Fête paroissiale à Monthey

La jeune génération a participé joyeusement à l’atelier « dessin » avant leur chasse au trésor.

Samedi 2 septembre, 11h35, heure du clocher. La rue de l’Eglise bat son plein : certains flânent autour de divers stands, d’autres discutent avec un verre de blanc. Gentiment, la file se forme au stand repas, les membres du CoGest sont fins prêts derrière leur four, Mario Ferreira grille ses saucisses. Les tablées se remplissent à l’ombre du grand parasol. Dans la cour, les enfants jouent. L’ambiance est conviviale, ça sent la raclette et la bonne humeur ! Bienvenue à la fête paroissiale de Monthey.

Par Sandrine Mayoraz | Photos : Elenterio Ferrero, Jordane Zeller

Le tour du patrimoine

Trois visites ont été organisées avec Lucie Arlettaz. Elle n’est pas Montheysanne et pourtant on aurait dit que si ! Tant sa passion et ses connaissances sont vives. Elle a su les transmettre et mettre en lumière les beautés insoupçonnées de notre église et de nos chapelles. En visitant les lieux, on découvre une histoire. A l’apéro, une paroissienne s’enthousiasme : « C’était tellement captivant ! Et je n’avais jamais vu cette statue de Marie à la chapelle de Malévoz : tu l’as vue ? Elle est tellement belle. »

Bénévoles au grand cœur

Ils sont nombreux, les bénévoles, à avoir œuvré avant, pendant et après la journée. Nous saluons particulièrement l’engagement de nos doyennes. Depuis soixante ans, les « dames du tricot » se retrouvent chaque semaine avec plaisir et amitié pour confectionner les diverses pièces en crochet et tricot. Cette année, elles ont monté leur stand et vendu leurs créations en faveur de notre paroisse pour la dernière fois. Les habits invendus ont généreusement été donnés à l’association, Cholidéro chin Frontêre et sont partis en direction de l’Ukraine. Merci Mesdames pour vos décennies de fidélité et votre soutien indéfectible à notre paroisse.

La messe a couronné cette journée. Accompagnés de leur famille et des catéchistes, les enfants ont rejoint le chemin de la catéchèse. Nous espérons que cette fête ne soit que le premier des plus beaux jours de cette année pastorale.

Ma paroisse est riche du précieux.

Engagement de bénévoles au grand cœur :

Rien ne pourrait se vivre sans vous.

C’est dans ce petit mot que vous trouvez notre

Immense reconnaissance. 

Une nouvelle bénédiction pour la croix de la mission à Font

Jeune centenaire, la croix de la mission 1923 sise au chemin des Cibles à Font, a été bénie une nouvelle fois le samedi 2 septembre dernier.

Par Claire Moullet | Photos : André Bise

Parée de ses plus beaux atours, car ayant reçu une nouvelle peinture grâce à l’initiative de Claude Delley, également sacristain de l’église de Font, elle a accueilli la visite du curé Darius et de Jean-Pierre Cantin, diacre. Pour ce jour anniversaire de sa naissance, la croix de la mission a bénéficié du chant du chœur mixte local interprétant le « O Salutaris Hostia ». Des membres de la communauté se sont joints à la procession. 

L’abbé Darius a relevé ce beau signe de foi érigé par nos aïeux,  mais surtout le signe d’amour du Christ donnant sa vie. Une invitation à porter nos croix quotidiennes a précédé la bénédiction du souvenir cher au cœur des habitants avec une nouvelle interprétation du « O salutaris Hostia » pour rendre gloire à Jésus-Christ vivant dans l’eucharistie.

Les missions paroissiales 

Photo : J. Delley

Dans les paroisses, dès leur reconnaissance, la mission était un temps fort d’une ou deux semaines, prêchée le plus souvent dans notre région par des capucins. Elle consistait en animations liturgiques ou musicales, veillées, rencontres avec les fidèles, groupes d’enfants, de jeunes, d’hommes ou de femmes avec en point d’orgue le sacrement de pénitence : une véritable redynamisation de la communauté…

Une croix était érigée en souvenir de cet évènement qui avait lieu en principe tous les 10 ans. Une bouteille renfermant le nom du curé et des autorités était enterrée à ses pieds. Pour la paroisse de Font, aucune mention de la croix centenaire !

Par contre, cette  photo de la mission 1933 atteste de cette tradition qui a perduré jusque dans les années 60.

 

Le cœur brûlant, se mettre en chemin…

Cette année, le Dimanche de la Mission universelle sera célébré le 22 octobre. Le thème du Mois et du Dimanche de la Mission universelle 2023 est « Le cœur brûlant, se mettre en chemin ».

Texte et photos par Missio Suisse

Ces mots font écho à l’expérience des disciples d’Emmaüs dans l’évangile de Luc (Lc 24, 13-35). Sur leur chemin, ils rencontrent le Ressuscité. Ils se rendent compte après coup que cette rencontre a rendu leur cœur tout brûlant, qui les pousse à annoncer la résurrection de Jésus.

Pendant ce mois de la Mission universelle, Missio montre, à travers l’exemple de l’Eglise en Equateur, comment la rencontre avec le Christ met en mouvement des femmes et des hommes qui vivent un quotidien fait de peur, de violence et de négation de la dignité humaine  C’est à partir de cette rencontre avec Dieu qu’ils s’engagent.

Prière pour le mois de la Mission

Père très bon, nous voulons suivre tes chemins le cœur brûlant, et d’un pas joyeux. Disciples missionnaires, sans craindre nos faiblesses nous marchons dans l’espérance avec Jésus pour porter ta parole à nos frères et sœurs aux quatre coins du monde. Rends-nous forts par la puissance de ton Esprit. Amen.

(Prière écrite conjointement par Missio Equateur et Missio Suisse)

Appels des Evêques suisses à l’occasion du mois missionnaire

Par l’Abbé Jean Scarcella, responsable du Secteur Mission

Chères sœurs, chers frères,

« Chaque être humain a le droit de recevoir l’Evangile. Les chrétiens ont le devoir de  l’annoncer sans exclure personne, non pas comme quelqu’un qui impose un nouveau devoir, mais bien comme quelqu’un qui partage une joie, qui indique un bel horizon, qui offre un banquet désirable. L’Eglise ne grandit pas par prosélytisme mais « par attraction ». Ces paroles fortes du pape François dans son Exhortation apostolique « La joie de l’Evangile » du 24.11.2013 (n° 14-15) nous rappellent que la mission est l’affaire de toutes et tous, et non pas de quelques « spécialistes » ou organismes dédiés. Du fait de son baptême, chaque croyant est appelé à être disciple-missionnaire.

[…] Aujourd’hui, c’est dans plus de 120 pays que la quête du Dimanche de la Mission universelle est réservée pour soutenir les diocèses qui ne sont pas encore financièrement autonomes, en Afrique, en Asie, en Amérique latine et en Océanie. L’Eglise hôte pour cette année 2023 est l’Eglise en Equateur, avec qui Missio Suisse a déjà tissé des liens solides ; l’Eglise y est très vivante, active au plan pastoral, caritatif, éducatif et social, tout comme elle est facteur de stabilité politique.

Nous vous remercions d’avance de l’accueil bienveillant que vous réserverez à notre appel.

L’Eglise en Equateur : une témoin, Sœur Irma Navarro

Sœur Irma, vous êtes directrice diocésaine pour les missions, que vous dit le thème « Le cœur brûlant, se mettre en chemin » ?
Le cœur fait naître les idées et l’amour, les pieds nous portent pour aller vers les autres. Si le cœur ne brûle pas comme pour les disciples d’Emmaüs, rien n’est possible dans le travail de l’évangélisation. Je rappelle la phrase de Thérèse de l’Enfant-Jésus, la patronne de ma congrégation (et la patronne des Missions) : « Je serai l’amour ». 

