Voilà deux mots qui ont beaucoup en commun. Après la Bible, le catéchisme – qui est l’enseignement de la foi aux enfants et qui nourrit encore celle les adultes – est un outil très important et primordial dans l’Eglise. Il nous permet de rester connecté à Dieu et aussi à l’ensemble de la communauté à laquelle nous appartenons. Il est le lien qui nous permet de construire notre vie dans la connaissance de Dieu et d’assurer l’existence d’une communauté qui se veut être une même famille, sous le regard du Christ.
Quand j’ai commencé à enseigner le caté dans les classes, on se servait de livres, de feuilles volantes qu’on agrafait soigneusement dans un classeur après avoir fini de colorier de jolis dessins qui nous racontaient l’histoire de Jésus, de ses disciples, des grands personnages bibliques… et certains moyens mis à disposition pour illustrer toutes ces aventures étaient des diapos, un rétroprojecteur, une cassette vidéo… des outils qui nous paraissent aujourd’hui bien désuets à l’aire du « tout numérique » et des réseaux sociaux.
Mais l’objectif du caté n’a pas changé : transmettre la foi et surtout en vivre. Le grand danger, dans l’utilisation de ces nouveaux moyens, est parfois l’oubli de marquer l’importance et la vérité du message évangélique et de s’égarer dans la « beauté de la technique ». Une phrase qui me trotte souvent dans la tête, quand je prépare des rencontres de caté, est celle que j’ai entendue une fois lors d’une formation : « Si vous n’avez rien à dire, faites-le bien… mais avec PowerPoint ! »
Les réseaux sociaux, les sites Internet et les moyens pédagogiques actuels sont des moyens précieux pour transmettre la foi, mais ils risquent parfois de nous faire dévier du but premier du caté : être connecté à la Tête du Corps, que nous formons tous, depuis le jour où nous avons été baptisés.
Alors oui, au-delà des livres, des parcours de catéchèse, des vidéos, des directs, des conférences, des célébrations, des grands rassemblements médiatisés… restons toujours connectés à la source même de nos vies : le Christ.
Certes, évangéliste et évangélique ont une racine commune, celle de l’Evangile. Or, s’ils portent en eux cette « bonne nouvelle » communiquée dans le catéchisme, les deux termes ne sont pas interchangeables !
Par Myriam Bettens Photo : DR
Ah, ces évangélistes qui se multiplient au gré des publications de presse ! Jésus aurait été heureux d’apprendre combien il est facile d’accroître le nombre des dits apôtres – non des douze – au XXIe siècle… tandis que les évangéliques se voient assimilés (presque) systématiquement aux auteurs des Evangiles. Certes, évangéliste et évangélique ont une racine commune, celle de l’Evangile. Or, s’ils portent en eux cette « bonne nouvelle » communiquée dans le catéchisme, les deux termes ne sont pas interchangeables !
Mais me voilà commettant la même hérésie que celle épinglée plus haut… si les dits apôtres étaient en fait douze, moins un (suivez mon regard), les évangélistes n’étaient, eux, que quatre ! Rangez donc votre calculette catéchétique, je récapitule. Deux paires de deux. Non, ils n’étaient pas gendarmes, mais rédacteurs des Evangiles. Matthieu, Marc, Luc et Jean, ça vous rappelle quelque chose ? Apparemment pas à tout le monde. Dans les médias, je constate que les évangéliques se transforment, grâce à la magie du langage, en évangélistes. Là y’a un « hic », ou plutôt il manque un « ique ». Ben voyons, le Christ multiplie les pains et les journalistes les évangélistes. Heureuse époque où, d’un côté, les églises se vident et, de l’autre, les zélateurs de la foi se multiplient. Le « moins » des uns fait le « plus » des autres. De là à parler de miracle…
A entendre les participants martignerains aux JMJ donner leur témoignage lors de la fête paroissiale du 3 septembre dernier, on se rend mieux compte combien cette expérience a été marquante pour chacun d’entre eux.
Témoignages recueillis par Claire Theux Photos : DR
« J’ai participé à cette incroyable expérience durant 2 semaines au Portugal. Lors de la première, j’ai eu la chance d’être accueillie dans une famille de Braga. Ils nous ont fait découvrir leur région, leur culture et leur gastronomie. Leur générosité et hospitalité m’ont touchée et des liens fort se sont créés entre nous. Le moment le plus impressionnant de ce séjour a été la veillée du samedi soir, lors de l’adoration, qui s’est déroulée en silence complet, alors que nous étions 1,5 million de jeunes. Cette expérience d’amour et de fraternité m’a permis de rencontrer énormément de jeunes ayant la foi et m’a donné l’envie de plus m’impliquer dans un chemin de foi et au service de l’Eglise. »
Laurie Moulin
« Partage, amitié et vamos : voici les trois mots qui me viennent à l’esprit quand je repense aux JMJ de Lisbonne. J’ai fortement été marqué par l’amour avec lequel les Portugais m’ont accueilli dans la famille d’accueil à Braga et au cœur de Lisbonne. J’en prends exemple pour ma propre vie. Les rencontres, avec les jeunes du monde entier m’ont également touché ; la bienveillance jaillissait dans chacune des discussions. Ces interactions ont permis une rencontre plus profonde avec Dieu. Je me rappelle avec netteté de la veillée finale des JMJ : 1,5 million de jeunes, en compagnie du pape François, les uns entassés sur les autres, qui prient ensemble. C’était splendide. »
Dominik Cernak
« 1,5 million de jeunes, des visages rayonnants à perte de vue : voilà ce que j’ai vu lors de la veillée clôturant la semaine magnifique passée avec mon groupe du pélé vélo. Jamais je n’avais vécu ma foi d’une façon si forte ! J’ai été aussi profondément marqué par le message rempli d’espérance du Pape. Si je dois retenir une chose de ces JMJ, c’est cet immense partage de notre Foi joyeuse, car c’est bien ce qui animait tous les jeunes avec qui nous avons fraternisé tout au long de cette formidable semaine dans la capitale portugaise ! »
Rémy Progin
« Pour mes premières JMJ, j’ai choisi l’option vélo pour me rendre à Lisbonne, ce qui équivalait à plus de 600 km sur ma selle à travers le Portugal. Les paysages que j’ai pu découvrir ont été un réel plaisir pour les yeux, mais ce qui m’a le plus touchée, c’était sans aucun doute l’hospitalité et la joie de vivre des Portugais. Une fois arrivée dans la capitale, l’ambiance chaleureuse des JMJ m’a directement conquise. J’ai eu la chance de voir passer le Pape à deux mètres de moi. C’était très émouvant de voir tous ces jeunes venus du monde entier pour vivre une semaine de prière à l’unisson. Depuis mon retour en Suisse, ma foi est devenue bien plus priante et vivante. Vamos ! »
Camille Cajeux
« Chers jeunes, je voudrais regarder chacun de vous dans les yeux et vous dire : sois sans crainte, n’aie pas peur ! Mais je vous dis en plus une chose très belle : ce n’est plus moi, c’est Jésus lui-même qui vous regarde maintenant. Il vous regarde, Lui qui vous connaît. Il connaît le cœur de chacun d’entre vous, il connaît la vie de chacun d’entre vous, il connaît les joies, il connaît les peines, les succès et les échecs, il connaît votre cœur. Et aujourd’hui, il vous dit, ici, à Lisbonne, en ces Journées mondiales de la Jeunesse : « N’ayez pas peur, n’ayez pas peur, courage, n’ayez pas peur ! ». »
Pape François
Accueil des familles de la paroisse de Palmeira.
