Une fête pleine de joie

Petits et grands conquis par Gabidou!

Par Pascal Tornay | Photos : Marion Perraudin

C’est une superbe journée d’été qui a été l’écrin, le 3 septembre dernier, de la joyeuse fête paroissiale organisée par le Conseil de communauté Ville-Bourg. Vous avez été nombreux, dès le matin, à venir déguster des tartines et du café. Beaucoup font mémoire du temps lumineux du témoignage des jeunes des JMJ animé par le groupe Essen’ciel. La journée s’est poursuivie, l’église comble par l’eucharistie au cœur de laquelle le chanoine Gilles Roduit a installé notre nouveau curé Simon ! Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont déployé leurs talents pour que la journée soit aussi belle et notamment les bénévoles et les jeunes de la paroisses, les personnes qui nous ont régalés, le groupe folklorique portugais, le clown Gabidou et l’accordéoniste Léon Sarrasin.

Sur les pas de saint Théodule…

Théodule ? C’est le nom du premier évêque de notre diocèse mais c’est aussi le nom d’un parcours de formation en Eglise proposé par le diocèse de Sion.

Par Vanessa Gonzalez et Nathalie Martenet
Photo : Vanessa Gonzalez

Durant trois ans, Nathalie Martenet et Vanessa Gonzalez auront l’occasion de vivre une formation humaine, spirituelle, intellectuelle et pratique, qui leur offrira une base solide pour vivre leur engagement bénévole dans le secteur du Haut-Lac. Elles vont se plonger dans la Bible, découvrir les trésors de la liturgie et de la prière, s’interroger sur le cœur de la foi, acquérir des outils d’animation ou de communication.

Vanessa, parle-nous de toi, de tes engagements sur le secteur et tes attentes futures.
Je suis engagée dans le parcours de communion, l’équipe des servants de messe et l’animation de groupes de jeunes, ainsi que comme lectrice, choriste et membre du Cocom à Vionnaz. 

En entendant parler les « deux Stéphanie » de leur formation Théodule, j’ai senti qu’il était temps pour moi de retourner sur les bancs d’école pour continuer à remplir ma valise de croyante avec plus de connaissances et d’outils. Je voulais solidifier ma foi pour pouvoir mieux la transmettre. Passionnée de l’étude des textes bibliques, je suis profondément convaincue que si l’on veut nourrir notre foi, il faut la comprendre à travers la Parole. 

Un de mes objectifs pendant cette formation, soutenue par l’équipe pastorale du Haut-lac, serait de mettre sur pied des soirées pour adultes de réflexion sur des thèmes de société à la lumière de notre foi, d’animer des formations théologiques d’une manière ludique style Théo Café et de renforcer la visibilité de la paroisse dans la société civile.

Nathalie, quel est ton parcours, tes engagements et tes projets futurs ?
Engagée au sein du conseil de communauté de la paroisse de Vionnaz depuis deux ans, j’ai eu la joie de participer activement à l’organisation d’événements divers et variés, dans le but de rendre notre communauté toujours plus vivante : messe des amoureux, nuit d’adoration, Fête-Dieu, fête patronale du 15 août, feu de l’Avent. 

Mais je pense aussi, et cela me tient particulièrement à cœur, que notre Eglise doit sortir de son église pour aller à la rencontre de la population en faisant partie intégrante du village, notamment par sa présence lors de manifestations comme la fête au village ou le marché de Noël.  

Quand la question de suivre la formation Théodule m’a été posée, elle m’est apparue comme une suite logique à mon parcours. Je n’ai donc pas hésité longtemps ! 

Ce parcours va me permettre d’acquérir de meilleures connaissances des Ecritures et de la liturgie. Elle va également m’apporter plus d’aisance dans l’animation de groupes d’enfants et d’adultes. 

Pour le stage pratique de cette première année de formation, la création et la mise en route d’un nouveau parcours de préparation au baptême destiné aux jeunes parents m’enthousiasme beaucoup. En effet, cette première marche n’est, pour le moment, pas proposée dans notre secteur paroissial. 

A plus long terme, le projet de faire (re)naître un groupe de visiteurs aux malades dans notre secteur me porte et me paraît également essentiel. 

L’année de formation commence à peine et nous avons déjà pu profiter d’intervenants et de contenus très enrichissants. C’est de bon augure pour la suite que je me réjouis de découvrir ! 

RÉVEILLEZ VOTRE FOI ! 

En participant à l’un des cours donnés dans le cadre du parcours Théodule

Vous souhaitez profiter d’une soirée de cours pour approfondir votre foi ? Désormais, il est possible de vous inscrire pour un cours ponctuel donné dans le cadre du parcours de formation Théodule en cliquant sur le lien: https://www.catesion.com/theodule/inscription-auditeur/. Plusieurs soirées sont ainsi ouvertes à toutes personnes intéressées. Bible, spiritualité et prière, liturgie, Jésus et les femmes… de nombreuses thématiques vous sont proposées. Pourquoi ne pas tenter l’expérience ? Les inscriptions sont possibles tout au long de l’année. 

Le prix d’inscription est de Fr. 20.– par soirée de cours.

Découvrez le programme complet sur www.catesion.com/theodule

« Il restera de toi… » Les adieux de Paul

Par François-Xavier Amherdt | Photo : DR

« Il restera de toi ce que tu as donné au lieu de le garder dans tes coffres rouillés. Il restera de toi ce que tu as semé, que tu as partagé aux mendiants du bonheur. Ce que tu as donné, en d’autres fleurira. Celui qui perd sa vie, un jour la trouvera. Ce que tu as semé, en d’autres germera. »

Ce chant des funérailles nous rappelle à juste titre quel est le sens des reliques (reliquia, en latin) : ce qui demeure de la personne décédée, après son départ, physiquement et spirituellement ; ce qui atteste sa présence historique parmi nous et nous invite à la fidélité envers son message et son existence ; ce qui reste de son œuvre et demande à être poursuivi. Dans le cas de certains saints, ce sont les ossements ou des objets qui nous convient à la mémoire.