Et la mise en œuvre du processus synodal voulu par le pape François ?
En Equateur, nous connaissons la très belle expérience de la « minga ». C’est une façon d’avancer ensemble connue des peuples indigènes, dans laquelle tous se réunissent pour un travail à faire en commun, pour un objectif communautaire. La participation et le travail en commun se trouvent en effet dans nos racines ancestrales. Au début, l’évangélisation passait par les missionnaires. Maintenant nous y participons à égalité, spirituellement et matériellement. L’Equateur compte de nombreuses communautés sans aucune ressource. Si dans vos cœurs généreux naît l’envie de nous soutenir, je vous dis merci : nous vous offrirons nos prières et notre affection.

Mgr Antonio Crameri, originaire des Grisons et né à Locarno, est évêque du Vicariat apostolique d’Esmeraldas, dans le nord-ouest de l’Equateur. La région souffre d’une violence endémique et des trafics illégaux, notamment de drogue. Outre son engagement en pastorale, Mgr Crameri est aussi fortement engagé sur le terrain social. C’est « L’Evangile mis en actes », avec le souci de l’éducation (34 institutions et 30’000 élè–ves) et de la santé, car l’hôpital de San Lorenzo, et le home pour personnes âgées d’Esmeraldas sont gérés par le Vicariat. Le climat de violence, les distances, l’état des voies de communication sont autant de défis pour l’évêque, qui puise sa force dans la prière et dans son tempérament résolument optimiste.

Faites un don en faveur des projets de Missio en Equateur

Cliquez sur le lien suivant et choisissez le moyen de paiement. MERCI.
https://www.missio.ch/fr/pay?qr_link=6&cHash=d8ce5a0ad33142a54d8d5c13ed58bd33

–> Retrouvez les détails de la campagne sur www.missio.ch/dmu

Que la lumière soit… et la lumière fut !

Comme une mise en bouche de la future restauration de notre église, sa toute récente mise en lumière révèle des beautés cachées.

Pour le Conseil de gestion de la paroisse de Monthey : Bernard Premand, président du Conseil de gestion, abbé Jérôme Hauswirth, curé de la paroisse
Photos : Bernard Premand, Bruno Chatard

Chère Montheysanne, Cher Montheysan,

Chère Paroissienne, Cher Paroissien,

Depuis près de 50 ans, notre très belle église paroissiale de style néo-classique n’a plus été restaurée.

Tout devient indispensable : de la restauration du toit à l’éclairage intérieur, des peintures intérieures et extérieures, du décrassage au dépoussiérage, des lumières au son en passant par le chauffage.

Dans ce but, nous collaborons étroitement avec l’Etat du Valais, par son service des Monuments Historiques et avec la commission épiscopale d’Art Sacré. Tout sera ainsi réalisé dans le respect de notre patrimoine.

Un investissement de plus de 2 millions s’avère nécessaire. Pour ce faire, nous devrions compter sur l’aide des pouvoirs publics et d’organismes d’aide, en plus d’un montant important mis par la paroisse elle-même. Cependant, nous avons besoin de votre soutien pécunier, de votre générosité. Nous le faisons par le biais d’une contribution dénommée :

DON POUR LA RESTAURATION DE L’EGLISE DE MONTHEY

Quelle que soit la somme versée, nous l’accueillerons avec gratitude, tout en relevant que celle-ci sera utilisée à bon escient et selon les principes de rigueur budgétaire. Nous vous délivrerons d’ailleurs une attestation puisque de tels dons sont déductibles des impôts.

En profitant de remercier toutes les personnes qui nous accordent souvent leur soutien financier et toutes celles qui se dévouent régulièrement pour la vie et le dynamisme de notre paroisse, nous vous sommes reconnaissants par avance de l’intérêt que vous porterez à notre démarche exceptionnelle.

Pour vos dons :

CH76 8080 8009 8990 4341 5
Paroisse de Monthey
1870 Monthey

Denis Rossier, heureux auxiliaire funéraire

 

Denis Rossier a longtemps œuvré professionnellement dans le milieu bancaire. Il a aussi siégé avec fidélité dans des Conseils de paroisse. Préretraité, il œuvre désormais à temps partiel comme auxiliaire funéraire pour les entreprises Périsset et Verdon. Une activité dans laquelle il se sent gratifié. Il en parle avec un bel enthousiasme.

Par Claude Jenny
Photo : Georges Losey

Il aura bientôt l’âge de la retraite et a consacré beaucoup de son temps aux activités paroissiales. En siégeant 15 ans d’abord au Conseil de paroisse de Font-Châbles puis dans le conseil de la nouvelle paroisse fusionnée. Ce printemps, au terme de la première législature du Conseil de paroisse né de la fusion, il a rendu son tablier d’adjoint aux finances. Mais pas question de rester inactif ! 

Un choix apprécié

Aussi, lorsqu’un proche lui dit qu’il a « la tête de l’emploi » pour travailler pour les pompes funèbres, il fonce ! postule et est engagé comme auxiliaire à 10-20%. Et le moins que l’on puisse dire après un semestre de pratique, c’est qu’il ne regrette pas ce choix !

« Etre proche des familles endeuillées lors des célébrations, conduire la voiture mortuaire lors du dernier voyage, procéder aux soins aux défunts, assurer le service à l’espace funéraire de Payerne, autant de volets de ce qui est devenu le travail pour lequel j’étais fait. Il me va comme gant » dit-il sans faux-fuyant. « Je me sens vraiment utile en étant proche des familles endeuillées » ajoute celui qui « avale » sans perdre son sourire les remarques de certaines des nombreuses personnes qu’il connaît et qui l’interpellent parfois en lui disant « Salut le croque-mort ! Tu vas bien ? »

Ben oui, on peut être « croque mort » – on dit plutôt agent funéraire – et se sentir bien ! « Nous formons une belle équipe entre les permanents et les auxiliaires. Nous assurons notre rôle avec beaucoup de solidarité entre nous » dit-il en parlant avec empathie de ses collègues. L’empathie ! Un mot qui « colle » parfaitement à la personnalité de Denis Rossier, lui qui œuvre aussi année après année comme hospitalier lors du pèlerinage des malades à Lourdes. Et, histoire de changer de costume, chante aussi dans le chœur mixte paroissial de Font-Châbles-Cheyres.

Prions avec les saisons de la vie

Prière transmise par Mireille Duc

Pour les saisons que papa a vécues,
pour ses années de jeunesse,
pour les projets qu’il a réalisés,
bénis sois-tu Seigneur.

Pour les étés que papa a connus,
pour ses années de travail,
où il a semé son temps, ses énergies, sa tendresse pour les autres,
bénis sois-tu Seigneur.

Pour les automnes que papa a vécus,
pour ses temps de récolte
où il a moissonné le fruit de son travail
pour le bonheur qu’il a connu, dans sa famille, ses amis,
Bénis sois-tu Seigneur.

Pour les hivers que papa a traversés,
pour ses temps d’épreuves,
où mystérieusement une autre vie se préparait,
bénis-soi-tu Seigneur.

Pour cette cinquième saison dans laquelle papa est entré,
saison de plénitude, saison hors du temps et de l’espace,
saison dont tu es le soleil et la rosée.
bénis sois-tu Seigneur.

Près de chez nous, l’Abbaye Notre-Dame d’Abondance

En France voisine, dans le village d’Abondance, il est un bijou niché dans un écrin de verdure s’ouvrant sur un cirque de montagnes : fondée au 12e siècle par des chanoines issus de l’Abbaye de Saint-Maurice d’Agaune, Notre-Dame de l’Assomption connaîtra grandeur et décadence avant de devenir le premier édifice savoyard classé au titre de « Monument historique » en 1875.

Par Anne-Laure Martinetti 
Photos : Patrick Brault /  Pôle Culturel d’Abondance

La première date qui apparaît est celle de 1108 : l’Abbaye d’Agaune offre une autonomie à son Prieuré datant du 11e siècle. Les chanoines de Saint-Augustin vivent alors en bonne entente avec le grand seigneur de la vallée, un certain Louis de Féternes. Le Prieuré devient officiellement une Abbaye en 1139. Grâce à de nombreuses donations et au travail acharné des religieux, elle connaît alors une grande prospérité. C’est une époque rayonnante pour l’établissement dont l’influence s’étend sur tout le diocèse de Genève. Il fonde dans son sillage les Abbayes de Sixt, d’Entremont, de Grandval et de Gouailles. Sous sa juridiction, de nombreux Prieurés ruraux essaiment dont celui de Nyon. En 1155, le pape Adrien IV félicite les chanoines qui signent un traité de confraternité avec Agaune.

