L’ouverture d’une nouvelle année pastorale se prête bien pour en faire une belle fête en invitant tous les paroissiens à une messe solennelle suivie d’une partie conviviale.
Par l’abbé Darius, curé-modérateur
Cette Eucharistie, concélébrée par nos prêtres, permettra de renouveler la mission de toutes les personnes engagées pour affaire du Christ dans notre paroisse Saint-Laurent Estavayer. Tous nos choristes sont les bienvenus pour former un chœur-mixte sous la direction de Jacques Michel.
Nous donnons cette année rendez-vous à tous les fidèles de notre paroisse à la salle polyvalente de Cheyres, le dimanche 17 septembre 2023 à 10h.
Cette messe sera suivie d’un apéro dinatoire.
Nous tenons à ce que toute nouvelle année pastorale soit vécue avec nos efforts quotidiens à mettre le Christ au cœur de notre vie. C’est bien pour cette raison que nous nous donnons le fil rouge qui restera toute l’année à nos yeux et dans nos cœurs : «Jésus-Christ ma soif et ma source.»
Les participants de la fête recevront des cartes avec ce slogan et de grandes affiches seront exposées dans toutes les églises de notre paroisse pour que Celui qui est notre soif et source de tout bonheur n’arrête pas de nous conduire et nous réjouir.
La répartition d’un don exceptionnel
Nous l’avions annoncé dans ces colonnes : en plein covid, le Conseil de la paroisse Saint-Laurent Estavayer avait décidé de faire un don exceptionnel de 100’000.– francs à diverses institutions régionales. Les noms des destinataires de ce don n’avaient pas été dévoilés. Lors de la récente assemblée de paroisse, ce fut chose faite, le président annonçant que les attributions avaient été faites en fonction de la présentation d’un projet précis pour des montants de 5 ou 10’000 francs pour chaque bénéficiaire.
Voici les 15 institutions bénéficiaires avec les montants respectifs : * Les Cartons du Cœur Fr. 10’000.– * Saint Vincent-de-Paul Fr. 10’000.– * La Tuile Fr. 10’000.– * Zoe4Live Fr. 10’000.– * Porte Bonheur Fr. 5’000.– * Maison d’Enfants à Avenches Fr. 5’000.– * Au contour d’Elsa Fr. 5’000.– * Table Couvre-toi Fr. 5’000.– * Caritas Fribourg Fr. 10’000.– * Fondation Chalet Saint-Laurent Fr. 5’000.– * Espace Femmes Fr. 5’000.– * Banc Public Fr. 5’000.– * Solidarité Broye Ukraine Fr. 5’000.– * La Rosière Fr. 5’000.– * PassePartout Fr. 5’000.–
Ce sont donc au total 15 organisations qui ont bénéficié de cette opération « coup de cœur » de la paroisse (cjy).
Saint Charles-Borromée, le saint patron de l’église d’Avusy, dans le canton de Genève, est surtout connu comme artisan de la Contre-Réforme catholique. Il fait en effet partie des évêques ayant permis l’application du Concile de Trente. Paul Monnier a toutefois choisi de représenter un autre épisode de la vie de l’archevêque de Milan : l’épidémie de peste qui a touché la ville en 1576.
L’œuvre monumentale, une des premières réalisations de l’artiste avec le Groupe Saint-Luc, couvre une surface de plus de 100 m². Elle est divisée en deux parties. Au second registre, Charles Borromée est conduit au Ciel au terme de sa vie terrestre. Sur les côtés, des anges portent son chapeau de cardinal (à gauche) et une couronne (à droite). Selon certaines interprétations, la couronne est une allégorie de la charité.
Revenons au premier registre. A l’arrière-plan, il est possible de reconnaître la cathédrale de Milan. Devant, est dressé un autel et l’archevêque distribue la Sainte-Communion. Il est entouré d’une foule de personnes en grande souffrance. En effet, si le saint a aidé les autorités civiles à mettre en place des mesures de protection pour éviter que la maladie ne se propage, il s’est aussi engagé pour ne laisser personne dans une détresse spirituelle. Il fait construire des croix à tous les carrefours de la ville. Des autels y sont dressés pour célébrer la messe et pouvoir apporter l’Eucharistie aux habitants alors strictement confinés. Charles Borromée demande aux prêtres de déambuler dans les rues en priant et de confesser ceux qui le désirent par la fenêtre de leur habitation. Dans le respect des gestes barrière – comme nous le dirions aujourd’hui – il rend visite aux malades, convaincu que la santé de l’âme est plus importante que celle du corps.
Le travail de Paul Monnier étant d’une grande qualité, il vaut la peine de s’arrêter sur les détails : les drapés du tissu, les expressions des visages, le mouvement des mains… Ensemble, ils composent l’émotion de cette œuvre qui nous parle, plus largement, de tous ces prêtres qui donnent leur vie au service des plus petits.
Voilà plus de vingt ans qu’il dirige Caritas Valais. Le parcours du natif de Vétroz, né dans un milieu viticole, passe à chaque fois par des étapes inattendues. Allons à sa rencontre.
Par Anne-Laure Martinetti | Photos: DR
Alexandre Antonin, après des études en sciences politiques à Genève où vous côtoyez Jean Ziegler, vous partez pour Zurich travailler dans les assurances puis vous rentrez au CICR. C’est un peu le grand écart là ? Les assurances, c’était surtout un gagne-pain. En fait, j’étudie à fond l’espagnol car je pense déjà au CICR et à l’Amérique du Sud mais je suis envoyé comme délégué à… Bagdad ! C’est alors la guerre entre l’Iran et l’Irak et ma mission consiste à visiter les prisonniers iraniens. J’ai seulement 25 ans à ce moment-là et ils sont aussi très jeunes. D’autres, venus de l’étranger voir leurs proches ont été enrôlés de force. Je me souviens notamment d’un médecin dans ce cas. C’est rude, les scuds (ndlr, missiles) passent sur nos têtes et au sol, on doit gérer mille problèmes médicaux, psychologiques ou encore la censure des courriers, lien essentiel avec l’extérieur pour ces prisonniers.
Une anecdote sur cette période ? Des choses simples deviennent vite compliquées. Par exemple, nous voulons faire livrer des baby-foot dans la prison, histoire d’occuper ces hommes et bien, cela prendra un temps fou parce qu’il faut d’abord déterminer si le baby-foot est un sport ou un jeu car le chiisme, majoritaire en Iran, interdit le jeu.
Après l’Irak, vous avez l’Afrique du Sud en vue et… ? … je suis envoyé dans la bande de Gaza ! Nous sommes en 1989 en pleine Intifada, « la guerre des pierres », littéralement « le soulèvement », menée depuis 1987 par les jeunes Palestiniens dans les territoires occupés par Israël. A nouveau, je visite les prisonniers, palestiniens cette fois.
Et c’est là que vous risquez de perdre la vie. Dans quelles circonstances ? Des Palestiniennes sont rassemblées autour d’une femme et d’un jeune blessés et soudain, je prends une balle perdue dans la jambe : mon tibia est brisé ! Je suis transporté au camp de réfugiés de Khanyounis au sud de Gaza puis opéré à Tel Aviv. Je reçois ensuite une médaille de Cornelio Sommaruga, directeur du CICR, puis l’affaire prend un tour politique : Yasser Arafat fait de moi un héros de la révolte palestinienne et un futur citoyen de l’Etat arabe ! Le retour en Suisse est terrible : j’ai 29 ans et on me dit que je ne pourrai plus marcher ! Après une longue et pénible rééducation et peut-être un coup de pouce du destin, je suis à nouveau debout.
