocation : une vocation à écouter Dieu, à se livrer à l’écoute de sa Parole pour en vivre et être transformé par elle, et une vocation à le dire dans l’apostolat, trouvant dans ce témoignage une nouvelle source de prière. J’ai été attirée par cette vie de prière et d’action comme le dit Élie : « Je suis rempli de zèle pour le Seigneur » », explique Sœur Regina.

Dès le départ, Sœur Regina désirait aller en mission dans les pays lointains. Elle savait que le Carmel Saint-Joseph était implanté en pays de mission. Après trois ans de formation à Saint-Martin Belle-Roche, elle est envoyée deux ans à Casablanca au Maroc. « Ce n’est pas ce que j’avais souhaité au départ, mais ce fut une riche expérience. » En 1966, elle part pour Madagascar. Sœur Regina l’avoue avec émotion : le moment le plus important de sa vie fut celui de son départ pour Madagascar. « Enfants, on nous disait que la mission c’était aller convertir les gens. Or ce n’est pas cela. A Madagascar, j’ai très vite compris que ma place était d’aider à implanter le Carmel Saint-Joseph dans le pays en vivant simplement avec les gens. »

A Madagascar, où elle fut active pendant 47 ans, Sœur Regina a travaillé dans l’enseignement en ville et en brousse. Elle a transmis de la pédagogie à des enseignants. Elle s’est occupée de petits enfants et de jeunes filles dans un foyer. Elle a participé à la formation des jeunes religieuses malgaches et a accompagné de nombreuses étudiantes. « Les évêques du pays ont demandé aux congrégations d’investir dans l’enseignement, car l’éducation des jeunes c’est l’avenir du pays. Dans l’un des pays les plus pauvres du monde, le vœu de pauvreté prend une autre dimension. On apprend à se passer de tant de choses et à aller à l’essentiel. En brousse, nous n’avions pas d’électricité et pas toujours l’eau courante. Ici cela semble normal d’ouvrir un robinet et d’avoir de l’eau chaude ; là-bas, si nous voulions de l’eau chaude, il fallait la chauffer au feu dehors ! Madagascar est un pays magnifique. La vie n’était pas toujours facile, mais j’y étais très heureuse. Les Malgaches sont extrêmement accueillants : dans la plus grande misère, vous avez toujours un sourire. J’ai appris à écouter et à prendre le temps. »

En 2013, lorsqu’elle rentre en Suisse pour raisons de santé, elle a dû se réadapter à la vie occidentale. Heureusement elle peut continuer à parler la langue qu’elle aime, le malgache, avec deux de ses consœurs malgaches qui vivent dans la communauté de Fribourg.

Biographie

Native de Fribourg, Regina Müller est d’origine alémanique. Après la maturité, elle a fait une formation d’enseignante à l’Université de Fribourg et a enseigné deux ans à l’école secondaire de Gambach. Elle est entrée dans la congrégation du Carmel Saint-Joseph en 1961. Après 47 ans passés en mission à Madagascar, elle rentre à Fribourg en 2013 pour raison de santé. Elle est prieure du Carmel Saint-Joseph au Schoenberg. La communauté est composée de cinq religieuses plutôt âgées, mais néanmoins très actives dans la paroisse et le quartier du Schoenberg.

Le Carmel Saint-Joseph
Le Carmel Saint-Joseph a été fondé en 1872 en France, à Saint-Martin Belle-Roche dans la banlieue de Mâcon, où se trouve la maison généralice. Il a été implanté en Suisse dans le canton de Fribourg en 1901. Une maison s’est ouverte en 1902 à Seedorf près de Rosé, et une en 1951 au Schoenberg à Fribourg.

Toutes les nations à Sion (Michée 4, 1-3)

Par François-Xavier Amherdt
Photo: DRDans de grandioses visions eschatologiques – tournées vers la fin des temps – les prophètes Michée (4, 1-3) et Isaïe (2, 1-5) annoncent pour Israël ce que l’Eglise est appelée à réaliser : l’ensemble des nations se rassemblent en Sion, la colline de Jérusalem ; elles affluent vers la montagne de la ville sainte où Dieu a assuré sa présence grâce au temple de pierre ; le Seigneur joue le rôle d’arbitre entre les peuples, il exerce la justice et le jugement en associant au salut tous les êtres de bonne volonté ; il fait couler la Loi comme un fleuve et sa Parole comme un torrent, pour que les barrières de races, d’ethnies, de classes sociales ou de religions soient anéanties. Et c’est alors que Jérusalem concrétise ce que son nom signifie : ville de la paix, lieu du shalom, quand les épées sont transformées en socs de charrues et les lances en faucilles pour la moisson !

Si l’Eglise est, comme l’affirme la constitution de Vatican II, la « lumière des nations », lumen gentium en latin, c’est pour constituer le signe et le moyen de l’union des êtres humains avec Dieu et les uns avec les autres (Lumen gentium, n. 1). Selon la perspective biblique, il ne saurait donc y avoir de frontières dans l’Israël nouveau, ni en Suisse entre cantons, entre diocèses, entre communautés locales et missions linguistiques, ni entre notre pays et l’Union européenne, ni avec les catholiques, les chrétiens, les croyants et les chercheurs de sens à travers le monde.

C’est ce que vient de rappeler la grande session pastorale du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg à Palexpo en novembre dernier. Comme les multiples voyages du pape François à travers la planète, récemment en Thaïlande et au Japon. Désormais, le temple de Dieu est le corps du Christ et la chair de chaque personne humaine. La paix est le signe du Royaume, dans l’Esprit Saint qui ne connaît ni murs ni frontières. Elle est à bâtir non seulement pour la fin des temps, mais dès aujourd’hui, là où nous évoluons, dans l’humanité de 2020. L’an nouveau s’ouvre comme un espace pour la réconciliation à accomplir.

Notre-Dame du Bois (FR)

Par Bénédicte Jollès
Photo: cath.chLa canonisation de Marguerite Bays, le 13 octobre 2019, fut l’occasion de découvrir les lieux qui étaient chers à cette couturière passionnée par le Christ et les pauvres. Vous marcherez dans les collines fribourgeoises au milieu de paysages bucoliques.

Parcours « Petit circuit » : 1h30 à pied

1. Commencez par la visite de l’église paroissiale de Siviriez, dans laquelle sont présentes les reliques de Marguerite. Vous vous garerez facilement sur le parking.

2. Rejoignez La Pierra et découvrez sa maison natale, particulièrement sa chambre ornée des objets et tableaux qui lui étaient chers. Dans le couloir de cette maison, la couturière accueillait les enfants pauvres et les villageois qui venaient lui demander conseil. Profitez de l’abri du pèlerin, il offre table et chaises mais aussi souvent des petits gâteaux (confectionnés par une habitante du village) et de quoi préparer des boissons chaudes. 

3. Poursuivez vers Notre-Dame du Bois, une charmante chapelle mariale que fréquentait Marguerite le dimanche, entourée des enfants dont elle s’occupait. En sortant de la ferme paternelle prenez à gauche et marchez tout droit pendant 20 minutes. C’est un havre de paix, dans lequel vous pourrez admirer une Vierge couronnée de style baroque dont Marguerite se sentait très proche.

