La croix, sur le chemin de la gare, réalisée pour le centenaire de sa présence, a bénéficié par deux fois de la bénédiction céleste. Mais cette année le ciel a été clément et en ce dimanche 1er juin, l’abbé Schubiger a lancé l’eau bénite avec toute sa ferveur. Il a rappelé le message de la croix : être missionnaire et apporter notre témoignage de chrétien.
Cette croix de la Mission, croix de bois, entre deux oliviers résistant à tous les orages et à la sécheresse, a été bénie officiellement le premier dimanche de juin par l’abbé Schubiger. Cette nouvelle croix est posée sur le socle en pierre portant l’inscription 1924. Ainsi l’œuvre de nos ancêtres perdure et s’en va paisiblement vers le deuxième centenaire.
Chaque mois, L’Essentiel propose à un ou une représentant(e) d’un diocèse suisse de s’exprimer sur un sujet de son choix. Nicolas Glasson, vicaire épiscopal pour la culture de l’appel, les vocations et la formation des séminaristes du diocèse de LGF, est l’auteur de cette carte blanche.
Par Nicolas Glasson | Photos : DR, CRV
Il y a longtemps qu’on pleure le manque de vocations presbytérales et religieuses dans nos diocèses mais aujourd’hui les effectifs des Séminaires de notre pays sont au plus bas. C’est inquiétant. On le sait, la chute des vocations est la résultante de multiples paramètres : les temps changent et il est illusoire de penser rattraper le passé.
Et pourtant nous ne pouvons pas en rester là : après tout, il y a encore des chrétiens convaincus qui s’efforcent d’orienter leur existence selon leur foi ; il y a aussi tout un monde à qui annoncer l’Evangile : ne plus être la religion de presque tous devrait donner à l’évangélisation une liberté renouvelée. Peu de temps avant son élection au pontificat le cardinal Robert Francis Prevost affirmait : « Il a des milliers et des milliers de jeunes qui cherchent une forme d’expérience qui les aide à vivre leur foi. Et je pense que cela doit être prioritaire. Notre priorité ne peut pas être de chercher des vocations. Notre priorité doit être de vivre l’Evangile. Je pense parfois que si nous cherchions comment mieux vivre notre foi et si nous apprenions à inviter et inclure les autres dans la vie de l’Eglise, spécialement les jeunes, il y aurait des vocations de manière continue. » Les paroles du futur Pape sont un examen de conscience pour celles et ceux d’entre nous qui assument un ministère pastoral. Nous sommes bien souvent tentés par ce que le pape François appelait la pastorale de guichet et d’entretien, nous savons proposer des « espaces » de rencontres et de partages : est-ce suffisant ? Dans les évangiles le Christ prêche – et il a quelque chose à dire ! – , il apprend à prier à ceux qui le lui demandent – et c’est concret ! –, dans sa compassion il voit la réalité telle qu’elle est et s’implique dans l’existence de ses contemporains. Le livre des Actes des Apôtres raconte comment ses disciples ont prolongé cette mission rédemptrice. Bref, quand la foi change concrètement la vie elle suscite des vocations.
Dimanche de liesse le 15 juin à la collégiale : l’abbé Darius, curé-modérateur, y fêtait ses 40 ans de prêtrise. « Un moment de grâce » a dit le jubilaire en ouverture de la célébration.
Texte et photos par Claude Jenny
C’est lors de la messe dominicale que notre curé-modérateur a voulu marquer ce jubilé. Et à dessein le 15 juin, parce que c’est à cette même date, il y a 40 ans, qu’il a été ordonné dans sa Pologne natale. Un pays qu’il a quitté en 1995, pour venir exercer son ministère en Suisse, dans plusieurs unités pastorales du canton (Les Marches, Sainte-Claire) pour gagner les terres broyardes il y a 3 ans où il est désormais bien installé dans sa cure de Cugy et aussi en tant que doyen du décanat Saint-Barnabé. Un itinéraire fribourgeois qu’Alexandre Duc, président du Conseil de paroisse, a évoqué durant son allocution en y ajoutant quelques notes d’humour.
L’abbé Darius a pour sa part rappelé le long chemin qui l’a conduit à l’ordination, « dans un diocèse qui comptait 1 million de catholiques, 240 paroisses et… 120 futurs prêtres au séminaire ! ». Sa phrase conductrice – « que ta volonté soit faite » – ne l’a pas quitté et il s’emploie à la respecter jour après jour, dit-il à l’assemblée qui a été conviée à un apéritif après la messe. Et en ce jour de « Fête des roses » à Estavayer, l’organiste Philippe Marchello, gratifia l’assemblée de l’interprétation d’un tonitruant « Orage », œuvre célèbre du compositeur suisse Jacques Vogt.
Le jubilaire…… durant la célébration.Alexandre Duc, président du Conseil de paroisse, durant le message qu’il a adressé à l’abbé Darius.Les deux vedettes du jour : l’abbé Darius et l’organiste Philippe Marchello.Une photo qui date de 1990 : l’abbé Darius, au premier plan, alors étudiant en théologie à Paris, en visite au Vatican, est reçu en audience par le pape Jean-Paul II.
Cette expression signifie dormir longtemps et paisiblement. Les esprits bienheureux ou les âmes bienheureuses sont ceux qui jouissent de la béatitude éternelle, ceux qui sont « plongés » en Dieu et partagent sa félicité. Une telle personne, à l’abri de toute inquiétude matérielle ou morale, est assurée de pouvoir dormir d’un sommeil paisible, qui ne soit troublé par aucun souci particulier.
Par Véronique Benz
Humour
Il y a 60 ans, un touriste de passage dans un village de montagne remarque un vieux monsieur qui fait son jardin. La conversation s’engage et le touriste finit par lui demander son âge :
– J’ai 94 ans et j’ai encore mon père. Il est en train de couper du bois derrière la maison.
N’en croyant pas ses yeux, il va chez l’ancêtre qui lui confirme qu’il a dépassé les 120 ans. Incrédule, il descend chez M. le curé pour lui demander si les deux hommes ne lui ont pas fait une farce :
– Non, c’est la vérité, affirma le vieux curé, c’est même moi qui les ai baptisés tous les deux !
