L’aventure d’une centenaire

Le parcours de Marguerite Blanchard (1898-1998) publié aujourd’hui sous le titre « Une vie rayonnante »*, reflète l’action extraordinaire de Dieu dans la vie ordinaire d’une enfant, d’une adolescente, d’une femme qui a choisi de placer sa confiance en Jésus, en toute circonstance.

Par Olivier Taramarcaz 
Photos : maisonbible.ch 

Marguerite a 5 ans. Durant l’année 1903, sa maman, atteinte de tuberculose pulmonaire est hospitalisée. Avec sa petite sœur Emilie, elles sont mises en pension. Elles souffrent d’un sentiment d’abandon. Un an plus tard, quelques jours avant sa mort, Marguerite rend enfin visite à sa maman. Cette dernière lui annonce : « Je vais bientôt partir pour un très grand voyage. Pendant très, très longtemps, nous n’allons pas nous revoir […] Aime le Seigneur Jésus de tout ton cœur et, un jour, nous nous retrouverons dans la présence du bon Berger pour toujours. » Marguerite apprend à se confier au bon Berger. Le Seigneur devient son protecteur, celui qui l’aime et qui prend soin d’elle. Elle réalise ce que cela signifie d’être consolée dans des moments de tristesse et de manque d’affection. Son papa se remarie. Marguerite ne trouve pas de place dans le cœur de sa belle-mère. 

Confiance dans la solitude – Durant l’hiver 1912, le papa décède à la suite d’un accident. L’oncle et la tante des deux orphelines décident d’envoyer Emilie, 12 ans, dans un orphelinat, et Marguerite, 14 ans, à la campagne. Elle se retrouve dans une famille paysanne, avec des inconnus. Très vite, elle déchante. De lourdes corvées lui sont imposées du matin au soir. Elle subit les menaces d’une matriarche sans attention pour la jeune fille qu’elle est, ni égard pour sa situation. Elle se réfugie lorsqu’elle le peut, dans sa petite mansarde, médite les paroles de la Bible. Touchée par l’invitation de Jésus : « Venez à moi vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos » (Mt 11, 23), elle s’abandonne au Sauveur. Renouvelée intérieurement, elle se sent fortifiée au cœur même du climat délétère auquel elle ne peut échapper. 

Epreuve de la maladie – En 1916, Marguerite apprend qu’elle est atteinte de tuberculose pulmonaire. Les médecins lui annoncent qu’il ne lui reste que quelques mois à vivre. Elle se retrouve dans un sanatorium à Leysin. Elle apprend à demeurer dans le calme et la paix de Dieu. Deux années s’écoulent. Un jour, une jeune amie décède de la tuberculose. Profondément affectée, elle est découragée. Sa santé ne s’améliore pas. Elle ne voit pas d’avenir se dessiner devant elle. Une parole déjà reçue retentit dans son cœur à ce moment-là : « Tu iras auprès de qui je t’enverrai. […] Ne crains pas. Je suis avec toi pour te délivrer. » (Jr 1, 6-8) Elle reprend confiance et prie : « Seigneur, si telle est ta volonté, tu peux me redonner la santé, pour qu’un jour, je puisse te servir en soignant des malades. » Peu après, la fièvre la quitte définitivement. Elle est considérée comme guérie. Elle expérimente concrètement la manière dont le Seigneur agit dans tout son être, dans son corps aussi, par son Esprit.

Engagement de foi – Marguerite s’engage dans les soins. Elle obtient son diplôme d’infirmière en 1929. Des souvenirs reviennent à sa pensée sur l’appel et la parole reçus des années plus tôt. Elle se sent pourtant bien fragile pour s’engager. En pleine lutte intérieure, elle se remémore le chemin parcouru. Elle mesure alors que le Seigneur ne lui demande pas de s’appuyer sur ses propres sentiments, ni de se mépriser du fait de sa santé fragile. Elle médite alors ces paroles : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. » (2 Co 12, 9) 

Mission en Egypte – Quelques années plus tard, après avoir terminé sa formation à l’école biblique de Genève, lui parvient la proposition d’accompagner, comme nurse, une famille se rendant en Egypte. Marguerite Blanchard rejoint l’Egypte le 17 octobre 1935. Elle est accueillie sur le port par Hans et Liliane Scheidegger, qu’elle a déjà côtoyés en Suisse. Marguerite trouve auprès d’eux une famille de cœur. Leur salon devient un lieu de partage et de méditation de la Parole. De nombreuses personnes invitées par Marguerite y débutent leur chemin de foi. Elle s’engage dans plusieurs services hospitaliers, jusqu’en 1948. Le jour de son départ pour la Suisse, son amie Liliane Scheidegger donne naissance à son quatrième fils François. 

L’aventure d’une centenaire – Sur l’insistance de personnes l’invitant à raconter son histoire, Marguerite Blanchard décide de se mettre à l’établi à 93 ans ! Elle trouve le soutien, pour écrire et donner forme à son récit, auprès de François Scheidegger qu’elle a vu naître à Alexandrie. A 17 ans, Marguerite a reçu le verdict qu’il ne lui restait que quelques mois à vivre. Elle a vécu jusqu’à l’âge de 100 ans, voyageant et s’engageant dans plusieurs pays. La jeune femme qui a décidé de marcher dans un cœur à cœur avec le Seigneur, a éprouvé la réalité de la parole de Dieu : « L’Eternel gardera ton départ et ton arrivée. » (Ps 121, 7-8) 

* Marguerite Blanchard et François Scheidegger, Une vie rayonnante. J’étais rejetée, il m’a adoptée, éditions Scripsi, La Maison de la Bible, Romanel-s /Lausanne, 2023, 198 p.

Carillons de notre église Saint-André, Muraz

Série de cloches permettant l’exécution de mélodies.

Par Raymond Turin
Photos : DR

Depuis sa rénovation, l’église de Muraz bénéficie d’une nouvelle cloche et depuis peu s’est ajouté un répertoire de mélodies produites par le carillon. Passage en revue avec l’un des concepteurs de ces mélodies, Raymond Turin.

Historique
Nous avions 10 carillons créés par quelques personnes de notre village.

Ces carillons étaient réservés pour des évènements particuliers (Fête-Dieu, Noël…).

Les tonalités des cloches étaient les sol, la, si, do# et mi.

A l’aide de ces quelques notes, la composition musicale était quelque peu limitée.

Ces carillons étaient enregistrés et leur déclenchement se faisait manuellement.

Rénovation de notre église – Nouvelle cloche 
La rénovation de notre église a été initiée en 2019. Lors d’une réunion du Conseil de gestion durant cette période, il a été décidé d’ajouter une cloche à notre clocher. La raison était de permettre la création de nouveaux carillons pour obtenir des mélodies plus élaborées. La tonalité de cette nouvelle cloche est la note ré.

C’est la fonderie Rüetschi d’Aarau (AG) qui a coulé cette cloche. Le site web de notre paroisse vous permet de voir le film du coulage de cette cloche ainsi que la cérémonie de la montée de la cloche au clocher. 

Nouveaux carillons
Avec une nouvelle cloche cela devenait évidemment beaucoup plus facile de composer d’autres mélodies.

Un concours a été lancé auprès de la population de Muraz-Illarsaz pour donner la possibilité à tout un chacun de créer une mélodie.

C’est ainsi que quatre personnes se sont inscrites et ont participé à ce concours. Les résultats de ce concours ont été annoncés lors de la Fête patronale Saint-André de 2020.

L’objectif de ces nouveaux carillons était d’animer de manière automatique certaines fêtes paroissiales et l’arrivée et la sortie des enfants de l’école.

Deux personnes (M. Vannay René de Vionnaz, carillonneur et musicien émérite et moi-même) ont donc consacré une bonne partie de leur temps pour créer des mélodies avec pour objectif : obtenir des airs connus et joyeux d’animation pour les domaines religieux et profanes suivants :
> les dimanches ;
> chaque jour de la semaine (au matin) ; 
> les Fêtes paroissiales ;
> les Fêtes patronales ;
> Noël ;
> les Fêtes à la Vierge ;
> les baptêmes ;
> les mariages ;
> les écoles (bâtiments à proximité).