Vers la fin du livre des Actes des apôtres (20, 17-38), Paul laisse aux anciens d’Ephèse – les « responsables », presbuteroi en grec, ce qui donne « prêtres » en français – un discours d’adieux poignant, où il les presse à la vigilance et à la générosité, à son exemple. 

Il veut mener à bonne fin sa course et son témoignage envers l’Evangile de la grâce, ainsi qu’il l’a fait lui-même dans l’humilité et les larmes. Il ne s’est jamais dérobé à l’annonce du dessein de Dieu en faveur de la communauté qu’il avait fondée.

Il demande aux guides de l’Eglise de demeurer ses gardiens, au nom du sang du Christ, quand bien même de faux prophètes risquent de les soumettre à la tentation. Il confie tous les fidèles à la Parole de l’Esprit qui bâtit l’édifice du Corps du Christ et leur procure l’héritage du Père. 

Sa principale consigne : venir en aide aux faibles et aux petits, parce qu’« il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » (20,35). Quelle « relique », quelle perle que cette parole ! Alors tous éclatent en sanglots, parce qu’ils savent qu’ils ne verront plus son visage. Mais ils conservent dans leur cœur la pépite que l’apôtre leur laisse.

Les Tables du Rhône : une histoire de solidarité

 

Par Sylviane Vanderlinden (adapté par Pascal Tornay) 
Photo : DR

Vendredi 28 juillet dernier, je découvre, avec la responsable de Martigny, Mme Christiane Torrione, l’association Les Tables du Rhône, une œuvre à but non lucratif qui récolte les surplus alimentaires dans les commerces pour les distribuer ensuite aux personnes en situation de précarité. « Lutter contre le gaspillage alimentaire tout en aidant les gens dans la précarité. C’est la mission défendue par Les Tables du Rhône depuis 11 ans », lance Christiane.

En ce moment un nombre important d’Ukrainiennes se présente à l’accueil de la salle du Verger de la paroisse protestante de Martigny qui est transformée, chaque vendredi après-midi, en centre de distribution alimentaire. Des personnes bénévoles préparent la distribution du jour : produits laitiers, œufs, fruits, légumes, viande, pain, boissons… « Nous avons beaucoup de tomates aujourd’hui », explique l’une d’elles. « Nous sommes 18, plus quelques remplaçantes et fonctionnons à 9, à quinzaine. Nous avons la chance d’avoir l’aide de M. Léonard Gianadda qui contribue à l’achat de produits et nous permet d’offrir davantage de produits frais aux personnes. »

Pour un franc symbolique, et munies de leur carte de bénéficiaires (donnée par l’Aide sociale), les personnes défilent avec leurs sacs pour s’approvisionner. « C’est la première fois que je viens. Ce n’est pas facile, mais ça aide beaucoup ! », s’exclame une femme à la jeune bénévole qui contrôle les cartes et qui la rassure aussitôt, avec un peu d’humour.

L’association possède six camionnettes frigorifiques qui font le tour des magasins et récoltent, chaque jour, les denrées invendues. Une belle histoire de solidarité !

Forum alimentaire du Valais romand

Sous l’égide du Service diocésain de la Diaconie, un Forum regroupant plus d’une dizaine d’organisations actives dans l’aide alimentaire a vu le jour. Il a pour but de fédérer les énergies de ces acteurs et de permettre un travail commun, notamment en matière de lutte contre le gaspillage alimentaire. On note la présence des Tables du Rhône et des Cartons du Cœur du District de Martigny entre autre associations partenaires.

Fête patronale de la Saint-Michel

Par Nicolette Micheli
Photo : Stéphanie Reumont

Pour la messe festive de la Saint-Michel, le dimanche 1er octobre, la salle Tauredunum des Evouettes a été aménagée et fleurie. Derrière l’autel, entre les fleurs de tournesol, notre Saint Patron peint en couleurs vives sur une tenture par Elisabeth Borgeaud, veille sur l’assemblée. 

Le Père Joseph entouré du Père Innocent, du Père John et d’Arnaud préside la messe. Le Chœur liturgique, dirigé au piano par Antoine Oberholzer rehausse la liturgie par ses chants bien rythmés, tandis que la fanfare, l’Echo du Grammont, ponctue l’office par sa musique calme et recueillie. 

C’est l’occasion pour les paroissiens d’accueillir les futurs communiants entourés de leurs familles et de l’équipe responsable du parcours. Chacun reçoit une croix pour marquer le début de cette nouvelle aventure avec Jésus. Dès le début de la messe, deux mamans animatrices de l’Eveil à la foi réunissent les jeunes enfants pour un atelier. Plus tard, ils rejoignent l’assemblée tout joyeux avec une main gravée dans la pâte à sel en lien avec une histoire de la Bible. A la fin de la cérémonie, le Père Innocent, la voix chargée d’émotion, fait ses adieux à ses paroissiens tout aussi émus. Il vivra désormais à Fribourg, mais promet de revenir de temps à autre retrouver ses amis du Haut-Lac. Michel, le sacristain, redit combien ce départ le touche.

Après le partage d’un apéro offert par la Commune, on se retrouve autour d’une spaghetti-party avec ses délicieuses sauces maison. Notre nouveau curé Patrice Gasser apporte son aide aux habituels tenanciers du bar. Organisation ad hoc comme d’habitude par Pierre Curdy, Stéphanie Gonzalez Lema et l’équipe des bénévoles : un franc succès et un beau moment de partage !

