A la rencontre d’une catéchumène

Lors de la messe de la Veillée pascale (cette année c’est le Samedi saint au soir, 8 avril), la liturgie invite les fidèles à renouveler leurs promesses de baptême. En outre, depuis les premiers siècles de son histoire, l’Eglise y voit un moment privilégié pour conférer le baptême. C’est ainsi que nous avons voulu donner la parole à Noémie : en tant que catéchumène, elle se prépare à recevoir le baptême, le samedi de l’octave de Pâques, en l’église de Reveurelaz.

Propos recueillis par François-Xavier Mayoraz | Photo : Noémie

Qui es-tu ?
Je m’appelle Noémie et je suis maman d’une adorable et magnifique princesse de quelques mois.

Pourquoi souhaites-tu être baptisée ?
Je demande le baptême pour diverses raisons. 

Je ressens un besoin de renouveau, un besoin d’appartenance, de sentir ma place au sein d’un groupe. Un besoin de me sentir aimée, peu importe mes choix de vie. Un besoin d’écoute sans que l’on puisse me juger. Le besoin d’un nouveau départ… Le baptême saura m’apporter tout cela.

Ta fille recevra le baptême au cours de la même célébration. Qu’est-ce que cela représente pour toi ?
C’est pour moi un événement divin. Partager cet instant d’amour ensemble est magique. C’est justement un départ à nous. Une aventure dans laquelle nous sommes unies et où je pourrais l’accompagner, sans être dans l’ignorance.

Concrètement, comment se déroule le catéchuménat sur nos paroisses ?

Par F.-X. Mayoraz

« Les adultes qui demandent le baptême (et qu’on appelle des catéchumènes) participent à cinq soirées de préparation, au cours desquelles les différents mystères de la vie chrétienne sont abordés. Les jeunes se regroupent également entre eux avec des préparations plus adaptées. Les enfants ont une préparation moins dense, étant donné qu’ils s’inscrivent par la suite dans un cheminement sacramentel avec les préparations aux autres sacrements : pardon, communion et confirmation. »

De Prague à Wislikofen

Des jeunes de divers cantons romands profitent de cet espace de liberté pour évoquer un sujet qui les intéresse. Rencontre avec la Vaudoise Malika Schaeffer. 

Malika Schaeffer.

Par Malika Schaeffer
Photos : cath.ch / Bernard Hallet, DR

Depuis près de deux ans, les catholiques du monde entier sont appelés par le pape François à vivre une démarche synodale, c’est-à-dire à cheminer ensemble (le mot « synode » vient du grec synodos signifiant « le chemin commun ») pour découvrir et discerner ce que Dieu attend de l’Eglise du IIIe millénaire. Un projet à la fois ambitieux, stimulant et porteur d’espérance dans une société dans laquelle les questions religieuses suscitent bien souvent des réactions contrastées. 

Ce « chemin commun », j’ai eu la chance de l’expérimenter de manière concrète comme déléguée en ligne et en compagnie de dix autres délégués suisses dans un ancien couvent bénédictin à Wislikofen (AG) et dans le cadre de l’étape continentale du Synode. Cette étape a réuni à Prague, du 5 au 9 février dernier, 39 régions d’Europe, 150 participants (dont 3 Suisses !) et plus de 500 délégués en ligne pour échanger et débattre autour de l’avenir de l’Eglise. 

Ce condensé d’expérience synodale s’est révélé être un apprentissage intense d’écoute et de décentrement. Derrière mon écran, je me suis en effet trouvée devant une Europe mosaïque, dans laquelle notre Eglise présente une grande diversité d’idées et de mentalités. Toutes vivent cependant une prise de conscience profonde et bouleversante de leurs fragilités, notamment celles liées aux abus. 

En compagnie des autres participants, je vis chaque jour et en direct un déplacement salutaire, émouvant et parfois révoltant. L’Esprit Saint est invité et plane au centre des réflexions, car un consensus se dégage : il est nécessaire que l’Eglise reconnaisse rapidement la vocation et la dignité de tous les baptisés et de tous les charismes. Sans craindre de se briser, l’Eglise devra désormais avoir le courage de vivre avec une série de tensions nécessaires et inévitables dans notre monde sécularisé pour, telle une fine équilibriste, « être dans le monde sans être du monde ».

Dans le jardin avec Lui

Texte et photo par Marion Perraudin

Dans le jardin de l’angoisse avec Lui,
Il faut descendre dans la nuit,
Avec Lui dans le silence,
Dans le jardin des souffrances,
Malgré le poids de la fatigue,
Posons notre regard sur Lui, veillons et prions avec Lui.

Dans le jardin de l’angoisse avec Lui,
Il faut descendre dans la nuit,
S’agenouiller avec Lui,
Dans le jardin des ténèbres et de l’aridité
Il nous enseigne à faire la volonté,
Du Père de Miséricorde, d’Amour et de Tendresse.

