Quatre premières communions ont eu lieu dans la paroisse

Quatre célébrations de la première communion ont eu lieu en mai dans divers lieux de la paroisse : à Estavayer, Murist, Bussy et Cugy. Voici les photos des quatre groupes photogaphiés à l’issue de la cérémonie.

Photos : Guillaume Grandgirard, Marc Ducrest

A Estavayer…

Les premiers communiants d’Estavayer : Aebi Lya, Baranienko Nathan, Barada Maelys, Baudois Adrien, Bauen Giacomo, Bondallaz Elise, Correira Anthony, do Nascimento Ferraz Rafael, Duc Aurélien, Duc Soan, Fays Naomi, Kamgang Ngompsi Roussel, Lacerda Marques Martim, Marmy Paul, Meyer Thibault, Mollard Millie, Monteiro Duarte Mathis, Notarangeli Tino, Pythoud Enoa, Rouvenaz Charleen, Rygner Roksana, Segovia Eva et Tekamgue Kamgang Lionel. 

Durant la même célébration s’est déroulé le baptême de deux enfants, Soan Duc et Mathis Monteiro Duarte. Le papa de Maelys Barada a également reçu la première communion et le papa de Mathis Monteiro a été confirmé.

A Murist…

Premiers communiants lors de la célébration à Murist : Bondenet Baptiste, Ducarroz Amélia, Reis Victoria, Volery Nina, Volery Lexie, Watson Emily, Pereira Ludivine, Boillat Stella, Michaud Lucie, Perret Franck, Pereira Joël, Sauteur Inès, Savoz Aurélien et Cantova Samuel.

A Bussy…

Les premiers communiants lors de la célébration à Bussy : Gomes Shana, Perna Léa, Marra Ramos Dael, Schumacher Marion, Ruffieux Zoé, Vésy Mathis et Cassie Delgado.

… et à Cugy

Premiers communiants à Cugy : Ayer Florent, Buchs Lena, Da Silva Théo, Bersier Jonas, Bersier Paul, Bueno Soan, Cantin Emma, Cosandey Ethan, Dubey Manon, Marti Léonie, Minder Luke, Pereira do Lago Paola, Saugy Lyna, Vonlaufen Julia, Tarabori Norah.

La Bible au quotidien: détendons-nous !

Par Nathalie Angelini-Traeger
Photo : LDD / Freepick

Psaume 138.5 : « Et qu’en chantant ils célèbrent les œuvres de l’Eternel ! Grande est la gloire de l’Eternel ! »

Nous avons souvent tendance à trop en faire, à trop nous en faire. A définir nos vies à travers nos difficultés. A faire une montagne de notre apparence, de ce que les autres pensent, de l’état de notre maison, de nos finances, de notre travail, de nos relations. Nous voulons tout transformer, tout contrôler, tout améliorer. Nous mettons une pression immense sur nos épaules. Et pourtant… ce dont nous avons réellement besoin, c’est de respirer. De faire confiance à Dieu. D’accepter.

Faire confiance à Dieu au quotidien nous aide à retrouver un équilibre. Certains pensent que cela ne change rien. Mais confier notre vie à Dieu, choisir la gratitude et la foi, transforment nos cœurs et nos pensées. Et c’est là, dans nos cœurs et nos esprits, que la paix peut enfin s’installer.

Célébrer et se réjouir ne sont pas des « extras » : ce sont des piliers de notre bien-être spirituel et mental. Dieu le sait bien, c’est pourquoi la Bible ne cesse de nous inviter à chanter, à louer, à célébrer ses œuvres. Ce n’est pas un détail, c’est une direction.

Permission de souffler !

Le plus beau cadeau que nous puissions nous faire, et faire au monde, c’est d’être en paix. D’être des personnes en bonne santé, joyeuses, reconnaissantes, compatissantes, confiantes.

Alors, en cet été, laissons la lumière entrer. Célébrons ce que Dieu fait, même dans les petites choses. Accordons-nous la permission de souffler, d’arrêter de nous juger et d’accueillir le bonheur là où il se trouve. Il est là, tout près.

Run 4 Unity: courir pour la paix et bâtir des ponts

Il y a des dimanches où l’on court pour autre chose que soi. A Montet, on était une petite foule, jeunes, enfants, familles, baskets aux pieds et cœur ouvert. L’objectif ? Participer à la Run 4 Unity, une course-relais mondiale pour la paix, organisée par les jeunes du mouvement des Focolari.

Par Matthieu Angelini
Photos : Pierre Bondallaz

Le témoin venait de loin. De Transylvanie, en Roumanie, où plus de 50 jeunes ont passé trois jours à créer autour de la paix : ateliers, jeux, peinture, représentation des conflits dans le monde et un passage de relais par un chant dansé. Une manière joyeuse et symbolique de dire : on vous passe la lumière, continuez-la.

Chez nous, la lumière est arrivée sous la pluie. Un vrai déluge. A la lisière de la forêt, on s’est arrêtés un moment. On regardait le ciel, nos habits trempés et on se demandait si on devait continuer ou attendre. On a checké la météo sur Landi, on a tergiversé, hésité… pendant que les plus jeunes, eux, couraient sans se poser de question, enchaînant les tours avec le sourire. C’est peut-être ça, avoir la foi : avancer même quand on n’est pas sûrs du ciel. Alors on est repartis. On a quitté les arbres et on a franchi la ligne d’arrivée, trempés mais heureux.

De belles actions

Il y a eu aussi des histoires. Celle d’Arnaud Boisset, champion suisse de ski, qui nous a parlé de résilience. Et cette famille valaisanne qui a raconté comment leur petit-fils marche chaque jour jusqu’à l’école. Son grand-père lui donne une pièce et lui, il en donne la moitié à un orphelinat au Mozambique. Là-bas, une fillette prénommée Adrienne peut manger chaque jour… et elle a couru pour la paix, au Mozambique, le même jour que nous.

Tout l’argent récolté à Montet sera envoyé à cet orphelinat. Mais le plus beau, c’est peut-être ce qu’on a vécu ensemble. Cette énergie qu’on a sentie courir à travers nous. Cette certitude que la paix se construit à hauteur d’enfant, à coups de petites décisions, de gestes humbles et de pas partagés.

Je repense à ce verset :
« Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » (Jean 13, 34)

Ce n’est pas un slogan. C’est un chemin. Et ce jour-là, malgré la pluie, on l’a pris. Ensemble.

Peut-on rire de tout?

La polémique née autour des brandons pose à son tour la question : peut-on rire de tout ?

Par Véronique Benz
Photo : brandonspayern.ch

Lors de la fête des brandons de Payerne, il est de tradition de taguer des messages satiriques sur les vitrines des commerces. Cette année, les inscriptions des barbouilleurs ont suscité la polémique. Certaines ont été jugées racistes et antisémites. 

Cette polémique autour des brandons fait écho à plusieurs autres survenues ces dernières années dont la plus grave était l’attaque de Charlie Hebdo. Indépendamment de la forme qu’elle peut prendre (vitrine, char, journal, etc.) la satire est-elle encore possible dans notre société actuelle ? Peut-on vraiment rire de tout ?

Au vu des réactions de nos contemporains, je constate que nous ne pouvons pas rire de tout. Il y a clairement des sujets tabous sur lesquels les humoristes n’ont pas le droit de s’exprimer ! Pourtant, depuis des siècles, l’humour et la satire permettent de mettre en lumière les vices et le ridicule de son temps. Les gens sont-ils devenus plus sensibles ? Ont-ils perdu leur sens critique et leur sens de l’humour ? N’arrivent-ils plus à prendre du recul et à rire simplement ? 