Des reliques et des règles

Par Thierry Schelling | Photo : DR

Cadeaux appréciés

« La confirmation du chemin que nos Eglises ont parcouru en se rapprochant les unes des autres. » Voilà en substance comment François explique le don de reliques de saint Pierre à son homologue Bartholomée, patriarche de Constantinople et primus inter pares de l’orthodoxie byzantine. Paul VI et Athenagoras, leurs prédecesseurs et pionniers dans le dialogue entre les deux Eglises, s’étaient offert des œuvres d’art.

Avec des reliques, on passe – pardonnez l’expression ! – à la vitesse supérieure…

Et la réponse du patriarche est explicite : « [Ce don] est une nouvelle pierre milliare, un pas crucial » vers l’unité des Eglises.

Quelques règles de gestion

Le 16 décembre 2017, l’alors Congrégation (aujourd’hui Dicastère) pour la cause des saints a publié une instruction sur l’authenticité et la conservation des reliques qui explicite notamment la confection de reliques et leurs exhibitions (processions, voyages-pèlerinages, etc.). Commerce et (re)vente des reliques sont absolument interdits, comme il se doit (on apprend de son histoire !) (art. 25) et les scientifiques que sont les anatomopathologues, médecins légistes et experts sont sollicités pour les aspects pratiques.

Reliques religieuses, mais pas que…

Mais il y a aussi des « reliques profanes », que sont par exemple les trois fragments du Parthénon restitués à la Grèce en mars 2023 après avoir été exposés dans les Musées du Vatican pendant plus de deux siècles. « Un geste d’amitié et de solidarité avec le peuple grec », a expliqué l’envoyé.

Le dernier Pape à fournir des reliques est bien évidemment Jean-Paul II : une mèche de ses cheveux se trouve à l’église Saint-Etienne de Lausanne depuis 2016, où se rassemble la communauté polonaise. Leur authenticité ne tient-elle pourtant pas qu’à un fil ?

Bovernier et son nouveau curé!

Photos : Gérard Puippe

Samedi 23 septembre 2023, jour de fête patronale à Bovernier : c’est avec joie que la communauté a accueilli son nouveau curé : une célébration  riche en émotions, surtout  lorsque l’abbé Charles Aka, doyen du Secteur de Sion, a remis les insignes de sa nouvelle juridiction ecclésiastique au chanoine Joseph Yang. Nous avons partagé ensuite un moment convivial lors d’un apéro dînatoire.

Programme visite pastorale secteur Haut-Lac du 4 au 10 décembre 2023 par notre évêque Jean-Marie Lovey et Pierre-Yves Maillard

Photo : DR

Lundi 4 décembreVionnaz, fenêtre de l’Avent 18h-20h, occasion de rencontrer des gens hors église.
Mardi 5 décembreBouveret, chapelle protestante, 18h-22h, soirée sur la vie œcuménique
du secteur avec repas soupe, pain, fromage, ouverte aux intéressés.
Mercredi 6 décembreRencontre avec les membres des quatre conseils de communauté.
Jeudi 7 décembreRencontre au home Riond-Vert avec les aînés, messe au home à 16h30,  puis rencontre avec les conseils de gestion et les autorités de nos communes.
Vendredi 8 décembre
Immaculée Conception
Eglise du Bouveret, 18h30, messe de l’Immaculée Conception avec notre évêque suivie d’une rencontre conviviale avec les paroissiens de Port-Valais.
Samedi 9 décembreEglise de Revereulaz, 10h, messe avec notre évêque suivie d’une rencontre  conviviale avec les paroissiens de Revereulaz.
Vouvry après-midi (horaires à préciser) : rencontre formation et échange  pour tous les âges avec notre évêque et Pierre-Yves Maillard.
Eglise de Vionnaz, 17h30, messe KT avec notre évêque suivie d’une rencontre conviviale avec les paroissiens de Vionnaz.
Dimanche 10 décembreEglise de Vouvry, 19h30, messe avec notre évêque suivie d’une rencontre conviviale avec les paroissiens de Vouvry et Miex.

L’Eglise, ma Mère

Chaque mois, L’Essentiel propose à un ou une représentant(e) d’un diocèse suisse de s’exprimer sur un sujet de son choix. L’abbé Paul Martone, porte-parole de l’Evêque de Sion pour la partie germanophone du diocèse, est l’auteur de cette carte blanche. 

Par l’abbé Paul Martone | Photo : kath.ch

Nous tous, sommes bouleversés par les récits d’abus et d’agressions commis par des agents pastoraux qui ont ainsi trahi tout ce qui était sacré pour eux. Ils ont ainsi blessé physiquement et moralement de nombreuses personnes, et parfois même les ont détruites. Nous devons faire tout ce qui est humainement possible pour rendre justice aux victimes et prévenir les abus sexuels à l’avenir. 

Ces graves scandales ont pour conséquence de jeter une ombre de suspicion sur tous les prêtres, voire sur l’Eglise en tant que telle. N’oublions cependant pas que l’Eglise n’est pas simplement une vieille institution, mais qu’en elle agit le Christ vivant et ressuscité. Notre espoir et notre joie sont là où le Christ vit. 

C’est ce lien que nous devons remettre au centre. La solution ne se trouve pas dans une modification des structures, la suppression de l’obligation du célibat et l’introduction du sacerdoce féminin. Chacun et chacune d’entre nous, pas seulement les ecclésiastiques, mais tous les chrétiens et chrétiennes doivent entreprendre un véritable chemin de purification et de conversion, vers le Christ crucifié. Cette question est au cœur de l’Evangile. Si l’Eglise perdait de son prestige et de son influence, nous ne devrions pas le regretter, car nous correspondrions peut-être mieux ainsi au plan de Dieu pour elle. 