Dans le jardin de l’angoisse avec Lui,
Il faut descendre dans la nuit,
Pour accueillir la promesse du Salut
Dans le jardin des larmes et du désarroi,
Levons les yeux vers ses bras étendus sur le bois du supplice
Pour entrer dans l’attente de l’Aube nouvelle.

Dans le jardin du matin nouveau,
Il faut descendre à l’aurore,
Pour attendre la Lumière sans déclin,
Qui a vaincu toute mort,
Dans le jardin de la joie 
Il nous attend pour nous donner sa Vie.

Dans le jardin du renouveau et de l’allégresse,
Par cette aube nouvelle, 
Elevons nos cœurs et nos mains,
Le Christ nous rejoint pour nous faire revivre.
Dans le jardin de nos aujourd’hui,
Portons la Lumière du Christ Ressuscité, 
Pour faire de chaque matin l’aube nouvelle du matin de Pâques.

Oui, la Lumière a vaincu les ténèbres
Oui, la Vie a vaincu la mort
Alléluia, Christ est Vivant.

La Veillée pascale : quatre symboles pour la Vie

Au cœur de la nuit, la Veillée pascale fête, honore, célèbre le passage de la mort à La Vie ! C’est une longue messe et pourtant si belle si nous la vivons intensément au rythme des quatre symboles, comme quatre étapes, comme quatre passages. 

Par Sandrine Mayoraz

Ce que Dieu a fait pour l’Humanité cette nuit est… incommensurable, inimaginable, indicible. C’est un mystère. Tellement difficile à saisir pour notre esprit humain, que l’Eglise nous a donné quatre symboles pour nous aider à passer de la mort à la Vie.

Le feu

Dehors, tard, dans la nuit noire, les gens arrivent, s’amassent autour d’un feu. Le prêtre allume le Cierge pascal. La nuit n’est plus « nuit ». Fragile, la Lumière est là. Elle se transmet. Chacun allume sa bougie au grand Cierge Pascal, qui signifie que Jésus, le Christ est notre Lumière. Nous marchons à Sa Suite. Dieu nous fait passer de la nuit à la Lumière. 

La Parole de Dieu

Nous ouvrons le grand livre de la Bible et prenons pied dans la famille de tous ceux à qui Dieu se révèle. C’est long… Elle raconte le passage du néant à la création, de l’esclavage à la liberté du peuple hébreu, les prophètes qui ont annoncé la venue du Messie. Au fil des pages, Dieu parle, Dieu agit, Dieu fait alliance, Dieu aime, Dieu sauve ! Accomplissement des Ecritures, Celui que nous avons cherché est ressuscité : « Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. » (Mt 28)

L’eau

Puis, vient le moment de faire le lien entre la Résurrection du Christ et notre propre baptême. Le prêtre nous asperge d’eau bénite pour que nous nous souvenions de notre baptême, de ce passage à une vie renouvelée avec Dieu. Ainsi, la Veillée pascale est la nuit privilégiée pour les baptêmes : cinq adultes de nos secteurs sont baptisés à la Cathédrale de Sion, tandis que deux adolescentes et dix enfants scolarisés seront baptisés dans nos paroisses. 

L’eucharistie

Comme l’aboutissement de tout ce qui a précédé : nous rendons grâce au Père qui a ressuscité Jésus. Nous vivons le passage mystérieux du pain et du vin qui deviennent le Corps et le Sang de Jésus Christ. Il se donne à nous en nourriture pour qu’en le recevant nous vivions de Sa vie !

Ces quatre symboles sont des indicateurs de la grandeur de ce que Dieu Trinité a réalisé par Amour pour l’Humanité et pour chacun personnellement. Non seulement Dieu est Lumière mais il veut que nous soyons Lumière. Ce que Dieu a, il nous le donne, il nous l’offre par Amour. Sa Vie, Jésus nous l’a donnée pour que nous vivions de cette Vie en plénitude. Incroyable ? et pourtant véridique. Un mystère à contempler avec gratitude. 

A tes crayons ! Colorie les quatre symboles de la Veillée pascale.

Les végétaux connectés

Par Pierre Guillemin | Photo : DR

Cicéron montre que le terme religio (religion) vient de legere (« cueillir, ramasser ») ou encore religere (« recueillir, récolter »). Nature et religion sont donc liées et ne sont rien sans le vivant : les dernières recherches scientifiques sur les végétaux nous indiquent qu’ils possèdent un langage, une communication, qui en fait des êtres vivants à part entière faisant partie intégrante du monde religieux.

Quels sont les éléments principaux du langage des plantes ?

