Quand les catéchistes innovent pour cheminer avec les enfants

Quatre des catéchistes paroissiales en séance de travail. De gauche à droite, Céline Marmy, Marianne Berset, Nathalie Kamoo et Mireille Duc.

Depuis très longtemps, les catéchistes de la paroisse cheminent avec des groupes d’enfants vers la vie eucharistique. Cette route a évolué au fil des années car le contexte dans lequel nous vivons a changé. Eclairage.

Par Marianne Berset, responsable de la catéchèse au niveau paroissial
Photos : Georges Losey

Pendant très longtemps, seuls les enfants vivaient une retraite en plus de la catéchèse qui leur était transmise en classe. Aujourd’hui, les enfants que nous rencontrons chaque semaine ont beaucoup de joie il me semble à vivre les rencontres de catéchèse. Chance ou douleur ? Voici la question que je me pose… Oui chance… car ils découvrent Jésus-Christ qui donne sa Vie pour nous, la force de son Esprit Saint pour aider à avancer dans la vie ainsi que Sa Présence quotidienne. Mais aussi douleur, car nous savons que nous ne les voyons pas dans nos eucharisties. Personnellement, je pense que cela ne nous appartient pas car nous ne savons pas à quel moment le Seigneur va les rejoindre ou plutôt comment Il touche leur cœur…

Accompagner aussi les parents

Notre but à nous, catéchistes, c’est de prendre les enfants où ils en sont sur leur chemin de vie et de faire un bout de route avec eux, en se rappelant que les parents sont les premiers éducateurs de la foi de leur enfant. Depuis un an, nous vivons des rencontres personnelles avec les parents des premiers communiants, ceux-ci nous accueillent volontiers et découvrent que le cheminement n’est pas si astreignant et ainsi les soutient mieux dans cette démarche.

Une préparation maison

Pour nos rencontres, mais aussi pour le cheminement vers la vie eucharistique, le Service cantonal de la catéchèse nous transmet des documents à partager avec les familles. Ils sont très bien préparés mais cette année, j’ai souhaité faire un pas de plus avec les catéchistes, car je me suis rendu compte qu’elles avaient besoin de s’approprier les rencontres pour pouvoir transmettre ce qui les habite. Ainsi tout en restant dans la ligne proposée par le canton, nous prenons beaucoup plus de temps entre nous, pour prier, pour préparer les temps forts. De ce fait, ceux-ci deviennent leur temps fort, les enracinent aussi plus dans la foi et leur permettent d’être des témoins qui parlent avec le cœur.

Deux voix suivies

Cette manière de cheminer, j’ai eu la chance de la vivre lorsque mes enfants étaient petits et cela m’a apporté beaucoup de motivation, de joie et l’envie d’aller à la Source. Le fait de s’approprier les rencontres procure aux catéchistes une autre dynamique. Cette année, ce sont les disciples d’Emmaüs et le bienheureux Carlo Acutis qui nous aident à avancer sur la route. L’approfondissement donne envie à chacun et chacune de s’enraciner toujours plus profondément. Nathalie Kamoo, catéchiste à Estavayer, s’est rendue à Assise sur les pas de Carlo Acutis pour s’imprégner de ce Bienheureux. 

Merci aux catéchistes qui se donnent sans compter pour soutenir ces enfants, ces familles dans ce cheminement vers la vie eucharistique et faire un petit bout de route avec eux.

Berceuse de la Mère de Dieu

En ce numéro de Pâques Spéciale famille, nous vous proposons un poème de Marie Noël, de son vrai nom Marie Rouget. Cette «Berceuse de la Mère de Dieu» exprime tout à la fois l’émerveillement d’une mère, l’humilité, la joie d’avoir donné la vie et la douleur…

Proposé par Yasmina Pot | Photo : Jean-Michel Moix

Poème par Marie Noël (1883-1967)

Mon Dieu qui dormez, faible entre mes bras,
Mon enfant tout chaud sur mon cœur qui bat,
J’adore en mes mains et berce, étonnée,
La merveille, ô Dieu, que m’avez donnée.

De fils, ô mon Dieu, je n’en avais pas. 
Vierge que je suis, en cet humble état
Quelle joie en fleur de moi serait née ?
Mais vous, Tout-Puissant, me l’avez donnée.

Que rendrai-je à Vous, moi sur qui tombe
Votre grâce ? Ô Dieu, je souris tout bas, 
car j’avais aussi, petite et bornée, 
J’avais une grâce et Vous l’ai donnée.

De bouche, ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas
Pour parler aux gens perdus d’ici-bas…
Ta bouche de lait vers mon sein tournée, 
Ô mon Fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

De main, ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas
Pour guérir du doigt leurs pauvres corps las…
Ta main, bouton clos, rose encore gênée,
Ô mon Fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

De chair, ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas
Pour rompre avec eux le pain du repas…
Ta chair au printemps de moi façonnée, 
Ô mon Fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

De mort, ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas
Pour sauver le monde… ô douleur, là-bas,
Ta mort d’homme, un soir, noire, abandonnée,
Mon petit, c’est moi qui te l’ai donnée.

Mort… tellement nôtre !

Par Frédéric Monnin

« La mort n’est rien. Je suis seulement passé dans la pièce à côté. »

Je l’avoue, à chaque fois que j’entends ce texte, au demeurant fort bien écrit, souvent lu lors de cérémonies funèbres, je m’étonne… Mettons d’emblée les choses au clair : ce texte n’est pas né de la plume de Charles Péguy, et encore moins de celle de saint Augustin. Auraient-ils osé, l’un comme l’autre, prétendre que la mort n’est rien, alors que depuis 2000 ans, chaque messe qui fut, qui est et qui sera célébrée, atteste que le Christ a, par son sacrifice sur la croix, vaincu ce prétendu « rien » ?