Comme le disait Joseph Folliet, prêtre du Prado, dans ses Petites béatitudes : « Bienheureux ceux qui savent rire d’eux-mêmes : ils n’ont pas fini de s’amuser. »

Des nouveaux baptisés rayonnants

Par Gérard Dévaud | Photos : Marlène Carrard

Comme chaque année, des enfants en âge de scolarité choisissent de se faire baptiser. Cette année, huit enfants entre 6 et 10 ans se sont retrouvés chaque mois pour des rencontres de préparation, entre temps forts avec les parents, temps de catéchèse et célébrations.

Samedi 10 mai dernier, quatre d’entre eux étaient accueillis dans la grande famille des chrétiens par le baptême. Puis, les autres reçurent ce sacrement lors de leur première communion ou à une autre occasion en familles.

Moments de joie pour ces enfants et leurs familles, mais aussi pour notre communauté paroissiale qui s’enrichit de nouvelles sœurs et de nouveaux frères pleins d’enthousiasme et de joie de mieux connaître Jésus.

Jésus a-t-il ri?

A part le rire d’Abraham et de Sara, on ne trouve pas grand-chose, dans la Bible, relatif à ce que Rabelais appelle « le propre de l’homme ». Dans le Nouveau Testament, les références sont encore plus rares. Ce qui amène à cette question : Jésus a-t-il ri ?

Par Calixte Dubosson | Photos : Adobestock, DR

« Le rire est le propre de l’homme », cette citation de Rabelais démontre bien que l’humour et le rire font partie de la nature humaine. Pourtant en lisant les Ecritures, on constate le peu de références à ce qui fait le quotidien de l’homme. Il est bon toutefois de mentionner le passage de la Genèse avec Abraham et Sara.

Le rire d’Abraham et de Sara

Un jour Abraham reçut la visite de trois mystérieux personnages qui lui apparurent au Chêne de Mamré. Ces trois hommes annoncèrent que l’an prochain, Abraham aura un fils. Or Sara, sa femme et lui-même étaient fort avancés en âge. Sara ne participait pas au dialogue et se tenait à l’écart dans sa tente. Quand elle entendit cette promesse, elle se mit à rire. « Tout usée comme je suis, pourrais-je encore enfanter ? Et mon maître qui est si vieux ! » (Gn 18, 12) Elle nia avoir ri alors que l’un des hommes lui avait dit : « Y a-t-il une chose trop prodigieuse pour le Seigneur ? » (Gn 18, 14) Peu de versets auparavant, Abraham fait la même constatation : « Abraham se jeta face contre terre et il rit : il se dit en lui-même : « Un enfant naîtra-t-il à un homme de 100 ans ? Et Sara avec ses 90 ans pourrait-elle enfanter ? » » Le Seigneur tint sa promesse et Isaac vint au monde. Au passage, Isaac veut dire : « Celui qui rit. »

Les différentes sortes de rire

Avant d’aller plus loin, il est important de distinguer les diverses formes de rire. Dans le cas d’Abraham et de Sara, c’est un rire moqueur. Sara et Abraham interprètent l’annonce d’une descendance comme une farce et c’est pourquoi ils s’en moquent. Ce rire montre que cela était impossible humainement, mais Dieu leur donnera tort car ce qui est impossible pour l’homme est possible pour Dieu. L’humour dans nos sociétés modernes est très courant et il est souvent irrespectueux des personnes. On s’en prend souvent aux hommes et femmes politiques. L’humour d’Anne Roumanoff et de l’émission « C’est Canteloup », vont dans ce sens et bien d’autres que je ne cite pas ici. Personnellement, je pense que l’humour de notre Emil Steinberger ferait rire le bon Dieu car il ne s’attaque pas aux individus, mais à nos travers.

Il y a bien sûr de multiples formes de rire : le rire sarcastique, le rire jaune… et j’en passe. Je m’arrêterai en parlant du rire nerveux qui est une accumulation de tension émotionnelle qui se relâche pour partir en fou rire. Il s’agit ici d’un type de rire incontrôlé qui fait du bien parce qu’il est spontané. C’est cela le bon rire, tonique, amical et même moral. Les vrais comiques sont des gens qui aiment les autres. Avec eux, rire fait du bien. Chez eux, humour et humilité se tiennent la main ; ils ont la même racine : l’humus de notre commune condition humaine. Auprès d’eux, on apprend non pas la rigolade, mais la joie. On rira peut-être moins, de ce rire qui finalement retombe et nous laisse avec nos tristesses non guéries. Mais on sourira davantage ; le sourire, c’est la joie qui demeure ; il habite le cœur avant d’illuminer le visage

Jésus, le Dieu qui riait

Quand j’évoque l’humanité du Christ, certains me demandent, sur un ton pince-sans-rire, pourquoi l’incarnation aurait-elle fait fi du propre de l’homme, à savoir le rire. Si Dieu le Père est resté impassible, son Fils, Jésus, lui, n’aurait-il pas vécu ces bons moments de vie d’où fusent les éclats de rire ? Dans les Ecritures, le rire de Jésus s’impose par son absence. Nous lisons bien que Jésus a pleuré, mais nous ignorons s’il a ri. On lui reproche d’être un bon vivant mangeant avec les publicains et les pécheurs. Didier Decoin, dont j’emprunte le titre, a écrit un livre savoureux où il nous donne une histoire joyeuse du Christ. Il cite différents passages de la vie du Christ et montre que Jésus a plusieurs fois semé la joie sur sa route. J’en mentionnerai deux.

Le Christ se verra reprocher d’être un bon vivant.

Les noces de Cana

Toute personne un peu cultivée sait ce qui s’est passé à Cana en Galilée. En préparant des mariages, je constate que la jeune génération ne connaît pas forcément ce texte qui est pourtant fondamental quand il s’agit du mariage chrétien. Jésus a donc changé l’eau en vin alors que les convives en avaient déjà passablement consommé. Il l’a fait pour obéir à sa mère Marie. Quand le majordome trouve ce vin délicieux, tous les regards se tournent vers Marie qui, « entre deux éclats de rire, ne peut que balbutier : excusez-moi, mais c’est plus fort que moi !… Et tandis que les serviteurs remplissent les coupes, tout le monde se met à rire avec Marie. Et Jésus rit aussi. » (Didier Decoin, p. 44)

Zachée

L’épisode de Zachée est on ne peut plus comique. Imaginez ce collecteur d’impôts, haï de tous, de petite taille, qui s’agrippe et se cache dans un sycomore pour voir la vedette de l’époque, un certain Jésus. Mais le Seigneur qui a l’habitude de contempler la nature a levé les yeux pour, peut-être, regarder les oiseaux mais c’est un homme qu’il découvre. Jésus l’invite à descendre et s’invite chez lui. On peut imaginer les rires de la foule quand elle voit Zachée descendre de son arbre. Rires certainement moqueurs et revanchards. Tel n’est pas celui du Seigneur qui, maintenant, partage la table de Zachée : « Alors, il regarde la table du festin. C’est très bon tout ce que Zachée a préparé pour lui. Et Jésus a faim. C’est la joie qui donne faim. Il mange et rit de bon cœur. Comme chaque fois qu’il ouvre à quelqu’un les portes du Ciel. » (Didier Decoin, p. 112)

L’épisode de Zachée est on ne peut plus comique.

L’humour des Evangiles

Dans les Evangiles, Jésus ne manque pas d’humour. Nous venons de l’illustrer. Il lui en faut, d’ailleurs, devant la lourdeur des disciples, qui pensent au boulanger lorsque Jésus parle du levain des pharisiens ou qui, après deux multiplications des pains, craignent encore de mourir de faim ! J’aime penser au sourire de Jésus. On le voit dans l’Evangile partager nos joies, partager le babillage des petits enfants que les apôtres, trop sérieux, veulent chasser ; les repas amicaux, même et surtout chez les pécheurs (Zachée) ; l’émerveillement devant les lys des champs, les couchers de soleil, la semence qui devient un arbre… Et aussi la joie liturgique des assemblées à la synagogue ; des pèlerinages au Temple ; de la « première messe », tellement désirée, le soir du Jeudi saint.