Le Bas Moyen Âge : une période sombre Mais à la grandeur succède souvent la décadence et l’histoire de ce lieu unique ne fait pas exception à la règle. En 1433, l’Abbaye passe sous le régime de la Commende, mode de commandement dont les abus entraîneront un fléchissement temporel et spirituel. Puis en 1446, un terrible incendie ravage la nef, le clocher de l’abbatiale, épargnant miraculeusement le cloître. Le déclin s’accentue jusqu’à l’intervention en 1606 de François de Sales, évêque de Genève ayant ramené le Chablais au catholicisme, qui va œuvrer afin de rétablir l’ordre monastique. Puis Paul V remplacera les chanoines par des cisterciens feuillants. C’est un nouvel élan pour l’Abbaye, élan de courte durée puisque le déclin se poursuivra : les Feuillants entrent en conflit avec les habitants de la vallée, les autorités religieuses et en 1633, un second incendie ravage à nouveau une partie des lieux. Enfin des scandales éclatent : amours clandestines, beuveries et bagarres, les religieux n’observent plus aucune règle et c’est finalement le Duc de Savoie, Charles-Emmanuel III, qui demandera la suppression de l’Abbaye au pape Clément XIII en 1761. Au 19e siècle, une partie de ses bâtiments sera occupée par les bureaux de la mairie.

Et aujourd’hui ? – Malgré son histoire mouvementée, la bâtisse demeure attractive à plus d’un titre. Le cloître de construction gothique, édifié au 14e siècle, est décoré de magnifiques peintures murales parmi lesquelles « L’Annonciation », « La Nativité », « La Fuite en Egypte », « Jésus parmi les docteurs ». Il s’agit là de manifestations remarquables de l’art religieux médiéval en Savoie. Elles émaneraient des ateliers de Giacomo Jaquerio, chef de file de l’art pictural dans les Etats de Savoie au début du 15e siècle. Les cloîtres peints, si nombreux en Italie, restent très rares en France : avec Marie pour personnage central, les œuvres mêlent les arts religieux, seigneurial et populaire. Les sculptures quant à elles, taillées dans la molasse, représentent aussi bien des scènes bibliques que les travaux des champs d’antan.

Construite vers 1275, l’abbatiale, munie d’un clocher à bulbe, nous rappelle la période de splendeur de l’Abbaye. Sur le plan architectural, elle est la seule église de Savoie à posséder des chapelles absidiales et un déambulatoire. Elle possède un mobilier exceptionnel, notamment un magnifique siège abbatial du 15e siècle, et est ornée de statues en trompe-l’œil attribuées à l’artiste piémontais Casimir Vicario. Réalisées en 1845-46, ces dernières, situées dans les voûtes du chœur, représentent les apôtres et les vertus morales. Entre 2002 et 2006, l’église a fait l’objet d’un vaste programme de rénovation. A découvrir également, un musée d’art religieux contenant une riche collection d’ornements et d’objets liturgiques allant du 15e au 20e siècle : textiles, orfèvrerie, tableaux, statues, reliquaires, livres : 1’500 objets retraçant l’évolution de l’art sacré, des techniques et des matériaux sur plus de 500 ans. 

Vous l’aurez compris, l’Abbaye Notre-Dame d’Abondance mérite plus qu’un détour. Elle est digne d’intérêt de son entrée principale à la charpente du monastère en passant par les quatre cloches de l’abbatiale qui égrènent le motif de « Parsifal ». La visite peut en outre être couplée avec celle du Musée du Fromage d’Abondance. Bien que relevant d’un tout autre registre, il s’agit là aussi d’un témoin d’intérêt du patrimoine local.

Aller sur place ?

Trajet Martigny – Abondance : 1 heure (57 km) par le Pas de Morgins.

Visites commentées, libres avec audios par QR code, activités pour les enfants. Fermeture annuelle du 4.11 au 25.12 + 01.01. En octobre, ouvert l’après-midi en semaine. 

Web : www.abondance-tourisme.com (infos et visite virtuelle). 

Tél. +33 4 50 73 02 90.

Nos fleuristes au service de la prière

Les fleuristes présentent leur arrangement floral, confectionné lors de cette journée.

Le samedi 19 août, les fleuristes de nos paroisses se sont rencontrés à la cure de Choëx pour une formation. Certains sont déjà expérimentés, d’autres viennent de commencer ce service, tous ont à cœur de rendre nos églises belles et accueillantes pour les messes dominicales.

Par Sandrine Mayoraz | Photo : Simone Buisson

Pour cette journée, nos fleuristes ont bénéficié des conseils, des encouragements et du savoir-faire de Simone Buisson, fleuriste et patronne de l’Atelier Rithner fleurs. « Les fleuristes sont des bénévoles importants : ils embellissent l’église pour aider la communauté à mieux entrer dans la prière » rappelle d’emblée la formatrice. Le travail des fleuristes, souvent dans l’ombre, met en valeur la beauté de la création de Dieu. 

La journée se déroule dans une ambiance sympathique et conviviale. Les anecdotes nourrissent les échanges. On entend beaucoup de joie et de plaisir à rendre ce service. La confection des bouquets dans l’église est, pour certains, des moments privilégiés en Sa présence. Les fleurs nous disent « je t’aime », « je pense à toi », « bienvenue ». Ce sont ces mots aussi que les bouquets de nos églises murmurent à Dieu et toute personne qui entre dans Sa maison.

Merci aux fleuristes de nos paroisses pour leur créativité et leur précieux engagement. Merci à Simone pour sa disponibilité et son expérience.

Prière 

Prière tirée de «autour de Nicole et Pierre»

Une fleur pour toi, comme un sourire à te donner.

Une fleur pour moi, comme une parole échangée.

Une fleur pour nous, comme une joie à partager.

Une fleur pour Dieu, comme un désir à faire grandir.

Une fleur pour Dieu, comme une rencontre à venir.

Pour compléter son équipe, la paroisse de Monthey, cherche deux fleuristes. 

Les intéressés peuvent s’adresser à Sandrine Mayoraz 079 739 24 22.

Steve Perrinjaquet: Un Monsieur pompes funèbres épanoui

Steve Perrinjaquet, au premier plan, avec quelques membres de son équipe lors d’une célébration funéraire.

Pierre Périsset est l’un des personnages parmi les plus connus dans le landerneau broyard ! Un demi-siècle de règne à la tête des pompes funèbres locales, ça marque ! Celui qui dirige les Pompes funèbres Périsset à Estavayer et Verdon à Payerne, Steve Perrinjaquet, assume avec beaucoup d’entregent cette succession de « M. Pompes funèbres » dans toute la région broyarde. Et avoue qu’il a voulu exercer cette activité particulière.

Par Claude Jenny | Photos : Georges Losey

Steve Perrinjaquet dirige toute l’équipe que coiffent les deux entreprises, elles-mêmes sous le giron de Murith SA : quatre employées fixes et une demi-douzaine d’auxiliaires. Il a peu travaillé avec son prédécesseur mais sans doute s’est-il aisément inséré dans le moule broyard, tant il est vrai qu’en matière de funérailles les pratiques peuvent varier un peu d’une région à l’autre. « Ici, les familles veulent majoritairement des funérailles plutôt traditionnelles » confie-t-il. En tant que responsable, il est donc peu exposé aux demandes insolites, voire farfelues. « J’essaie dans la mesure du possible de répondre aux attentes du défunt s’il a exprimé des désirs ou de la famille, mais il est clair que nous avons des règles éthiques dont nous ne dévions jamais » précise-t-il.