Vous êtes ensuite membre d’une commission semi-publique chargée des AOC Valais et vous présidez durant 12 ans la commission agricole du Grand Conseil. Deux jobs bien plus dangereux que Bagdad et Gaza réunis ! (rires) A cette période, je fais un MBA (Master of Business Administration) à HEC Lausanne et quand l’offre de Caritas paraît, je me dis que « ça, c’est pile pour moi ! » car il y a à la fois du social et du management. Cela dit, à mon arrivée, la situation financière était très mauvaise et cela a été un dur travail de la rééquilibrer, un travail d’équipe, je précise.
Et aujourd’hui, 20 ans plus tard, votre motivation demeure intacte ? Plus que jamais. Pourtant les besoins sociaux sont en hausse et nous devons faire face à de nouvelles problématiques : la fracture numérique, l’addiction aux jeux d’argent, l’endettement des jeunes… D’autres, comme les violences domestiques sont enfin mieux traitées. Caritas offre une prise en charge unique en Valais depuis 2018, sur mandat cantonal, aux auteurs de ces violences afin d’éviter la récidive. 108 personnes ont été suivies en 2022. Nous avons aussi un nouveau mandat, la « Carte Culture », qui permet l’accès à la culture à des personnes à faibles revenus.
Les services traditionnels de Caritas restent-ils d’actualité ? Le magasin de seconde main de Sion fonctionne à plein. Caritas sensibilise et réalise des actions concrètes en matière d’éducation, de désendettement, d’addiction, de grossesse imprévue, de faits de violence. Nous proposons aussi des cours d’insertion non certifiants pour les chômeurs. Nous fonctionnons avec 12 personnes salariées, un tournus de 35 personnes placées sur trois à six mois et un budget de 1,6 million de francs. Je dirais que, malheureusement, ce n’est pas le travail qui manque…
L’entrée rappelle que « Caritas » signifie « charité », amour du prochain.
Rencontrer Rafaëlle Mascaro, c’est faire le plein d’énergie, tant cette femme dynamique rayonne! Femme de foi et altruiste, elle nous parle de son chemin de vie et de foi atypique avec enthousiasme. Rien ne la prédestinait à s’engager en Eglise.
Par Gérard Dévaud | Photos : Pierre Bondallaz
Elle fut baptisée toute petite dans un foyer non pratiquant. En 2012, lors de l’arrivée de toute la famille à Cugy, la question de l’inscription des enfants au catéchisme s’est posée. N’étant pas encore baptisés, ses enfants demandent à suivre le parcours catéchuménal. Christian Moullet, alors responsable de cette préparation, demande à Rafaëlle si elle veut les accompagner. Ce qu’elle accepte.
Communier avec son fils
C’est ainsi qu’elle va, avec ses enfants, vivre une vraie catéchèse nourrissante. A 42 ans, elle va communier pour la première fois, lors de la première communion de son fils. Un grand moment pour elle qui l’a beaucoup marquée et qui l’amène à poursuivre en se préparant à la confirmation, via le catéchuménat des adultes. Elle reçoit le sacrement de la confirmation à l’âge de 44 ans.
En 2014, une catéchiste lui propose de donner des cours à l’école de Cugy, auprès d’enfants de 3H. Elle s’engage ainsi dans la catéchèse comme bénévole. Mais lorsqu’elle s’investit dans quelque chose, Rafaëlle ressent le besoin de se former. Elle m’explique que « même si c’est du bénévolat, il est important de suivre une formation ». Ce qu’elle fera en participant au parcours Galilée IX. Elle va donner du catéchisme sur plusieurs secteurs de la Paroisse, auprès des enfants de 3H, 4H et 5H tout en allant faire des visites au home durant deux ans.
Multi engagements
Très proche du Père Richoz qui fut pour elle une figure importante dans son chemin de foi, elle accepte sa proposition de rejoindre le Conseil de communauté de Cugy-Vesin, puis d’en prendre la présidence en 2018. Elle fut également très présente lors du déménagement du Père Richoz depuis la cure de Cugy, aux côtés de Mmes Bangerter et Monnard.
Actuellement, Rafaëlle est toujours à la tête du conseil de communauté de Cugy-Vesin, mais aussi engagée comme catéchiste auprès des élèves de 5H. Elle accompagne aussi le parcours du catéchuménat des enfants de notre Paroisse. Et, afin d’alimenter sa foi, elle participe à un groupe d’Evangile à la maison.
Cependant, son engagement pour les autres ne s’arrête pas aux portes de la Paroisse ! Elle est ainsi très active dans la commission « Seniors plus » de son village (livraison de livres à domicile, permanence numérique) et dans son travail à la bibliothèque communale de Cugy.
On peut se demander où elle trouve autant d’énergie ! « Jésus, c’est un modèle qui me pousse à aller vers les autres ! dit-elle. C’est normal pour moi de donner du temps pour les autres, car ce qui facilite leur vie me remplit de joie ! » Cette énergie, elle la puise également auprès de sa famille ainsi que dans la communauté paroissiale de Cugy-Vesin qui l’a accueillie et où elle se sent bien.
Bravo et merci Rafaëlle pour votre enthousiasme et votre engagement exemplaire !
Bio express
Née en Normandie Mariée à Balthazar Maman d’Alexandre et de Marie Plusieurs professions : infirmière – catéchiste – bibliothécaire Arrivée en Suisse en 2009 et à Cugy en 2012
Mme Rafaëlle Mascaro et Mme Nicole Monnard, auxiliaire pastorale, fleuries pour leur dévouement.
Des jeunes de divers cantons romands profitent de cet espace de liberté pour évoquer un sujet qui les intéresse. Rencontre avec le Valaisan Benjamin Bender.
Par Benjamin Bender | Photo : Pierre Daendliker
En parlant de minorités, de nombreux représentants de notre Eglise – et le pape François en première ligne – utilisent régulièrement un verbe : accueillir. « Qui suis-je pour juger ? » ajoute ensuite François.
Dans les différents sens que peut prendre le verbe « accueillir », je relève celui qui semble correspondre à la demande de l’Eglise : admettre quelqu’un au sein d’un groupe, d’une famille, d’une assemblée.
Accueil parfois difficile
L’Eglise a un beau passé d’accueil. Elle a été présente pour de nombreuses personnes et l’est encore aujourd’hui. Et pourtant, nous ne saurions nier que pour certaines minorités, l’accueil est encore très difficile. Pourquoi cela ? J’aimerais vous proposer aujourd’hui un élément de réponse parmi d’autres : pour qu’une personne ne soit pas seulement admise dans un groupe, mais qu’elle puisse être pleinement elle-même, qu’elle puisse s’y épanouir et grandir, nous devons célébrer qui elle est. « Célébrer » signifie faire publiquement la louange.