En route vers le chemin de croix à Lisbonne (04.08.23).
Passage de la frontière Espagne-Portugal en bateau (24.07.23).
Les cyclistes à Priscos, 27.07.23.
Sanctuaire de Notre Dame de Fatima, 06.08.23.
Messe avec le groupe des DJP sur les plages de Biarritz – DJPélé.
Nous sommes le samedi 2 septembre 2023 à l’église de Vouvry et il est tout juste 18h50 : les fidèles sortent d’une longue mais très belle célébration qui a réuni plusieurs générations de paroissiens du Haut-Lac. Des plus anciens aux plus petits avec leurs cartables sur le dos en passant par les confirmands et confirmés accompagnés de leurs familles, tous sont radieux et heureux de partir avec un petit badge « porteur de joie » qu’ils pourront accrocher à leur sac d’école. C’était une messe spéciale car nous y fêtions l’entrée en parcours des confirmands mais aussi la grande rentrée scolaire et paroissiale. Tous les enfants présents, et même quelques adultes, ont reçu un flyer et un badge pour l’année scolaire avec la mission d’aller « porter de la joie » autour d’eux.
Passage de témoin des confirmés aux confirmands
Les confirmés de février 2023 sont venus quant à eux pour « passer le témoin » aux nouveaux confirmands en leur offrant une bougie et une prière « Je suis unique, irremplaçable ».
Ces 21 confirmands recevront le sacrement de la confirmation par notre vicaire général, Pierre-Yves Maillard, le 25 février prochain et nous vous invitons, chers paroissiens, à prier pour eux jusqu’à cette belle fête qui nous réunira dans la plus grande église de secteur, celle de Vouvry.
Voici les noms des confirmands 2023-2024 !
A Port-Valais et Saint-Gingolph : Tomas Querido, Telmo Querido, Julie Derivaz, Délia Ventuzelo, Thomas Ventuzelo.
A Vionnaz : Chloé Birchler, Chloé Cordonnier, Melvin Doe, Tyméa Guérin, Mélissa Marques, Roxane Rossier, Charlotte Vernizzi, Zoé Wiedmer.
A Vouvry : Juliette Chanton, Ema Coelho, Taïna Ferrer, Gabriel Gegovic, Sohan Glaus, Alicia Rodrigues da Silva, Tristan Togni, Louise Vuadens.
Merci de les porter dans vos prières !
Texte et photo par Valentin Roduit
« Les paroisses de Collombey et Muraz ont aussi célébré la rentrée par une bénédiction des sacs d’école. La fierté de montrer leur nouveau cartable ou la peur de la nouvelle année les a fait venir nombreux recevoir la bénédiction ainsi qu’un badge pour orner leur sac. Ils ont reçu aussi un feuillet avec des défis mensuels pour apporter la joie autour d’eux. Comme Pierre a reçu les clés du Royaume de la part de Jésus, les enfants ont reçu les deux clés de la prière et de la parole de Dieu, moyens de cheminer vers lui. »
Depuis bientôt une année, le groupe d’ados du secteur de Sierre se retrouve une fois par mois pour vivre une soirée FUN & FOI. Entre leur engagement lors de l’action des « Christmas Box » (cadeaux de Noël pour les personnes plus défavorisées), les week-ends au Simplon ou en forêt « à la scout », les jeunes sont très motivés.
Entretien avec Flavy Naoux, une jeune du groupe | Photos : Jeunes de Liberdei
Qu’est-ce que le groupe Liberdei ? Le groupe Liberidei est un groupe de jeunes croyant âgés de plus ou moins 13 ans. Tous les jeunes dès la confirmation sont les bienvenus.
Pourquoi ce nom « Liberidei » ? Nous avons discuté pendant longtemps au sein du groupe pour trouver un nom. Une jeune du groupe apprenait le latin en 1re année du collège et nous a proposé ce nom qui signifie « enfants de Dieu », c’est ce que nous sommes !
Qu’est-ce que tu aimes dans ce groupe ? J’aime bien l’ambiance amicale et joyeuse. Il y a eu plusieurs moments marquants, mais il y a une activité que j’ai spécialement appréciée, c’est la montée vers Pâques. Nous l’avons vécue avec un autre groupe de jeunes de la Noble et Louable Contrée qui s’appelle Fun and God. Avec eux, nous avons passé de bons moments.
Que dirais-tu à un jeune qui hésite à rejoindre le groupe ? S’il y avait un nouveau jeune qui hésitait à entrer dans le groupe, je lui dirais de venir car plus on est de fous, plus on rit et que ce serait amusant aussi pour lui.
Soirée crêpes à la paroisse de la Sainte Croix.
Flavy, qui es-tu ? Je m’appelle Flavy, j’ai 15 ans.
Qu’est-ce que tu aimes dans l’Eglise ? J’aime bien l’Eglise pour l’ambiance amicale.
Une parole biblique ou un Saint qui t’inspire ? J’ai une parole biblique que j’aime bien, cette parole c’est : « Il redonne des forces à celui qui en manque, il rend courage à celui qui est épuisé. » Esaïe 40.29
Si toi aussi tu veux faire partie du groupe de Flavy ou tu veux simplement venir pour une rencontre, rejoins-nous à la soirée pour les nouveaux, le 11 novembre à 16h à l’église Saint-Catherine. Bienvenue à tous les jeunes entre 11 et 16 ans !
Personne ne doit être laissé sur le bord du chemin technologique emprunté par la société.
Le fond reste, les moyens changent. Une Lapalissade qui vaut pour le domaine de la catéchèse qui s’est lancé à cor et à cri dans les technologies de communication nouvelles pour transmettre la foi. Paroisses, diocèses et ordres religieux offrent de multiples ressources pour le ou la catéchiste lambda. Et on passe du livre aux jouets et à l’image animée, du quiz à l’interactif, du présentiel au virtuel ; on privilégie le narratif et le participatif.