Pour information, toutes nos cloches disposent de marteaux qui frappent les cloches et donnent ainsi la possibilité de faire des carillons.

Pour chaque domaine, plusieurs mélodies (environ 120) ont été créées.

Dans certains cas, le déclenchement de carillons se fait de manière automatique (programmée). Exemple : horaires d’entrées et sorties des classes scolaires.

Dans d’autres cas, le déclenchement des mélodies se fait soit manuellement soit les mélodies sont déclenchées de manière aléatoire sur une fonction programmée.  

Qu’il s’agisse de cloches à la volée, de carillons manuels ou automatiques, leurs mélodies familières se fondent dans le paysage et rythment notre vie quotidienne. Cela a été le vœu du Conseil de gestion.

Bonne écoute et… pour certaines mélodies, vous pouvez les accompagner… en paroles !

Le «Café deuil» ou… s’ouvrir pour moins souffrir

Une fois par mois, le troisième mercredi, deux femmes possédant un bagage d’« écouteuse » animent à Estavayer un « Café deuil ». Un rendez-vous où les personnes endeuillées peuvent venir s’ouvrir de leurs peines, chagrin, douleurs sans aucun jugement ni connotation religieuse. Un lieu « pour s’ouvrir afin de moins souffir ».

Par Claude Jenny 
Photo : LDD

Claudine Duc et Francine Clément, les deux initiatrices du « Café deuil » staviacois ont pensé qu’une telle offre d’écoute n’existait pas dans la région et se sont lancées au début de cette année. « Nous ferons le bilan à la fin de la première année, mais nous pouvons sans doute déjà dire que notre démarche répond à un besoin, note la Staviacoise Claudine Duc. Une personne endeuillée éprouve le besoin d’être écoutée, de pouvoir déposer sa peine, tant il est vrai que chaque personne vit différemment un deuil et nous nous sommes rendu  compte qu’il n’existe pas tellement de lieux où c’était possible de venir en confiance pour être écoutée dans la bienveillance. »

Parler, écouter, partager

« A chaque rencontre, une demi-douzaine de personnes sont présentes, donc un petit groupe, ce qui crée une bonne synergie.  Et en partant, elles disent que ça fait du bien d’être écoutées, même s’il n’y a pas d’obligation de parler. Parfois le simple fait d’écouter les autres fait déjà du bien » note la Staviacoise.

Le duo possède évidemment l’expérience d’être à l’écoute des autres : Claudine Duc en tant que travailleuse sociale ayant suivi de nombreuses formations et Francine Clément comme accompagnatrice de fin de vie et se formant actuellement comme doula. Si les « Café-deuil » ont lieu à « La Source », l’hôtellerie rattachée au monastère des dominicaines, c’est parce que le lieu est calme, qu’il se prête bien à ce type de rencontres et qu’il est mis gracieusement à disposition par les moniales. Mais le « café-deuil » n’a aucune connotation religieuse, et il est donc ouvert à des personnes de toutes confessions et de tous âges. Les deux accompagnatrices ne se substituent aucunement aux professionnels de l’accompagnement et si elles sentent qu’une personne participant au « Café-deuil » a besoin d’un suivi par un spécialiste, elles en font la suggestion.

Aussi le soir ?

Les rencontres ont lieu le matin, ce qui n’est pas forcément un horaire pratique pour tout le monde. « Il arrive que des personnes prennent congé pour venir » relate Claudine Duc mais nous allons réfléchir à l’idée d’organiser un autre rendez-vous en fin de journée. Elles étudieront aussi d’autres extensions possibles de cette démarche, par exemple un « Café-divorce » ou la mise en place de groupes d’entraide.

« La force du café-deuil, c’est le groupe. Il apporte une richesse qui profite à chaque participant » disent les deux femmes initiatrices de cette belle démarche au service d’êtres fragilisés à la suite d’un deuil.

Le 3e mercredi du mois 
20.9 / 18.10 / 15.11 / 20.12.2023
de 9h à 10h30

Nous sommes à votre écoute pour accueillir et partager votre vécu. Dans la bienveillance, le respect et la confiance.

Claudine Duc et Francine Clément, formatrice d’adulte et animatrice.

Centre d’accueil La Source Sœur Dominicaines
Rue de Forel 1, Estavayer-le-Lac
Renseignements : C. Duc, 079 477 75, F. Clément, 079 529 20 56

Recevoir la confirmation «sur le tard»

La confirmation est un sacrement magnifique qui permet, en tant qu’adulte, d’affirmer en pleine conscience et de tout son cœur son appartenance à Jésus et à l’Eglise. Christelle a reçu cette marque d’amour du Seigneur récemment. Elle raconte ici comment elle se situe aujourd’hui comme chrétienne.

Par Christelle Gaist | Photos : DR 

A l’instar de beaucoup d’enfants des années 90 de la région martigneraine, j’ai suivi un parcours catholique relativement classique. J’ai été baptisée à quelques mois, puis j’ai été guidée vers la première communion à l’âge de 8 ans. Je garde de bons souvenirs de cette préparation avec tous mes copains de classe. 

Quelques années plus tard, la confirmation me fut proposée, sans vraiment m’expliquer en quoi celle-ci me serait « utile ». Je n’ai pas du tout grandi sur des bancs d’église et, même si certains membres de ma famille étaient croyants, leur rapport à la foi restait très intime : nous n’en parlions pas. Ma grand-mère paternelle m’invitait parfois à prier la Vierge Marie lorsque je me trouvais chez elle, mais tout cet univers m’était flou.

La confirmation était encore systématique dans les années 2000. Ma parade pour y échapper avait été de déclarer que je m’étais engagée sur ce chemin en vue des cadeaux matériels. C’était la vérité, car je n’y voyais aucune valeur, et encore moins spirituelle. Je ne savais alors pas que je m’assiérai pendant de longues années sur les précieux dons du Saint-Esprit, sur une communauté et des enseignements très riches. Mon adolescence et mes premières années en tant que jeune adulte m’ont cabossée. Déconnectée des enseignements chrétiens : j’ai commis des erreurs. J’ai essayé de développer mon identité dans des recoins plus ou moins sombres, sans grand succès. 

Ces dernières années, j’ai déploré, dans mon entourage proche, le fait que nous ne célébrions plus, à l’église, l’union de deux personnes ou l’arrivée d’un enfant. Il me manquait ces sacrements qui rythmaient nos vies. J’avais besoin de me sentir en famille, de resserrer les liens, d’officialiser les grandes étapes de la vie. J’ai décidé d’enlever la poutre logée dans mon œil et je me suis rendu compte que mon propre parcours comme catholique était inachevé. Il était temps pour moi d’avancer et de grandir dans mon rapport à Dieu. J’ai par conséquent contacté la paroisse de Martigny pour enclencher ce processus. 

De septembre 2022 à mai 2023, nous nous sommes retrouvés chaque mois en petit comité pour une rencontre chaperonnée par Jean-François Bobillier, animateur pastoral. Ce cheminement m’a ouverte à la beauté des évangiles, à la mystique des saints, et surtout à la joie d’être entourée d’autres catholiques. La cérémonie en elle-même et la journée qui l’a précédée ont été remplies d’amour, de lumière et de la présence de Dieu. 

La confirmation était un point de départ, une invitation à continuer à marcher vers Le Seigneur. Depuis une année, j’ai vécu beaucoup de premières fois. J’ai découvert avec enthousiasme la célébration de la Toussaint, les messes éclairées à la bougie du mois de décembre, le mercredi des Cendres, le dimanche des Rameaux, l’hospice du Grand-Saint-Bernard et j’en passe. J’ai participé à des messes magnifiques, j’ai visité des endroits splendides, j’ai rencontré des croyants pleins de sagesse. Ainsi, mes horizons se sont considérablement élargis. 

