Marie de la cité des Fourmis

Le saint ou le bienheureux, n’est pas seulement celui qui a vécu il y a longtemps, dans un pays et un contexte différents des nôtres. Il peut être compatriote, contemporain et vivre dans des conditions assez semblables aux nôtres. Découvrons-le dans cette nouvelle rubrique.

Au Pays du Soleil Levant, Elisabeth Marie Satoko Kitahara s’est engagée sa vie durant auprès des plus pauvres de Tokyo. Une courte vie, dont la fulgurante conversion marque les esprits. Le 23 janvier 2015, le pape François reconnaît l’héroïcité de ses vertus et la déclare vénérable.

PAR MYRIAM BETTENS
PHOTO : DR

Elisabeth Marie Satoko Kitahara, est fêtée le 23 janvier, jour anniversaire de son décès.

Un jour de mars 1948, Satoko Kitahara, étudiante en pharmacie de l’Institut de Médecine de Showa Women’s University, près de Tokyo, se promène tranquillement avec une camarade de classe lors d’une visite de Yokohama.

Indéfinissable émotion

Les deux amies remarquent un homme compatriote qui entre dans l’église du Sacré-Cœur de Yokohama. Prise de curiosité, Satoko fait de même. A l’intérieur, ses yeux se posent sur une représentation de Notre Dame de Lourdes. Elle est submergée par une « indéfinissable émotion ». Elle est loin d’imaginer que cette mystérieuse femme sur son piédestal va changer sa vie.

Le père de Satoko, de religion shinto, ne partage pas ce nouvel intérêt pour le christianisme, mais ne s’oppose pas non plus aux aspirations de sa fille. Il essaie tout de même de la dissuader de s’engager sur cette voie. La passion de Satoko pour sa nouvelle foi est plus forte. Elle demande à l’évêque local une dispense pour pouvoir se faire baptiser tout de suite, car elle aspire à entrer dans les ordres. Malheureusement, le diagnostic d’une tuberculose lui ferme les portes du couvent. Elle découvre un article intitulé, Une croix à Arinomachi (la ville des fourmis), un bidonville de Tokyo hébergeant les chiffonniers de la ville. Le frère Zeno Żebrowski est missionnaire auprès de cette population. Satoko s’engage avec lui auprès des plus pauvres. A mesure que son engagement grandit, ses forces déclinent, rongées par la tuberculose. Elle s’éteint dans les bras de sa mère, en janvier 1958, à l’âge de 28 ans.

En 2015, le pape François reconnaît l’héroïcité de ses vertus et la déclare vénérable. Elle est fêtée le 23 janvier, jour anniversaire de son décès.

Pourquoi a-t-on congé à Carnaval ?

C’est vrai, Carnaval n’est pas à proprement parler un jour férié… même si on aimerait bien avoir congé. Le Carnaval de Monthey est (presque) sacré ! Alors il mérite bien un petit décodage… historique et spirituel.

PAR SANDRINE MAYORAZ | PHOTOS : WWW.MONTHEY.CH/CARNAVAL, DR

Carnaval, une tradition… chrétienne

Aussi étonnant que cela puisse paraitre aujourd’hui, Carnaval est à l’origine une tradition chrétienne. Le terme « Carnaval » vient du latin : Carne = viande, Vale = au Revoir ; ce qui veut dire : « Au revoir la viande ». Car traditionnellement on ne mangeait pas de viande en Carême. Et donc, les jours précédents, on « liquide les restes » de lard, de crêpes, de beurre… d’où l’appellation de Mardi gras. Soit dit en passant, on ne mangeait pas non plus d’œufs. Comme les poules ne font pas Carême, elles continuent de pondre et les œufs s’accumulent. C’est l’origine purement pragmatique de notre tradition des œufs de Pâques !

Et saviez-vous que se déguiser servait à effacer les classes sociales marquées par l’habillement ? Pour une journée, tout le monde est à égalité : le valet peut devenir roi… On déroge aux codes vestimentaires, juste quelques jours.

Les Cendres, un symbole fort

Après mardi gras, vient le Mercredi dit « des cendres » qui ouvre le Carême. Quaresme en ancien français signifie 40e jour et le Carême prépare à la fête de Pâques. Lors de la messe du Mercredi des cendres, un geste spécial et unique dans l’année est posé. Le prêtre saupoudre des cendres 1 sur le front des fidèles en disant : « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras à la poussière. » (Genèse 3, 19) ou « Convertis-toi et crois à l’Evangile. » (Marc 1, 15)

« La cendre, c’est ce qui reste quand le feu a détruit la matière dont il s’est emparé. Quand on constate qu’il y a des cendres, c’est qu’apparemment il ne reste plus rien de ce que le feu a détruit. C’est l’image de notre pauvreté. Mais les cendres peuvent aussi fertiliser la terre et la vie peut renaître sous les cendres 2. » Ainsi, le Mercredi des cendres évoque la mort et la fragilité de l’Humain et à la fois laisse poindre une extraordinaire Espérance…

Les quatre jours de Carnaval marquent un contraste avec les 40 jours de Carême. Car il y a un temps pour tout : un temps pour l’amusement et un temps pour le recueillement. C’est l’alternance des temps qui en donne la valeur. Je vous souhaite donc un joyeux Carnaval, suivi d’une belle entrée en Carême…

1 Les cendres proviennent parfois des Rameaux bénis à la Semaine sainte précédente. 
2 https://eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/la-celebration-de-la-foi/les-grandes-fetes-chretiennes/careme-et-paques/careme/371472-mercredi-des-cendres/, consulté le 15 novembre 2022.

Les Cendres, un symbole fort de notre fragilité.

Peintures murales, abbatiale de Payerne

Au détour du narthex (l’entrée de l’église), on découvre une étonnante représentation de la Sainte Trinité. 

PAR AMANDINE BEFFA
PHOTO : JEAN-CLAUDE GADMER

Nous avons parfois l’impression que les églises médiévales étaient sobres. En effet, la majorité des églises qui restent aujourd’hui ont des murs nus. Pourtant, c’était loin d’être le cas, en particulier à la période romane. Les techniques architecturales ne permettant pas de percer de grandes fenêtres, il était nécessaire de faire quelque chose des grandes surfaces de l’édifice. C’est l’apogée de la peinture et en particulier de la fresque.