Thierry Schelling Photos : DR
Très souvent, un jeune adulte me demandera : « Où est-ce que je peux trouver une Bible ? » – « En librairie » serait la réponse immédiate, mais je renchéris aussitôt : « Sur Internet, voyons, vous avez tout ! », laissant souvent pantois mon interlocuteur… Si le réflexe pour commander son plat du soir ou sa paire de chaussures via les sites est acquis, celui de se nourrir religieusement, pas encore… De fait, l’illimité accès aux prières fondamentales du christianisme, aux grands textes (Catéchisme de l’Eglise catholique, Compendium de la Doctrine Sociale de l’Eglise, encycliques, sermons du prédicateur de dimanche dernier, livres spirituels entièrement lisibles sur le web, etc.) est encore souvent ignoré par le grand public, même catholique…
Témoins et répétition
Mais aujourd’hui, la catéchèse nécessite plus que la présentation de l’enseignement du Christ ; il lui faut des témoins qui l’explicitent et le contextualisent, pour ne pas tomber dans un totalitarisme idéologique. C’était l’intuition par exemple de Cavaletti et Montessori avec leur méthode intitulée « La Catéchèse du Bon Berger »1.
« Nous faisons appel aux cinq sens, c’est vital pour une personne souffrant d’un handicap », explique Catherine Ulrich, animatrice pastorale de la COPH (Communauté œcuménique des Personnes en situation de handicap) à Genève. « Il y a aussi le langage non verbal, dans la rencontre, qui est également évangélisateur », précise-t-elle. « J’ai un groupe whatsApp avec des personnes en situation de handicap qui a amélioré l’interaction entre nous », sourit-elle. Personne ne doit être laissé sur le bord du chemin technologique emprunté par la société…
De plus, une bonne catéchèse est itérative pour permettre une « conversion de fond » tout au long de la vie du croyant – et pas juste en bas âge, au rythme des sacrements de l’initiation ; cela implique le choix d’outils adaptés aux générations, aux cultures, aux sensibilités. Les parcours Siloé 2 ou AOT, pour adultes en mal d’approfondissement de leur foi restée en plan, sont un succès diocésain.
La narration, clef de voûte
« Je suis très favorable à une catéchèse narrative du style Godly-Play 3 », explique Martine Bulliard, responsable de la Pastorale des chemins 4 à Genève, « car cela permet aux enfants et aux adultes d’entendre et de visualiser les récits. Le temps de questionnement après la narration est très important, car il permet, grâce à des questions ouvertes, de pouvoir entrer simplement dans le texte en accueillant tout ce qui est dit. »
Initiative œcuménique, ce type de catéchèse narrative « [nous] met en contact avec notre intériorité, avec l’étincelle divine qui habite au cœur de chacune et de chacun. Le questionnement nous permet de comprendre que ce texte parle aussi de nous aujourd’hui ». C’est un échange qui s’enracine dans celle ou celui qui « fait de la catéchèse » et qui se partage – l’étymologie du mot catéchèse, catekeo, ne signifie-t-elle pas « faire résonner » ?
Donner de soi
« Dieu nous rejoint dans notre vie telle qu’elle est, dans un monde tel qu’il est et il ne s’agit pas de dire ce qui est bon ou mauvais », explique Fabienne Gapany, représentante de l’évêque du diocèse LGF pour la catéchèse et le catéchuménat. « Bien sûr, le numérique, c’est « pratique », ludique, bien fait, facile et courant d’accès… mais c’est peut-être ici le piège, parce que je ne suis pas sûre que ces derniers adjectifs désignent aussi la foi et la relation au Christ ou aux autres », relève-t-elle. « Je pense que nous avons à favoriser en catéchèse des dispositions intérieures ou relationnelles qui ne sont pas celles du numérique. » Conclusion lucide qui rappelle le fond de toute démarche catéchétique : créer du lien. « En catéchèse, j’aime de moins en moins ce qui nous retient de mettre quelque chose de nous-mêmes, car ce don de soi, de notre vision des choses est une façon de témoigner de ce qui nous anime, de montrer nos charismes et nos faiblesses, aussi. »
Une quiche au saumon !
Et Fabienne Gapany de donner la métaphore de… la quiche au saumon : « J’aurais pu l’acheter toute faite. Cela aurait été pratique (pas besoin de prendre du temps pour préparer les choses), ludique (aller dans une boulangerie est plus amusant que de peler des carottes ou couper des poireaux !), bien fait (avec un aspect tout bien doré, tout bien régulier, alors que quand c’est moi qui la fais, elle est parfois un peu plus cuite d’un côté, les bords ne sont pas toujours réguliers, etc.), facile (pas besoin de lever le petit doigt, c’est prêt)… Mais qu’est-ce que j’y aurais mis de moi ? Parce qu’en faisant ma tarte, je peux tenir compte des goûts des gens de la maison, laisser parler une certaine créativité, être dans l’attente « joyeuse » portée par des signes (fumet…) de ce qui va arriver… »
Diaconie
Comme l’a dit le pape François (Regina Caeli du 7 mai 2023) : « La foi en Christ n’est pas un « paquet d’idées » à croire, mais une route à parcourir, un voyage à accomplir, un chemin avec Lui » et inexorablement vers autrui. Et quoi de mieux que de vivre la diaconie, le service de l’autre 5 : pauvres, personnes handicapées, migrants, étrangers, rejetés de la société ; y est inclus le soin à l’environnement, comme construire un jardin pour herboriser un parc d’église, nourrir du lien interculturel, remplir des sacs de provisions le Samedi du partage… mille et une initiatives gratuites qui « catéchisent » en actant l’amour du prochain dans son quotidien – et qui, de par leur gratuité, rappelle que la foi est un don gratuit…
1 Il s’agissait de permettre aux enfants de passer d’une catéchèse purement livresque, intellectuelle et basée sur le savoir, à une forme interactive et expérientielle pour entrer en relation avec le Christ, le Bon Berger ; cf. cbbfrance.org/ 2 Cf. cath-vd.ch/formations/cheminer-en-eglise/ et aotge.ch/ 3 Inspirée de Montessori, cette forme de catéchèse utilise des objets pour raconter une histoire biblique, interpeler l’auditoire et évangéliser en s’adaptant à l’âge des participant.e.s ; cf. ligue.ch/godlyplay 4 Elle regroupe la catéchèse, le catéchuménat, la formation de l’Eglise catholique à Genève. 5 Avec la liturgie et la formation continue, la diaconie est tout de même l’un des trois piliers de l’Eglise, on l’oublie souvent…
Des actions comme Le Samedi du partage « catéchisent » en actant l’amour du prochain.Pour certain(e)s catéchistes, favoriser les dispositions relationnelles qui ne sont pas numériques est nécessaire.
C’est lors de cette messe en plein air dans ce lieu magnifique que le chanoine Klaus a célébré pour la dernière fois comme curé répondant de la paroisse de Bovernier. En guise d’homélie, il a proposé une parabole de son cru – celle du Catogne – arguant qu’il avait tiré différentes leçons de ses quatre ascensions ratées du Catogne… En guise de remerciement, la communauté lui a offert des présents dont les initiales commencent par les lettres de son prénom et notamment un kaléidoscope, un petit outil qui permet de voir la réalité se colorer de 1000 manières différentes.