Sommes-nous vraiment capables de célébrer celles et ceux qui sont différents de nous, qui ne pensent pas comme nous, qui n’agissent pas comme nous ? Sommes-nous capables de dire ouvertement que la différence de l’autre est une richesse inestimable ? Cela, sans vouloir l’assimiler à la majorité ?
Lorsque l’on fait partie d’une majorité, il est très dur de comprendre ce que vit l’autre partie de la population.
Faire un pas vers la minorité
C’est souvent l’incompréhension qui règne. Je le dis et je l’assume : c’est tout d’abord à la majorité de faire un pas vers la minorité. C’est à la majorité de s’agenouiller pour laver et embrasser les pieds de la minorité. Il y a une raison très claire à cela : la minorité, par son existence même, doit sans cesse lutter pour sa visibilité et son droit d’exister au sein du groupe. La majorité détient donc le pouvoir de la faire taire en un rien de temps si elle n’y prête pas une attention particulière. Il revient donc à la majorité de s’approcher de la minorité, de l’écouter, de la visibiliser et enfin, de la célébrer.
Ce n’est pas une perte de pouvoir ou de privilège. La minorité restera minoritaire, mais elle aura enfin le droit d’exister en tant que telle.
Aujourd’hui, je vous invite du fond du cœur à faire un pas vers une personne issue d’une minorité, à faire cet effort, pour trouver en l’autre ce qui est bon à célébrer chez elle.
Depuis 2001, à la cabane du Demècre (2’361 m), sur les Hauts de Fully, le mouvement Montagn’art organise des expositions sur le thème Art et Nature. Durant cette saison artistique, l’artiste Philippe Gatti présentera une série d’aquarelles animalières réalisées entre l’automne 2022 et le printemps 2023. L’exposition se déroulera du 1er juillet au 30 septembre 2023.
Par Olivier Taramarcaz, Initiateur de Montagn’Art | Photos: Véronique Gatti – Aquarelles de Philippe Gatti
Le regard de l’aquarelliste – Passionnés de nature, de rencontres, Véronique et Philippe Gatti ont traversé les Alpes à plusieurs reprises, sur des périodes de trois mois de marche. L’artiste pèlerin traduit ce temps du chemin : « Marcher, ce n’est pas seulement faire un pas devant l’autre, c’est aussi et avant tout faire un pas vers l’autre. » L’automne dernier, il a gardienné la cabane du Demècre durant une semaine… hivernale. Là, il a observé la faune, s’est immergé dans le paysage. Il a saisi les grands contrastes des Dents de Morcles, il a surpris l’hermine dans ses aventures quotidiennes. Blotti dans les rochers, il s’est émerveillé devant le vol du gypaète. Il a attendu le passage du tétras-lyre.
L’observateur contemplatif aime le temps de l’attente : « Dans les pentes, couvertes de carlines, cueillir le silence. » Il invite par un questionnement, à expérimenter le repos évoqué dans le Psaume 23 : « Avons-nous déjà pris le chemin de ces prairies verdoyantes et goûté à leur quiétude ? » Lové contre un rocher, se remémorant son pas à pas dans les pas du Bon Berger, il évoque : « Petit, j’étais loin d’imaginer, lors de mon premier pas, tout ce chemin qu’un simple pas de foi allait me faire parcourir. »
La musicalité de la peinture – Les aquarelles de Philippe Gatti reflètent le monde discret de la Création, ses saisons, ses lumières, sa musicalité. Il chuchote alors ces mots : « Je savoure le fruit du temps, que je prends le temps de cueillir. » Son œuvre picturale porte des instants promis, des traces dans la neige, des flocons de lumière. Il guette, scrute, dessine les brindilles, comme autant de détails de la fresque des chaînes montagneuses se dévoilant devant ses yeux écarquillés. La brume matinale s’évapore. Le soleil éclaire le pan de roche où se love l’homme à l’affût du Créateur : « La paix est d’une grande richesse, mais faut-il encore prendre le temps de la rechercher. » Son regard renvoie à notre intériorité, à notre disposition à écouter Celui qui nous parle au travers de tout ce qu’Il a créé, manifestant ainsi sa grandeur.
Tout est sujet d’émerveillement pour qui reçoit l’amour du Père manifesté dans sa Création. Montagn’art propose de découvrir le regard singulier de Philippe Gatti. Ce regard renvoie à notre intériorité, à notre disposition à écouter le chant des choucas, à suivre la touche du pinceau, épousant la fibre du papier, conférant au blanc-de-neige, toutes les nuances des teintes saisonnières.
En marche sur les hauts de Fully – D’accès aisé depuis Fully, via Chiboz, l’Erié, par le chemin panoramique sous le Chavalard, la cabane du Demècre est idéalement placée. Elle offre un point de vue unique sur les Dents du Midi. Elle est aussi l’un des gîtes d’étape du Tour des Muverans, et de la célèbre Via Alpina, traversant toutes les Alpes, de Slovénie jusqu’à Menton. Des chemins issus des quatre points cardinaux arrivent et partent de la cabane. Elle est ainsi un lieu de croisement, de rencontre et d’amitié.
L’exposition d’aquarelles Sur les traces du monde sauvage de Philippe Gatti, est à découvrir durant tout l’été, lors d’une sortie en montagne, avec des amis ou en famille. La cabane est gardiennée en permanence. Il y a donc possibilité de s’y désaltérer, de s’y restaurer, et aussi de dormir sur place, en s’assurant alors de réserver votre nuitée à l’avance.
Infos pratiques
Exposition : Sur les traces du monde sauvage Lieu : cabane du Demècre (2’361 m), hauts de Fully Vernissage : samedi 1er juillet dès 13h en présence de Philippe Gatti Dates : du samedi 1er juillet au samedi 30 septembre 2023 Contact cabane : 027 746 35 37 · www.demecre.ch
Tétras-lyre, aquarelle 40 x 50 cm.
Chamois, aquarelle 40 x 50 cm.
Lièvre variable, aquarelle 30 x 30 cm.
Bouquetins, Dents de Morcles, aquarelle 40 x 50 cm.
La chorale du Pèlerinage de Lourdes sera de passage à Cheyres pour une journée d’action de grâce le dimanche 4 juin. Elle chantera la messe le dimanche matin et donnera un concert le dimanche en fin d’après-midi.
Par Claire Moullet | Photos: LDD
Cette chorale particulière rassemble des chanteurs de toute la Suisse romande. Ils représentent une belle cohorte aux habitudes bien diverses que leur directeur, Emmanuel Pittet, essaie d’amener à l’unité et à la beauté par la fusion des voix et des énergies de chacun pour animer les célébrations de la semaine du pèlerinage.
Le service et la disponibilité pour les pèlerins et les malades n’est pas un vain mot pour ces choristes bénévoles qui participent avec assiduité, à travers la Suisse romande, à des répétitions réparties en un week-end de déchiffrage et trois samedis, avant le départ tant attendu vers la cité mariale. Une présence lors des célébrations mais aussi lors de concerts avec un catalogue varié, tant religieux que profane, offerts aux malades et aux pèlerins de Lourdes.
La messe du 4 juin à Cheyres sera célébrée par Mgr Rémy Berchier et animée par le chœur et se veut action de grâce pour la louange mariale et le service du chant ainsi que pour la fraternité, l’amitié et le partage vécus durant le pèlerinage de mai et pour le message de paix rapporté chez nous.
