
En vue du Synode des jeunes qui s’est tenu à l’automne 2018, le Pape invitait nos jeunes à poser les questions qui les habitent.
Par Vincent Lafargue
Photos: LDD, DR
Ce mois-ci, pour la dernière édition de cette rubrique, c’est Marie, de Fribourg, 31 ans, jeune mère de famille et enseignante spécialisée, qui a posé plusieurs questions à nos autorités ecclésiales. Mgr Alain de Raemy a retenu celle-ci à laquelle il souhaite répondre :
J’imagine que la façon d’être chrétien n’est pas pareille pour un jeune du Canada, d’Afrique du Sud ou des Philippines. De ces différentes réalités, comment le Synode a-t-il pu rejoindre chaque communauté ?
L’évêque des jeunes, Mgr Alain de Raemy répond ainsi: »
Chère Marie,
La façon d’être chrétien est toujours la même. C’est celle de Jésus. De l’amour qui aime aimer. Sans mais, ni si, ni sauf… D’un amour qui n’aime pas ne pas aimer. Mais qui justement pour cela ne peut pas se passer de Jésus, l’Amour incarné. En Lui, je suis aimé. Pas préservé ou avantageusement privilégié. Mais gratuitement aimé pour gratuitement aimer. Sans exception.
Au Canada, en Afrique du Sud ou aux Philippines, cet unique amour est différemment sollicité et défié. Mais partout le chrétien, le vrai, est demandé. Corruption rampante qui fait qu’on y succombe pour s’en sortir, violence choquante qui rend la vengeance presque légitime, villages et villes qui se vident de leur jeunesse qui trop souvent finit noyée en Méditerranée, questions d’identité sexuelle qui nous laissent pantois et sans voix, sociétés individualistes où l’effervescence des réseaux ne change rien à la réalité…
Le synode a montré aux participants que l’amour du Christ est vraiment le seul chemin. Partout. Jusqu’au martyre. Des martyres apparemment si différents et pourtant tous également conséquents. Ces témoignages ignorés, incompris, ridiculisés, discriminés, emprisonnés, persécutés, ou même parfois tués. Mais des témoignages qui peuvent tout changer, aujourd’hui, demain ou même après-demain. L’amour n’est jamais vain. Et il rend heureux. Tout de suite.
On apprend les uns des autres à être chrétien en tout et pour tout. Si seulement la planète interconnectée et super-réseautée que nous connaissons pouvait rendre ce témoignage chrétien partout présent et encore plus fécond ! La jeunesse est ici au premier plan, les « digital natifs » ont vraiment une mission ! Au synode un exemple a été mis en avant : la collaboration qui doit se faire entre chrétiens des pays d’origine et chrétiens des pays d’accueil des migrants. Jeunes, aidez-nous à devenir grands !
+ Alain de Raemy, l’évêque des jeunes
« En effet, pour moi, vivre c’est le Christ, et mourir est un avantage. »
Parler de la mort et des personnes qui viennent de perdre un être cher n’est pas facile. Mais l’espérance de la vie éternelle avec Jésus le premier-né d’entre les morts nous donne l’assurance d’aborder ce sujet tout en réconfortant nos frères et sœurs touchés par le deuil d’un proche. S’adressant à Marthe comme à chacun d’entre nous aujourd’hui, Jésus dit : « Je suis la résurrection et la vie. Crois-tu cela ? »
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Qui sommes-nous me demanderez-vous ? Eh bien, nous sommes jeunes et nous nous rencontrons une fois par mois pour partager des moments d’amitié et de foi dans une ambiance conviviale et positive.

Victor Chappuis, 22 ans, habitant Genève et entrant en 4e année de médecine, a posé plusieurs questions à nos autorités ecclésiales. Mgr Alain de Raemy a retenu celle-ci à laquelle il souhaite répondre :




Deuxième enfant d’une famille de cinq, Viviane Valentin a 17 ans et a toujours vécu à Martigny. En 1re année d’apprentissage de gestionnaire de commerce de détail, elle travaille à la Coop : « J’adore mon travail : que ce soit à travers le contact avec les clients ou mes collègues. J’aime ce que je fais et je me sens bien ! », affirme-t-elle. « Pendant mon temps libre j’aime écouter de la musique, dessiner, faire de l’équitation. Je suis d’une nature calme, et réservée », avoue-t-elle…