L’Eglise est universelle!
Texte et photos par Valentin Roduit

Ce fut ma meilleure surprise à mon arrivée à Hong Kong, pour une année de mission au cœur de ma formation au séminaire. Je m’en suis rendu compte lors de la première messe en cantonnais à laquelle j’ai participé. C’était vraiment du chinois pour moi, mais j’ai tout compris !
Puis avec le temps, quelques heures de transpiration et de bienveillance de la part de mon entourage, j’ai réussi à pénétrer un peu leur culture. Mais c’était sans compter le Nouvel An chinois, que j’attendais sans savoir quoi attendre, et qui m’a apporté son lot de surprises. Enveloppes porte-bonheur avec quelques dollars distribuées à la messe ou entre paroissiens, danse du dragon dans la salle paroissiale et partage de gâteau et du cochon du Nouvel An. J’ai même vu passer le « Dieu de la fortune » dans la maison de retraite tenue par des sœurs, là où je rends les services que je peux.
Si je devais décrire l’Eglise de Hong Kong, je dirais qu’elle est en sortie, mais bien ancrée dans la tradition de l’Eglise. Le diocèse, qui sert souvent de porte d’entrée pour le reste de la Chine, se constitue d’une bonne moitié de prêtres missionnaires. En contraste avec les prêtres locaux qu’on peut qualifier de « romains », ce sont les missionnaires qui en général sont très attentifs aux minorités, à relever les perles cachées dans la culture qu’ils ont épousée lors de leur départ en mission. Je crois qu’il y a là l’essentiel de la mission, que ce soit chez nous ou ailleurs. Il s’agit de savoir relever le bon en chacun, en chaque chose, pour l’élever vers Dieu. Montrer que tout ce que nous sommes et avons est fait par et pour l’amour de Dieu.
Ma mission est courte et modeste, mais c’est là ce que je retire de la manière dont les petites sœurs des pauvres chérissent les personnes âgées qui leur sont confiées ; et du souci pastoral qu’a l’aumônier de la CCFHK 1 que chaque membre trouve comment faire fructifier les talents que le Seigneur lui a confiés.
J’espère revenir l’automne prochain avec ce désir brûlant de faire connaître aux autres le Seigneur et que c’est dans la relation avec Lui que devient magnifique tout ce qu’Il nous a déjà donné lui-même.
1 Communauté Catholique Francophone de Hong Kong
Pasteure bien connue de notre communauté, à la tête de la paroisse réformée de notre quartier. Auteure/co auteure en autres de « La passion du verbe », « Faire la paix avec la terre » et « C’est tous les jours dimanche ». Et comme si ses charges de pasteure et d’écrivaine ne suffisaient pas, co anime également à la librairie Payot (Rive Gauche) les rencontres œcuméniques « un auteur un livre » avec Dominique Mougeotte.
Prêtre catholique belge, pendant longtemps vice-recteur de l’université catholique de Louvain, aujourd’hui émérite. Son parcours comporte aussi bien le journalisme dans ses dimensions professorales, éthiques et poétiques ainsi que le sacerdoce depuis 1970. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont « Un peu de mort sur le visage », « Vous me coucherez nu sur la terre nue », « Ceci est ton corps » et « Eloge de la fragilité » pour ne citer que ces quelques titres. Le thème de sa présentation parle pour lui-même « La mort, parlons-en pendant qu’il fait beau ».
Docteur et professeur associé en médecine internationale à l’université de Genève, membre du comité directeur du Geneva Health Forum, spécialiste en médecine tropicale et auteur de nombreuses recherches dans ce domaine. Dans le cadre de son engagement dans la Commission santé d’Uni3, il s’intéresse aux questions qui touchent à la fin de vie. D’ailleurs sa présentation le prouve : « Réflexions et questions d’un médecin sur la fin de vie ».

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Bienvenue à la chapelle d’Ovronnaz !
A partir de Pâques 2018, ce prochain 1er avril (!), la nouvelle traduction du Notre Père – déjà adoptée ailleurs en francophonie depuis le 1er dimanche de l’Avent le 3 décembre 2017 – entrera aussi en vigueur pour l’ensemble des Eglises de Suisse. Au lieu de l’actuel « Ne nous soumets pas à la tentation », nous serons désormais invités à dire : « Ne nous laisse pas entrer en tentation. »
Mais tout d’abord : qui es-tu ?