Les couleurs et les formes

Nous savons que les fleurs violettes ou bleues attirent plus facilement les abeilles, car celles-ci perçoivent très bien les couleurs dans cette partie du « spectre visible ». Les fleurs blanches en revanche sont plus visibles la nuit et attirent les papillons de nuit. 

La chimie

Les plantes envoient et reçoivent des signaux souvent au moyen de composés organiques. Il s’agit d’informations destinées à les protéger, elles ou leurs congénères, ou à permettre leur reproduction. Dans le sol, les poils fins des racines des plantes peuvent par exemple reconnaître les signaux chimiques d’autres plantes. Les racines de certaines plantes cessent de croître dans la direction de leurs congénères. Des arbres et d’autres plantes vivent en symbiose avec les champignons : les champignons rendent les aliments difficilement disponibles dans le sol accessibles pour la plante, qui en retour produit dans ses feuilles des composés organiques qu’elle met à disposition des champignons comme nourriture via ses racines. Ce réseau relie même des plantes entre elles. Par exemple, les haricots peuvent avertir leurs congénères s’ils sont attaqués par des pucerons, via le réseau de racines et de filaments de champignons, afin que les haricots sains puissent produire aussi les substances de défense correspondantes.

Les sons

Les racines font des sons en émettant des bruits dans la fréquence des ultrasons. La question que se posent les scientifiques est de comprendre comment les autres végétaux peuvent capter ces signaux sonores. Une telle découverte nous permettra d’enrichir notre approche de la communication entre les êtres vivants en incluant les végétaux. 

Retrouvons le dialogue avec les végétaux : les végétaux nous donnent une leçon d’humilité, nous rappelant que l’être humain n’est pas le sommet du monde vivant, mais une composante de la vie. Comme saint François d’Assise, nous disons : « Loué sois-Tu, mon Seigneur, pour sœur, notre mère la Terre, qui nous soutient et nous gouverne et produit divers fruits avec les fleurs colorées et l’herbe. »

Dieu ne se moque pas de l’homme, Il le ressuscite !

Par l’abbé Darius Kapinski, curé-modérateur

Ayant notre origine en Dieu, nous les humains, nous avons – lors de toute notre vie – une faim de Lui. Notre nostalgie du Créateur ne peut être comblée que par Lui-même.

La résurrection du Christ, et en Lui la nôtre, est une preuve que Dieu ne s’est pas moqué de l’homme en le créant comme un être ayant faim de plénitude de la vie. La résurrection est une réponse définitive de Dieu à notre faim, à notre nostalgie de Lui. Là se trouve également une réponse à la question : qui est l’homme ?

Il est une merveille ! Il est unique, créé par Amour. Grâce à sa liberté, il peut entrer en relation avec son Créateur, mais il peut aussi gâcher sa vie, aller vers la mort. Chaque matin, nous recevons des nouvelles chances, de sanctifier ou détruire les instants de notre vie.

Croyant à la résurrection, nous croyons en nous-mêmes, créatures venant de l’Eternel, de l’Immortel. Chacun de nos pas, ainsi que nos œuvres, nos efforts, nos gestes et sourires reçoivent une valeur infinie.

Croyant à la résurrection, j’apaise ma faim de Dieu et je me dirige droit vers une communion définitive avec Lui.

Grâce à la résurrection du Christ, ma vie brille de la lumière de l’espérance : Mon Maitre m’assure que je vivrai à jamais, comme Lui, car je suis aimé !

Joyeuses et fructueuses fêtes de Pâques, chères paroissiennes et chers paroissiens !

On leur dit merci ! Des servants de messe témoignent

Avec Cay et Mats

Propos retranscrits par une maman (Isabel) | Photo : Nicolette Micheli

Avec Cay, Mats et Nola.

Depuis août 2022, Cay (une fille) et Mats (un garçon), des jumeaux d’une dizaine d’années, servent la messe dans les paroisses du Haut-Lac. On les rencontre aussi bien à Vionnaz qu’à Vouvry, au Bouveret qu’à Port-Valais. Leur maman les a interrogés. Ils nous parlent avec spontanéité et fraîcheur de leur récent engagement.

Pourquoi as-tu décidé de devenir servant.e de messe ?
Cay : parce que je trouve que c’est plus intéressant de participer à la messe en haut des marches que de rester assise dans les bancs.
Mats : j’ai toujours été curieux de regarder derrière les coulisses et j’ai voulu mieux comprendre ce qui se passe autour de la préparation d’une messe.

Est-ce que tu as eu des modèles chez tes amis ou dans ta famille ?
C. : j’ai quelques cousins et cousines et mon parrain en Allemagne qui ont été servants de messe. Ma mère n’avait pas le droit de le faire à l’époque, les filles n’étaient pas admises dans les années 80.
M. : mes deux grands-pères étaient déjà servants de messe et j’ai aussi des amis en Allemagne qui le sont.