Mais malgré tout, l’Eglise reste notre mère. Karl Rahner la décrit avec justesse : « L’Eglise est une vieille femme avec beaucoup de rides et de ridules. Mais elle est ma mère. Et on ne frappe pas une mère. » 

Chacun de nous est invité à aimer, à ressentir et à penser avec cette Mère-Eglise : « Non seulement l’Eglise du passé, ni l’Eglise qui n’existe pas encore, mais l’Eglise concrète et présente, dont les rides et les taches doivent être effacées, même par notre humble aide. » (Jean-Paul II pendant sa visite à Sion en 1984)

La première étape pourrait être : sans vouloir minimiser ce qui s’est passé, retrouver le courage de parler de ce que cette mère nous a fait de bien, et de dire pourquoi nous l’aimons malgré tout.

Mourir c’est naître à la vie

La Croix au col du Grand-Saint-Bernard.

Texte et photo par Marion Perraudin

Nous n’avons qu’aujourd’hui pour grandir dans le pardon
Pour nous laisser emplir de la seule Présence
Qui, dans un cœur à cœur rempli de silence,
Nous révèle que toute mort est nouvelle naissance, 
Pour que tombe le masque de la toute-puissance,
Et que la lumière d’en haut brille dans le regard

Nous n’avons qu’aujourd’hui pour grandir dans la charité
Pour nous laisser emplir de la seule Présence
Qui, dans un cœur à cœur rempli de silence,
Nous révèle que toute mort est nouvelle naissance, 
Pour nous dépouiller du superficiel,
Et accueillir l’Essentiel et s’ouvrir à la Vie éternelle.

Nous n’avons qu’aujourd’hui pour grandir dans l’espérance
Pour nous laisser emplir de la seule Présence
Qui, dans un cœur à cœur rempli de silence,
Nous révèle que toute mort est nouvelle naissance, 
Qui prépare au rendez-vous de l’Amour.
Où Dieu nous ouvrira ses bras et son cœur empli d’amour,
Pour nous accueillir dans sa vie sans fin.

Nous n’avons qu’aujourd’hui pour grandir dans l’amour
Pour nous laisser emplir de la seule Présence
Qui, dans un cœur à cœur rempli de silence,
Nous révèle que toute mort est nouvelle naissance, 
Et qu’au crépuscule de notre vie,
Dans l’humilité de notre mort, pauvre de tout,
Nous naissions à la vie en Dieu.

Il suffira d’un signe…

Texte et photos par Pierre Moser

Gnostique, moi ? Peut-être… un peu. En tout cas suffisamment pour regarder certains colifichets de haut. Ces reliques, objets de superstition, m’ont toujours paru d’un autre âge. Je ne les utilise donc pas pour affermir ma foi… Mais voilà, sauf si ma mémoire me joue un tour des plus pendables, je crois, moi aussi, sans avoir vu (cf Jn 20 : 29).

Certes, cette foi m’a été donnée, mais je l’ai aussi façonnée et consolidée à l’aide de signes. Quels signes ? C’est quoi ces signes ? La définition qui me parle le mieux est celle d’un « reste ». Plus qu’une pure traduction du latin reliquiae, elle désigne quelque chose qui a résisté au temps. Au temps qui lui était normalement imparti. Et qui me parle, qui m’inspire. Les restes de construction romaine, même si leur survie est surprenante, ne sont rien d’autre que des empilements de cailloux morts. Les signes vivants sont, eux, beaucoup plus impressionnants.

L’Eglise en est un. Plus de deux mille ans que les humains essayent de la détruire, de bonne ou de mauvaise foi. Et pourtant elle est toujours debout. Ni plus ni moins abimée qu’à ses débuts. Sous des formes bien différentes au cours des âges. Avec des soucis en rapport avec la société dans laquelle elle s’insérait. Catacombes pour se cacher des bourreaux, chevaliers pour jouer les bourreaux, sécularisation pour rendre à César ce qui est à César. Un tel signe ne peut et ne doit pas être en mains humaines, c’est une évidence.

La résurrection en est un autre. Comme le dit si bien Paul, si elle n’existe pas, alors notre foi est vaine. Mais nous y croyons, et ce même après deux millénaires de tentatives de déconstruction. Un même événement qui, cependant, a été reçu de manière différente : les apôtres ont cru, les légionnaires, eux, ont oublié. Mais ni les uns ni les autres n’auraient pu l’imaginer a fortiori. La Bible, et je conclurai avec elle, c’est le « reste » qui a le plus défié le temps. Non pas son écriture, qui a été soumise aux capacités de l’homme, mais sa tradition orale millénaire qui a mené à une retranscription écrite juste avant le début de notre ère.

La différence entre ces signes qui me soutiennent avec ceux, un peu plus… charbonniers… est leur désincarnation. La Sainte Epine et le Saint Suaire ont des réalités bien physiques alors que mes signes sont un peu plus… abstraits… Mais ni vous ni moi n’avons participé, ni même assisté, à leur naissance. Heureux qui croit sans avoir vu.