Et encore la joie de l’évangélisation : il tressaillit de joie par l’Esprit Saint et se mit à louer le Père, qui se fait connaître aux plus petits. La joie la plus profonde du Père et du Fils, c’est de s’aimer si totalement : en Lui j’ai mis tout mon amour. Dans son humanité sainte, Jésus a éprouvé et rayonné cette joie divine, plus haute que toute autre, et qui veut devenir notre propre joie : « Je parle ainsi en ce monde pour qu’ils aient en eux ma joie plénière. » (Mt 16, 5-12)

Conclusion

Jésus a-t-il ri ? Les Ecritures ne le mentionnent pas. Nous dirons donc que le rire est tellement naturel à l’homme que les auteurs du Nouveau Testament n’ont pas jugé bon de relever le rire du Seigneur mais ils ont montré que partout où Jésus a passé, il a semé la joie et le bonheur. N’est-ce pas là une preuve de plus de son humanité ?

Une série à voir !

Je ne peux que vous recommander le visionnement de The Chosen (en français, L’Elu ou Les Elus) qui est une série télévisée américaine retraçant la vie de Jésus-Christ sous un angle très humain. On le voit rire, danser, semant la joie et le bonheur autour de lui. C’est la parfaite actualisation du livre de Didier Decoin que j’ai cité. Cela nous change du Christ de Zeffireli qui soulignait l’aspect un peu trop solennel et rigide de la personne du Seigneur.

Les nombreuses actions de soutien d’«Ensemble pour le Togo»

Le sourire des enfants du village Espérance et paix, avec sœur Odile à droite.

Quand la charité devient un pont entre les cœurs. Dans le vacarme du monde, il existe encore des lieux où l’espérance n’est pas un mot abstrait, mais une main tendue. L’association Ensemble pour le Togo soutient des projets concrets portés par des prêtres et religieuses engagés au Togo. Grâce à vos dons, de nombreuses vies changent. Voici un aperçu des projets que nous soutenons activement et qui ont besoin, plus que jamais, de nos prières et de notre générosité.

Texte et photos par Nathalie et Matthieu Angelini et Gérard Dévaud

Centre de formation God is Love

L’abbé Antoine Kankoe a créé un centre pour former les filles-mères à différents métiers et leur redonner un avenir. La première promotion – 14 femmes formées et diplômées en février avec la présence de plusieurs membres de l’association – est déjà de retour dans la vie active avec tout le matériel nécessaire et la tête haute. Une nouvelle promotion est en route. La boulangerie du centre est en construction et l’abbé Antoine recherche activement un maître boulanger pour transmettre son savoir-faire.

Village Espérance et paix 

Sœur Odile a créé un village dédié à l’accompagnement et au soutien des enfants en situation de handicap. Aujourd’hui elle a besoin de notre soutien pour aider les jeunes à retrouver leur autonomie et à s’insérer dans la vie professionnelle. 

Dispensaire des Sœurs Hospitalières  

Grâce à l’engagement de sœur Elisabeth, une religieuse suisse, un hôpital a vu le jour, réduisant presque à néant la mortalité des femmes en couches dans la région. Aujourd’hui, nos dons sont essentiels pour rénover et agrandir le centre et permettre le recrutement de nouvelles infirmières. 

La Joie dans l’espérance 

L’abbé André Helle a lancé un projet agropastoral afin d’offrir des opportunités d’emploi aux jeunes du Togo. Il reste encore beaucoup de travail avant les premières récoltes.

Moyen séminaire Comboni 

Nous soutenons la construction du mur d’enceinte pour garantir la sécurité de ceux qui répondront : « Me voici. » Soutenir ces vocations, c’est investir dans l’Eglise de demain.

Le container de l’abbé Bernard 

Des vélos offerts par la paroisse permettent aux jeunes de se rendre en formation plus facilement. Un vélo, là-bas, ce n’est pas un loisir : c’est une promesse. Un raccourci vers l’avenir. 

Et maintenant ? Nous savons bien que nous ne pouvons pas tout. Mais nous croyons que nous pouvons quelque chose. Ces projets ont toujours besoin de soutien. Prière, dons, partages : chaque geste compte. Retrouvez nos actions sur ensemblepourletogo.org et partagez nos vidéos pour nous faire connaître et nous soutenir par Twint ou virement bancaire. Merci. 

À vous tous, donateurs, priants, soutiens discrets. Et merci à ceux, au Togo, qui bâtissent chaque jour un avenir d’espérance. Merci. Et merci à Celui qui nous unit tous, au-delà des frontières : le Christ, qui a dit « Ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait ».

Un glouton rieur? (Matthieu 11, 16-19)

Le Christ a sans doute souri lors des fêtes et ne s’est jamais abstenu de manger avec toutes les catégories de la population (ici une œuvre de Veronese).

Par François-Xavier Amherdt | Photo : DR

Les évangiles présentent Jésus comme versant des larmes devant le tombeau de son ami Lazare (Jean 11, 35) et même pleurant du sang lors de son agonie au Jardin des Oliviers (Luc 22, 44). Par contre, ils ne le montrent pas formellement en train de rire. Cela signifie-t-il que le Maître de Nazareth soit toujours demeuré grave et sérieux ?

En réalité, le Christ de Matthieu reproche à sa génération de ne pas danser quand il l’invite à la fête et de traiter l’ascète Jean-Baptiste de « possédé » lorsque ce dernier les exhorte. Le Rabbi assume la figure de gamins qui, sur les places des villages, partagent les sentiments de leurs contemporains, autant dans l’allégresse que dans la tristesse (Matthieu 11, 16-19a). Car le Fils de Dieu prend sur lui pleinement notre humanité, dans ses joies les plus vives comme dans ses peines les plus aiguës. Si bien qu’il est même accusé de se comporter en glouton et en ivrogne. Sans doute a-t-il dû sourire lors de ces fêtes. Et a-t-il rejoint de bon cœur la liesse des publicains et des pécheurs avec lesquels les chefs des prêtres et les pharisiens lui reprochent de prendre le repas.

Non seulement il a traversé nos tentations au désert, comme le rude Précurseur, mais il ne s’est pas retenu de manger avec toutes les catégories de la population. Etre chrétien, c’est donc bien s’affliger avec celles et ceux dont l’âme est affligée et se réjouir avec ceux et celles qui rient (Romains 12, 15). Aucun sentiment humain ne doit nous être étranger, sauf ceux qui détruisent et font du mal.

Vivre la joie de l’Evangile (Evangelii gaudium), c’est revêtir l’empathie du souverain pontife venu de l’hémisphère Sud et celle de son successeur Léon XIV, éclater de rire avec les Argentins, se recueillir avec les Birmans, prier pour la paix avec les Ukrainiens, les Palestiniens et les Israéliens, exprimer notre désarroi avec l’ensemble des catholiques et des croyants de la planète. C’est nous sentir proches des pauvres et des vulnérables, des laissés-pour-compte et des rejetés, des riches et des désorientés.

Car les œuvres de la sagesse divine manifestent la justice de l’Esprit dans toutes les « avances » qu’il fait à son peuple, dans ses invitations à la conversion comme à la réjouissance (11, 19b).

Conseil de paroisse: deux nouveaux membres

Cédric Martin (à g.) et Mario Cantillo.

