Zsuzsana Molnar est une artiste d’origine hongroise née à Lausanne en 1967. Elle a un fils et vit à Martigny depuis 2020. Pleine de force et de douceur, elle a traversé une existence semée d’embûches. En 2016, elle reçoit un mystérieux appel intérieur qui l’enjoint de peindre…
Propos recueillis par Pascal Tornay Photo : DR
Que diriez-vous de votre trajectoire de vie ?
Plutôt lugubre ! Depuis petite, la relation entre mes parents et moi a été un échec. Ils manquaient terriblement d’amour, de compréhension. Mon père, devenu alcoolique après un naufrage professionnel, était brutal. Ma mère était perdue au milieu de tout ça. Et moi, entre l’école, la violence, j’ai été trop vite adulte dans ce monde de « grands ».
Qu’est-ce qui vous a permis de traverser ces épreuves et de rester vivante ?
Je crois que je vivais avec une « Présence » qui faisait en sorte qu’une personne se trouve au bon moment au bon endroit à chaque fois qu’une épreuve arrivait pour que je puisse me vêtir, manger, me loger… J’ai élevé seule mon fils, comme j’ai pu, malgré les menaces de mort et d’enlèvement que je recevais de mon ex-mari. Il fallait que je trouve la force de continuer. J’ai tout fait pour protéger mon fils.
Comment avez-vous commencé à peindre ?
A cette époque, je n’étais pas forcément pratiquante. En relisant le fil des événements, je suis convaincue qu’une force que je peux appeler « Dieu » était à mes côtés. Une nuit dans mon sommeil, une voix m’a dit clairement et avec douceur : « Achète des toiles et des pinceaux et peins ! » Je me suis demandé si j’étais devenue folle : j’avais bien entendu mais je ne comprenais pas, car je n’avais jamais peint de ma vie !
Quel est votre rapport avec la foi ? avec Dieu ?
Avec le recul, je constate en moi la présence d’une sensation de bien-être. Je vis comme un tressaillement à chaque fois que je mentionne un verset biblique, quand j’entends un témoignage ou quand je vois un tableau. Vous pensez peut-être que je suis privilégiée ! Pas du tout. Avec toutes les opérations chirurgicales ratées (pourquoi ?) que j’ai dû subir et face à ces cicatrices que je porte sur et dans mon corps, je vis avec beaucoup de colères… Je n’ai pas été sauvée pour autant !
Vos tableaux sont finement colorés, suggestifs et ancrés dans des paroles bibliques. Comment choisissez-vous vos sujets ?
Il y a cette flamme ! Je ne choisis pas mes sujets. Ça vient de Lui ! A chaque fois, c’est une surprise qu’il me fait. C’est un appel à vivre une aventure spirituelle. C’est un acte qui se réalise en relation avec Lui.
Qu’est-ce qui vous tient le plus à cœur actuellement ?
La joie que je peux apporter aux autres. Pour moi, c’est aussi une guérison, une recherche d’amitié, de partage, une volonté de me sentir vivante. J’aimerais tellement enlever cette blessure en moi et être libérée… Je suis heureuse de pouvoir exposer mes tableaux ! Pourvu qu’ils révèlent des choses dans les cœurs de ceux qui les verront.
Exposition Couleurs de Vie
Jusqu’au 30 septembre 2024 à la Maison de la Visitation. Ouvert mardi et dimanche de 11h30 à 15h30. Réservation et vente des tableaux auprès du secrétariat de la paroisse au 027 722 22 82 ou secretariat@paroissemartigny.ch
La communauté des sœurs de la charité de Sainte Jeanne-Antide Thouret, dans laquelle a œuvré durant 24 ans Sœur Anne-Cécile Moullet – décédée au début de l’été – se situe dans un quartier populaire de Yaoundé, la capitale du Cameroun. Une action soutenue par plusieurs paroisses de la Broye.
Par Claire Moullet Photos : LDD
Depuis son implantation en 1998, elle accueille chaque année des sœurs étudiantes d’Afrique centrale, fruit de la présence des Sœurs pendant 12 ans, pour une formation à l’école de santé, dans l’éducation ou la pastorale. Elle apporte un accompagnement spirituel aux étudiantes ou volontaires par des cours de credo, d’initiation à la prière et de connaissance de soi. Les familles défavorisées bénéficient d’une prise en charge d’enfants souffrant de malnutrition ou non scolarisés.
Des bénévoles venant de Suisse sont reçus pour des stages ou différents services au centre hospitalier Sainte Jeanne-Antide à Galagala, à 1000 km de Yaoundé. Cet hôpital avec maternité a vu le jour grâce aux dons versés par nos paroisses et aux actions mises sur pied en relation avec une sœur valaisanne et Sœur Anne-Cécile. Le charisme préconisé par la fondatrice est donc vécu : l’enseignement, la pastorale et la santé. Cette maison de formation a toujours été dépendante sur le plan économique.
Elevage de poissons et jardin potager
Mais vu la diminution des aides, la difficulté à trouver des bourses, l’âge avancé des sœurs expatriées qui apportaient une aide substantielle, une réflexion a été orientée sur la prise en charge et l’autonomie financière de la communauté. Ainsi a été mis en place un élevage de poissons et un jardin potager. En plus de la consommation et de la vente du poisson, l’eau fertile vidangée régulièrement sert à arroser le jardin et les arbres fruitiers. Et les étudiantes et les sœurs ont l’occasion d’exercer une activité manuelle ! Sœur Anne-Cécile est l’auteure de cette initiative avec l’aide d’amis et ce projet porte beaucoup de fruits. Quand Dieu appelle et qu’on l’entend, il donne tout ce qu’il faut ! (citation de sainte Jeanne-Antide).
Un vaste jardin potager a été aménagé.
Les sœurs se sont lancées dans un élevage de poissons.
Jésus pose cette question, abrupte et intime, à ses disciples (Cf Mc 8, 29). Dans ce texte, nous avons la réponse de Pierre : elle nous est familière, trop peut-être… Mais qu’en est-il des autres disciples ? De nous aujourd’hui ?
Par Françoise Besson | Photos : Marion Perraudin
Une question risquée – En lisant ce passage autrement qu’un texte d’évangile, c’est-à-dire en mettant un peu à l’arrière l’archi-connu, je me rends compte que cette question est tout à fait inhabituelle, plutôt intime, et rarement posée à un groupe. Qui parmi nous a déjà posé cette question à quelqu’un ? Et parmi ceux-là, qui l’a posée à un groupe ? Le risque est grand de s’entendre dire des mots qu’on n’attendait pas, des qualificatifs qu’on ne s’attribuerait pas, voire qu’on ne souhaiterait pas… Le risque est grand car cette question peut vraiment faire trembler sur ses bases une relation…
Une seule réponse dans les évangiles – Les évangiles de Marc, Luc et Matthieu, chez qui ce passage est commun, n’apportent à cette question que la réponse de Pierre, considérée peut-être comme « la bonne réponse » : « Tu es le Christ. » Mais les autres disciples, qu’ont-ils dit ? Comme j’aurais aimé entendre leur réponse, à eux qui avaient tout laissé pour le suivre, eux qui avançaient en pleine confiance sur ces chemins où tout était nouveau avec le Maître, eux qui devaient ressentir jusqu’au fond de leur cœur, combien ils étaient aimés…
Des réponses autour de moi – Cette question, je l’ai posée autour de moi, à des personnes familières qui parlent volontiers de leur foi, à d’autres qui se considèrent comme « hors Eglise », et même à des inconnues visitant une église. Ces réponses, dans leur diversité, dessinent autour de Jésus un faisceau de relations possibles, de chemins de foi (voir ci-dessous à gauche).