Comme un appel

Il était boulanger mais il a complètement bifurqué en voulant devenir agent funéraire. « Au décès de ma grand-maman, qui s’était beaucoup occupée de moi, j’ai senti que je devrais changer de métier. Ce fut comme un appel intérieur. J’ai cherché des places de stages. Je suis arrivé ici en 2017 et je fonctionne comme directeur depuis 2020 » explique cet enfant d’Yvonand qui vit toujours à la frontière vaudoise mais a su se faire apprécier des familles broyardes, tant vaudoises que fribourgeoises, les deux entreprises – Périsset et Verdon – rayonnant avec un quasi-monopole dans la Broye. Ce qui signifie beaucoup de deuils à gérer en une année. Steve Perrinjaquet refuse d’en dévoiler le nombre mais il suffit de consulter les avis mortuaires pour comprendre qu’ils sont nombreux entre les
12 communautés de la paroisse Saint-Laurent Estavayer ainsi que les UP Saint-Barnabé et Notre-Dame de Tours. Un vaste territoire qui exige une organisation bien huilée avec des tâches spécifiques pour chacun des membres de l’équipe des permanents.

Excellente collaboration avec la paroisse

Steve Perrinjaquet est sincère lorsqu’il confie que la collaboration avec les personnes qui s’occupent des deuils dans la paroisse Saint-Laurent Estavayer fonctionne à merveille. « Une organisation exemplaire qui fait que notre tâche à nous, entreprise de pompes funèbres, s’en trouve grandement facilitée » souligne-t-il pour déplorer qu’il faille multiplier autant de démarches administratives pour informer d’un seul décès. L’informatique ne simplifie pas tout…

Arrive-t-on à débrancher en arrivant chez soi lorsque l’on fait un tel métier ? « Il le faut ! Il faut pouvoir switcher et passer à autre chose » dit-il. Lui, en tant que papa solo, consacre du temps à son fils de 8 ans, pratique la course à pied, fonce au guidon de sa moto. Il n’empêche : ce métier de « M. Pompes funèbres » exige des qualités particulières. Steve Perrinjaquet ne regrette surtout pas son choix. Difficile de ne pas sentir chez lui un épanouissement naturel, tout en veillant à donner le maximum de dignité à ces moments de deuil qu’il partage avec les familles.

De gauche à droite, Steve Perrinjaquet, Colin Joye, Kylian Hauser et Oscar Gonzales.

L’aventure d’une centenaire

Le parcours de Marguerite Blanchard (1898-1998) publié aujourd’hui sous le titre « Une vie rayonnante »*, reflète l’action extraordinaire de Dieu dans la vie ordinaire d’une enfant, d’une adolescente, d’une femme qui a choisi de placer sa confiance en Jésus, en toute circonstance.

Par Olivier Taramarcaz 
Photos : maisonbible.ch 

Marguerite a 5 ans. Durant l’année 1903, sa maman, atteinte de tuberculose pulmonaire est hospitalisée. Avec sa petite sœur Emilie, elles sont mises en pension. Elles souffrent d’un sentiment d’abandon. Un an plus tard, quelques jours avant sa mort, Marguerite rend enfin visite à sa maman. Cette dernière lui annonce : « Je vais bientôt partir pour un très grand voyage. Pendant très, très longtemps, nous n’allons pas nous revoir […] Aime le Seigneur Jésus de tout ton cœur et, un jour, nous nous retrouverons dans la présence du bon Berger pour toujours. » Marguerite apprend à se confier au bon Berger. Le Seigneur devient son protecteur, celui qui l’aime et qui prend soin d’elle. Elle réalise ce que cela signifie d’être consolée dans des moments de tristesse et de manque d’affection. Son papa se remarie. Marguerite ne trouve pas de place dans le cœur de sa belle-mère. 

Confiance dans la solitude – Durant l’hiver 1912, le papa décède à la suite d’un accident. L’oncle et la tante des deux orphelines décident d’envoyer Emilie, 12 ans, dans un orphelinat, et Marguerite, 14 ans, à la campagne. Elle se retrouve dans une famille paysanne, avec des inconnus. Très vite, elle déchante. De lourdes corvées lui sont imposées du matin au soir. Elle subit les menaces d’une matriarche sans attention pour la jeune fille qu’elle est, ni égard pour sa situation. Elle se réfugie lorsqu’elle le peut, dans sa petite mansarde, médite les paroles de la Bible. Touchée par l’invitation de Jésus : « Venez à moi vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos » (Mt 11, 23), elle s’abandonne au Sauveur. Renouvelée intérieurement, elle se sent fortifiée au cœur même du climat délétère auquel elle ne peut échapper. 

Epreuve de la maladie – En 1916, Marguerite apprend qu’elle est atteinte de tuberculose pulmonaire. Les médecins lui annoncent qu’il ne lui reste que quelques mois à vivre. Elle se retrouve dans un sanatorium à Leysin. Elle apprend à demeurer dans le calme et la paix de Dieu. Deux années s’écoulent. Un jour, une jeune amie décède de la tuberculose. Profondément affectée, elle est découragée. Sa santé ne s’améliore pas. Elle ne voit pas d’avenir se dessiner devant elle. Une parole déjà reçue retentit dans son cœur à ce moment-là : « Tu iras auprès de qui je t’enverrai. […] Ne crains pas. Je suis avec toi pour te délivrer. » (Jr 1, 6-8) Elle reprend confiance et prie : « Seigneur, si telle est ta volonté, tu peux me redonner la santé, pour qu’un jour, je puisse te servir en soignant des malades. » Peu après, la fièvre la quitte définitivement. Elle est considérée comme guérie. Elle expérimente concrètement la manière dont le Seigneur agit dans tout son être, dans son corps aussi, par son Esprit.

Engagement de foi – Marguerite s’engage dans les soins. Elle obtient son diplôme d’infirmière en 1929. Des souvenirs reviennent à sa pensée sur l’appel et la parole reçus des années plus tôt. Elle se sent pourtant bien fragile pour s’engager. En pleine lutte intérieure, elle se remémore le chemin parcouru. Elle mesure alors que le Seigneur ne lui demande pas de s’appuyer sur ses propres sentiments, ni de se mépriser du fait de sa santé fragile. Elle médite alors ces paroles : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. » (2 Co 12, 9) 

Mission en Egypte – Quelques années plus tard, après avoir terminé sa formation à l’école biblique de Genève, lui parvient la proposition d’accompagner, comme nurse, une famille se rendant en Egypte. Marguerite Blanchard rejoint l’Egypte le 17 octobre 1935. Elle est accueillie sur le port par Hans et Liliane Scheidegger, qu’elle a déjà côtoyés en Suisse. Marguerite trouve auprès d’eux une famille de cœur. Leur salon devient un lieu de partage et de méditation de la Parole. De nombreuses personnes invitées par Marguerite y débutent leur chemin de foi. Elle s’engage dans plusieurs services hospitaliers, jusqu’en 1948. Le jour de son départ pour la Suisse, son amie Liliane Scheidegger donne naissance à son quatrième fils François. 

L’aventure d’une centenaire – Sur l’insistance de personnes l’invitant à raconter son histoire, Marguerite Blanchard décide de se mettre à l’établi à 93 ans ! Elle trouve le soutien, pour écrire et donner forme à son récit, auprès de François Scheidegger qu’elle a vu naître à Alexandrie. A 17 ans, Marguerite a reçu le verdict qu’il ne lui restait que quelques mois à vivre. Elle a vécu jusqu’à l’âge de 100 ans, voyageant et s’engageant dans plusieurs pays. La jeune femme qui a décidé de marcher dans un cœur à cœur avec le Seigneur, a éprouvé la réalité de la parole de Dieu : « L’Eternel gardera ton départ et ton arrivée. » (Ps 121, 7-8) 

* Marguerite Blanchard et François Scheidegger, Une vie rayonnante. J’étais rejetée, il m’a adoptée, éditions Scripsi, La Maison de la Bible, Romanel-s /Lausanne, 2023, 198 p.

Carillons de notre église Saint-André, Muraz

Série de cloches permettant l’exécution de mélodies.

Par Raymond Turin
Photos : DR

Depuis sa rénovation, l’église de Muraz bénéficie d’une nouvelle cloche et depuis peu s’est ajouté un répertoire de mélodies produites par le carillon. Passage en revue avec l’un des concepteurs de ces mélodies, Raymond Turin.

Historique
Nous avions 10 carillons créés par quelques personnes de notre village.

Ces carillons étaient réservés pour des évènements particuliers (Fête-Dieu, Noël…).