La foi tragique n’est pas une obligation, ni même une option. Pourtant, à voir certains chrétiens, la joie ne semble pas aller de soi, alors que la Bible appelle constamment à la fête. Sylvain Detoc (op.) expose comment se réconcilier avec la vertu de fête.
Pour le dominicain, la fête est l’expression de la joie à travers tous nos appareils de rites.
Par Myriam Bettens | Photos : M. Bettens, DR
La fête ne devrait-elle pas être une option pour le chrétien ? Je l’ai souligné d’entrée de jeu, c’est même un commandement ! Vu le nombre de fois où la Bible nous invite à célébrer Dieu à travers la fête et à accueillir dans la réjouissance la vie avec Lui, cela démontre que ce n’est pas une proposition accessoire que l’on peut ressortir selon notre humeur. La festivité est vraiment dans le flux de la Révélation et elle court des premières aux dernières pages de la Bible. La caisse de résonance existentielle de cette réalité se trouve pour le chrétien dans la liturgie.
Pourtant, les passages invitant à la fête sont souvent sur le mode impératif. Est-ce à dire que l’humain n’est pas « programmé » pour ça ? Cela donne en tout cas le sentiment que cette festivité risque de ne pas être spontanée, qu’il va falloir fournir un effort. Ce constat est inattendu, même un peu paradoxal pour nous. S’il y a quelque chose de spontané, c’est bien la fête ? Eh bien, non ! On peut la comparer au commandement de l’amour, car au-delà des sentiments et des impressions immédiates, le vrai amour suppose que nous l’alimentions, le mettions en mouvement. La fête c’est pareil, à un moment donné, on doit y mettre du sien et entrer dans cette dynamique.
D’ailleurs, dans l’anthropologie divine, la fête structure l’espace et le temps des hommes. Celle-ci a donc bien une fonction primordiale… Il y a de toute évidence un élément structurant de la société, avec des temps de retenue et d’autres qui correspondent à la manifestation de quelque chose qui déborde. Prenez les noces de Cana, les exégètes estiment que Jésus aurait produit six cents litres de vin ! Une quantité complètement démesurée par rapport aux besoins. La fête, dans la Bible, n’est pas teintée de retenue, mais l’expression de l’amour exorbitant, hyperbolique de Dieu. Malheureusement, la théologie, surtout latine, est encore très marquée par l’ombre portée de la doctrine de saint Augustin ou plutôt ce qu’on en a fait, c’est-à-dire l’augustinisme : en ne relevant trop souvent que les accents pessimistes d’une nature humaine blessée par le péché et l’impossibilité que beaucoup soient sauvés.
Les chrétiens ont bien du mal à entrer dans ce commandement biblique et lui préfèrent trop souvent une foi tragique… Le sujet qui fâche ! (rires). Effectivement, il y a comme une toile de fond tragique dans le christianisme. On peut invoquer plusieurs facteurs. Il y a des verrous culturels, auxquels je ne crois pas trop et d’autres psychologiques. Mais le verrou principal me semble être théologique, en étant persuadés qu’il faut purifier la foi des scories qui n’appartiennent pas à la Révélation biblique. Or, la toile de fond de cette Révélation n’est pas tragique. Au contraire, elle nous parle de la bonté de Dieu, de cet amour absolu et éternel, qui appelle à exister. C’est extrêmement intéressant, car cela signifie que les créatures ont été produites par cet amour. Elles n’en sont donc pas le stimulus puisqu’elles n’existaient pas ! C’est plutôt l’amour de Dieu qui a fait surgir cette existence.
Comment se réconcilie-t-on avec la vraie fête, celle à laquelle Dieu nous invite ? La fête est l’expression de la joie à travers tous nos appareils de rites et d’usages locaux. L’Evangile appelle à un dépassement de la fête naturelle vers une festivité surnaturelle, mais ce « débordement » ne peut avoir lieu que quand l’homme blessé par le péché se découvre aimé de Dieu et pardonné. Il y a là un haut lieu évangélique de la fête.
Bio express
Sylvain Detoc est né à Rennes, en 1979. Il a effectué un doctorat en littérature et quatre années d’enseignement à la Sorbonne. Il est entré chez les dominicains en 2008, puis a été ordonné prêtre à Toulouse en 2015. Il étudie et enseigne la patristique à l’Université catholique de Lyon durant deux ans (2018-2020) avant de revenir à Toulouse pour terminer sa thèse de théologie (2022). Sylvain Detoc enseigne la doctrine des Pères de l’Eglise à l’Institut catholique de Toulouse et à l’Angelicum, à Rome. Il est l’auteur de La gloire des bons à rien et Déjà brillent les lumières de la fête.
La croix, la montagne et le calice selon Jean-Pierre Coutaz.
Par Amandine Beffa | Photos : Jean-Claude Gadmer, DR
L’exposition Entre terre et ciel, organisée à l’abbaye de Saint-Maurice, est l’occasion de (re)découvrir une partie de l’œuvre de Jean-Pierre Coutaz 1.
L’artiste valaisan a participé à la décoration de plusieurs églises en Suisse romande, faisant appel à des techniques variées. Son travail s’inspire profondément de sa région.
Le cloître de l’abbaye propose un cheminement entre terre et ciel, à travers la thématique de la montagne. Le trésor, quant à lui, accueille trois œuvres religieuses : un calice, une station de chemin de croix et un Christ. Les trois objets sont à la fois très contemporains et très ancrés dans le terroir.
Il est dit de Jean-Pierre Coutaz qu’il « puise son inspiration dans des vignes désaffectées dont les pieds noueux et tordus de douleur expriment, on ne peut plus naturellement, les souffrances endurées par le Christ dans sa montée au Calvaire ».
Arrêtons-nous en particulier sur le Christ. Ce qui frappe dès le départ, c’est l’absence de croix. Le Christ n’est pas en croix, il est croix.
Il n’a pas de visage, son corps est tordu, il a de très grands bras. La collaboration entre l’artiste et la nature donne un résultat très brut.