Et vous ? – Ce « Et vous ? », adressé aux proches de Jésus, je vous invite à l’entendre très tendrement à l’intérieur de vous, comme un « Et toi, que dis-tu ? Pour toi, qui suis-je ? » de cette réponse, silencieuse et intérieure, dépendent nombre de nos décisions, de nos choix de vie, de nos cheminements…
Le prêtre célèbre l’Eucharistie au nom du « Christ-Tête », selon la théologie catholique. Ici, lors de la première communion à Charrat en 2023.
Pour moi, Jésus c’est :
• Le Fils de Dieu. • Un homme proche de Dieu. • Quelqu’un qui a fait du bien toute sa vie. • Le leader de l’Evangile. • Un pont aimant. • Les malades que je vais rencontrer cet après-midi. • Toi, toute personne, un clochard croisé à la gare. • Le cœur de ma vie. • Celui qui m’aide à vivre. • Celui avec qui je parle au-dedans de moi.
(merci à ceux qui ont répondu à ma question)
Et pour Nadia ?
Jésus, c’est quelqu’un à qui je peux me confier, à qui je peux demander de l’aide, instamment. Quelqu’un qui sait ce qui m’arrive en toutes circonstances, qui m’aide dans les grandes et les petites difficultés, qui me pardonne quand j’ai blessé quelqu’un.
Quelqu’un qui m’entend et me répond, c’est un ami qui m’accompagne à chaque minute. Jésus, c’est mon frère qui m’aime, mon seul amour, mon ami fidèle, mon sauveur miséricordieux.
Désireuse d’élargir son champ d’activités en couvrant tout le canton, l’organisation Caritas a ouvert une permanence à Estavayer. Une extension qui va dans le sens du « mariage » de l’action diaconale avec le service « Solidarités » de l’Eglise fribourgeoise.
La permanence se tient pour l’instant à la rue du Musée 11.
Texte et photos par Claude Jenny
Depuis la fin du printemps, Caritas a ouvert une permanence à disposition de tout un chacun deux mercredis matin par mois, le premier et le troisième. Une assistante sociale, en l’occurrence Christel Musy, est à disposition durant toute la matinée, de 8h30 à 11h30, et sans rendez-vous, pour apporter un soutien à toutes les personnes qui traversent des difficultés afin de les aiguiller vers les divers organismes de soutien. Jusqu’à maintenant, les personnes de la région qui souhaitent recourir aux services de Caritas devaient se rendre à Fribourg.
Une Broyarde vous reçoit
« Lorsqu’une personne se trouve en difficulté, ou qu’elle ne sait pas ce à quoi elle a droit dans le cadre des diverses aides sociales, il est important d’avoir un interlocuteur à qui causer. Elle peut donc venir me voir. Nous sommes là pour apporter une aide administrative et conseiller » explique Christel Musy. Cette Broyarde œuvre dans diverses permanences de Caritas et notamment à Estavayer. « Pour l’instant, nous n’avons pas été beaucoup sollicités mais il faut déjà que la population sache que Caritas se montre désormais plus active via ses permanences régionales » ajoute-t-elle.
Une ouverture qui réjouit Nicole Monnard, responsable du dicastère de la diaconie au sein de l’Equipe pastorale de la paroisse catholique. Des liens étroits existent d’ailleurs désormais entre Caritas – organisation catholique – et l’Eglise fribourgeoise, et plus particulièrement son service « Solidarités ». Les deux organismes sont dirigés par la même personne, Pascal Bregnard et sont appelés à se compléter dans l’accompagnement des personnes en situation de précarité.
La permanence d’Estavayer – les premiers et troisièmes mercredis matin du mois – se situe pour l’instant au rez-de-chaussée de la rue du Musée 11 dans la maison qui abrite déjà de nombreux autres organismes. Les contacts qui existent tant avec l’Eglise catholique qu’avec sa sœur réformée permettront peut-être de trouver un lieu d’accueil mieux adapté.
La Bibliothèque du Vicaire (devenu curé) est une grande ressource pour tous les âges et les différentes phases de la vie. Celle-ci est constamment actualisée et de nouveaux ouvrages font leur apparition régulièrement.
Par Christelle Gaist Photos : DR
La Bibliothèque du Vicaire est une vraie mine d’or. Notre curé Simon Roduit a choisi pour nous quelques œuvres pour cette rentrée 2024. Au programme : vies de saints, témoignage de pèlerinage, éclairage sur les Ecritures. Cette sélection est une invitation à nourrir nos esprits cet automne.
Pour les plus poétiques, la bande-dessinée « La Terre et tous ses habitants » par Gabrielle Blanc sera un vrai ravissement. La vie illustrée du Bienheureux Pier Giorgio Frassati sera quant à elle une inspiration pour la jeunesse. Décédé à 24 ans, il sera normalement canonisé en 2025. La jolie bande-dessinée « Saint Bernard des Alpes » d’Ariane Jaquet sera tout indiquée pour présenter ce saint incontournable aux petits enfants. Nous fêtons cette année le centenaire de sa proclamation en tant que patron des alpinistes et des habitants de la montagne. Le récit d’aventure de Milos Cernak sur son périple à vélo aux JMJ de Lisbonne viendra enchanter les esprits voyageurs. De la même façon, il sera possible de découvrir la vie palpitante du Bienheureux Maurice Tornay dans l’ouvrage « Courir pour Dieu ». Les 75 ans de son martyre ont été célébrés dimanche 11 août dernier. Les âmes en quête de divertissement apprécieront le roman « Le Canard en Judée » d’Hugues Lefèvre. Enfin, le film « Je m’appelle Bernadette » fera peut-être tomber les appréhensions des esprits les plus cartésiens.
La sélection multimédia de la rentrée
• La Terre et tous ses habitants, Gabrielle Blanc, 2015 • Pier Giorgio Frassati, toujours plus haut, M.&O. Malcurat, Marco Greselin, 2024 • Saint Bernard des Alpes, Ariane Jaquet, 2023 • En mode Vamos ! Milos Cernak, 2024 • Courir pour Dieu, Claire Marquis-Oggier, Jacques Darbellay, 1999 • Le Canard en Judée, Hugues Lefèvre, 2019 • Je m’appelle Bernadette, Jean Sagols, 2012
Où se trouve la bibliothèque ?