Les tonalités des cloches étaient les sol, la, si, do# et mi.

A l’aide de ces quelques notes, la composition musicale était quelque peu limitée.

Ces carillons étaient enregistrés et leur déclenchement se faisait manuellement.

Rénovation de notre église – Nouvelle cloche 
La rénovation de notre église a été initiée en 2019. Lors d’une réunion du Conseil de gestion durant cette période, il a été décidé d’ajouter une cloche à notre clocher. La raison était de permettre la création de nouveaux carillons pour obtenir des mélodies plus élaborées. La tonalité de cette nouvelle cloche est la note ré.

C’est la fonderie Rüetschi d’Aarau (AG) qui a coulé cette cloche. Le site web de notre paroisse vous permet de voir le film du coulage de cette cloche ainsi que la cérémonie de la montée de la cloche au clocher. 

Nouveaux carillons
Avec une nouvelle cloche cela devenait évidemment beaucoup plus facile de composer d’autres mélodies.

Un concours a été lancé auprès de la population de Muraz-Illarsaz pour donner la possibilité à tout un chacun de créer une mélodie.

C’est ainsi que quatre personnes se sont inscrites et ont participé à ce concours. Les résultats de ce concours ont été annoncés lors de la Fête patronale Saint-André de 2020.

L’objectif de ces nouveaux carillons était d’animer de manière automatique certaines fêtes paroissiales et l’arrivée et la sortie des enfants de l’école.

Deux personnes (M. Vannay René de Vionnaz, carillonneur et musicien émérite et moi-même) ont donc consacré une bonne partie de leur temps pour créer des mélodies avec pour objectif : obtenir des airs connus et joyeux d’animation pour les domaines religieux et profanes suivants :
> les dimanches ;
> chaque jour de la semaine (au matin) ; 
> les Fêtes paroissiales ;
> les Fêtes patronales ;
> Noël ;
> les Fêtes à la Vierge ;
> les baptêmes ;
> les mariages ;
> les écoles (bâtiments à proximité).

Pour information, toutes nos cloches disposent de marteaux qui frappent les cloches et donnent ainsi la possibilité de faire des carillons.

Pour chaque domaine, plusieurs mélodies (environ 120) ont été créées.

Dans certains cas, le déclenchement de carillons se fait de manière automatique (programmée). Exemple : horaires d’entrées et sorties des classes scolaires.

Dans d’autres cas, le déclenchement des mélodies se fait soit manuellement soit les mélodies sont déclenchées de manière aléatoire sur une fonction programmée.  

Qu’il s’agisse de cloches à la volée, de carillons manuels ou automatiques, leurs mélodies familières se fondent dans le paysage et rythment notre vie quotidienne. Cela a été le vœu du Conseil de gestion.

Bonne écoute et… pour certaines mélodies, vous pouvez les accompagner… en paroles !

Le «Café deuil» ou… s’ouvrir pour moins souffrir

Une fois par mois, le troisième mercredi, deux femmes possédant un bagage d’« écouteuse » animent à Estavayer un « Café deuil ». Un rendez-vous où les personnes endeuillées peuvent venir s’ouvrir de leurs peines, chagrin, douleurs sans aucun jugement ni connotation religieuse. Un lieu « pour s’ouvrir afin de moins souffir ».

Par Claude Jenny 
Photo : LDD

Claudine Duc et Francine Clément, les deux initiatrices du « Café deuil » staviacois ont pensé qu’une telle offre d’écoute n’existait pas dans la région et se sont lancées au début de cette année. « Nous ferons le bilan à la fin de la première année, mais nous pouvons sans doute déjà dire que notre démarche répond à un besoin, note la Staviacoise Claudine Duc. Une personne endeuillée éprouve le besoin d’être écoutée, de pouvoir déposer sa peine, tant il est vrai que chaque personne vit différemment un deuil et nous nous sommes rendu  compte qu’il n’existe pas tellement de lieux où c’était possible de venir en confiance pour être écoutée dans la bienveillance. »

Parler, écouter, partager

« A chaque rencontre, une demi-douzaine de personnes sont présentes, donc un petit groupe, ce qui crée une bonne synergie.  Et en partant, elles disent que ça fait du bien d’être écoutées, même s’il n’y a pas d’obligation de parler. Parfois le simple fait d’écouter les autres fait déjà du bien » note la Staviacoise.

Le duo possède évidemment l’expérience d’être à l’écoute des autres : Claudine Duc en tant que travailleuse sociale ayant suivi de nombreuses formations et Francine Clément comme accompagnatrice de fin de vie et se formant actuellement comme doula. Si les « Café-deuil » ont lieu à « La Source », l’hôtellerie rattachée au monastère des dominicaines, c’est parce que le lieu est calme, qu’il se prête bien à ce type de rencontres et qu’il est mis gracieusement à disposition par les moniales. Mais le « café-deuil » n’a aucune connotation religieuse, et il est donc ouvert à des personnes de toutes confessions et de tous âges. Les deux accompagnatrices ne se substituent aucunement aux professionnels de l’accompagnement et si elles sentent qu’une personne participant au « Café-deuil » a besoin d’un suivi par un spécialiste, elles en font la suggestion.

Aussi le soir ?

Les rencontres ont lieu le matin, ce qui n’est pas forcément un horaire pratique pour tout le monde. « Il arrive que des personnes prennent congé pour venir » relate Claudine Duc mais nous allons réfléchir à l’idée d’organiser un autre rendez-vous en fin de journée. Elles étudieront aussi d’autres extensions possibles de cette démarche, par exemple un « Café-divorce » ou la mise en place de groupes d’entraide.

« La force du café-deuil, c’est le groupe. Il apporte une richesse qui profite à chaque participant » disent les deux femmes initiatrices de cette belle démarche au service d’êtres fragilisés à la suite d’un deuil.

Le 3e mercredi du mois 
20.9 / 18.10 / 15.11 / 20.12.2023
de 9h à 10h30

Nous sommes à votre écoute pour accueillir et partager votre vécu. Dans la bienveillance, le respect et la confiance.

Claudine Duc et Francine Clément, formatrice d’adulte et animatrice.

Centre d’accueil La Source Sœur Dominicaines
Rue de Forel 1, Estavayer-le-Lac
Renseignements : C. Duc, 079 477 75, F. Clément, 079 529 20 56

Recevoir la confirmation «sur le tard»

La confirmation est un sacrement magnifique qui permet, en tant qu’adulte, d’affirmer en pleine conscience et de tout son cœur son appartenance à Jésus et à l’Eglise. Christelle a reçu cette marque d’amour du Seigneur récemment. Elle raconte ici comment elle se situe aujourd’hui comme chrétienne.

Par Christelle Gaist | Photos : DR 

A l’instar de beaucoup d’enfants des années 90 de la région martigneraine, j’ai suivi un parcours catholique relativement classique. J’ai été baptisée à quelques mois, puis j’ai été guidée vers la première communion à l’âge de 8 ans. Je garde de bons souvenirs de cette préparation avec tous mes copains de classe. 

Quelques années plus tard, la confirmation me fut proposée, sans vraiment m’expliquer en quoi celle-ci me serait « utile ». Je n’ai pas du tout grandi sur des bancs d’église et, même si certains membres de ma famille étaient croyants, leur rapport à la foi restait très intime : nous n’en parlions pas. Ma grand-mère paternelle m’invitait parfois à prier la Vierge Marie lorsque je me trouvais chez elle, mais tout cet univers m’était flou.

La confirmation était encore systématique dans les années 2000. Ma parade pour y échapper avait été de déclarer que je m’étais engagée sur ce chemin en vue des cadeaux matériels. C’était la vérité, car je n’y voyais aucune valeur, et encore moins spirituelle. Je ne savais alors pas que je m’assiérai pendant de longues années sur les précieux dons du Saint-Esprit, sur une communauté et des enseignements très riches. Mon adolescence et mes premières années en tant que jeune adulte m’ont cabossée. Déconnectée des enseignements chrétiens : j’ai commis des erreurs. J’ai essayé de développer mon identité dans des recoins plus ou moins sombres, sans grand succès. 

