Et c’est par des encycliques (en grec « une lettre qui fait le tour », en-kuklon) que les apôtres et Paul veillaient à l’unité de la foi. Après la controverse autour de la circoncision et de la loi juive requises, par certains croyants venus du parti des pharisiens comme conditions sine qua non pour entrer dans l’Eglise du Christ, le concile réuni autour de Pierre et de Jacques dans la ville sainte prend une option valable pour tous (Actes 15).
Pour la communiquer, les apôtres et les anciens, d’accord avec l’Eglise tout entière, rédigent une missive comportant les prescriptions retenues : s’abstenir des viandes immolées aux idoles (pour éviter toute ambiguïté vis-à-vis du seul vrai Dieu, Père de Jésus-Christ), du sang et des chairs étouffées (afin de ne pas braquer les judéo-chrétiens) et des unions illégitimes avec des non-croyants (pour favoriser la croissance de la communauté dans la cohésion de foi et de vie quotidienne).
Cette lettre est confiée à des porte-parole reconnus et considérés par les frères, Jude et Silas, envoyés avec Paul et Barnabé à Antioche, lieu d’émergence de la querelle. La circulation de cette encyclique apostolique en Actes 15, 22-29 constitue en quelque sorte une préfiguration du net. Nous voyons d’ailleurs que les épîtres pauliniennes, au-delà de leurs destinataires premiers, étaient répandues dans l’ensemble des communautés primitives que l’Apôtre des nations et d’autres avaient fondées. Ainsi, un problème local et ses voies de résolution devenaient un trésor commun et servaient de points de repère pour tous.
Par Hélène Küng, pasteure Photo: 3.bp.blogspot.comLa Semaine de prière pour l’unité des chrétiens a lieu entre les 18 et 25 janvier, dates où l’on commémore la profession de foi de saint Pierre, et la conversion de saint Paul. L’un pêcheur de la campagne galiléenne, l’autre formé et instruit dans une ville de l’Empire romain, Pierre et Paul sont deux piliers, différents et complémentaires, de l’Eglise au Ier siècle, propageant l’Evangile contre vents et marées.
Or, ces deux apôtres, engagés de tout leur être pour le même Seigneur Jésus, se sont trouvés à un moment en complet désaccord ! L’épisode est apaisé dans les Actes des Apôtres (chap. 15), où Pierre intervient en faveur de l’évangélisation pratiquée par Paul : l’ouverture de l’Eglise aux païens, au nom de la grâce inconditionnelle donnée par Dieu.
Mais le désaccord est relaté tout autrement, douloureusement, par Paul dans sa lettre aux Galates (2, 9-14) : un jour, par peur d’un groupe de chrétiens « ultra », Pierre a cessé de partager la table des chrétiens d’origine païenne. Paul est scandalisé : se laisser diviser, renoncer aux liens fraternels par peur, c’est renoncer à l’Evangile, à la vie nouvelle rendue possible par le sacrifice du Christ !
Cela me touche : même ces grands croyants ont connu des désaccords blessants – et ils ont pu ressentir la peur qui divise, qui sépare, qui crée des barrières entre les enfants de Dieu…
Et aujourd’hui, à la suite de Pierre et de Paul, quelles peurs surmonter pour vivre l’unité des chrétiens ?
A l’occasion de la Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens, rencontre avec la doctorante en théologie protestante Lauriane Savoy, codirectrice du livre« Une bible des femmes ».
Texte et photos par Nicolas Maury8h20, Lauriane Savoy arrive à l’Université après avoir déposé ses enfants à l’école vingt minutes plus tôt. « Je me déplace à vélo quelle que soit la météo. Il suffit d’avoir l’habitude et de s’habiller en fonction », sourit-elle.
Son trajet pour rejoindre Uni Bastions l’a conduite à proximité du Mur des Réformateurs. Presque un clin d’œil, puisqu’elle prépare une thèse liée à la Réforme. « Je me penche sur l’ouverture du ministère pastoral à la mixité hommes-femmes dans les cantons de Vaud et de Genève », souligne-t-elle. Mais sa recherche ne lui prend pas tout son temps : elle est aussi assistante d’Elisabeth Parmentier, sa directrice de thèse. « La faculté de théologie propose un bachelor et un master à distance via internet. Les étudiants ne doivent venir à Genève que pour passer leurs examens. Dans ce contexte, les assistants sont pas mal sollicités. »
Si les professeurs préparent, conçoivent et rédigent les cours, les assistants les relisent et corrigent les coquilles éventuelles. « Puis nous les mettons en ligne et envoyons les annonces aux étudiants », indique Lauriane Savoy. Vient ensuite la partie à laquelle elle s’est attelée de bon matin : « la correction des travaux que ceux-ci doivent périodiquement nous rendre… »
La doctorante a codirigé le livre « Une bible des femmes ».
De confession protestante, la jeune femme évolue dans un domaine lié de très près à l’œcuménisme. Avec Elisabeth Parmentier et Pierrette Daviau, elle a codirigé l’ouvrage collectif « Une bible des femmes », paru chez Labor et Fides en septembre. Venant tout juste de revenir de l’éditeur chez qui elle a réceptionné un nouveau tirage, elle extrait un livre de la pile : « 21 auteures francophones catholiques et protestantes se sont penchées en tant que femmes sur la Bible. Notre idée: mettre en lumière les interprétations qui peuvent être libérantes, à l’opposé des lectures traditionnelles et machistes. Ces dernières, majoritaires durant toute l’histoire du christianisme, ne sont remises en cause que depuis une trentaine d’années. Nous voulons partager cette perspective avec le public le plus large possible. »
Ce qui ne s’avère pas une mince affaire : « Depuis quarante ans, la culture biblique a diminué. La plupart des gens n’ont plus de connaissances des textes mais restent pleins de préjugés. Nous avons voulu montrer qu’en allant au-delà de certains versets – « femmes soyez soumises à vos maris» par exemple –, un message libérateur apparaît. » La mission semble en bonne voie de réalisation. En Suisse, l’ouvrage a déjà dû être réimprimé.