Pour succéder à Christiane Volery et Alexandre Duc, démissionnaires, deux nouveaux membres font leur entrée au Conseil de paroisse : Mario Cantillo et Cédric Martin.

Par Claude Jenny | Photo : Georges Losey

Les deux ont été élus en mai dernier sur la liste « Pour une paroisse dynamique et attrayante ». Leur élection a été tacite, aucune autre liste n’ayant été déposée.

Cédric Martin est un jeune habitant de Châtillon, 28 ans, célibataire et possédant une formation d’ingénieur. Professionnellement, il fonctionne comme inspecteur de sinistres à « La Mobilière » pour le canton de Neuchâtel. C’est le futur président, Alexandre Bersier, qui l’a approché pour lui demander de venir siéger au Conseil de paroisse, ce qui réjouit cet ancien servant de messe ! De par sa formation, il s’occupera surtout de dossiers de la paroisse en lien avec les infrastructures où son expérience sera certainement précieuse. Il se réjouit de rejoindre les « anciens » du Conseil qui resteront en
activité.

Mario Cantillo est domicilié à Granges-de-Vesin. Agé de 48 ans, en couple, il occupe la fonction de responsable financier dans une entreprise d’Yvonand. Il est donc tout prédestiné à reprendre le dicastère des finances paroissiales, actuellement occupé par Alexandre Bersier. C’est ce dernier qui l’a contacté et il avoue avoir hésité en se rendant compte de l’ampleur du fonctionnement de la paroisse. « Mais adorant la nouveauté, je suis heureux de relever ce nouveau challenge et j’espère que mes connaissances dans le domaine financier seront utiles au bon fonctionnement du ménage paroissial » nous a-t-il confié.

Ces deux nouveaux membres du Conseil de paroisse entrent en fonction le 1er juillet. 

Les Papes rient!

Par Thierry Schelling | Photos : DR

Si l’éclairage de cet été se demande si Jésus a ri, les Papes, eux, ont ri ! Maintes images montrent un Jean-Paul II hilare devant les pitreries de gens du cirque accueillis au Vatican en 1991 (une vidéo sur YouTube en témoigne !). Rire implique aussi avoir le sens de l’humour. De manière crescendo, dès Jean XXIII, les pontifes ont osé le trait ironique, le clin d’œil humoristique, la photo drôle et même les blagues…

François

Celui qui, peut-être, s’est le plus « lâché » en la matière, c’est bien Papa Bergoglio. Qui l’a rencontré rapporte souvent une anecdote ; qui regarde le défilé des VIP qui viennent le saluer après l’audience du mercredi remarque que souvent, le Pape parle, l’hôte écoute et tous deux finissent par rire aux éclats.

D’ailleurs, il a confié aimer redire la prière de saint Thomas More : « Seigneur, donne-moi le sens de l’humour », répète-t-il quotidiennement. A une journaliste espagnole, il dit même : « L’humour apaise, te fait voir les choses provisoires de la vie et prendre les choses dans un esprit de rédemption. »

En décembre 2024, pour le New York Times, il a même écrit un essai sur l’humour et ses bienfaits. Il y déclare notamment : « L’ironie est un remède, non seulement pour élever et illuminer les autres, mais aussi pour nous-mêmes, car l’autodérision est un instrument puissant pour vaincre la tentation du narcissisme. »

Crescendo

I fioretti di Giovanni XXIII collectionnent les bons mots de Papa Roncalli. Une première pour un pontife : laisser publier ses traits d’humour. Comme pasteur universel, il ne craignait pas pour son aura… Le nouveau Pontife Léon semble aller tout droit dans la même direction : sourire large et yeux plissés de compréhensive tendresse pour son interlocuteur : une belle continuité avec ses prédécesseurs.

La croix de Cheyres bénie

Par Claire Moullet
Photos : André Bise

La croix, sur le chemin de la gare, réalisée pour le centenaire de sa présence, a bénéficié par deux fois de la bénédiction céleste. Mais cette année le ciel a été clément et en ce dimanche 1er juin, l’abbé Schubiger a lancé l’eau bénite avec toute sa ferveur. Il a rappelé le message de la croix : être missionnaire et apporter notre témoignage de chrétien. 

Cette croix de la Mission, croix de bois,  entre deux oliviers résistant à tous les orages et à la sécheresse, a été bénie officiellement le premier dimanche de juin par l’abbé Schubiger. Cette nouvelle croix est posée sur le socle en pierre portant l’inscription 1924. Ainsi l’œuvre de nos ancêtres perdure et s’en va paisiblement vers le deuxième centenaire.

Les vocations au cœur de la pastorale

Chaque mois, L’Essentiel propose à un ou une représentant(e) d’un diocèse suisse de s’exprimer sur un sujet de son choix. Nicolas Glasson, vicaire épiscopal pour la culture de l’appel, les vocations et la formation des séminaristes du diocèse de LGF, est l’auteur de cette carte blanche. 

Par Nicolas Glasson | Photos : DR, CRV

Il y a longtemps qu’on pleure le manque de vocations presbytérales et religieuses dans nos diocèses mais aujourd’hui les effectifs des Séminaires de notre pays sont au plus bas. C’est inquiétant. On le sait, la chute des vocations est la résultante de multiples paramètres : les temps changent et il est illusoire de penser rattraper le passé. 

Et pourtant nous ne pouvons pas en rester là : après tout, il y a encore des chrétiens convaincus qui s’efforcent d’orienter leur existence selon leur foi ; il y a aussi tout un monde à qui annoncer l’Evangile : ne plus être la religion de presque tous devrait donner à l’évangélisation une liberté renouvelée. Peu de temps avant son élection au pontificat le cardinal Robert Francis Prevost affirmait : « Il a des milliers et des milliers de jeunes qui cherchent une forme d’expérience qui les aide à vivre leur foi. Et je pense que cela doit être prioritaire. Notre priorité ne peut pas être de chercher des vocations. Notre priorité doit être de vivre l’Evangile. Je pense parfois que si nous cherchions comment mieux vivre notre foi et si nous apprenions à inviter et inclure les autres dans la vie de l’Eglise, spécialement les jeunes, il y aurait des vocations de manière continue. » Les paroles du futur Pape sont un examen de conscience pour celles et ceux d’entre nous qui assument un ministère pastoral. Nous sommes bien souvent tentés par ce que le pape François appelait la pastorale de guichet et d’entretien, nous savons proposer des « espaces » de rencontres et de partages : est-ce suffisant ? Dans les évangiles le Christ prêche – et il a quelque chose à dire ! – , il apprend à prier à ceux qui le lui demandent – et c’est concret !  –, dans sa compassion il voit la réalité telle qu’elle est et s’implique dans l’existence de ses contemporains. Le livre des Actes des Apôtres raconte comment ses disciples ont prolongé cette mission rédemptrice. Bref, quand la foi change concrètement la vie elle suscite des vocations.

L’abbé Darius fêté pour 40 ans de prêtrise!

L’abbé Darius en discussion avec des paroissiens à l’heure de l’apéritif.

Dimanche de liesse le 15 juin à la collégiale : l’abbé Darius, curé-modérateur, y fêtait ses 40 ans de prêtrise. « Un moment de grâce » a dit le jubilaire en ouverture de la célébration.

Texte et photos par Claude Jenny

C’est lors de la messe dominicale que notre curé-modérateur a voulu marquer ce jubilé. Et à dessein le 15 juin, parce que c’est à cette même date, il y a 40 ans, qu’il a été ordonné dans sa Pologne natale. Un pays qu’il a quitté en 1995, pour venir exercer son ministère en Suisse, dans plusieurs unités pastorales du canton (Les Marches, Sainte-Claire) pour gagner les terres broyardes il y a 3 ans où il est désormais bien installé dans sa cure de Cugy et aussi en tant que doyen du décanat Saint-Barnabé. Un itinéraire fribourgeois qu’Alexandre Duc, président du Conseil de paroisse, a évoqué durant son allocution en y ajoutant quelques notes d’humour. 