Un des chants du Serviteur souffrant résonne dans nos oreilles à la contemplation de cette œuvre : « De même que les foules ont été horrifiées à son sujet – à ce point détruite, son apparence n’était plus celle d’un homme […]. Devant Lui, celui-là végétait comme un rejeton, comme une racine sortant d’une terre aride ; il n’avait ni aspect, ni prestance tels que nous le remarquions, ni apparence telle que nous le recherchions. »
Il était méprisé, laissé de côté par les hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, tel celui devant qui l’on cache son visage ; oui, méprisé, nous ne l’estimions nullement.
En fait, ce sont nos souffrances qu’il a portées, ce sont nos douleurs qu’il a supportées […] et dans ses plaies se trouvait notre guérison. » 2
1Entre terre et ciel, abbaye de Saint-Maurice, jusqu’au 2 novembre. 2 Es 52, 14-53, 5, traduction œcuménique de la Bible.
La lumière occupe une place centrale dans les Ecritures, Ancien et Nouveau Testament réunis. Dans l’Evangile de Jean (8, 12), Jésus nous parle de cette lumière : « Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. »
Pourtant, si la lumière du Christ éclaire notre vie spirituelle, la lumière de notre univers physique a des propriétés bien spécifiques. En particulier, sa vitesse est connue, finie. A travers les siècles, de nombreux savants se sont penchés sur l’étude et la détermination de la vitesse de la lumière : le savant arabe Alhazen (965-1039) est le premier à avoir l’intuition d’une vitesse finie de la lumière, suivent Galilée (1564-1639), Cassini (1625-1712), Romer (1644-1710), Bradley (1693-1762), Fizeau (1819-1896), Cornu (1841-1902) et ce n’est qu’en 1983 que la communauté scientifique s’accorde sur la valeur de c = 299 792 458 m/s.
Mais si cette vitesse est finie et surtout constante dans le vide, pouvons-nous aller plus vite que la lumière ?
Non, pas dans le vide, selon Einstein : selon sa théorie de la relativité, tout objet de masse au repos m se déplaçant à une vitesse v acquiert de la masse de telle façon que l’énergie de l’objet est égale à
ce qui revient à écrire que plus l’on se rapproche de la vitesse de la lumière plus l’énergie nécessaire pour y arriver devient infinie donc impossible à atteindre.
Oui dans un milieu non vide. En 1958, le physicien russe Pavel Cerenkov décroche le prix Nobel pour la découverte d’un phénomène auquel on a donné son nom. L’effet Cerenkov se produit lorsqu’une particule se déplace plus vite que la lumière dans un milieu non vide. Ainsi, comme un avion franchissant le mur du son émet un bruit caractéristique, une particule qui dépasse la vitesse de la lumière émet une lumière intense et bleutée, c’est le rayonnement Cerenkov.
Si la lumière nous attire et nous fascine, elle reste un phénomène physique extraordinaire qui nous oblige à regarder notre univers avec humilité. Le chemin de la connaissance de notre univers est long et difficile, mais surtout pas impossible : l’Homme ayant été créé à l’image de Dieu (Genèse 1 : 27), ne doutons pas que son intelligence, sa conscience, son pouvoir créatif et surtout sa capacité à aimer seront les éléments indispensables le conduisant à toujours mieux comprendre le Monde.
Depuis près de vingt ans, Immaculée Habiyambere est active dans l’unité pastorale de La Seymaz à Genève. D’origine rwandaise, elle est arrivée en Suisse en 1992. Naturalisée Suisse, elle avoue avoir trouvé sa place au sein de la communauté paroissiale.
Par Véronique Benz | Photos : V. Benz, Pixabay, DR
Son regard est doux, son sourire avenant. Lorsque j’interviewe Immaculée Habiyambere, j’ai l’impression, comme de nombreuses personnes œuvrant dans l’ombre, qu’elle a plus l’habitude d’écouter que de parler. « Mon engagement principal au service de l’Eglise est l’accompagnement des enfants dans la catéchèse. Etre enseignante auprès des adolescents m’a facilité la tâche », reconnaît-elle. « J’ai pu ainsi mieux gérer les différents groupes d’enfants dont les comportements changent d’une année à l’autre. » A côté de la catéchèse, Immaculée a encore divers « petits engagements ». Elle anime le groupe de prière saint Padre Pio qui se réunit une fois par mois. Elle chante à la chorale de sa paroisse et assure souvent le service d’accueil pour les célébrations dominicales.
Ses divers engagements procurent beaucoup de joie à Immaculée. « Durant les rencontres mensuelles de catéchèse, j’aime écouter les jeunes et partager avec eux leurs émerveillements et questionnements autour d’un récit biblique. Le service d’accueil me plaît également beaucoup. Nous échangeons un sourire, nous donnons des renseignements et parfois nous apportons quelques mots de consolation. Notre groupe de prière est une occasion de mieux se connaître, de se soutenir et de se recueillir, mais c’est surtout une opportunité de prier ensemble pour diverses intentions. » Immaculée relève que, durant ces temps de prière, elle vit des moments riches et ressourçants. Cependant, elle trouve qu’il manque de structures permettant d’aller plus loin dans l’accompagnement, notamment lors d’une solitude avouée ou d’une visite de personne endeuillée. Immaculée estime que des pistes font défaut dans l’accueil de nouveaux paroissiens ou dans l’aide matérielle ponctuelle au sein de l’Eglise. « Il y a quelques années, nous avions mis un panier au fond de l’église avec des biens de consommation non périssables pour les personnes dans le besoin. Malheureusement, nous avons dû arrêter, car nous avons eu quelques soucis, les gens venaient avec des voitures et prenaient les biens pour les vendre », remarque-t-elle avec regret.
A travers son engagement, Immaculée se sent nourrie spirituellement. « Pour moi, c’est comme une prière en action. Je crois que j’ai le devoir d’apporter ma petite pierre à l’édifice, de soutenir ma paroisse aux côtés des responsables de l’Eglise. Nous sommes tous amenés à fournir quelque chose pour la construction de la communauté et de l’Eglise. »
Un souvenir marquant de votre enfance Au Rwanda, le passage de mon école primaire au cycle fut une étape inoubliable, car je suis entrée à l’internat tenu par des sœurs franciscaines belges. En plus d’un excellent enseignement de base riche en langues et en sciences, elles m’ont éduquée moralement et spirituellement.