Mais après la nourriture spirituelle, un apéritif et la joie d’un repas près du lac s’ajouteront à la liesse de ce jour.
Concert à l’église
Afin de remercier Cheyres et sa population pour son accueil, la Chorale de Lourdes donnera un concert à l’église à 17h.
Mais auparavant, Notre-Dame de Grâce, encore inconnue de quelques-uns, livrera son trésor intérieur, la Passion du Christ. Une pause très parlante en introduction des chants tant religieux que profanes, souvent bien connus dans notre région.
A l’issue de cette journée, plus que jamais, les paroissiens de la communauté ressentiront souvenirs et réelle connivence avec la cité mariale de Lourdes.
La Chorale de Lourdes anime les cérémonies du pèlerinage de mai et par tous les temps…
Il est des métiers qui sont bien plus que des métiers. Des emplois dont le niveau d’exigence et les contraintes sont tels qu’ils requièrent, chez ceux qui les choisissent, une bonne dose de foi… Nicolas Rey partage son expérience à la SWISSINT, l’Armée suisse engagée pour des missions de maintien de la paix.
Par Myriam Bettens | Photos : Jean-Claude Gadmer, DR
« L’ONU est une organisation assez peu versée dans la religion. »
Lorsqu’on parle de vocation, on pense plutôt à la prêtrise. Les métiers de l’armée ont-ils aussi une valeur vocationnelle ? Pour ma part, cela a d’abord été un sens du devoir et une volonté de pouvoir expérimenter quelque chose de nouveau, mais je n’ai jamais ressenti cela comme une vocation. La question de faire de ma vie une succession de mission pour l’armée s’est posée, mais ce n’était pas une option. De plus, il faut rester humble, car même si à notre échelle nous essayons de rendre le monde un peu meilleur, sur le terrain il n’est pas toujours évident d’y discerner la présence divine.
On entend souvent que militaire et chrétien sont deux termes (ou deux statuts) inconciliables. Qu’en pensez-vous ? Le saint patron de l’infanterie est saint Maurice. Plusieurs autres saints sont associés aux métiers militaires, donc je ne crois pas que cela soit incompatible. Il y a toujours eu un lien entre la notion de combat et le christianisme, bien que l’idée même de violence n’entre jamais, à mon sens, en ligne de compte. Elle est en tout cas quelque chose qu’on se refuse.
De quelle manière la volonté de Dieu s’accomplit-elle quand on est militaire ? C’est assez… dichotomique (rires). Si nous faisions sa volonté, il n’y aurait pas besoin de soldats de maintien de la paix. En même temps, on pourrait voir une sorte d’intention divine, de pouvoir participer à notre petite échelle à rendre le monde un peu meilleur.
Le drapeau suisse, sous lequel vous officiiez, est une référence claire à la croix christique. Est-ce que cela a de l’importance pour vous ? Cela a soulevé quelques interrogations, surtout au Moyen-Orient. Je me suis demandé comment cela allait être reçu auprès de nos partenaires musulmans. J’avais l’inquiétude que ces interlocuteurs nous voient en « croisés », mais cela n’a jamais été le cas. D’une part, parce que nous œuvrions sous la bannière de l’ONU et d’autre part, car les Suisses ont une réputation d’ouverture et d’intérêt pour l’autre, tout en essayant d’éviter le « faux pas culturel ». Même si pour moi la foi reste quelque chose de très personnel, l’importance symbolique est autant de nature historique que religieuse.
Etait-il possible de vivre ou de partager votre foi dans l’exercice de vos fonctions ? Par principe, nous n’abordions pas tellement les questions de foi. Les gens étaient très pudiques à ce sujet, quand bien même nous y étions continuellement confrontés dans les pays où nous étions missionnés. A dire vrai, l’ONU ne permet pas vraiment de vivre sa foi… c’est une organisation assez peu versée dans la religion pour des raisons évidentes.
Les zones de conflits sont des lieux éprouvants physiquement et moralement. En quoi votre foi était-elle une ressource ? Les voies du seigneur peuvent parfois sembler difficilement explicables ou justifiables, mais elles m’ont amené à grandir. Lors des missions, il y avait des moments éprouvants et aussi de la solitude, mais sentir que Dieu m’était personnellement présent m’a permis de tenir un peu mieux.
L’armée cherche à augmenter de 40 % les effectifs de l’aumônerie. Pensez-vous que les jeunes recrues sont encore sensibles à la dimension spirituelle ? La dimension spirituelle décrite comme telle, je pense que non. Par contre, l’utilité de l’aumônerie et du soutien spirituel est indéniable. Même si les recrues ne considèrent que rarement que ce soutien est de l’ordre du spirituel. J’ai payé mes galons de capitaine en pleine crise Covid, avec du service ininterrompu. En d’autres termes, personne ne pouvait quitter la caserne. Durant cette période, l’appui de l’aumônerie a été inestimable. Cette orientation spirituelle permet à l’aumônier un rapport beaucoup plus vrai avec les gens. Un psychologue va s’attacher à l’aspect clinique, alors que l’aumônier travaille avec la pâte humaine…
(Auto) bio express
A 31 ans et après un cursus de latiniste helléniste au Collège Saint-Michel de Fribourg, je me suis installé à Genève depuis une dizaine d’années, où j’ai fait mes études en relations internationales (Bachelor et Master). Au bénéfice d’une formation d’officier (capitaine), j’ai pu prendre part à des missions de promotion de la paix en Bosnie-Herzégovine (EUFOR) et au Moyen-Orient (UNTSO), avant de rentrer pour reprendre le commandement d’une compagnie d’infanterie. Je me tourne maintenant vers les métiers de la police.
Du 1er au 3 mars dernier, tous les agents pastoraux de la partie francophone du diocèse de Sion étaient conviés à se retrouver au Foyer Franciscain de Saint-Maurice pour leur session pastorale annuelle, formation continue mais surtout occasion de se rencontrer autour de notre évêque.
Par l’abbé Vincent Lafargue | Photos : cath.ch, DR
Vincent Lafargue.
C’est Arnaud Join-Lambert qui assurait les apports théoriques, cette année. Ce père de famille, professeur de théologie à Louvain (Belgique), fait partie des grands penseurs européens de l’Eglise de notre temps. Il nous a invités à réfléchir à comment vivre et annoncer l’Evangile dans une société devenue « liquide », un concept que les sociologues utilisent volontiers aujourd’hui pour parler d’un monde dans lequel le relationnel a pris le pas sur l’institutionnel, le réseau sur la stabilité géographique, le manque de repères au lieu de valeurs reçues et transmises.
L’occasion d’abord de se situer. Sommes-nous passéistes, en nostalgie d’une Eglise à dentelles, adeptes du « c’était mieux avant » ? Ou sommes-nous les acteurs d’une Eglise qui doit sans doute commencer par aller vers les gens, là où ils sont, avant de les attendre là où elle les veut ?
Seulement voilà, lorsqu’il s’agit de rêver l’Eglise de demain, dans les petits groupes de travail formés après chaque conférence, force est de constater que notre imagination manque furieusement d’audace. Que de réponses convenues, que de petits rêves étriqués ou téléphonés ! On sent bien que l’avenir est au dépassement de ce que nos esprits sont encore capables de concevoir.