L’abbatiale de Payerne a été partiellement détruite à travers les siècles. Elle a subi deux incendies et a servi de grenier, puis de prison et de cantonnement militaire à partir de la Réforme. Toutefois, elle nous donne une idée de ce à quoi ressemblaient les églises médiévales. Elle conserve en effet de nombreux décors peints datant du XIe au XIIIe siècle. Il est impossible de parler de toutes les œuvres en quelques lignes et il vaut vraiment la peine de se rendre sur place en personne pour les admirer.

Au détour du narthex (l’entrée de l’église), on découvre une étonnante représentation de la Sainte Trinité.

En bas à gauche, un homme est à genoux. Il est revêtu d’un manteau à capuche et coiffé comme les moines. Il s’agit probablement du donateur.

Au centre, Dieu le Père soutient le Fils en croix alors que l’Esprit veille sous forme d’une colombe.

La scène est déjà touchante lorsqu’on la contemple, mais elle prend un sens encore plus profond si on lit le texte de la Passion en même temps : « Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : Eli, Eli, lama sabachthani ? C’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27, 46)

A nous qui avons parfois envie de demander : « Où étais-tu lorsque je me sentais abandonné ? », le Père semble répondre : « Je portais ta croix… »

Comment rapprocher les familles des parcours de l’initiation chrétienne de cette prière communautaire ?

Regards croisés sur la messe dans un parcours catéchèse

 

Dans la série de présentation des travaux de diplôme du parcours de formation «Théodule», voici ci-dessous le résumé du travail effectué par Virginie Maret. Son travail porte sur la messe mise en relation avec les parcours de catéchèse.

PAR VIRGINIE MARET | PHOTO : DR

Virginie Maret.

Redonner sens à la messe dominicale dans notre vie de chrétien

Le pape François nous le rappelle, la messe est « communautaire » : tous les dialogues réalisés ont leur importance ; ce sont des paroles qui amènent à la « communion » entre le prêtre et les fidèles. Elle est également au centre de la vie de l’Eglise. « Quel dimanche cela est-il pour un chrétien, s’il manque la rencontre avec le Seigneur ? »

La messe : une rencontre avec Jésus !

Pourtant beaucoup de croyants ne ressentent pas le besoin de pratiquer et lorsque l’on interroge les familles des parcours de catéchèse, certaines avouent n’y aller que quatre fois par année. L’objectif de ma réflexion est de trouver quelques pistes de compréhension car nous sommes persuadés que la formation des chrétiens sur le sens de la messe peut être une réelle source d’évangélisation. Lorsque l’on sait de quoi on parle, on est d’autant plus motivé à aller à la rencontre de ce Jésus et de son amour qui se révèle dans le mystère de l’Eucharistie.

La messe vécue trop souvent – hélas – et uniquement comme une obligation !

Beaucoup de familles qui accompagnent leurs enfants dans les parcours de catéchèse viennent à la messe soit par « habitude »,
soit par « obligation » ou ne viennent pas. Et la majorité ne participe aux célébrations que si elles sont en lien avec le parcours ! L’enfant qui dit avoir apprécié les activités proposées et la fête du sacrement finit son parcours puis ne remet plus les pieds à l’église ! Pourquoi ?

L’enjeu : que la messe nourrisse et vitalise notre foi !

Il est donc important de mettre en lumière les besoins et les attentes des familles afin que la messe prenne sens pour elles et qu’elles puissent continuer leur chemin avec toute la communauté. Créer un pont entre les sacrements de l’initiation chrétienne et la suite de leur vie en tant que chrétiens ! Lorsqu’on interroge ces familles, l’on ressent une envie de vivre des célébrations joyeuses, un besoin d’entendre une homélie qui les touche et les enrichisse et des attentes concernant la participation active de l’assemblée, en particulier des jeunes.

La messe : une chance pour évangéliser !

Nous avons de la chance depuis Vatican II de pouvoir célébrer la messe AVEC le prêtre, n’oublions pas cette opportunité qui nous a été donnée !

Comprendre le sens des gestes et des paroles de l’Eucharistie ne suffit certainement pas à nous convier à ce rendez-vous hebdomadaire mais cela peut nous motiver ! La messe nous unit et nous offre l’opportunité de nous « poser » avant le début de la semaine et de prendre du temps pour prier Dieu et lui rendre grâce.

Pensons donc à transmettre le goût de la messe à nos familles des parcours afin de les rejoindre dans leur quotidien et dans leur foi, même si cela doit passer par une simplification des célébrations et quelques changements de vision de la part des prêtres et des catéchistes !

Redécouvrir les recoins de Saint-Michel

Des jeunes de divers cantons romands profitent de cet espace de liberté pour évoquer un sujet qui les intéresse.

PAR SARAH GUINNARD ET PIERRE GANSLMAYER | PHOTOS : DR

Le Collège Saint-Michel (FR) possède une riche culture catholique. Son nom, sa fondation par saint Pierre Canisius en 1582 ou encore sa Congrégation Mariale (créée par le même homme) n’en sont qu’un pâle reflet. Dans le but de revaloriser cette culture, des élèves de l’établissement, sous l’impulsion de leur aumônier francophone Grzegorz Sienkiewicz, ont décidé d’apporter leur petite pierre à la réédification de la vie chrétienne du Collège. Voici leur témoignage.

C’est sous l’impulsion de Grzegorz Sienkiewicz que nous nous sommes rencontrés à l’aumônerie afin de préparer une visite historico-spirituelle bilingue du Collège Saint-Michel pour une cinquantaine de membres de la CVX (Communauté de Vie Chrétienne) lors de son assemblée générale suisse du 26 mars 2022. Nos visiteurs ont montré un grand intérêt à découvrir le patrimoine de notre école.

Cette expérience enrichissante nous a confortés dans notre envie de faire renaître l’aumônerie et la vie de foi de notre école. Nous avons donc décidé, pour commencer, d’organiser une messe de rentrée, d’action de grâce et de bénédiction. Cette messe fut célébrée le 19 septembre dernier par un père Carme, dans la très belle chapelle Saint-Ignace, à l’intérieur même du Collège et nous a donné un élan de motivation supplémentaire pour envisager divers projets au sein du collège. Et ce, malgré le petit nombre de fidèles présents : neuf, mais tout de même neuf de plus que l’an dernier !