Votre moment préféré de la journée ou de la semaine Mon moment préféré de la journée est le réveil. Je remercie le Seigneur pour cette nuit et je lui confie la journée qui vient. Le moment de la semaine où je me sens comblée est le dimanche lors de la communion.
Votre principal trait de caractère Le silence, l’écoute et la bienveillance.
Votre livre préféré « La petite voix : méditations quotidiennes » d’Eileen Caddy, m’accompagne tous les jours.
Une personne qui vous inspire Mère Teresa. Une citation qu’elle a dite me parle particulièrement : « Fais en sorte que chacun soit plus heureux après t’avoir rencontré. » Cette phrase est écrite chez moi dans les toilettes des invités. J’essaie de la mettre en pratique tous les jours.
Votre prière préférée J’aime prier le « Notre Père ».
Son parcours
• D’origine rwandaise, lmmaculée Habiyambere Mukashema est arrivée en Suisse en 1992. Elle est naturalisée.
• Enseignante de formation, elle a enseigné auprès des adolescents durant 21 ans. Elle est aujourd’hui à la retraite.
• Elle est mariée à Vincent depuis 42 ans.
• Maman de trois fils (adultes), elle est grand-maman de trois merveilleux petits-enfants.
• Paroissienne catholique bénévole dans les paroisses de Chêne et Thonex (unité pastorale de La Seymaz).
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
Il posa son regard sur lui et l’aima Bendo
Bendo nous guide sur un parcours spirituel illustré de ses dessins, jour après jour. Laissez-vous toucher par la tendresse de Dieu révélée par des psaumes, des évangiles. Plus qu’un simple guide, ce cahier est un compagnon de route qui vous permettra de cultiver la tendresse de Dieu au cœur de votre quotidien et de vivre pleinement un temps de retraite spirituelle. Une invitation à entrer dans le silence, écouter la voix de l’Esprit et découvrir la douceur infinie de l’amour divin.
Soyez toujours joyeux et riez sans cesse Joseph Challier
Disciple de Jésus-Christ et de Louis de Funès, Joseph Challier a méticuleusement récolté les petites histoires, bons mots et blagues du monde catholique. Son critère ? Pas seulement rire pour faire rire, mais surtout pour faire grandir. Aussi nous présente-t-il des anecdotes spirituelles dans tous les sens du terme et pleines d’humanité : jeux de mots des saints, bourdes de paroisses, vaticaneries, fioretti de missions… des plaisanteries originales émaillées de réflexions non moins drolatiques de l’auteur.
Si l’on connaît le fameux proverbe « sérieux comme un Pape », bien des pontifes se sont employés à le démentir au cours de leur vie. Célèbres pour leur sens de l’humour, la plupart d’entre eux ont gouverné l’Eglise avec habileté, intelligence et zèle, selon les connaissances et mœurs de leur temps. Car au-delà de la drôlerie d’un bon mot ou d’une situation, l’humour n’est-il pas un rappel à l’humilité, aux limites de notre humanité ? D’où la bonne idée du père Gilles Jeanguenin de rassembler, dans ce florilège humoristique couvrant plusieurs siècles de papauté, quelques anecdotes étonnantes émaillées de situations cocasses et de savoureuses reparties.
Une religieuse de la Drôme et un intellectuel parisien agnostique meurent. L’une arrive au Paradis, l’autre au Purgatoire. Devant eux se dévoile la grande bureaucratie céleste : la réception des prières et leur traitement, la fabrique des saints et le repos des anges gardiens, les archives des fautes à réparer… Et leurs interrogations se bousculent : quelle est la taille du Paradis ? Ressemble-t-il à la campagne française ? Comment coule le temps au Purgatoire et comment y accomplit-on sa pénitence ? Et surtout, comment venir à bout de toutes les prières promises mais jamais récitées dont le Ciel est notre créancier ? Richard de Seze fait naître ici un merveilleux chrétien empreint d’humour et proche de nous sans jamais faire abstraction des vraies questions. Un conte plein de tendresse qui rend l’au-delà familier.
Par l’abbé Darius Kapinski Photos : Georges Losey, Africanum
Le nouveau Pape a choisi le nom de Léon, qui fait directement référence au pape Léon XIII (pontificat de 1878 à 1903) et c’est surtout son encyclique « Rerum Novarum » (sur l’engagement social) qui nous vient à l’esprit. C’est le Pape qui s’était engagé pour défendre les droits des travailleurs. Il a créé l’enseignement social catholique, en répondant au grand défi non seulement du communisme, mais aussi du capitalisme sans Dieu, avec un visage inhumain.
Si Léon XIV choisit ce nom, c’est certainement qu’il est conscient de la nécessité de chercher des remèdes aux inégalités, au mal et aux drames qui tourmentent le monde contemporain.
J’espère qu’en tant que missionnaire (des années passées au Pérou), le nouveau successeur de Pierre restera fidèle à la ligne de François et de ses prédécesseurs en matière de migration et à la mission aux périphéries.
Robert Prevost était religieux, général de son ordre, ce qui signifie qu’il possède des compétences en gestion. Appartenant à une vieille tradition monastique d’un ordre mendiant, il a l’expérience de l’Eglise pauvre.
Les cardinaux ont reconnu que l’Eglise a besoin d’une poursuite de la réforme par les religieux.
Rendons grâce au Seigneur et soutenons son serviteur Léon par nos prières.
La « Nuit des églises », qui s’est déroulée le vendredi 23 mai dernier à Estavayer-le-Lac, a connu un joli succès ! Une centaine de personnes ont participé aux diverses composantes d’un programme copieux et attractif.