Jeux, jeunes et humour – novembre 2023

Par Marie-Claude Follonier

Question jeune

Pourquoi certaines fanfares se nomment-elles « Cécilia » ?
Vierge et martyre romaine, Cécile, fêtée le 22 novembre, est la patronne des musiciens. On raconte qu’avant d’être décapitée, elle aurait entendu la musique de Dieu. Par dérivation, on a donné le nom de « Cécilia » à certains corps de musique, en plus d’une célèbre chanson de Simon and Garfunkel.

par Pascal Ortelli

Humour

Un dimanche avant la messe, un paroissien croise M. le Curé et s’aperçoit qu’il a un pansement sur la joue. Le desservant lui explique que pendant qu’il se rasait, il s’était concentré sur l’homélie qu’il allait prononcer et qu’il n’avait pu éviter de se couper. Après la messe, le même paroissien va trouver le curé dans la sacristie. « Si je peux me permettre une petite remarque, M. le Curé, la prochaine fois, concentrez-vous sur le rasoir et coupez l’homélie ! »

par Calixte Dubosson

Viens, Seigneur Jésus!

Extrait du message du pape François pour le 1er dimanche de l’Avent, décembre 2020.

Texte Proposé par Yasmina Pot | Photo : pixabay

« Ô Dieu, viens à mon secours » est souvent le début de notre prière : le premier pas de la foi est de dire au Seigneur que nous avons besoin de lui, de sa proximité.

Prier, c’est allumer une lumière dans la nuit. La prière réveille de la tiédeur d’une vie horizontale, élève le regard vers le haut, nous harmonise avec le Seigneur. La prière permet à Dieu d’être proche de nous ; c’est pourquoi elle libère de la solitude et donne l’espérance. 

« Viens, Seigneur Jésus, nous avons besoin de toi. Viens tout près de nous. Tu es la lumière : réveille-nous du sommeil de la médiocrité, éveille-nous des ténèbres de l’indifférence. Viens, Seigneur Jésus, fais-nous ressentir le désir de prier et le besoin d’aimer. »

Des changements dans l’UP

Le Père Karol Garbiec, nouveau prêtre auxiliaire de l’UP La Seymaz.

Par Fabienne Dubouloz-Gigon, représentante de l’évêque 
Photo : DR

Genève, le 13 septembre 2023

Chères amies, chers amis, 
Mesdames, Messieurs, 
Bonjour, 

Je vous écris en commun pour annoncer des changements qui concernent vos deux unités pastorales, tant il est vrai qu’un travail en Région est vôtre depuis quelque temps déjà, ce qui nous réjouit énormément. Je profite de ce message pour vous remercier sincèrement de ce que vous mettez en œuvre pour cet ambitieux et beau projet pastoral. 

En juin dernier, je vous apprenais le départ de l’abbé Joël Akabgo, appelé par notre évêque à rejoindre l’équipe de prêtres in solidum de l’UP Mont-Blanc-Basilique Notre-Dame, en septembre 2023. 
Depuis, l’UP La Seymaz est en attente d’une nomination. 
Nous avons la joie de vous annoncer celle de l’abbé Karol Garbiec comme prêtre auxiliaire à 100% dès octobre 2023. 

L’équipe pastorale de l’UP La Seymaz sera ainsi composée de l’abbé Thierry Schelling, administrateur ; des abbés Sviatoslav Horetskyi et Karol Garbiec, prêtres auxiliaires ; de Mme Astrid Belperroud, assistante pastorale ; de Mme Sabrina Faraone, coordinatrice en catéchèse et de M. Etienne Schmelzer, bénévole. L’équipe pastorale continuera à favoriser une pastorale vivante et à être à votre écoute. 

L’équipe pastorale de l’UP Eaux-Vives-Champel, elle, est désormais composée de l’abbé Thierry Schelling, curé modérateur ; de l’abbé Thierry Fouet, curé in solidum et répondant de Sainte-Thérèse, de Mme Astrid Belperroud, assistante pastorale et de M. Franck Luzuy, bénévole. L’abbé Karol Garbiec continuera à rendre des services sur cette UP. 

Je remercie chacune et chacun pour votre engagement et vous redis toute ma confiance pour l’animation de la pastorale de vos paroisses. 

En vous souhaitant une année pastorale riche et fructueuse, je vous quitte avec cette invitation du Professeur François-Xavier Amherdt lors de sa leçon d’adieu, en mai dernier, et que je partageais dernièrement en Bureau pastoral : passer d’une « spiritualité de la nage », où nous comptons sur nos propres forces, à une « spiritualité de la planche à voile » que fait avancer le souffle de l’Esprit. 

Avec l’assurance de ma prière et de mon soutien fraternel

Une foi, des expériences

« Jésus nous parle aujourd’hui et de manière personnelle. » F. Lamon

Par François Lamon | Photo : Marion Perraudin

« Cher François, pourrais-tu écrire le prochain édito sur le thème «  caté connecté  » ? » me demande Pascal Tornay. Pour moi qui suis déconnecté non seulement de la KT ou du caté, mais encore des paroisses et de l’organisation de la pastorale, cela me semble être un exercice de haute voltige… sans wifi ! En effet depuis 8 ans à l’hospice du Simplon à 2000 m. d’altitude, bien des soucis de catéchèse sont restés en plaine, mais la réalité de rencontrer le Christ dans le prochain est devenue plus présente et exigeante.

La catéchèse est l’enseignement de la Bible. La foi est accueil du Christ et expérience à transmettre. Je saisis donc l’occasion de cet édito pour vous relater des expériences « connectées ». Le point de départ est la conviction profonde (la foi) que Jésus nous parle  encore aujourd’hui et de manière personnelle. Presque chaque groupe de jeunes me posait la question : « Comment ou pourquoi êtes-vous devenu prêtre ? »

J’avais 8 ans quand un jour dans la cuisine, maman, tout en faisant la vaisselle, me dit tout naturellement : « François, tu sais, si Jésus t’appelle à devenir prêtre, dis-lui oui, tu seras toujours heureux. » Cette phrase est entrée en moi doucement comme un baume et m’a toujours accompagné. Maman n’a pas répété, insisté. Elle a simplement vécu avec Jésus joyeuse et paisible. Son exemple de confiance et de cohérence avec le message de Jésus m’a très fortement marqué. Je ne me souviens pas l’avoir entendue dire du mal d’autrui. J’étais connecté à la catéchèse vivante qu’étaient ma maman et aussi mon papa, moins loquace mais pieux et fidèle dans son service de sacristain.