A noter que, désormais, nous nous rencontrons hebdomadairement afin de partager un moment de convivialité et d’organiser nos futures activités.

Nous envisageons entre autres de faire à nouveau découvrir les recoins de Saint-Michel à travers des visites spirituelles et culturelles pour des (futurs) collégiens ou toute personne intéressée, ou encore d’organiser des rencontres avec divers intervenants religieux, des sorties spirituelles, des actions de charité ou des topos et, bien sûr, d’autres messes, avec encore plus de fidèles ! Nous allons également participer à la procession du 8 décembre prochain à l’occasion de l’Immaculée Conception et à l’organisation de la messe de minuit avec le Chœur du Collège, à l’église Saint-Michel.

Tout étudiant à Saint-Michel est le cordial bienvenu à l’aumônerie pour partager et élaborer nos activités !

Un an après le début de la guerre, venez prier et soutenir les chrétiens ukrainiens

Le Père Sviatoslav Horetskyi d’Ukraine avec l’AED (ACN) dans notre secteur du 25 au 26 février 2023.

PAR EMMANUEL FRENCH
PHOTOS : AIDE À L’EGLISE EN DÉTRESSE, P. S. HORETSKYI, DR

« L’amour est plus fort que la haine »

Les pires conséquences de la guerre ne sont pas dans la destruction des bâtiments, mais dans les conséquences psychologiques et spirituelles. « En Ukraine, prêtres et religieux offrent aux personnes traumatisées, ayant perdu des membres de leur famille ou leur maison, un soutien psychologique et spirituel afin que leurs blessures puissent guérir. La foi en Dieu est un soutien important et leur redonne espoir. Je le découvre dans les rencontres avec les personnes déplacées », rapporte le Père Sviatoslav Horetskyi. Alors que beaucoup fuient, la plupart des prêtres et des évêques restent parmi le peuple. Par leurs initiatives, ils résistent à la violence de la guerre. « L’amour est plus fort que la haine. En tant que croyants, nous espérons la vie en abondance. Si nous pouvons transmettre cela, alors notre vis-à-vis peut ressentir quelque chose de l’ordre de l’éternité », explique le Père Horetskyi de l’Eglise grecque-catholique ukrainienne.

Survivre à l’hiver

Pour la population, il est très difficile de survivre cet hiver avec des températures inférieures à moins 20 degrés, sans pouvoir accéder à l’énergie nécessaire pour se chauffer. « Aide à l’Eglise en détresse (ACN) » poursuit son aide destinée afin d’atténuer la crise. Les attaques russes et l’hiver entraînent une augmentation encore plus importante du nombre de personnes déplacées. Ce sont pour la plupart des femmes avec enfants dont les maris sont morts dans le conflit ou sont en première ligne.

Selon le gouvernement ukrainien, la majorité des installations énergétiques ont été détruites. Les attaques de drones russes visent « à aggraver la vie quotidienne des Ukrainiens » et à rendre « impossible de vivre l’hiver dans ces endroits ». En réponse à ces besoins, l’AED soutient par exemple l’acquisition de poêles et de groupes électrogènes. La situation énergétique affecte l’ensemble du pays et pas seulement les zones de conflit. Des couvents accueillant les réfugiés se retrouvent sans lumière, sans eau et il y fait incroyablement froid.

« Nous traversons une période extrêmement difficile en Ukraine, déclare Mgr Pavlo Honcharuk, nous vous remercions encore une fois pour votre aide, pour les prières et le soutien. Que Dieu récompense abondamment tous les bienfaiteurs de votre œuvre. »

➤ Plus d’infos sur : www.aide-eglise-en-detresse.ch

Samedi 25 février
17h aux messes de Monthey, et de Collombey

Dimanche 26 février
9h Choëx, messe
10h30 Muraz, messe
15h Monthey : rencontre, conférence

Jeux, jeunes et humour – janvier 2023

Par Marie-Claude Follonier

Question jeune

Qui est saint Janvier ?
Evêque de Bénévent et protecteur de Naples,  il meurt vers 305, persécuté par l’empereur Dioclétien et non sans peine, puisque, miraculé, il ressort d’abord indemne des flammes et de la fosse aux lions avant d’être décapité. Il tire son nom du dieu romain Janus à l’origine du mois de janvier, mais est fêté le 19 septembre.

par Pascal Ortelli

Humour

Un couple se présente devant l’officier d’Etat civil pour se marier. Le fiancé, d’humeur joyeuse, semble avoir abusé de la dive bouteille. « Mademoiselle, dit le représentant de l’autorité, il m’est impossible de vous marier dans ces conditions. Vous reviendrez plus tard quand il aura dégrisé. » Huit jours, plus tard rebelote ! « Mais enfin, Mademoiselle, votre amoureux est encore plus ivre que la semaine dernière. » « Que voulez-vous, mon cher Monsieur, quand il n’est pas saoul, il ne veut pas se marier ! »

par Calixte Dubosson

Une spiritualité de la mobilité

Abraham, mis en route par la Parole du Seigneur.

PAR FRANÇOIS-XAVIER AMHERDT | PHOTO : DR

Il peut paraître quelque peu dérisoire de refuser de nous déplacer pour participer à la messe dans l’église de la communauté d’à côté, alors que la lettre aux Hébreux nous rappelle que « nous n’avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous recherchons celle de Dieu » (13, 14). Nous attendons en effet, précise la même épître, la ville dont Dieu est l’architecte et le constructeur, à l’exemple d’Abraham le nomade, mis en route par la Parole du Seigneur sans savoir où il allait. Car dans la foi, nous sommes à la recherche d’une patrie, nous aspirons à la cité céleste, bien meilleure que celle où nous résidons actuellement (cf. He 11, 8-16).

Tisser des liens

Reste que certains répliqueront : mais l’enseignement de l’Eglise et la théologie pastorale nous invitent à nous rassembler dans notre paroisse territoriale et à y être fidèles, de manière à tisser petit à petit des liens qui constituent la communauté locale. Au nom de notre incarnation, nous sommes appelés à planter nos racines comme un arbre florissant et à nous unir aux branches de nos voisins de quartier ou de village.