Par Claude Jenny | Photos : Georges Losey, Gérard Dévaud, Claude Jenny
Organisée sous l’égide de la plateforme œcuménique staviacoise, cette soirée spéciale a été organisée conjointement par la paroisse catholique Saint-Laurent-Estavayer et la paroisse réformée d’Estavayer-le-Lac et de la Broye fribourgeoise. La « Nuit des églises » est une manifestation relativement nouvelle, mais qui a connu une multiplication d’initiatives cette année dans les églises romandes, spécialement à Genève et dans quelques paroisses fribourgeoises. Les organisateurs staviacois « ont fait fort » en préparant un programme particulièrement riche.
Des séquences qui ont permis aux participants de fréquenter les trois lieux de culte staviacois. D’abord la chapelle du Monastère des dominicaines avec, en fin d’après-midi, la célébration des vêpres animée par les moniales, chaque jour, pour remercier le Seigneur des bienfaits de la journée. Une célébration avec le chant de psaumes selon un rituel qui fut une découverte pour les non-initiés.
Au temple et à la collégiale, les enfants ont été choyés par plusieurs animations. L’escape game aménagé dans le temple a connu une belle fréquentation puisque plusieurs séances ont affiché complet. A la collégiale, c’est un jeu-découverte instructif qui avait été préparé et qui a obligé enfants et parents à déambuler dans tous les coins de l’église. Une scène tout à fait inhabituelle et l’occasion de découvrir des trésors cachés en circulant partout, y compris dans le chœur et à la sacristie !
Là-haut vers l’horloge, là-haut vers l’orgue
Au chapitre « attractions », un nombre important de visiteurs ont profité de l’occasion de pouvoir monter dans la tour du clocher pour bénéficier d’un exposé sur le fonctionnement de l’horloge et des cloches. En parallèle, l’organiste Philippe Marchello a donné plusieurs démonstrations de cet instrument majestueux qu’est un orgue. Deux animations qui ont donné un caractère « fun » à cette soirée.
Des pistes de réflexion
L’ambiance fut plus philosophique à la salle de « La Grange » pour le débat proposé sur le thème « Faut-il éliminer les religions, pour un monde plus pacifique ? ». La réponse de l’assemblée fut un large non ! Mais les échanges furent animés et propices à des réflexions qu’il faudrait prolonger dans un autre cadre pour façonner une Eglise un peu différente ! A l’heure de la réflexion sur la synodalité, ce moment de partage était fort judicieux et superbement préparé et animé par le pasteur Luc Nirina Ramoni, avec un morceau de rap en introduction et divers témoignages intéressants récoltés lors d’un sondage sur les réseaux sociaux.
Communion par le chant
Le rendez-vous final de cette soirée fut la prière de Taizé pour laquelle tous les participants ont été réunis dans le chœur de la collégiale, illuminé par les lanternes de la « Nuit des églises ». Une atmosphère propice au recueillement entrecoupé de plusieurs chants du répertoire de Taizé. Les deux organisateurs principaux de ces cinq heures de partage œcuménique – Nicole Monnard pour la paroisse catholique et le pasteur Luc Nirina Ramoni pour la paroisse réformée – ont donné joliment de leurs voix pour emporter l’assemblée dans un beau moment de partage.
Le succès de cette « Nuit des églises » devrait appeler à une nouvelle édition ! Rendez-vous peut-être dans deux ans !
La «Nuit des églises» à Estavayer en images
Un reportage en images pour refléter le riche programme de la « Nuit des églises » du 24 mai dernier.
Quatre célébrations de la première communion ont eu lieu en mai dans divers lieux de la paroisse : à Estavayer, Murist, Bussy et Cugy. Voici les photos des quatre groupes photogaphiés à l’issue de la cérémonie.
Photos : Guillaume Grandgirard, Marc Ducrest
A Estavayer…
Les premiers communiants d’Estavayer : Aebi Lya, Baranienko Nathan, Barada Maelys, Baudois Adrien, Bauen Giacomo, Bondallaz Elise, Correira Anthony, do Nascimento Ferraz Rafael, Duc Aurélien, Duc Soan, Fays Naomi, Kamgang Ngompsi Roussel, Lacerda Marques Martim, Marmy Paul, Meyer Thibault, Mollard Millie, Monteiro Duarte Mathis, Notarangeli Tino, Pythoud Enoa, Rouvenaz Charleen, Rygner Roksana, Segovia Eva et Tekamgue Kamgang Lionel.
Durant la même célébration s’est déroulé le baptême de deux enfants, Soan Duc et Mathis Monteiro Duarte. Le papa de Maelys Barada a également reçu la première communion et le papa de Mathis Monteiro a été confirmé.
A Murist…
Premiers communiants lors de la célébration à Murist : Bondenet Baptiste, Ducarroz Amélia, Reis Victoria, Volery Nina, Volery Lexie, Watson Emily, Pereira Ludivine, Boillat Stella, Michaud Lucie, Perret Franck, Pereira Joël, Sauteur Inès, Savoz Aurélien et Cantova Samuel.
A Bussy…
Les premiers communiants lors de la célébration à Bussy : Gomes Shana, Perna Léa, Marra Ramos Dael, Schumacher Marion, Ruffieux Zoé, Vésy Mathis et Cassie Delgado.
… et à Cugy
Premiers communiants à Cugy : Ayer Florent, Buchs Lena, Da Silva Théo, Bersier Jonas, Bersier Paul, Bueno Soan, Cantin Emma, Cosandey Ethan, Dubey Manon, Marti Léonie, Minder Luke, Pereira do Lago Paola, Saugy Lyna, Vonlaufen Julia, Tarabori Norah.
Par Nathalie Angelini-Traeger Photo : LDD / Freepick
Psaume 138.5 : « Et qu’en chantant ils célèbrent les œuvres de l’Eternel ! Grande est la gloire de l’Eternel ! »
Nous avons souvent tendance à trop en faire, à trop nous en faire. A définir nos vies à travers nos difficultés. A faire une montagne de notre apparence, de ce que les autres pensent, de l’état de notre maison, de nos finances, de notre travail, de nos relations. Nous voulons tout transformer, tout contrôler, tout améliorer. Nous mettons une pression immense sur nos épaules. Et pourtant… ce dont nous avons réellement besoin, c’est de respirer. De faire confiance à Dieu. D’accepter.