Vous en conviendrez avec moi : si la mort n’est rien, alors pourquoi tant de larmes, de cris, de souffrances… ? Si la mort n’était rien, celle du Fils aurait-elle meurtri le cœur du Père au point que la terre, alors plongée dans les ténèbres, tremblât, et que se déchirât le rideau du Temple ? (cf. Mt 27, 51)

Oui, la mort est quelque chose ! Mais la tendance est à sa négation, ou tout du moins son occultation. Et quand enfin l’on se rend compte qu’elle est inéluctable, on exhibe tel un trophée ce fruit fameux de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, en prétendant juger que telle ou telle mort est digne ou pas, selon que l’on aura souverainement décidé quel jour et à quelle heure elle devra intervenir. Au risque de blesser certaines sensibilités, le seul souverain en la matière, du moins à en croire ce Jésus dont nous nous disons les témoins, c’est Dieu le Père. Ce même Père à qui nous disons chaque dimanche, les bras levés au ciel : « Que ta volonté soit faite ! »

En ces temps où nous faisons mémoire plus intensément de ce glorieux matin qui consacra la victoire de la Vie, prenons le temps de redécouvrir le sens profond du baptême : il nous a plongés dans la mort et la résurrection du Christ, il nous a fait mourir à nous-mêmes pour en renaître enfants d’un même Père, et frère de Jésus qui, à l’heure de sa mort, savait qu’il s’en relèverait. Ne nous a-t-il pas promis qu’il en serait de même pour nous ?

 

Au service de la paroisse depuis trente-deux ans!

La décoration florale de l’église de Montbrelloz est un plaisir pour cette femme dont l’engagement est exemplaire.

Cela fait déjà 32 ans que l’engagement paroissial de Maria Plancherel a commencé. En 1991, elle est arrivée au Conseil de paroisse de Montbrelloz. Elle en fut la présidente pendant 8 ans. Dès 2018, après la fusion de la grande paroisse, elle continua son engagement au sein du Conseil de communauté de Notre-Dame des Flots.

Par Bernadette von Niederhäusern | Photos : Raphaël Roulin

Dès 2019, elle devient sacristine de Mont-brelloz. Maria Plancherel a pris très à cœur cette responsabilité en venant en avance pour préparer minutieusement les cérémonies. « Pour moi, c’est important d’éviter le stress de dernière minute afin de gérer les imprévus sereinement. Cela me permet d’avoir le temps d’accueillir le prêtre et les divers acteurs de la célébration » confie-t-elle.

Sacristine mais aussi…

Mais Maria Plancherel a encore d’autres activités ! Accompagnée de Marie-Claire  – la sacristine de Rueyres-les-Prés – , elles animent  toutes les deux, le lundi matin, le chapelet au home « Les Mouettes ». Elle se dévoue aussi pour la décoration de l’église. Elle confectionne des arrangements en recourant la plupart du temps aux fleurs de son jardin. Et son service continue en tant que lectrice et auxiliaire de communion. 

« Cela me rend plus proche de Dieu »

« La variété de ces activités me plaît beaucoup. Cela m’enrichit d’être en contact avec les gens car j’aime être au service de la communauté et ça me donne beaucoup de joie. Cela me rend aussi plus proche de Dieu. Certaines activités, dans le silence de l’église, m’invitent à prier pour la paix, l’Eglise, etc. Je me confie aussi à saint Joseph, le patron des familles. Il est précieux pour moi. Il m’a beaucoup soutenue dans mes difficultés » explique-t-elle.

Elle ajoute : « Je suis reconnaissante envers Dieu de m’avoir rendue capable de remplir ces diverses tâches. En effet, il m’a accordé sa confiance en me choisissant pour ces services. » 

Merci pour son engagement et son enthousiasme ! 

Un écran TV pour l’église de Monthey

Cela ne vous aura pas échappé, un immense écran TV est désormais fièrement suspendu au mur latéral droit de la nef de l’église de Monthey. Après Muraz et Collombey, la remontée du Rhône se poursuit, voilà désormais le chef-lieu des églises paroissiales qui a elle aussi comme son air d’édifice 2.0 😊 Rencontre avec le curé Jérôme Hauswirth pour mieux comprendre ces changements.

Interview réalisée par Valentin Roduit | Photos : Jérôme Hauswirth, DR

Jérôme, pourquoi mettre une TV dans l’église ?
Il y a quelques années, nous avions fait l’expérience d’afficher les chants par un beamer portable à Collombey. Ce fut très apprécié par les paroissiens, mais c’était lourd ! Il fallait tout installer et démonter avant et après chaque célébration. Avec la pose de ce matériel fixe, nous sommes beaucoup plus confortables, tant en termes de qualité d’image que d’économie de temps de préparation. Il suffit désormais de tout préparer à domicile et par une simple clef USB ou son portable, on peut tout gérer très facilement. Cela va permettre d’afficher les chants ou de passer une vidéo. Cela correspondait clairement à une attente.

Oui, mais le prêtre ne peut pas à la fois célébrer la messe et gérer l’image projetée…
De fait, je compte sur les grands servants de messes pour assurer ce nouveau service.

Peut-on afficher autre chose que des images fixes ?
Oui, l’avantage de ces nouvelles installations est qu’elles permettent non seulement de regarder un power-point (une série d’images) mais plus encore de visionner des vidéos, avec un son qui sort directement des haut-parleurs de l’église ! On peut aussi utiliser la TV pour mettre en évidence une affiche en début de messe.

Et que pensez-vous projeter ?
En l’état, je pense d’abord à la liste des chants de la messe et aussi des vidéos réalisées par l’assistant pastoral F.-X. Mayoraz. Ce sont de très beaux montages, mettant en avant des jeunes de notre région et qui témoignent de leur foi. Mais à terme aussi de courts enseignements, des messages vidéo de notre évêque ou du Pape. Et pour les grandes occasions où l’affluence est plus large que d’habitude, nous projetterons aussi les réponses de la messe, pour permettre que tout le monde se sente à l’aise.

Et combien coûtent ces installations ?
C’est à la fois beaucoup et très peu. La gigantesque télévision de plus de 2 mètres de diagonale revient avec toute l’installation à près de Fr. 7’000.–. Autant dire que si les prix n’avaient pas autant baissé ces dernières années, jamais l’acquisition d’une telle TV n’aurait été dans nos possibilités. 

Merci et au plaisir de voir ces nouvelles technologies à l’œuvre !

La protectrice des Amérindiens

« La bonté peut être désagréable si elle laisse une piqûre derrière elle. » Katharine Mary Drexel a fait sienne cette maxime enseignée par sa belle-mère. Née dans une famille américaine de philanthropes, la jeune femme apprend au contact de cette femme en lutte contre un cancer en phase terminale, que l’argent des Drexel ne pouvait acheter ni protection contre la douleur, ni contre la mort. Sa vie prend alors un profond tournant.