Représentation internationale
Sa pause de midi, la chercheuse la passe généralement avec ses collègues assistants, partageant un repas à la cafétéria de l’Uni ou – en été – dans le parc des Bastions. « C’est décontracté et pas vraiment boulot-boulot. Nos champs d’activités au sein de la faculté sont variés vu nos disciplines différentes. Mais nous nous intéressons à ce que font les autres et l’atmosphère est sympa. » Parfois, la trentenaire s’octroie un moment pour faire du sport. « La course à pied – elle a participé à l’Escalade – et l’aviron sur le Léman. »
Ayant récemment peaufiné son colloque prédoctoral, la théologienne doit, sur le coup des 15h30, rencontrer le doyen Ghislain Waterlot à propos d’une tâche qu’elle vient d’accomplir pour la faculté. Cet automne, elle a représenté les facultés de théologie de Genève et Lausanne au Forum chrétien francophone à Lyon. « Au départ, il y avait le constat que beaucoup d’Eglises ne participent pas en termes institutionnels au Conseil œcuménique. Cette rencontre réunissant un large panel d’Eglises chrétiennes se veut l’antithèse d’un lieu de controverses. C’est un espace de partage de foi et de discussion, permettant de voir ce qui réunit la diversité des chrétiens. Un œcuménisme vivant. A mon avis, quelque chose de ce type au niveau plus régional aurait tout son sens… »
Ses tâches universitaires terminées, Lauriane Savoy récupère ses enfants à 18h. Quant à ses soirées, elles sont variées. « Le lundi, je chante au chœur de l’Uni. Avec beaucoup de plaisir. Et maintenant que le cycle de conférences lié à la publication du livre touche à sa fin, j’aurai à nouveau plus de temps pour ma famille. »
Une journée bien rythmée
8h: Les enfants sont déposés à l’école 8h20: Arrivée à Uni Bastions 10h30: Récupération du nouveau tirage « Une bible des femmes » chez l’éditeur 12h: Pause déjeuner ou activité sportive 15h30: Réunion avec le doyen 18h: Retrouve ses enfants
Par Thierry FouetOn dit que l’Europe fait peur… Et nous l’observons bien depuis la Suisse. Il est évident que les échéances ont de quoi en faire frémir plus d’un (pour ne parler que du brexit). Peut-être cela vient-il de ce que l’on a trop axé la construction de l’Europe sur les aspects matériels. Là, les dangers sont énormes. Personne ne se fait d’illusion sur la logique du profit et les lois du marché. Que va-t-on faire de l’Europe des pauvres, de celle des handicapés, de celle des immigrés, des attentes de l’Est et du Sud ?
Or, parmi les promoteurs de l’Union européenne, certains étaient chrétiens. M. Robert Schumann, par exemple, qui dès le début de son labeur européen mettait en garde ceux qui ne voulaient d’union européenne qu’industrielle. Donc les chrétiens, et en particulier les laïcs d’aujourd’hui, ont un apostolat, un rôle à jouer dans la construction de l’Europe : cela doit s’accomplir dans l’esprit de ces pionniers : comme les acteurs d’une Europe des cultures, signe, au milieu du monde dont elle représente à peine 10% de la population, d’une civilisation fondée sur l’amour selon le vœu de Paul VI. Dans cette perspective, l’avenir de nos pays ne peut plus faire peur. C’est un chantier où les chrétiens sont embauchés et doivent s’engager résolument.
En ce début 2019, souhaitons une prise de conscience de nos communautés, des chrétiens dont l’histoire est si riche dans cette partie du monde. Souhaitons que les laïcs s’engagent au nom de leur foi : pour la construction de l’héritage qui sera celui de nos enfants.
Puissent les chrétiens prendre courage et force afin d’exercer pleinement leur apostolat et témoigner du Christ Sauveur de l’Humanité. Ils sont enfants de Lumière, prêtres, prophètes et rois : voilà leur mission aujourd’hui en ce monde plus que jamais.
Apprends-nous ta patience, Seigneur, afin d’accepter le temps nécessaire que chacun met à grandir. Donne-nous ta douceur afin que nous devenions, les uns pour les autres, un chemin d’Evangile. Donne-nous la force du pardon, afin que nous sachions nous estimer et nous faire confiance même lorsque nous ne nous comprenons plus. Oui. Seigneur, qu’en nos communautés règnent le pardon du Père, la douceur du Fils, la patience de l’Esprit.
Le dernier marché aux puces de la communauté a remporté un beau succès les 9, 10 et 11 novembre 2018. Le bénéfice est allé aux œuvres de partage de la communauté en Suisse, au Liban et au Congo.
Texte et photos Par Brigitte BessetToute une semaine, des bénévoles ont trié, rangé et étiqueté des articles de toutes sortes. Chacun est reparti heureux d’avoir déniché l’objet qu’il recherchait ou de s’être fait plaisir. Ceux qui n’avaient rien trouvé pouvaient s’arrêter pour boire un verre de sangria et partager un beau moment autour d’une pâtisserie ou d’un apéritif.
Avec l’aide quotidienne de Michèle et les conseils d’Hélène, fortes de leur expérience de plusieurs années à la brocante de Nyon, Françoise et Chantal ont revêtu le tablier orange et animé cette vente avec patience et amour.
En raison de la construction de la nouvelle église, il n’y aura pas d’autre édition à Gland. Mais, bonne surprise, une partie des bénévoles engagées à Gland vont reprendre la brocante de la paroisse de Nyon avec les fidèles habitués de cette manifestation, dès l’an prochain, sous la présidence de Roger Merlo.
A vos agendas pour réserver les dates : 15, 16 et 17 novembre ! Au plaisir de vous y rencontrer.
Texte et photo par Sœur Marie-AngèleChers paroissiens,
Voici un petit signe d’une « ancienne » paroissienne.