Ces dernières années, j’ai déploré, dans mon entourage proche, le fait que nous ne célébrions plus, à l’église, l’union de deux personnes ou l’arrivée d’un enfant. Il me manquait ces sacrements qui rythmaient nos vies. J’avais besoin de me sentir en famille, de resserrer les liens, d’officialiser les grandes étapes de la vie. J’ai décidé d’enlever la poutre logée dans mon œil et je me suis rendu compte que mon propre parcours comme catholique était inachevé. Il était temps pour moi d’avancer et de grandir dans mon rapport à Dieu. J’ai par conséquent contacté la paroisse de Martigny pour enclencher ce processus. 

De septembre 2022 à mai 2023, nous nous sommes retrouvés chaque mois en petit comité pour une rencontre chaperonnée par Jean-François Bobillier, animateur pastoral. Ce cheminement m’a ouverte à la beauté des évangiles, à la mystique des saints, et surtout à la joie d’être entourée d’autres catholiques. La cérémonie en elle-même et la journée qui l’a précédée ont été remplies d’amour, de lumière et de la présence de Dieu. 

La confirmation était un point de départ, une invitation à continuer à marcher vers Le Seigneur. Depuis une année, j’ai vécu beaucoup de premières fois. J’ai découvert avec enthousiasme la célébration de la Toussaint, les messes éclairées à la bougie du mois de décembre, le mercredi des Cendres, le dimanche des Rameaux, l’hospice du Grand-Saint-Bernard et j’en passe. J’ai participé à des messes magnifiques, j’ai visité des endroits splendides, j’ai rencontré des croyants pleins de sagesse. Ainsi, mes horizons se sont considérablement élargis. 

Les réseaux sociaux ont également joué un rôle d’évangélisation important dans ma conversion. Certains témoignages m’ont accompagnée alors que je trouvais mes marques dans la foi catholique. Par exemple, une interview déterminante a été celle de l’acteur américain Shia LaBeouf par l’évêque Robert Barron. LaBeouf s’est tourné vers le catholicisme en incarnant Padre Pio à l’écran. Dans cet échange avec l’évêque, LaBeouf mentionne son rapport à la prière du chapelet. Sa ferveur m’a donné envie de le prier à mon tour. 

Je peux dire aujourd’hui, qu’après avoir enfin saisi la main tendue de Dieu, que mon cœur s’est apaisé. Saint Augustin, mon saint patron, a écrit au Seigneur : « […] vous nous avez créés pour vous, et […] notre cœur est toujours agité de trouble et d’inquiétude jusqu’à ce qu’il trouve son repos en vous. »  

Je crois désormais vivre cette même sérénité que seul Dieu peut nous donner. Gloire à toi, Seigneur ! 

Sur Youtube : Bishop Barron Presents – Shia LaBeouf – Padre Pio and the Friars. Saint Augustin in Confessions, Livre 1, Chap. 1.

Lors de l’appel, pendant la cérémonie.

Jubilez, vous qui fêtez un jubilé!

Couples jubilaires de Muraz, de 5 à 60 ans de mariage.

Par Valentin Roduit | Photos : Bernard Hallet, Bastien Clerc

Le week-end du jeûne fédéral fut marqué dans les paroisses de Collombey et Muraz par la fête des jubilaires de mariage. De 5 à 65 ans de mariage, de nombreux couples sont venus rendre grâce pour des années de bonheur, parfois aussi d’épreuves, mais surtout d’amour qui dure.

Cette fête a été l’occasion de remettre leur amour devant le Seigneur et de recevoir les félicitations de la communauté. En plus de la messe, un repas les a rassemblés, avec leurs familles, pour marquer le coup.

Un jubilé, c’est toujours l’occasion de se rappeler du premier jour, de se rendre compte que ça passe vite et de contempler tout le chemin parcouru. 

Vous aussi lecteurs, quelle que soit votre situation, rendez grâce pour le chemin parcouru, et pour les occasions où le Seigneur vous a accompagnés.

Il prend soin de chacun, tournons-nous vers lui avec confiance.

Couples jubilaires de Collombey, de 10 à 65 ans de mariage.

Caté-Connecté

Par Gérald Voide
Photo : Marie-Paule Dénéréaz

Un mois riche

Octobre 2024, un mois ecclésial intense. Ce sera la première session du Synode des Évêques sur le processus synodal ou comment cheminer ensemble qui intervient après toute une phase de préparation. En effet, « en octobre 2021, le pape François a convoqué tous les membres de l’Église catholique en synode, générant ainsi des centaines de milliers de réunions dans le monde entier. Les paroisses, les diocèses, les Conférences épiscopales…, se sont exprimés lors de cette première phase d’écoute et de partage, ce qui a été la plus grande consultation du peuple de Dieu jamais organisée ! » (tiré du site de la conférence des Évêques de Suisse)

Le mois d’octobre, traditionnellement, est aussi le mois de la mission universelle. Le thème 2023 est « Le cœur brûlant, se mettre en chemin ». Ces mots font écho à l’expérience des disciples d’Emmaüs (Luc 24, 13-35). Ils rencontrent le Ressuscité. Le cœur brûlant, ils deviennent messagers de la résurrection de Jésus.

« Le mois d’octobre est (aussi) celui du Rosaire, de cette prière répétitive, simple, profonde et belle. Elle nous apprend à contempler le Christ avec le regard de Marie, sa Mère. Tout comme Marie gardait dans son cœur les événements de la vie de son Fils, nous revenons encore et encore à ces mystères de Jésus qui transforment notre vie… Plus que notre seule vie, c’est la vie du monde qui est transformée par cette prière. » (Fr. Pavel Syssoev, op.)

Ensemble, dans la joie et la communion avec toute l’Église, prions pour le Synode et pour que le Christ soit toujours plus connu et aimé. 

J’étais en prison…

« Et vous êtes venus me visiter. » Les familiers des évangiles et de la liturgie ont bien en tête ces quelques mots du chapitre 25 de l’évangile de Matthieu, mais peu d’entre nous avons franchi les portes d’une prison pour visiter un prisonnier… Jeff Roux, aumônier de prison, vient de publier un troisième livre : « Rencontres en prison, au cœur de leur nuit ». La lecture de cet ouvrage m’a profondément touchée, cet article en est l’écho.

Par Françoise Besson 
Photo : Raphaël Delaloye

Rencontrer – Par la magie de son écriture, incarnée, concrète, sensorielle, Jeff Roux nous donne l’impression de pouvoir le suivre dans ses visites, de passer avec lui les portes, les unes après les autres et nous retrouver nous aussi assis devant cette table, dans cette pièce nue, attendant l’arrivée du premier détenu. 

Comme l’auteur le précise, le récit ne prend pas pour sujet une personne en particulier – ce qui serait contraire à toute déontologie et à la nécessaire discrétion – mais un faisceau de réalités rencontrées au fil des mois et des années. Mais la magie opère et on croit le rencontrer à son tour cet homme si meurtri d’avoir commis l’irréparable ou cet autre qui préserve en lui malgré le désastre de sa situation, une part lumineuse et fraternelle à partager avec la personne en visite.