Par Myriam Bettens | Photo: DR

La vie de Katharine Mary Drexel ne commence pas de la manière la plus simple qui soit. Elle voit le jour à Philadelphie en novembre 1858. Cinq semaines plus tard, sa mère décède. Son père épouse Emma Bouvier. Cette dernière élève « Kate » et ses deux sœurs comme ses propres filles sur un modèle de « féminité chrétienne » et de philanthropie. Elle montre la voie en ouvrant sa maison trois fois par semaine pour venir en aide aux pauvres de Philadelphie. Emma décède en 1883 d’un cancer, suivie de son mari en 1885. Les sœurs Drexel décident d’utiliser les 14 millions de dollars, fortune colossale pour l’époque, pour poursuivre les activités philanthropiques de leurs parents.

Particulièrement sensible au traitement réservé aux Amérindiens, Katharine Mary Drexel cherche à améliorer les possibilités d’éducation dans les réserves de l’Ouest américain. En 1886, elle se rend en Europe pour se former aux dernières techniques d’enseignement. Elle y rencontre le pape Léon XIII et lui demande d’envoyer des religieuses sur le terrain. Le Pape lui propose alors de devenir elle-même missionnaire. En 1887, elle écrit au père James O’Connor, le prêtre de sa famille, pour lui faire part de sa résolution de se consacrer au Christ. L’évêque local suggère la création d’un nouvel ordre au service des Amérindiens et des Afro-Américains. Le 12 février 1891, elle prononce ses vœux en tant que fondatrice des Sœurs du Saint-Sacrement pour les Amérindiens et les Afro-Américains. A sa mort, en 1955, l’ordre dirige 61 écoles, trois maisons de services sociaux et l’Université Xavier de Louisiane, seule université ouverte alors aux Afro-Américains. L’année 1964 marque l’ouverture de sa cause en béatification. Canonisée le 1er octobre 2000, elle est fêtée tous les 3 mars.

«J’aime ces 40 jours de Carême!»

Par l’abbé Darius Kapinski, curé-modérateur | Photo : DR

Le Carême précède et prépare la fête de Pâques – commémoration de la plus grande victoire, celle du Christ sur la mort.

J’aime cette période de 40 jours ! L’Eglise me l’offre comme un cadeau montrant en exemple le Christ qui repousse les tentations du Mauvais. La prière et le jeûne en deviennent les merveilleux remèdes et mes privations servent à une plus grande ouverture aux autres.

Quelqu’un a bien dit qu’en nous privant du nécessaire, nous nous rappelons que Dieu nous est encore plus nécessaire.

En Suisse, il existe une forme originale de partage qu’on ne trouve pas dans mon pays d’origine et que j’apprécie tout particulièrement, c’est la soupe de Carême. Ce repas simple m’invite à la privation et à donner à cette occasion une aumône, l’équivalent de ce que je compterais pour un bon repas au restaurant.

Fructueux Carême à tous !

Mercredi 1er février à Monthey: rencontres des servants des messe

Depuis quelques mois, les servants de messe de Monthey-Choëx peuvent compter sur de nouvelles responsables pour les former au service, organiser le planning et leur préparer des rencontres récréatives et sympathiques, comme celle de la Chandeleur. A cette occasion, les servants du Haut-Lac et de Collombey-Muraz se sont joints à l’équipe de Monthey, le mercredi 1er février, à la Maison des jeunes, pour manger les crêpes !

Par Erika Fialho Meninas, Pour les Anciennes
Photos : Patricia Rodrigues

Les « Anciennes »

Nous sommes un groupe de sept amies âgées entre 19 et 21 ans qui se sont rencontrées dans le cadre de l’Eglise. Nous avons toutes fait notre parcours religieux depuis le baptême jusqu’à la confirmation. Nous ne nous connaissions pas toutes, malgré que l’on ait suivi notre catéchèse et nos autres « formations » ensemble. Jusqu’au jour où la proposition de devenir servantes de messe a fait surface. Nous avions toutes accepté cette mission qui allait en plus nous rapprocher de Dieu ! 

Nous sommes devenues meilleures amies grâce à cette activité et gardons de merveilleux souvenirs ! Nous avons une grande reconnaissance pour notre ancienne responsable, Maria Paiano, qui a su nous transmettre sa joie de vivre et sa bonne humeur que nous voulons à notre tour transmettre aux jeunes servants ! Nous formons maintenant le groupe autoproclamé « des Anciennes » et nous accompagnons les enfants et les jeunes tout au long de leur parcours de servants. Nous proposons aussi des sorties et des activités en dehors des messes. Nous sommes toutes très heureuses d’avoir cette responsabilité et nous nous réjouissons de mieux connaître les servants de la paroisse ! 

La Chandeleur

En février, nous nous sommes rencontrés, avec les servants de Collombey-Muraz et du Haut-Lac (en plus du groupe de Monthey-Choëx) pour en apprendre davantage sur ce qu’était la Chandeleur et tisser des liens entre nous.

La Chandeleur n’est pas juste une bonne occasion de manger des crêpes, c’est une fête religieuse !

A l’époque romaine, c’était une fête annuelle en l’honneur des défunts, au cours de laquelle les Romains veillaient à l’aide de  cierges et de torches, d’où la racine du mot qui est « chandelle ». Plus tard, le pape Gélase a christianisé cette fête : la Chandeleur a lieu le 2 février, soit 40 jours après Noël et commémore la présentation de Jésus au Temple. Durant des siècles, cette fête a été symbolisée par des chandelles et des crêpes. Par leur forme ronde et leur couleur dorée, les crêpes représente le disque solaire et le retour à la Lumière.

Notre rencontre s’est poursuivie par des jeux et un temps de prière à l’église tous ensemble. 

Crêpes party pour le goûter.

Greviria, au service de la jeunesse bulloise

Par Philippe Bonnet et Luca Charlier | Photo : Philippe Bonnet

Peut-être avez-vous déjà pu apercevoir, au défilé de la Fête-Dieu par exemple, de jeunes étudiants coiffés d’un couvre-chef amarante et munis d’un sautoir tricolore. Ce sont des membres de la Greviria, la section bulloise de la Société des étudiants suisses. Celle-ci, abrégée SES, est la plus grande société du type en Suisse. Elle fut fondée en 1841 dans le but de donner aux étudiants catholiques une alternative conservatrice aux autres sociétés d’étudiants qui existaient à l’époque, plus libérales. Historiquement, la SES joua un important rôle politique au sein de notre pays et presque tous les membres du Parti catholique conservateur (l’actuel PDC) furent issus de ses rangs.