Faire confiance à Dieu au quotidien nous aide à retrouver un équilibre. Certains pensent que cela ne change rien. Mais confier notre vie à Dieu, choisir la gratitude et la foi, transforment nos cœurs et nos pensées. Et c’est là, dans nos cœurs et nos esprits, que la paix peut enfin s’installer.
Célébrer et se réjouir ne sont pas des « extras » : ce sont des piliers de notre bien-être spirituel et mental. Dieu le sait bien, c’est pourquoi la Bible ne cesse de nous inviter à chanter, à louer, à célébrer ses œuvres. Ce n’est pas un détail, c’est une direction.
Permission de souffler !
Le plus beau cadeau que nous puissions nous faire, et faire au monde, c’est d’être en paix. D’être des personnes en bonne santé, joyeuses, reconnaissantes, compatissantes, confiantes.
Alors, en cet été, laissons la lumière entrer. Célébrons ce que Dieu fait, même dans les petites choses. Accordons-nous la permission de souffler, d’arrêter de nous juger et d’accueillir le bonheur là où il se trouve. Il est là, tout près.
« Il faut faire l’expérience de Dieu. Certaines personnes la font en allant à la messe, tandis que d’autres ont besoin d’un événement, d’une adoration ou d’un pèlerinage. C’est pour cela que je me mets au service de l’Eglise », souligne Yves Crettaz, créateur de l’Agence Imani.
Par Véronique Benz | Photos : DR
Assis à une table, son sac à dos et sa casquette à côté de lui sur le banc, Yves Crettaz est décontracté. Il sirote un thé tout en parlant à bâtons rompus de l’Eglise et de la communication.
Le jeune homme de 30 ans aime le sport, mais surtout l’Eglise. « Je m’intéresse à tout ce qui touche à l’avenir de l’Eglise dans la société actuelle : la jeunesse, les nouvelles technologies et l’événementiel », avoue Yves Crettaz. Après avoir fait plusieurs expériences comme journaliste notamment dans le milieu de l’Eglise (RTS religion, KTO et les messes à Canal 9), il accomplit son stage de journaliste RP à Rhône FM.
« J’ai aimé mon travail de journaliste, mais ce que j’apprécie le plus c’est la communication en général, les réseaux sociaux, l’événementiel et le marketing. Je suis un peu touche-à-tout », reconnaît Yves. Estimant que la communication et l’événementiel fait parfois défaut dans l’Eglise, Yves Crettaz quitte son job et fonde l’Agence Imani. « Il y a beaucoup de belles choses qui se font, il y a le public cible, mais il manque parfois un organisateur au milieu qui fait le lien entre les deux. » Un des buts de l’agence Imani est de faire le lien entre les activités et le public. « C’est élaborer des événements, proposer quelque chose en ligne sur les réseaux, faire un flyer, etc. »
Imani signifie « foi » en swahili, langue africaine. « J’ai choisi ce nom pour mon agence, car la foi en Afrique est extrêmement vivante, dynamique et joyeuse. » Le jeune entrepreneur constate qu’il y a énormément d’événements en Eglise et qu’il faut les communiquer. « Dans l’Eglise nous avons le plus beau des produits, le Christ, mais nous ne savons pas toujours le vendre. »
Pour Yves Crettaz les plus grands défis sont les difficultés de relations humaines qu’il y a au sein de l’Eglise. « Dans certaines paroisses il y a beaucoup de conflits de ressources humaines. Parfois nous pensons plus à critiquer le prêtre, l’agent pastoral ou la grand-maman qui chante de manière décalée plutôt que d’accueillir la joie de l’Evangile. »
Cependant, Yves Crettaz croit en l’avenir des paroisses et de l’Eglise. « Il y a un énorme potentiel de développement et un large retour à la spiritualité », relève-t-il. Il soutient que l’Eglise catholique doit être présente pour réagir à ces demandes. « L’Eglise a des réponses, mais il faut les rendre audibles. »
Yves Crettaz a participé à trois JMJ. « Les JMJ à Madrid ont sans doute été pour moi un événement déclencheur. J’y ai découvert l’importance de la communication, du rassemblement et de la joie ! Mon engagement donne du sens à mon travail et à ma foi ! »
L’Agence Imani
Basée en Valais, Imani est destinée aux paroisses et organisations catholiques de Suisse romande. Elle est spécialisée dans le domaine de la communication, de l’événementiel et de l’innovation. Plus d’infos sur agenceimani.ch Instagram : instagram.com/agence.imani
Un souvenir marquant de votre enfance Les temps de prière avec papa et maman le soir. Mes parents nous ont éduqués dans la foi catholique tout en nous laissant libres.
Votre moment préféré de la journée Le soir lorsque je rentre à la maison, que je retrouve mon épouse et que nous nous racontons nos journées autour du souper.
Votre principal trait de caractère Je suis quelqu’un d’entreprenant. Je n’ai pas peur. Lorsque j’ai décidé de quitter mon boulot pour lancer mon entreprise, je n’ai pas réfléchi longtemps. Je me suis dit vas-y lance-toi !
Votre livre préféré Je ne suis pas un grand lecteur. En ce moment un livre me passionne : « l’Eglise a besoin de créatifs », d’Amarù Cazenave.
Une personne qui vous inspire Mon évêque, Mgr Lovey. J’ai eu l’occasion de le côtoyer et j’ai découvert une bonne et sainte personne. Il porte la charge du diocèse et recherche la vérité dans tout ce qu’il fait.
Une citation biblique qui vous anime Le thème des JMJ 2013 à Rio de Janeiro : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples. C’est un peu le leitmotiv d’Imani.
Yves Crettaz
• Yves est né en 1995. Il est originaire du Val d’Anniviers.
• Il fait une école de commerce, puis travaille aux service marketing & communication du Nouvelliste.
• Il suit une formation de journaliste à Rhône FM et devient journaliste RP.
• En 2024, il lance l’Agence Imani, spécialisée en événementiel et en communication.