Après un an d’études à Montréal, Matthieu Galliker nous donne de ses nouvelles. Merci d’avoir enrichi nos messes par sa musique durant sa brève pause estivale.
Un hiver « ben frette »
A Montréal, l’hiver n’est pas si rude qu’on le pense ! Bien sûr, nous avons connu quelques journées à -40° C, ça pique au visage, mais l’air sec rend le froid plus supportable. Tempêtes de givre avec coupure d’électricité, alertes de tornade maritime avec inondation de la salle de bains…quelle ironie ! La position de la ville proche de la Côte nous expose à une météo parfois difficile, mais c’est surtout le changement climatique qui rend ces événements plus récurrents.
Simple, le quotidien !
Passons aux bonnes nouvelles ! Ici tout est moins cher aussi bien pour l’alimentation que pour la culture. Quelle surprise j’ai eue lors de mon retour en Suisse, cet été. J’en avais oublié le coût de la vie helvétique ! Quant au travail, il est très facile d’en trouver. Après deux semaines de recherche, j’ai été engagé pour donner des cours de soutien à des jeunes. J’ai également pu occuper un poste de libraire à temps partiel (si vous passez à Montréal, cherchez la librairie La Chenille).
Toujours passionné de musique
La vie universitaire suit son cours. Les matières enseignées sont passionnantes et complémentaires à ce que j’avais suivi en Suisse : psycho-acoustique, neurocognition… tout un univers à la croisée de la musique, de la physique et de la psychologie. J’ai la chance d’appartenir à des groupes de recherche qui mettent en lumière leurs étudiants. J’ai pu présenter, lors d’un colloque, une réflexion sur l’étude des chants d’oiseaux. Avec le « Cercle de Composition » dont je fais partie, nous avons organisé un concert et une conférence au printemps. Une revue musicale m’a demandé, cet été, de réaliser des entretiens avec des compositeurs en vue d’un article qui paraîtra l’an prochain. Cet automne, j’envisage de coordonner un projet pour étudier dans quelle mesure des compositeurs peuvent intégrer des chants d’oiseaux dans leur musique. Et plein d’autres idées en devenir… Pour l’instant, je ne joue plus de piano, mais je me suis mis à la guitare électrique et à l’ocarina : changement radical d’orientation. Je me répète à moi-même les mêmes conseils que je donnais à mes élèves de piano en Suisse : si tu veux avancer, il faut être plus régulier ! Il me reste à le prouver.
Richesse des rencontres
Dans une ville comme Montréal, on fait plein de rencontres : des personnes venant du Québec, mais aussi de l’Est du Canada, des Etats-Unis, de France, de Belgique, de Russie, du Brésil… C’est un réel plaisir de faire la connaissance de tant de personnes d’horizons différents. Une ouverture qu’il me manquait peut-être en Suisse… Ici, la ville est très animée : concerts et spectacles foisonnent et cela me plaît. Mais, lors de mon passage estival, le calme de la Suisse et les ors du couchant sur le Léman m’avaient rendu nostalgique…
Par l’abbé Jean-François Luisier Photo : CC Linnaea Mallette
« Je connais des gens qui ont traversé les évangiles mais n’ont pas été traversés par l’Evangile ! »
Le journal d’octobre nous laisse émerveillés au milieu des couleurs d’un bel automne. Colorée tout autant, la délégation des jeunes du Valais qui sont allés aux JMJ : ils sont revenus, eux aussi, avec des couleurs plein la tête. Celles des drapeaux et des bannières qui ont symbolisé toutes les nations réunies en Dieu. « Nous sommes catholiques, nous sommes universels ! », répétaient nos évêques.
Le quotidien de ce pèlerinage planétaire était, pour les groupes de jeunes parsemés dans tout Lisbonne, de chercher le matin la nourriture de l’âme et celle du corps : trouver la catéchèse dans la bonne langue et puis le bon resto où la queue ne serait pas trop longue. Bel enthousiasme et belle parabole pour notre nouvelle année pastorale : chercher les bonnes nourritures du corps et de l’âme. Un évêque là-bas nous disait : « Je connais des gens qui ont traversé les évangiles mais n’ont pas été traversés par l’Evangile ! »
Le dossier du mois d’octobre nous rappelle les perpétuelles mises à jour de la catéchèse dans ses moyens pour que les enfants et les familles se laissent saisir par de belles conversations avec Dieu. Serons-nous traversés dans le cœur par la Parole du Christ ? Traverserons-nous nos week-ends à l’écoute de ce que Dieu nous dit par la liturgie ? Vivrons-nous nos repas du dimanche, la nourriture du corps et de l’esprit de famille en goûtant d’abord à l’antipasto : la liturgie de la parole et du pain offerte par l’Eglise à l’église la plus proche ?
« Vous devez savoir en quoi vous croyez ; vous devez connaître votre foi avec la même précision avec laquelle un spécialiste en informatique connaît le système d’exploitation d’un ordinateur, vous devez la comprendre comme un bon musicien connaît sa partition. » (Benoît XVI)
Bon courage pour balayer les feuilles d’automne… Bonne route dans ce magazine pour se reconnecter à L’Essentiel !
L’Essentiel propose aux Evêques des diocèses de Sion et de Lausanne-Genève-Fribourg, à l’Abbé territorial de Saint-Maurice et à leurs représentants de s’exprimer sur le sujet de leur choix.
Par Fabienne Gigon, représentante de l’évêque à Genève Photo: DR
En lien avec le thème de ce cahier, permettez-moi de vous parler de pneumatologie.
Du grec ancien pneuma signifiant « souffle », il s’agit de l’étude du Saint-Esprit et de ses œuvres.
J’aime cette science, car il me semble parfois que l’Esprit Saint est, sans mauvais jeu de mot, « le parent pauvre » de la Trinité. Alors que le souffle est vital…
Trois paradigmes
En catéchèse, donc, et il y a 20 ans déjà, Denis Villepelet 1 parle de trois paradigmes (modèles) catéchétiques. En très bref et suivant une chronologie historique, le premier modèle est caractérisé par un enseignement magistral, une pédagogie déductive centrée sur le Père et s’adresse à une société traditionnaire.
Le second modèle propose une pédagogie participative christocentrée, pour une société évolutionnaire.