La Greviria se rassemble hebdomadairement lors de stamms où ses membres passent ensemble un moment convivial autour d’un verre, échangeant sur des sujets divers – politique, école, histoire et d’autres – ou entonnant joyeusement des chants enjoués. C’est alors que règne la première de nos trois valeurs : Amicitia.

Conformément à sa deuxième valeur, Scientia, la Greviria organise également pour ses membres des activités plus intellectuelles, comme des conférences, des visites de musées ou des concerts, car il s’agit aussi de former des esprits intelligents et mûrs.

Virtus, notre ultime mot d’ordre, donne à la Greviria sa dimension spirituelle et morale, ancrée dans la foi catholique. Ainsi, à travers témoignages et exemples de vie chrétienne, plusieurs de nos membres ont pu, gratia Dei, trouver ou retrouver leur foi, le plus récent ayant entamé sa catéchèse afin de recevoir le baptême. Avant chaque événement d’importance, nous assistons également à une messe, donnée par notre aumônier, l’abbé Kolodziejczyk, pour accorder au Christ la place qu’Il mérite dans nos rencontres. La Greviria s’engage aussi activement et charitablement, par exemple au cours du semestre passé, quand nous avons donné chaque semaine des cours de soutien scolaire gratuits à des élèves en difficulté.

En librairie – mars 2023

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Jésus de Nazareth
Benoît XVI

Benoît XVI examine la vie de Jésus rapportée dans les Evangiles pour y discerner le Jésus historique. De façon très concrète, il éclaire les questions fondamentales que l’on se pose tous, comme les raisons pour lesquelles ce monde apparaît si imparfait, plein d’injustices ou pourquoi Dieu ne manifeste pas de manière plus évidente son existence. Ce livre se découvre par courts chapitres accessibles qui nourrissent autant la réflexion que la méditation. En cela, il peut tout à fait répondre aux attentes d’un lecteur moderne qui n’est pas féru de théologie, mais veut en savoir davantage.

Editions Flammarion

Acheter pour 15.50 CHF

Qumrân
Le Monde de la Bible, no 242

75 ans après leur découverte du printemps 1947, les manuscrits de la mer Morte continuent de mobiliser de nombreuses équipes de chercheurs dans le monde. Une recherche fructueuse puisque l’étude des textes, l’archéologie et l’interprétation du site de Qumrân, avec l’appui des nouvelles technologies, livrent ainsi de nouveaux enseignements. Le Monde de la Bible a demandé à des chercheurs d’universités européennes et américaines de nous révéler ce que l’on avait appris de nouveau sur les fameuses grottes, sur le texte du maître de Justice, sur ce que disent les textes araméens ou ce que l’intelligence artificielle a pu nous apprendre du monde des scribes de Qumrân.

Editions Bayard

Acheter pour 23.20 CHF

Un Carême pour mieux aimer
Don Montfort de Lassus Saint-Geniès

Ce carnet à usage très pratique s’adresse à tous ceux, femmes ou hommes, qui souhaitent utiliser le temps de Carême pour progresser dans l’amour de Dieu et des autres. Il ne propose pas de méthode, n’invite pas à la « performance », mais s’attache plus humblement à mettre le lecteur en condition pour poser des gestes de charité ou améliorer son comportement quotidien. Pendant 40 jours, il propose des extraits de la parole de Dieu, des méditations, des prières, des suggestions concrètes d’attention aux autres et offre des balises pour faire le point régulièrement sur son engagement. Un compagnon fidèle et sérieux pour cheminer vers plus de liberté intérieure.

Editions Mame

Acheter pour 19.20 CHF

Carlo Acutis
De Prévaux – Russo

Carlo est né en Italie. Il aime le foot, les animaux, ses amis et c’est un mordu d’informatique. Il est fasciné par les églises, par la Vierge Marie et son plus grand désir est de recevoir l’Eucharistie ! Il monte des sites internet pour les paroisses. A 15 ans, il est frappé par une leucémie foudroyante. Il ne se plaint de rien. « Le bonheur, c’est d’avoir le regard tourné vers Dieu. La tristesse, c’est d’avoir le regard tourné vers soi-même. » Il meurt le 12 octobre 2006. Cette BD permettra à beaucoup de jeunes de trouver en lui une lumière dans le monde actuel.

Editions Plein vent

Acheter pour 24.70 CHF

Pour commander

Soupes de Carême à Estavayer: une organisation bien rodée

Par Marie-Christine Mota | Photo : LDD

Les soupes de Carême à Estavayer-le-Lac sont servies depuis des lustres. Tout d’abord à la salle Saint-Joseph (Maison Griset). Suite à la donation de cette salle de paroisse à la commune, les soupes sont maintenant dégustées à la salle de la Prillaz mise gracieusement à disposition par la commune. Les personnes qui apprécient le partage d’un repas de Carême composé d’une soupe, un morceau de fromage et un bout de pain en parfaite convivialité se retrouvent quatre vendredis du Carême. 

Cette année, les 10, 17, 24 et 31 mars. Souvenons-nous des généreux cuisiniers et cuisinières qui se sont mis à disposition de ce beau moment de partage dans le passé : Henri Buchs, Cécile Pillonel, Joseph Perriard et le, encore vaillant, Michel Plancherel. Les soupes sont préparées et servies par les veuves, le chœur mixte, Estasympa et les catéchistes. Pour chaque soupe, les communautés protestante et catholique réunissent leurs forces. Nous préparons entre 80 et 150 litres de soupes différentes et nourrissons entre 150 et 250 personnes. Les restes sont apportés dans des institutions qui peuvent les consommer ou les distribuer. Le but de ces soupes de Carême est le partage avec les plus démunis. Nous nous contentons du peu qui est sur la table et versons une obole qui correspondrait au moins au prix de notre repas habituel ou plus… C’est une contribution importante à l’Action de Carême – Pain pour le prochain.

Une soupe solidaire à Cheyres

La soupe de Carême, un événement annuel qui perdure depuis des décennies notamment à Cheyres. Mais aussi une préparation minutieuse avec nos fidèles bénévoles et les servants de messe heureux d’apporter la force de leur poignet et la joie d’aider.

Par Claire Moullet

Des jeunes que nous avons appelés pour apporter un peu de potage à nos aînés suite à une réflexion commune du conseil de communauté, se rappelant tous les visages ayant œuvré au fil du temps, ou des convives attendus d’année en année. Beaucoup ont quitté ce monde, d’autres sont retenus par l’âge et ses épreuves, et la plupart seuls.