4. Pour rentrer au village de Siviriez en quittant Notre-Dame du Bois, prenez la route en face de l’entrée, où est indiqué « pèlerinage de Marguerite Bays, petit circuit ». Il fait une boucle et longe la voie de chemin de fer. Au milieu du village, près de l’église, se trouve une grotte dédiée à la Vierge Marie, elle se situe sur le chemin que Marguerite empruntait quotidiennement pour se rendre à la messe. 

Le grand circuit passe par Romont et l’Abbaye de la Fille-Dieu (où Marguerite faisait sa retraite annuelle). Comptez 4 heures.

La chapelle est située non loin de Siviriez.

Une année renouvelée par la bienveillance

Dire du bien fait du bien. Voilà une belle résolution à vivre en famille en ce début d’année pour aider chacun à donner le meilleur de lui-même.

Par Bénédicte Jollès
Photo: pxhere
Petit test. Combien de paroles bienveillantes adressez-vous à vos enfants ou à votre conjoint par jour ? On a tous en tête d’abord ce qui agace ou fait mal : une chambre pas rangée, des heures perdues devant l’ordinateur ou au foot, le manque de tendresse… Si nous n’y prenons garde, les reproches s’enchaînent et deviennent contagieux. Et pourtant cet adolescent qui provoque, cet enfant trop turbulent, ce conjoint qui fuit un peu trop la vie familiale dans ses loisirs, n’ont-ils pas des qualités et des talents qui méritent d’être soulignés ?

La parole de bénédiction – qui dit du bien – est indispensable en famille. A l’image de celle du Père des cieux, elle donne vie, fortifie, fait grandir et apporte la joie. Il ne s’agit pas de flatter nos proches avec naïveté ou démagogie, mais de souligner ce qui en eux est beau, juste et vrai. Voilà une excellente façon de leur faire prendre conscience de leur valeur pour nous. « Hugo, qui était facilement coléreux à dix ans, s’est apaisé quand nous avons cherché à souligner ses qualités en famille », reconnaît Augustin son père. 

Le résultat d’un choix intérieur
La patience n’est pas naturelle quand les contrariétés se renouvellent. La bienveillance résulte d’un choix intérieur, et les dons de l’Esprit Saint l’amplifient. Si nous l’invoquons, petit à petit, il change nos cœurs de pierre en cœurs de chair, capables de miséricorde et d’émerveillement.

La capacité à bénir résulte d’un choix de vie radical présenté déjà dans l’Ancien Testament : « Je te propose la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que toi et ta postérité vous viviez, aimant Yahvé ton Dieu, écoutant sa voix, t’attachant à Lui ; car là est ta vie. »
(Dt 30, 19-20)

Mgr Georges Chevrot, auteur et prédicateur spirituel, disait : « Délivrons-nous de cette maladie du dénigrement. Sans renoncer à notre esprit critique quand c’est nécessaire. Obstinons-nous à considérer ce que les autres ont de bon et font de bien. »

Rentrée pour les servants de messe

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, Nyon-Founex (VD), janvier-février 2020

Par Brigitte Besset, Corinne Parodi, Céline Vernet | Photo: Brigitte Besset, Michel Pannatier

Une vingtaine de servants de messe, dont huit nouveaux, ont bravé le froid automnal pour la sortie de rentrée organisée à Saint-Cergue le 9 novembre. Au programme: marche jusqu’aux ruines du vieux château et jeux de formation, puis messe célébrée par l’abbé Jean Geng, responsable des servants.Lors de la montée vers les ruines du vieux château, un atelier a été proposé aux participants afin qu’ils prennent conscience que la Parole de Dieu s’adresse à chacun de nous aujourd’hui : si, dans la deuxième lecture du jour, notre prénom remplace «frères» ou «peuple», la Parole est plus percutante. Les jeunes lecteurs l’ont démontré pendant la messe ! Un exercice que chacun peut faire.

De la deuxième Lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens :

______________________________, que notre Seigneur Jésus-Christ lui-même, et Dieu notre Père qui a aimé __________________________ et a pour toujours donné réconfort et bonne espérance par sa grâce à _______________________ réconfortent le cœur de _________________________ et affermissent _________________________ en tout ce que ___________________________ pourra faire et dire de bien. Priez aussi pour _____________________________, frères, afin que la parole du Seigneur poursuive sa course, et que, partout, on lui rende gloire comme chez __________________________. Priez pour que ______________________________ échappe aux gens pervers et mauvais, car tout le monde n’a pas la foi. Le Seigneur, lui, est fidèle : il affermira ___________________________ et protégera __________________________ du mal. Et, dans le Seigneur, nous avons toute confiance en _________________________ : _________________________ fait et continuera à faire ce que nous vous ordonnons. Que le Seigneur conduise le cœur de __________________________ dans l’amour de Dieu et l’endurance du Christ.

Mieux connaître la liturgie
Aux ruines du vieux château, quatre postes ont permis aux enfants d’approfondir leurs connaissances en liturgie: le premier sur le sens des gestes et des mouvements pendant les célébrations, le deuxième sur les objets liturgiques, le troisième sur les couleurs liturgiques. Le dernier, plus ludique, était animé par Clara, Flavie et Marina, trois anciennes servantes de messe récemment confirmées. Dans le cadre de leur engagement à servir en paroisse suite à leur confirmation, elles ont également apporté le goûter pour le groupe.

La messe, pendant laquelle huit servants ont officiellement revêtu l’aube, était animée par les servants : Noah et Flavie au piano, Eva à la flûte traversière et au chant.

Programme de l’année

Samedi 21 mars : sortie à Lausanne avec visite de la cathédrale et d’Aquatis
Samedi 4 avril : confection de compositions florales à Founex
29 et 30 août : retraite chez les chanoines du Grand-Saint-Bernard.

Eglise sans frontières

En novembre dernier, à Palexpo, les plus de 400 agents pastoraux et prêtres du diocèse de Lausanne-Genève-Fribourg se sont penchés sur le thème de la pluriculturalité. Portugais, Italiens, Sud-Américains et Espagnols, Helvètes, mais aussi Croates, Polonais, Camérounais, Togolais, Congolais, Vietnamiens composent la mosaïque diocésaine et pas seulement en Romandie. Opportunités ou tensions?

Par Thierry Schelling
Photos: Ciric, Jean-Claude Gadmer, Diocèse LGF, DRUn constat : aucune des communautés catholiques du diocèse de LGF – paroisse, mission, aumônerie, EMS, groupes de jeunes, fiancés, enfants de chœur… – n’est absolument « mono-culture ». Il y a toujours des membres aux origines lointaines… ou au moins d’outre-Sarine ! On parle de Mission portugaise par exemple, mais il faudrait dire « lusophone » car s’y retrouvent également des Angolais, Cap-Verdiens, Brésiliens. Oui, c’est toujours une histoire de migration, même au sein de groupes apparemment unilingues. Et nous sommes toutes et tous migrants, relisons notre propre histoire de famille.

Aucune des communautés n’est absolument « mono-culture ».

Un peu d’Helvétie…

La diversité, une chance selon Patrick Renz.