Je m’appelle Cécile Mettaz, en religion, Sœur Marie-Angèle, fille de Léonce et de Marguerite née Carron. Je suis la sixième d’une fratrie de 11 enfants. De parents très croyants et pratiquants, c’est à leur exemple que j’ai pris goût à la prière et à la vie intérieure avec Jésus et la Vierge Marie.
En travaillant avec les Sœurs de Saint-Maurice (autrefois à Vérolliez), aujourd’hui à la Pelouse, j’ai découvert le lieu où le Seigneur m’attendait.
Le 2 février 1963, j’ai quitté ma famille pour répondre à l’appel du Seigneur : offrir ma vie à l’exemple de saint Maurice et de ses compagnons martyrs dans le charisme de la louange pascale, le témoignage apostolique et la communion fraternelle.
Après la profession, j’ai eu l’occasion d’effectuer différentes « missions » : auprès des enfants, des jeunes, dans un EMS, responsable de communauté.
J’ai trouvé beaucoup de joie, à chaque fois.
Actuellement, je fais partie de la communauté de St-Amé à St-Maurice. Nous sommes 5 Sœurs à vivre une présence de bénévolat et de louange à Celui qui ne cesse de nous manifester son amour.
A l’écoute de la Parole de Dieu et nourrie de cette Parole, de l’Eucharistie, de l’adoration, de la vie liturgique, des offices, j’approfondis mon désir de toujours mieux connaître celui qui m’aime et attend mon amour.
Je rends grâce au Seigneur de sa fidèle Présence tout au long des jours car je sais que c’est Lui qui agit à travers moi et par moi.
Je rends grâce pour tous les bienfaits dont Il ne cesse de me combler et je pose sur Lui, un regard neuf, chaque matin (cf. Abbé Zundel).
Je me tiens au courant de ce qui se vit dans la paroisse, grâce au journal L’Essentiel et au dépliant qui « relate » tous les groupes engagés d’une manière ou d’une autre.
Je vous remercie et vous dis : Bravo !
Je n’oublie pas non plus les personnes engagées pour l’adoration perpétuelle et la prière pour les vocations à la fin de chaque messe.
Que le Seigneur vous bénisse et dispose le cœur de chacun à répondre à son appel, chaque jour.
Soyez assurés de ma prière pour « toute » la paroisse et les habitants de Fully.
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
L’Evangile à cœur ouvert Michel-Marie Zanotti-Sortkine
« Le silence qui suit une œuvre de Mozart est encore du Mozart », disait Sacha Guitry. N’en est-il pas ainsi de l’Evangile quand nous le refermons ? Le prêtre Michel-Marie nous invite, par des commentaires savoureux et dynamiques de 500 passages des Evangiles, à prolonger en nous l’écho de la Parole de Dieu pour pouvoir en vivre au quotidien.
Etre dans le monde sans être du monde. Comment l’Eglise peut-elle actualiser ce conseil de l’Evangile dans la société du numérique et de l’intelligence artificielle ? Thomas Jauffret porte un regard lucide en soulignant l’apport inestimable des nouvelles technologies tout en dénonçant l’assujettissement de l’homme à la machine.
Grâce à la réalité virtuelle, à la procréation assistée et au transhumanisme, Louis, pur produit de son époque, pense trouver le bonheur. Pourtant, des rencontres étonnantes et un désir profond de liberté vont lui révéler les limites de la société hédoniste.
48 planches de la vie ordinaire d’une famille nombreuse qui ne manque pas d’humour. Nicolas Doucet a finement observé les joies et les travers des petits et des grands au sein d’une famille qui s’aime. Une famille pleine de vie qui invite à relativiser les tracas du quotidien par l’humour et la joie d’être ensemble.
Par Pierre Moser Photo: DRLa toile fait également parler d’elle ces derniers temps. La nouvelle réponse universelle, c’est d’y aller voir. Quoi que l’on cherche, les réponses se trouvent sur le net, comme ils disent. Moyen de communication du XXIe siècle, le web nous pousse à y être présents. Certains ne verront à cette présence aucun intérêt, d’autres une pure obligation. Convaincus qu’une partie au moins de notre communauté appelle cette communication de ses vœux, votre paroisse a donc décidé, depuis un certain temps, de marquer sa présence sur internet. Vous allez pouvoir y trouver les horaires de messe ainsi que les différents contacts des responsables de dicastère et toutes sortes d’information sur la vie de votre paroisse.
C’est l’occasion de faire appel aux jeunes de notre communauté pour participer à la vie de ce site. La technologie n’est rien sans message à faire passer ni information à transmettre.
Rejoignez-nous donc sur www.saintetherese.ch et faites-nous vos commentaires, ils seront les bienvenus.
Vous désirez prier le chapelet avec votre enfant? Lui faire mieux connaître cette prière? L’aider à invoquer Marie? Et à adorer Jésus présent dans l’hostie? Vous êtes les bienvenus à l’église de la Colombière le 2e mardi du mois à 17h45.
Par Geneviève de Simone-Cornet Photo: DRDépassé, le chapelet ? Depuis des siècles, les catholiques ne cessent de le prier pour demander à Marie son aide et sa protection. Aujourd’hui, le pape François y puise une grande force : « S’il est une chose qui me rend fort jour après jour, c’est de prier la Madone du Rosaire » (« L’Evangile de Marie. Pour un jubilé de miséricorde »). Vous voulez redécouvrir cette prière et la faire découvrir à votre enfant ? Alors venez rencontrer d’autres curieux à la Colombière.
Le chapelet, c’est facile à apprendre et c’est efficace. Le prier, c’est se décentrer en contemplant Jésus et Marie dans les mystères joyeux, lumineux, douloureux et glorieux. Se mettre à l’école de Marie : comme elle, être tourné vers Dieu, accueillant, disponible, à l’écoute de l’Esprit Saint. Car elle nous aime, nous qui sommes ses enfants. Elle veille sur nous et veut le meilleur pour chacun de nous. Elle nous protège et nous aide à grandir chaque jour dans la paix, la foi, l’espérance et la charité.