Cheminer vers la maison du Père

C’est oublier le sens étymologique du terme paroisse, par-oikia en grec, qui signifie « maison d’hôtes sur le chemin ». La mobilité est donc constitutive des communautés chrétiennes, conviées à conserver un dynamisme tourné vers l’avenir, à offrir l’hospitalité à tous les étrangers de passage, à croître grâce à leur flexibilité en s’ouvrant aux suggestions venues de l’extérieur et surtout, à cheminer vers la maison du Père, la demeure du Royaume.

Qui n’avance pas recule

Puisque nous sommes tous et toutes en route vers le ciel, restons mobiles. C’est ce qui constitue la démarche syn-odale, chemin accompli ensemble, voulue par le pape François pour l’ensemble de l’Eglise catholique, depuis l’automne 2021 jusqu’en octobre 2023 et 2024 et au-delà.

Qui n’avance pas recule. Qui se ferme à la mobilité se sclérose. C’est la loi de l’existence avec le Christ.

Une Saint-Valentin à l’église !

Alors que certains pestent contre le sens commercial de cette fête, le conseil de communauté de Vionnaz a eu l’intuition d’offrir pour les paroisses du Haut-Lac une messe spéciale pour tous les amoureux ! En effet, alors que les célébrations mettant en avant les couples jubilaires s’essouflent, nous sommes persuadés que bénir les couples, quels qu’ils soient, mariés ou non, jubilaires ou non, est une grâce ! Alors profitons-en !

TEXTE ET PHOTO PAR MARYLINE HOHENAUER

S’aimer, partager ses passions, ses intérêts, son quotidien, vouloir constamment le bien de l’autre, être persuadé que son bonheur fera le nôtre… et se le dire ! Lors de la messe du 11 février, tous les amoureux sont invités à se retrouver à l’église de Vionnaz pour une messe pensée et animée pour eux.

Pas besoin d’être mariés depuis 5, 10, 15, 20 ou 50 ans pour recevoir une bénédiction. En effet, la grâce, cette faveur accordée par Dieu est pour tous, tout le temps. Et pour les couples non mariés, pas de souci, la bénédiction d’un couple n’est ni un mariage, ni un « sous-mariage » ! C’est l’occasion d’être renforcés et de rendre grâce pour les fruits de cet amour.

Il y a quelques années, je me rappelle avoir accueilli le témoignage d’un couple qui avait vécu une grosse embrouille sur le chemin qui le menait à la messe des jubilaires. A la fin de la messe, au moment de la paix, ils s’étaient pardonnés, puis posaient tout fiers sur la photo de groupe à la fin de la messe. Oui, nous le savons tous, la vie n’est pas un long fleuve tranquille, elle est faite de hauts et de bas, parfois même de très bas, ou de chemins de traverse, parfois de souffrances, d’incompréhensions. Que cette célébration vous aide à panser les plaies, à vous sentir sereins, à revivifier votre Amour, pour qu’il dure toujours.

Rendez-vous, sans inscription, à la messe du 11 février à 17h30 à l’église de Vionnaz. A la fin de la messe un apéro amélioré vous attend pour continuer la fête.

Le jour de la Saint-Valentin est la fête des amoureux. Mais qui est donc ce Valentin ?

Pas moins de sept saints répondent à ce nom et sont fêtés le 14 février. L’association de la Saint-Valentin à la fête des amoureux remonte au Moyen-Age. A cette époque, la tradition veut que les jeunes s’adonnent à une forme de « loterie de l’amour ». Tous les 14 février, les jeunes gens tiraient au sort le nom de leur compagne, le « Valentin » est devenu le cavalier de la jeune fille pour l’accompagner lors de fêtes.

En 2022, plus de loterie, mais c’est un évènement très commercial : c’est le jour où le chiffre d’affaires des fleuristes explose ! Mais c’est surtout bien plus que tout cela… car il ne suffit pas d’acheter un cadeau pour se prouver son amour.

« Vivre la foi ensemble »

PAR THIERRY SCHELLING
PHOTO : VATICAN.NEWS

Aux jeunes, le pape François les a confortés dans leurs envies de se retrouver, nombreux, à célébrer leur foi (JMJ…) : « Il est toujours mieux de vivre la foi ensemble et d’exprimer notre amour dans une vie communautaire… » (Christus vivit, no 164) En d’autres termes, « regroupez-vous ! », semble-t-il dire. Et l’expérience des grandes célébrations ravive la foi : plus nombreux, on est plus joyeux…

Quant à son regard sur la paroisse, première cellule missionnaire de l’Eglise, il l’exhorte à… sortir : « Sortons, sortons pour offrir à tous la vie de Jésus-Christ. » (Evangelii gaudium no 49)

En d’autres termes, se regrouper en rassemblant et sortir de ses murs, voilà les deux ailes de l’élan missionnaire pour une Eglise pertinente aujourd’hui. La mobilité, en somme, ou ce que François appelle la « plasticité » de la communauté chrétienne…

Malgré la chaise roulante…

Diminué dans sa mobilité, lui ne s’est pas épargné en 2022 : Canada, L’Aquila, Matera, Bahreïn, Kazakhstan… Quand la mission urge, rien ne l’empêche de se déplacer !

Car ce qui doit animer le disciple du Christ, ce n’est pas l’entretien de ses habitudes d’horaires et de lieux de messe, c’est bien son zèle missionnaire, loin du confortable « on a toujours fait ainsi et ici ! ». D’ailleurs, cet envoi missionnaire concerne tous les baptisés…

« Ambassadeurs du Christ »

Aux missionnaires de la miséricorde, lors de l’année jubilaire 2018, il reprenait le thème de saint Paul d’« ambassadeurs du Christ » (cf. 2 Cor 5, 20), pour encourager certes les prêtres – de par leur service notamment de la confession – mais tous les baptisés à porter la miséricorde de Dieu en sortant de chez eux !

On a rarement vu un ambassadeur rester chez lui…

Une nouvelle année : entre la peur et la foi

PAR L’ABBÉ JEAN-MICHEL MOIX
PHOTO : ABBÉ VALENTIN RODUIT

Au moment d’entrer dans une nouvelle année, notre cœur peut être « pris » par une certaine peur, une certaine angoisse diffuse.