La foi chrétienne a été apportée en Romandie, en remontant le Rhône à partir de Lugdunum (Lyon), par des marchands : les premiers épiscopes (ou évêques) à Genève sont Romains, issus de la Grande-Bretagne ou de Strasbourg ! L’abbé Jacques Rime, historien, définit les premiers évêques romands comme « des requérants d’asile » ! La foi et son témoignage se reçoivent toujours d’un autre, qui plus est « étrange(r) » à mon monde : c’est la nouveauté de la Bonne Nouvelle !

La Suisse, terre de migrations tant internes – les catholiques en pays vaudois sont (re)venus s’y implanter d’outre-Sarine et d’outre-Alpes –, qu’externes (France, Allemagne, Italie majoritairement !) l’est aussi par les chiffres : un tiers des catholiques suisses sont migrants, et même 53 % pour le diocèse de LGF ! On y compte une septantaine de missions dites linguistiques ! « Problème ou chance ? » questionne Patrick Renz, ancien président de Migratio, l’organisme de la conférence épiscopale suisse pour l’accompagnement de la migration : « Une chance, of course ! » s’exclame-t-il sans ambages. Et on peut élargir le discours migratoire : il s’agit, par devoir évangélique, d’accueillir l’étranger, ou, comme le rappelait Luca Marin, directeur du CIEMI (Centre d’informations et d’études sur les migrations internationales), de « recueillir l’étranger » selon le terme grec utilisé par Matthieu (25, 35), comme l’on fait d’un hôte, d’un parent, d’un ami 1. 

1 Sunagô a donné synagogue, qui passe en ekklèsia, l’Eglise dont l’ADN est donc… le recueil de l’étranger !

Structures

Jadis pensées comme provisoires, les Missions ont été érigées dans les chefs-lieux cantonaux dès la fin du XIXe siècle (à commencer par celles des Italiens) et, plus intensément au cours du XXe siècle à la suite des grandes guerres : mondiales, froide, du Vietnam… Or, les accueillis demeurant sur place, y élevant leur famille – en 2020, on baptise la troisième génération ! – et y construisant leur avenir, ces Missions doivent devenir fixes dans l’élan du Concile Vatican II (Gaudium et Spes 13, Lumen Gentium 44, etc.), vers plus d’inculturation, et contraignent les autorités diocésaines à repenser la pluriculturalité qui est constitutive de l’Eglise car « la migration est un signe des temps » indéfectible 2. Désormais, non plus côte à côte, mais ensemble !

2 Ce sont Pastoralis migratorum cura de Paul VI (1969) et Erga migrantes de Jean-Paul II (2004).

Ensemble mais…

Dans LGF, AD 2000 3 veut « risquer l’espérance » et faire « route ensemble », et pourtant, aucune mention de sa pluriculturalité qui caractérise déjà le diocèse alors, si ce n’est en ces termes : « Notre diocèse (…) [de par] sa complexité culturelle (…) est riche d’une diversité qui fait en même temps sa faiblesse. » 4 L’interculturel nourrit et peut enrichir les communautés locales d’une présence active et généreuse… malgré un traitement souvent de deuxième classe par les « autochtones ». Les années Schwarzenbach sont encore dans la mémoire des « allophones » les plus âgés, Italiens et Suisses-Allemands en tête…

3 Rassemblement du diocèse de Lausanne, Genève, Fribourg, Neuchâtel de 1997 à 2000 pour le dynamiser synodalement par la mise en œuvre des « attentes et des élans du peuple de Dieu » (Préface des Actes).

4 p. A9 « III. Et notre Eglise, là dedans ? », in : Actes d’AD 2000, Imprimerie Saint-Paul, Fribourg, mars 2001.

De la tête au cœur

Les termes de « racisme, xénophobie, frictions, malentendus, discours direct et indirect », sont à thématiser, comme le souligne la théologienne Sœur Marie-Hélène Robert, de l’Université de Lyon, experte en dialogue transculturel. « Il convient d’apprendre le lexique de l’autre patiemment », renchérit-elle. Et Charles Morerod le souligne : mieux qu’un changement de structures, une session de style synodal veut inviter à un changement du cœur et de l’esprit : « La vraie migration est celle de la tête au cœur », conclut Jacques Rime. Un voyage, parfois périple, une migration, un « déménagement » intérieur qui incombent tant à l’hôte qu’à l’amphytrion ! « Je suis arrivée en Suisse comme Portugaise catholique, et je deviens de plus en plus une catholique portugaise », témoigne sincèrement Maria Helena de Freitas Guedes, agente pastorale à la Mission portugaise du canton de Vaud.

Vraiment plus catholique

Catholique, du grec καθολικός, universel, « tout embrassant », exige l’ouverture à l’autre, « le courage de l’altérité », comme aime à le dire le pape François. La Journée du migrant, ou le Dimanche des peuples sont certes des occasions de se rassembler « catholiquement ». Mais ne suffisent pas car ponctuelles. Le travail de la commission Migratio consiste notamment à établir « des conditions cadres pour la vie en commun entre personnes d’origine diverse » 5 dans la durée. Et le fruit d’une telle session commence après et d’abord par une prise de conscience personnelle, avec confiance et humilité – une attitude qui incombe tout spécialement aux responsables d’Eglise à tous les échelons. Un travail pastoral et humain, donc, qui noue défis et difficultés, entrechoque espérances et freinages. Comme le souligne l’experte de saint Paul, Chantal Reynier, « les communautés des origines étaient fortement mixtes à tous les niveaux, cela ne fait pas de doute. » Et donc, rien n’a vraiment changé depuis !

5 http://www.migratio.ch/fr/qui-sommes-nous/mission-et-vision

Renouveler l’Eglise ensemble

Et en Valais ? Dans sa belle homélie lors de la dédicace de la cathédrale de Sion (13 octobre 2019), Jean-Marie Lovey a invité à construire l’Eglise et à la renouveler, «ensemble, tous, grands et petits, hommes et femmes, jeunes et vieux, laïcs avec nos prêtres». Il manque – à mon sens – un mot sur la pluriculturalité constitutive des communautés catholiques. Car des exemples d’interculturel existent : à Martigny, la communauté portugaise est accueillie depuis deux ans dans l’église Saint-Michel « pour venir vitaliser de sa présence la messe de 9h30 » et apporte « sa ferveur et son enthousiasme » selon leur site web ; la foire de Sainte-Catherine, « incontournable à Sierre » et à l’origine fête de la communauté germanophone ; le curé d’Anniviers est également le chapelain de la communauté polonaise ; la commission diocésaine pour le tourisme demande que soient traduits dans les principales langues de nos hôtes des textes de l’ordinaire de la messe et des livres liturgiques (sites, feuillets à disposition dans les églises…).

Les chanteurs à l’Etoile sont passés

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur Haut-Lac (FR), janvier-février 2020

Texte par Pierre-Clément Schmidt | Photo: M. Julmy

Les enfants aident d’autres enfants

Les fêtes et l’effervescence de décembre sont déjà passées. Les enfants de Cressier ainsi que ceux de Barberêche-Courtepin, habillés en anges, en bergers et en rois mages ont été envoyés en mission pour apporter la bonne nouvelle aux familles et aux personnes seules en allant frapper aux portes des maisons et chanter la joie de Noël. Ils ont rappelé le sens profond de cette fête : la venue de l’enfant-Dieu dans le monde. Pendant quatre soirs, ils ont bravé la pluie et le froid et sont venus très nombreux avec leur enthousiasme d’enfants apporter une étoile et un luminion de paix.