Le dernier modèle, enfin, offre à une société complexe une pédagogie d’initiation (itinéraires de cheminement, graduel) pneumocentrée, où le contenu à transmettre n’est pas seulement un message, mais l’expérience d’une vie ecclésiale. L’auteur continue la réflexion : « Ce monde indécis […] est sans direction privilégiée. Cet état de relative errance est pour ainsi dire l’état d’équilibre « normal » de ce plurivers multiréférentiel dans lequel nous séjournons actuellement. […] La pratique catéchétique est un espace frontière dans lequel s’opère un métissage entre la fides qua et la fides quae2, l’Eglise et le monde, la théorie et la pratique. […] Une diversité de formes catéchétiques correspond bien à la nécessité de diversifier les manières de proposer aux individus « de se tenir dans la vérité de la foi qui fait vivre ». »3
« Un ressuscité exécuté sur une croix qui donne la vie par sa mort et exerce sa maîtrise en épousant la condition d’esclave, ça ne va vraiment pas de soi et requiert une bonne dose de conversion du regard pour être accueilli comme une bonne nouvelle. […] L’initiation catéchétique conçue comme un incessant appel, éveil et approfondissement, passe par l’immersion dans la Parole, la Liturgie, le Service et la Communion fraternelle. On privilégie l’épreuve de la relation expérientielle au Dieu de Jésus Christ et on considère cette épreuve comme la source et la ressource d’un travail de révélation »4.
Il y a donc plus qu’une méthode à suivre. C’est soufflant, non ?
1 Laïc directeur de l’Institut supérieur de Pastorale catéchétique de l’Institut catholique de Paris. VILLEPELET, Denis, L’avenir de la catéchèse, Paris ; Bruxelles, Les Ed. de l’Atelier ; Lumen vitae, 2003, p. 87‑1116. 2 Selon saint Augustin, père de la réflexion sur la catéchèse, fides quae creditur et fides qua creditur doivent tenir ensemble. Le premier, la foi qu’on croit, représente les contenus de la Révélation. Le second, la foi par laquelle je crois, la conversion, le désir de rencontre du Christ. 3 VILLEPELET, Denis, Les défis de la transmission dans un monde complexe – Nouvelles problématiques catéchétiques, Paris, Desclée de Brouwer, 2009, p. 449. 4Ibidem, p. 456‑7.
Comme la loi cantonale le promeut, ces journées d’ouverture à la foi chrétienne sont proposées dans les écoles publiques de notre secteur paroissial de la 3H à la 8H au fil de l’année. Elles sont facultatives et l’on demande expressément aux parents qu’ils se prononcent sur la participation de leur enfant à ces journées.
Ces « Journées » se présentent le plus souvent sous la forme de demi-journées animées par une équipe de catéchistes professionnels soutenus par quelques précieuses bénévoles.
Le passage à vide vécu durant la pandémie a permis à l’équipe de responsables de reprendre le programme à nouveaux frais. Des aménagements et des raffraichissements ont ainsi pu être apportés au cours de ces années durant lesquelles le programme complet était intenable.
Actuellement, parmis les multiples thèmes abordés, on trouve notamment une approche du mystère de l’eucharistie, l’importance de la lumière au sens large en lien par exemple avec les vitraux, le rapport à la personne âgée. On propose une séquence intitulée « prier Jésus avec Marie » où les enfants confectionnent un petit dizenier, une approche du Carême en lien avec des projets Nord-Sud et une réflexion éthique, et pour les plus grands des thèmes comme le témoignage et l’engagement chrétien ou le dialogue interreligieux sont proposés.
Le thème central (pp. 16 et 17) s’intitule « Caté connecté » et il traite de l’emploi des nouvelles technologies dans le domaine de la transmission de la foi. Quant à nous, nous avons voulu aller à la rencontre de personnes engagées en Eglise et qui ont recours à ces nouveaux moyens de communication.
Entretien avec l’abbé Vincent Lafargue
Rencontre tout d’abord avec l’abbé Vincent Lafargue : actuellement aumônier à l’hôpital de Rennaz (80 %), auxiliaire pour le secteur paroissial d’Aigle (20 %), il est en outre très présent sur la « Toile » par un blog ou encore sur des réseaux sociaux.
Cher Vincent, comment cela a-t-il débuté chez toi ? J’ai commencé par tenir un « blog » pour répondre aux personnes qui me demandaient un texte de mes homélies dominicales. Puis j’ai élargi l’offre en y faisant figurer des enregistrements audios de mes homélies.
Et ensuite tu t’es investi dans les réseaux sociaux qui se développaient, avec par exemple Facebook ? Facebook c’est une table géante de bistrot qui permet de toucher beaucoup de personnes, mais ce réseau comporte des pièges : il y a un côté voyeurisme pour celui qui consulte et un côté exhibitionniste pour celui qui affiche des photos, sans compter qu’il est « chronophage » et dévore beaucoup de temps. J’ai moi-même constaté et vécu en partie ces dérives ; j’ai donc pris pendant quelque temps mes distances avec Facebook ; puis j’y suis revenu mais en m’imposant des limites.
Tu comptes en outre un réseau d’abonnés sur Twitter ! Oui, en cela je me suis inspiré de Mgr Giraud, évêque alors de Soissons. Actuellement, pour chaque jour, je relève un verset ou un passage des lectures bibliques de la messe du jour, je le commente dans un petit message de 30 secondes.
Et puis avec la période du Covid et du confinement, tu t’es engagé dans Youtube ! Avec l’équipe pastorale d’Aigle, nous avons produit des « capsules vidéos » de messes et de diverses prières (offices liturgiques, chapelets, chemins de croix). Actuellement je poste surtout des vidéos d’une minute de méditations bibliques.
Peux-tu, à ce sujet, nous citer une ou deux anecdotes ? Une fois, une personne habitant Jérusalem m’a contacté. Elle m’a confié que chaque dimanche soir, elle écoutait mon homélie dominicale !
Ou encore, j’ai reçu un jour un appel depuis le Québec : d’une paroisse, qui ne bénéficie que de manière occasionnelle d’une messe le dimanche. Celle-ci a décidé de se réunir quand même chaque dimanche à l’église paroissiale, et en l’absence de messes, elle écoute mes homélies !
En conclusion De par ma présence sur ces différents réseaux sociaux, je compte environ 5’000 abonnés, ou plutôt devrais-je dire, je gère une paroisse (virtuelle) de 5’000 paroissiens ! Mais ce n’est pas pour me vanter. Ma motivation première c’est de prêcher l’Evangile, la Parole de Dieu qui est trop souvent, hélas, méconnue, c’est d’annoncer Jésus !
Aux personnes intéressées à « suivre » Vincent Lafargue :
Pour ce second volet sur l’usage des nouvelles technologies, sur l’emploi de différentes applications de communication en réseau sur smartphone ou sur ordinateur, nous recueillons le témoignage de Nathalie Martenet, paroissienne de Vionnaz.
Texte et témoignage par Nathalie Martenet Photo : Stéphanie Reumont
Connectée à l’Eglise Après avoir suivi le parcours Alpha, j’ai senti un besoin de mettre un peu de Dieu au cœur de ma vie, chaque jour. J’avais envie que sa Parole accompagne et inspire mes journées et pas seulement le dimanche !
Un ami m’a recommandé une application qui diffuse chaque matin une méditation en lien avec les lectures du jour et qui est disponible tout au long de la journée. C’est un moment de détente, de ressourcement, de prière, qui nourrit ma foi au quotidien.