Pas très loin de chez nous, en Ukraine, à quelque 2 heures et demi d’avion, une guerre fait rage, semant jour après jour depuis bientôt une année, la ruine, la misère, l’exode, la mort. Ce conflit ne risque-t-il pas de s’étendre aux pays voisins de l’Ukraine ? Quand donc cette guerre prendra-t-elle fin ? lorsque toute une armée aura été saignée à blanc ? et alors la guerre cessera, faute de combattants…

Autre peur. Chez nous, on peut craindre, avec cet hiver qui peut s’avérer long et rigoureux, des coupures d’électricité qui seraient préjudiciables non seulement à notre industrie mais également à notre vie courante !

Aussi pour lutter contre ces peurs et ces craintes plus ou moins fondées, et qui peuvent nous angoisser, sachons recourir à notre foi !

Dans la foi, recherchons la présence de Jésus, tournons-nous vers Lui, prions-Le, implorons de Lui, avec confiance, son secours, son aide.

Pensons à cet épisode de l’évangile (Mc 4, 35-41) : les apôtres, en compagnie de Jésus, avaient pris place dans une barque pour rejoindre la rive opposée du lac de Galilée. C’était alors la nuit, un vent contraire s’était levé et les apôtres s’épuisaient à ramer au milieu de la mer tempêtueuse. L’eau s’engouffrait dans la barque et menaçait de la faire couler. Les apôtres commençaient à craindre pour leur vie. Et pendant ce temps, Jésus, installé à la poupe, dormait ! Vite, on s’empresse de réveiller Jésus. Et Jésus, par sa seule parole, Ô miracle, imposa le calme aux éléments déchaînés du vent et de l’eau ! Jésus leur dit alors : « Pourquoi avoir si peur ? Comment n’avez-vous point de foi ? » Autrement dit : « Pourquoi vous êtes-vous laissés prendre par la peur ? Réveillez donc votre foi ! »

Cette même foi nous fait nous souvenir d’une promesse que Jésus a faite à ses disciples (et à chacun de nous) avant de remonter au Ciel : « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ! » (Mt 28, 20) Dans la foi, saisissons-nous de cette promesse divine, pour aller à Jésus et le trouver dans la prière, dans l’Eucharistie, dans la Parole de Dieu… Du reste, avec la fête de Noël, n’avons-nous pas fêté la venue de Dieu parmi nous, la naissance de l’enfant-Dieu, c’est-à-dire selon le prophète Isaïe, de « l’Emmanuel », mot qui se traduit par « Dieu avec nous » !

Au seuil de cette nouvelle année, que Dieu vous bénisse, en Jésus, son divin Fils !

En librairie – janvier 2023

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Quelques mots avant l’Apocalypse
Adrien Candiard

L’Apocalypse n’est pas ce que vous croyez… Adrien Candiard livre des livrets spirituels et incisifs qui invitent à méditer sur notre époque. On n’a jamais tant parlé de catastrophes qu’aujourd’hui : climat, pandémie, guerre. Devons-nous craindre la fin des temps ? Celle-ci n’est-elle qu’une étape ? L’auteur interroge les textes du Nouveau Testament qui l’évoquent pour y chercher des raisons d’espérer. C’est un livre décapant qui ne ferme pas la porte sur « la fin des temps » mais, au contraire, ouvre une perspective, à partir de la lecture que ce frère dominicain fait des écritures bibliques.

Editions du Cerf

Acheter pour 18.00 CHF

Un an avec les saints
Thierry Fourchaud

L’auteur a choisi 45 saints célèbres. En étudiant leur parcours de vie, il réalise qu’aucune de leur histoire n’est simple. Cette constatation nous rejoint, car nous avons aussi des parcours compliqués. Malgré leurs épreuves, ils sont toujours victorieux finalement ! Les saints ont chacun une manière particulière et efficace de s’adresser à Dieu. Ce livre nous apprend à mieux les prier, car ils n’attendent qu’un signe de nous pour nous aider.  

Editions La Bonne Nouvelle

Acheter pour 15.10 CHF

Père Elijah
O’Brien – Oswald – Doucet

Père Elijah est le récit d’un moine carme, ancien homme politique israélien et rescapé de la Shoah, appelé par le Pape à une mission particulièrement périlleuse. Sorti de son monastère du Mont Carmel, le Père Elijah se retrouve dans un tourbillon où se croisent les forces les plus ténébreuses. A qui pourra-t-il faire confiance et comment pourra-t-il accomplir sa mission ? L’épreuve à laquelle il est soumis prend au fil des pages une dimension politique et spirituelle des plus complexes et passionnantes. Adaptation en BD du fameux roman de M. O’Brien, cette histoire palpitante devrait vous permettre de plonger dans l’univers intrigant du Père Elijah. 

Editions Salvator

Acheter pour 25.20 CHF

Le temps de la bonté
Jacqueline Kelen

C’est l’histoire d’un homme pieux et généreux nommé Tobit. Comme tous les justes, il doit traverser les doutes et la nuit de l’épreuve sans se détourner de Dieu. C’est aussi l’histoire d’une jeune fille, Sarra, qu’un démon empêche de se marier, mais qui demeure digne et confiante. C’est enfin le voyage initiatique d’un fils, le jeune Tobie, guidé et conseillé par l’Ange Raphaël. A partir d’un beau récit biblique composé au IIIe siècle avant Jésus-Christ, ce livre magnifique nous rappelle que, sur terre comme au ciel, le temps de la bonté et de la bénédiction n’est pas révolu.

Editions du Cerf

Acheter pour 32.30 CHF

Pour commander

Venez nous rejoindre !

PAR LE COMITÉ DE LA CHORALE DE MONTHEY | PHOTO : DR

Qui sommes-nous ? Un joli groupe dynamique, appréciant la musique bien sûr, le chant en particulier, et le plaisir de la convivialité autant que tout le reste… Nous sommes le chœur mixte de Monthey, fondé en 1852 et actif sous forme de chœur mixte depuis 1979 !

Une fois par semaine, nous nous retrouvons pour répéter, travailler dans la bonne humeur, élargir notre répertoire… et passer un excellent moment tous ensemble. En effet, dans notre la chorale, les temps de chaleureux partages, la bienveillance, la bonne humeur, font partie du bonheur de chanter.