Célébrer – Jeff Roux nous emmène aussi dans ces célébrations ponctuelles où la rencontre se fait communautaire. Et à nouveau, c’est la même sensation de s’y trouver, et curieusement, de s’y trouver bien, dans un partage vrai, dans une présence confiante. On touche là à l’universel, les croyances sont multiples, comme les mots pour les exprimer mais, constate l’auteur : « l’important c’est que nos cœurs parlent ensemble au-delà des mots que nous pourrions utiliser. […] Nos racines religieuses sont belles quand elles sont au service de ce qui nous met en lien. » (pp. 47-48)Pour un peu, on aimerait lui demander : « Tu m’emmèneras encore avec toi la prochaine fois ? »

Descendre – Ce qui touche profondément au fil des pages, c’est la profondeur justement. Dans ces espaces clos, minuscules où l’intime est inexistant, le dialogue et l’écoute, le climat de la rencontre invitent à entrer dans une intériorité qui se révèle immense. A cette profondeur, dit l’auteur, personne, à part elles, ne peut y accéder. « Elles peuvent y descendre, y demeurer, et apprendre à prendre soin de ce qui s’y trouve, un peu comme si elles accueillaient leur vie pour la première fois. Elles retrouvent un espace de liberté. (…) L’autre a suffisamment confiance en moi pour me laisser pénétrer sur sa terre sacrée. (…) mon travail devient un privilège. C’est un cadeau d’être invité dans ce lieu-là. » (p. 31)

Rester – Rester dans le réel, ne pas tomber dans l’angélisme, souffrir avec l’autre, veiller à rester vivant soi-même, non barricadé pour continuer à entendre le cri de l’autre… voilà le défi à relever : « Ce récit […] est un cri de plus qui résonne dans la nuit, un cri qui vient nous déranger et qui doit nous déranger. Au risque de perdre notre humanité. » (p. 71)

Découvrir – La lecture de ce livre se fait à plusieurs niveaux. Ce n’est pas un roman, et dans les propos de l’auteur, nous découvrons le milieu carcéral du Valais, au 21e siècle… et cela ouvre à la réflexion… 

Les récits de rencontre, les dialogues remettent au centre ce qui l’est réellement : l’humain avec toute sa complexité, sa violence et ses blessures, la part vive et féconde, le lieu des profondeurs où le souffle se fait ample… Et les questions de l’auteur nous interpellent comme si nous étions visités à notre tour : Comment ma croyance m’aide-t-elle à prendre soin de mon humanité ? Comment est-ce que j’assume mes faiblesses et mes finitudes ? Est-ce que j’arrive à trouver de la joie, de la lumière dans mon quotidien ? (p. 46)

Enfin, la lecture de ce livre nous invite à la rencontre intérieure, au-delà des murs de nos enfermements, au rendez-vous intime où l’Autre nous attend avec la patience d’un Père… Merci infiniment à Jeff Roux pour ce livre, pour la rencontre de François et des autres, merci pour la sincérité, la liberté de ton, la grande liberté des enfants de Dieu… 

* Jeff Roux, Rencontres en prison : au cœur de leur nuit, Editions Saint-Augustin, 2023.

L’auteur : Jeff Roux, après des études de géographie et d’économie politique, se forme en Eglise. Il travaille aujourd’hui comme aumônier de prison, en milieu hospitalier ainsi qu’à la Maison de la diaconie et de la solidarité en Valais (Suisse). Il a déjà publié aux Editions Saint-Augustin Jésus, mon ami, mes emmerdes et S’accueillir vulnérable, un chemin pour aimer.

Franc succès de la patronale de Vionnaz du 15 août

24 heures d’une journée incroyable pour notre paroisse qui a attiré près de 200 personnes.

Textes et photos par Vanessa Gonzalez et Maryline Hohenauer

Lundi 14 août – 18h

Les membres du Cocom et du Cogest remontent leurs manches et se mettent au travail aidés du chœur d’hommes Sainte-Cécile et de paroissiens volontaires pour le montage de l’infrastructure de la fête. Que de cerveaux mis à contribution pour que tout le monde se sente accueilli et bienvenu le lendemain. 

Enfin le mardi 15 août ! 

8h – Rendez-vous aux Fontanies pour la cuisson des pommes de terre et le remplissage des frigos parce que oui, il va faire chaud !

10h – Messe de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie avec 23 servants de messe de la région et chantée par le Chœur d’animation liturgique.

ô Marie,

Nous te rendons grâce pour tous ces servants de messe !

Regarde-les, ils sont là, dimanche après dimanche auprès de l’autel pour servir, embellir nos messes.

Merci à vous chers enfants de prendre le temps de venir prier avec nous.

Votre présence complète la communauté et est signe de l’œuvre de Dieu : Vous êtes l’Avenir de notre église !

ô Marie,

Nous te rendons grâce pour tous ces bénévoles !

Regarde-les, ils sont là, en ce jour pour être honorés pour les services rendus, pour ce qu’ils sont !

Merci à vous d’œuvrer dans la discrétion, l’humilité et la disponibilité.

Votre service fait de vous un maillon essentiel pour que la vie en communauté soit belle dans notre paroisse. Votre présence est essentielle !

ô Marie,

Nous te rendons grâce pour la mère que tu as été pour Jésus !

Nous te rendons grâce pour ton amour pour nous !

Nous sommes bénis d’avoir une maman au ciel ! Merci à toi, qui panses nos chagrins, qui écoutes nos secrets et qui intercèdes pour nous auprès du Père. Marie, nous te disons Merci.

Dès 11h – Apéro offert par la cave Beltrami & fils avec les discours de la présidente de Vionnaz, Valérie Bressoud Guérin et de Florianne Bertholet, présidente du Cocom. On profite aussi de ce moment pour remercier les bénévoles qui œuvrent dans la paroisse et une bénédiction du repas donnée par le Père Joseph clôt cette partie officielle.

Nous avons vécu tout l’après-midi des moments de communion entre les paroissiens. Que ce soit le chœur d’hommes au stand grillades, l’équipe raclette avec Samuel et le Père Patrice ou, pour l’animation musicale, le CAL, les sœurs Bovard-Dubosson et Tyméa, l’ambiance était de la partie. Nous avons pu compter sur les jeunes pour tenir les stands pâtisseries, sirop et barbe à papa ainsi que la tombola. Un grand merci aussi à la ludothèque Ludomino.

18h – Les membres du comité d’organisation s’effondrent heureux sur leur canapé respectif pour un repos bien mérité. Vivement l’année prochaine !

« Quelle belle journée nous avons vécue le 15 août, pour notre fête Patronale.
Merci au Conseil de Communauté pour cette belle initiative et à tous les bénévoles qui ont œuvré pour cette journée qui nous a offert l’opportunité de nous retrouver nombreux dans l’amitié et la simplicité. Elle restera gravée dans nos cœurs .» Sonia Angeloz

« Belle journée, soleil et chaleur de la partie, satisfaction générale ! Bravo aux organisateurs pour le déroulement sans accrocs de cette fête Patronale 2023. » Bernard Bressoud

Caté connecté

Texte et photo par l’Abbé Frédéric Mayoraz

Voilà deux mots qui ont beaucoup en commun. Après la Bible, le catéchisme – qui est l’enseignement de la foi aux enfants et qui nourrit encore celle les adultes – est un outil très important et primordial dans l’Eglise. Il nous permet de rester connecté à Dieu et aussi à l’ensemble de la communauté à laquelle nous appartenons. Il est le lien qui nous permet de construire notre vie dans la connaissance de Dieu et d’assurer l’existence d’une communauté qui se veut être une même famille, sous le regard du Christ.

Quand j’ai commencé à enseigner le caté dans les classes, on se servait de livres, de feuilles volantes qu’on agrafait soigneusement dans un classeur après avoir fini de colorier de jolis dessins qui nous racontaient l’histoire de Jésus, de ses disciples, des grands personnages bibliques… et certains moyens mis à disposition pour illustrer toutes ces aventures étaient des diapos, un rétroprojecteur, une cassette vidéo… des outils qui nous paraissent aujourd’hui bien désuets à l’aire du « tout numérique » et des réseaux sociaux. 

Mais l’objectif du caté n’a pas changé : transmettre la foi et surtout en vivre. Le grand danger, dans l’utilisation de ces nouveaux moyens, est parfois l’oubli de marquer l’importance et la vérité du message évangélique et de s’égarer dans la « beauté de la technique ». Une phrase qui me trotte souvent dans la tête, quand je prépare des rencontres de caté, est celle que j’ai entendue une fois lors d’une formation : « Si vous n’avez rien à dire, faites-le bien… mais avec PowerPoint ! » 

Les réseaux sociaux, les sites Internet et les moyens pédagogiques actuels sont des moyens précieux pour transmettre la foi, mais ils risquent parfois de nous faire dévier du but premier du caté : être connecté à la Tête du Corps, que nous formons tous, depuis le jour où nous avons été baptisés.

Alors oui, au-delà des livres, des parcours de catéchèse, des vidéos, des directs, des conférences, des célébrations, des grands rassemblements médiatisés… restons toujours connectés à la source même de nos vies : le Christ.