Quel est le moment de la messe que tu préfères ?
C. : j’aime bien la partie de la Sainte communion et la préparation qui précède.
M. : j’aime beaucoup souhaiter la paix du Christ aux gens en passant dans les bancs.

Selon toi, que devrait-on changer dans la messe ?
C. : la musique et les chants pourraient être un peu plus dynamiques et modernes. L’homélie est toujours difficile à suivre. Le message n’est parfois pas clair pour moi.
M. : ce serait sympa de pouvoir participer encore plus pendant la messe. Parfois on est juste debout ou assis à ne rien faire.

Quels mots te viennent spontanément à l’esprit quand tu penses à « servant de messe » ?
C. : l’hostie… et le chocolat à la fin.
M. : les clochettes… et l’apéro à la fin.

Avec Lucas

Propos recueillis par Nicolette | Photo : Caroline Andenmatten

Avec Lucas (portant la croix) à droite de la photo.

« Suite à ma première communion, j’ai décidé de m’engager en tant que servant de messe à la paroisse du Haut-Lac. Cette expérience m’a permis de servir Dieu, d’apporter mon aide aux prêtres et de participer à des moments clés de la vie de la paroisse : comme la messe du 200e de l’église de Vouvry avec Mgr Lovey et la Fête-Dieu. J’ai participé à l’adoubement des servants de messe ou encore à la confirmation des plus jeunes. Chaque année, il y a la soupe de carême préparée par les enfants de chœur, la veillée du Jeudi saint. J’ai apprécié les rencontres avec les servants d’autres paroisses, le Théocamp à Revereulaz, les moments de partage ou de jeux avec les autres servants. 

Lucas est un jeune ado. Il sert fidèlement la messe depuis plusieurs années à Vouvry. Il nous partage ses réflexions sur son riche parcours et aussi le plaisir qu’il a eu lors des rencontres avec des servants d’autres paroisses, lors des sorties annuelles et des camps d’été.

A l’occasion de cet article, je remercie toutes les personnes qui nous accompagnent durant l’année dans ces moments de partage et aussi les personnes qui m’ont fait grandir au cours de tous mes parcours : pardon, première communion et confirmation. »

Un symbole de réunification

C’est un pays meurtri par près de 60 ans de guerre civile que le pape François a visité lors de son voyage apostolique, en 2017. Lors d’une rencontre de prière, il a exhorté la Colombie à la réconciliation et a honoré la mémoire de Pedro Maria Ramirez Ramos. Ce prêtre, mort à cause de sa foi, fait partie des huit millions de victimes du conflit.

Portrait de Pedro Maria Ramirez Ramos lors de la célébration de béatification.

Par Myriam Bettens | Photo : Citizenship Word

Pedro Maria Ramirez Ramos n’avait que 49 ans. Le 10 avril 1948, il est trainé sur la place centrale de la ville d’Armero, où il dirige une paroisse. Les insultes des insurgés fusent. Ils ne veulent pas seulement tuer le prêtre, mais réclament pour lui une mort douloureuse et spectaculaire. 

Fosse anonyme

Après avoir été lynché, son corps frappé à coups de machette a été laissé sur place jusque tard dans la nuit. Il a ensuite été dépouillé de ses attributs religieux et traîné à l’entrée du cimetière, dans une fosse anonyme : les fidèles ayant été empêchés de lui offrir une sépulture chrétienne.

Le crime du père Ramirez ? Alors que de violents affrontements font rage entre conservateurs et libéraux, déclenchés par la mort du dirigeant libéral Jorge Eliecer Gaitan à Bogota, des émeutes éclatent à Armero. 

Le prêtre est pris à parti par les partisans de Gaitan qui accusent l’Eglise de soutenir les conservateurs aux dépens des libéraux. Le maire de la ville lui avait conseillé de fuir pour préserver sa vie. Pedro Maria Ramirez Ramos refuse d’abandonner ses fidèles et les religieuses d’Armero à leur sort. Il paie ce choix de sa vie et pourtant il pardonne. Avant que ses bourreaux ne l’achèvent, des témoins l’entendent dire : « Père, pardonne-leur… tout pour le Christ. »

Une foi vécue avec « héroïsme »

Les restes de sa dépouille, exhumés un mois plus tard par sa famille, sont aujourd’hui au cimetière de La Plata, son village natal, à environ 400 km d’Armero et devenu un important lieu de pèlerinage. 

En le béatifiant lors de la visite apostolique du pape François, en 2017, l’Eglise a reconnu une foi vécue avec « héroïsme » et une mort en « haine de la foi ». Le pontife a également exhorté à la réconciliation nationale après plus de soixante ans de guerre civile.