Vous aimez chanter, seul ou en groupe… Vous aimeriez chanter et n’avez jamais osé franchir le pas… N’hésitez plus, venez nous rencontrer… Venez nous découvrir lors d’une de nos répétitions. Nous serons heureux de vous accueillir, de vous présenter notre groupe, nos habitudes…

Nous vous attendons avec impatience ! A bientôt !

Chorale de Monthey, répétition jeudi 19h30 à la Maison des jeunes.

La 6e Journée des pauvres à Fribourg

A l’occasion de la journée mondiale des pauvres, les paroissiens du décanat de Fribourg ont été invités, le 13 novembre 2022, à un geste de solidarité avec les plus démunis. Lors de divers ateliers, ils ont confectionné des cartes, des biscuits et de petits cadeaux qui seront remis pour Noël, à des prisonniers, des requérants d’asile et des gens de la rue.

PAR MAURICE PAGE
PHOTOS : CATH.CH

« Mets un peu plus de farine, sinon la pâte va coller à la table et au rouleau à patisserie ! » L’ambiance est animée et joyeuse à l’atelier biscuits réuni à la salle de paroisse de Saint-Pierre, dans une chaude odeur de milanais et de brünslis. « Face à la pauvreté grandissante, je suis heureuse de pouvoir apporter par mes biscuits  » un peu de douceur dans un monde de brutes  » comme on dit », raconte Valérie, une des pâtissières d’occasion.

« Quand je pense à toi, je pense à moi »

Maria de son côté, entonne à tue-tête, la chanson des « Restos du cœur » : « Aujourd’hui, on n’a plus le droit ni d’avoir faim, ni d’avoir froid. Dépassé le chacun pour soi. Quand je pense à toi, je pense à moi… »

« Nous avons entendu le message du pape François qui nous appelle à l’action pour nous mettre au service des plus démunis », explique Olivier Messer, responsable pour la diaconie du décanat de Fribourg. « Plutôt que de simplement glisser un sou à la quête ou de faire un don, il nous a semblé
important de pouvoir offrir quelque chose fait de nos mains. Au-delà d’une aide matérielle qui reste nécessaire, c’est une façon de dire aux plus démunis qu’ils ont une valeur à nos yeux et que nous pensons à eux. Ce qui n’a rien à voir avec la valeur de l’objet. »

A l’atelier cartes, Fabio renchérit : « J’ai voulu apporter quelque chose même si c’est très peu. C’est le plaisir de donner, de se donner, sans attendre quelque chose en retour. »

Les cartes, biscuits et petits cadeaux seront remis, durant la période de Noël, aux prisonniers, aux requérants d’asile et aux gens de la rue par l’intermédiaire des aumôneries spécialisées.

La 6e journée des pauvres

Un regret néanmoins: les ateliers proposés dans les paroisses n’ont pas attiré un grand nombre de personnes. « La journée des pauvres, promulguée par le pape François en 2017, n’est pas encore entrée dans les mœurs et les mentalités des paroisses. En outre, après deux ans de covid, il n’est pas si facile de relancer les activités de ce genre », reconnaît Olivier Messer.

Un regret qui n’entache pas l’enthousiasme de Maria : « En venant, jamais je n’aurais pensé que je rigolerais autant. La prochaine fois, je ferai des  » struffolis  » de chez moi à Lecce, dans les Pouilles. »

22 février: Scout un jour, scout toujours !

PAR MARYLINE HOHENAUER
PHOTOS : LES SCOUTS SAINT-HIPPOLYTE

Alors que Mova 2022 est encore dans nos mémoires, voici arrivée la journée mondiale du scoutisme : le 22 février. Cette date coïncide avec la date de naissance du fondateur Robert Baden-Powell, le 22 février 1857. C’est surtout une belle occasion de montrer son appartenance à cette communauté forte de plus de 35 millions de membres ; chaque scout est invité à se rendre au travail, aux cours ou dans ses activités avec son foulard !

Alors le 22 février, faites comme les chefs scouts Saint-Hippolyte et portez votre foulard !

Et pour les intéressés à rejoindre les scouts, réservez la date du samedi 18 mars 2023 pour la journée découverte du scoutisme, jeu de piste pour les parents et la population.

Renseignements : Gilles/loup insomniaque, 077 423 96 84.

Crèches dans nos quartiers

Ces belles figurines bibliques vous accueillent à l’entrée du home des Tilleuls.

Jusqu’au 7 janvier, vous pouvez encore visiter la trentaine de crèches exposées dans nos communes. Voici quelques clichés de cette édition. Certaines autres crèches sont placées derrière une vitrine et le reflet ne permet pas de les photographier convenablement, mais elles valent le détour et méritent d’être vues «en vrai». Un grand merci aux groupes, institutions et artistes pour votre fidélité créative année après année. Depuis plus de 10 ans, vous nous offrez un Avent autrement avec Jésus au cœur de notre Noël.

PAR SANDRINE MAYORAZ
PHOTOS : DR

Extrait du texte de la crèche « Gesu Bambino », place Centrale de la ville de Monthey

« Puisse chaque enfant, dans ce monde tourmenté, recevoir au-delà d’un abri et des choses nécessaires à la vie,
Chaleur humaine, Tendresse et Amour !
Puisse-t-il acquérir le Droit au respect, à l’écoute, à la parole !
Puisse-t-il trouver, dans son entourage, un soutien permanent sur le chemin merveilleux, mais souvent rocailleux de la vie.
Qu’il puisse s’émerveiller des beautés de la création. »

Grand merci à Gilbert Mudry

A sa demande, Gilbert Mudry a cessé son activité de président de la commission de gestion des paroisses de Monthey et de Choëx en fin d’année civile 2022. A travers cet article, nous entendons le remercier d’avoir rempli cette fonction délicate avec efficacité et discrétion.

PAR BERNARD PREMAND | PHOTO : DR

D’une certaine façon, Gilbert était destiné à une telle présidence. En effet, il a accompli l’essentiel de son activité professionnelle dans le domaine bancaire. Il fut cambiste, spécialiste du contentieux et conseiller en financement. Durant les 20 dernières années, Gilbert a œuvré avec talent à la Banque Raiffeisen de Monthey. La maîtrise des chiffres, de la gestion, de la comptabilité et des limites budgétaires et financières illustre parfaitement les compétences de Gilbert.