Le dimanche, j’apprécie aussi beaucoup de pouvoir profiter de plusieurs homélies publiées par des prêtres sur les réseaux soc-iaux. C’est très enrichissant d’entendre ou de lire des éclairages de différents points de vue, les manières variées d’aborder un même texte.
Bien que ces technologies soient un excellent moyen de vivifier notre foi, elles ne remplacent pas une célébration vécue en communauté, les moments partagés avant et après la messe.
Pour moi, cela reste néanmoins une belle alternative pour vivre chaque jour en présence de notre Dieu d’amour !
A l’époque de l’Eglise primitive, c’est par des lettres faisant le tour de la Méditerranée que Paul et ses collaborateurs restaient constamment en contact à distance avec les communautés qu’ils avaient plantées. C’est par ces « circulaires », selon le sens étymologique du terme grec « en-cyclique », « faire le tour », que l’apôtre des nations traitait les problèmes en cours, afin de vivre la fidélité au Fils du Père.
Les en-têtes de plusieurs épîtres en conservent la trace explicite. Ainsi le début de la lettre aux Philippiens : « Paul et Timothée, serviteurs du Christ Jésus, à tous les saints dans le Christ Jésus qui sont à Philippe, avec leurs épiscopes et leurs diacres. A vous grâce et paix de par Dieu notre Père et le Seigneur Jésus-Christ. »
Certes, la connexion ainsi établie était moins immédiate que de nos jours avec le web. Mais elle était véritablement efficace. Preuve en soit le fait que certaines épîtres, telle la deuxième aux Corinthiens, semblent être constituées de la compilation de plusieurs lettres, envoyées à différentes occasions.
Le ton change entre la célébration de la réconciliation dans les chapitres 1 à 9 et la vigoureuse et sévère admonestation des chapitres 10 à 13, s’en prenant au tort fait à l’Eglise par de faux apôtres (2, 1-11).
D’une communauté à l’autre
Cela montre bien que la circulation fonctionnait, que le treizième apôtre recevait régulièrement des nouvelles, y compris lui faisant part de la détérioration de la situation. Ces missives pauliniennes étaient ensuite transmises largement d’une communauté à l’autre, de manière à leur permettre de régler des problèmes similaires, comme celui de la consommation des viandes sacrifiées aux idoles (voir 1 Corinthiens 8-10).
Les Papes continuent de nos jours d’adresser des encycliques, non seulement à l’Eglise catholique, mais à tous les hommes et femmes de bonne volonté. Et comme Paul en Philippiens 1, 1, ils ne se contentent pas comme destinataires de leurs frères dans l’épiscopat : ils élargissent le spectre de leurs interlocuteurs à l’ensemble des baptisés (les « saints »). La synodalité était déjà bien en marche.
Quel est le « boulot » des anges gardiens ? L’essentiel de leur vocation consiste à contempler Dieu et chanter sa louange, non sans lien avec la mission de l’Eglise. Dans la Bible, ils ont le rôle d’envoyés. Chacun a, à ses côtés, un ange comme protecteur et pasteur pour le conduire à Dieu. Ne l’oublions pas lorsqu’on les fête le 2 octobre.
par Pascal Ortelli
Humour
Une patrouille de police est intriguée par une voiture qui zigzague dangereusement. Parvenu à la hauteur du véhicule, le gendarme fait signe au conducteur de se rabattre sur le côté. – Bonjour Monsieur, est-ce que vous auriez abusé de la dive bouteille ? – Deux ou trois verres, mais pas grand-chose. – Je me vois obligé de vous demander de souffler dans le ballon. Le conducteur s’exécute, mais commence par enlever ses lunettes. – Je ne vous ai pas demandé d’ôter vos lunettes, Monsieur, mais de souffler dans l’alcootest. – Vous savez, Monsieur l’agent, deux verres en moins, ça compte !
De g. à dr., Ariane Bender (MS), Charlenne Giroud, Marie Michellod, Angela Bellicoso-Luyet, Mélanie Darbellay, Viviane Gay-des-Combes, Marie-Claire Gay-des-Combes (MS), Maryline Rouiller (MS), Michèle Godfraind et Simon Roduit, curé mandant.
Une formation est toujours un défi, c’est aussi une chance et pas seulement pour les personnes en question. En effet, quelle formidable aubaine pour notre Secteur pastoral de Martigny d’avoir une si belle volée de personnes en formation ! Un beau signe pour l’avenir de notre paroisse et de nos communautés !
Six femmes ont donc accepté d’entreprendre la Formation Théodule qui se tiendra sur trois ans et qui leur ouvrira la possibilité, sur mandat de l’évêque, de travailler dans un des divers domaines de la pastorale paroissiale.
Il s’agit de Charlenne Giroud, Marie Michellod, Angela Bellicoso-Luyet, Mélanie Darbellay, Viviane Gay-des-Combes et Michèle Godfraind. Chacune est accompagnée par une maîtresse de stage (MS) qui l’appuyera au niveau des aspects pratiques de la formation.
L’équipe pastorale leur souhaite une belle traversée avec au cœur la joie des découvertes, l’ouverture à la nouveauté et le courage à toute épreuve !
Une seule messe a été célébrée dimanche 17 septembre pour toute la paroisse Saint-Laurent Estavayer et ce n’était pas dans une église, mais dans le cadre inhabituel de la grande salle communale de Cheyres. Motif : l’équipe pastorale y conviait toutes les communautés paroissiales à une fête de la rentrée. Messe, mais aussi agape et partie conviviale étaient au programme. La fréquentation fut à la hauteur de l’attente puisque ce sont environ 400 personnes qui sont venues se recueillir dans cette « cathédrale d’un moment ».
Par Claude Jenny Photos : André Bise
La messe a été présidée par l’abbé Darius Kapinski, curé-modérateur, assisté de l’abbé Bernard Alassani et du diacre Jean-Pierre Cantin et de nombreux servants. Une place importante a été accordée au chant, assuré pour la circonstance par une chorale géante formée de tous les chœurs de la paroisse. La chorale d’enfants « Clé de vie » est venue compléter cet apport musical. Pour la circonstance, toute la salle avait été décorée de superbes créations artistiques réalisées durant les heures de catéchèse dans toutes les classes de la paroisse.
L’eau du puits
A côté de l’autel avait été posé un puits en lien avec l’Evangile du jour de la rencontre de Jésus avec la samaritaine. Cette soif d’eau de vie, mais aussi d’amour fraternel – qui est d’ailleurs le fil rouge chosi par l’équipe pastorale pour cette année – a tout naturellement été au cœur de l’homélie de l’abbé Darius. Et de l’eau fut ensuite versée dans ce puits à l’appel des personnes actives dans tous les groupes spécialisés de la paroisse : lecteurs, catéchistes, sacristains, visiteurs, etc.