Un parcours confirmation pour se mettre en marche…

Au début septembre 2022, un nouveau départ pour le parcours de la confirmation a été proposé à tous nos jeunes de la paroisse. Ils sont 40 jeunes à avoir demandé de suivre ce chemin. La confirmation est agendée au samedi 23 septembre prochain à 15h à Cugy et à 17h à Estavayer. Notre vicaire général, l’abbé Bernard Sonney, leur donnera ce sacrement.

Par Jean-Pierre Cantin, diacre | Photo : Pierre Donzallaz

Pour pouvoir accompagner ce groupe, nous sommes trois personnes adultes, Mélanie Dutoit, l’abbé Bernard et moi-même, diacre. Mais en plus, cette année nous avons le bonheur d’avoir aussi trois jeunes qui viennent nous épauler. Ces jeunes prennent le temps de la découverte pour devenir animatrices et animateur de groupe. C’est pour cela que nous devons les accompagner, les aider et leur proposer une formation ad hoc. Cette aspect jeunesse nous permet aussi d’avoir un regard différent sur le déroulement des animations de groupes lors des rencontres. Un tout grand merci à eux pour cet engagement !

Une rencontre, une retraite, des journées Cross Fire

Mais avant la grande journée, nous vivrons diverses rencontres pour qu’ils puissent découvrir ce que signifie ce sacrement. Par exemple, une rencontre avec leur marraine et leur parrain, pour faire connaissance autrement, une retraite de confirmation de deux jours pour prier et préparer la confirmation. Il y a aussi des journées Cross Fire. Ce sont des moments plus spécifiques pour eux. En effet, ces rencontres permettent aux jeunes de la Broye de se retrouver pour vivre leur chemin de découverte du sacrement avec une version plus animée, musique, chant et divertissements.

« Faire » sans natel !

Voilà en quelques lignes ce que nous proposons à nos jeunes de la paroisse. Le but étant la découverte d’un Dieu vivant qui nous parle à travers sa parole. C’est pour cela aussi que nous avons beaucoup d’activités très différentes. Les jeunes, vous le savez, ont besoin de « faire des choses », de rencontrer les autres autrement qu’avec des natel ! 

Alors merci de prier pour chacune et chacun l’Esprit Saint, de penser à ceux et celles qui se forment parce qu’ils ont choisi le Christ comme compagnon de vie !

Heureux de servir la messe

«A quoi sert un servant de messe?» Un jeune va nous expliquer son service tout au long de la messe.

Par Nicolette Micheli, en faisant parler un jeune servant de messe
Photos : Vanessa Gonzalez, Stéphanie Reumont

On est trois servants. On se prépare dans la sacristie. Le prêtre nous accueille avec joie. On met l’aube blanche, rappel de notre baptême, et on enfile la croix, signe du chrétien. Moi, j’ai pris celle avec un cordon rouge, car je suis servant depuis quelque temps, tandis que les deux filles ont un cordon blanc car elles viennent de commencer. On se regroupe au fond de l’église. 

La messe commence par une procession. Quand c’est une grande fête, un servant porte la croix, un autre l’encensoir, un autre le livre. Aujourd’hui, c’est un jour « normal ». On avance dans l’allée, les mains jointes pour la prière. Le prêtre est le dernier. On s’incline devant l’autel parce que c’est un endroit sacré, il représente le Christ au milieu de nous. On a la chance d’être dans le chœur, tout près du prêtre.

Au début, on ne bouge pas beaucoup : on prie, on chante, on écoute les lectures, on ne comprend pas tout… Mais on doit rester calme pour aider les personnes à bien écouter et ne pas les distraire.

Le prêtre va lire l’Evangile. On est debout, prêt à écouter Jésus lui-même qui nous parle. Comme sa Parole est lumière pour notre vie, on entoure le prêtre avec des cierges. Puis, on les range et on s’assied. Le prêtre nous aide à comprendre la Parole. Il nous dit comment mieux vivre en chrétien. On écoute, on réfléchit en silence.

Tous debout pour dire notre foi dans le « Credo ». C’est une prière très ancienne. On dit qu’on croit en Dieu, le Père, le Fils et l’Esprit qui agit dans le cœur de tous. Après, on prie pour toutes les personnes ici et partout.

Le prêtre prépare l’autel avec les objets liturgiques et les offrandes qu’on lui apporte : le calice et la grande hostie sur un plateau, puis la burette pleine de vin qu’il verse dans le calice, puis l’eau. Il n’en met qu’une goutte qui représente nos vies unies à celle du Christ. Puis le prêtre chuchote une prière : « Purifie-moi ! » pendant qu’on lui verse de l’eau sur les mains et qu’il les essuie à un linge.