Distribution des bidons et les porteurs, accompagnés d’un membre du conseil, vont frapper à la porte des personnes surprises de la visite d’un jeune et de l’odeur d’une soupe maison. Quelques questions, un peu de gêne, bien vite dissipée par un petit œuf ou un biscuit. Des yeux qui brillent lors des remerciements avec parfois promesse de prières. A la salle de L’Etourneau, de joyeux convives profitent d’un temps clément autour d’une table bien garnie. Un moment de convivialité et d’échanges avec des hôtes et des saveurs venues d’ailleurs, une occasion de mieux con–naître nos activités. La soupe a rempli son but : nous ouvrir au monde avec le projet choisi par la paroisse, réunir des paroissiens en toute fraternité et visiter nos aînés ravis du partage et du potage… 

Les Montets, une communauté, mais deux églises et deux soupes de Carême

Depuis de nombreuses années, les soupes de Carême étaient simultanément servies sur les deux lieux le Vendredi saint. Aujourd’hui, le Conseil de communauté a choisi de maintenir une soupe le Vendredi saint à Montet et de proposer à Aumont la soupe de Carême du dimanche. Elle est prévue le 12 mars à l’issue de la messe de 10h à l’église d’Aumont, à la salle communale, afin de poursuivre par un moment fraternel et convivial mais surtout pour vivre la solidarité en soutenant Action de Carême. Bravo pour cette belle initiative !

Paroisse de Choëx: repas des bénévoles

Le dimanche 29 janvier, a eu lieu le premier dîner de remerciements pour les bénévoles de la paroisse de Choëx. Après la messe et l’apéro dominicaux, les convives ont visité le monastère des Bernardines, puis se sont attablés pour une raclette en toute simplicité avec beaucoup de fraternité. 

Par la Commission Choëx | Photo : Fabio D’All Antonia

Qui allume les bougies avant la messe ? Qui prépare le thermos de vin chaud ? Qui apporte les branches d’olivier pour la messe des Rameaux ? Et pour bien d’autres gestes encore, plusieurs bénévoles œuvrent avec fidélité et discrétion… Ils rendent notre communauté conviviale, nos messes belles et priantes, notre église accueillante. Certains sont engagés depuis quelques mois, d’autres de longue date. Le dîner de janvier était l’occasion de manifester notre reconnaissance et de dire mille mercis à chacun pour ce qu’il apporte à notre paroisse. La joie et la convivialité étaient également au rendez-vous.

Le nez de l’archéologue

Texte et photo par l’Abbé Andrea De Vico

Justin dort à côté de Fufy, sa mère. Ce sont deux chats mais… se souviennent-ils d’être mère et fils ? Dans le monde humain cependant, le sens des générations est fondamental pour la mémoire. 60 générations nous séparent de l’année 27 av. J.-C. quand Auguste a fondé la principauté et que les libertés de la République primitive ont été perdues. Si l’on veut remonter aux premières Cités-Etats, à l’écriture de l’Odyssée, à la fondation de Rome ou à l’Alliance d’Abraham, il faut remonter au moins à 85-90 générations. Voici le temps minimum que nous devons assimiler si nous voulons nous connaître nous-mêmes. Tout le reste c’est de la préhistoire, c’est de l’homo sapiens qui évolue depuis si longtemps que même le paramètre des générations ne convient plus pour le mesurer.

Si nous nous écrasons sur le présent, comme s’il s’agissait d’un écran à deux dimensions, nous vivrons une vie isolée dépourvue de mémoire, semblable à celle des mammifères, ou à celle des appareils auxquels nous confions la tâche de nos mémoires. Mais si nous revivons ces quatre-vingts vies qui nous séparent de la fin de la préhistoire, alors nous vivrons d’innombrables autres vies, à la fois horizontales et verticales, voyageant à travers l’espace et le temps. Ainsi l’avenir s’ouvre et nous pouvons choisir. Et choisir, c’est être libre.

La plupart des civilisations ont disparu, oubliées, assimilées. Pour redonner vie et revoir ce qui s’est transformé en couches sous nos pieds, nous avons besoin du nez de l’archéologue qui renifle, suit une piste, reconstitue un sens, le compose en une grande histoire, restituant le sens des vies passées, pour comprendre la nôtre.

Il y a eu une découverte de deux plaques d’argent du VIIe siècle av. J.-C. trouvées dans un tombeau à Jérusalem, sur lesquelles était gravé un texte biblique, du livre des Nombres (Nm 6, 24-26) : 

« Jhwh te bénisse et te garde, 
Jhwh fasse briller sur toi son visage et te fasse grâce, 
Jhwh lève vers toi sa face et t’accorde la paix ». 

La recherche archéologique et la page biblique se rejoignent et se complètent.

Considérations inspirées par Andrea Carandini, archéologue

Le Carême, un « catéchuménat-pour-tous »

Le forsythia à la floraison lumineuse annonciatrice de l’arrivée du printemps !

Par Simon Roduit | Photo : DR

Lors d’une rencontre de préparation au baptême adulte, l’un des catéchumènes qui recevra les sacrements d’initiation à Pâques cette année me pose une question qui m’interpelle : « Pourquoi est-ce que les baptêmes des adultes ont lieu à Pâques et pas à Noël ? » 

En effet, cette fête qui commémore la naissance de Jésus pourrait convenir à la naissance d’un homme à la vie d’enfant de Dieu. Je tente de chercher avec lui une raison à cela… Si le baptême chrétien était célébré à Noël, la symbolique de la naissance à une vie nouvelle serait bien mise en valeur ; mais qu’en serait-il de la dimension de mort au péché, de changement de vie, si bien signifiée par la fête de Pâques – passage de la mort à la résurrection avec le Christ ?

La réflexion sur la mort au péché et le renoncement à sa vie ancienne est intéressante pour un catéchumène qui se prépare au baptême durant le temps du Carême, mais aussi pour tout chrétien qui renouvelle les promesses de son baptême chaque année lors de la Veillée pascale. Le temps du Carême est comme un « catéchuménat-pour-tous », une invitation annuelle à quitter l’homme ancien pour revêtir l’homme nouveau (Cf Ep 4, 22-24). Ainsi, le temps du Carême nous propose des actions concrètes comme le jeûne et l’aumône, pour s’entraîner à se détourner de ses actions mauvaises et à accomplir la volonté de Dieu. Mais ces actions concrètes ne seraient rien sans la prière, cette relation amicale et transformante avec le Créateur de tout bien, qui manifeste à Dieu notre désir de faire sa volonté, notre disponibilité à la conversion.