Marie a demandé à Bernadette de Lourdes et aux bergers de Fatima de beaucoup prier. Réciter le chapelet, c’est répondre à cet appel. Les mardis 15 janvier, 12 février, 12 mars, 9 avril, 14 mai et 11 juin. Mercredi 27 mars, pèlerinage à Siviriez, dans la Glâne, chez la bienheureuse Marguerite Bays.
Un cœur à coeur A la Colombière, on prie le chapelet devant Jésus présent dans l’hostie. Là il m’attend, me reçoit avec amour et me donne ce dont j’ai besoin. L’adorer, c’est prolonger et intensifier ce qui est célébré à la messe, se centrer sur le Christ et vivre un cœur à cœur avec lui. C’est veiller avec Jésus au jardin des Oliviers.
Pas facile de rester fidèle ! « Regardons fixement le but : ressourcement de notre âme, rencontre qui apaise nos soucis, qui apporte joie et espérance, qui chasse les ténèbres. » Mais nous ne sommes pas seuls : l’adoration, disait Jean Paul II, « n’est pas une forme de piété personnelle, mais une prière communautaire qui élargit le cœur aux dimensions dumonde ». Et le curé d’Ars : « Il est là dans le sacrement de son alliance. Il est là, Celui qui nous aime tant. Il nous attend nuit et jour ».
Du 18 au 25 janvier auront lieu les célébrations de laSemaine de prière pour l’unité des chrétiens. Les Conseils de communauté de notre unité pastorale (UP) ont inscrit l’événement à l’ordre du jour d’une de leurs rencontres.Mais pour nombre de paroissiens, cette semaine, devenue une tradition, reste un mystère.
Par l’équipe pastorale Photo: DRL’instauration, en 1908, du partage de la Parole et de la prière entre chrétiens revient au révérend Paul Watson, un épiscopalien converti au catholicisme. La date choisie couvre une période entre deux jours de fête : la chaire de saint Pierre (18janvier) et la Conversion de saint Paul (25 janvier). Huit jours de prière, huit jours de pèlerinage sur notre chemin de foi.
En 1964, lors de sa troisième session, le concile Vatican II adopte un décret sur l’œcuménisme, « Unitatis redintegratio », qui reconnaît la foi baptismale commune à toutes les confessions chrétiennes. Le Christ apporte la lumière au monde et la prière devient l’âme du mouvement œcuménique.
Dès 1968, cette semaine de prière est préparée par la Commission Foi et Constitution du Conseil œcuménique des Eglises et le Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens. Les chrétiens des différentes communautés sont invités à se rassembler autour de l’Evangile pendant cette période et à prier pour que soient dépassées les divisions dans l’Eglise.
Le ciment de la prière Lors de sa visite à Genève le 21 juin 2018, le pape François a rappelé avec force l’importance que Rome accorde à l’œcuménisme. La prière est un des derniers ciments capable d’unir les chrétiens et toute l’humanité dans le monde fragmenté qui est le nôtre, préservée qu’elle est de toute volonté d’ambition individuelle. Elle guide les cœurs par l’honnêteté de l’humilité et de l’amour et fait de chacun un artisan de paix et d’unité.
Personne ne détient la vérité. La seule vérité réside dans la Création, elle-même fruit du créateur. En tant que chrétiens et éléments de la Création, nous avons un devoir d’unité, de solidarité et de miséricorde les uns envers les autres.
En quête de justice Chaque année, un pays est désigné pour préparer la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens – cette année, c’est l’Indonésie. Avec le thème « Tu chercheras la justice, rien que la justice » (Dt 16, 18-20).
L’Indonésie, majoritairement musulmane, compte tout de même 10% de chrétiens. Ce pays de 265 millions d’habitants éparpillés sur 17’000 îles compte plus de 1300 groupes ethniques distincts et 740 langues. Il apour devise « L’unité dans la diversité ». Une devise que tous les chrétiens et toute l’humanité devraient adopter.
En participant à une célébration œcuménique, nous posons un acte de foi concret. En nous rassemblant, nous brisons les clivages et œuvrons pour une reconnaissance universelle de la dignité humaine. Nous vous souhaitons de belles rencontres et de magnifiques célébrations de la Parole pour l’unité dans la diversité ![thb_image image= »3514″ img_link= »url:/wp-content/uploads/2019/01/Semaine_unite_horaire. »]
Ils ont tous deux 21 ans et ils participeront aux 34e Journées mondiales de la jeunesse à Panama du 22 au 27 janvier: Claire Pujol, étudiante à l’Université de Fribourg,et Joël Perey, installateur-électricien, deux jeunes de La Côte. Pourquoi partent-ils? Qu’est-ce qui les anime?
Par Stéphane Ernst et Geneviève de Simone-Cornet Photos: DR
Les JMJ ? Un électrochoc pour la foi, dit Claire Pujol.
« En 2016, j’ai eu la chance de participer aux JMJ de Cracovie, raconte Claire Pujol. Partir au Panama est pour moi une belle opportunité. C’est une chance de pouvoir aller à la rencontre de jeunes du monde entier avec lesquels je peux partager ma foi.
Les JMJ sont une sorte d’électrochoc, un temps un peu irréel où les émotions sont très fortes. C’est un temps où se nouent de belles amitiés dont on sort fort d’une réelle envie de s’engager.
J’espère que ce voyage me permettra de renforcer ma foi et de revenir avec une envie encore plus forte de témoigner de l’amour de Jésus. A mon retour, je voudrais pouvoir partager mon expérience avec mes amis qui n’ont pas eu la chance de vivre cette aventure afin de leur apporter les fruits de ces JMJ. »
Joël Perey est impatient de vivre les JMJ de Panama.
Des moments de joie « Je fais partie du groupe des jeunes de la paroisse de Nyon, dit Joël. J’ai pu vivre les dernières JMJ, qui se sont déroulées à Cracovie en 2016.
Ça a été une chance incroyable d’avoir pu vivre ces moments. Ce sont des instants remplis de joie. Voir tant de jeunes du monde entier réunis en un même lieu, c’est quelque chose d’indescriptible.