Membre de la commission de gestion des paroisses de Monthey et de Choëx à l’orée des années 90, Gilbert a assumé la présidence de cette commission dès 2010. C’est donc plus de 30 ans de dévouement aux deux communautés catholiques de notre cité. A la tête d’une petite équipe ayant des expériences complémentaires, Gilbert a managé, avec doigté et rectitude, l’équivalent d’une PME d’une quinzaine de personnes. Cela inclut aussi le souci de gérer un patrimoine immobilier somme toute particulier, dans une situation paradoxale de contraintes financières et de rentabilité, alors que la communauté religieuse a notamment pour missions de développer l’humanisme, la solidarité et un certain détachement matériel.

Par ailleurs, Gilbert Mudry étant né un début d’octobre, le natif du signe zodiacal de la Balance est connu pour être une personne ayant des capacités à peser les problèmes et à être impartiale et équilibrée, en plus de savoir diriger et coordonner une équipe.

Selon un adage anglais, « beaucoup remercier signifie secrètement demander davantage ». On n’appliquera pas cette sentence à Gilbert qui a œuvré – faut-il le rappeler – durant plus de trois décennies pour les deux paroisses de notre ville. C’est tout à la fois un bail et un modèle d’exemplarité et de longévité de service à autrui. Dès lors, et parce qu’il est également à la retraite professionnelle depuis deux ans, nous lui souhaitons aussi une bonne retraite de président bénévole de la commission de gestion des paroisses de Monthey et de Choëx.

En compagnie de son épouse Christine, Gilbert aura ainsi plus de temps à consacrer à la pratique de nombreux sports différents, tels que ski, vélo, voile et moto.

Alors, indépendamment du cadeau de reconnaissance déjà offert, nous entendons adresser simplement un GRAND MERCI à Gilbert pour son dévouement et son engagement. Bon vent pour un futur plus personnel et familial.

« Aimer c’est déjà faire l’expérience de Dieu »

La personnalité solaire de la « pasteure youtubeuse » Carolina Costa ne passe pas inaperçue. Auteure, comédienne et théologienne progressiste, elle a gagné plusieurs prix pour la websérie « Ma femme est pasteure » et est bien décidée à faire découvrir l’Amour inconditionnel transmis par Jésus-Christ.

PAR MYRIAM BETTENS
PHOTOS : JEAN-CLAUDE GADMER

Avec une maman luthérienne et un papa catholique, comment êtes-vous tombée dans la marmite réformée ?
(Rires) Lorsque je suis arrivée en Suisse, j’allais à l’église luthérienne danoise avec ma mère. Nous habitions juste à côté de la paroisse réformée et ma mère m’a inscrite au catéchisme là-bas, où tous mes copains allaient déjà. J’ai mon vécu paroissial dans l’Eglise réformée et c’est aussi dans cette Eglise que ma passion pour Jésus et les Evangiles s’est déclenchée. Grâce à mes attaches familiales avec les autres Eglises, je me sens chrétienne avant tout et adepte de la voie du Christ par-dessus tout !

Un voyage au Tibet a changé votre manière de comprendre la foi au sein du christianisme. De quelle manière ?
Avant ce voyage, je venais de vivre un grand chagrin d’amour et une agression sexuelle… Je suis partie au Tibet pour me sauver. C’était le voyage du désespoir. Là-bas, la spiritualité imprègne tout le quotidien et j’ai eu cette puissante sensation que Dieu existait. C’était même une évidence. A mon retour, j’ai pensé que la voie était peut-être dans le bouddhisme. C’est un livre du Dalaï-lama qui m’a fait comprendre que tout se trouvait déjà dans ma propre tradition.

Vous êtes auteure de plusieurs livres, dont un récent. Principale protagoniste dans une websérie, animatrice d’une chaîne YouTube, pasteure famille et enfance pour l’Eglise protestante de Genève et maman de deux filles… Où trouvez-vous le temps de réaliser tout cela ?
Depuis le Covid, tous les projets que nous avions avec Victor, mon mari et notre équipe, se sont condensés autour du travail de témoignages sur Internet. Cette mission me semble de plus en plus importante. Paradoxalement, nous ne sommes pas toujours soutenus par les Eglises. Tout ce projet peut donc être considéré comme bénévole. Raison pour laquelle nos autres activités sont une manière d’essayer de financer en partie cette mission de témoignages sur le web, mais cela reste pour l’instant insuffisant.

Vous ne laissez aucun sujet sous le tapis et osez parler de tout, ouvertement. Certaines de vos vidéos ont provoqué critiques et menaces sur les réseaux sociaux…
Le web est un sixième continent avec un mode de fonctionnement, un langage et une manière de propager la Parole différemment de ce que l’on peut faire en local. Les institutions désirent y être présentes, mais elles n’y sont plus audibles. Les gens souhaitent des vis-à-vis, des visages humains qui témoignent. Un vrai changement est en train de s’opérer au niveau de la communication des messages. C’est un enjeu réel, car si l’on veut une parole progressiste, ce qui représente pour moi la voie réformée, alors on essuie commentaires haineux et menaces. Il existe des Eglises très puissantes sur Internet et des groupes organisés de croisades qui essayent de nous bâillonner. Cet enjeu a pourtant démultiplié notre désir de nous trouver sur les réseaux sociaux. C’est cela être témoin du Christ : aller dans des endroits où personne ne veut aller pour apporter une autre parole. Et ce que l’on ne voit pas, c’est la forêt qui pousse ! Les gens ont envie de retrouver le Christ et le christianisme.

On dit que l’on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde. Peut-on parler de tout avec tout le monde ?
Je pense que l’on peut parler de tout, mais comme c’était le cas avec Jésus, certains sujets vont diviser. Cette possibilité de division fait peur à beaucoup de chrétiens. Or, à mon sens, cette parole ne divise pas, elle marque un discernement possible et proclame des choses nous obligeant à nous positionner.