La Bibliothèque du Vicaire se situe dans la salle de droite à l’entrée du Prieuré (Rue de l’Hôtel de Ville 5, 1920 Martigny).
Quand est-elle accessible ?
Elle est accessible pendant les heures d’ouverture du secrétariat (Lu-Ve, 9-11h, 14-16h). En dehors de celles-ci, il vous faudra sonner pour qu’une bonne âme vous ouvre.
Attention ! Toute consultation de la Bibliothèque vous expose au très grand risque de ne pas repartir les mains vides.
Peut-être que durant cet été, certains parmi vous ont suivi avec attention différents événements sportifs, avec par exemple en football, l’Euro 2024, en cyclisme, le Tour de France ou encore les JO de Paris. Sur le plan politique, la France a fait parler également d’elle avec une dissolution inattendue de l’Assemblée nationale, qui continue d’occasionner un « méli-mélo » institutionnel… quant aux Etats-Unis, on a frôlé la guerre civile si la tentative d’assassinat contre D. Trump avait réussi… ; pendant ce temps, dans le silence assourdissant de nos médias, les habitants de Gaza continuent de mourir sous les bombes… Au niveau plus local, le Valais a souffert des intempéries à la fin juin, avec le débordement notamment du Rhône à la hauteur de Sierre, l’arrêt forcé des usines d’Alcan et de Novelis et des dommages qu’on se refuse encore à chiffrer…
Quant à vous, chers paroissiens de nos paroisses du Haut-Lac, de Collombey-Muraz et de Monthey-Choëx, peut-être avez-vous eu l’occasion de participer à des messes dans les alpages ou des chapelles de montagne du côté de l’alpage de Recon, de Taney, de Miex, de Chalavornaire, ou encore de Chalet-Neuf, des Giettes, des messes qui vous ont « ressourcés », qui vous ont recentrés sur « l’Essentiel », sur notre Créateur, sur notre Père du Ciel, sur notre Sauveur, Jésus-Christ.
A présent, les grandes vacances d’été se sont terminées. Les écoliers ont repris le chemin de l’école. Nos conseils de communauté se sont réunis pour planifier les différents rendez-vous de la nouvelle année pastorale. Tout est sur les « rails ». Tout ? Non, pas tout à fait. Car il reste encore à prier Dieu, qu’il vienne bénir nos projets pastoraux, qu’il vienne nous remplir de son Esprit-Saint, qu’il vienne tourner nos cœurs vers Lui, car sans Lui, sans le secours de sa grâce, nous ne pouvons rien faire, notre apostolat sera stérile. (Jn 15,5)
« Vous comprenez, mon Père, mes enfants n’y voient que des vieux, à la messe. On préfère venir chez vous ! » Aveu assumé de parents lorsque je leur demande innocemment d’où ils viennent…
Ça me donne à réfléchir. Et donne d’autant plus de sens à prendre soin des « célébrations pour familles » afin que les petits, moyens, jeunes ados, puissent communier… à leurs contemporains. Sans compter que bruits, tétées inopinées et balades intempestives à deux ou quatre pattes dérangent les aînés… qui se plaignent de ne plus en voir, des bambins, à la messe ! On nage en plein paradoxe.
Alors, nos paroisses, des « Eglises pour les vieux » ? C’est comme ça. Mais c’est aussi prendre soin des aînés que de maintenir des messes le dimanche matin, même si le regroupement de communautés les invite à se déplacer de quelques kilomètres… non sans maugréer. Esprit de communauté ou confort perso avant tout ?
Cependant, catéchumènes et jeunes avec ou sans parents fréquentent nos « messes en familles » même la semaine (eh oui, il fallait oser !) : un franc succès en pleine expansion… dans certaines régions. Y sont invités les aînés, pratiquants habitués qui – sans surprise – boudent l’affaire… « Trop brouhaha » (parole d’un octogénaire). L’intergénérationnel « sauvera le monde », vraiment ?
Dès 8h30 : petit-déjeuner offert à la salle Notre-Dame des Champs
9h30 : témoignages à l’église avec animation du groupe Essen’ciel
10h : messe avec présentation du Conseil de communauté pour la nouvelle période de quatre ans
11h15 : bénédiction du carillon. Puis apéritif et services des repas : divers stands seront à votre disposition
Au cours de l’après-midi, différentes animations sont prévues : exposition « Trésor Saint-Bernard » (Notre-Dame des Champs), jeux et ping-pong, visite du clocher et du carillon (toutes les 20 minutes), librairie, visite des vestiges archéologiques sous l’église, animations musicales notamment avec Léon Sarrasin et groupe folklorique portugais.
Notez aussi que les responsables de la catéchèse tiendront un stand dès après la messe pour vous permettre d’obtenir des informations à ce sujet et d’inscrire vos enfants (6-12 ans).
Nous partons à la découverte d’un « homme de Dieu », l’abbé Etienne Raboud, originaire de Choëx. Petite rétrospective avec l’abbé Jérôme Hauswirth, originaire également de Choëx !
Portrait de l’abbé Etienne Raboud.
Par l’abbé Jérôme Hauswirth Photos : DR
Le jour de ma première messe à Choëx, en 2006, Clotilde s’est approchée et m’a dit : « La dernière fois qu’il y a eu une première messe à Choëx, c’était en 1941. Le 6 juillet. J’y étais. Et le nom du prêtre était Etienne. C’était mon oncle ! » Je réalisais alors que j’arrivais 65 ans après lui. L’occasion de faire mémoire de ce Choëland à nous 😊.
Le chanoine du Grand-Saint-Bernard Etienne Raboud est né à Choëx, au Feuvet, le 18 septembre 1910. Il est le 7e enfant de Jules Raboud et de Cécile Berra. Son grand frère, Rémy, fut prêtre à la Valsainte puis devint chartreux en Italie. En 1934 il franchit les portes de la Maison du Grand- Saint-Bernard pour la première fois. Le 29 août 1935 il émit profession religieuse. Il fut ordonné prêtre le 29 juin 1941. Il assura plusieurs ministères dans la Communauté, comme économe à l’Hospice du Simplon, curé de Trient durant 12 ans (il dira que ce furent ses meilleurs souvenirs, parce que de nombreuses relations d’amitié furent durablement établies !), aumônier du collège Champittet durant 10 ans et recteur de Martigny-Combe et enfin aumônier de l’hôpital de Martigny jusqu’en 1986. Après un temps de retraite à la Maison du Saint-Bernard, il fut accueilli pour ses sept dernières années au Foyer Louise Bron où son visage, paraît-il, rayonnait de la joie et de la paix du Christ. Il est mort paisiblement le 8 avril 2002.
Sa famille qui l’a aimé garde le souvenir d’un homme généreux, profondément humain, avec de l’humour et un esprit ouvert et tolérant, avec au fond du cœur… un don très pur pour l’émerveillement !