Message épiscopal
Un lien avec les sombres révélations concernant les abus sexuels qui ont frappé récemment l’Eglise catholique ne pouvait guère être évité. Il prit la forme d’une intention de prière et d’un message pastoral rédigé par ses collaborateurs à la demande de l’évêque du diocèse, Mgr Morerod, en convalescence depuis mi-septembre suite à une opération urgente (ce texte peut être consulté sur le site www.diocese-lgf.ch).
Une initiative à renouveler
La Staviacoise Ra–chel Jeanmonod a été félicitée pour la récente obtention de son diplôme d’animatrice pastorale au terme de trois années de formation. Le salut du Conseil de paroisse a été apporté par Alexandre Bersier, vice-président, qui convia l’assemblée à poursuivre ce temps de partage autour d’un apéritif et d’une soupe de chalet ! Coordinateur de cette journée au sein de l’équipe pastorale, le Cheyrois Gérard Dévaud s’est dit enchanté par le succès rencontré par cette initiative de « messe et fête de la rentrée », qui pourrait donc se répéter l’année prochaine dans une autre communauté paroissiale.
Toute la salle a été décorée par les enfants suivant les cours de catéchèse, notamment en réalisant ces superbes mandalas.
Rachel Jeanmonod a été félicitée pour l’obtention de son diplôme d’animatrice pastorale.
Gérard Dévaud, membre de l’équipe pastorale et coordinateur de cette journée festive.
L’abbé Darius, curé-modérateur, durant la célébration.
Un puits pour symboliser l’Evangile du jour : la rencontre de Jésus avec la samaritaine.
Alexandre Bersier, vice-président du Conseil de paroisse, durant son allocution.
Chaque mois, François enregistre une vidéo imageant la Prière du Pape.
Par Thierry Schelling | Photo : flickr
C’était le 12 décembre 2012 : Benoît XVI se plie à la mode du tweet et envoie le premier ! Depuis, son successeur l’utilise abondamment pour des prières et pensées jaculatoires, accompagnant la vie du monde et de l’Eglise.
Il n’empêche, pour un Pape qui dit n’avoir ni radio ni TV, user des smartphones et autre technique de communication ultramoderne, est une autre façon d’évangéliser, en en rappelant les limites !
Coin-coin !
En avril 2023, à Budapest, François exhorte les jeunes à ne « pas se contenter d’un téléphone portable et de quelques amis » (« c’est un peu débile ! » dit-il carrément !) ; il répète que « la vie est réelle, pas virtuelle. Elle ne se passe pas sur un écran, la vie se passe dans le monde ! » Le face à face de la vraie rencontre entre quatre yeux est indispensable pour construire sa propre vie…
Coucou !
Chaque mois, François enregistre en espagnol une vidéo imageant la Prière du Pape. Il a d’ailleurs recours à ces messages audio plutôt qu’écrits pour lancer un Buongiorno ! à mille et un groupements humains et/ou d’Eglise, pour leur dire deux-trois mots. Sans compter les nombreuses interviews à toutes sortes de journaux de langues diverses…
Evidemment, le Saint-Siège a entériné l’usage des nouveaux moyens de communication dans sa promotion de la catéchèse, comme le souligne le dernier Directoire de la Catéchèse (2020), livre d’orientations générales de la catéchèse catholique qui en est à sa troisième édition (après 1971 et 1997). Il y est rappelé que le but de la catéchèse est la mise en relation, en communion, avec Jésus-Christ… Et tous les moyens sont bons !
Anne-Isabelle Lacassagne est venue à Genève pour l’avant-première du film Magnificat.
Le film Magnificat, sorti récemment en salle, interroge avec respect et délicatesse sur la place des femmes dans l’Eglise d’aujourd’hui. Entretien avec Anne-Isabelle Lacassagne, auteure du livre qui a inspiré le long-métrage.
Par Myriam Bettens Photos : Silvana Bassetti, Myriam Bettens
Quelle est, selon vous, la place des femmes dans l’Eglise d’aujourd’hui ? La place des femmes est essentielle. Sans elles, il n’y aurait pas grand-chose dans l’Eglise, car elles accomplissent la majeure partie du travail de base. Autant dans la transmission de la foi, que l’entretien des paroisses, ou encore la pastorale de la santé. Tout le fonctionnement quotidien de l’Eglise est effectué par des femmes. Par contre, au niveau des postes de direction, c’est le désert ! Pourtant, beaucoup d’entre elles sont formées et capables d’assumer ce type de postes. A cause de la distinction fondamentale de statut qui existe entre les prêtres et les femmes, et que l’on perpétue, ces dernières s’autocensurent.
Pourquoi les femmes en Eglise s’autocensurent-elles ? Il y a l’idée, encore très ancrée, qu’elles ne vont pas faire le poids. Elles ne s’autorisent donc pas à dire ou faire les choses et n’osent pas non plus contredire la parole du prêtre. Tout mon combat concerne le fait d’avoir un vrai langage de vérité avec eux, mais toujours empreint de bienveillance et d’amour. Ils sont reconnaissants lorsqu’on leur parle vraiment, car eux-mêmes sont coincés dans un rôle qui les rend extrêmement solitaires.
Vous déplorez également que la voix d’une femme a toujours moins de poids que celle d’un prêtre… Oui, c’est malheureusement encore vrai. Simplement parce que l’on considère que le sacrement a plus de valeur. Cela va même plus loin que ça. Beaucoup de femmes considèrent encore les prêtres au-dessus, avec pour corollaire l’idée qu’il est impossible de s’exprimer sur un pied d’égalité. Une femme peut faire toutes les études de théologie qu’elle veut, on ne l’écoute pas. Et ce mode de fonctionnement est malheureusement ancré très profondément.
Malgré ces obstacles, les femmes demeurent indispensables à la bonne marche de l’Eglise. Si elles se mettaient en grève, l’Eglise s’en relèverait-elle ? L’Eglise serait à genoux ! Cela fait des années que je leur chuchote de se mettre en grève… Cela leur permettrait de prendre enfin conscience de tout ce qu’elles accomplissent. L’Eglise ne peut fonctionner sans les femmes. Malheureusement, aujourd’hui, elles accomplissent la plupart des tâches, mais sans en avoir la reconnaissance.
Vous esquissez un tableau peu enviable de la place des femmes en Eglise. L’est-elle plus en Suisse ? Il y a une différence énorme entre la Suisse et la France. Du fait de la présence des Eglises protestantes, il y a plus de latitude pour dire les choses ainsi que des points de comparaison. L’image des femmes pasteurs, partageant leurs points de vue avec liberté, utilisant pleinement leurs compétences et qui sont appréciées à leur juste valeur fait une grande différence. Il y a vraiment une question d’image revalorisante, sans laquelle on ne s’autorise pas à penser que les choses puissent être différentes.
Qu’espérez-vous avec la sortie du film Magnificat ? Que les gens puissent se dire, en regardant une femme, qu’elle est tout aussi capable que ses homologues masculins et surtout de lui donner les possibilités de le faire. Raconter une histoire permet d’utiliser l’imaginaire. Cela parle aux sentiments et ouvre bien souvent des portes qui jusqu’alors semblaient verrouillées.