J’attends ces nouvelles JMJ avec impatience. Revoir des amis, pouvoir laisser parler mon cœur pour le Seigneur et voir la beauté de tous ces jeunes rassemblés en un seul lieu, voilà ce que je souhaite.
J’aimerais revenir avec plein de souvenirs à partager avec mes amis qui n’auront pas eu l’occasion de se déplacer. »
Découverte du pays Claire et Joël partiront avec les Suisses romands et les Tessinois, au nombre de 67. Certains resteront deux semaines, d’autres une semaine. Plusieurs vivront la semaine qui précède les JMJ, du 15 au 20 janvier, dans le diocèse de Bocas del Toro, à l’ouest du Panama. Ils dormiront dans des familles et découvriront la région, visitant notamment une bananeraie. Dimanche 20 janvier, ils prendront l’avion pour la capitale Panama.
Jeudi 24 : accueil du pape François. Vendredi 25 : chemin de croix avec le pape. Samedi 26 : vigiles avec le pape sur le lieu de la messe du lendemain matin, le Campo San Juan Pablo II. Dimanche 27 : messe avec le pape. Sur place, les Suisses logeront dans une école dirigée par un Suisse.
Les JMJ avec Marie
L’affiche des JMJ de Panama.
Par GdSC
Les 34e Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) auront pour thème « Voicila servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole » (Lc 1, 38).
C’est sur ce thème que le pape François invitera les jeunes du monde entierà réfléchir à Panama du 22 au 27 janvier. Après l’Argentine en 1987 et le Brésil en 2013, c’est la troisième fois que les JMJ se dérouleront en Amérique latine. Nées à l’initiative du pape Jean Paul II en 1986, elles permettentà chaque jeune de rencontrer d’autres jeunes du monde entier. Célébrées localement chaque année le dimanche des Rameaux, elles prennent tousles deux ou trois ans une dimension internationale en se déroulant dans une métropole.
Par les JMJ, Jean Paul II voulait se rendre proche des jeunes, leur manifester la confiance que l’Eglise place en eux et leur transmettre sa foi en Jésus-Christ et son attachement à l’enseignement desévangiles. Benoît XVI et le pape François ont repris le flambeau.
Les jeunes pèlerins sont accueillis dans des familles de tous les diocèsesdu pays lors des pré-JMJ. Ils convergent ensuite vers la métropole pour une semaine d’événements culturels et spirituels qui s’achève par une veillée de prière et une nuit où tous les jeunes présents sont rassemblés en un même lieu. La messe de clôture du dimanche matin, présidée par le pape, est le point culminant des JMJ.
Prière
Par GdSC
Chaque JMJ a sa prière. Voici un extrait de celle composée pour les JMJde Panama.
« ô Père miséricordieux, toi qui nous appelles à vivre la vie comme un chemin vers toi : aide-nous à regarder le passé avec gratitude, à assumer le présent avec courage et à construire le futur avec espérance. Seigneur Jésus, notre ami et notre frère, merci pour ton regard d’amour. Fais que nous sachions écouter ta voix qui résonne dans nos cœurs avec la force et la lumière de l’Esprit Saint. Fais-nous la grâce d’être une Eglise en sortie qui annonceavec une foi vive et un visage jeune la joie de l’Evangile pour travailler à la construction d’une société plus juste et fraternelle comme nous la rêvons. »
Courriel : info@jmj.ch
Lien vidéo présentant les JMJ de Panama: https://youtu.be/lH_2ZMyFZ3k
Informations sur la semaine à Panama : https://panama2019.pa/fr/bienvenue/
Par Pascal Bovet Photo: Jean-Claude GadmerLa paroisse d’Onex a accueilli une des mosaïques de Mario Rupnick, prêtre et jésuite d’origine slovène. Par la mosaïque, il nous met en sympathie avec une longue tradition qui remonte aux Byzantins, puis aux Romains.
La pêche miraculeuse d’Onex illustre manifestement l’évangile de Jean (Ch 21) en mettant en scène la moitié des apôtres dans leur barque prête à succomber à la surcharge. Pierre, comme souvent, sert d’intermédiaire en apportant à Jésus resté sur la berge un poisson. Le pain est dans l’autre main. Venez déjeuner, dit Jésus.
Il y a certes encore beaucoup de merveilles à découvrir dansnotre patrimoine romand ; nous vous en avons fait visiter afin que vous croyiez que la beauté peut servir la foi. Après quatre ans d’existence et quelque 40 œuvres présentées, cette rubrique prend fin avec cette œuvre contemporaine.
Par Valérie Pianta Photo: p1.storage.canalblog.com, http://www.atelier-avila.chQuand nous étions petits enfants, certains d’entre nous avait peur du loup… Les loups des contes et des fables nous faisaient frissonner, mais celui de notre imagination peut-être encore davantage ! Il surgissait sitôt l’obscurité venue, alorsqu’on revêtait nos peurs secrètes et toutes les histoires entendues.
Je me souviens enfant, de mes vacances au pied de la montagne dans un coin d’Italie : parfois le soir, un long hurlement résonnait, suivi d’un autre. On nous expliquait alors que ce n’était pas grave, les loups vivaient là-bas. Animal, homme et nature s’apprivoisaient normalement dans la juste distance que requérait chacune des relations de ce trinôme. S’apprivoisaient… sans grandes théories.
Aujourd’hui, nous sourions en songeant aux contes, aux fables, à nos terreurs enfantines. Pourtant, à un moment ou l’autre, nous faisons dans nos vies l’expérience de la peur face à ces lieux obscurs et blessés de notre histoire personnelle et nous avons l’impression d’être parfois dévorés (c’est le mot !) par des sentiments qui surgissent de ces obscurités comme des loups affamés. Evidemment, nous pouvons bien avoir peur de ces loups qui matérialisent angoisses, échecs ou blessures. Mais voici Noël ! Un tout-petit enfant, le Christ Jésus nouveau-né, par sa grâce, nous donne la force de nous réconcilier avec nous-mêmes, de nous lier d’amitié avec cette part sombre de nous-mêmes, en l’apprivoisant pour vivre avec elle dans la paix. Le regard ingénu de l’Enfant-Dieu nous invite à regarder plus haut vers le Père, pour mieux apprivoiser ces « loups intérieurs » qui peuplent si souvent les bas-fonds de notre histoire personnelle.