Dans le même sens, l’ancien prévôt, Mgr Benoît Vouilloz – que j’ai rencontré pour l’occasion – soulignait qu’Etienne était un homme très sympathique, avec une piété très profonde et sincère… et pas du tout ostentatoire. Il avait beaucoup d’humour. Au risque parfois de chahuter un peu les confrères… Mais toujours en Dieu… bienveillant. Son visage était pétri de douceur et d’humilité, rayonnant d’une sérénité intérieure. Au village de Trient, on racontait que pour trouver Monsieur le curé, il ne fallait pas sonner à la cure, mais plus directement aller à l’église. C’est là qu’on le trouvait la plupart du temps. En prière. En Dieu.
Et un confrère d’ajouter : « Il avait du bon sens. Il était perspicace. Voyant l’intérieur des choses. L’essentiel. »
Et on peut encore ajouter que physiquement c’était un colosse ! Avec de puissantes mains, capables de manier la hache et de fendre le bois avec facilité comme de cimenter une croix plantée sur une haute montagne.
Enfin, à l’occasion il savait se montrer critique. D’un Président de Commune beau parleur il disait : « C’est un opportuniste 100 % ! »
Je donne le mot de la fin au prédicateur de son homélie funèbre : « Chez notre frère Etienne, rien de contraint, de crispé ni de volontaire. Au contraire ; il avait la simplicité de celui qui, bien conscient de ses défauts et de ses fautes, demeure confiant dans la certitude d’être aimé du Père et appelé au bonheur sans fin. »
Merci Etienne pour ta vie de prêtre tout donné. Prie pour nous comme nous prions pour toi. Et au plaisir de mieux te connaître… de l’autre côté 😊.
Première messe en l’église de Choëx le 6 juillet 1941.
L’allongement de l’espérance de vie a changé le visage de la population.
Souvent, nos assemblées dominicales ou de semaines sont suivies en majorité par des personnes vieillissantes. Ce phénomène se voit aussi au niveau de l’organisation des paroisses. Allons-nous vers une Eglise de retraités?
Par Calixte Dubosson | Photos : Flickr, Pxhere, DR
Le XXe siècle a été le théâtre de plusieurs révolutions démographiques. Le premier constat est celui de la baisse de la mortalité à la naissance ainsi qu’une baisse générale de la fertilité. Mais le fait le plus marquant est celui de l’allongement de l’espérance de vie, qui a totalement changé le visage de la population en Suisse. Ceux qui bénéficient de la retraite sont de plus en plus nombreux et il est de plus en plus courant que certains ou certaines atteignent l’âge plus que respectable de 100 ans. Avant de parler des conséquences de cette évolution, parlons d’abord du sens et de la valeur de la vieillesse.
Les bienfaits de la retraite
Ceux qui touchent leur retraite sont souvent libérés des soucis de la rémunération, des contraintes liées à la pression des échéances et de la hiérarchie, de la compétition et de l’exigence de performance. Ils sont incités à se réengager dans la société, selon leurs convictions, leurs charismes et les appels de leur foi. Ils perçoivent mieux leur authentique aspiration à « être » plutôt qu’à « faire ». Bref, ils peuvent faire des choix, libres et ouverts, sur l’utilisation et la gestion de leur temps. Ainsi, leur existence s’ouvre sur une période plus apaisée et sur la possibilité de comportements plus naturellement bienveillants, modestes, gratuits et notamment à l’écoute attentive de ceux que la vie place sur leur chemin. Evoquons aussi d’autres valeurs que les Ecritures soulignent.
Les aînés dans la Bible
Ouvrons donc la Bible pour mieux comprendre le sens et la valeur de la vieillesse. Le livre du Lévitique s’exprime ainsi : « Tu te lèveras devant ceux qui ont des cheveux blancs, tu honoreras la personne du vieillard, c’est ainsi que tu révéreras ton Dieu. Je suis l’Eternel. » (Lv 19.32) Plusieurs aînés entourent la naissance de Jésus : Zacharie et Elisabeth avancés en âge donnèrent naissance à Jean-Baptiste, le précurseur. Siméon « vivait dans l’attente du salut d’Israël ». Anne, la prophétesse âgée de 84 ans, « ne quittait jamais le Temple où elle servait Dieu nuit et jour par le jeûne et la prière » (Lc 1.37). Voilà qui démontre clairement que les personnes âgées ne sont ni au chômage, ni exclues du ministère ! Il n’y a pas d’âge limite pour le service du Seigneur.
Les personnes âgées représentent une part essentielle du « public » chrétien actuel.
Les aînés dans l’Eglise
Et en Eglise, qu’en est-il ? D’une manière positive, la sagesse des aînés, leur spiritualité propre, leur témoignage montrant avec simplicité le plus souvent qu’il est possible de tenir dans la foi une vie entière, d’aborder sa propre fin de vie dans un état d’esprit apaisé et confiant, voilà autant de traits qui sont authentiquement et spécifiquement associés à l’édification du corps ecclésial et à son rayonnement au sein du monde actuel. A ces considérations d’allure spirituelle, il est normal d’adjoindre des constatations de bon sens. Les personnes âgées représentent une part essentielle du « public » chrétien actuel. Que deviendraient nos célébrations dominicales si, par hypothèse absurde, on en retirait impérativement tous les fidèles de plus de 60 ans ? Qui resterait-il dans nos grandes nefs ? Le même raisonnement par l’absurde pourrait être aussi appliqué à nos services ecclésiaux, au plus local, mais aussi sur le plan régional voire diocésain. Que deviendrait l’Eglise sans tous ces bénévoles qui la font voir, qui la font vivre ? Et parmi ces généreuses âmes, quelle est la proportion des personnes retraitées et généreuses de leur temps libre ?
Témoignages
Il est temps de donner la parole à ces aînés engagés dans la pastorale. Sara, dans la septantaine, s’occupe de la décoration florale de son église. Elle témoigne : « Dans ce service d’Eglise qu’est la « décoration florale », ce qui rend cette activité valorisante c’est qu’elle permet à la fleuriste de mettre en valeur les textes de la liturgie tout en aidant la communauté paroissiale à prier. Cette tâche est variée et laisse de la place à l’imagination grâce à la richesse des temps liturgiques : comment exprimer la joie, la douleur, l’espérance ? Le choix des fleurs et de leur couleur, les végétaux et les accessoires qui les mettent en valeur donnent à la composition florale une place de choix dans la liturgie qui contribue à la beauté de la célébration. Nous devons avant tout rechercher la simplicité pour donner au bouquet le vrai sens de la louange, c’est ce qui nous différencie des fleuristes professionnelles. »
Viviane, préretraitée, participe à la vie de sa paroisse comme chanteuse dans sa chorale, lectrice et présidente du conseil de communauté. Elle nous explique le pourquoi de son investissement : « Ma soif de connaître Dieu m’a conduite sur le chemin des notes de musique et des accords de dièses et de bémols liturgiques. Ma foi a fait de grands pas en m’engageant à la lecture de la parole jusqu’à porter ma paroisse avec fierté en acceptant d’en devenir présidente du conseil de communauté. Une source d’enrichissement, de prières, de partages et de rencontres. »
Où sont les jeunes ?