Cette action permettra l’aide à la reconstruction d’un orphelinat et l’achat de matériel pour les enfants handicapés et défavorisés du LIBAN touchés par la guerre.

Un tout grand MERCI à chacun pour vos dons ainsi qu’à tous ceux qui ont participé à cette noble action pour la paix au LIBAN !

Le courage de l’altérité

Par Thierry Schelling
Photo: DREn 2015, pour son Message pour la Journée mondiale des migrants (18 janvier), le pape François avait titré : « L’Eglise sans frontières, mère de tous ».

Dans l’esprit de la Pentecôte, l’Eglise, écrit-il, se doit d’annoncer que Dieu est amour à tous les peuples, diffusant dans le monde entier « la culture de l’accueil et de la solidarité ». Il rappelle que l’accueil de l’étranger est un commandement biblique… qui peut être mis à mal par des catholiques (individus ou communautés) qui expriment leurs suspicions et préjugés vis-à-vis de l’autre venu d’ailleurs, voire leur méfiance et hostilité… On peut se tenir prudemment à distance des plaies du Seigneur, dit-il en paraphrasant Evangelii gaudium (n. 270)…

Soulignant le caractère multiculturel des sociétés contemporaines, le Pape y voit un encouragement pour l’Eglise « à assumer des nouveaux engagements de solidarité, de communion et d’évangélisation ». 

Notez l’ordre : d’abord solidarité – attitude aconfessionnelle – puis communion – forcément celle des différences, dans le respect mutuel de leur autonomie mais enrichie par l’interaction entre elles – et finalement évangélisation – le travail de tout-e baptisé-e : annoncer le Christ, aimer (et faire aimer) le Christ, et servir (et apprendre à faire servir) le Christ, ou plutôt comme le Christ, les autres qui en ont besoin.

Favoriser la culture de la rencontre
L’attitude de base est celle qui favorise la culture de la rencontre avant tout. Le fait migratoire, passé ou récent, aide « à élargir les dimensions d[u] cœur [de l’Eglise] pour manifester sa maternité envers la famille humaine tout entière », conclut-il.

Commençons par regarder dans notre propre communauté, assemblée liturgique, groupe paroissial ou équipe de collègues en ministère, combien pluriculturels nous sommes de facto, et comment nous sommes toutes et tous filles et fils de migrants ! Ce n’est qu’une question de dates dans l’histoire…

Isaïe, le prophète de l’espoir!

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur pastoral des Coteaux du Soleil (VS), janvier 2020

Par Romaine Carrupt | Photo: DR

Le Temple sera une maison de prière pour tous les peuples.

« Je les ferai venir sur ma montagne sainte. Je les remplirai de joie dans ma maison de prière. J’accepterai les sacrifices et les dons qu’ils m’offrent sur l’autel. Oui, on appellera ma maison Maison de prières pour tous les peuples. » (Isaïe 56, 7)

Il y aura plus de justice, les guerres n’existeront plus, il n’y aura pas d’exclus, les larmes et les peurs, les inquiétudes laisseront place à la joie et au bonheur du Vivre ensemble. Nous serons tous en Dieu et Dieu en nous.

«Il n’y a pas de frontières pour l’amour de Dieu, pas de frontière pour l’Eglise. A tous les peuples, il a versé son amour dans les cœurs.»

Il n’y a pas de frontières pour l’amour de Dieu, pas de frontière pour l’Eglise. A tous les peuples, il a versé son amour dans les cœurs. Il veut faire de nous ses fils et ses filles par Jésus Christ ! Il veut que nous soyons saints et saintes. Que tous les peuples, toutes les nations quelles que soient leurs cultures, se fréquentent, se rencontrent et s’aiment. Il n’y a pas de frontières pour vivre dans l’unité et l’amour du Christ. La culture du Royaume des cieux se dessine et vient habiter nos vies afin de ne former qu’une seule Lumière des Nations. Celle du Christ qui est la Vérité et la Vie. Il viendra le temps de renverser les barrières et les banalités, de renouveler l’intelligence à l’écoute de la Parole de Dieu. Ainsi nous pourrons conjuguer notre caractère et la mentalité du Christ pour manifester un style de vie conforme à celui du Royaume des cieux.

Unifier est difficile, mais l’Esprit Saint travaille auprès des humains afin que chacun puisse prier son Dieu avec amour et chasser la peur de l’autre.

A long terme nous sommes appelés à démolir les frontières pour porter notre vision de l’Eglise vers un Nouvel Espoir.

Prière pour la famille

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur de l’Entremont (VS), janvier 2020

Photo: pixabay

Père céleste,

Tu nous as donné en la Sainte Famille de Nazareth un modèle de vie.

Ô Père aimant, aide-nous à faire de notre famille un autre Nazareth où l’amour, la paix et la joie règnent.
Que nous puissions être profondément contemplatifs, intensément eucharistiques et vibrants de joie.

Aide-nous à rester unis dans la joie comme dans la peine grâce à la prière en famille. Apprends-nous à voir Jésus dans les membres de notre famille, spécialement dans les moments douloureux.

Fais que le Cœur eucharistique de Jésus rende nos cœurs doux et humbles comme le Sien et qu’il nous aide à accomplir saintement nos devoirs familiaux.

Que nous nous aimions les uns et les autres comme Dieu aime chacun de nous, de plus en plus chaque jour, et que nous nous pardonnions nos offenses comme tu pardonnes nos péchés.

Ô Père aimant, aide-nous à recevoir tout ce que tu nous envoies et à donner généreusement tout ce que tu demandes avec un grand sourire.
Cœur Immaculé de Marie, cause de notre joie, prie pour nous.

Saint Joseph, prie pour nous. Saints Anges gardiens, soyez toujours avec nous, guidez-nous et protégez-nous.    

Ainsi soit-il

Bienheureuse Mère Teresa

Jeux, jeunes et humour – janvier 2020

Par Marie-Claude Follonier[thb_image image= »4423″ img_link= »url:%2Fwp-content/uploads/2019/12/Jeux_janv2020. »]

Question d’enfant

Si Dieu nous a créés à son image, pourquoi sommes-nous si différents?
Etre créé à l’image de Dieu ne signifie pas être sa copie. Dieu, personne ne sait à quoi il ressemble. Par contre Jésus nous dit qu’il est Père et que nous sommes tous ses enfants. Un enfant ressemble à ses parents sans leur être conforme en tout point. Avec Dieu, c’est pareil : nous lui ressemblons, parce qu’il nous donne la capacité d’aimer comme il nous aime. Nos différences sont autant de trésors qui manifestent son amour. A nous de les cultiver.

Par Pascal Ortelli

Humour

Lors d’une messe, une maman et Pascal, son enfant de cinq ans, écoutent la prédication d’un père capucin. Celui-ci, fort d’une barbe impressionnante, avec sa bure brune, arrose l’assemblée de paroles fortes, accentuées par des gestes aussi démonstratifs qu’expressifs. Le petit Pascal prend peur devant une telle démonstration de force et se serre contre sa maman. Tout à coup, le père capucin, emporté par son élan, avec son bras, fait apparaître le cordon de sa bure au-dessus de l’ambon. Pascal, paniqué, se tourne vers sa mère : « Maman, on décampe ! Il s’est détaché ! »

Par Calixte Dubosson

L’Eglise est donc catholique!