Le prêtre offre le pain et le vin et après le chant « Saint le Seigneur » on se met à genoux devant l’autel. Le prêtre reprend les gestes et les paroles de Jésus pendant son dernier repas. Lorsqu’il élève le Corps et le Sang du Christ, on agite chaque fois la sonnette et aussi lorsqu’il se redresse après avoir adoré Jésus présent parmi nous.

Après la prière du Notre Père, le prêtre nous donne la paix du Christ et on va la partager avec les autres. Puis, dès qu’on a communié, on reprend les cierges, pour honorer Jésus présent dans l’hostie et on entoure celui qui donne la communion.

La messe va finir. On présente de l’eau pour purifier le calice, on range les objets. Le prêtre dit « Allez dans la Paix » :  ça veut dire qu’on est envoyé en mission.

On rentre heureux à la sacristie, on range l’aube et on reçoit un chocolat. On sert le prêtre, l’assemblée et surtout Jésus qu’on apprend à mieux aimer. Les gens trouvent que la messe est plus belle quand on est là et comme on fait plein de choses, elle nous paraît moins longue…

Notre devise : fidèle serviteur, toujours et partout !

En librairie – avril 2023

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Vivre avec nos morts
Delphine Horvilleur

« Tant de fois je me suis tenue avec des mourants et avec leurs familles. Tant de fois j’ai pris la parole à des enterrements, puis entendu les hommages de fils et de filles endeuillés, de parents dévastés, de conjoints détruits, d’amis anéantis… » A travers ses expériences d’accompagnement des familles de défunts et par le recours aux rites et légendes du judaïsme, D. Horvilleur nous livre une réflexion sur la fin de vie, au-delà des croyances et des religions. Un petit livre précieux à s’offrir à soi ou à une personne chère.

Editions Livre de Poche

Acheter pour 12.80 CHF

La vie après la mort
Max Huot de Longchamp 

« Aller au ciel » : voilà qui résume l’espérance de beaucoup de chrétiens. Depuis deux mille ans, la question de l’au-delà trouve bien des réponses dans la Tradition. Vingt siècles de sainteté ont fourni des milliers de pages traitant ces questions qui se posent à tout homme venant en ce monde, et auxquelles la lumière de Pâques et la foi en Jésus-Christ apportent une solution inédite pour le monde. Le Père Max Huot de Longchamp nous livre ici les plus beaux textes des grands auteurs spirituels sur la vie après la mort.

Editions Artège

Acheter pour 26.20 CHF

Visitation(s)
Raphaël Buyse – Chantal Lavoillotte

Avec pour toile de fond l’évangile de la Visitation, Chantal Lavoillotte et Raphaël Buyse rendent compte de leur mission : accompagner des personnes marquées par la maladie, la fragilité ou la vieillesse. A ces récits sur le quotidien d’une aide chrétienne en milieu hospitalier répondent divers témoignages de malades ou de professionnels de la santé. Ils font apparaître au fil des pages, tel un fin murmure, cette présence mystérieuse du Christ qui ne s’impose pas mais qui, discrètement, vient encourager, fortifier, relever.

Editions Salvator

Acheter pour 24.60 CHF

Pour te parler de la mortet de la résurrection
Sophie Furlaud – Charlotte Roederer

Comment parler de la vie, de la mort et de la Résurrection aux petits ? Comment leur parler de ces grands mystères de la vie et de la foi chrétienne ? Voici un livret, très proche des sensations et émotions des enfants, qui aidera les parents à aborder avec douceur et tact, l’espérance d’une vie après la mort.

Editions Bayard Jeunesse

Acheter pour 16.90 CHF

Pour commander

Quand les catéchistes innovent pour cheminer avec les enfants

Quatre des catéchistes paroissiales en séance de travail. De gauche à droite, Céline Marmy, Marianne Berset, Nathalie Kamoo et Mireille Duc.

Depuis très longtemps, les catéchistes de la paroisse cheminent avec des groupes d’enfants vers la vie eucharistique. Cette route a évolué au fil des années car le contexte dans lequel nous vivons a changé. Eclairage.

Par Marianne Berset, responsable de la catéchèse au niveau paroissial
Photos : Georges Losey

Pendant très longtemps, seuls les enfants vivaient une retraite en plus de la catéchèse qui leur était transmise en classe. Aujourd’hui, les enfants que nous rencontrons chaque semaine ont beaucoup de joie il me semble à vivre les rencontres de catéchèse. Chance ou douleur ? Voici la question que je me pose… Oui chance… car ils découvrent Jésus-Christ qui donne sa Vie pour nous, la force de son Esprit Saint pour aider à avancer dans la vie ainsi que Sa Présence quotidienne. Mais aussi douleur, car nous savons que nous ne les voyons pas dans nos eucharisties. Personnellement, je pense que cela ne nous appartient pas car nous ne savons pas à quel moment le Seigneur va les rejoindre ou plutôt comment Il touche leur cœur…

Accompagner aussi les parents

Notre but à nous, catéchistes, c’est de prendre les enfants où ils en sont sur leur chemin de vie et de faire un bout de route avec eux, en se rappelant que les parents sont les premiers éducateurs de la foi de leur enfant. Depuis un an, nous vivons des rencontres personnelles avec les parents des premiers communiants, ceux-ci nous accueillent volontiers et découvrent que le cheminement n’est pas si astreignant et ainsi les soutient mieux dans cette démarche.