Enfin, rappelez-vous ! On raconte une anecdote à propos de saint François d’Assise et d’un loup. Un loup affamé terrorisait les habitants de la ville de Gubbio. Le saint approcha l’animal et lui ordonna de ne plus faire aucun mal à personne. D’autre part, il fit promettre aux habitants de nourrir l’animal jusqu’à la fin de sa vie… Il savait que la faim était la seule raison qui le poussait à s’attaquer aux gens. Il avait fait du loup un signe qui rappelerait désormais aux gens de Gubbio, dit-on, le message d’amour et de paix du saint homme.
Par Emmanuel Rey Photo: DRLe temps de l’Avent nous prépare à Noël (nous faisons mémoire de sa venue il y a 2000 ans) et tourne nos regards vers le retour du Christ (nous attendons qu’il revienne dans la gloire, à la fin des temps). L’Incarnation du Christ est pour nous une création nouvelle, comme le dit une prière de la messe de Noël (Père, toi qui as créé l’homme et as rétabli sa dignité…). Avant d’entendre l’évangile de la création nouvelle dans le Christ, intéressons-nous à la création :[thb_image image= »3542″ img_link= »url:%2Fwp-content/uploads/2018/11/P.-5-infographie_2018.12_2019.01_creation. »]
Propos recueillis par Pascal Tornay Photos: DRMarcel Gay, qui ne connaît pas ? Engagé pour sa commune, homme plein d’humour et à la plume facétieuse, Marcel Gay n’a pas la grosse tête, comme il aime à dire… Président des « Vouipes » depuis 13 ans sur le plan politique, Marcel est bien connu pour son travail à la tête de la rédaction de la Gazette de Martigny, un bimensuel régional gratuit tiré à 31’000 exemplaires : c’est là qu’il met en valeur les événements en tous genres qui ont lieu dans notre région. Sur le plan privé, Marcel est marié à Marie-France et est l’heureux papa de Manon, Salomée et Nora. Il prend part à la vie de nombreuses associations et corporations qui lui permettent, dit-il lui-même « de laisser régulièrement mon esprit voyager en terrain connu et conquis ». Voyons comment il a répondu à nos questions…
Cher Marcel, t’as où les vignes ? A Bovernier bien sûr ! Le pays du gamay et du goron ! Mais en vérité – je ne veux pas mentir dans un journal à caractère religieux – je n’ai pas de vigne mais j’en ai travaillé quelques-unes il y a fort longtemps… Je dois avouer en revanche que, même sans avoir de ceps, la cave est bien garnie pour recevoir dignement les copains.
T’as où le village ? Quand on a la chance de présider le plus beau village du monde, la question ne se pose pas. Savez-vous que Bovernier est à la frontière des districts de Martigny et d’Entremont et que sa position géographique lui permet de créer des liens privilégiés d’un côté comme de l’autre… Située au pied du Catogne, notre commune est réputée pour sa faculté à faire la fête et à bien recevoir les personnes qui lui font le bonheur de s’y arrêter un instant.
T’as où le boulot ? Si je passe passablement de temps à rédiger, donc au bureau, mon travail me conduit un peu partout dans les districts de Martigny, Entremont et une partie de Saint-Maurice pour couvrir les événements à caractères local et régional. En fait je bosse souvent quand les autres s’amusent… mais rarement le contraire !
T’as où la joie ? Dans un sourire, une rencontre familiale, une poignée de main, une tape amicale, un repas partagé, un verre entre copains, le plaisir d’offrir. Des gestes simples qui font que la vie prend tout son sens et que l’on peut relativiser pas mal de choses.
T’as où la foi ? Dans mon cœur tout simplement mais elle ne sert à rien cachée au chaud. Alors j’essaie d’ouvrir mon cœur aux autres afin de partager ce bonheur qui m’habite très souvent et qui est une chance. En disant aussi merci au Seigneur tous les matins et en essayant de n’être pas un trop mauvais chrétien, je vis une foi heureuse basée sur l’humilité et le respect.
Par Pascal Bovet Photo: DR« Nous avons vu son étoile en Orient. »Parole de mages. Ils se sont mis en route, en quête, en recherche.
Orient, comme le lever de soleil quand les ténèbres reculent devant la lumière. Lieu de merveilles, origine des envahisseurs, porte de richesses, mais aussi source de crainte économique. Il séduit et fascine. Mais où commence-t-il ? Au Caucase, au Bosphore ou à l’Elbrouz ? Frontière disputée de toujours. L’Orient, c’est l’autre.
« Nous avons vu son étoile », disent les mages, ignorants des Ecritures et de la tradition juive. Sans parti pris : ils vont chez les Occidentaux.
N’avaient-ils aucune conception religieuse ? Confucius leur était peut-être familier ? Etaient-ils déjà éveillés par le bouddhisme ? Ils viennent intrigués, avec leur questionnement : où est le roi des Juifs… Est-il oriental ou occidental ? Son royaume a-t-il des frontières et des murs ? Est-il de ce monde ?
Juif pieux, Siméon fait le pas de reconnaissance au-delà des frontières : « Mes yeux ont vu ton salut que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour la révélation aux païens et la gloire d’Israël ton peuple. »
Saint Paul pourra conclure : « En Jésus-Christ, il n’y a plus ni Juifs, ni Grecs… »
Par Laure Barbosa Photo: www.la-croix.comEn cette période trouble où l’Eglise est questionnée par ses propres scandales, au pied d’un mur qu’on dit monté de cléricalisme, l’expérience des chrétiens d’Orient tend un miroir enrichissant. Invitation à une redécouverte essentielle ?