Les réseaux sociaux ont également joué un rôle d’évangélisation important dans ma conversion. Certains témoignages m’ont accompagnée alors que je trouvais mes marques dans la foi catholique. Par exemple, une interview déterminante a été celle de l’acteur américain Shia LaBeouf par l’évêque Robert Barron. LaBeouf s’est tourné vers le catholicisme en incarnant Padre Pio à l’écran. Dans cet échange avec l’évêque, LaBeouf mentionne son rapport à la prière du chapelet. Sa ferveur m’a donné envie de le prier à mon tour. 

Je peux dire aujourd’hui, qu’après avoir enfin saisi la main tendue de Dieu, que mon cœur s’est apaisé. Saint Augustin, mon saint patron, a écrit au Seigneur : « […] vous nous avez créés pour vous, et […] notre cœur est toujours agité de trouble et d’inquiétude jusqu’à ce qu’il trouve son repos en vous. »  

Je crois désormais vivre cette même sérénité que seul Dieu peut nous donner. Gloire à toi, Seigneur ! 

Sur Youtube : Bishop Barron Presents – Shia LaBeouf – Padre Pio and the Friars. Saint Augustin in Confessions, Livre 1, Chap. 1.

Lors de l’appel, pendant la cérémonie.

Jubilez, vous qui fêtez un jubilé!

Couples jubilaires de Muraz, de 5 à 60 ans de mariage.

Par Valentin Roduit | Photos : Bernard Hallet, Bastien Clerc

Le week-end du jeûne fédéral fut marqué dans les paroisses de Collombey et Muraz par la fête des jubilaires de mariage. De 5 à 65 ans de mariage, de nombreux couples sont venus rendre grâce pour des années de bonheur, parfois aussi d’épreuves, mais surtout d’amour qui dure.

Cette fête a été l’occasion de remettre leur amour devant le Seigneur et de recevoir les félicitations de la communauté. En plus de la messe, un repas les a rassemblés, avec leurs familles, pour marquer le coup.

Un jubilé, c’est toujours l’occasion de se rappeler du premier jour, de se rendre compte que ça passe vite et de contempler tout le chemin parcouru. 

Vous aussi lecteurs, quelle que soit votre situation, rendez grâce pour le chemin parcouru, et pour les occasions où le Seigneur vous a accompagnés.

Il prend soin de chacun, tournons-nous vers lui avec confiance.

Couples jubilaires de Collombey, de 10 à 65 ans de mariage.

Caté-Connecté

Par Gérald Voide
Photo : Marie-Paule Dénéréaz

Un mois riche

Octobre 2024, un mois ecclésial intense. Ce sera la première session du Synode des Évêques sur le processus synodal ou comment cheminer ensemble qui intervient après toute une phase de préparation. En effet, « en octobre 2021, le pape François a convoqué tous les membres de l’Église catholique en synode, générant ainsi des centaines de milliers de réunions dans le monde entier. Les paroisses, les diocèses, les Conférences épiscopales…, se sont exprimés lors de cette première phase d’écoute et de partage, ce qui a été la plus grande consultation du peuple de Dieu jamais organisée ! » (tiré du site de la conférence des Évêques de Suisse)

Le mois d’octobre, traditionnellement, est aussi le mois de la mission universelle. Le thème 2023 est « Le cœur brûlant, se mettre en chemin ». Ces mots font écho à l’expérience des disciples d’Emmaüs (Luc 24, 13-35). Ils rencontrent le Ressuscité. Le cœur brûlant, ils deviennent messagers de la résurrection de Jésus.

« Le mois d’octobre est (aussi) celui du Rosaire, de cette prière répétitive, simple, profonde et belle. Elle nous apprend à contempler le Christ avec le regard de Marie, sa Mère. Tout comme Marie gardait dans son cœur les événements de la vie de son Fils, nous revenons encore et encore à ces mystères de Jésus qui transforment notre vie… Plus que notre seule vie, c’est la vie du monde qui est transformée par cette prière. » (Fr. Pavel Syssoev, op.)

Ensemble, dans la joie et la communion avec toute l’Église, prions pour le Synode et pour que le Christ soit toujours plus connu et aimé. 

J’étais en prison…

« Et vous êtes venus me visiter. » Les familiers des évangiles et de la liturgie ont bien en tête ces quelques mots du chapitre 25 de l’évangile de Matthieu, mais peu d’entre nous avons franchi les portes d’une prison pour visiter un prisonnier… Jeff Roux, aumônier de prison, vient de publier un troisième livre : « Rencontres en prison, au cœur de leur nuit ». La lecture de cet ouvrage m’a profondément touchée, cet article en est l’écho.

Par Françoise Besson 
Photo : Raphaël Delaloye

Rencontrer – Par la magie de son écriture, incarnée, concrète, sensorielle, Jeff Roux nous donne l’impression de pouvoir le suivre dans ses visites, de passer avec lui les portes, les unes après les autres et nous retrouver nous aussi assis devant cette table, dans cette pièce nue, attendant l’arrivée du premier détenu. 

Comme l’auteur le précise, le récit ne prend pas pour sujet une personne en particulier – ce qui serait contraire à toute déontologie et à la nécessaire discrétion – mais un faisceau de réalités rencontrées au fil des mois et des années. Mais la magie opère et on croit le rencontrer à son tour cet homme si meurtri d’avoir commis l’irréparable ou cet autre qui préserve en lui malgré le désastre de sa situation, une part lumineuse et fraternelle à partager avec la personne en visite.

Célébrer – Jeff Roux nous emmène aussi dans ces célébrations ponctuelles où la rencontre se fait communautaire. Et à nouveau, c’est la même sensation de s’y trouver, et curieusement, de s’y trouver bien, dans un partage vrai, dans une présence confiante. On touche là à l’universel, les croyances sont multiples, comme les mots pour les exprimer mais, constate l’auteur : « l’important c’est que nos cœurs parlent ensemble au-delà des mots que nous pourrions utiliser. […] Nos racines religieuses sont belles quand elles sont au service de ce qui nous met en lien. » (pp. 47-48)Pour un peu, on aimerait lui demander : « Tu m’emmèneras encore avec toi la prochaine fois ? »

Descendre – Ce qui touche profondément au fil des pages, c’est la profondeur justement. Dans ces espaces clos, minuscules où l’intime est inexistant, le dialogue et l’écoute, le climat de la rencontre invitent à entrer dans une intériorité qui se révèle immense. A cette profondeur, dit l’auteur, personne, à part elles, ne peut y accéder. « Elles peuvent y descendre, y demeurer, et apprendre à prendre soin de ce qui s’y trouve, un peu comme si elles accueillaient leur vie pour la première fois. Elles retrouvent un espace de liberté. (…) L’autre a suffisamment confiance en moi pour me laisser pénétrer sur sa terre sacrée. (…) mon travail devient un privilège. C’est un cadeau d’être invité dans ce lieu-là. » (p. 31)

Rester – Rester dans le réel, ne pas tomber dans l’angélisme, souffrir avec l’autre, veiller à rester vivant soi-même, non barricadé pour continuer à entendre le cri de l’autre… voilà le défi à relever : « Ce récit […] est un cri de plus qui résonne dans la nuit, un cri qui vient nous déranger et qui doit nous déranger. Au risque de perdre notre humanité. » (p. 71)

Découvrir – La lecture de ce livre se fait à plusieurs niveaux. Ce n’est pas un roman, et dans les propos de l’auteur, nous découvrons le milieu carcéral du Valais, au 21e siècle… et cela ouvre à la réflexion… 

Les récits de rencontre, les dialogues remettent au centre ce qui l’est réellement : l’humain avec toute sa complexité, sa violence et ses blessures, la part vive et féconde, le lieu des profondeurs où le souffle se fait ample… Et les questions de l’auteur nous interpellent comme si nous étions visités à notre tour : Comment ma croyance m’aide-t-elle à prendre soin de mon humanité ? Comment est-ce que j’assume mes faiblesses et mes finitudes ? Est-ce que j’arrive à trouver de la joie, de la lumière dans mon quotidien ? (p. 46)

Enfin, la lecture de ce livre nous invite à la rencontre intérieure, au-delà des murs de nos enfermements, au rendez-vous intime où l’Autre nous attend avec la patience d’un Père… Merci infiniment à Jeff Roux pour ce livre, pour la rencontre de François et des autres, merci pour la sincérité, la liberté de ton, la grande liberté des enfants de Dieu… 

* Jeff Roux, Rencontres en prison : au cœur de leur nuit, Editions Saint-Augustin, 2023.