L’abbé Darius a pour sa part rappelé le long chemin qui l’a conduit à l’ordination, « dans un diocèse qui comptait 1 million de catholiques, 240 paroisses et… 120 futurs prêtres au séminaire ! ». Sa phrase conductrice – « que ta volonté soit faite » – ne l’a pas quitté et il s’emploie à la respecter jour après jour, dit-il à l’assemblée qui a été conviée à un apéritif après la messe. Et en ce jour de « Fête des roses » à Estavayer, l’organiste Philippe Marchello, gratifia l’assemblée de l’interprétation d’un tonitruant « Orage », œuvre célèbre du compositeur suisse Jacques Vogt.

Jeux, jeunes et humour – juillet-août 2025

Mot de la Bible

Dormir comme un bienheureux

Cette expression signifie dormir longtemps et paisiblement. Les esprits bienheureux ou les âmes bienheureuses sont ceux qui jouissent de la béatitude éternelle, ceux qui sont « plongés » en Dieu et partagent sa félicité. Une telle personne, à l’abri de toute inquiétude matérielle ou morale, est assurée de pouvoir dormir d’un sommeil paisible, qui ne soit troublé par aucun souci particulier.

Par Véronique Benz

Humour

Il y a 60 ans, un touriste de passage dans un village de montagne remarque un vieux monsieur qui fait son jardin. La conversation s’engage et le touriste finit par lui demander son âge :

– J’ai 94 ans et j’ai encore mon père. Il est en train de couper du bois derrière la maison.

N’en croyant pas ses yeux, il va chez l’ancêtre qui lui confirme qu’il a dépassé les 120 ans. Incrédule, il descend chez M. le curé pour lui demander si les deux hommes ne lui ont pas fait une farce :

– Non, c’est la vérité, affirma le vieux curé, c’est même moi qui les ai baptisés tous les deux !

Par Calixte Dubosson

Caeli beatus (Heureux comme au ciel)

Par Calixte Dubosson
Photo : Unsplash

Lors d’une émission à la radio, j’avais entendu un prêtre, qui venait de quitter le sacerdoce, donner la racine du célibat qui provient du latin caeli beatus qui se traduit par : « Heureux comme au ciel. » Lui qui venait de prendre femme regrettait-il son choix ou voulait-il souligner que le célibat serait mieux que le mariage ? Toujours est-il que chaque situation que nous vivons apporte son lot de satisfactions et d’inconvénients.

Pour un célibataire, la vie peut devenir pesante à la retraite en raison d’une solitude laborieuse due à la raréfaction des relations professionnelles. L’absence d’enfants et de petits-enfants à chérir peut aussi créer un manque et un vide regrettables. 

On connaît pourtant des situations où le célibat a été choisi par charité, pour prendre soin d’un membre de la famille devenu malade chronique. Cela mérite toute notre admiration.

Pour les consacrés, le célibat vécu seul ou en communauté peut être une source de joie et d’épanouissement. Certains veulent abolir la loi du célibat pour les prêtres. C’est un grand débat dans lequel je ne veux pas entrer. Mon point de vue se trouve dans l’affirmation de Jésus en Mt 19, 12 : « Il y en a qui ne se marient pas en vue du royaume des Cieux. Comprenne qui pourra comprendre ! »

De retour de Rome, deux jeunes témoignent

Un groupe de jeunes confirmands et confirmés fribourgeois a effectué un pèlerinage à Rome durant les vacances pascales et a vécu sur place le décès du pape François. Ils étaient accompagnés par l’abbé Bernard Alassani. Témoignages.

Par Amélia Bouverat et Auxane Manceau | Photos : LDD

Amélia Bouverat : « J’ai trouvé le pèlerinage vraiment sympa, on a visité plein de choses et j’ai fait de belles découvertes. Par rapport à la mort du Pape, évidemment, c’était un choc, on ne s’y attendait pas trop. J’attends du prochain Pape qu’il soit tout aussi proche des jeunes que le pape François. »

Auxane Manceau : « Avec Amélia nous avons été confirmées l’année passée et nous sommes parties ensemble à ce pèlerinage. Nous avons vu plein de trucs. C’était la première fois que j’allais à Rome. C’était hyper cool, entre les visites des églises, des monuments, des portes saintes. Par rapport au Pape, ça a été un choc : nous étions dans le car en route pour Rome quand on a appris sa mort. Du coup, l’ambiance était un peu bizarre. ça nous a tous marqués. Il était proche des jeunes et on était censés le rencontrer lors de l’audience publique du mercredi. On savait qu’il était malade, mais on ne s’attendait pas à son départ si rapide. J’attends aussi que son successeur soit proche des jeunes.

Témoignage de l’abbé Bernard : « Les jeunes sont le présent de l’Eglise »

C’était la première fois que j’allais à Rome en accompagnant les 8 jeunes de la paroisse. Nous avons vraiment vécu un moment magnifique avec beaucoup de joie, beaucoup d’émotions, en découvrant ces grands monuments historiques, les quatre grandes basiliques où nous avons passé les portes saintes. Dans chacune de ces basiliques, nous avons célébré la messe dans la joie.

Personnellement j’ai vu à quel point nos ancêtres se sont attachés à la foi, se sont donnés, se sont sacrifiés pour que nous ayons aujourd’hui aussi la foi, avec cet héritage culturel et cultuel qu’ils nous ont laissé. 

Avec le décès subit du pape François, qui nous a tous choqués (nous étions au Simplon quand nous avons appris la nouvelle), cela ne nous a pas empêchés de vivre notre pèlerinage. 

La visite de l’évêque

A chaque célébration nous l’avons porté dans le cœur de l’Eucharistie. Nous avons aussi eu la visite de notre évêque,
Mgr Charles Morerod, qui a présidé la messe du mardi avec nous et passé toute cette journée à nos côtés (plus de 200 con–firmands des cantons de Fribourg et Neuchâtel). On était très très contents de voir l’évêque au milieu des jeunes, dans cette joie. On a senti vraiment que nous avons besoin de cette espérance. Aujourd’hui, avec les jeunes, nous avons compris que nous sommes vraiment des pèlerins d’espérance, des pèlerins de la joie, des pèlerins pour le Christ Ressuscité.

Oui, le Christ nous envoie aujourd’hui comme il a envoyé les disciples il y a plus de 2000 ans. Il nous envoie aujourd’hui auprès de nos frères et sœurs pour leur apporter cette Bonne Nouvelle, leur apporter le message de la Résurrection. Je vois qu’il y a une lueur d’espoir pour notre Eglise et comme le pape François le disait : « Aujourd’hui beaucoup disent que les jeunes sont l’avenir de l’Eglise, et bien, aujourd’hui les jeunes sont le présent. » Oui, ils sont le présent de l’Eglise, ils vivent le présent et c’est avec eux et les personnes plus âgées qu’on peut préparer ensemble le futur de l’Eglise.

Sur la tombe de Carlo Acutis

Ce sont des moments magnifiques que nous avons passés, des moments de joie pour l’Eglise. Malheureusement, en raison de notre programme de voyage, nous n’avons pas pu assister aux obsèques du pape François, mais à notre retour, nous avons eu la chance de nous arrêter à Assise pour aller sur la tombe de Carlo Acutis, un témoin pour les jeunes de cette époque qui rappelle que, même en étant jeunes, nous pouvons annoncer le Christ, annoncer la Parole de Dieu à tous nos frères et sœurs.

Catholique, célibataire: et alors?