Grain de sable dans un océan musulman, la situation précaire des chrétiens implantés depuis les temps apostoliques dans le Proche-Orient arabe s’avère porteuse de sens et d’espérance. Minorité religieuse en des pays ravagés par la crise économique, sociale, politique, les guerres du pétrole et la montée de l’islamisme radical, bon nombre de ces croyants éprouvés, réprimés et menacés, choisissent de rester. Message d’humilité et de persévérance, la vie difficile de ces Eglises, interpellation et témoin fidèle de l’amour du Christ, accueille même par endroits une vague de convertis. La présence des chrétiens arabes dans ces contextes explosifs demeure décisive, gardienne de l’enjeu de la diversité et chance pour le dialogue et la paix.
A l’heure où les défis interdisent à l’Eglise de camper sur ses positions, retentit le même appel à avancer en eaux profondes, oser avoir besoin des autres pour jeter le filet à nouveau. Si l’on n’est pas prophète en son pays, il convient de s’expatrier, sortir de soi et de sa zone de confort, se faire soi-même l’étranger pour devenir parole, île, pont, hospice et relais d’amour. Cette dynamique de dépouillement, voire d’enfouissement pour retrouver l’audace de l’Evangile rappelle l’héritage spirituel d’un Charles de Foucauld. Nos vies sont vouées à l’échange ou à l’échec.
En ce mois de décembre, l’Eglise d’Algérie partage justement la bonne nouvelle de la béatification à Oran de ses 19 martyrs : lumière pour le monde et modèles de vie chrétienne en leur vie donnée pour des petits, des malades, l’amitié et la fraternité avec leurs voisins musulmans. Mgr Claverie et ses compagnons, dont les moines de Tibhirine, ont choisi de risquer leur vie pour rester, jusqu’au bout, fidèles à leur foi et leur conscience, en solidarité profonde avec leur terre d’accueil. Pierre Claverie décrivait ainsi la fine pointe de toute vocation évangélique : « Aller à la rencontre d’hommes et de femmes de notre temps, et leur signifier par toute notre vie que nous nous reconnaissons tous frères et sœurs en humanité, follement aimés de Dieu, membres de la grande famille humaine, sans distinction de race, de couleur, de culture, et même de religion. » Magnifique source d’inspiration lestée de leurs vies, que ce ministère de bonté et de douceur, façon d’être au monde pour le monde, comme le levain dans la pâte.
A lire
Pierre CLAVERIE, Petit traité de la rencontre et du dialogue, Paris, Cerf, 2004.
Claude RAULT, Désert, ma cathédrale, Paris, Desclée de Brouwer, 2008.« Notre chance, en Algérie est d’être assez démunis – mais l’est-on jamais assez ? – de nos richesses, de nos prétentions et de notre suffisance pour pouvoir entendre, accueillir, partager du peu que l’on a. Remercions Dieu lorsqu’il rend son Eglise à la simple humanité, sans costumes d’apparat ou d’emprunt, sans fards ni clinquants dérisoires. Réjouissons-nous de tout ce qui peut nous rendre accueillants et disponibles, plus soucieux de nous donner que de nous défendre. Le disciple envoyé par le Christ est l’homme dans sa simple humanité, l’homme léger, disponible, dépouillé de tout ce qui l’encombre et l’alourdit. L’homme qu’on ne confond pas avec son argent, ses diplômes, ses décorations… Disponible pour aimer, au prix de ce qu’il a de plus précieux,sa vie. »
Mgr Pierre Claverie, 1re homélie 9.10.81, cathédrale d’Oran
Propos recueillis par Emmanuel Rey Photo: DRMax Hayoz a célébré en septembre dernier les 20 ans de son ordination diaconale. Avec son épouse Rosmarie, il habite le quartier de l’Auge, en face de l’église Saint-Maurice. Max est très engagé dans notre unité pastorale : célébration de baptêmes, de mariages et de funérailles, contribution aux activités proposées à nos aînés, souci des plus faibles à travers différentes œuvres caritatives.
Vos différents engagements à Caritas et dans les conférences Saint-Vincent-de-Paul montrent que vous êtes sensible à la dimension diaconale de l’Eglise. Cela vous a-t-il aidé à discerner votre vocation de diacre ? Oui, j’en suis sûr ! La rencontre et la prise en charge de toute personne, déjà dans la vie professionnelle puis dans mes activités auprès de Caritas et des conférences Saint-Vincent-de-Paul, ont certainement joué un grand rôle dans le discernement de cette vocation. Mais avant cela, il y a autre chose : les conditions économiques modestes de ma famille, qui a bénéficié de l’aide de la conférence voici 65 ans. Lorsqu’on reçoit, on a aussi envie de donner. Cette envie m’a toujours habité ; elle m’a marqué pour la vie, elle m’a davantage sensibilisé à la dimension diaconale de l’Eglise.
Pouvez-vous nous donner deux faits marquants de vos 20 ans de ministère diaconal ? Un jour, j’ai célébré un mariage. Les témoins des mariés, qui n’avaient pas l’intention de se marier à l’église, ont été marqués par cette célébration. Quelques mois plus tard, ils m’ont proposé de me mettre en chemin avec eux pour la préparation de leur propre mariage : pour moi ce fut un merveilleux cadeau. Il y a aussi les décès et les veillées de prières. J’ai souvent remarqué que des personnes ou des familles m’ont approché pour me manifester leur besoin d’écoute et de réconfort, et parfois pour un suivi après l’enterrement. Aujourd’hui encore, je suis en contact avec ces personnes.
En rencontrant les personnes qui demandent de l’aide aux conférences Saint-Vincent-de-Paul, quels constats faites-vous ? Je constate d’abord que des personnes de toutes les couches sociales, quelles que soient leur appartenance religieuse, s’adressent aux conférences. Une situation économique difficile (primes de caisse-maladie impayées, loyers en retard, dettes), le chômage ou encore la maladie les entraînent à faire la démarche. Je dois relever une augmentation sensible des demandes d’aide ces dernières années.