Et c’est là le véritable enjeu : tant que les membres de l’Eglise-institution garderont le même logiciel, il leur sera vain de demander aux paroissiens de faire une mise à jour de leur pratique. Comme une illustration de cette incapacité à dépasser ce qu’on a toujours fait depuis des siècles, la messe de la session était célébrée chaque soir à la royale abbaye de Saint-Maurice et consacrait la frontière entre laïcs sagement parqués dans les bancs et clercs élevés aux places de choix dans les stalles millénaristes du chœur. On peut regretter que les organisateurs n’aient pas eu l’audace de certaines années précédentes où les participants à la session imaginaient et vivaient aussi une eucharistie différente, entre eux, avant de la porter au monde.
L’Eglise du monde de demain est amenée à être cash, comme on le dit volontiers chez ses jeunes membres : franche, audacieuse, innovante, surprenante. Comme le disait George Bernard Shaw jadis : « Il y a les gens qui voient les choses comme elles sont et qui se demandent pourquoi, et puis il y a ceux qui les rêvent telles qu’elles n’ont jamais été et qui se demandent… pourquoi pas. » Puissent les membres de notre Eglise diocésaine appartenir à la seconde catégorie !
Radio Maria a commencé à émettre ses émissions religieuses, catholiques, en mai 2020 pour la Suisse romande. L’on peut y écouter en direct ou en différé (en « podcast ») la messe du jour, la prière des Laudes ou des Vêpres, le Chapelet depuis Lourdes… Sous la direction de l’abbé Jean-Pascal Vacher, différents intervenants animent des émissions de foi (catéchèse, vie de saints…), des questions de société (bioéthique, éducation, médecine…) et donnent la parole à des chrétiens « engagés ».
Aujourd’hui, Radio Maria Suisse Romande risque de « plonger » comme le Crédit Suisse. Elle ne vit que sur le don des auditeurs et ses finances sont dans le « rouge ». Avant de devoir licencier du personnel, avant de voir « mourir » Radio Maria, l’abbé J.-P. Vacher lance un « S.O.S. », un appel pressant à la générosité des auditeurs.
C’est pourquoi nous relayons son appel.
Pour écouter Radio Maria Suisse Romande :
Avec une radio DAB +, ou sur internet (radiomaria-sr.ch) ou avec l’application mobile Radio Maria Suisse Romande.
Pour soutenir financièrement Radio Maria Suisse Romande :
La chapelle semble rayonner, peut-être pour symboliser l’influence que Nicolas a exercée.
Par Amandine Beffa | Photo : Jean-Claude Gadmer
Le verrier fribourgeois Jules Schmid a réalisé plusieurs vitraux pour l’église catholique de Charmey. Une première série date de 1938 et une deuxième de 1960, ce qui peut expliquer les différences de style.
Le vitrail représentant saint Nicolas de Flüe comporte deux registres. Dans la partie basse, le saint est représenté revêtu d’une robe de pèlerin. Il tient un chapelet dans une main et un bâton dans l’autre. C’est ainsi qu’il se serait présenté devant sa famille au moment de faire ses adieux en 1467 pour devenir ermite.
La Suisse du XVe siècle est incertaine et en proie à de nombreux conflits. Pour Nicolas, Dieu est le Dieu de la paix. C’est cette conviction qui l’anime alors qu’il sert dans l’armée. On raconte qu’il combattait l’épée dans une main et le chapelet dans l’autre.
Le saint est analphabète, ce qui n’empêche pas les puissances européennes de lui envoyer des émissaires pour bénéficier de ses conseils et de sa sagesse. L’épisode le plus marquant est représenté dans la partie haute du vitrail. Le 21 décembre 1481, après plusieurs années de discussion, la Diète de Stans s’apprête à prendre l’épée pour résoudre une querelle qui dure depuis quatre ans. Un conseiller se rend auprès de Nicolas qui lui remet un message de paix à destination des Confédérés. Le texte est consultable sur internet. Il se conclut ainsi : « Gardez-vous de divisions : elles vous détruiraient. Aimez-vous les uns les autres, Confédérés, et que le Dieu tout-puissant vous garde en sa bonté, comme Il l’a fait jusqu’à aujourd’hui. » Beaucoup sont convaincus que le saint a sauvé la Suisse ce jour-là.
Dans le haut du vitrail, en arrière-plan des Confédérés se serrant la main, la chapelle semble rayonner, peut-être pour symboliser l’influence que Nicolas a exercée sans jamais quitter son ermitage.
Le visiteur attentif notera que le vitrail comporte la mention Bx Nicolas de Flüe. La raison est extrêmement simple. L’œuvre a été réalisée en 1938 et Nicolas de Flüe a été canonisé en 1947.
Vous soignez avec Amour ce parterre de roses que votre main a planté ; elles sont belles comme un enfant des hommes et tous les jours vous leur rendez visite. Vous les soignez, vous leur apportez la nourriture qui leur convient, soit parce que vous l’aviez prévu dès la terre de plantation, soit parce qu’un nutriment nouveau est indispensable. Certains jours vous les offrez en cadeau à un ami ou bien vous les placez dans un vase proche de votre cœur. Elles sont en partie liées à votre vouloir mais certaines prennent un chemin que vous ne voudriez pas… Les voilà accablées par la maladie ou certaines se rebellent et vous piquent avec gourmandise. Vous voudriez qu’elles déploient tous leurs efforts pour resplendir, pour que leurs pétales soient comme la soie, leur senteur un parfum divin, mais elles ont leur mot à dire et peuvent se rebeller. Cependant si des gourmands poussent à partir de leur pied, elles comptent toujours sur vous pour les enlever.
Ainsi en va-t-il des humains, ils agissent selon leur bon vouloir mais ne comprennent pas quand Celui qui les a pétris au cours des âges et qui les a fait surgir de l’histoire de l’univers, ne vient pas à leur secours alors qu’ils se sont affranchis de lui. L’Humanité aurait-elle perdu la trace de son Jardinier ? Comment recevra-t-elle l’information vivifiante, celle qui la rapproche de son Créateur ? Certes, l’humanité est comme les roses, elle se meurt, mais une greffe spirituelle lui est proposée, une renaissance, une résurrection comme celle que nous fêtons à Pâques dans le sillage du Christ. Et Lui, le Christ, ne cesse de tendre la main à toutes « ses roses », quelle que soient leur espèce, leur beauté. Chacune, il les voudrait toutes dans le bouquet final, réunies autour de Lui.
« Unies, par la prière nous sauverons nos enfants. »Se soutenir mutuellement par des prières toutes simples, s’appuyersur la Parole de Dieu et choisir la confiance…
Par Marie-Hélène Rudin Cajeux, coordinatrice valaisanne et l’abbé Valentin Roduit | photo : l’abbé Valentin Roduit
Ce beau projet est celui de la Prière des mères, né en Angleterre en 1995, et présent en Valais depuis 15 ans. Le mouvement réunit, partout dans le monde, des groupes de deux à huit femmes au cœur de mère, désirant confier leurs enfants et tous les enfants du monde à la protection du Seigneur. Chaque semaine, les mères prient dans leur groupe, réunies chez l’une d’entre elles. Elles prient pour leurs enfants et face aux difficultés de ceux-ci, demandent la grâce de l’Abandon au Seigneur et du lâcher prise. Guidées par le petit livre blanc et bleu de la fondatrice Veronica Williams, les mères s’ouvrent à l’action du Seigneur et reçoivent de nombreuses réponses à leurs prières, à commencer par la paix du cœur. Sans jugement ni conseils, les prières formulées restent dans l’intimité et la confiance du groupe.