A 12 ans, je vois une personne seule à la table du restaurant de l’Uniprix, faire le signe de croix avant de manger. Je reste stupéfait : « Il n’a pas peur de prier ! » 

La messe m’apportait souvent la confiance dont j’avais besoin pour poursuivre le collège et vaincre le trac des examens ou des interrogations orales !

A une rencontre de préparation au mariage, 5 ou 6 couples présents disent la place de la prière dans leur vie. Quel étonnement de la part du conjoint, les yeux de plus en plus écarquillées quand sa fiancée, jusque-là très timide, raconte qu’elle ne s’endort jamais sans faire la prière que sa grand-mère lui a enseignée. C’était fort… à entendre le silence qui a suivi le témoignage. Pourquoi ne l’avait-elle pas dit à son fiancé ? Je sais seulement qu’elle a osé le dire devant tout ce monde et que l’effet a été beaucoup plus grand que si c’était moi qui l’avait dit. Ne serait-ce pas de la catéchèse connectée ?

Les expériences, plus nombreuses encore, se vivent dans le domaine de la charité, de l’attention au prochain, de l’amour fraternel jusqu’au pardon au nom de Jésus. Ici sur terre, foi et catéchèse sont faites pour vivre ensemble, au ciel seul l’amour demeure !

Fête paroissiale à Monthey

La jeune génération a participé joyeusement à l’atelier « dessin » avant leur chasse au trésor.

Samedi 2 septembre, 11h35, heure du clocher. La rue de l’Eglise bat son plein : certains flânent autour de divers stands, d’autres discutent avec un verre de blanc. Gentiment, la file se forme au stand repas, les membres du CoGest sont fins prêts derrière leur four, Mario Ferreira grille ses saucisses. Les tablées se remplissent à l’ombre du grand parasol. Dans la cour, les enfants jouent. L’ambiance est conviviale, ça sent la raclette et la bonne humeur ! Bienvenue à la fête paroissiale de Monthey.

Par Sandrine Mayoraz | Photos : Elenterio Ferrero, Jordane Zeller

Le tour du patrimoine

Trois visites ont été organisées avec Lucie Arlettaz. Elle n’est pas Montheysanne et pourtant on aurait dit que si ! Tant sa passion et ses connaissances sont vives. Elle a su les transmettre et mettre en lumière les beautés insoupçonnées de notre église et de nos chapelles. En visitant les lieux, on découvre une histoire. A l’apéro, une paroissienne s’enthousiasme : « C’était tellement captivant ! Et je n’avais jamais vu cette statue de Marie à la chapelle de Malévoz : tu l’as vue ? Elle est tellement belle. »

Bénévoles au grand cœur

Ils sont nombreux, les bénévoles, à avoir œuvré avant, pendant et après la journée. Nous saluons particulièrement l’engagement de nos doyennes. Depuis soixante ans, les « dames du tricot » se retrouvent chaque semaine avec plaisir et amitié pour confectionner les diverses pièces en crochet et tricot. Cette année, elles ont monté leur stand et vendu leurs créations en faveur de notre paroisse pour la dernière fois. Les habits invendus ont généreusement été donnés à l’association, Cholidéro chin Frontêre et sont partis en direction de l’Ukraine. Merci Mesdames pour vos décennies de fidélité et votre soutien indéfectible à notre paroisse.

La messe a couronné cette journée. Accompagnés de leur famille et des catéchistes, les enfants ont rejoint le chemin de la catéchèse. Nous espérons que cette fête ne soit que le premier des plus beaux jours de cette année pastorale.

Ma paroisse est riche du précieux.

Engagement de bénévoles au grand cœur :

Rien ne pourrait se vivre sans vous.

C’est dans ce petit mot que vous trouvez notre

Immense reconnaissance. 

Une nouvelle bénédiction pour la croix de la mission à Font

Jeune centenaire, la croix de la mission 1923 sise au chemin des Cibles à Font, a été bénie une nouvelle fois le samedi 2 septembre dernier.

Par Claire Moullet | Photos : André Bise

Parée de ses plus beaux atours, car ayant reçu une nouvelle peinture grâce à l’initiative de Claude Delley, également sacristain de l’église de Font, elle a accueilli la visite du curé Darius et de Jean-Pierre Cantin, diacre. Pour ce jour anniversaire de sa naissance, la croix de la mission a bénéficié du chant du chœur mixte local interprétant le « O Salutaris Hostia ». Des membres de la communauté se sont joints à la procession. 

L’abbé Darius a relevé ce beau signe de foi érigé par nos aïeux,  mais surtout le signe d’amour du Christ donnant sa vie. Une invitation à porter nos croix quotidiennes a précédé la bénédiction du souvenir cher au cœur des habitants avec une nouvelle interprétation du « O salutaris Hostia » pour rendre gloire à Jésus-Christ vivant dans l’eucharistie.