Par Claude Amstutz | Photo: paroisse Sainte-Thérèse
Le célibat et le mariage ne cessent d’alimenter des discussions animées au cours des siècles. Si, pour saint Augustin (354-430) le mariage est bon en lui-même ; ce qui est mal dans le mariage, c’est uniquement ce qui vient de la concupiscence, il est affirmé au Concile de Trente (1543-1565) que le célibat et la virginité sont supérieurs au mariage.
Au fil des temps la perception religieuse a – Dieu merci – évolué, sans oublier, bien tardivement, qu’être célibataire, prêtre ou laïc, est un don de la Grâce, comme l’est l’appel au mariage. Et Jésus Lui-même n’a pas exigé de tous ses disciples le renoncement radical à la vie de famille, bien qu’il ait exigé de tous la première place dans leur cœur.
Ces deux états de vie nous persuadent que, avec Dieu premier servi, le célibat ainsi que la vie à deux, choisis ou non, sont un engagement qui peut conduire à l’épanouissement le plus jubilatoire qui soit sur terre, prédisposé par la patience et la bonté.
Certes, l’homme seul peut éprouver parfois douloureusement la solitude sous toutes ses formes, mais sa disponibilité, grande, ne lui permet-elle pas aussi de se consacrer davantage à des amitiés rares, services et projets en milieu professionnel ou associatif, voire au cœur de l’Eglise ?
Dans le mariage, au contraire, le souci du conjoint ou de la conjointe, des enfants de surcroît, ne peut-il exposer en certaines circonstances, au manque de temps pour soi, s’ajoutant à d’autres engagements ou contraintes du travail et de la vie dite ordinaire ?
Que ce soit exprimé dans un état comme en l’autre, si nous dépassons les fragilités qui façonnent toute existence, le point commun est bien celui de la rencontre, sous le regard bienveillant de Dieu, en amour ou en amitié : relation qui porte le sceau de l’empathie, de la sincérité, de la confiance, du discernement et – mais oui ! – de l’humour.
Habités par l’amour infini de Jésus, ne découvrons-nous pas en chaque attachement, l’infini de l’autre ou des autres ? Et une vie entière suffit-elle à surprendre, tout au long des années qui se succèdent, une pièce surajoutée du puzzle intime de nos élus, capable de nous émerveiller, de nous faire grandir ?
Un ami, c’est comme un gardien de l’amour, un gardien de l’âme elle-même : il saura garder les secrets par un silence à toute épreuve. Il saura supporter et soigner en moi ce qu’il verra de défectueux. Il se réjouira de ma joie comme il s’attristera de ma peine parce qu’il considérera comme sien tout ce qui me concerne. (saint Aelred de Rievaulx)
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
Célibataires, votre vie a un sens Collectif
Il existe aujourd’hui une diversité de situations de vie. Nous assistons à la disparition des grands modèles de vie, doublée d’une fragilité des êtres humains qui cherchent des images réussies dans la société de consommation. Cette diversité de situations est l’enjeu d’une véritable conversion pastorale et théologique : la tradition chrétienne peut en ce sens montrer des chemins de vie aux célibataires. Chacun peut attendre de l’Eglise et de la communauté chrétienne une aide pour découvrir son charisme unique. Ce livre profite de l’expérience de laïques et de religieux pour mieux comprendre comment le charisme particulier du célibat, consacré ou non, peut être source de fruit pour l’Eglise.
Célibataire ? Pas pour toujours ! Marie-Liesse Malbrancke
Nous évoluons dans une société où le célibat est de plus en plus présent : il en devient même un marché alléchant ! Pourtant, nombreux sont les célibataires qui souffrent de cette situation, ne sachant plus comment avancer pour enfin rencontrer une personne avec laquelle vivre une belle relation. Dans ce livre, Marie-Liesse Malbrancke indique un chemin hors des sentiers généralement explorés. S’adressant aux célibataires et à leurs proches, elle donne de nombreuses clés, associées à des exemples vécus aussi bien personnellement que dans ses accompagnements. Ce livre met vraiment en mouvement les célibataires qui souhaitent une vie amoureuse épanouie.
Des amitiés pour l’éternité Will Conquer – Mathilde Montovert
L’amitié est une des plus belles expressions de l’amour de Dieu pour nous sur Terre. Jésus lui-même et de nombreux saints ont vécu des relations d’amitié fortes et profondes, ancrées dans la foi. Mais à l’heure où les relations virtuelles ont pris le dessus sur les relations humaines, où la séduction est devenue un incontournable pour exister, où les références à la sexualité et l’érotisation viennent remplir notre quotidien, est-il encore possible de construire de véritables relations d’amitié, appelées à durer et jusque dans l’éternité ? Les auteurs viennent apporter une réponse à cette question au travers de 15 célèbres duos d’amitiés de l’Eglise, mixtes, féminins et masculins.
Un soir de foudre et de ténèbres, le Christ s’éteint. Trois jours plus tard, Marie Madeleine découvre le tombeau vide. Aussitôt, la Bonne Nouvelle se répand, on murmure : « Il est ressuscité ! » Jésus apparaît sur la route d’Emmaüs. La rumeur enfle, le message se diffuse. Cette BD raconte comment, concrètement, s’est organisée la communauté des premiers chrétiens. Très vite, les fidèles de Jésus ont été lapidés, persécutés, pourchassés. Comment, malgré ces premières persécutions, les chrétiens ont-ils peu à peu façonné leur Eglise et commencé à évangéliser sur toutes les routes, à travers l’Orient et tout l’Empire romain ? La BD y répond.
Cette annonce, qui marque l’accueil d’un nouveau Pape, est un moment important pour les catholiques du monde entier mais aussi pour tous les peuples.
Le 13 mars 2013, lorsque ont retenti les cloches de la collégiale, chacun a apprécié cette ouverture des cardinaux en nommant un Pape argentin. Ses premiers mots, sa simplicité, son humilité ont rapidement conquis les cœurs.
Aujourd’hui, rendons grâce à Dieu pour tout ce que le pape François a accompli pour promulguer la Bonne Nouvelle de l’amour, soutenir les plus vulnérables, inviter à la paix et veiller à entretenir cette maison commune qu’est la terre.