Murielle, une maman, raconte : « La Prière des mères m’a donné les meilleurs outils pour calmer les tracas de maman : prendre conscience que nos enfants sont avant tout ceux du Seigneur, Lui confier nos enfants (on dépose leurs noms dans un panier qui symbolise les bras du Seigneur) et Lui faire pleinement confiance. »
La Prière des mères fera une escale à Collombey. Bienvenue à toutes les femmes au cœur de Mère pour prier ensemble une fois, de manière ponctuelle et pourquoi pas entendre l’appel à lancer un groupe…
Le vendredi 19 mai à 8h30 au Monastère des Bernardines : messe aux intentions de la prière des Mères en Valais. La messe sera suivie de la prière des Mères avec toutes celles qui seront là, et un partage fraternel.
Pour vous procurer un carnet de prière, créer ou connaître un groupe proche de chez vous, n’hésitez pas à contacter : • Coordination VS : Marie-Hélène Rudin Cajeux, 077 485 66 93, cajeux.rudin@gmail.com • Coordination CH : Christine Delalande, 022 349 97 24, switzerland@mothersprayers.org
Des jeunes de divers cantons romands profitent de cet espace de liberté pour évoquer un sujet qui les intéresse. Rencontre avec le séminariste du diocèse de Lausanne-Genève-Fribourg, Rémi Steinmyller.
Rémi Steinmyller.
Par Rémi Steinmyller | Photos : DR
Au moment de rédiger cette carte blanche, la Suisse romande compte plus de 400 inscrits qui se rendront au Portugal en juillet prochain.
Quel est leur désir profond ? Vivre un événement dans la foi, c’est-à-dire une expérience communautaire. Ce que ces jeunes vont découvrir sur place c’est que leur foi, qui peut parfois être mise entre parenthèses pendant l’année, peut être vécue avec joie. Les JMJ seront la grande respiration annuelle dont chaque croyant a besoin. Une retraite spirituelle, lors d’un voyage qui mène loin de chez soi : c’est ce qu’on appelle un pèlerinage. Jésus n’était-il pas constamment sur les routes ? Il entraîne derrière lui une foule innombrable ; à Lisbonne c’est lui qui rassemble des centaines de milliers de personnes ! Si certains y vont pour la fête, ils se rendent vite compte que Dieu mène la barque et qu’il les appelle à le rencontrer. Nombreux sont ceux qui, bouleversés par la joie qui transpire de l’événement, se rendent compte que l’Eglise resplendit de la diversité de ceux qui en font partie.
Mais ne nous berçons pas d’illusions, la grande effervescence vécue va retomber. Eh quoi ? Regardons l’évangile: alors que Jésus a disparu aux yeux des apôtres et que ceux-ci retournent à leurs occupations, il faudra que Pierre se lève au milieu des disciples, pour proposer d’aller à la pêche.
De même, il en faudra quelques-uns parmi les pèlerins de retour de Lisbonne, qui se lèvent et qui disent : « Allons ! Et engageons-nous pour Jésus-Christ. » Comment ? Il faudra créer des petites communautés vivantes qui prient. Il faudra ici des témoins qui donnent leur vie au Christ pour continuer de vivre ce qu’ils auront vécu auprès du Seigneur là-bas. Si nous souhaitons que l’esprit des JMJ continue, il faut s’engager là où le Seigneur nous le demande.
Etre pèlerin, cela consiste, de retour chez soi, à témoigner du voyage, à se souvenir des rencontres dans lesquelles nous avons vu le Seigneur et surtout à faire advenir le règne du Christ en s’engageant à un événement dans lequel la foi est impliquée. Comme Marie, levons-nous et partons en hâte vers les lieux dans lesquels le Seigneur nous appelle.
Les Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) sont une formidable aventure spirituelle et humaine. La prochaine édition aura lieu en été 2023. Elles sont proposées à tous les jeunes de 16 à 30 ans qui désirent vivre cette aventure.
Par le Comité romand JMJ | Photos : WYofficial, DR
Plusieurs routes et différentes formules sont proposées au départ de la Suisse (en vélo, en passant par Lourdes, en passant par Braga). 420 jeunes Romands sont déjà en route pour l’aventure. Les jeunes pèlerins pourront découvrir le Portugal et recevront l’hospitalité des Portugais qui se préparent à recevoir les jeunes du monde entier depuis des mois. Des jeunes seront en route entre le 22 juillet et le 8 août selon les formules, ils seront tous le 31 juillet à Lisbonne pour vivre une semaine le long du Tejo du 1er au 6 août 2023 à l’invitation du pape François.
Cet évènement mondial hors du commun rassemble des jeunes venus des cinq continents. L’invitation est faite à tous. La rencontre des cultures et le vivre ensemble lors des JMJ est un riche témoignage d’humanité pour construire la paix.
Tous sont invités à vivre les Journées Mondiales de la Jeunesse. Les anciens participants, les amis, les paroisses sont invités à encourager les jeunes à participer, à prendre soin de les accompagner spirituellement et à les soutenir financièrement. Les jeunes de 16 et 30 ans sont invités à se lever et à partir pour l’aventure. Ensemble, en marche, à la suite de Marie : « Elle se leva et partit en hâte. » (Luc 1, 39)
Des jeunes de divers cantons romands profitent de cet espace de liberté pour évoquer un sujet qui les intéresse. Rencontre avec le séminariste du diocèse de Lausanne-Genève-Fribourg, Rémi Steinmyller.
PAR Rémi Steinmyller | Photos : DR
Au moment de rédiger cette carte blanche, la Suisse romande compte plus de 400 inscrits qui se rendront au Portugal en juillet prochain.
Quel est leur désir profond ? Vivre un événement dans la foi, c’est-à-dire une expérience communautaire. Ce que ces jeunes vont découvrir sur place c’est que leur foi, qui peut parfois être mise entre parenthèses pendant l’année, peut être vécue avec joie. Les JMJ seront la grande respiration annuelle dont chaque croyant a besoin. Une retraite spirituelle, lors d’un voyage qui mène loin de chez soi : c’est ce qu’on appelle un pèlerinage. Jésus n’était-il pas constamment sur les routes ? Il entraîne derrière lui une foule innombrable ; à Lisbonne c’est lui qui rassemble des centaines de milliers de personnes !
Dieu mène la barque
Si certains y vont pour la fête, ils se rendent vite compte que Dieu mène la barque et qu’il les appelle à le rencontrer. Nombreux sont ceux qui, bouleversés par la joie qui transpire de l’événement, se rendent compte que l’Eglise resplendit de la diversité de ceux qui en font partie.