Chaque année, le temps du Carême arrive avec le printemps, et nous voyons la nature qui renaît, les bourgeons qui éclosent, laissant tomber par terre une enveloppe morte qui les avait protégés du froid hivernal pour laisser émerger une fleur et ses couleurs. La liturgie nous invite à ne pas nous réjouir au même rythme que toutes les fleurs précoces, mais à laisser grandir le désir de cette éclosion spirituelle jusqu’à la fête de Pâques. Nous savons combien quelque chose qui a été désiré longuement est d’autant plus apprécié – la venue d’un enfant, l’ascension d’un sommet difficile, l’obtention d’un travail tant cherché. Ainsi la prière durant le temps du Carême nous permet de creuser en nous le désir de Dieu pour mieux recevoir sa vie à Pâques.

Comme le catéchuménat est le temps où le désir du baptême grandit, le Carême est pour tous le temps du long désir, qui nous permet par les œuvres concrètes de mourir à nous-même, mais aussi par la prière de nous préparer à recevoir la vie nouvelle du Christ ressuscité.

Le sens du Carême

Le Carême est une période de «jeûne» et d’approfondissement de sa foi, durant laquelle il est commun de s’abstenir de boire de l’alcool ou de manger de la viande ou du chocolat, de jeûner pour certains et de pratiquer l’abstinence les jours de pénitence, soit le vendredi, jour traditionnellement associé à la mort de Jésus-Christ.

Par Nathalie Angelini-Traeger | Illustration : DR

Pour moi le sens principal de ce temps particulier c’est la préparation à la fête de Pâques, qui commémore la résurrection du Christ. Pendant 40 jours, nous sommes invités à repenser nos choix, notre mode de vie. Mais ce n’est pas tout, le Carême nous donne aussi l’opportunité de freiner un peu nos vies bien trop souvent remplies ou « simplement » polluées de distractions qui ne nous apportent ni la paix, ni la joie et à nous recentrer sur ce qui est juste, sur ce qui nous fait du bien, mais aussi sur nos proches et les autres. 

Matthieu 9 : 15

Jésus leur répondit : Les amis de l’époux peuvent-ils s’affliger pendant que l’époux est avec eux ? Les jours viendront où l’époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.

Alors oui jeûner nous est demandé en tant que fidèles, mais sommes-nous en tous capables ? Oui et non et finalement là n’est pas le plus important. Le plus important en Carême est de prier, de se rapprocher de sa foi, d’aimer ses frères, de donner, d’aider son prochain, de pardonner à ceux qui nous ont offensés. Nous ne devrions jamais jeûner en oubliant le plus important, car s’abstenir de manger, de boire ou peu importe les choix qui sont les nôtres en cette période si particulière, nous ne devrions jamais perdre de vue le plus important : le Royaume de Dieu, sa Justice, sa Paix par le Saint Esprit et la Joie 

Luc 18 : 11-14

Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : ô Dieu, je te rends grâce de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain ; je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus. Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : ô Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur. Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé.

Seigneur pour ce Carême, aide-moi à être dans les bonnes dispositions de cœur envers mon corps et mon prochain, dans la prière, tout en honorant du mieux que je peux ton Royaume. Car je sais que ce n’est pas l’aliment lui-même dont je vais me priver qui va compter, mais ce qu’il va produire dans ma vie.

Les ados en pèlerinage: rêver ou espérer?

Ils étaient six Montheysans, sur le quai de gare à Aigle, direction le Simplon pour le pelé des ados. Rejoints par six autres Valaisans, ils ont d’abord été perplexes voire décus du petit nombre, bien loin des soixante espérés…

Par Sandrine Mayoraz | Photo : Gérard Puippe

Un soleil splendide nous accompagne sur l’itinéraire en raquette. Qui es-tu ? Et quels sont tes rêves ? Ces questions ont guidé la marche les uns vers les autres pour faire connaissance et celle vers notre intériorité… « Devenir médecin », « que chacun grandisse dans un foyer aimant », « que tout le monde s’entende bien durant ce week-end », « rentrer vivant », lâche un autre avec humour. 

Au fil du week-end différents ateliers d’écriture, de peinture, de musique, de discussion ont permis de révéler leur espérance et leur aspiration. Autour du feu, symbole de l’Espérance dans la nuit, certains ont osé des paroles personnelles. S’inspirant de l’Evangile du jour 1, un jeune animateur partage : « Mon Espérance pour cette semaine, ce serait de me débarrasser du superflu pour ne garder que le nécessaire. » Pour ma part, je suis admirative de la sagesse, la profondeur et l’audace dont témoignent ces jeunes.
Je suis reconnaissante de pouvoir partager ces moments avec eux : ils sont des témoins entre eux et aussi source d’Espérance pour nous, les adultes qui les accompagnons. 

Au terme du week-end, les six sont enchantés. Ils ont su tirer parti du petit nombre : « Nous avons pu connaître tout le monde et être un grand groupe plutôt que plusieurs petits groupes. Nous avons bien partagé. »

1 « Que votre parole soit « oui », si c’est « oui », « non », si c’est « non ». Ce qui est en plus vient du Mauvais. » (Mt 5, 37)

Archéologie biblique et catéchèse

Pour l’équipe pastorale : texte et photo par Isabelle Poncet

La Bible nous fascine, nous interroge et nous fait nous interroger sur l’existence de Dieu. Comme on aimerait avoir des preuves sur la véracité de certains faits et de certains récits ! Si l’existence de Jésus est attestée en tant que personnage historique, seule la foi nous fait reconnaître en Lui le Fils de Dieu.

En tant qu’adultes, nous sommes toujours en train de découvrir les richesses des textes bibliques, de les réinterpréter, de se les approprier. Ce qui ne se fait pas sans comprendre le contexte de l’époque. 

De nos jours, les enfants n’acceptent plus de prendre pour acquis ce qu’on leur dit. Ils se questionnent, ils réfutent et c’est difficile pour eux de croire. 

Certains propos de la Bible leur paraissent invraisemblables et c’est là que l’archéologie biblique peut nous aider, notamment en ancrant Jésus dans l’histoire comme personnage ayant réellement existé. 