Depuis quelques années, les paroisses de Fribourg ont mis sur pied une antenne sociale, l’Accueil Sainte Elisabeth. D’autres projets liés à la solidarité verront le jour ces prochaines années. Comment voyez-vous la situation évoluer ? J’ai un souhait unique et sincère : que toutes ces antennes sociales ne forment pas un organisme d’entraide avec des structures administratives lourdes et qui freinent une intervention rapide et efficace. Ceci dit, je pense que l’Eglise a déjà tout ce qu’il faut pour répondre à sa vocation au service des plus faibles. Avant de réaliser de nouveaux projets, il faudrait d’abord réexaminer et redéfinir les critères et les besoins des organismes existants puis veiller à ce qu’une complémentarité soit garantie pour favoriser une intervention rapide et efficace.
Les conférences Saint-Vincent-de-Paul ont organisé différentes actions dans les
magasins de Fribourg et environs. La plupart de ces actions ont eu lieu avant ou au début du temps de l’avent. Merci à tous !
Bien se préparer pour ne pas passer à côté. Il ne s’agit pas de rêver d’un Noël idéal, mais de le vivre le mieux possible en tenant compte de notre réalité et enmettant l’accent sur le caractère chrétien et familialde cette fête.
Par Bertrand Georges Photo: Pixabay
Le calendrier de l’Avent.
Le calendrier de l’Avent Bien choisi, il peut être un excellent support pour nous préparer. La contrainte de n’ouvrir qu’une fenêtre par jour rappelle l’importance du temps pour construire ce qui est essentiel. On peut en confectionner un avec une piste d’effort pour chaque jour.
Les cadeaux Une partie des présents peut être « fait maison » durant l’Avent. Certaines familles nombreuses ou recomposées adoptent le système de l’« ami invisible » : on tire un prénom et on prépare un cadeau pour cette personne, tout en veillant à être attentif et à prier pour elle tout au long de l’Avent. Cette manière de faire approfondit vraiment le lien entre celui qui donne et celui qui reçoit.
Les messes Borate Durant l’Avent, de plus en plus de paroisses proposent à nouveau des messes Rorate. Ces liturgies matinales célébrées à la lueur des bougies font des chrétiens des « guetteurs d’aurore » qui attendent dans l’espérance l’avènement du Messie. De nombreux enfants y vont avec leurs parents, avant de rejoindre l’école ou le travail.
Préparer la crèche « Le Verbe s’est fait chair et Il a habité parmi nous »1. Nous avons besoin de signes pour intérioriser les temps liturgiques. La crèche constitue un rappel de l’événement annoncé. On attend le retour de la Messe de minuit pour placer l’Enfant Jésus qui vient de naître, puis les bergers avec leurs moutons, et enfin, à l’Epiphanie, les Rois mages.
Penser aux autres Osons visiter des personnes seules, des voisins, des malades. On peut leur offrir une partie des friandises confectionnées en famille, ou un CD « Etoile de Noël » 2. Une carte ou un téléphone à des amis ou à des membres de la famille éloignés sont une autre façon de diffuser la joie de Noël.
Un Noël différent ? Pourquoi ne pas miser cette année sur une rencontre renouvelée du Sauveur ? On peut le faire au moyen de retraites en ligne que l’on trouve sur internet, ou en rejoignant certaines communautés qui accueillent volontiers pour Noël. Bon temps de l’Avent !
Par Thierry Schelling Photo: DRQuand on vient d’Argentine, des chrétiens d’Orient, on connaît d’abord la diaspora. Et Buenos Aires accueille, depuis près de trois siècles, Arméniens, Grecs, mais aussi Russes et catholiques orientaux : melkites, maronites…
Souffrances « Nous offrons cette messe pour les chrétiens d’Orient, peuple crucifié comme Jésus », déclarait le Pape le 13 février dernier. Il encourage les fidèles à rester sur leurs terres… alors que l’émigration bat son plein, inexorablement. Il répète inlassablement que « le Moyen-Orient sans les chrétiens ne serait plus le Moyen-Orient », se lamentant de l’hémorragie des populations dans l’indifférence internationale.
Soutien Il leur a écrit une lettre à la veille de Noël 2014 après les avoir visités, Terre sainte en mai et Turquie en novembre. Les mêmes leitmotivs que ses prédécesseurs sont évoqués et les mêmes exhortations aux dialogues œcuménique et interreligieux sont martelées comme modus vivendi : « Il n’y a pas d’autre voie ! » Et puis les Arabes, musulmans et chrétiens, prient Dieu avec le même mot, Allah !
Ces chrétiens, selon Mgr Gollnish, président de L’œuvre d’Orient, demeurent « un des chantiers prioritaires » pour le pape François. Il reçoit les synodes des Eglises chaldéenne, melkite, arménienne, mais aussi l’épiscopat latin œuvrant au Proche et Moyen-Orient arabophone, turcophone et perse. A défaut de pouvoir se rendre en Irak, il crée le patriarche chaldéen Sako cardinal. Il a également ouvert les portes et les bras aux patriarches orthodoxes de ces Eglises orientales à Rome ; son amitié particulière avec celui de Constantinople, Bartholomée, est une clef spirituelle et humaine pour plus de solidarité entre minorités persécutées en Orient.
Suite ? Et alors, que faire de plus ? La prière joue un rôle fondamental pour François : d’où l’invitation aux Orientaux à Bari, en juillet dernier, à prier pour la paix dans la langue des peuples concernés, par la bouche de leurs patriarches et papes. L’évêque de Rome a eu cette formule : « Ce Proche-Orient, région splendide, [où se trouvent] les racines mêmes de nos âmes… », et cette exhortation : « Cela suffit ! » Quelque chose doit changer !
Gérer le consentement aux cookies
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies. En consentant à ces technologies, votre expérience sera meilleure. Sans ce consentement, ce que offre ce site internet peut ne pas fonctionner pleinement.
Fonctionnel
Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques.Le stockage ou l’accès technique de données utilisées exclusivement dans des finalités statistiques sont anonymes et donc ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.