Mais ne nous berçons pas d’illusions, la grande effervescence vécue va retomber. Eh quoi ? Regardons l’évangile: alors que Jésus a disparu aux yeux des apôtres et que ceux-ci retournent à leurs occupations, il faudra que Pierre se lève au milieu des disciples, pour proposer d’aller à la pêche.
Créer des communautés vivantes
De même, il en faudra quelques-uns parmi les pèlerins de retour de Lisbonne, qui se lèvent et qui disent : « Allons ! Et engageons-nous pour Jésus-Christ. » Comment ? Il faudra créer des petites communautés vivantes qui prient. Il faudra ici des témoins qui donnent leur vie au Christ pour continuer de vivre ce qu’ils auront vécu auprès du Seigneur là-bas. Si nous souhaitons que l’esprit des JMJ continue, il faut s’engager là où le Seigneur nous le demande.
Etre pèlerin, cela consiste, de retour chez soi, à témoigner du voyage, à se souvenir des rencontres dans lesquelles nous avons vu le Seigneur et surtout à faire advenir le règne du Christ en s’engageant à un événement dans lequel la foi est impliquée. Comme Marie, levons-nous et partons en hâte vers les lieux dans lesquels le Seigneur nous appelle.
La pratique de la prière, ses liens avec la méditation sont décrits et analysés dès les débuts de l’ère chrétienne. Saint Jérôme (347-420) écrit : « Le moine se reconnaît non à ses paroles et ses discours, mais à son assise en silence. »
Mais cette « méditation chrétienne », qui peut prendre la forme d’une attitude contemplative, se situe toujours dans l’attention du croyant à la présence de Dieu comme le précise le théologien Eckhart von Hochheim (1260-1328) : « Il est très doux pour un ami d’être près de son ami. Dieu nous assiste et demeure près de nous, constant et immuable. »
Cependant, si la prière peut utiliser les méthodes de la méditation, elle prend de nombreuses formes : parole et silence, méditation sur un texte et simple disponibilité, solitude et communauté. Bien des polarités de ce type structurent le champ de la prière chrétienne.
Les bienfaits de la méditation
La science s’intéresse à la méditation en cherchant à montrer ses effets sur nos comportements, nos perceptions de notre environnement. Il apparaît ainsi que la méditation apporte de nombreux bienfaits essentiellement sur nos perceptions mentales et psychologiques :
• La méditation favorise le bien-être mental.
• La méditation stimule le cerveau.
• La méditation réduit la douleur.
Il est démontré qu’à l’issue de cinq séances de 20 minutes de méditation, la plupart des participants ont remarqué une diminution significative de leur niveau de stress au quotidien, d’anxiété, de dépression, de colère et de fatigue, et une meilleure attention. Par ailleurs, ils ont vu leur comportement s’améliorer sur le plan émotionnel, cognitif et social.
Prière silencieuse
Concrètement, l’attention portée dans la foi à la présence de Dieu se trouve facilitée par l’énonciation intérieure du Nom de Dieu. Origène (185-253) nous le rappelle lorsqu’il écrit : « Aujourd’hui encore le nom de Jésus apaise les âmes troublées, réduit les démons, guérit les maladies ; son usage infuse une sorte de douceur merveilleuse ; il assure la pureté des mœurs ; il inspire l’humanité, la générosité, la mansuétude. »
En présence de Dieu, ce que nous sommes est plus important que ce que nous faisons, « Dieu est le Dieu du présent, disait Eckhart von Hochheim. Tel il te trouve, tel il te reçoit, tel il te prend. » C’est dans cette relation de personne à personne entre le croyant et Dieu que réside la spécificité de la méditation chrétienne.
Ce qui est essentiel dans cette longue tradition d’assise silencieuse, ce n’est pas la pratique, encore moins ce qui pourrait apparaître comme des techniques, c’est la présence du Christ. C’est Lui qui donne sens à la pratique, c’est le don de son Esprit qui fait grandir l’union avec Lui.
Chaque année, à Pâques et en été, c’est plus de 200 enfants et jeunes qui vivent une semaine entre pairs pour approfondir leur foi, réfléchir aux grandes orientations de leur vie, rencontrer Dieu au travers d’un thème spécialement conçu pour les camps, exprimer leurs talents et partager des activités avec d’autres jeunes chrétiens.
Vous en avez certainement déjà entendu parler, les Camps Voc’ sont ancrés dans le paysage romand depuis plus de 40 ans. Et ils savent se renouveler d’année en année ! Le but de ces camps est d’inviter les enfants à ouvrir leurs yeux et leurs oreilles à l’appel particulier que Dieu leur fait. Pour cela, nous sommes tout d’abord sensibles à la représentation des diverses vocations et états de vie dans nos équipes : laïc, prêtre, religieuse, jeune, famille… nous essayons de montrer aux participant·e·s que toute personne est appelée à se donner, d’une manière ou d’une autre, au travers d’un état de vie mais aussi d’un métier choisi ou d’une activité bénévole offerte. Nos équipes offrent un vrai témoignage de la diversité de l’Eglise.
Puis, c’est au travers d’activités ludiques – indispensables pour vivre une vraie semaine de camp – ainsi que des temps de prières, de partages, que nous sensibilisons vos enfants à la vie chrétienne dans notre société. Jeux de pistes, Cluedos géants, veillées et messes se côtoient, tout comme dans notre vie d’adulte chrétien·nes en 2023.
N’hésitez pas à contacter les responsables de camp pour en savoir plus sur ces fabuleuses semaines consacrées au 9-20 ans ou à vous rendre sur www.vocations.ch
Les spiritains sont des religieux, prêtres ou frères, membres d’un institut missionnaire : la Congrégation du Saint-Esprit sous la protection du Cœur Immaculé de Marie.
Cet institut est né il y a 320 ans, dans le quartier latin à Paris, de l’initiative d’un jeune avocat et séminariste Claude Poullart des Places, en vue de former des prêtres qui se destinaient à servir dans des missions éloignées, délaissées ou en manque de pasteurs !
La congrégation du Saint-Esprit fut revivifiée en 1848, par la fusion avec la société du Saint-Cœur de Marie, formée par un prêtre converti du judaïsme, le Père François Libermann.
Les spiritains vivent en communauté fraternelle, accueillante et priante. Frères ou prêtres, ils partent en mission dans le monde entier, surtout là où l’Eglise trouve difficilement des ouvriers. Il y a aussi des laïcs qui se joignent à la mission spiritaine tout en gardant leur état de vie. Ce sont les Associés spiritains.
La présence spiritaine en Suisse a commencé les premières années du XXe siècle, lorsqu’en 1901, la loi qui vise la suppression des congrégations religieuses fut promulguée en France. Les spiritains ont trouvé un pays de refuge en Suisse avec la fondation des trois premières communautés, d’abord à Fribourg avec l’ouverture en 1906 du Séminaire des Missions. Quelques années plus tard s’ouvrira la « Villa Notre-Dame » à Montana et puis « l’Ecole des Missions » au Bouveret.
Aujourd’hui les spiritains en Suisse œuvrent uniquement en Suisse romande : dans le Diocèse de Lausanne-Genève-Fribourg, avec une communauté apostolique à Genève et deux communautés à Fribourg (au Botzet 8 et à Marly) et dans le diocèse de Sion, il y a une communauté régionale à Erde et la communauté de Vouvry. Il y a aussi la communauté de l’Ecole des Missions au Bouveret située dans le diocèse d’Annecy !