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, décanat Sion (VS), janvier 2020

Par l’Abbé Philippe Aymon | Photo: Pixabay

Catholique, un mot tout simple qui résume le thème annoncé pour ce numéro du magazine paroissial : « «  Eglise sans frontières  », dans la diversité des âges, des nationalités, des cultures, des langues… » 

Dans l’antiquité les dieux étaient ceux d’une nation : les dieux d’Egypte n’étaient pas ceux des Grecs ou des Romains, ni des Helvètes ou des Gaulois. Certaines divinités étaient associées à une profession : Mithra, dont on a retrouvé un lieu de culte à Martigny, était une divinité dont les fidèles étaient obligatoirement des militaires. Dyonisos était le dieu de la vigne, du vin et de l’ivresse mais pas des cultivateurs d’abricots. 

Mais la religion chrétienne est la première à s’adresser à tous les humains, à être véritablement catholique. Ce mot d’origine grecque signifie : « universel », s’adresse donc à la diversité des âges, des nationalités, des cultures, des langues et ceci depuis l’exhortation adressée par Jésus : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. » (Mt 28, 19)

Mais cette mission destinée à l’universalité du genre humain, par laquelle tout un chacun est appelé à faire partie du Peuple de Dieu, n’est que le deuxième aspect de la « catholicité » de l’Eglise. Le premier, le plus essentiel, affirme non pas un aspect géographique ou sociologique, mais théologique. Il recouvre la totalité et l’intégralité de la foi et des moyens de salut dont l’Eglise est dépositaire, ce qui la qualifie à juste titre de « catholique ».

Annoncer le second en oubliant le premier de ces deux aspects, ne serait pas très « Catholique », ce serait la considérer comme une ONG, la réduisant à sa dimension sociologique. Or l’Eglise rassemble des hommes de toutes cultures dans la plénitude de la foi ; ne l’oublions pas à l’heure de la mission !

Pour aller plus loin, on lira avec grand profit le Catéchisme de l’Eglise catholique au
N° 748ss « Je crois à la Sainte Eglise catholique » et plus particulièrement au N° 830ss « l’Eglise est catholique ». 

P.-S. : Et j’allais oublier : toute l’équipe pastorale du décanat de Sion vous souhaite une bonne et heureuse année 2020 !

Une pasteure engagée et ouverte

Rencontre avec Isabelle Court, pasteure dans la paroisse de Begnins, Burtigny, Le Vaud, Bassins. Une femme profondément engagée dans l’œcuménisme.Texte et photo par Sylvie Humbert

Isabelle Court, votre existence n’a pas été un long fleuve tranquille. Et Dieu vous a surprise plus d’une fois…
Certes ! Je suis née à Genève en 1964 dans une famille protestante très traditionnelle. Ma grand-mère, par exemple, s’habillait en noir le 24 août, jour anniversaire du massacre de la Saint-Barthélemy ! Enfant, j’ai participé à plusieurs camps de la Ligue pour la lecture de la Bible. C’est là que j’ai commencé à lire la Bible et que, pour la première fois, j’ai donné ma vie à Dieu.

L’adolescence et le début de l’âge adulte ont été une période de révolte assez difficile à vivre. Puis j’ai retrouvé la foi lors d’un culte de Noël. Il s’est passé quelque chose de très fort ce jour-là.

Je me suis alors engagée à Radio Cité, la radio des confessions chrétiennes de la région genevoise, en parallèle à mon travail à la banque. J’y ai côtoyé des gens de divers horizons qui m’ont sensibilisée à l’œcuménisme. A cette époque, j’accompagnais une amie à la messe. C’est elle qui m’a fait découvrir les richesses spirituelles de la foi catholique.

Quand la banque dans laquelle je travaillais a été restructurée, j’ai pris une année sabbatique. J’en ai profité pour suivre des cours à la Faculté de théologie protestante de l’Université de Lausanne et ça a été le coup de foudre !

Malheureusement, très peu de temps après, ma mère est morte d’un cancer fulgurant. Je suis entrée dans un grand combat intérieur : j’étais en colère contre Dieu. Mes études de théologie m’ont été d’un grand secours durant cette période, mais je ne voulais pas devenir pasteure.

A la fin de mes études, je me suis décidée à faire mon stage pastoral, étant trop âgée pour commencer une carrière dans l’enseignement. Nouveau coup de foudre ! C’est ainsi que je me suis retrouvée en septembre 2013 à Burtigny pour mon premier poste. J’ai été consacrée en septembre 2015, à 51 ans. Je suis une vocation tardive.

Comment vivez-vous l’œcuménisme aujourd’hui dans nos villages ?
J’ai trouvé une forte volonté des laïcs, aussi bien protestants que catholiques, de faire des choses ensemble: pour la marche de l’Avent, la kermesse, la prière de Taizé, la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, la soupe de Carême. Mais je sens, en revanche, des réticences croissantes de la part des curés ; et ils ont beaucoup plus de peine qu’avant à trouver du temps pour préparer les différentes activités œcuméniques, leur charge de travail étant très importante.

L’hospitalité eucharistique ne va pas de soi non plus. On a dû abandonner la prière de Taizé par manque de renouvellement. On a aussi laissé tomber la kermesse parce que trop peu de gens pouvaient donner de leur temps. Elle a été remplacée par un repas communautaire.

La marche de l’Avent est devenue une prière d’une demi-heure suivie d’une raclette. Nous réfléchissons à une manière plus solide de vivre la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

Des projets ?
Nous voudrions proposer, avec quelques paroissiens des deux communautés, un temps de prière dans tous les villages de la communauté de Begnins chaque soir de la Semaine de l’unité des chrétiens. Nous commencerions par la chapelle catholique de Begnins, puis nous irions à Bassins, Burtigny, Le Vaud, Marchissy et Longirod, qui ne se trouvent pas dans le périmètre de ma paroisse, mais dans celui de la paroisse catholique.

Nous allons également proposer 24 heures de lecture de la Bible au temple de Begnins. Elles pourraient débuter le samedi à 10h pour se terminer le dimanche à 10h avec le culte qui clôturerait la semaine de prière; un prêtre pourrait prêcher.

Il me paraît important de travailler main dans la main avec la communauté catholique de Begnins sur les sujets qui nous rassemblent : la prière et la Parole.