Dans un des livrets proposés dans le programme de catéchèse (« Et qui donc est Dieu » – chez Bayard), les enfants tentent de comprendre « Pourquoi Jésus s’est-il laissé tuer sur la Croix ? » Une carte de Jérusalem à l’époque et un film leur permettent de visualiser le parcours du Christ lors de sa Passion, à travers des vestiges archéologiques. Voir qu’en creusant, les archéologues ont retracé le parcours à travers la ville de l’époque leur permet de prendre conscience que Jésus a bien existé et que ce que nous leur racontons n’est pas que des histoires que l’on ne peut pas visualiser. Déjà que Dieu, on ne Le voit pas… ! 

Néanmoins, si les vestiges peuvent nous aider à croire, la foi, elle, ne peut venir que de la rencontre personnelle avec le Christ. En tant que parents et catéchistes, nous semons, mais Dieu seul récolte !

De quel monde voulons-nous être responsables?

La Campagne œcuménique 2023 menée par Action de Carême, l’EPER et Etre partenaires met en avant la contribution de l’agroécologie à la lutte contre les changements climatiques et ses conséquences.

Par l’équipe de campagne Action de Carême

Actuellement, la crise climatique représente le principal défi à la survie de l’humanité. Les événements climatiques extrêmes tels que les sécheresses ou les inondations sont cause de faim et de pauvreté. Or, nos habitudes alimentaires – de la production à la consommation – jouent un rôle clé en la matière, notamment en ce qui concerne notre empreinte écologique et la sécurité alimentaire des pays du Sud. La façon dont nous traitons la Terre reflète la considération que nous portons à nos semblables. Selon la pensée de Gottfried Wilhelm Leibniz *, « La justice n’est autre chose que la charité du sage ». Agissons donc avec sagesse, faisons preuve d’humanité et comportons-nous de manière juste envers notre planète et ses habitant·es afin que chacun·e puisse vivre dans la dignité ! 

La justice climatique est une nécessité – C’est pourquoi elle se trouve au cœur de la Campagne œcuménique pour la troisième année consécutive. Durant ce Carême 2023, l’EPER, Action de Carême et Etre Partenaires mettront en avant la contribution de l’agroécologie à la lutte contre la crise climatique et ses conséquences. Cette forme d’agriculture à petite échelle, adaptée aux conditions locales, préserve la biodiversité, encourage une alimentation saine et ouvre de nouvelles perspectives. Ses méthodes sont bénéfiques tant pour les êtres humains que pour l’environnement. Elles favorisent la participation politique, les systèmes alimentaires de proximité ainsi que la transition vers des modèles économiques qui privilégient la solidarité et le respect des ressources naturelles.

De quel monde voulons-nous être responsables ? – Tout au long de notre campagne, nous aborderons cette question sous divers aspects : connaissances scientifiques, situation actuelle, perspectives politiques, principes théologiques ou encore engagement individuel. Nous verrons qu’il est possible de façonner le monde de demain, celui que nous laisserons aux générations futures. Un monde dont nous assumerons la responsabilité avec fierté. Ensemble, agissons pour qu’un monde juste pour toutes et tous soit une réalité !

* G. W. Leibniz (1646–1716) est un philosophe, mathématicien, juriste, historien et conseiller politique allemand du début de la Renaissance. Il est considéré comme le « génie universel » de son époque.

Agis pour faire la différence : justice climatique, maintenant !

Photo : Bob Timonera

Vous nourrissez-vous de manière équitable ? Que se cache-t-il derrière les aliments de votre frigo ? Comment la nourriture de votre assiette a-t-elle été cultivée et à quel point les fruits et les légumes que vous consommez ont-ils voyagé ? Le parcours des aliments du champ jusqu’à notre assiette est plus complexe qu’il n’y paraît…

… Notre mode de production alimentaire actuel est responsable de plus d’un tiers des émissions nocives de gaz à effet de serre. Consommer des produits locaux, saisonniers et équitables aide à améliorer le bilan de gaz à effet de serre de l’alimentation et de la production alimentaire. La production et les habitudes alimentaires sont en lien étroit avec la famine dans le monde et la situation climatique actuelle. Les personnes qui contribuent le moins au réchauffement climatique en sont les principales victimes.

Soutenir la campagne ?

Tous moyens de paiement –> https://voir-et-agir.ch/don-general/
ou par virement bancaire : IBAN CH31 0900 0000 1001 5955 7
en faveur d’Action de Carême, Avenue du Grammont 7, 1007 Lausanne.

Action « Journée des roses équitables »

Faites bon accueil aux roses vendues lors des messes du secteur les samedi 18 et dimanche 19 mars 2023

Philippe Marchello: organiste de la paroisse depuis 30 ans!

Son métier : plâtrier-peintre, patron de sa petite entreprise. Sa passion : l’orgue.  Qu’il pratique depuis son adolescence. Combien de fois est-il monté à la tribune de la collégiale d’Estavayer pour jouer de son instrument : des milliers de fois… Car cela fait 30 ans qu’il en est l’organiste titulaire. Trente ans ! Deux milliers de messes et fêtes religieuses et six cents enterrements plus tard, il affiche le même enthousiasme. Un musicien heureux de se mettre au service de la liturgie et de l’art sacré. Rencontre pleine de notes joyeuses !

Par Claude Jenny | Photos : Georges Losey

« On ne me voit que de dos. Mais on m’entend ! Et ça me va très bien » dit ce musicien modeste. Si l’organiste est par nature un peu solitaire derrière ses claviers, Philippe Marchello n’en est pas moins un homme chaleureux. La journée, vous pouvez le croiser dans la rue ou sur un chantier avec sa salopette blanche. « Ah c’est lui, l’organiste… » Une remarque qui le touche encore lorsque des gens sont surpris que ce soit un travailleur manuel qui, le dimanche, officie à l’orgue. Une belle preuve qu’il n’y a pas besoin d’être un pro pour briller ! Lui se dit clairement amateur. Eclairé dirons-nous ! Imaginez l’expérience acquise en trois décennies de pratique !

Un « virus » dès l’adolescence

Le « virus de l’orgue » lui est venu très tôt.  « Je viens d’une famille d’origine italienne pieuse. Enfant, j’ai été à la messe presque tous les jours. Et mes parents étaient membres du chœur mixte local. Je montais donc à la tribune avec eux et je voyais l’organiste. » Et très vite il eut envie de jouer de cet instrument. Ses parents l’inscrivent au conservatoire et « j’ai eu de la chance : durant mon apprentissage de plâtrier-peintre, mon patron – qui était mon papa – me donnait un demi-jour de congé chaque semaine pour m’entraîner ». Philippe Marchello en profita pour piocher ses partitions, obtenir son diplôme d’organiste et être engagé pour jouer en semaine aux enterrements à Estavayer.