Les retraités sont conscients qu’ils ne sont pas éternels. J’avais, en son temps, surpris un septuagénaire qui faisait partie du comité d’organisation de la patronale de son village interpeller un adulte dans la quarantaine. Il lui faisait remarquer que la moyenne d’âge de ce comité frisait la soixantaine. Il devenait donc urgent de penser à la relève. Et c’est là le problème fondamental. Il ne touche pas seulement les paroisses, mais aussi l’ensemble de la société. Pour preuve, la difficulté de trouver des candidats pour les élections communales en Valais. Un parti a même mis une annonce dans un journal en promettant aux intéressés un temps de travail rémunéré de 15 % ! D’autre part, les municipalités valaisannes, inquiètes quant au renouvellement de leurs autorités communales, ont lancé dans tout le canton, une campagne de recrutement intitulée « Prends ta place ! ».
La civilisation des loisirs
Comment en est-on arrivé là ? La réponse ne serait-elle pas dans l’avènement d’une société dite de consommation ? La dernière voiture, le dernier smartphone, le dernier parfum d’une grande marque, la dernière veste de telle boutique à la mode, la société de consommation envahit nos chaumières depuis des décennies. Notre société moderne semble s’accomplir dans cette soif effrénée de produire et de consommer et ce, pour le soi-disant grand bonheur de tous !
Il faut ajouter aussi l’émergence d’une autre société, celle du divertissement. Il est bien difficile de faire le tour de toutes les possibilités de loisirs qui sont offertes chaque semaine, en vue du week-end, par les offices du tourisme, de la culture et du sport. On croule sous la panoplie des manifestations de tout genre qui invitent à promouvoir le bien-être et le plaisir de chacun. « Prenez soin de vous », cette expression moderne servie à foison lors des fins d’émission ou de reportage TV montre bien que l’on s’éloigne de l’idéal chrétien qui est de donner sa vie pour que l’autre vive !
Enfin, en ce qui concerne notre Eglise qui est en passe de devenir une Eglise de retraités, il est important de souligner que si le monde change, l’Eglise aussi. Les jeunes chrétiens préfèrent un engagement à l’image du flash photographique. Ils sont d’accord de se réunir par millions lors des JMJ (Journées Mondiales de la Jeunesse) mais ils ne vont pas pour autant s’engager dans un conseil de paroisse qui exige un suivi sur le long terme.
L’avenir appartient à Dieu et il se pourrait bien que ceux et celles qui sont étouffés par cette civilisation des loisirs découvrent qu’il y a plus de joie à donner qu’à recevoir ; que la générosité et le don de soi sont des valeurs qui épanouissent, rendent heureux, les autres et soi-même.
Les jeunes chrétiens sont d’accord de se réunir par millions lors des JMJ mais ne s’engageront pas pour autant dans un conseil de paroisse.
Vie montante
Le Mouvement chrétien des retraités (MCR) est un mouvement d’action catholique créé à l’initiative de laïcs retraités et au service des retraités.
La retraite est une période d’une trentaine d’années environ.
La mission du MCR est d’aider les retraités à bien vivre cette étape. La retraite peut être un temps d’enrichissement, d’approfondissement personnels et d’engagement au service des paroisses. Il en existe dans tous les cantons romands.
Communauté paroissiale aux mille couleurs, Qui révèle le visage du Dieu Amour, Dans la spontanéité et la curiosité des enfants, Ouvrant leur cœur à Jésus, L’accueillant comme un ami.
Communauté paroissiale aux mille couleurs, Qui révèle le visage du Dieu Amour, Dans la joie et la vivacité des jeunes, Témoignant du Christ, Présent au cœur de leur vie.
Communauté paroissiale aux mille couleurs, Qui révèle le visage du Dieu Amour, Dans la présence et l’engagement des adultes, Mettant leurs talents au service du Seigneur, Pour que vive la communauté paroissiale.
Communauté paroissiale aux mille couleurs, Qui révèle le visage du Dieu Amour, Dans la sagesse et la sérénité des anciens, Offrant au Seigneur leurs prières, Au cœur de leurs mains ouvertes.
Communauté paroissiale aux mille couleurs, Nourrie de la Parole et du Pain de Vie Communauté paroissiale aux mille couleurs, Animée par le vent et la force de l’Esprit. Communauté paroissiale aux mille couleurs, Témoin du Christ Vivant dans son Eglise.
Fêter les jubilaires de mariage est une tradition dans nos paroisses. Une fois par année, les couples qui ont un jubilé de mariage sont bénis pendant la messe paroissiale. Après six années à l’organisation, André et Anne-Marie Premand passent la main à Marianna et Domenico Micale. Eux-mêmes mariés, et jubilaires cette année, ils ont accepté de répondre à nos questions.
Propos recueillis par Sandrine Mayoraz | Photo : DR
Marianna et Domenico, vous avez accepté d’organiser la fête des jubilaires. Qu’est-ce qui vous a motivés ? Ce qui nous a motivés à organiser cette fête, c’est avant tout la gratitude que nous ressentons envers la communauté catholique de Monthey. Dès notre arrivée, nous avons été accueillis avec chaleur et bienveillance. Cette fête est notre manière de redonner à cette communauté. C’est un moment de partage, de reconnaissance et de célébration de la persévérance et de l’amour des couples qui ont su maintenir leur engagement au fil des années. Nous souhaitons honorer ces exemples inspirants et renforcer les liens au sein de notre paroisse.
Vous fêtez vous-mêmes vos 20 ans de mariage cette année. Est-ce que vous vous aimez comme au premier jour ? Oui, nous nous aimons toujours, mais notre amour a évolué et s’est approfondi avec le temps. Nous avons traversé des moments de joies et de difficultés qui ont renforcé notre union. Nous gardons de notre mariage de nombreux souvenirs précieux, une complicité grandissante et surtout, l’engagement mutuel de nous soutenir et de nous aimer dans toutes les circonstances. L’amour que nous partageons aujourd’hui est plus fort et plus mature qu’au premier jour.
Le mariage n’est donc pas un long fleuve tranquille… Comment faites-vous pour rester heureux ensemble ? Nous misons sur la communication honnête et le respect mutuel. Nous prenons le temps de résoudre nos différends avec patience et compréhension. La prière commune et le soutien de notre communauté jouent également un rôle central dans notre bonheur. Ces pratiques nous permettent de rester connectés et unis, même dans les moments difficiles. Les conseils et l’exemple de couples de notre paroisse ont aussi été très bénéfiques pour nous.
Vous parlez de foi… Comment est-elle présente chez vous ? La foi est le pilier de notre couple et de notre famille. Elle nous guide et nous soutient dans les moments de joie comme dans les épreuves. Elle nous donne la force de rester unis et de surmonter les défis ensemble. Nous essayons d’inculquer ces valeurs de foi et de confiance en Dieu à nos enfants. Nous prions ensemble et participons activement à la vie de notre paroisse. La foi est véritablement le ciment qui nous unit et nous donne l’envie de donner de notre temps et de notre énergie à la communauté qui nous a tant apporté.