Eglise sans frontière

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, Clins Dieu sur les Contrées (VS), janvier 2020

Par le curé Alexandre Barras | Photo: Anne-Marie Maillard

Le titre de L’Essentiel de ce mois est évocateur. Alors que cer- taines personnes veulent verrouiller les frontières de leurs Etats et tout contrôler, on nous parle de l’Eglise sans fron-tière. N’y aurait-il aucune limite à l’Eglise?Tout d’abord il faut nous entendre sur le mot Eglise. Ce mot qui signifie «assemblée» nous rappelle que l’Eglise est la communauté des croyants. Tous les baptisés constituent l’Eglise du Christ, le peuple de Dieu. Avec ce simple préambule nous constatons que l’Eglise se trouve partout sur la terre puisque sur chaque continent se trouvent des chrétiens qui prient, qui célèbrent le Christ ressuscité et vivant. C’est la réponse au désir de Jésus que sa Parole et sa présence rayonnent partout et ceci sans aucune frontière de langue, de race, de peuple ou de nation. L’Evangile est universel. Le Seigneur est venu sur la terre pour sauver tous les hommes et les femmes du monde sans exception. C’est ce que nous rappelle le temps de Noël que nous venons de fêter. Le Verbe se fait chair et il a habité parmi nous. Il s’est incarné pour donner au monde la paix, la vie, la réconciliation.

Cependant, pour revenir à la question posée au début de mon propos, oui il y une limite à l’Eglise, cette limite c’est moi ! Puisque l’Amour ne s’impose pas mais se propose, s’offre, je puis donc le refuser, le rejeter. En mettant une frontière à mon coeur et à mon intelligence, je ne permets pas à Dieu de venir me visiter pour faire en moi sa demeure. Je refuse de me laisser aimer et patiemment changer. Comme il est dur de se laisser transformer, de quitter ses mauvaises habitudes, ces certitudes souvent erronées pour embrasser la Vérité ! Mais notre Seigneur ne désespère pas. Il attend sans se lasser que j’ouvre, un peu, ma porte à sa présence. Abattons nos frontières intérieures pour laisser toute la place au Roi des rois, au Seigneur des seigneurs.

Bien à vous frères et soeurs sans frontière.

Quand les jeunes rencontrent les confirmés

Le groupe des jeunes de la région a organisé une soirée pour les confirmés. L’occasion de les inviter à le rejoindre pour poursuivre leur chemin dans la foi avec des adolescents de leur âge. Entre discussions et rires, la soirée fut une franche réussite.Par Audrey Boussat
Photos: Mabel Steinemann, Stéphane Ernst, Audrey Boussat

Le groupe des jeunes de l’unité pastorale comprend deux entités : la première s’adresse aux moins de 18 ans, l’autre aux plus âgés. Mais c’est main dans la main que tous les membres ont œuvré pour offrir aux nouveaux confirmés une soirée placée sous le signe des échanges et de la joie. L’idée de cette ultime rencontre de leur parcours de confirmation ? Faire prendre conscience aux plus jeunes que leur quête spirituelle peut continuer après le catéchisme, notamment s’ils rejoignent un groupe de jeunes.

Après une brève introduction par Stéphane Ernst, animateur du groupe, et l’abbé Jean-Claude Dunand, curé modérateur, les confirmés ont été invités à participer à trois ateliers. Entre les différentes activités, tout le monde s’est régalé grâce à un buffet canadien qui n’aurait pas vu le jour sans la générosité de chacun.

Une deuxième famille
L’un des ateliers consistait en une présentation du groupe des jeunes. Il était enrichi par les témoignages de plusieurs membres. Roxane (25 ans et ayant passé 10 ans dans l’équipe) a confié : « Les membres du groupe sont tous devenus des amis très proches ; c’est comme une deuxième famille. Grâce aux aventures vécues ensemble, notamment les JMJ et les voyages d’été, nous avons tissé des liens très forts. Je sais que je peux être moi-même dans le groupe. Je peux parler tant de ma foi que de choses de la vie quotidienne sans jamais être jugée ».

Les membres du groupe ont insisté sur le fait qu’une présence régulière aux rencontres n’est pas obligatoire : chacun doit se sentir libre de venir quand cela lui plaît. Partage, rire et bienveillance sont les mots qui semblent le mieux caractériser l’ambiance qui règne lors des réunions du vendredi soir.

Importance de la prière
Un autre atelier était consacré à la relation que chaque confirmé entretient avec Dieu au quotidien. Un atelier animé par Samantha, Jérémie et Charlotte. Cette dernière s’est confiée après coup sur ce qu’elle avait ressenti : « Cette soirée a été pour moi une belle occasion de rencontrer de nouveaux jeunes. J’ai décelé chez eux un véritable désir de s’approprier les clés d’une foi profonde. L’importance de la prière, d’une relation intime et de confiance avec Jésus, est très vite devenue le centre de notre discussion. Certains ont témoigné, d’autres ont posé des questions. Tous en sont ressortis grandis ».

Un moment de louange dans l’église a clôturé cette agréable soirée en beauté. Charlotte et Luisa, une jeune confirmée, ont ravi les oreilles de chacun par des chants d’adoration entraînants. Des chants suivis d’un instant de recueillement en silence.

Un message attrayant
Le message de la soirée ? La confirmation n’est pas une fin en soi, mais le début d’un merveilleux cheminement de foi, encore plus enrichissant quand on le partage dans un groupe et entre amis. A bon entendeur, salut !

Si cet article vous a intéressé et que vous souhaitez en apprendre davantage sur le groupe des jeunes de l’unité pastorale Nyon-Terre Sainte, vous pouvez contacter Stéphane Ernst au 079 252 61 25 ou à l’adresse suivante : stephane.ernst@cath-vd.ch. Toute nouvelle recrue est la bienvenue !

Dans l’atelier animé par l’abbé Jean-Claude Dunand, les jeunes ont analysé l’icône de l’amitié de Taizé. Ils ont aussi échangé sur la thématique de la sainteté.

Agenda

Pour les 14-17 ans : le premier et le troisième vendredi du mois sous l’église de la Colombière.
Pour les 18 ans et plus : le dernier vendredi du mois sous l’église de la Colombière.

Forum «Ensemble, faisons vivre l’Eglise»

Un forum sur le thème «Ensemble, faisons vivre l’Eglise» aura lieu le 1er février à Nyon. Une journée de reconnaissance, de partage, d’apport théologique et de convivialité pour les bénévoles et tous les paroissiens de l’unité pastorale.Par Fabiola Gavillet Vollenweider

L’année pastorale 2019-2020 reprend le thème du bénévolat. Sous l’impulsion de l’Equipe pastorale, tout un travail a été entrepris en collaboration avec les différentes communautés de notre territoire.

Première étape : un état des lieux approfondi permettant d’avoir une bien meilleure compréhension de la constellation « bénévolat » sur l’unité pastorale (UP). Une conférence a été proposée en novembre 2018 par Fabiola Gavillet Vollenweider sur le bénévolat en général, puis plus précisément sur notre territoire et pour chacune des communautés de l’UP. Elle a été suivie d’un débat. Les questions abordées ont été prises en considération dans la suite du travail.

Conférences, ateliers, table ronde
Dès cette année pastorale 2019-2020, le Conseil de l’unité pastorale (CUP) assume un rôle important pour la suite. Avec l’Equipe pastorale et le comité d’organisation, formé de l’abbé Jean-Claude Dunand, Marie-Agnès de Matteo, Esther Burki, Brigitte Besset, Frédéric Charles et Fabiola Gavillet Vollenweider, il organise une journée de forum. Elle aura lieu samedi 1er février sur le thème « Ensemble, faisons vivre l’Eglise » dans les salles sous l’église de la Colombière.