L’auteur : Jeff Roux, après des études de géographie et d’économie politique, se forme en Eglise. Il travaille aujourd’hui comme aumônier de prison, en milieu hospitalier ainsi qu’à la Maison de la diaconie et de la solidarité en Valais (Suisse). Il a déjà publié aux Editions Saint-Augustin Jésus, mon ami, mes emmerdes et S’accueillir vulnérable, un chemin pour aimer.

Franc succès de la patronale de Vionnaz du 15 août

24 heures d’une journée incroyable pour notre paroisse qui a attiré près de 200 personnes.

Textes et photos par Vanessa Gonzalez et Maryline Hohenauer

Lundi 14 août – 18h

Les membres du Cocom et du Cogest remontent leurs manches et se mettent au travail aidés du chœur d’hommes Sainte-Cécile et de paroissiens volontaires pour le montage de l’infrastructure de la fête. Que de cerveaux mis à contribution pour que tout le monde se sente accueilli et bienvenu le lendemain. 

Enfin le mardi 15 août ! 

8h – Rendez-vous aux Fontanies pour la cuisson des pommes de terre et le remplissage des frigos parce que oui, il va faire chaud !

10h – Messe de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie avec 23 servants de messe de la région et chantée par le Chœur d’animation liturgique.

ô Marie,

Nous te rendons grâce pour tous ces servants de messe !

Regarde-les, ils sont là, dimanche après dimanche auprès de l’autel pour servir, embellir nos messes.

Merci à vous chers enfants de prendre le temps de venir prier avec nous.

Votre présence complète la communauté et est signe de l’œuvre de Dieu : Vous êtes l’Avenir de notre église !

ô Marie,

Nous te rendons grâce pour tous ces bénévoles !

Regarde-les, ils sont là, en ce jour pour être honorés pour les services rendus, pour ce qu’ils sont !

Merci à vous d’œuvrer dans la discrétion, l’humilité et la disponibilité.

Votre service fait de vous un maillon essentiel pour que la vie en communauté soit belle dans notre paroisse. Votre présence est essentielle !

ô Marie,

Nous te rendons grâce pour la mère que tu as été pour Jésus !

Nous te rendons grâce pour ton amour pour nous !

Nous sommes bénis d’avoir une maman au ciel ! Merci à toi, qui panses nos chagrins, qui écoutes nos secrets et qui intercèdes pour nous auprès du Père. Marie, nous te disons Merci.

Dès 11h – Apéro offert par la cave Beltrami & fils avec les discours de la présidente de Vionnaz, Valérie Bressoud Guérin et de Florianne Bertholet, présidente du Cocom. On profite aussi de ce moment pour remercier les bénévoles qui œuvrent dans la paroisse et une bénédiction du repas donnée par le Père Joseph clôt cette partie officielle.

Nous avons vécu tout l’après-midi des moments de communion entre les paroissiens. Que ce soit le chœur d’hommes au stand grillades, l’équipe raclette avec Samuel et le Père Patrice ou, pour l’animation musicale, le CAL, les sœurs Bovard-Dubosson et Tyméa, l’ambiance était de la partie. Nous avons pu compter sur les jeunes pour tenir les stands pâtisseries, sirop et barbe à papa ainsi que la tombola. Un grand merci aussi à la ludothèque Ludomino.

18h – Les membres du comité d’organisation s’effondrent heureux sur leur canapé respectif pour un repos bien mérité. Vivement l’année prochaine !

« Quelle belle journée nous avons vécue le 15 août, pour notre fête Patronale.
Merci au Conseil de Communauté pour cette belle initiative et à tous les bénévoles qui ont œuvré pour cette journée qui nous a offert l’opportunité de nous retrouver nombreux dans l’amitié et la simplicité. Elle restera gravée dans nos cœurs .» Sonia Angeloz

« Belle journée, soleil et chaleur de la partie, satisfaction générale ! Bravo aux organisateurs pour le déroulement sans accrocs de cette fête Patronale 2023. » Bernard Bressoud

Caté connecté

Texte et photo par l’Abbé Frédéric Mayoraz

Voilà deux mots qui ont beaucoup en commun. Après la Bible, le catéchisme – qui est l’enseignement de la foi aux enfants et qui nourrit encore celle les adultes – est un outil très important et primordial dans l’Eglise. Il nous permet de rester connecté à Dieu et aussi à l’ensemble de la communauté à laquelle nous appartenons. Il est le lien qui nous permet de construire notre vie dans la connaissance de Dieu et d’assurer l’existence d’une communauté qui se veut être une même famille, sous le regard du Christ.

Quand j’ai commencé à enseigner le caté dans les classes, on se servait de livres, de feuilles volantes qu’on agrafait soigneusement dans un classeur après avoir fini de colorier de jolis dessins qui nous racontaient l’histoire de Jésus, de ses disciples, des grands personnages bibliques… et certains moyens mis à disposition pour illustrer toutes ces aventures étaient des diapos, un rétroprojecteur, une cassette vidéo… des outils qui nous paraissent aujourd’hui bien désuets à l’aire du « tout numérique » et des réseaux sociaux. 

Mais l’objectif du caté n’a pas changé : transmettre la foi et surtout en vivre. Le grand danger, dans l’utilisation de ces nouveaux moyens, est parfois l’oubli de marquer l’importance et la vérité du message évangélique et de s’égarer dans la « beauté de la technique ». Une phrase qui me trotte souvent dans la tête, quand je prépare des rencontres de caté, est celle que j’ai entendue une fois lors d’une formation : « Si vous n’avez rien à dire, faites-le bien… mais avec PowerPoint ! » 

Les réseaux sociaux, les sites Internet et les moyens pédagogiques actuels sont des moyens précieux pour transmettre la foi, mais ils risquent parfois de nous faire dévier du but premier du caté : être connecté à la Tête du Corps, que nous formons tous, depuis le jour où nous avons été baptisés.

Alors oui, au-delà des livres, des parcours de catéchèse, des vidéos, des directs, des conférences, des célébrations, des grands rassemblements médiatisés… restons toujours connectés à la source même de nos vies : le Christ.

Pas d’(év)angélisme!

Certes, évangéliste et évangélique ont une racine commune, celle de l’Evangile. Or, s’ils portent en eux cette « bonne nouvelle » communiquée dans le catéchisme, les deux termes ne sont pas interchangeables !

Par Myriam Bettens
Photo : DR

Ah, ces évangélistes qui se multiplient au gré des publications de presse ! Jésus aurait été heureux d’apprendre combien il est facile d’accroître le nombre des dits apôtres – non des douze – au XXIe siècle… tandis que les évangéliques se voient assimilés (presque) systématiquement aux auteurs des Evangiles. Certes, évangéliste et évangélique ont une racine commune, celle de l’Evangile. Or, s’ils portent en eux cette « bonne nouvelle » communiquée dans le catéchisme, les deux termes ne sont pas interchangeables !

Mais me voilà commettant la même hérésie que celle épinglée plus haut… si les dits apôtres étaient en fait douze, moins un (suivez mon regard), les évangélistes n’étaient, eux, que quatre ! Rangez donc votre calculette catéchétique, je récapitule. Deux paires de deux. Non, ils n’étaient pas gendarmes, mais rédacteurs des Evangiles. Matthieu, Marc, Luc et Jean, ça vous rappelle quelque chose ? Apparemment pas à tout le monde. Dans les médias, je constate que les évangéliques se transforment, grâce à la magie du langage, en évangélistes. Là y’a un « hic », ou plutôt il manque un « ique ». Ben voyons, le Christ multiplie les pains et les journalistes les évangélistes. Heureuse époque où, d’un côté, les églises se vident et, de l’autre, les zélateurs de la foi se multiplient. Le « moins » des uns fait le « plus » des autres. De là à parler de miracle…

Une expérience inoubliable

Rencontre avec les Slovaques.