Merci à Marianna et Domenico pour leur témoignage et leur engagement au service de la paroisse et ses jubilaires. Nous saluons aussi le dévouement de leurs prédécesseurs, Anne-Marie et André Premand et nous leur exprimons notre vive reconnaissance.
Que signifie l’offertoire ? * La liturgie eucharistique commence par l’offertoire ou plus exactement par la présentation des dons. Le prêtre élève la patène contenant l’hostie et le calice avec le vin, en prononçant une formule de bénédiction. On reconnaît ainsi qu’on ne peut offrir à Dieu que ce que nous avons d’abord reçu de Lui au travers de la Création. Le prêtre ajoute au préalable une goutte d’eau dans le calice pour symboliser l’union de notre humanité au nectar de la divinité.
Par Pascal Ortelli
* Nous vous proposons cette année de décrypter la messe, en lien avec le livre de Pascal Desthieux : Au cœur de la messe. Tout savoir sur la célébration, illustrations Hélène VDB, Editions Saint-Augustin.
Humour
Du temps où on allait au culte avec le cheval et la charrette, au retour de l’office, après un apéro bien arrosé, un paroissien remarque que le pasteur rentre à pied à sa cure. Il invite le ministre du culte à monter sur le banc de sa charrette. Ce dernier l’en remercie chaudement. Mais le paroissien, qui n’avait pas trop goûté aux propos de l’officiant et peu supporté la longueur du prêche, lui déclara tout de go : – Voyez-vous, M. le Pasteur, la semaine, je transporte du bois. Le dimanche, je peux bien transporter la scie !
Deux adolescentes, Kloé et Tessa, nous avaient parlé de leur appel de Dieu, à travers l’amitié et de leur cheminement de catéchumènes. Aujourd’hui, elles témoignent de la joie de leur baptême. C’est toujours un bonheur pour les paroissiens d’accueillir des jeunes baptisés et de les soutenir afin qu’ils trouvent leur place au sein de la communauté.
Témoignages recueillis par Nicolette Micheli Photos : Vanessa Gonzalez
Témoignage de Kloé
Baptême de Kloé.
Ce jour de baptême a été très significatif pour moi. Ce baptême a concrétisé ma croyance en Dieu et ce jour spécial a permis de rassembler toute ma famille. Les paroles de Père Patrice sur la vigne m’ont marquée. Ma meilleure amie, qui a été aussi ma marraine, m’a soutenue tout au long de mon cheminement dans l’Eglise. La plupart de ma famille n’est pas croyante mais tout le monde a accepté mon choix de devenir chrétienne et j’en suis reconnaissante. Depuis ce jour, je me sens plus en paix avec moi-même et avec les autres et je remercie toutes les personnes qui m’ont aidée et soutenue durant mon parcours.
Témoignage de Tessa
Baptême de Tessa.
Le dimanche 28 avril, j’ai vécu une belle cérémonie de baptême. La messe a été joyeuse, grâce aux belles chansons qui ont été choisies par Christophe et le Père Patrice.
J’étais très touchée que toute ma famille soit présente pour partager ce moment à mes côtés.
Mon parrain et ma marraine m’ont témoigné beaucoup d’amour à cette occasion. Mes amies m’ont également beaucoup soutenue et ont été très émues durant la cérémonie.
Le moment qui m’a le plus marquée durant la cérémonie est celui où j’ai reçu le baptême et que le Père Patrice m’a versé l’eau bénite sur le sommet de ma tête.
Le repas de fête qui a suivi a été très joyeux et me laisse de beaux souvenirs.
Depuis ce jour, je me sens bien acceptée dans la communauté et je ne me sens plus comme la « nouvelle ». J’ai trouvé ma place.
Aujourd’hui, je continue mon parcours en participant aux réunions mensuelles du groupe Alpha Jeunes. La prochaine étape sera celle de ma confirmation, en 2025.
Les aéroports sont souvent le point de départ vers un « ailleurs ». Des anges gardiens du tarmac veillent à ce que ces voyages, tantôt terrestres, tantôt spirituels, se déroulent sans turbulences. Rencontre avec David Gonzalez, aumônier à l’aéroport de Paris-Orly.
Par Myriam Bettens | Photos: dr
L’envie de voyager est toujours là.
Comment avez-vous « atterri » à l’aéroport d’Orly ? (Rires) On est venu me chercher, car le poste était à repourvoir. La commission chargée de discerner un candidat s’est adressée à moi au travers d’un ami qui était déjà en poste à l’aéroport. A son contact, j’avais déjà découvert la magie aéroportuaire ! Par ailleurs, ce mandat a ravivé en moi la vision missionnaire de ma vocation pastorale d’origine. Après vingt ans de pastorat en paroisse, on me proposait de reprendre le chemin de la mission auprès de l’industrie. Je m’apprête aujourd’hui à redécoller vers une autre destination professionnelle après cinq ans en poste à Orly.
Quel est le mandat d’un aumônier d’aéroport ? Ce mandat à plusieurs axes. Il consiste en premier lieu à être présent auprès des passagers et à représenter le culte de chaque religion au sein de l’aéroport. Nous avons donc la tâche d’animer les espaces de prière des aéroports, par des temps de recueillement ou des célébrations. Nous accompagnons également les salariés du Groupe Aéroports de Paris (ADP). Du fait de notre présence quotidienne, cela facilite les sollicitations. En dernier lieu, nous avons une mission d’accompagnement et de conseil auprès de la direction. En ce moment, par exemple, nous sommes sollicités pour mettre la dernière touche aux nouveaux espaces de prière qui seront déployés à Charles de Gaulle et Orly durant les prochains Jeux olympiques.
Dans ce lieu de transit qu’est l’aéroport, les voyageurs sont-ils sensibles à la spiritualité ? C’est vrai qu’il est peu connu que les aéroports les mieux classés du monde possèdent tous des espaces de prière. D’une part, parce c’est un critère d’hospitalité et d’excellence qui fait augmenter la note des aéroports dans le classement international. De plus, dans la plupart des lois internationales, l’accès au culte fait partie des libertés fondamentales, donc les aéroports doivent aussi le garantir. D’autre part, l’influence du monde arabe, pour lequel il est naturel de disposer d’un endroit où effectuer les prières quotidiennes, a un impact sur la possibilité de pratiquer sa foi aussi dans les aéroports. L’architecte de l’aéroport de Londres-Heathrow n’a-t-il pas dit que l’aéroport était une cathédrale pour le XXIe siècle ?
A quel type de situations particulièrement délicates êtes-vous confronté ? Dans les aéroports, il y a beaucoup de situations de « crises ordinaires » ! Autrement dit, les occasions de stress sont légion. Les aumôniers sont des facilitateurs, à tous niveaux, avec une mission d’écoute et de disponibilité. Nous accompagnons aussi fréquemment les membres de gouvernements étrangers, des personnes en transit humanitaire ou encore des convois funéraires, lorsque des gens rapatrient les corps de leurs bien-aimés pour les enterrer à l’étranger. Les aumôniers sont réellement désirés et surtout envoyés en mission, mais dans un esprit de discrétion.