Des femmes en noir
« J’ai commencé à écrire ce livre au moment de l’élection du pape François. On vérifie toujours que le futur Pape soit bien un homme. Cela m’a fait rire. En même temps, au-delà de la vocation, je me suis questionnée sur la vocation féminine et sa place au sein de l’Eglise et, de manière plus vaste, ce que cela signifie de croire », détaille Anne-Isabelle Lacassagne concernant son livre, Des femmes en noir, publié en 2016 aux Editions du Rouergue, qui a inspiré le film. Elle écrit depuis longtemps des livres pour enfants publiés chez Bayard et après avoir travaillé dans un évêché, au service de la catéchèse, elle se tourne vers des textes religieux.
Le film Magnificat a été projeté en avant-première à Genève, en juin dernier, dans le cadre du festival « Il est une foi » de l’Eglise catholique à Genève (ECR).
Marie, Mère des pèlerins de la terre, Tu guides nos pas, Sur notre chemin de vie. Toi la Mère attentive aux besoins de tes enfants, Tu veilles sur nous, comme tu veillais sur ton Enfant
Marie, Mère des pèlerins de la terre, Tu es notre boussole, Lorsque nous traversons brouillards et tempêtes Toi la Mère qui soutient tes enfants dans l’épreuve Toi qui as connu la douleur et les larmes, Au pied de la Croix de ton Fils.
Marie, Mère des pèlerins de la terre, Tu nous apprends à déposer, Le collier de nos perles de joie, Le poids de nos fardeaux à tes pieds. Pour que toi, la Mère à l’écoute de nos prières Tu les remettes dans le cœur de ton Fils
Marie, Mère des pèlerins de la terre, Tu es la première de notre cordée Dans notre ascension vers le Sommet, Toi la Mère qui invite à lever notre regard vers le Haut, Tu es celle qui nous conduit à ton Fils
Marie, Mère des pèlerins de la terre, Toi le premier tabernacle, Toi notre Mère, la femme Eucharistique Tu apprends à ouvrir notre cœur et notre vie Pour accueillir Ton Fils, le Pain Vivant Et à le laisser vivre et grandir en nous.
Les responsables qui ont suivi la réalisation de ce chantier. De gauche à droite, Alexandre Duc, président de paroisse ; Mireille Duc, répondante pour la communauté de Notre-Dame des Flots ; Béatrice Clavel, restauratrice d’art, qui a conduit ce chantier ; Dominique Chassot, chargé du suivi de chantier pour le Conseil de paroisse et Marie-Luce Jaquier, collaboratrice du Service des biens culturels de l’Etat de Fribourg.
Si elle n’attire pas le regard de l’extérieur, l’église de Rueyres-les-Prés mérite à coup sûr que l’on franchisse sa porte d’entrée, car la rénovation complète qui a été effectuée ces derniers mois est jugée comme étant exemplaire. Et c’est vrai que désormais, cette église, à l’intérieur, est d’une beauté rare qui mérite une visite !
Par Claude Jenny Photos : Raphaël Roulin
Lors de la présentation organisée jeudi dernier à l’intention des maîtres d’Etat et de la presse, les spécialistes n’ont pas ménagé les superlatifs pour dire que cette rénovation peut être qualifiée de parfaite. Il est vrai que tout a été fait dans les règles de l’art pour que cette église retrouve le cachet que lui avait donné l’architecte Fernand Dumas lors d’une rénovation dans les années trente. Presque un siècle plus tard, elle retrouve ainsi tout son lustre en respectant toutes les richesses artistiques voulues par cet architecte qui a mis son sceau sur de nombreuses églises de la région.
Au départ, la volonté du Conseil de paroisse était juste d’améliorer la luminosité dans l’église. On pensait alors naturellement recourir à de la peinture blanche ! Mais les spécialistes ont conseillé une autre piste visant à redonner toute son authenticité à ce lieu saint. La communauté paroissiale a été consultée et a souscrit à cette idée. « Nous avions besoin de cet accord des principaux concernés » relève Dominique Chassot, responsable du suivi de ce chantier pour la paroisse. Le Conseil paroissial a suivi et voté un crédit d’investissement de 175’000 francs.
« Un chantier magnifique »
« Ce fut un chantier magnifique à réaliser et tous les maîtres d’Etat y ont œuvré avec plaisir et compétence. Cette rénovation est exemplaire car elle met désormais en valeur tous les éléments voulus par Dumas avec une belle unité » relève Béatrice Clavel, restauratrice d’art qui a conduit ce chantier pour le compte de l’Atelier de conservation et restauration d’art Olivier Guyot. Une restauration que Marie-Luce Jaquier, collaboratrice spécialisée du Service des biens culturels de l’Etat de Fribourg qualifie « d’exemplaire ». « C’est vraiment une belle réussite à citer en exemple et il faut saluer la décision du Conseil de paroisse d’avoir osé suivre cette option » ajoute-t-elle.
Une restauration complète
Rien n’est plus comme avant ! Les soubassements ont été refaits, toutes les peintures valorisées en respectant pas moins de 12 teintes d’origine – y compris des colorations inhabituelles dans un tel lieu, les statues restaurées également dans le strict respect des couleurs, les vitraux remis en état, le chemin de croix remis en valeur, etc. Un chantier conséquent qui a été mené dans le délai imparti et en conformité avec le budget prévu. Alexandre Duc, président de paroisse, a adressé de vifs remerciements à tous les maîtres d’Etat qui ont œuvré sur ce chantier et qui n’ont pas ménagé leur peine et ont fait étalage de leur savoir professionnel.
Les artisans de cette rénovation ont même trouvé dans les combles une statue de Jésus qui n’était pas exposée dans l’église. Ce qui fait dire malicieusement à Mme Clavel que « même Jésus est revenu avec ce chantier… ». Et l’abbé Bernard, venu en voisin, d’ajouter : « maintenant il faut juste que les paroissiens soient plus nombreux dans une si belle église ! » Mais même si vous n’êtes pas des habitués des célébrations à Rueyres, n’hésitez pas à vous y rendre pour le bonheur d’un beau moment de découverte d’une église désormais hors du commun !
Les spécialistes et maîtres d’Etat suivants ont participé à cette rénovation :
– Marie Luce Jaquier – Service des biens culturels de l’Etat de Fribourg ;
– Dénériaz SA – gros œuvre maçonnerie ;
– Bugnon – échafaudages ;
– Benjamin Giacomotti – électricité ;
– Nago Peinture – plâtrerie peinture ;
– Roulin Menuiserie – menuiserie intérieure ;
– Pascal Moret – conservation des vitraux ;
– Huguet Services – nettoyage fin de chantier
Une restauration qui a donné toute sa splendeur d’antan à l’église de Rueyres.
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