Entre deux mondes

Jean-Pierre Voutaz est également l’auteur de plusieurs publications sur l’histoire de l’Eglise et celle du Grand-Saint-Bernard.

Lieu de passage privilégié entre l’Italie et l’Europe, l’Hospice du Grand-Saint-Bernard, avec sa vocation d’accueil millénaire, vient d’ouvrir une année jubilaire pour fêter le centenaire de son saint patron, protecteur des alpinistes et des habitants de la montagne. Interview alpestre avec le nouveau prévôt, Jean-Pierre Voutaz.

Par Myriam Bettens | Photos : Jean-Claude Gadmer

Votre nomination en tant que nouveau prévôt coïncide avec le jubilé de la proclamation de saint Bernard. Que nous réservez-vous en termes de festivités ?
Jean-Pierre Voutaz – Le jubilé concerne à la fois le 900e anniversaire de la canonisation de saint Bernard et le centenaire de sa proclamation en tant que protecteur des habitants et voyageurs des Alpes. Chose assez exceptionnelle pour l’époque, il est le premier saint patron d’une activité touristique. Les festivités seront en rapport avec les gens qui passent sur le col : botanistes, guides, etc. Nous prévoyons aussi des conférences d’histoire ou encore des spectacles. Quelque chose de totalement déjanté qui ne correspond pas à l’idée que l’on se fait d’une communauté religieuse. (rires)

Bientôt millénaire, comment l’hospice a-t-il dû se réinventer au fil de l’histoire ?
JPV – Déjà sa fondation est une refondation. La première communauté assiste ceux qui transitent par les Alpes depuis Bourg-Saint-Pierre. Puis tout le monde est liquidé au Xe siècle…Au XIe siècle, avec l’expansion du commerce, il faut trouver comment aider les gens à ne pas mourir en montagne. L’idée est de fonder une maison au sommet de l’endroit le plus dangereux du monde à l’époque et d’y habiter. La communauté a pour devise : « Ici Christ est adoré et nourri » et celle-ci a constamment été réadaptée au cours de l’histoire afin de poursuivre la mission première de rencontre et de dialogue avec les gens qui passent.

La situation géopolitique de l’hospice était également essentielle et très disputée au cours des siècles…
JPV – L’hospice se trouve dans une zone tampon entre la papauté et l’empire et il y a eu quantité de tensions au cours des siècles. Un point de frontière entre l’Eglise, le monde et les différentes mentalités. Malgré les changements dans la politique et la religion, il y a toujours eu un dialogue actif avec le monde et ses intérêts. Je pense que c’est parce que nous sommes, d’une part, de droit pontifical [ndlr. dépendance directe du Pape] et, d’autre part, le danger que représente la montagne offre une liberté de dialogue qui rend les convictions « secondaires ».

Entre le col du Grand-Saint-Bernard et celui de Latza au Tibet, sur lequel la congrégation possédait aussi un hospice, peut-on vous considérer comme un ordre attaché à la montagne ?
JPV – Oui, il y a vraiment un attachement à la montagne et dans cette difficulté à transiter, mais aussi à ce lieu où l’on perd la carapace, les apparences. On se met à transpirer, à sentir des pieds et quelle que soit la classe sociale, on arrive tous dans le même état de fatigue. (rires)

De quelle manière le saint-bernard (le chien) a-t-il contribué à la création du mythe ?
JPV – Les chiens du Saint-Bernard sont à l’hospice depuis la fin du 17e et commencent à être connus durant la Révolution française. Quand vous êtes poursuivis par des corps d’armée qui veulent votre peau pour toutes sortes de raisons, mais que vous êtes accueillis dans une maison ou non seulement vous êtes chez vous du point de vue des humains et même des animaux, il y a une expérience existentielle tellement forte qu’elle s’est propagée dans le monde entier. Nous sommes sur cette frontière entre l’Eglise et le monde depuis bientôt mille ans… Un lieu où la dignité humaine est une expérience et non pas de la théorie.

A livre ouvert

Jean-Pierre Voutaz est né le 4 avril 1973 à Sembrancher, il a obtenu une maturité scientifique au collège de Saint-Maurice avant d’intégrer la congrégation des Chanoines réguliers du Grand-Saint-Bernard. Il poursuit sa formation en théologie à l’Université de Fribourg, puis auprès des Archives apostoliques du Vatican. Depuis 2015, il est responsable de la formation religieuse pour la congrégation. Il est également l’auteur de plusieurs publications sur l’histoire de l’Eglise et celle du Grand-Saint-Bernard.

L’Hospice avait pour but premier d’aider les gens à ne pas mourir en montagne.

Cheminer avec Maurice Zundel

Par Jacqueline Allet et Colette Sierro Chavaz | Photos : DR

« Mystique d’origine suisse. Maurice Zundel (1897-1975) fut un prêtre atypique. Souvent incompris et mis à l’écart par sa hiérarchie, il nous invite, à travers son œuvre, au dépouillement de nous-mêmes afin de nous rendre transparents à la lumière divine intérieure. » mauricezundel.com

A partir de certains textes de Maurice Zundel, nous vous proposons d’entrer dans cette spiritualité qui bouleverse les images que nous avons pu avoir de Dieu. Ces textes nous invitent à changer notre regard en libérant un espace de désappropriation pour tenter d’accueillir Celui qui est plus intime à nous-mêmes que nous-mêmes.

Le Père Luc Ruedin, jésuite, nous introduira à la pensée de Zundel lors de notre première rencontre qui aura lieu mercredi 27 septembre à 19h30 à la Maison de la Visitation (salle Saint-Bernard) à la Rue de l’Hôtel-de-Ville 3 à Martigny.

Par la suite, nous vous proposons de nous retrouver environ toutes les 6 semaines à Martigny pour un groupe de paroles ouvert à toutes et tous autour de la pensée et de la spiritualité de Maurice Zundel. Les dates et horaires seront fixés en fonction des disponibilités des personnes intéressées.

Intéressé ? 

Contactez les responsables :
alletjacqueline@gmail.com ou cosie@netplus.ch

Une rentrée Essentiel(le) !

Par Denis Fornerone 
Photo : Astrid belperroud

Même si tous ne sont pas partis en vacances et que septembre a déjà sonné le tocsin de la rentrée, la période estivale nous berce encore de son tempo lent et chargé du parfum des journées qui s’étirent au soleil. 

Temps propice à la jouissance du moment présent où le superflu de la vie perd de sa superbe au profit de l’essentiel. Cet essentiel, souvent étonnamment simple, nous invite à nous recentrer sur les choses qui font vraiment sens.

Ainsi, tels les subtils parfums de la terre qui remontent après un orage d’été, laissons insidieusement remonter en nous questions et réflexions sur le bien-fondé de nos choix de vie, de notre manière d’être, des directions prises ou que nous envisageons de prendre.   

Pourquoi ne pas nous laisser inspirer par les valeurs redécouvertes pendant cette période estivale ? 

Le temps passé avec nos familles, nos amis, n’a-t-il pas réchauffé nos cœurs ? Alors, pourquoi ne pas continuer à leur accorder de l’importance et cultiver ces relations tout au long de l’année ?   

Ce paroissien, cette paroissienne avec qui l’on a enfin échangé, ne serait-ce pas une invitation à aller à la rencontre d’autres personnes qui forment notre communauté paroissiale ?   

Et si nous nous laissions toucher par un appel à donner gratuitement de notre temps dans une activité qui apportera un bien à notre prochain !  

Se recentrer, revenir à l’essentiel, c’est aussi et surtout se recentrer sur le divin pour en faire notre essentiel. 

Si nous cherchons dans la Parole de Dieu un guide qui puisse nous inspirer dans nos choix, je vous propose de suivre saint Paul quand il nous dit : « Quoi que vous puissiez dire ou faire, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus. » (Col 3 ; 17) Cette parole s’applique à nos choix, mais également à la manière dont nous faisons les choses. 

Ainsi, sans nécessairement ajouter de nouvelle tâche à notre liste, pourquoi ne pas déjà simplement essayer d’être vraiment présent à celles que nous accomplissons déjà, mais avec une conscience renouvelée de la présence du Christ avec nous, en nous ?

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