Nous aurons la chance de recevoir trois intervenants de qualité : l’abbé Joël Pralong, responsable du séminaire de Sion à Givisiez (FR) ; Isabelle Vernet, coordinatrice du bénévolat pour la Fédération ecclésiastique du canton de Vaud (FEDEC) ; et Cédric Pillonel, secrétaire général de la FEDEC, qui bénéficie d’une solide expérience dans les domaines de la politique et de la communication.

La journée commencera à 11h par un apéritif ouvert à tous et un repas offert (sur inscription). Le forum débutera à 13h30 : il proposera des conférences, des ateliers et une table ronde agrémentés de moments de convivialité, pauses café et chants. La journée se terminera par une messe d’envoi festive à l’église.

Le bénévolat est l’oxygène de l’Eglise ! Nous nous réjouissons de vous accueillir le 1er février.

Et si l’on chantait…

Par  l’abbé Paul Frochaux, doyen
Dessin: DR

Dès mon arrivée dans le canton de Fribourg, le vicaire épiscopal m’a demandé de représenter le vicariat du canton de Fribourg auprès du comité du GAC. Le GAC, c’est le Groupement des Associations de Céciliennes. Le mot Céciliennes veut dire chœurs d’église sous le patronage de sainte Cécile, patronne des musiciens. Le comité a pour mission de rassembler une fois par année les directeurs des associations de Céciliennes et leurs présidents. Il convoque les délégués desdites associations en assemblée générale. Le GAC se charge également de diverses publications et organise de temps à autre des sessions de formation liturgique. 

Une préoccupation est devenue de plus en plus présente : quel est l’avenir du chant d’Église en terre fribourgeoise ? Que vont devenir nos chœurs d’Église ? Quel répertoire va prendre toujours plus d’importance ? Ces questions, nous voulons nous les poser en vérité. Pour cela, le vicariat et le comité du GAC ont décidé d’organiser des assises autour des enjeux de la musique dans la liturgie. Deux événements sont ainsi organisés en 2020 à savoir :

– Une journée de réflexion et de partage le samedi 15 février de 9h à 16h dans les bâtiments du Collège du Sud à Bulle.

– Un acte liturgique et festif lors d’une messe présidée par notre évêque ainsi qu’un temps de convivialité le dimanche 27 septembre de 14h à 19h en l’église du Christ-Roi à Fribourg.

Directeurs, directrices, choristes, organistes, animateurs du chant de l’assemblée, prêtres, diacres, conseillers pastoraux et paroissiaux et toutes personnes préoccupées par ces questions sont invités à prendre part à ces deux événements au terme desquels sera promulguée une résolution visant à favoriser, développer et renouveler le chant d’Église dans notre canton. Comme le dit la circulaire qui annonce cet événement, il s’agit d’enjeux cruciaux ; ces journées permettront de déterminer des orientations fondamentales pour le futur du chant sacré en terre fribourgeoise.

Je compte sur une belle représentation des personnes concernées par ces enjeux dans le cadre de notre décanat et je les en remercie d’ores et déjà.

Violence domestique: deux femmes sur le terrain

Mon rêve : devenir éducatrice

Johanne Carron, 42 ans, vit à Arbaz. Mère de 2 enfants, elle a toujours été une femme pleine de vigueur et très engagée. Il lui tient à cœur de nous parler de sa trajectoire personnelle en lien avec l’humain et notamment de la mission de la Fondation l’EssentiElles dont elle est à l’origine et qui a trouvé depuis 2011, un bel ancrage en Valais au cœur du réseau d’aide aux victimes de violences.Propos recueillis par Pascal Tornay
Photo : DR

Depuis toute petite, j’embrassais le rêve de devenir éducatrice sociale. J’ai donc entrepris, durant deux ans, des stages et des remplacements à la Castalie. Par la suite, j’ai suivi trois ans de formation à l’Institut d’Etudes sociales (IES) à Genève. C’est à ce moment-là que j’ai eu des contacts avec des femmes qui ont vécu la violence conjugale. 

Par ailleurs, durant cette formation, j’ai travaillé 5 mois durant au Foyer « Au Cœur des Grottes ». Il s’agit d’un foyer d’hébergement avec accompagnement psychosocial, destiné à une trentaine de femmes seules ou avec leurs enfants, momentanément confrontées à une situation de précarité dont, pour certaines, la violence dans leur couple. Cette expérience a été très dure, mais ça a été pour moi une révélation. Plus tard, alors que je faisais un stage dans un foyer pour adolescents on m’a dit : « Si tu as réussi à travailler ici alors tu pourras travailler partout. » Ce qui m’a toujours poussée en avant et qui me donne cette fougue : c’est le désir d’être en relation, c’est l’amour de l’humain, l’humain qui que ce soit et d’où qu’il vienne. Je n’aurais jamais voulu travailler dans un bureau…

A mon retour en Valais, je me suis questionnée sur ce qui existait dans notre canton. Avec deux amis Jenny Brochellax Xu et Julien Debons, nous avons donc décidé de créer la fondation l’EssentiElles. Au départ, nous nous sommes demandés quels étaient les besoins réels. Il a été assez rapidement clair que c’est dans le domaine de la violence psychologique qu’il fallait agir car rien n’existait. Certaines personnes témoignent : « J’aurais préféré que mon conjoint me frappe. Les marques sont plus convaincantes que les insultes que je subis dans le silence », explique Johanne. Un comité a vu le jour et a commencé le travail sur le terrain avec divers professionnels de la santé et du social. 

En parallèle, j’ai travaillé à la FOVAHM durant 4 ans puis au Centre ORIF pendant 10 ans. Je suis également l’heureuse maman de deux enfants. Depuis la naissance de mon deuxième enfant en décembre 2018, je travaille comme coordinatrice de la Fondation l’EssentiElles et du programme Sortir ensemble et se respecter qui propose des cours de prévention de la violence conjugale auprès des jeunes. 

Parfois ma fille aînée me rappelle à l’ordre : « Maman, t’en as pas marre de la Fondation ? » Et ça, c’est le signal clair que mon amour de l’humain doit être offert en priorité pour mes plus proches… Alors on part se promener toutes les deux !

Au service de l’humain

D’origine genevoise, Colette Sierro Chavaz vit à Fully et est mère de famille.
D’un caractère entreprenant, avec de multiples expériences à son actif notamment dans le travail social, son amour pour l’être humain et en particulier des plus fragiles, l’a toute sa vie poussée à s’approcher des personnes pour partager leur richesse et leur humilité, au-delà de leurs difficultés quotidiennes.
Par Colette Sierro Chavaz
Photo : DR

Je travaille en tant qu’éducatrice sociale au sein de l’Association des Vacances Familiales. J’effectue également des supervisions en travail social. Ma vie de femme mariée m’a donné la joie d’avoir 4 enfants, majeurs aujourd’hui. J’ai suivi une première formation sur le lieu de mes origines à Genève. Puis quelques années au Pérou dans un projet avec E’changer m’ont permis de vivre une expérience humaine inoubliable. Avec mon mari, nous avons vécu trois ans au sein d’ATD Quart monde, en Suisse et en France. Ensuite mon engagement dans différents services sociaux en Suisse m’ont permis de partager avec des gens, leur richesse et leur humilité, au-delà des problèmes quotidiens.