Une préparation maison

Pour nos rencontres, mais aussi pour le cheminement vers la vie eucharistique, le Service cantonal de la catéchèse nous transmet des documents à partager avec les familles. Ils sont très bien préparés mais cette année, j’ai souhaité faire un pas de plus avec les catéchistes, car je me suis rendu compte qu’elles avaient besoin de s’approprier les rencontres pour pouvoir transmettre ce qui les habite. Ainsi tout en restant dans la ligne proposée par le canton, nous prenons beaucoup plus de temps entre nous, pour prier, pour préparer les temps forts. De ce fait, ceux-ci deviennent leur temps fort, les enracinent aussi plus dans la foi et leur permettent d’être des témoins qui parlent avec le cœur.

Deux voix suivies

Cette manière de cheminer, j’ai eu la chance de la vivre lorsque mes enfants étaient petits et cela m’a apporté beaucoup de motivation, de joie et l’envie d’aller à la Source. Le fait de s’approprier les rencontres procure aux catéchistes une autre dynamique. Cette année, ce sont les disciples d’Emmaüs et le bienheureux Carlo Acutis qui nous aident à avancer sur la route. L’approfondissement donne envie à chacun et chacune de s’enraciner toujours plus profondément. Nathalie Kamoo, catéchiste à Estavayer, s’est rendue à Assise sur les pas de Carlo Acutis pour s’imprégner de ce Bienheureux. 

Merci aux catéchistes qui se donnent sans compter pour soutenir ces enfants, ces familles dans ce cheminement vers la vie eucharistique et faire un petit bout de route avec eux.

Berceuse de la Mère de Dieu

En ce numéro de Pâques Spéciale famille, nous vous proposons un poème de Marie Noël, de son vrai nom Marie Rouget. Cette «Berceuse de la Mère de Dieu» exprime tout à la fois l’émerveillement d’une mère, l’humilité, la joie d’avoir donné la vie et la douleur…

Proposé par Yasmina Pot | Photo : Jean-Michel Moix

Poème par Marie Noël (1883-1967)

Mon Dieu qui dormez, faible entre mes bras,
Mon enfant tout chaud sur mon cœur qui bat,
J’adore en mes mains et berce, étonnée,
La merveille, ô Dieu, que m’avez donnée.

De fils, ô mon Dieu, je n’en avais pas. 
Vierge que je suis, en cet humble état
Quelle joie en fleur de moi serait née ?
Mais vous, Tout-Puissant, me l’avez donnée.

Que rendrai-je à Vous, moi sur qui tombe
Votre grâce ? Ô Dieu, je souris tout bas, 
car j’avais aussi, petite et bornée, 
J’avais une grâce et Vous l’ai donnée.

De bouche, ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas
Pour parler aux gens perdus d’ici-bas…
Ta bouche de lait vers mon sein tournée, 
Ô mon Fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

De main, ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas
Pour guérir du doigt leurs pauvres corps las…
Ta main, bouton clos, rose encore gênée,
Ô mon Fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

De chair, ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas
Pour rompre avec eux le pain du repas…
Ta chair au printemps de moi façonnée, 
Ô mon Fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

De mort, ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas
Pour sauver le monde… ô douleur, là-bas,
Ta mort d’homme, un soir, noire, abandonnée,
Mon petit, c’est moi qui te l’ai donnée.

Un précurseur du naturalisme: Antoine Pluche ou l’Abbé Pluche (1688-1761)

Les philosophes des Lumières se sont montrés très critiques à l’égard de l’Abbé Pluche.

Par Pierre Guillemin | Photo: DR

Ordonné prêtre en 1712, l’Abbé Pluche se tourne vers l’enseignement puis se consacre à la rédaction de son ouvrage le Spectacle de la nature, rédigé en sept volumes, entre 1732 et 1750, qui constitue une initiation aux connaissances en sciences naturelles de l’époque sous forme d’un dialogue entre un enfant, ses parents et son précepteur. Ce livre est l’un des fondements du naturalisme scientifique, c’est-à-dire les « sciences naturelles », à savoir l’inventaire et l’étude des êtres vivants, des minéraux et des végétaux.

C’est le premier best-seller de la littérature francophone : le premier tirage est épuisé peu après sa mise en vente et une réédition est tout de suite lancée. 