A entendre les participants martignerains aux JMJ donner leur témoignage lors de la fête paroissiale du 3 septembre dernier, on se rend mieux compte combien cette expérience a été marquante pour chacun d’entre eux.

Témoignages recueillis par Claire Theux 
Photos : DR

« J’ai participé à cette incroyable expérience durant 2 semaines au Portugal. Lors de la première, j’ai eu la chance d’être accueillie dans une famille de Braga. Ils nous ont fait découvrir leur région, leur culture et leur gastronomie. Leur générosité et hospitalité m’ont touchée et des liens fort se sont créés entre nous. Le moment le plus impressionnant de ce séjour a été la veillée du samedi soir, lors de l’adoration, qui s’est déroulée en silence complet, alors que nous étions 1,5 million de jeunes. Cette expérience d’amour et de fraternité m’a permis de rencontrer énormément de jeunes ayant la foi et m’a donné l’envie de plus m’impliquer dans un chemin de foi et au service de l’Eglise. »

Laurie Moulin

« Partage, amitié et vamos : voici les trois mots qui me viennent à l’esprit quand je repense aux JMJ de Lisbonne. J’ai fortement été marqué par l’amour avec lequel les Portugais m’ont accueilli dans la famille d’accueil à Braga et au cœur de Lisbonne. J’en prends exemple pour ma propre vie. Les rencontres, avec les jeunes du monde entier m’ont également touché ; la bienveillance jaillissait dans chacune des discussions. Ces interactions ont permis une rencontre plus profonde avec Dieu. Je me rappelle avec netteté de la veillée finale des JMJ : 1,5 million de jeunes, en compagnie du pape François, les uns entassés sur les autres, qui prient ensemble. C’était splendide. »

Dominik Cernak

« 1,5 million de jeunes, des visages rayonnants à perte de vue : voilà ce que j’ai vu lors de la veillée clôturant la semaine magnifique passée avec mon groupe du pélé vélo. Jamais je n’avais vécu ma foi d’une façon si forte ! J’ai été aussi profondément marqué par le message rempli d’espérance du Pape. Si je dois retenir une chose de ces JMJ, c’est cet immense partage de notre Foi joyeuse, car c’est bien ce qui animait tous les jeunes avec qui nous avons fraternisé tout au long de cette formidable semaine dans la capitale portugaise ! »

Rémy Progin

« Pour mes premières JMJ, j’ai choisi l’option vélo pour me rendre à Lisbonne, ce qui équivalait à plus de 600 km sur ma selle à travers le Portugal. Les paysages que j’ai pu découvrir ont été un réel plaisir pour les yeux, mais ce qui m’a le plus touchée, c’était sans aucun doute l’hospitalité et la joie de vivre des Portugais. Une fois arrivée dans la capitale, l’ambiance chaleureuse des JMJ m’a directement conquise. J’ai eu la chance de voir passer le Pape à deux mètres de moi. C’était très émouvant de voir tous ces jeunes venus du monde entier pour vivre une semaine de prière à l’unisson. Depuis mon retour en Suisse, ma foi est devenue bien plus priante et vivante. Vamos ! »

Camille Cajeux

« Chers jeunes, je voudrais regarder chacun de vous dans les yeux et vous dire : sois sans crainte, n’aie pas peur ! Mais je vous dis en plus une chose très belle : ce n’est plus moi, c’est Jésus lui-même qui vous regarde maintenant. Il vous regarde, Lui qui vous connaît. Il connaît le cœur de chacun d’entre vous, il connaît la vie de chacun d’entre vous, il connaît les joies, il connaît les peines, les succès et les échecs, il connaît votre cœur. Et aujourd’hui, il vous dit, ici, à Lisbonne, en ces Journées mondiales de la Jeunesse : «  N’ayez pas peur, n’ayez pas peur, courage, n’ayez pas peur !  ». »

Pape François

Messes de la rentrée avec bénédiction des cartables

Par Virginie Maret | Photos : Stéphanie Reumont

Nous sommes le samedi 2 septembre 2023 à l’église de Vouvry et il est tout juste 18h50 : les fidèles sortent d’une longue mais très belle célébration qui a réuni plusieurs générations de paroissiens du Haut-Lac. Des plus anciens aux plus petits avec leurs cartables sur le dos en passant par les confirmands et confirmés accompagnés de leurs familles, tous sont radieux et heureux de partir avec un petit badge « porteur de joie » qu’ils pourront accrocher à leur sac d’école. C’était une messe spéciale car nous y fêtions l’entrée en parcours des confirmands mais aussi la grande rentrée scolaire et paroissiale. Tous les enfants présents, et même quelques adultes, ont reçu un flyer et un badge pour l’année scolaire avec la mission d’aller « porter de la joie » autour d’eux. 

Passage de témoin des confirmés aux confirmands

Les confirmés de février 2023 sont venus quant à eux pour « passer le témoin » aux nouveaux confirmands en leur offrant une bougie et une prière « Je suis unique, irremplaçable ». 

Ces 21 confirmands recevront le sacrement de la confirmation par notre vicaire général, Pierre-Yves Maillard, le 25 février prochain et nous vous invitons, chers paroissiens, à prier pour eux jusqu’à cette belle fête qui nous réunira dans la plus grande église de
secteur, celle de Vouvry.

Voici les noms des confirmands 2023-2024 !

A Port-Valais et Saint-Gingolph :
Tomas Querido, Telmo Querido, Julie Derivaz, Délia Ventuzelo, Thomas Ventuzelo.

A Vionnaz :
Chloé Birchler, Chloé Cordonnier, Melvin Doe, Tyméa Guérin, Mélissa Marques, Roxane Rossier, Charlotte Vernizzi, Zoé Wiedmer.

A Vouvry :
Juliette Chanton, Ema Coelho, Taïna Ferrer, Gabriel Gegovic, Sohan Glaus, Alicia Rodrigues da Silva, Tristan Togni, Louise Vuadens.

Merci de les porter dans vos prières !

Texte et photo par Valentin Roduit

« Les paroisses de Collombey et Muraz ont aussi célébré la rentrée par une bénédiction des sacs d’école. La fierté de montrer leur nouveau cartable ou la peur de la nouvelle année les a fait venir nombreux recevoir la bénédiction ainsi qu’un badge pour orner leur sac. Ils ont reçu aussi un feuillet avec des défis mensuels pour apporter la joie autour d’eux. Comme Pierre a reçu les clés du Royaume de la part de Jésus, les enfants ont reçu les deux clés de la prière et de la parole de Dieu, moyens de cheminer vers lui. »

Un groupe d’ados a vu le jour à Sierre!

Le groupe Liberidei en camp scout près de Saint-Léonard.

Depuis bientôt une année, le groupe d’ados du secteur de Sierre se retrouve une fois par mois pour vivre une soirée FUN & FOI. Entre leur engagement lors de l’action des « Christmas Box » (cadeaux de Noël pour les personnes plus défavorisées), les week-ends au Simplon ou en forêt « à la scout », les jeunes sont très motivés.

Entretien avec Flavy Naoux, une jeune du groupe | Photos : Jeunes de Liberdei 

Qu’est-ce que le groupe Liberdei ?
Le groupe Liberidei est un groupe de jeunes croyant âgés de plus ou moins
13 ans. Tous les jeunes dès la confirmation sont les bienvenus. 

Pourquoi ce nom « Liberidei » ?
Nous avons discuté pendant longtemps au sein du groupe pour trouver un nom. Une jeune du groupe apprenait le latin en 1re année du collège et nous a proposé ce nom qui signifie « enfants de Dieu », c’est ce que nous sommes !