« Il y a des groupes pour fiancés, pour enfants, des ateliers pour aînés, des sessions pour catéchistes et… rien pour nous célibataires catholiques ! » Ce cri du cœur est parvenu aux oreilles du curé et, lors d’une rencontre, tous les deux concoctent une proposition pastorale « pour célibataires catholiques ».

Par Thierry Schelling | Photos : Adobe Stock, Unsplash, DR

Depuis, des rencontres à intervalles réguliers (une tous les trois mois environ) existent, le vendredi soir, dans la salle du sous-sol de Saint-Joseph à Genève (Eaux-Vives). Un temps spirituel ouvre la rencontre, puis le curé laisse les participantes et les participants seuls continuer les échanges, autour d’un apéro.

C’est la formule choisie : un apéro, d’où l’heure – 19h-21h – et le jour, vendredi. Car outre le fait d’être célibataires, les présentes et les présents ont en commun d’être souvent très affairés : travail, business trip, études post-doc… Du coup, l’agenda vite rempli laisse peu de place à la spontanéité ; mais la volonté de se rencontrer semble avoir pris : dès la première rencontre, plus de vingt personnes se pointent et se « tassent » dans le salon curial. Les réseaux sociaux font le reste quant à l’information.

Un moment spi

L’originalité de ces rencontres apéritives est d’être ouvertement… chrétienne. Et œcuménique. Mais pourquoi ?

« Cela permet de se retrouver entre frères et sœurs », raconte une participante, « et donc dans un climat bienveillant. Qui crée de la confiance. » Elle a raison. Protestants et Catholiques trentenaires sont de cette génération de chrétiens assumés : se retrouver entre adhérents de la même religion autour d’un même statut, « célibataire », permet de faciliter les échanges dès les premières fois – car à chaque rencontre, de nouvelles personnes débarquent…

Mais le « moment spi » se veut aussi fédérateur : déposer les semaines actives, les fatigues et les joies passées, pour être là. Se poser et, un peu, se reposer. Et méditer : qui suis-je pour le Seigneur ? Qui est Jésus pour moi dans ma condition actuelle ?

La première fois, ce fut une méditation autour de Jésus, « homme affairé et célibataire » ; la deuxième, « quelques principes ignatiens pour orienter sa vie » ; la troisième et la quatrième, une série de questions adaptées et retravaillées à partir de l’ouvrage d’une théologienne américaine, Alicia Akins, « Le catéchisme du célibataire ».

La formule semble prendre. Pour le plus grand plaisir des coorganisatrices et des participants : « Une moitié revient et l’autre moitié est composée de nouveaux arrivant. » La dernière a eu comme originalité de déplacer les troupes, après le moment spi, dans un bar du quartier. La formule d’une « Eglise en sortie » se réalise également dans ce groupe…

Célibataire, so what ?

En Eglise, il est vrai, l’accent est mis pour les laïcs sur la vie conjugale ; le célibat semble être toujours considéré comme transitoire, c’est-à-dire « en vue du mariage », ou subi, avec le questionnement souvent tacite qui l’entoure. Seul le clergé et les moines obligés d’être célibataires ont leur place en Eglise comme tels, « célibataires consacrés », sauf pour les prêtres des rites orientaux (maronite, byzantin…) qui eux, peuvent se marier 1. Car en Orient, le choix est laissé au séminariste : mariage ou célibat ; pour ce dernier, c’est quasiment toujours la voie du monastère qui est ouverte. Pour ceux qui optent pour le mariage, ils seront curés de communautés.

En Eglise, l’accent est mis pour les laïcs sur la vie conjugale ; le célibat semble être toujours considéré comme transitoire.

L’un des participants racontait comment, en famille, il avait eu l’impression de devoir se justifier de son célibat « à son âge » et ce d’autant plus que… catholique ! Ainsi donc, être laïc, ou laïque, catholique et célibataire semble troubler le paroissien de base.

A chercher de quoi nourrir la réflexion d’un point de vue chrétien, il est vrai qu’on ne tombe (du moins à ma connaissance) sur aucun traité, aucune dissertation, aucune thèse en théologie du célibat assumé par un fidèle catholique lambda ; il n’y a que des références au « célibat consacré », y compris des laïcs, à l’Ordre des Vierges, au presbytérat dans l’Eglise latine, au monachisme.

La reconnaissance ecclésiale et ecclésiologique manque donc ; on peut deviner pourquoi : « Il n’est pas bon pour l’humain de rester seul », affirme Genèse 2, 18. Ou bien : « L’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme. » (Gn 2, 24) Ou encore : « Soyez féconds, multipliez-vous ! » (Gn 1, 28)

Mais la solitude dans le Jardin des origines est soulignée par Dieu pour mieux entériner la nécessité, la vocation, à devenir créatures de relations avant tout : avec la flore, la faune et les congénères.

D’où vient ce malaise vis-à-vis d’une ou d’un catholique célibataire trentenaire ? Du sentiment de culpabilité généré par un entourage pressé, de devenir grands-parents ? Un curé de paroisse serait-il enclin de voir « ses » jeunes adultes seuls trouver l’âme sœur dans une société au fort marketing « familial » : abonnements, vacances, voyages, formules ?

Trouver l’âme sœur : une pression sociale ?

Pourtant, l’amitié comme valeur de rapports humains existe, l’amour pour son animal de compagnie existe, les clubs, associations et autres lieux de rencontre sportive, culturelle, cultuelle, ludique ne sont pas là d’abord pour créer des couples mais pour partager ses capacités, ses aptitudes et… le plaisir d’être ensemble 2 !

Nommer, c’est exister

Dans le récit de la Genèse, c’est nommer les créatures qui orchestre et organise le réseau des êtres vivants entre eux. Donner un nom fait exister, constater telle ou telle réalité la rend visible. Est-ce ce qui manque aux célibataires chrétiens au sein de leurs Eglises, être « appelés par leur nom » et ainsi reconnues et reconnus comme tels pour faire partie du tout ? Peut-être.

Rappeler qu’avant tout plan à deux, l’être humain est appelé à être en lien avec toute la création dans un esprit d’amitié, dans l’esprit de l’encyclique Laudato si’ du pape François. Sa vocation, son appel, viennent de Dieu et le baptême permet d’entendre pour chaque concernée et concerné : « Tu es mon enfant bien-aimé ! » Et j’ajouterai : quel que soit ton chemin de vie…

1 Nous en avons quelques-uns dans le Diocèse de Lausanne-Genève-Fribourg : Ukrainien, Libanais, Roumain.
2 A voir la résistance de certains girons à demeurer uniquement masculins, on pourrait aussi voir une limite de l’entre-soi !

Avant la création d’Eve (ici « Le Paradis terrestre avec la création d’Eve» , par Jan Brueghel le Jeune), la solitude d’Adam est soulignée pour mieux entériner la nécessité de devenir créatures de relations avant tout.

Belle veillée de prière  pour le pape François

Le vendredi 25 avril dernier, un groupe de jeunes a pris l’initiative d’organiser une veillée de prière en hommage au pape François. Cette célébration d’action de grâce s’est déroulée à la chapelle de Rivaz. Nous vous livrons ici leurs témoignages entrecoupés de quelques citations du pape François proclamées lors de cette veillée.