Brève présentation du Père Joseph Akuamoah-Boateng
A la rencontre de la communauté des spiritains de Vouvry
Texte et Photo par Joseph Akuamoah-Boateng
Je suis Joseph Akuamoah-Boateng, originaire du Ghana, une ancienne colonie britannique en Afrique de l’Ouest. Je suis né le 22 juillet 1979 à Akomadan-Ashanti, d’une fratrie de trois enfants. Je suis entré chez les spiritains en 2002 après le collège. J’ai fait mon premier engagement en 2004 après le noviciat, puis des études philosophiques avec licence à Ejisu, Ghana en 2007. La même année j’ai commencé deux ans de stage apostolique en la République Islamique de Mauritanie.
En septembre 2009, j’ai commencé les études théologiques à Ngoya, Cameroun. Je suis ordonné prêtre le 17 août 2013 à Accra, Ghana et affecté au Bénin.
En 2015, je suis rappelé au pays pour une formation en sciences d’éducation (Master) et pour un ministère comme vicaire pendant trois ans.
Je suis entré au Séminaire comme formateur et chargé de vocation spiritaine en 2018, d’où je suis réaffecté en Suisse depuis l’automne 2021 comme vicaire des paroisses du Haut-Lac.
Bienvenue en Suisse, Arnaud !
A la rencontre de la communauté des spiritains de Vouvry
Rencontre avec Arnaud, jeune stagiaire du Gabon, qui a rejoint la communauté spiritaine de Vouvry. Il retrace son parcours qui l’a mené de l’Afrique jusqu’à nous.
Texte et propos recueillis par Nicolette Micheli | Photo : Gervaise Imhof
« Très jeune, j’ai senti grandir en moi le désir de devenir prêtre, nous dévoile Arnaud avec calme et assurance. Après ma communion, j’ai rejoint le groupe des servants de messe. On se retrouvait une soixantaine chaque samedi. J’ai évolué dans le groupe : de responsable, je suis devenu formateur. On admirait les prêtres et plusieurs d’entre nous avaient le projet d’être un jour comme eux ! » On sent déjà, chez Arnaud, une vie très ancrée en Dieu et un engagement mûrement réfléchi pour le faire connaître.
Bénédiction pour une famille éprouvée
Tout un parcours l’a conduit à se retrouver parmi nous aujourd’hui. Arnaud est né en 1994 à Lambaréné, une ville du Gabon devenue célèbre grâce au Docteur Schweitzer, un Alsacien qui y a créé un hôpital gratuit, au siècle passé. Il est le cinquième d’une famille de six enfants. Son père est entrepreneur et sa mère infirmière. Il a neuf ans quand sa mère meurt subitement : toute la famille est sous le choc. Désormais, c’est sa sœur aînée, ingénieure dans une ville voisine qui l’accueille chez elle. « J’étais bon élève, j’aimais le sport et surtout le foot. Un jour, ma sœur m’a demandé d’arrêter le club pour me consacrer entièrement à mes études. J’ai obéi, avec regret, avoue-t-il dans un léger soupir. Comme j’avais bien réussi mon bac, je pouvais bénéficier d’une bourse. Ma sœur me voyait déjà dans une école d’ingénieur en France. Mais mon choix initial s’était toujours renforcé. Finalement, chacun l’a accepté. Tous étaient fiers de moi, car avoir un prêtre dans la famille, c’est une bénédiction ! »
Accueilli chez les spiritains
Arnaud choisit d’entrer chez les spiritains, une congrégation dont il admire l’esprit missionnaire. Durant quatre ans, il vit dans une cure comme aspirant-spiritain et suit une formation de catéchiste. Puis, après un an de postulat, il entre au Grand Séminaire International Spiritain de Libreville, où il partage la vie de 80 séminaristes. Durant trois ans, il étudie la philosophie à l’université et obtient sa licence. « J’avais de brillants professeurs qui, à travers la philosophie, m’ont ouvert l’esprit. » Il en parle encore avec enthousiasme !
Il est envoyé un an au Cameroun, pour le noviciat. En prononçant ses premiers vœux, il entre officiellement chez les spiritains. De retour au Gabon, dans la Maison Libermann, il fonctionne comme économe. « J’apprends que je dois partir pour un stage en Suisse. J’aurais préféré rester dans mon pays, confie-t-il avec un sourire plein de nostalgie. Mais, pour un spiritain, c’est important d’avoir une autre idée de la mission et d’enrichir son expérience. »
Arnaud accompagne les prêtres dans leur pastorale, s’implique dans le groupe d’enfants qui préparent leur communion, suit les servants de messe. Durant son temps libre, il découvre avec plaisir les ouvrages de l’abbé Joël Pralong. D’un naturel timide et réservé, on le découvre pourtant très à l’aise dans la prédication où il a l’art de toucher les cœurs : un vrai charisme ! Son projet immédiat : obtenir le permis de conduire… suisse ! Bonne chance !
Portrait d’Anne Pak-Agi. Elle est l’une des cent-trois martyrs de Corée.
Parmi les martyrs, nombreux sont ceux qui ont dû tourner le dos à leur famille et couper les liens avec elle pour suivre le Seigneur. La Coréenne Anne Pak-Agi était l’une d’entre eux.
Par Myriam Bettens | Photo : cbck
« Avez-vous encore beaucoup de vies à vivre ? », ont demandé les geôliers à Anne Pak-Agi face à son apparente insensibilité de cœur. En effet, son mari et son fils avaient été libérés alors qu’elle continuait à croupir en prison. « Il suffit d’un mot pour que vous fassiez de même. » Ce « mot » devait prendre la forme d’une apostasie et la Coréenne en rejette l’idée même : « J’ai décidé de garder ma foi et de mourir pour elle. » Une foi alors réprimée dans la Corée du XVIIIe siècle.
En 1836, elle est arrêtée en même temps que son mari et son fils aîné. Son époux avait alors de nombreux alliés à la cour. Ces derniers les incitent à apostasier pour éviter l’emprisonnement et la peine capitale. Après de multiples tortures, son mari et son fils cèdent. Anne Pak-Agi, quant à elle, reste ferme dans sa foi. Le juge alterne douceur et sévérité pour la faire ployer, en vain. Des morceaux de sa chair sont méthodiquement retirés, jusqu’à mettre ses os à nu, mais elle campe sur ses positions.
Ses proches lui rendent visite chaque jour et la supplient d’apostasier pour recouvrer sa liberté, au lieu de quoi celle-ci leur répond : « Pour quelques jours de votre vie, vous exposerez-vous à la mort éternelle ? Au lieu de me demander de transgresser, vous devriez m’exhorter à rester ferme. Revenez plutôt à Dieu et enviez mon bonheur. »
Après trois ans de prison, Anne Pak-Agi a été condamnée à mort par décapitation. Le 24 mai 1839, « pour avoir lu des livres erronés et porté des images diaboliques », elle a été emmenée à l’extérieur des murs de la ville avec huit autres catholiques afin d’y être exécutée. Anne Pak-Agi a été canonisée le 6 mai 1984 sur la place Yoido, à Séoul, par le pape Jean-Paul II.
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