Qu’est-ce que tu aimes dans ce groupe ?
J’aime bien l’ambiance amicale et joyeuse. Il y a eu plusieurs moments marquants, mais il y a une activité que j’ai spécialement appréciée, c’est la montée vers Pâques. Nous l’avons vécue avec un autre groupe de jeunes de la Noble et Louable Contrée qui s’appelle Fun and God. Avec eux, nous avons passé de bons moments.

Que dirais-tu à un jeune qui hésite à rejoindre le groupe ?
S’il y avait un nouveau jeune qui hésitait à entrer dans le groupe, je lui dirais de venir car plus on est de fous, plus on rit et que ce serait amusant aussi pour lui. 

Soirée crêpes à la paroisse de la Sainte Croix.

Flavy, qui es-tu ?
Je m’appelle Flavy, j’ai 15 ans. 

Qu’est-ce que tu aimes dans l’Eglise ?
J’aime bien l’Eglise pour l’ambiance amicale. 

Une parole biblique ou un Saint qui t’inspire ?
J’ai une parole biblique que j’aime bien, cette parole c’est : « Il redonne des forces à celui qui en manque, il rend courage à celui qui est épuisé. » Esaïe 40.29

Si toi aussi tu veux faire partie du groupe de Flavy ou tu veux simplement venir pour une rencontre, rejoins-nous à la soirée pour les nouveaux, le 11 novembre à 16h à l’église Saint-Catherine. Bienvenue à tous les jeunes entre 11 et 16 ans ! 

Caté connecté!

Personne ne doit être laissé sur le bord du chemin technologique emprunté par la société.

Le fond reste, les moyens changent. Une Lapalissade qui vaut pour le domaine de la catéchèse qui s’est lancé à cor et à cri dans les technologies de communication nouvelles pour transmettre la foi. Paroisses, diocèses et ordres religieux offrent de multiples ressources pour le ou la catéchiste lambda. Et on passe du livre aux jouets et à l’image animée, du quiz à l’interactif, du présentiel au virtuel ; on privilégie le narratif et le participatif.

Thierry Schelling
Photos : DR

Très souvent, un jeune adulte me demandera : « Où est-ce que je peux trouver une Bible ? » – « En librairie » serait la réponse immédiate, mais je renchéris aussitôt : « Sur Internet, voyons, vous avez tout ! », laissant souvent pantois mon interlocuteur… Si le réflexe pour commander son plat du soir ou sa paire de chaussures via les sites est acquis, celui de se nourrir religieusement, pas encore… De fait, l’illimité accès aux prières fondamentales du christianisme, aux grands textes (Catéchisme de l’Eglise catholique, Compendium de la Doctrine Sociale de l’Eglise, encycliques, sermons du prédicateur de dimanche dernier, livres spirituels entièrement lisibles sur le web, etc.) est encore souvent ignoré par le grand public, même catholique…

Témoins et répétition

Mais aujourd’hui, la catéchèse nécessite plus que la présentation de l’enseignement du Christ ; il lui faut des témoins qui l’explicitent et le contextualisent, pour ne pas tomber dans un totalitarisme idéologique. C’était l’intuition par exemple de Cavaletti et Montessori avec leur méthode intitulée « La Catéchèse du Bon Berger »1.

« Nous faisons appel aux cinq sens, c’est vital pour une personne souffrant d’un handicap », explique Catherine Ulrich, animatrice pastorale de la COPH (Communauté œcuménique des Personnes en situation de handicap) à Genève. « Il y a aussi le langage non verbal, dans la rencontre, qui est également évangélisateur », précise-t-elle. « J’ai un groupe whatsApp avec des personnes en situation de handicap qui a amélioré l’interaction entre nous », sourit-elle. Personne ne doit être laissé sur le bord du chemin technologique emprunté par la société…

De plus, une bonne catéchèse est itérative pour permettre une « conversion de fond » tout au long de la vie du croyant – et pas juste en bas âge, au rythme des sacrements de l’initiation ; cela implique le choix d’outils adaptés aux générations, aux cultures, aux sensibilités. Les parcours Siloé 2 ou AOT, pour adultes en mal d’approfondissement de leur foi restée en plan, sont un succès diocésain.

La narration, clef de voûte

« Je suis très favorable à une catéchèse narrative du style Godly-Play 3 », explique Martine Bulliard, responsable de la Pastorale des chemins 4 à Genève, « car cela permet aux enfants et aux adultes d’entendre et de visualiser les récits. Le temps de questionnement après la narration est très important, car il permet, grâce à des questions ouvertes, de pouvoir entrer simplement dans le texte en accueillant tout ce qui est dit. » 

Initiative œcuménique, ce type de catéchèse narrative « [nous] met en contact avec notre intériorité, avec l’étincelle divine qui habite au cœur de chacune et de chacun. Le questionnement nous permet de comprendre que ce texte parle aussi de nous aujourd’hui ». C’est un échange qui s’enracine dans celle ou celui qui « fait de la catéchèse » et qui se partage – l’étymologie du mot catéchèse, catekeo, ne signifie-t-elle pas « faire résonner » ?

Donner de soi

« Dieu nous rejoint dans notre vie telle qu’elle est, dans un monde tel qu’il est et il ne s’agit pas de dire ce qui est bon ou mauvais », explique Fabienne Gapany, représentante de l’évêque du diocèse LGF pour la catéchèse et le catéchuménat. « Bien sûr, le numérique, c’est « pratique », ludique, bien fait, facile et courant d’accès… mais c’est peut-être ici le piège, parce que je ne suis pas sûre que ces derniers adjectifs désignent aussi la foi et la relation au Christ ou aux autres », relève-t-elle. « Je pense que nous avons à favoriser en catéchèse des dispositions intérieures ou relationnelles qui ne sont pas celles du numérique. » Conclusion lucide qui rappelle le fond de toute démarche catéchétique : créer du lien. « En catéchèse, j’aime de moins en moins ce qui nous retient de mettre quelque chose de nous-mêmes, car ce don de soi, de notre vision des choses est une façon de témoigner de ce qui nous anime, de montrer nos charismes et nos faiblesses, aussi. » 

Une quiche au saumon !

Et Fabienne Gapany de donner la métaphore de… la quiche au saumon : « J’aurais pu l’acheter toute faite. Cela aurait été pratique (pas besoin de prendre du temps pour préparer les choses), ludique (aller dans une boulangerie est plus amusant que de peler des carottes ou couper des poireaux !), bien fait (avec un aspect tout bien doré, tout bien régulier, alors que quand c’est moi qui la fais, elle est parfois un peu plus cuite d’un côté, les bords ne sont pas toujours réguliers, etc.), facile (pas besoin de lever le petit doigt, c’est prêt)… Mais qu’est-ce que j’y aurais mis de moi ? Parce qu’en faisant ma tarte, je peux tenir compte des goûts des gens de la maison, laisser parler une certaine créativité, être dans l’attente « joyeuse » portée par des signes (fumet…) de ce qui va arriver… »

Diaconie

Comme l’a dit le pape François (Regina Caeli du 7 mai 2023) : « La foi en Christ n’est pas un « paquet d’idées » à croire, mais une route à parcourir, un voyage à accomplir, un chemin avec Lui » et inexorablement vers autrui. Et quoi de mieux que de vivre la diaconie, le service de l’autre 5 : pauvres, personnes handicapées, migrants, étrangers, rejetés de la société ; y est inclus le soin à l’environnement, comme construire un jardin pour herboriser un parc d’église, nourrir du lien interculturel, remplir des sacs de provisions le Samedi du partage… mille et une initiatives gratuites qui « catéchisent » en actant l’amour du prochain dans son quotidien – et qui, de par leur gratuité, rappelle que la foi est un don gratuit…

1 Il s’agissait de permettre aux enfants de passer d’une catéchèse purement livresque, intellectuelle et basée sur le savoir, à une forme interactive et expérientielle pour entrer en relation avec le Christ, le Bon Berger ; cf. cbbfrance.org/ 
2 Cf. cath-vd.ch/formations/cheminer-en-eglise/ et aotge.ch/
3 Inspirée de Montessori, cette forme de catéchèse utilise des objets pour raconter une histoire biblique, interpeler l’auditoire et évangéliser en s’adaptant à l’âge des participant.e.s ; cf. ligue.ch/godlyplay 
4 Elle regroupe la catéchèse, le catéchuménat, la formation de l’Eglise catholique à Genève.
5 Avec la liturgie et la formation continue, la diaconie est tout de même l’un des trois piliers de l’Eglise, on l’oublie souvent…

Des actions comme Le Samedi du partage « catéchisent » en actant l’amour du prochain.
Pour certain(e)s catéchistes, favoriser les dispositions relationnelles qui ne sont pas numériques est nécessaire. 