Les missions paroissiales 

Photo : J. Delley

Dans les paroisses, dès leur reconnaissance, la mission était un temps fort d’une ou deux semaines, prêchée le plus souvent dans notre région par des capucins. Elle consistait en animations liturgiques ou musicales, veillées, rencontres avec les fidèles, groupes d’enfants, de jeunes, d’hommes ou de femmes avec en point d’orgue le sacrement de pénitence : une véritable redynamisation de la communauté…

Une croix était érigée en souvenir de cet évènement qui avait lieu en principe tous les 10 ans. Une bouteille renfermant le nom du curé et des autorités était enterrée à ses pieds. Pour la paroisse de Font, aucune mention de la croix centenaire !

Par contre, cette  photo de la mission 1933 atteste de cette tradition qui a perduré jusque dans les années 60.

 

Le cœur brûlant, se mettre en chemin…

Cette année, le Dimanche de la Mission universelle sera célébré le 22 octobre. Le thème du Mois et du Dimanche de la Mission universelle 2023 est « Le cœur brûlant, se mettre en chemin ».

Texte et photos par Missio Suisse

Ces mots font écho à l’expérience des disciples d’Emmaüs dans l’évangile de Luc (Lc 24, 13-35). Sur leur chemin, ils rencontrent le Ressuscité. Ils se rendent compte après coup que cette rencontre a rendu leur cœur tout brûlant, qui les pousse à annoncer la résurrection de Jésus.

Pendant ce mois de la Mission universelle, Missio montre, à travers l’exemple de l’Eglise en Equateur, comment la rencontre avec le Christ met en mouvement des femmes et des hommes qui vivent un quotidien fait de peur, de violence et de négation de la dignité humaine  C’est à partir de cette rencontre avec Dieu qu’ils s’engagent.

Prière pour le mois de la Mission

Père très bon, nous voulons suivre tes chemins le cœur brûlant, et d’un pas joyeux. Disciples missionnaires, sans craindre nos faiblesses nous marchons dans l’espérance avec Jésus pour porter ta parole à nos frères et sœurs aux quatre coins du monde. Rends-nous forts par la puissance de ton Esprit. Amen.

(Prière écrite conjointement par Missio Equateur et Missio Suisse)

Appels des Evêques suisses à l’occasion du mois missionnaire

Par l’Abbé Jean Scarcella, responsable du Secteur Mission

Chères sœurs, chers frères,

« Chaque être humain a le droit de recevoir l’Evangile. Les chrétiens ont le devoir de  l’annoncer sans exclure personne, non pas comme quelqu’un qui impose un nouveau devoir, mais bien comme quelqu’un qui partage une joie, qui indique un bel horizon, qui offre un banquet désirable. L’Eglise ne grandit pas par prosélytisme mais « par attraction ». Ces paroles fortes du pape François dans son Exhortation apostolique « La joie de l’Evangile » du 24.11.2013 (n° 14-15) nous rappellent que la mission est l’affaire de toutes et tous, et non pas de quelques « spécialistes » ou organismes dédiés. Du fait de son baptême, chaque croyant est appelé à être disciple-missionnaire.

[…] Aujourd’hui, c’est dans plus de 120 pays que la quête du Dimanche de la Mission universelle est réservée pour soutenir les diocèses qui ne sont pas encore financièrement autonomes, en Afrique, en Asie, en Amérique latine et en Océanie. L’Eglise hôte pour cette année 2023 est l’Eglise en Equateur, avec qui Missio Suisse a déjà tissé des liens solides ; l’Eglise y est très vivante, active au plan pastoral, caritatif, éducatif et social, tout comme elle est facteur de stabilité politique.

Nous vous remercions d’avance de l’accueil bienveillant que vous réserverez à notre appel.

L’Eglise en Equateur : une témoin, Sœur Irma Navarro

Sœur Irma, vous êtes directrice diocésaine pour les missions, que vous dit le thème « Le cœur brûlant, se mettre en chemin » ?
Le cœur fait naître les idées et l’amour, les pieds nous portent pour aller vers les autres. Si le cœur ne brûle pas comme pour les disciples d’Emmaüs, rien n’est possible dans le travail de l’évangélisation. Je rappelle la phrase de Thérèse de l’Enfant-Jésus, la patronne de ma congrégation (et la patronne des Missions) : « Je serai l’amour ». 

Et la mise en œuvre du processus synodal voulu par le pape François ?
En Equateur, nous connaissons la très belle expérience de la « minga ». C’est une façon d’avancer ensemble connue des peuples indigènes, dans laquelle tous se réunissent pour un travail à faire en commun, pour un objectif communautaire. La participation et le travail en commun se trouvent en effet dans nos racines ancestrales. Au début, l’évangélisation passait par les missionnaires. Maintenant nous y participons à égalité, spirituellement et matériellement. L’Equateur compte de nombreuses communautés sans aucune ressource. Si dans vos cœurs généreux naît l’envie de nous soutenir, je vous dis merci : nous vous offrirons nos prières et notre affection.

Mgr Antonio Crameri, originaire des Grisons et né à Locarno, est évêque du Vicariat apostolique d’Esmeraldas, dans le nord-ouest de l’Equateur. La région souffre d’une violence endémique et des trafics illégaux, notamment de drogue. Outre son engagement en pastorale, Mgr Crameri est aussi fortement engagé sur le terrain social. C’est « L’Evangile mis en actes », avec le souci de l’éducation (34 institutions et 30’000 élè–ves) et de la santé, car l’hôpital de San Lorenzo, et le home pour personnes âgées d’Esmeraldas sont gérés par le Vicariat. Le climat de violence, les distances, l’état des voies de communication sont autant de défis pour l’évêque, qui puise sa force dans la prière et dans son tempérament résolument optimiste.