Il ne quitta plus la collégiale. Et depuis 1993, il en est l’organiste titulaire. Depuis 30 ans, il fait équipe avec un autre personnage de la vie musicale locale : Jean-Pierre Chollet, directeur du chœur mixte également depuis 30 ans ! Poste qu’il quittera cet été. L’organiste, lui, va continuer avec un nouveau directeur, Jean-Louis Raemy.

A 50 ans, l’enthousiasme de Philippe Marchello est intact même s’il se montre quelque peu circonspect concernant l’évolution de la musique sacrée à l’honneur aujourd’hui. « Je suis là pour servir la liturgie. Pour aider l’assemblée à prier. Et que l’on veuille faire chanter l’assemblée, c’est bien. Reste que dans ce qui s’écrit aujourd’hui, il n’y a pas que de la qualité… » constate-t-il. Lui accompagne le chœur mixte et « se lâche » dans les moments de la messe où l’orgue est à l’honneur. « J’aime bien jouer une œuvre conséquente juste avant le début de la célébration plutôt qu’à la fin de la messe. L’assemblée sort vite et n’écoute plus. » 

Il adore Bach

Il se dit volontiers fan de Bach ! Un compositeur prolixe puisqu’il a écrit plus de 200 œuvres pour le « roi des instruments ». Philippe Marchello s’en délecte. Il affectionne moins les compositeurs modernes. Et il aime l’improvisation : il s’y est formé et apprécie ces moments où il peut laisser libre cours à son envie du jour ! Même si l’orgue d’Estavayer n’est pas « un must », Philippe Marchello le connaît suffisamment pour en tirer le meilleur.  

Il s’entraîne à la maison !

En cette année jubilaire, Philippe Marchello prévoit « quelques surprises » qu’il mijote sans doute déjà ! Peut-être va-t-il rejouer la spectaculaire pièce « Orage » de Jacques Vogt qu’il avait interprétée il y a plus de 10 ans. Il s’exerce beaucoup mais… chez lui à Frasses ! « Je m’exerce en moyenne une heure par jour mais souvent à la maison ! » Eh oui, la technique fait qu’il peut disposer à son domicile d’un instrument qui est un orgue numérique, petit bijou de technologie informatique qui donne un rendu exceptionnel des sons d’un orgue grandeur nature. L’astuce : les ingénieurs enregistrent les sons au sortir de chaque tuyau d’un orgue et arrive à le restituer fidèlement sur l’instrument format réduit. « C’est génial ! Je n’ai plus besoin d’aller chaque fois à l’église pour m’exercer. Dès que j’ai un moment, je peux profiter chez moi » raconte celui qui joue parfois au petit matin, en sourdine. Et lui peut vibrer des sons de l’orgue de Caen, en l’occurrence.

Philippe Marchello baigne dans la belle musique. Y compris chez lui puisque son épouse est musicienne. C’est ce qui s’appelle faire un bon ménage musical ! Il arrive qu’ils jouent ensemble, avec madame à la flûte traversière.  Et peut-être formeront-ils un jour un trio avec leur enfant !

Succession aux Conseils de gestion et de communauté

Nos deux Conseils paroissiaux changent de présidence comme par jeu de domino : en succédant à Gilbert Mudry au Conseil de gestion, Bernard Premand laisse vacante sa place de président au CoCom, que Sandrine Mayoraz reprend. Tous deux se présentent pour relever quelques défis qui s’ouvrent à eux. 

Par Sandrine Mayoraz et Bernard Premand | Photos : François-Xavier Mayoraz

Bernard Premand et le Conseil de gestion

Après cinq ans à la tête du Conseil de communauté des paroisses de Monthey et de Choëx, j’ai donné suite à la proposition de notre estimé curé Jérôme Hauswirth de prendre la présidence de la commission de gestion, devenue vacante à la suite du retrait de Gilbert Mudry.

J’ai accepté ce nouveau défi parce que notre Conseil de communauté peut dorénavant compter sur une nouvelle responsable, compétente et dynamique en la personne de Sandrine Mayoraz.

Pour le nouveau poste accepté, je mettrai à profit les connaissances financières, de gestion et de management acquises précédemment dans ma formation d’économiste et dans les activités exercées dans les domaines professionnel, public et social.

Avec les membres actuels de la commission de gestion qui apportent des expériences et des compétences différentes bienvenues, il s’agira notamment de concrétiser les travaux de rafraîchissement de notre église paroissiale et de mener aussi à bien les études liées à la cure (réaménagement des cryptes…). Plus généralement, il faut réfléchir à la manière de valoriser le patrimoine immobilier paroissial afin de dégager des ressources supplémentaires pour que notre Eglise puisse continuer à développer ses activités, sans trop de souci pécuniaire.

Sandrine Mayoraz et le Conseil de communauté

Chaque paroisse dispose d’un « CoCom ». Ce conseil aide et soutient le curé et l’équipe pastorale. C’est aussi un reflet de la paroisse, qui fait « remonter » ce qui se vit dans la communauté. Nous sommes à l’écoute des paroissiens pour se faire l’écho de leurs besoins. Je suis membre du CoCom depuis plusieurs années, je connais déjà l’équipe avec qui j’ai plaisir à collaborer. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai accepté la présidence. L’un de mes prédécesseurs parlait souvent du « CoCon ». J’aime bien cette image d’un petit noyau d’où éclosent des idées, des projets pour faire grandir le Royaume de Dieu.

Et une autre chose qui me tient à cœur, c’est de tisser davantage de relations. Par mon travail d’animatrice, je rencontre plusieurs groupes d’enfants, de jeunes, de solidarité, de chants, etc. Je vois tout ce qui se vit de beau, je vois ces personnes qui portent en elles le Christ qui Le servent, Le prient ou Le transmettent. Cela me réjouit ! Et en même temps, peu de personne peuvent se rendre compte de la diversité des engagements qui existent dans nos paroisses de Monthey et Choëx. Et j’ai donc à cœur de trouver davantage d’espaces pour susciter des rencontres entre les paroissiens ; et de mettre en lumière ce qui est beau et précieux dans nos communautés. 

Merci à l’ensemble des Conseils de gestion et de communauté pour leur engagement au service de nos paroisses.

Wordpress Social Share Plugin powered by Ultimatelysocial
LinkedIn
Share
WhatsApp