Au Plan de l’Au…

Photos : DR

C’est lors de cette messe en plein air dans ce lieu magnifique que le chanoine Klaus a célébré pour la dernière fois comme curé répondant de la paroisse de Bovernier. En guise d’homélie, il a proposé une parabole de son cru – celle du Catogne – arguant qu’il avait tiré différentes leçons de ses quatre ascensions ratées du Catogne… En guise de remerciement, la communauté lui a offert des présents dont les initiales commencent par les lettres de son prénom et notamment un kaléidoscope, un petit outil qui permet de voir la réalité se colorer de 1000 manières différentes.

Des nouvelles fraîches de Montréal

Après un an d’études à Montréal, Matthieu Galliker nous donne de ses nouvelles. Merci d’avoir enrichi nos messes par sa musique durant sa brève pause estivale.

Un hiver « ben frette »

A Montréal, l’hiver n’est pas si rude qu’on le pense ! Bien sûr, nous avons connu quelques journées à -40° C, ça pique au visage, mais l’air sec rend le froid plus supportable. Tempêtes de givre avec coupure d’électricité, alertes de tornade maritime avec inondation de la salle de bains…quelle ironie ! La position de la ville proche de la Côte nous expose à une météo parfois difficile, mais c’est surtout le changement climatique qui rend ces événements plus récurrents.

Simple, le quotidien !

Passons aux bonnes nouvelles ! Ici tout est moins cher aussi bien pour l’alimentation que pour la culture. Quelle surprise j’ai eue lors de mon retour en Suisse, cet été. J’en avais oublié le coût de la vie helvétique ! Quant au travail, il est très facile d’en trouver. Après deux semaines de recherche, j’ai été engagé pour donner des cours de soutien à des jeunes. J’ai également pu occuper un poste de libraire à temps partiel (si vous passez à Montréal, cherchez la librairie La Chenille).

Toujours passionné de musique

La vie universitaire suit son cours. Les matières enseignées sont passionnantes et complémentaires à ce que j’avais suivi en Suisse : psycho-acoustique, neurocognition… tout un univers à la croisée de la musique, de la physique et de la psychologie. J’ai la chance d’appartenir à des groupes de recherche qui mettent en lumière leurs étudiants. J’ai pu  présenter, lors d’un colloque, une réflexion sur l’étude des chants d’oiseaux. Avec le « Cercle de Composition » dont je fais partie, nous avons organisé un concert et une conférence au printemps. Une revue musicale m’a demandé, cet été, de réaliser des entretiens avec des compositeurs en vue d’un article qui paraîtra l’an prochain. Cet automne, j’envisage de coordonner un projet pour étudier dans quelle mesure des compositeurs peuvent intégrer des chants d’oiseaux dans leur musique. Et plein d’autres idées en devenir… Pour l’instant, je ne joue plus de piano, mais je me suis mis à la guitare électrique et à l’ocarina : changement radical d’orientation. Je me répète à moi-même les mêmes conseils que je donnais à mes élèves de piano en Suisse : si tu veux avancer, il faut être plus régulier ! Il me reste à le prouver.

Richesse des rencontres

Dans une ville comme Montréal, on fait plein de rencontres : des personnes venant du Québec, mais aussi de l’Est du Canada, des Etats-Unis, de France, de Belgique, de Russie, du Brésil… C’est un réel plaisir de faire la connaissance de tant de personnes d’horizons différents. Une ouverture qu’il me manquait peut-être en Suisse… Ici, la ville est très animée : concerts et spectacles foisonnent et cela me plaît. Mais, lors de mon passage estival, le calme de la Suisse et les ors du couchant sur le Léman m’avaient rendu nostalgique…

Connexion

Par l’abbé Jean-François Luisier
Photo : CC Linnaea Mallette

« Je connais des gens qui ont traversé les évangiles mais n’ont pas été traversés par l’Evangile ! »

Le journal d’octobre nous laisse émerveillés au milieu des couleurs d’un bel automne. Colorée tout autant, la délégation des jeunes du Valais qui sont allés aux JMJ : ils sont revenus, eux aussi, avec des couleurs plein la tête. Celles des drapeaux et des bannières qui ont symbolisé toutes les nations réunies en Dieu. « Nous sommes catholiques, nous sommes universels ! », répétaient nos évêques.

Le quotidien de ce pèlerinage planétaire était, pour les groupes de jeunes parsemés dans tout Lisbonne, de chercher le matin la nourriture de l’âme et celle du corps : trouver la catéchèse dans la bonne langue et puis le bon resto où la queue ne serait pas trop longue. Bel enthousiasme et belle parabole pour notre nouvelle année pastorale : chercher les bonnes nourritures du corps et de l’âme. Un évêque là-bas nous disait : « Je connais des gens qui ont traversé les évangiles mais n’ont pas été traversés par l’Evangile ! »

Le dossier du mois d’octobre nous rappelle les perpétuelles mises à jour de la catéchèse dans ses moyens pour que les enfants et les familles se laissent saisir par de belles conversations avec Dieu. Serons-nous traversés dans le cœur par la Parole du Christ ? Traverserons-nous nos week-ends à l’écoute de ce que Dieu nous dit par la liturgie ? Vivrons-nous nos repas du dimanche, la nourriture du corps et de l’esprit de famille en goûtant d’abord à l’antipasto : la liturgie de la parole et du pain offerte par l’Eglise à l’église la plus proche ?

« Vous devez savoir en quoi vous croyez ; vous devez connaître votre foi avec la même précision avec laquelle un spécialiste en informatique connaît le système d’exploitation d’un ordinateur, vous devez la comprendre comme un bon musicien connaît sa partition. » (Benoît XVI)

Bon courage pour balayer les feuilles d’automne… Bonne route dans ce magazine pour se reconnecter à L’Essentiel !

Le souffle du Saint-Esprit

L’Essentiel propose aux Evêques des diocèses de Sion et de Lausanne-Genève-Fribourg, à l’Abbé territorial de Saint-Maurice et à leurs représentants de s’exprimer sur le sujet de leur choix.

Par Fabienne Gigon, représentante de l’évêque à Genève
Photo: DR

En lien avec le thème de ce cahier, permettez-moi de vous parler de pneumatologie. 

Du grec ancien pneuma signifiant « souffle », il s’agit de l’étude du Saint-Esprit et de ses œuvres.

J’aime cette science, car il me semble parfois que l’Esprit Saint est, sans mauvais jeu de mot, « le parent pauvre » de la Trinité. Alors que le souffle est vital…

Trois paradigmes

En catéchèse, donc, et il y a 20 ans déjà, Denis Villepelet 1 parle de trois paradigmes (modèles) catéchétiques. En très bref et suivant une chronologie historique, le premier modèle est caractérisé par un enseignement magistral, une pédagogie déductive centrée sur le Père et s’adresse à une société traditionnaire. 

Le second modèle propose une pédagogie participative christocentrée, pour une société évolutionnaire. 