Aujourd’hui et pour quelques mois encore j’ai la présidence de l’association du Point du Jour, lieu d’accueil dans le Bas-Valais pour les femmes victimes de violences domestiques avec ou sans enfants. En 2020, nous fêterons les 20 ans d’existence de cette structure et en 2019 nous avons atteint plus de 1000 nuitées pour l’année en cours. Ces temps, la plupart des journaux nous transmettent des informations en lien avec les violences domestiques et toutes sortes de statistiques.

Ce que nous voyons lorsque les femmes arrivent au Point du Jour, c’est l’état de stress post-traumatique dans lequel elles se trouvent. Leur état émotionnel est très perturbé, l’agitation ou l’apathie dont elles font preuve demande une attention particulière. L’empathie, la bienveillance et le professionnalisme de la part de l’équipe qui travaille au Point du Jour sont de qualité. Durant les premiers jours, souvent les femmes ne mangent plus, leur sommeil est compromis et elles sont à l’affût de tous les bruits non identifiés. Les prises  de médicaments, après constats médicaux, leur permettent d’atténuer leurs angoisses dans un premier temps.

Il se peut aussi qu’elles arrivent sans aucun habit ni bagage, pour elles comme pour leurs enfants. Nous faisons fréquemment appel au vestiaire paroissial de la paroisse de Martigny.

Il y a quelque temps déjà nous avons accueilli une jeune femme avec son bébé de 6 mois. Elle se nourrissait de Coca Cola et ne dormait plus, son fils s’arrachait les cheveux, il était très désécurisé. Cette jeune femme a profité rapidement de l’ambiance reposante et sécurisante du Point du Jour. Elle nous a fait part de son problème d’alcool et a demandé de l’aide. Elle a fait appel aux AA (alcooliques anonymes) et s’est rendue aux soirées de partage. Quelque temps après, elle a rejoint son domicile conjugal et nous n’avons plus eu de nouvelles de sa part.

La semaine passée, une femme est revenue avec ses 3 enfants, pour la troisième fois. Elle a décidé de ne pas retourner à son domicile et est en train d’organiser son déménagement avec l’aide des services sociaux. 

Le problème de la codépendance fait que des femmes retournent de nombreuses fois auprès de leur conjoint avant de prendre une décision définitive. Il est fréquent que des femmes écrivent au personnel du Point du Jour après un séjour effectué dans la structure. Elles sont reconnaissantes de ce qu’elles y ont vécu. Merci à elles pour la confiance qu’elles nous témoignent.

«Ils nous ont témoigné une humanité peu ordinaire»

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur Aigle (VD), janvier 2020

Texte et photo par Lynda Obi

« Ils nous ont témoigné une humanité peu ordinaire », écrit saint Paul en remémorant son naufrage sur l’île de Malte. C’est sur ce passage des Actes des Apôtres, chapitre 28, que les chrétiens de Malte et Gozo ont invité tous les chrétiens à réfléchir lors de la prochaine « Semaine de prière pour l’unité de tous les chrétiens », qui aura lieu du 18 au 25 janvier 2020. 

En l’an 60 ans après J.-C., le navire de saint Paul s’échoue sur l’île de Malte. Malgré les événements éprouvants et périlleux que saint Paul a dû affronter, il a su garder confiance en Dieu, il savait que Dieu prenait soin de lui. Les insulaires ont d’ailleurs fait preuve d’une grande amabilité envers les naufragés. 

En cette Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, faisons preuve d’hospitalité. Accueillons les chrétiens des autres confessions, rencontrons-les, écoutons-les, partageons d’agréables moments. Les divergences engendrent parfois des frontières, de la défiance, un repli, voire de l’indifférence. Rapprochons-nous, non seulement en prenant part à des événements œcuméniques, mais aussi en saisissant cette opportunité pour nouer des liens d’amitié. 

Faisant partie du comité « Elles y croient », groupe de femmes issues des différentes Eglises d’Aigle, j’invite toutes femmes chrétiennes à venir nous rejoindre, samedi 25 janvier 2020, 18h à l’Armée du Salut. Au programme de cette soirée œcuménique, des mini-conférences, de la musique, des ateliers, des échanges.                                    Ecoutons-nous, rencontrons-nous et accueillons la richesse de notre prochain.

En librairie – janvier 2020

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Croire, mais en quoi ?
Albert Rouet

Que signifie croire dans un monde qui n’est plus séparé en deux, d’un côté le profane et ses contingences matérielles et de l’autre le sacré et ses préoccupations spirituelles ? De quoi peut témoigner la foi chrétienne dans une société où « la Bourse est devenue un temple et le foot une grande messe » ? C’est à cette question essentielle que se confronte Albert Rouet, ancien archevêque de Poitiers. Dans un climat où l’indifférence massive à l’égard de la religion suscite l’exaltation identitaire, Albert Rouet propose de vivre la foi chrétienne dans des gestes quotidiens désirables, c’est-à-dire bons pour vivre.

Editions de l’Atelier

Acheter pour 31.90 CHFVivre sa jeunesse autrement
Joseph Gotte

Joseph Gotte est un jeune communicant chrétien de 22 ans. Il a créé en 2016 le blog « Vivre sa jeunesse autrement » au travers duquel il exhorte les jeunes de son âge à vivre leurs « jeunes » années sainement. Dans ce livre, il aborde tous les défis auxquels sa génération est confrontée : l’image de soi et les réseaux sociaux, les relations amoureuses, l’engagement humanitaire, la vie spirituelle. Il n’hésite pas à évoquer aussi des zones d’ombre de sa vie qui sont celles de nombreux adolescents, comme le climat difficile de ses années de collège, sa lutte pour sortir de la pornographie. En bref, un témoignage qu’il faut s’empresser d’offrir à tous les jeunes en quête d’encouragements, de repères et de modèles. 

Editions Première Partie

Acheter pour 22.00 CHFJean-Paul II : « N’ayez pas peur »
Dobbs – Fiorentino

Rome, 13 mai 1981… Au milieu de la foule rassemblée place Saint-Pierre, Jean-Paul II est victime d’un attentat qui choque le monde entier. Entre la vie et la mort, le Pape, transféré à l’hôpital Gemelli, se remémore les moments forts de sa vie et de son pontificat. Premier Pape d’origine d’un pays du bloc de l’Est, Karol Wojtyla sera témoin et acteur des événements qui ont marqué une grande partie du XXe siècle : il aura vécu l’occupation nazie, les révélations sur l’horreur des camps et notamment celui d’Auschwitz… Evêque de Cracovie sous le communisme, il prendra parti pour les ouvriers opprimés. Pape, il voyage sur tous les continents et rassemble des foules gigantesques. Une BD pour se souvenir de ce Pape qui a changé l’histoire.

Glénat/Cerf

Acheter pour 25.00 CHF

Un DVD

Jean Vanier, le sacrement de la tendresse
Frédérique Bedos

Ce film rend hommage à Jean Vanier, fondateur de l’Arche et humaniste. Promis à une brillante carrière militaire, ce fils de gouverneur général du Canada fait le choix de mettre sa vie au service des plus faibles. Le message de Jean Vanier bouscule les tabous et rend hommage à la vulnérabilité. 90 minutes de tendresse et d’espoir en compagnie d’un être d’exception.

Jupiter-Films

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