Photos : LDD

« Pour moi un Pape, avant François, c’est quelqu’un qu’on respecte, qu’on écoute, mais qui est très haut placé et inatteignable. François c’était plus un papa, la personne qu’on respecte mais qui est beaucoup plus proche de nous et en perdant le pape François, j’ai l’impression d’avoir perdu quelqu’un de ma famille, de proche. J’espère fortement que les nominations de cardinaux que François a faits, porteront leurs fruits et que ça ira dans la continuité de son pontificat. »  Véronica

« Soyez des porteurs de joie, parce que l’Evangile est joie ! »
Discours aux jeunes, Tirana (Albanie), 21 septembre 2014

« Ce qui m’a frappée c’est surtout sa simplicité et sa proximité avec les gens. Il n’était pas «  au-dessus  » par rapport aux autres papes antérieurs. Sa simplicité d’habiter, non pas dans le palais comme les autres, ça je trouvais formidable. Il avait une grande ouverture : j’espère qu’on n’ira pas en arrière. L’espérance qu’on ait une continuité. Christiane

« C’est le seul Pape qu’on a connu, mais il était proche des gens, il appréciait la jeunesse, il était proche des jeunes et avait le souci de l’avenir de l’Eglise. J’espère que le prochain continuera dans ses traces et que ça ne créera pas des problèmes dans l’Eglise, car c’est une personne très importante pour l’Eglise et du coup c’est important que ce soit un bon Pape qui prenne des bonnes décisions. » Thomas et Lucia

« La paix commence par un sourire et se construit chaque jour avec des gestes simples. »
Message pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2019

« J’espère qu’il sera remplacé par un aussi «  bon  » Pape, aussi bon dans le terme de bonté, de proximité de l’autre. » Marie-Christine

« Je garderai son sourire, son regard envers chacun. Il ne tournait jamais la tête, il voyait tout le temps une autre personne. Il transmettait quelque chose. J’espère qu’on aura quelqu’un d’aussi super. » Gérard A.

« Dieu écrit aussi avec des lignes courbes. Même dans nos erreurs, Il peut faire jaillir quelque chose de beau. »
Homélie à Sainte-Marthe, 19 janvier 2016

« On voyait toujours l’Eglise comme un éléphant qui ne peut pas avancer, dans des traditions, qui met 50 ans à reconnaître le moindre travers qu’elle a eu. Et le Pape est toujours en avance par rapport à ça. Il est toujours la voix (la voie). Il est toujours en train de «  choquer  » son propre camp, d’accepter ce que les autres ne peuvent pas encore accepter et pour le nouveau Pape, j’aimerais qu’il soit toujours en avance par rapport à l’Eglise, pour montrer le chemin à l’Eglise. » Matthieu

« Quand j’ai préparé cette veillée, avec Barbara, elle a dit une citation du pape François. Je ne l’avais jamais entendue du Pape, mais je la disais de moi-même : c’était pour les couples qui vivent ensemble : il a dit : vous pouvez pendant la journée vous engueuler, faire voler des plats, mais ne vous endormez jamais sans vous être réconciliés ! C’était ma devise mais je trouve incroyable qu’il le dise aussi. Je retiens aussi tout son amour qu’il donnait. Dieu, ami pour nous. Ces citations, ça m’a fait replonger dans ce qu’il a fait et dit. » Laura

« La joie du chrétien ne se fabrique pas, elle ne peut pas être achetée : elle vient de la foi, de la rencontre avec Jésus-Christ. »
Audience générale, 10 mai 2017

« Mon cœur est devenu argentin à cause du Pape ! » Fatima

François c’était quelqu’un de très important pour moi. Tout d’abord, il était jésuite, tout comme moi. Nous avons d’ailleurs été longtemps amis sur Facebook à l’époque où il était cardinal. C’était quelqu’un de très humble. J’aimais déjà beaucoup Benoit XVI mais j’ai trouvé que François avait continué l’œuvre de Benoit XVI vraiment en profondeur. Paix à lui, que le Seigneur l’accueille à sa droite. Gérald

« Avec Dieu, le poids du passé ne pèse plus, il y a toujours un avenir. »
Homélie de la Vigile Pascale, 31 mars 2018

« Merci au pape François qui était tellement proche des gens, des pauvres. Je trouve qu’il a tellement suivi le chemin de Jésus. Il était proche de ceux qui avaient besoin de reconnaissance, ceux qu’il a trouvés sur son chemin. J’ai trouvé ça très beau. J’espère que le futur pape va continuer ce chemin, qu’il va nous diriger dans les pas du Seigneur. » Barbara

« Le pape François m’a marqué surtout au niveau de la foi, car je sens qu’il m’a confirmé mon chemin de foi et spécialement dans le domaine du service, de la diaconie, de la mission. Il m’a enseigné ce qu’est l’Eglise. De certaines manières il a mis l’accent sur la mission, sur l’évangélisation des peuples. ça m’a touché beaucoup car avant, ce n’était pas tellement comme ça. Les précédents papes avaient d’autres intérêts.
Mon espérance : que l’Eglise continue à approfondir ce chemin orienté vers la mission, aux populations les plus défavorisées et que l’Eglise s’engage chaque fois un peu plus avec les exclus de la société, les plus marginaux et que chaque fois nous soyons plus inclusifs avec tout le monde. Que la grande maison qu’est l’Eglise devienne la maison de tout le monde. » Fernando

« Nous sommes appelés à être lumière dans l’obscurité, à porter la flamme de l’espérance. »
Veillée Pascale, 15 avril 2017

« J’ai rejoint l’Eglise catholique il y a quelques années. Le pape François a donc été mon premier pape en tant que catholique. Donc forcément, pour moi, il a une grande importance. Avant, n’étant pas catholique, j’ai suivi de loin le parcours des anciens Papes. Je retiens de François principalement son ouverture d’esprit et pour moi il incarnait parfaitement les valeurs de Jésus, c’est-à-dire le pardon, l’amour inconditionnel, l’ouverture et l’acceptation de l’autre.  Je souhaiterais que, bien qu’avec sa personnalité qui sera forcément différente, le futur Pape ait ces qualités principales qui m’ont amenée à Jésus, c’est-à-dire l’ouverture, l’amour inconditionnel, le pardon et l’acceptation de la différence. » Nathalie

« Il n’y a pas de famille parfaite. Pour cette raison, la famille doit être un lieu de vie et non un lieu de mort ; un lieu de pardon, un lieu de paradis et non d’enfer. »
Discours de retraite sur la famille, 31 décembre 2024

Pour le Royaume (Matthieu 19, 10-12)

Par François-Xavier Amherdt | Photo : DR

Tout état de vie bénéficie de la grâce du Seigneur : que nous soyons célibataires, en couple ou mariés. Pourvu que cela soit pour le Royaume. Il y a d’ailleurs des diacres permanents (et des prêtres dans les Eglises orientales), mariés ou célibataires, qui restent dans la situation où ils se trouvent au moment de leur ordination. Ainsi, le célibat n’est pas « supérieur » aux yeux de Dieu et de l’Eglise par rapport à l’état matrimonial.

Quand Jésus parle du couple et du divorce, il ajoute des réflexions sur les « eunuques » en distinguant ceux qui sont nés ainsi dès le sein de leur mère (sans pouvoir avoir donc de descendance), ceux qui le sont devenus par l’action de l’homme (comme dans les harems orientaux ou pour garder une voix de falsetto, d’enfant) et ceux qui le choisissent pour signifier le don total d’eux-mêmes dans le célibat consacré au sein de la vie religieuse ou presbytérale (Matthieu 19, 10-12). Ce qui compte donc pour le Christ, c’est de vivre sa situation de vie au mieux, en cherchant à accomplir la volonté du Père et en œuvrant pour la venue de son Règne.

Qu’en est-il dès lors des « célibataires malgré eux(elles) » et des veufs et veuves supportant mal leur solitude ? Faut-il constituer des groupes de partage et de rencontre, y compris en Eglise, pour les aider à trouver l’âme sœur et à (re)constituer un couple ? « Il n’est pas bon que l’homme (ou la femme) soit seul(e) », dit le Créateur, qui ensuite amène à Adam une répondante qui lui correspond, parce qu’elle est « l’os de ses os et la chair de sa chair » et qu’elle s’appelle « la Vivante » (Eve) (Genèse 2, 23).