A passer votre « vie » à l’aéroport, avez-vous encore envie de prendre l’avion ? Aujourd’hui, les gens voyagent en fonction de critères écologiques et économiques. Pourtant, il demeure encore pas mal de faux-semblants concernant l’aviation civile. Si je monte dans un des derniers avions de n’importe quelle compagnie européenne, l’avion consomme quatre litres de carburant au 100 km lorsque qu’il est rempli (ndlr 300 passagers). Autant dire qu’il faut faire du covoiturage pour concurrencer cette empreinte carbone ! Néanmoins, nous devrions redécouvrir la sobriété touristique en privilégiant ce qui donne du sens à nos voyages. Pour ma part, je garde l’envie de voyager, car le voyage est synonyme de lien et l’aviation civile sert encore et en priorité à relier les personnes, cela autant d’un point de vue familial qu’humanitaire.
Bio express
David Gonzalez est pasteur de l’Eglise protestante unie de France et auteur de documentaires sur la Bible, la spiritualité et le protestantisme. Aumônier de l’Aviation Civile et des Aéroports de la Fédération Protestante de France au sein du Groupe Aéroports de Paris, il est membre de l’équipe pédagogique du Diplôme Universitaire d’aumôniers délivré par la Faculté de théologie catholique et la Faculté de théologie protestante de l’Université de Strasbourg.
Le mandat d’aumônier de l’aéroport consiste à être présent auprès des passagers et à représenter le culte de chaque religion.
La nécessité pour la foi chrétienne de se rendre communicable aux autres se résume dans une phrase de la Première Lettre de Pierre : « Vous devez toujours être prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte de l’espérance qui est en vous. »
A chaque époque, l’Eglise a su utiliser les moyens disponibles pour répondre aux défis toujours nouveaux et communiquer l’Evangile.
Et nous, aujourd’hui, comment mieux communiquer l’Evangile dans le secteur du Haut-Lac ?
Un groupe éphémère, le groupe « communication », constitué des dames du secrétariat, de paroissiennes et du curé Gasser a été mis sur pied pour donner la direction à prendre.
Ce groupe est donc appelé à se demander comment rendre communicable l’espérance qui est en nous, au cœur d’un monde qui croit, du moins en partie, pouvoir se passer aisément de cette espérance.
Grâce à un brainstorming, le groupe a pu poser les objectifs suivants :
• Annoncer l’Eglise, une Eglise qui sert, qui prie et qui crée la communauté ;
• Etre en chemin ensemble pour annoncer la bonne nouvelle ;
• Aller vers les autres, une Eglise missionnaire, porteuse d’espérance ;
• Construire le Royaume de Dieu en proposant des moyens dans ce but ;
• Communiquer simplement ;
• Etre à l’écoute, rejoindre les besoins ;
• Nourrir les cœurs ;
• Guider nos paroissiens et les gens intéressés ;
• Garder les liens, reprendre contact ;
• Ne pas rester les bras croisés, travailler dur à planter des graines qui vont germer petit à petit.
Nous voulons absolument parler la langue de 2024, en utilisant les moyens modernes pour atteindre ces objectifs.
Durant trois rencontres, le groupe a réfléchi à la refonte du site internet et des réseaux sociaux Facebook et Instagram de la paroisse au niveau du contenu et du graphisme. Il étudie aussi les moyens à utiliser pour toucher le plus de personnes possible (Essentiel, WhatsApp, les newsletters par email, les magazine paroissiaux, etc.) afin de leur transmettre la vie de la paroisse.
Rendez-vous pour la suite des aventures du groupe « communication » dans un prochain numéro !
Lou-Anne : une disciple-missionnaire
Propos recueillis par Nicolette Micheli
On peut évangéliser à tout âge. Lou-Anne, 15 ans, parle de sa foi comme de n’importe quel sujet à ses camarades. Une belle manière de planter de petites graines chez les autres, en attendant que Dieu les fasse germer.
Témoignage de Lou-Anne
Je n’ai aucun problème à dire que je crois en Dieu et que je suis chrétienne. J’en parle librement. Parfois mes copines, qui ne sont pas croyantes ou pas baptisées, me posent des questions parce que ça les intrigue. Quand elles ne vont pas bien, je leur dis que je vais prier pour elles. Et du coup, elles s’intéressent à ma foi.
Jeudi saint, je suis allée avec elles faire du shopping. Mais je leur ai dit que je devais être à l’église pour la messe du soir. Elles m’ont accompagnée et sont restées avec moi à la messe ! Pour certaines, c’était la première fois qu’elles mettaient les pieds dans une église.
Je suis ouverte aux autres et j’ai aussi des amies musulmanes. Souvent, elles prient pour moi quand j’ai des moments difficiles, comme je prie aussi pour elles.
Parler librement de ma foi, c’est ma façon de faire ce que Jésus demande : marcher à sa suite.
L’été venu, se rendre à Hauterive à pied est une bonne façon de profiter d’un peu de fraîcheur. Le chemin passe par la forêt et les bords de la Sarine et propose de jolis coins pour le pique-nique. Si les travaux de l’église ne sont pas entièrement terminés, il est toutefois possible d’admirer le tympan peint de la façade occidentale ainsi que le cloître.
En 1138, Guillaume de Glâne donne ses terres pour que soit érigée une abbaye cistercienne. Il va même jusqu’à démolir un ancien manoir et à en offrir les matériaux pour la construction des bâtiments. Il devient frère convers et décède à Hauterive.
L’abbaye connaît des périodes plus ou moins florissantes au cours de son histoire. L’église actuelle est de conception romane, avec une façade gothique. Au XIVe siècle, les tailleurs de pierre de la future cathédrale de Fribourg interviennent à Hauterive.
La guerre du Sonderbund a pour conséquence la suppression de la communauté par le gouvernement fribourgeois, en 1848. Les moines ne reviennent qu’en 1939.
Le tympan de la façade ouest date pourtant de 1877… Au moment où les moines quittent l’abbaye, les biens sont sécularisés. Ils servent notamment d’école normale. Parmi les professeurs se trouve l’artiste peintre fribourgeois Joseph Reicheln. C’est lui qui réalise ce couronnement de la Vierge.
La scène est totalement absente de la Bible, mais il s’agit d’une des grandes thématiques artistiques à partir de la période médiévale. L’Eglise célèbre cette fête le 22 août, quelques jours après l’Assomption. Dans une audience de 2012, le pape Benoît XVI rappelle que si Marie est reine du ciel et des anges (Regina Caeli, Regina Angelorum), il s’agit d’une « royauté d’amour et de service »1. C’est bien ce que nous indiquent les traits humbles et délicats que Reicheln a donné au visage de la Vierge.
Si d’aventure l’été devait être pluvieux, l’émission Passe-moi les jumelles a consacré un épisode à l’abbaye d’Hauterive. Il est toujours disponible sur le site de la RTS 2.