Faites un don en faveur des projets de Missio en Equateur

Cliquez sur le lien suivant et choisissez le moyen de paiement. MERCI.
https://www.missio.ch/fr/pay?qr_link=6&cHash=d8ce5a0ad33142a54d8d5c13ed58bd33

–> Retrouvez les détails de la campagne sur www.missio.ch/dmu

Que la lumière soit… et la lumière fut !

Comme une mise en bouche de la future restauration de notre église, sa toute récente mise en lumière révèle des beautés cachées.

Pour le Conseil de gestion de la paroisse de Monthey : Bernard Premand, président du Conseil de gestion, abbé Jérôme Hauswirth, curé de la paroisse
Photos : Bernard Premand, Bruno Chatard

Chère Montheysanne, Cher Montheysan,

Chère Paroissienne, Cher Paroissien,

Depuis près de 50 ans, notre très belle église paroissiale de style néo-classique n’a plus été restaurée.

Tout devient indispensable : de la restauration du toit à l’éclairage intérieur, des peintures intérieures et extérieures, du décrassage au dépoussiérage, des lumières au son en passant par le chauffage.

Dans ce but, nous collaborons étroitement avec l’Etat du Valais, par son service des Monuments Historiques et avec la commission épiscopale d’Art Sacré. Tout sera ainsi réalisé dans le respect de notre patrimoine.

Un investissement de plus de 2 millions s’avère nécessaire. Pour ce faire, nous devrions compter sur l’aide des pouvoirs publics et d’organismes d’aide, en plus d’un montant important mis par la paroisse elle-même. Cependant, nous avons besoin de votre soutien pécunier, de votre générosité. Nous le faisons par le biais d’une contribution dénommée :

DON POUR LA RESTAURATION DE L’EGLISE DE MONTHEY

Quelle que soit la somme versée, nous l’accueillerons avec gratitude, tout en relevant que celle-ci sera utilisée à bon escient et selon les principes de rigueur budgétaire. Nous vous délivrerons d’ailleurs une attestation puisque de tels dons sont déductibles des impôts.

En profitant de remercier toutes les personnes qui nous accordent souvent leur soutien financier et toutes celles qui se dévouent régulièrement pour la vie et le dynamisme de notre paroisse, nous vous sommes reconnaissants par avance de l’intérêt que vous porterez à notre démarche exceptionnelle.

Pour vos dons :

CH76 8080 8009 8990 4341 5
Paroisse de Monthey
1870 Monthey

Denis Rossier, heureux auxiliaire funéraire

 

Denis Rossier a longtemps œuvré professionnellement dans le milieu bancaire. Il a aussi siégé avec fidélité dans des Conseils de paroisse. Préretraité, il œuvre désormais à temps partiel comme auxiliaire funéraire pour les entreprises Périsset et Verdon. Une activité dans laquelle il se sent gratifié. Il en parle avec un bel enthousiasme.

Par Claude Jenny
Photo : Georges Losey

Il aura bientôt l’âge de la retraite et a consacré beaucoup de son temps aux activités paroissiales. En siégeant 15 ans d’abord au Conseil de paroisse de Font-Châbles puis dans le conseil de la nouvelle paroisse fusionnée. Ce printemps, au terme de la première législature du Conseil de paroisse né de la fusion, il a rendu son tablier d’adjoint aux finances. Mais pas question de rester inactif ! 

Un choix apprécié

Aussi, lorsqu’un proche lui dit qu’il a « la tête de l’emploi » pour travailler pour les pompes funèbres, il fonce ! postule et est engagé comme auxiliaire à 10-20%. Et le moins que l’on puisse dire après un semestre de pratique, c’est qu’il ne regrette pas ce choix !

« Etre proche des familles endeuillées lors des célébrations, conduire la voiture mortuaire lors du dernier voyage, procéder aux soins aux défunts, assurer le service à l’espace funéraire de Payerne, autant de volets de ce qui est devenu le travail pour lequel j’étais fait. Il me va comme gant » dit-il sans faux-fuyant. « Je me sens vraiment utile en étant proche des familles endeuillées » ajoute celui qui « avale » sans perdre son sourire les remarques de certaines des nombreuses personnes qu’il connaît et qui l’interpellent parfois en lui disant « Salut le croque-mort ! Tu vas bien ? »

Ben oui, on peut être « croque mort » – on dit plutôt agent funéraire – et se sentir bien ! « Nous formons une belle équipe entre les permanents et les auxiliaires. Nous assurons notre rôle avec beaucoup de solidarité entre nous » dit-il en parlant avec empathie de ses collègues. L’empathie ! Un mot qui « colle » parfaitement à la personnalité de Denis Rossier, lui qui œuvre aussi année après année comme hospitalier lors du pèlerinage des malades à Lourdes. Et, histoire de changer de costume, chante aussi dans le chœur mixte paroissial de Font-Châbles-Cheyres.

Prions avec les saisons de la vie

Prière transmise par Mireille Duc

Pour les saisons que papa a vécues,
pour ses années de jeunesse,
pour les projets qu’il a réalisés,
bénis sois-tu Seigneur.

Pour les étés que papa a connus,
pour ses années de travail,
où il a semé son temps, ses énergies, sa tendresse pour les autres,
bénis sois-tu Seigneur.

Pour les automnes que papa a vécus,
pour ses temps de récolte
où il a moissonné le fruit de son travail
pour le bonheur qu’il a connu, dans sa famille, ses amis,
Bénis sois-tu Seigneur.

Pour les hivers que papa a traversés,
pour ses temps d’épreuves,
où mystérieusement une autre vie se préparait,
bénis-soi-tu Seigneur.

Pour cette cinquième saison dans laquelle papa est entré,
saison de plénitude, saison hors du temps et de l’espace,
saison dont tu es le soleil et la rosée.
bénis sois-tu Seigneur.

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