Sa dernière encyclique « Il nous a aimés » (Rm 8, 37) nous rappelle que le Christ est là, à l’œuvre à nos côtés sans rien exiger mais qu’Il nous attend inconditionnellement.
Maintenant aux côtés de ses prédécesseurs, le Saint-Père va continuer à veiller sur l’Eglise. En prière lors d’une messe, j’ai ressenti que nous sommes orphelins de ce successeur de Pierre.
Heureusement les cardinaux ont rapidement élu un nouveau Pape en la personne de Robert Francis Prevost qui prend le nom de Léon XIV. Il devient ainsi le 267e évêque de Rome. Demandons à l’Esprit Saint de l’accompagner dans cette nouvelle mission afin qu’il trouve le soutien nécessaire pour faire face aux défis à venir.
Restons des pèlerins d’espérance confiants, marchant vers une Eglise missionnaire où l’accueil, la proximité, le soutien sont mis en œuvre pour construire un monde de paix et de respect.
Paroisses réformée et catholique ont uni leurs effortspour proposer, depuis début avril, un « café contact » œcuménique ouvert à tout un chacun chaque mercredi matin à Estavayer. Le démarrage est prometteur !
Texte et photos par Claude Jenny
L’idée est simple ! Offrir, à un rythme régulier, en l’occurrence hebdomadaire, la possibilité de vivre un moment de partage ouvert à toute personne désireuse d’en… rencontrer d’autres et d’échanger ! L’idée d’une telle initiative a germé quasi en même temps dans la tête de la pasteure Tünde Lamboley, de la paroisse réformée de la Broye et de Nicole Monnard, responsable du dicastère de la diaconie de la paroisse catholique Saint-Laurent Estavayer. Avec son collègue Fernando Chuard, également animateur pastoral, ils ont estimé qu’il était préférable de s’unir pour lancer ce « café contact ». « Il s’agit d’un temps d’accueil inconditionnel dans un esprit diaconal » précise bien la pasteure.
Un bon démarrage
L’idée était bonne puisque ces premiers « café contact » ont tout de suite été fréquentés. Par un petit nombre de personnes pour l’instant, mais l’autre mercredi, lors de notre visite, c’est une demi-douzaine de personnes qui étaient au rendez-vous et qui ont échangé autour d’un café durant deux heures. Des visiteurs d’horizons les plus divers, tant catholiques que protestants, et sans être forcément des engagés en Eglise. Des rencontres ouvertes à tous, y compris les « hors Eglises » et qui ont juste besoin de vivre un moment de partage avec d’autres.
« C’est une belle initiative ! Un bon moyen pour apprendre à connaître d’autres personnes tout simplement » dit Simone, qui s’occupe en paroisse de la décoration du temple. « J’y suis venu chaque fois, déclare Gérald, qui dit préférer se rendre chez les dominicaines pour les célébrations, mais j’apprécie ce lieu d’échanges œcuméniques hebdomadaires initié sur le plan paroissial ». Ces rencontres pourront aussi être l’occasion, de temps à autre, de débattre d’un thème précis. L’autre mercredi, spontanément, la discussion a porté un temps sur la maladie de Parkinson à travers le témoignage de Nathalie, de Sévaz, qui a relaté les affres qu’elle a connues lorsque ce mal l’a frappée.
A relever que ces « café contact » n’ont aucune connotation religieuse, les personnes qui le souhaitent peuvent bénéficier d’un accompagnement spirituel mais dans un autre cadre.
Ce « café contact » comme la récente « Nuit des Eglises » du 23 mai dernier, sont la preuve de belles initiatives œcuméniques.
Jumelage avec la permanence de Caritas ?
Caritas organise également une permanence régulière le mercredi à Estavayer. « Nous sommes en discussion pour que ce service se déroule également à La Grange dans une salle voisine. La présence des deux services sur le même lieu ferait sens » relève Nicole Monnard.
L’église de Seiry avait besoin d’un gros lifting de son enveloppe extérieure : c’est chose faite, un gros chantier est achevé. Toiture et clocher ont été entièrement rénovés. La peinture extérieure a été également refaite à la couleur d’origine.
Par Claude Jenny Photos : LDD
Responsable du suivi de cette rénovation pour le Conseil de paroisse, Sophie Ding est satisfaite : tout s’est déroulé quasiment durant le timing défini et le budget a été respecté. « Un gros chantier car il s’agissait de rénover toute la toiture ainsi que le clocher, les deux éléments présentant des signes de vieillesse inquiétants » explique la conseillère. Au niveau de la toiture, toutes les tuiles ont été changées et certaines poutres ont dû être traitées. Il a fallu également changer les larmiers entièrement. Pour le clocher, des poutres du tablier étaient carrément pourries et les éléments en Eternit ont été remplacés par des écailles de zinc. Six mois de travaux menés à bien par plusieurs maîtres d’état de la région pour un coût total de 370’000 francs. Aujourd’hui, l’église de Seiry est ainsi entièrement rénovée. Quant au coq au sommet du clocher, c’est toujours le même !
L’église avant…… et après la rénovation.Les larmiers, gravement endommagés…… ont dû être remplacés.Sur le clocher, la couverture en éternit a été remplacée par des écailles de zinc.M. le coq trône toujours fièrement : il a parfaitement supporté ces gros travaux !
Reflets en images d’une célébration inhabituelle qui a eu pour cadre les rues de la ville d’Estavayer le 11 avril dernier : un chemin de croix !
Photos : Georges Losey
Si les participants n’étaient pas très nombreux, la ferveur était au rendez-vous, au grand dam de certains passants qui ne comprenaient guère le sens de cette démarche qui s’inscrivait évidemment – avec quelques jours d’anticipation – dans le cadre des célébrations de la Semaine sainte.
Parti de la chapelle de l’HIB, le chemin de croix a serpenté d’abord avec plusieurs stations dans les bas de la ville pour ensuite monter en ville via la chapelle de Rivaz et la Grand-Rue. (cjy)
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