Le dernier modèle, enfin, offre à une société complexe une pédagogie d’initiation (itinéraires de cheminement, graduel) pneumocentrée, où le contenu à transmettre n’est pas seulement un message, mais l’expérience d’une vie ecclésiale. L’auteur continue la réflexion : « Ce monde indécis […] est sans direction privilégiée. Cet état de relative errance est pour ainsi dire l’état d’équilibre « normal » de ce plurivers multiréférentiel dans lequel nous séjournons actuellement. […] La pratique catéchétique est un espace frontière dans lequel s’opère un métissage entre la fides qua et la fides quae2, l’Eglise et le monde, la théorie et la pratique. […] Une diversité de formes catéchétiques correspond bien à la nécessité de diversifier les manières de proposer aux individus « de se tenir dans la vérité de la foi qui fait vivre ». »3  

« Un ressuscité exécuté sur une croix qui donne la vie par sa mort et exerce sa maîtrise en épousant la condition d’esclave, ça ne va vraiment pas de soi et requiert une bonne dose de conversion du regard pour être accueilli comme une bonne nouvelle. […] L’initiation catéchétique conçue comme un incessant appel, éveil et approfondissement, passe par l’immersion dans la Parole, la Liturgie, le Service et la Communion fraternelle. On privilégie l’épreuve de la relation expérientielle au Dieu de Jésus Christ et on considère cette épreuve comme la source et la ressource d’un travail de révélation »4.

Il y a donc plus qu’une méthode à suivre. C’est soufflant, non ?

1 Laïc directeur de l’Institut supérieur de Pastorale catéchétique de l’Institut catholique de Paris. VILLEPELET, Denis, L’avenir de la catéchèse, Paris ; Bruxelles, Les Ed. de l’Atelier ; Lumen vitae, 2003, p. 87‑1116.
2 Selon saint Augustin, père de la réflexion sur la catéchèse, fides quae creditur et fides qua creditur doivent tenir ensemble. Le premier, la foi qu’on croit, représente les contenus de la Révélation. Le second, la foi par laquelle je crois, la conversion, le désir de rencontre du Christ.
3 VILLEPELET, Denis, Les défis de la transmission dans un monde complexe – Nouvelles problématiques catéchétiques, Paris, Desclée de Brouwer, 2009, p. 449.
4 Ibidem, p. 456‑7.

Des journées catéchétiques

Photos : DR

Comme la loi cantonale le promeut, ces journées d’ouverture à la foi chrétienne sont proposées dans les écoles publiques de notre secteur paroissial de la 3H à la 8H au fil de l’année. Elles sont facultatives et l’on demande expressément aux parents qu’ils se prononcent sur la participation de leur enfant à ces journées. 

Ces « Journées » se présentent le plus souvent sous la forme de demi-journées animées par une équipe de catéchistes professionnels soutenus par quelques précieuses bénévoles.

Le passage à vide vécu durant la pandémie a permis à l’équipe de responsables de reprendre le programme à nouveaux frais. Des aménagements et des raffraichissements ont ainsi pu être apportés au cours de ces années durant lesquelles le programme complet était intenable.

Actuellement, parmis les multiples thèmes abordés, on trouve notamment une approche du mystère de l’eucharistie, l’importance de la lumière au sens large en lien par exemple avec les vitraux, le rapport à la personne âgée. On propose une séquence intitulée « prier Jésus avec Marie » où les enfants confectionnent un petit dizenier, une approche du Carême en lien avec des projets Nord-Sud et une réflexion éthique, et pour les plus grands des thèmes comme le témoignage et l’engagement chrétien ou le dialogue interreligieux sont proposés.

Caté-connecté

Le thème central (pp. 16 et 17) s’intitule « Caté connecté » et il traite de l’emploi des nouvelles technologies dans le domaine de la transmission de la foi. Quant à nous, nous avons voulu aller à la rencontre de personnes engagées en Eglise et qui ont recours à ces nouveaux moyens de communication.

Entretien avec l’abbé Vincent Lafargue

Rencontre tout d’abord avec l’abbé Vincent Lafargue : actuellement aumônier à l’hôpital de Rennaz (80 %), auxiliaire pour le secteur paroissial d’Aigle (20 %), il est en outre très présent sur la « Toile » par un blog ou encore sur des réseaux sociaux.

Cher Vincent, comment cela a-t-il débuté chez toi ? 
J’ai commencé par tenir un « blog » pour répondre aux personnes qui me demandaient un texte de mes homélies dominicales. Puis j’ai élargi l’offre en y faisant figurer des enregistrements audios de mes homélies. 

Et ensuite tu t’es investi dans les réseaux sociaux qui se développaient, avec par exemple Facebook ? 
Facebook c’est une table géante de bistrot qui permet de toucher beaucoup de personnes, mais ce réseau comporte des pièges : il y a un côté voyeurisme pour celui qui consulte et un côté exhibitionniste pour celui qui affiche des photos, sans compter qu’il est « chronophage » et dévore beaucoup de temps. J’ai moi-même constaté et vécu en partie ces dérives ; j’ai donc pris pendant quelque temps mes distances avec Facebook ; puis j’y suis revenu mais en m’imposant des limites. 

Tu comptes en outre un réseau d’abonnés sur Twitter ! 
Oui, en cela je me suis inspiré de Mgr Giraud, évêque alors de Soissons. Actuellement, pour chaque jour, je relève un verset ou un passage des lectures bibliques de la messe du jour, je le commente dans un petit message de 30 secondes.

Et puis avec la période du Covid et du confinement, tu t’es engagé dans Youtube ! 
Avec l’équipe pastorale d’Aigle, nous avons produit des « capsules vidéos » de messes et de diverses prières (offices liturgiques, chapelets, chemins de croix). Actuellement je poste surtout des vidéos d’une minute de méditations bibliques.

Peux-tu, à ce sujet, nous citer une ou deux anecdotes ? 
Une fois, une personne habitant Jérusalem m’a contacté. Elle m’a confié que chaque dimanche soir, elle écoutait mon homélie dominicale ! 

Ou encore, j’ai reçu un jour un appel depuis le Québec : d’une paroisse, qui ne bénéficie que de manière occasionnelle d’une messe le dimanche. Celle-ci a décidé de se réunir quand même chaque dimanche à l’église paroissiale, et en l’absence de messes, elle écoute mes homélies ! 

En conclusion
De par ma présence sur ces différents réseaux sociaux, je compte environ 5’000 abonnés, ou plutôt devrais-je dire, je gère une paroisse (virtuelle) de 5’000 paroissiens ! Mais ce n’est pas pour me vanter. Ma motivation première c’est de prêcher l’Evangile, la Parole de Dieu qui est trop souvent, hélas, méconnue, c’est d’annoncer Jésus ! 

Aux personnes intéressées à « suivre » Vincent Lafargue : 

• sur Facebook : https://www.facebook.com/vincentjlafargue

• sur X (anciennement appelé Twitter) : https://twitter.com/VincentLafargue

• sur Youtube : https://www.youtube.com/@serviteurquelconque

• sur le blog internet : https://serviteurquelconque.ch

Témoignage de Nathalie Martenet

Pour ce second volet sur l’usage des nouvelles technologies, sur l’emploi de différentes applications de communication en réseau sur smartphone ou sur ordinateur, nous recueillons le témoignage de Nathalie Martenet, paroissienne de Vionnaz.

Texte et témoignage par Nathalie Martenet
Photo : Stéphanie Reumont

Connectée à l’Eglise
Après avoir suivi le parcours Alpha, j’ai senti un besoin de mettre un peu de Dieu au cœur de ma vie, chaque jour. J’avais envie que sa Parole accompagne et inspire mes journées et pas seulement
le dimanche ! 

Un ami m’a recommandé une application qui diffuse chaque matin une méditation en lien avec les lectures du jour et qui est disponible tout au long de la journée. C’est un moment de détente, de ressourcement, de prière, qui nourrit ma foi au quotidien. 

Le dimanche, j’apprécie aussi beaucoup de pouvoir profiter de
plusieurs homélies publiées par des prêtres sur les réseaux soc-iaux. C’est très enrichissant d’entendre ou de lire des éclairages de différents points de vue, les manières variées d’aborder un même texte. 

Bien que ces technologies soient un excellent moyen de vivifier notre foi, elles ne remplacent pas une célébration vécue en communauté, les moments partagés avant et après la messe. 

Pour moi, cela reste néanmoins une belle alternative pour vivre chaque jour en présence de notre Dieu d’amour ! 

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