A part les célibataires heureux(ses) de l’être parce que l’ayant choisi et les consacrés, tous ceux et celles qui « subissent » cet état sont donc invités à tisser des relations et pourquoi pas, à bâtir un amour qui comble leur cœur. Tout est une question alors, évidemment, de discernement : mieux vaut rester seul(e) dans un « cadre supportable » que de vouloir à tout prix se risquer dans un engagement hasardeux et de connaître ensuite une existence pénible, voire une rupture.

Les sites dits « de rencontres » peuvent conduire parfois au bonheur, mais ils sont encombrés de personnes dont l’équilibre affectif et psychique ne leur permet pas de rendre heureux(se) un(e) partenaire. Confiance et prudence donc.

«La der» pour deux piliers de la vie paroissiale

Textes et photos par Claude Jenny

La veille du week-end pascal s’est déroulée à Cugy l’assemblée paroissiale annuelle réunissant 50 personnes qui ont avalisé à l’unanimité les comptes de l’année dernière. Une assemblée particulière puisque ce fut « la der » pour le président Alexandre Duc (photo ci-contre) et également pour Christiane Volery, membre du Conseil (lire en pages 14 et 15 les articles les concernant). Ils ont été remerciés et fêtés.

Une paroisse franche de toute dette !

Cette assemblée, dite des comptes, a permis au responsable du dicastère des finances, Alexandre Bersier, de présenter et de commenter de manière détaillée les comptes de la paroisse pour le dernier exercice. Des comptes qui font apparaître une situation saine, car si le bénéficie est maigrichon, une coquette somme a été affectée à la réserve et, a relevé le « ministre des finances », « la paroisse est désormais exempte de toute dette puisque nous avons remboursé la dernière hypothèque ». 

L’exercice boucle avec un petit bénéfice de 6600 fr. mais une somme de presque 2 millions (1,97 million) a été attribuée aux réserves en vue des dépenses futures pour certaines rénovations. C’est d’ailleurs aussi sur les réserves qu’un montant de 1,545 million a été prélevé durant l’exercice pour financer les travaux de rénovations payés en 2024. Le résultat de l’exercice est donc largement positif, de l’ordre de 425’000 fr. avant investissements. Sur l’ensemble des comptes de fonctionnement, les écarts par rapport aux budgets ont été peu nombreux et aisément explicables. Le bilan est lui aussi dans la ligne du précédent.

Une situation saine, qui a fait dire à Alexandre Bersier que la paroisse dispose de liquidités pour assurer le présent et les dépenses prévisibles. Il n’a pas caché que la situation pourrait se détériorer à l’avenir avec la baisse des rentrées liées à l’impôt ecclésiastique, tout en s’étonnant que, avec le boom immobilier que connaît la région, les revenus destinés à la paroisse ne prennent pas l’ascenseur ! Mais il y a un décalage forcé entre les déclarations des nouveaux habitants et les rentrées effectives. 

Tout en relevant qu’il importait de ne rien amputer à tout ce qui touche à l’activité pastorale – ce qu’il appelle notre « corps de métier » – Alexandre Bersier en appelle à une gestion encore plus rigoureuse de la manne paroissiale en professionnalisant encore davantage la gouvernance, en provoquant des synergies et en communiquant mieux. 

Le responsable des finances a relevé et remercié le précieux travail effectué par son « assistante » en la personne de Séverine Rey-Pillonel, responsable de la trésorerie au sein de l’équipe administrative de la paroisse. Il a salué l’excellence de son travail et l’efficace collaboration avec elle pour assurer un suivi régulier de la santé financière de la paroisse.

Alexandre Bersier et, à gauche, la trésorière Séverine Rey-Pillonel.

Investissements achevés et en cours

Le président Alexandre Duc a donné toute une série d’informations sur les investissements réalisés l’année dernière et sur ceux qui sont actuellement en cours.

En 2024, ils ont porté sur l’entretien de l’église de Cugy et la rénovation intérieure de la cure, à Estavayer sur des travaux à la collégiale (sacristie et façade) et à Lully sur des travaux de drainage. Les budgets ont été tenus. S’agissant des travaux en cours, ils portent sur la rénovation de la cure de Forel, la rénovation intérieure de l’église de Rueyres, l’entretien de la toiture de l’église de Nuvilly et la fin des travaux à l’église de Seiry.

Election complémentaire : une élection tacite

Une double élection complémentaire au Conseil de paroisse était agendée à juin dernier avec dépôt des listes avant le 12 mai à midi. Alexandre Bersier a annoncé à la récente assemblée paroissiale qu’une « Liste pour une paroisse dynamique et attrayante », et comprenant 2 noms avait d’ores et déjà été déposée. Aucune autre liste n’ayant été déposées dans le délai, cette double élection est donc tacite. Les deux nouveaux élus sont Mario Cantillo, comptable, de Granges-de-Vesin et Cédric Martin, inspecteur de sinistres, de Châtillon. 

Un nouveau document pour présenter la paroisse

Alexandre Bersier a dévoilé, lors de la dernière assemblée paroissiale, un document intitulé « Rapport d’activité 2024 ». En fait, il s’agit davantage d’une plaquette de présentation de la paroisse au travers de ses diverses activités et actrices et acteurs. Au niveau chiffre, il donne une version résumée des comptes et du bilan 2024 ainsi que l’état des investissements. 

Ce document est consultable sur le site internet de la paroisse (www.paroisse-st-laurent-estavayer.ch) et en version papier au secrétariat paroissial.

La paroisse, un partenaire économique important

Le responsable des finances l’a martelé à plusieurs reprises durant la dernière assemblée : une paroisse, ça pèse lourd pour l’économie régionale ! Ainsi, Alexandre Bersier l’a résumé en trois volets dans le document « Rapport d’activité 2024 » :

– en tant qu’employeur, la paroisse a versé 985’000 fr. de salaires annuels en moyenne sur 5 ans ;

– en tant que propriétaire immobilier, elle a consacré en moyenne 860’000 fr. par an pour les investissements et les frais d’entretien ;

– en tant que bienfaiteur, elle a versé en moyenne 90’000 fr. de dons aux sociétés locales.

Un nouveau slogan pastoral

La paroisse adoptera un nouveau slogan pastoral, a annoncé l’abbé Darius. Il sera diffusé dès la rentrée de septembre et portera sur le thème de l’espérance.

Parmi les chantiers à venir….

Le train paroissial ne s’arrête jamais… Même s’il ne saurait être comparé à une entreprise, par certains aspects, il exige une gestion rigoureuse.

Parmi les chantiers à venir, Alexandre Bersier a notamment cité un plan d’investissement affiné pour les prochaines années, l’élaboration d’un projet complet pour l’archivage des documents de toutes les communautés de la paroisse, un inventaire de toutes les croix éparpillées sur tout le territoire paroissial et le lancement cet automne d’une nouvelle application Mychurch – en collaboration avec Saint-Augustin SA – qui offrira toutes les informations en permanence via son smartphone. Une liste non exhaustive !

Tous à Aumont le 21 septembre !

Une date à noter dans l’agenda : le dimanche 21 septembre ! L’habitude de prévoir un dimanche communautaire à l’occasion de la rentrée pastorale d’automne, avec une seule messe pour toute la paroisse, sera reconduite cette année. Après Cheyres en 2023 et Bussy en 2024, c’est la communauté d’Aumont qui accueillera cette année ce rendez-vous pastoral. Et comme à Cheyres, la messe dominicale se déroulera dans la grande salle communale et non à l’église. Une partie festive prolongera la célébration.

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