Biographie express

Carolina Costa est auteure de livres sur la foi, théologienne féministe et queer, youtubeuse et pasteure de l’Eglise protestante de Genève. Née à Monaco d’une mère danoise luthérienne et d’un père catholique romain, elle a grandi à Genève et suivi ses études de théologie à l’Université de cette même ville. Chanteuse et comédienne formée à Paris, elle y rencontre son mari. Ils ont créé l’Association Atalahalta qui a réalisé de nombreuses webséries, dont la plus célèbre, inspirée de leur histoire « Ma femme est pasteure ». Carolina exerce actuellement un ministère auprès des enfants et des familles à Genève. Elle est également très active sur le web www.carolina-costa.com

La « pasteure youtubeuse » a réalisé de nombreuses webséries.

L’ESSENTIEL passe au «numérique»

Un accès direct au magazine numérique est disponible depuis chaque site de paroisse, ici Collombey-Muraz.

PAR L’ABBÉ JEAN-MICHEL MOIX, AU NOM DE L’ÉQUIPE DE RÉDACTION | PHOTO: SAINT-AUGUSTIN

Il y a des «évolutions» ou des «révolutions» quasi inévitables. Il y a environ 500 ans, l’invention de l’imprimerie a transformé les livres; elle les a multipliés, elle les a rendus plus abordables. La Bible a connu ainsi une plus large diffusion.

Depuis quelques dizaines d’années, notre société est entrée dans l’ère «numérique» des ordinateurs, des écrans digitaux, des téléphones portables, etc. Désormais, il n’est plus nécessaire d’attendre que le facteur dépose notre journal dans notre boîte à lettres, nous pouvons le lire directement sur notre «tablette» !

Et notre magazine paroissial L’Essentiel n’échappe pas non plus à ce grand mouvement de fond qu’on observe dans les médias. A compter de ce 1er janvier 2023, L’Essentiel effectue également sa «mue», sa «transition» en passant à la version numérique !

Bien sûr, nous pouvons toujours rester abonnés à la version «papier» de L’Essentiel. Et tout en bénéficiant de l’abonnement papier, nous pouvons en plus (en nous enregistrant en ligne) lire la version numérique. Cette nouvelle offre vous sera proposée pour la somme de Fr. 50.–.

Ainsi la version numérique de L’Essentiel présente à nos yeux plusieurs avantages ou «plus-values»: nous espérons ainsi toucher un lectorat plus large, en offrant par exemple la version numérique, pour quelques mois, aux familles ayant présenté un enfant au baptême ou accompagnant un de leur enfant dans un parcours sacramentel du Pardon, de la première communion ou de la confirmation. Nous avons en outre la possibilité, avec la version numérique, d’ajouter du contenu supplémentaire, avec par exemple l’homélie dominicale du curé, avec des annonces d’événements qui «collent» mieux à l’actualité paroissiale.

Nous souhaitons par ailleurs proposer une version exclusivement numérique pour le prix de Fr. 35.–. Cette offre exclut la version papier. Mais elle pourrait trouver un nouveau public dans la jeune génération.

Bref, nous sommes convaincus que le lecteur a tout à gagner avec l’arrivée de la version numérique de L’Essentiel !

Bonne lecture !

Un parallèle et un complément

Par Nicolas Maury

Saint-Augustin SA poursuit sa transformation numérique. En parallèle et en complément de L’Essentiel en format papier, la société basée à Saint-Maurice propose désormais aussi une version digitale. «Notre objectif est d’offrir un outil correspondant au mode actuel de consommation de l’information d’une grande partie de la population, indique son directeur Yvon Duboule. Diverses études de marché montrent clairement une poursuite de cette tendance. C’est aussi un moyen de capter un lectorat plus jeune et / ou sensible aux questions environnementales.»

La porte d’entrée du magazine numérique se trouve sur le site de la paroisse (ndlr. voir encadré). «Chaque lecteur peut désormais consulter son magazine en tout lieu, sur smartphone, tablette ou ordinateur», précise Chantal Salamin, webmaster. «Il est ainsi possible de faire découvrir L’Essentiel à sa famille et à ses amis sans disposer de la version papier avec soi, mais aussi d’accéder à tous les anciens numéros et aux articles publics d’autres magazines.» Le tout soit dans une version web, soit à l’aide d’une liseuse dans une mise en page identique à la version imprimée.

Le renouvellement d’abonnement en ligne grâce à une carte de crédit ou à Twint (et bientôt la carte PostFinance) et l’option de modifier son adresse postale sont d’autres potentialités du système. Sans oublier la possibilité d’offrir un abonnement cadeau. Et Yvon Duboule de conclure: «La solution ayant été développée par Saint-Augustin, notre volonté est de continuer à l’adapter à l’évolution technologique afin de proposer des services répondant toujours mieux aux attentes des paroisses et des lecteurs.»

Comment faire ?

1. Aller sur le site de la paroisse ou à l’adresse monthey-hautlac.lessentiel-mag.ch
2. S’enregistrer en ligne avec son e-mail et un mot de passe.
3. Rattacher son abonnement papier grâce à son numéro d’abonné (présent sur l’étiquette d’envoi de son magazine papier) à son compte (Mon compte / ).
4. S’inscrire à la newsletter pour être informé de la mise en ligne d’un nouveau numéro.
5. Et c’est fait !

Au-delà de notre zone de confort

PAR PASCAL ORTELLI | PHOTO : FLICKR

A l’heure des visioconférences et des livraisons à domicile nous guette l’illusion d’un monde qui, de soi et de droit, viendrait automatiquement à nous. Et ce, au risque, crises et covid aidant, de nous faire perdre le goût de sortir à la rencontre de ce qui justement ne se commande pas. En ce début d’année, l’Epiphanie vient nous bousculer dans notre zone de confort. Face à l’irruption d’une nouvelle étoile dans un ciel déjà cartographié, les mages n’ont pas hésité à la suivre pour découvrir un Dieu qui vient justement à nous. Mais sans prémâcher le travail et en nous demandant quelques efforts de disponibilité tant intérieure qu’extérieure.

Si l’on est prêt à sortir loin pour « s’éclater », selon une formule qui me laisse toujours perplexe, quels pas sommes-nous disposés à faire pour rejoindre ce qui nous fait vivre ? Dans la Bible, rares sont les immobilismes : on ne compte plus les kilomètres parcourus par les patriarches ou les prophètes… Certes, en régime chrétien comme dans toute démarche spirituelle de conversion, le plus long chemin à parcourir reste celui de la tête au cœur.

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