Le 1er juin dernier, sous un temps providentiel, une petite équipe de servants de messe motivés est partie resserrer les liens à Sion.
Au programme : un « escape game » grandeur nature dans les rues de la capitale, une pause glace après le pique-nique sorti du sac, une visite guidée de l’évêché avec Marianne, une visite de la cathédrale contée par le père Gasser et pour terminer en beauté, le service de la messe des jubilaires à Vouvry.
Les jeunes servants de messe ont vécu cette journée en suivant l’exemple d’amour de Jésus, en se conduisant avec générosité, engagement et partage.
Un grand moment d’amitié que nous nous réjouissons de revivre lors d’une prochaine aventure.
Saviez-vous que la cathédrale porte ce nom parce qu’elle abrite la cathèdre, siège de l’évêque ?
Visite de la crypte de la cathédrale.Les servants de messe réunis lors de la messe.
« Si la communication en Eglise est difficile ? » Véronique Benz réfléchit quelques instants avant de répondre. « Le message d’amour et de salut est magnifique. Dans les Evangiles, le Christ est un communicateur fantastique. Mais la foi est liée à la sphère privée. Dès qu’on touche à l’intimité d’une personne, c’est plus difficile à faire passer. » La collaboratrice au Service de communication de l’Eglise catholique de Fribourg relève pourtant le défi. « Dans les médias qui nous sont propres – Disciples aujourd’hui ou L’Essentiel –, le contexte est favorable. Il en va autrement dans la presse traditionnelle qui ne voit pas que l’Eglise est avant tout le peuple de Dieu. Elle juge l’institution, mettant en avant les scandales ou les éléments qui sortent de l’ordinaire. Or, la foi se vit au quotidien. »
Née en 1970, juste après Vatican II, Véronique Benz a toujours été une catholique engagée : baptême, première communion, confirmation à 12 ans, renouvellement de la promesse de baptême à 15 ans, camps vocs, coresponsable du Groupe des jeunes de Lourdes, JMJ, lectrice… « Pratiquer ma foi n’a pas toujours été une évidence. J’ai dû me réapproprier ce que j’avais reçu de mes parents. » Son métier ne doit rien au hasard. « Après mes études, j’hésitais entre l’environnement et le journalisme. J’ai rencontré Jacques Berset, – alors rédacteur en chef de l’Agence de presse internationale catholique (ndlr devenue Cath.ch) – qui m’a proposé un stage et incitée à participer au concours des jeunes journalistes catholiques… que j’ai remporté. Michèle Fringeli, rédactrice en chef d’Evangile et Mission m’a ensuite proposé d’intégrer son équipe. En tant que pratiquante, je me suis dit : si tu n’y vas pas, qui le fera ? »
Au-delà de la plume, il est un autre instrument dont la Fribourgeoise se sert avec talent : le pinceau. « Depuis toute petite, j’aime les travaux manuels. Pour ses 20 ans, j’avais offert à ma sœur une porcelaine peinte à la main. Je pensais faire un cadeau similaire à mon frère, qui m’a dit préférer une icône. Ce fut le coup de foudre. Ça a comblé mon côté artistique et mon côté spirituel. » Et de préciser. « Un tableau, je pourrai le peindre en écoutant du rock. Mais une icône est un art sacré. Il faut être en condition pour la réaliser. D’abord, je prie. Et, si j’écoute de la musique, elle sera religieuse. » Son art, elle l’a si bien intégré dans sa vie qu’elle s’est installé un atelier à domicile. « Pour moi, c’est en continuité avec mon métier. Car on ne peint pas une icône, on l’écrit. »
Véronique Benz • Maturité en 1991. • Licence en géographie en 1997. • Cours de journaliste de 2001 à 2003. • Journaliste à l’Apic jusqu’en 2020. • Journaliste au service de l’Eglise depuis 2001 : d’abord conjointement au Service d’information du Vicariat et à Evangile et Mission, en 2010 rédactrice en chef d’Evangile et Mission, puis en 2012 au Service communication de l’Eglise dans le canton de Fribourg. Responsable de L’Essentiel du décanat de Fribourg.
Photographie du véritable Joseph Samuel Farinet, vers 1875.
Par Benjamin Mercerat Photos : DR, Association des Amis d’Albert Muret
Situons d’emblée l’homme et ce qu’on en sait : Joseph-Samuel Farinet, originaire du val d’Aoste, est né en 1845 et mort en 1880. Il fabrique de la fausse monnaie, s’évade plusieurs fois de prison. Ramuz lui donne un autre prénom : Maurice – référence au saint soldat thébain qui avec sa légion a ensemencé le Vieux-Pays. C’est un réel martyre aux résonances christiques que nous dépeint le romancier dans sa version de la vie de Farinet.
Maurice Farinet, le héros de Ramuz, n’est pas vraiment un Robin des bois alpin ; la dimension de révolte sociale est peu présente dans les idées du personnage. Pourquoi agit-il ainsi ? Eh bien, par amour du geste qui consiste à extraire patiemment l’or des montagnes ; par souci de l’artisanat qui consiste à le former. Les pièces de Farinet sont autant de poèmes forgés, témoignant de son attrait pour la Beauté et pour la Liberté.
Mais pourquoi l’or ? Ramuz réfléchit aux vertus de ce métal noble dans un article contemporain de la rédaction de Farinet. L’or vaut non seulement parce qu’il est universel, mais parce qu’il nécessite un travail patient pour être extrait. Chercher l’or, voilà une démarche radicale, car puisant aux racines ; voilà une recherche de l’Absolu. Pourquoi alors en faire des pièces ? Ce que l’artiste a découvert dans sa contemplation, il le partage en le communiquant sous forme d’œuvres.
Ramuz n’a pas été jusqu’à la mort – bien qu’on puisse considérer qu’il s’est en quelque sorte épuisé à la tâche ; Farinet, lui, choisit ce destin. Alors qu’on lui a proposé un marché voulant qu’il épouse la belle Thérèse Romailler, fille d’un municipal du village où il se cache, belle femme qui lui assurerait une vie paisible ; alors qu’il pourrait ainsi rompre avec la clandestinité : il refuse le compromis. Endimanché, prêt à rencontrer Thérèse, il apprend que la grotte où il se cache et crée ses pièces « plus vraies que celles du gouvernement » est entourée par les forces de l’ordre à la suite d’une trahison. Il prononce alors un Non possumus le menant à la mort, au martyre définitif.
C’est Joséphine qui l’a trahi, elle que les villageois fidèles à Farinet traitent de Judas ; elle qui finira pendue – sort qui fut celui du Traître. Maurice Farinet a refusé l’attrait du monde pour vivre jusqu’au bout sa vocation de créateur, envers et contre le gouvernement, c’est-à-dire la société et ses compromissions. Narrant à sa manière la vie de cette figure de hors-la-loi populaire, Ramuz exprime sa vision du statut de l’artiste et du rôle de l’art, tranposée des enseignements et de la vie du Christ.
Bibliographie : C. F. Ramuz, Farinet ou la fausse monnaie, Plaisir de Lire.
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