Au total, on a dénombré pas moins de cinquante-sept éditions ainsi que plus de vingt-cinq traductions.

Mais, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, les philosophes des Lumières se sont montrés fort critiques à l’égard de l’Abbé Pluche et ont presque réussi à faire oublier ce best-seller que fut Le Spectacle de la nature et son influence sur l’engouement du public pour les sciences de la nature. Pourquoi ?

Science et simplicité

Le Spectacle de la nature s’inscrit dans cette vogue d’ouvrages du début du XVIIIe siècle « où l’auteur démontrait l’existence de Dieu et la sagesse de sa création, en s’appuyant sur les dernières découvertes de la Science, et particulièrement sur les dernières découvertes microscopiques et l’attraction universelle » (J. Roger, Les Sciences de la vie dans la pensée française du 18e siècle, Paris, Armand Colin, 1963). Ce que ne pouvaient admettre ni Voltaire ni Diderot. 

Mais, l’œuvre de l’Abbé Pluche, par son succès même, constitue un danger plus grand pour les Encyclopédistes : celui d’une écriture de la nature qui allie science et simplicité, contemplation de la nature et plaisir.

Ouvrir les yeux du lecteur

Chez l’Abbé Pluche, il s’agit d’ouvrir les yeux pour permettre de voir ce Spectacle de la nature : voir et comprendre sont donc synonymes chez ce tenant de la Science moderne. L’Abbé Pluche réhabilite la notion de curiosité, vision novatrice à l’époque car écrite par un religieux. La préface s’ouvre en effet sur l’idée que « le désir de savoir nous est aussi naturel que la raison ». Il s’agit pour l’Abbé Pluche d’ouvrir les yeux des lecteurs sur les richesses de la nature, afin qu’ils perçoivent « ce que l’éloignement, la petitesse et l’inattention leur dérobaient ».

Un parallèle et un complément

Par Nicolas Maury, rédacteur en chef de « L’Essentiel », Saint-Augustin SA | Photo : Jean-Claude Gadmer

Saint-Augustin SA poursuit sa transformation numérique. En parallèle et en complément de L’Essentiel en format papier, la société basée à Saint-Maurice propose désormais aussi une version digitale. « Notre objectif est d’offrir un outil correspondant au mode actuel de consommation de l’information d’une grande partie de la population, indique son directeur Yvon Duboule. Diverses études de marché montrent clairement une poursuite de cette tendance. C’est aussi un moyen de capter un lectorat plus jeune et / ou sensible aux questions environnementales. »

La porte d’entrée du magazine numérique se trouve sur le site de la paroisse (voir pages 10 et 11). « Chaque lecteur peut désormais consulter son magazine en tout lieu, sur smartphone, tablette ou ordinateur », précise Chantal Salamin, webmaster. « Il est ainsi possible de faire découvrir L’Essentiel à sa famille et à ses amis sans disposer de la version papier avec soi, mais aussi d’accéder à tous les anciens numéros et aux articles publics d’autres magazines. » Le tout soit dans une version web, soit à l’aide d’une liseuse dans une mise en page identique à la version imprimée.

Le renouvellement de l’abonnement en ligne grâce à une carte de crédit ou à Twint (et bientôt la carte PostFinance) et l’option de modifier son adresse postale sont d’autres potentialités du système. Sans oublier la possibilité d’offrir un abonnement cadeau. Et Yvon Duboule de conclure : « La solution ayant été développée par Saint-Augustin, notre volonté est de continuer à l’adapter à l’évolution technologique afin de proposer des services répondant toujours mieux aux attentes des paroisses et des lecteurs. »

Une volonté du Conseil de paroisse

Ces innovations techniques, proposées par Saint-Augustin SA, ont été décidées par le Conseil de paroisse en 2022 et figurent au budget de cette année de la paroisse pour un montant conséquent. Elles marquent toutefois la volonté des responsables de la paroisse de suivre la tendance d’une communication qui prend de plus en plus des chemins différents en complément des informations diffusées par le canal du papier. N’hésitez pas à nous faire part de vos réactions, remarques, souhaits, etc. car ces outils seront encore complétés et améliorés au fil des mois (cjy).

Montée Vers Pâques des Jeunes: Pascaline t’attend ; viens passer ton pacTe personnalisé

La Montée Vers Pâques (MVP) : une manière de vivre le grand mystère de Pâques avec des jeunes animateurs et pour des jeunes du Chablais valaisan (de 12 à 16 ans) au Monastère de Collombey, du Jeudi saint 6 avril au soir au dimanche de Pâques 9 avril au matin.

Texte et photo par Céline Sallin, animatrice

« Dieu nous a rendus capables d’être les ministres d’une alliance nouvelle, fondée non pas sur la lettre mais dans l’Esprit ; car la lettre tue, mais l’Esprit donne la vie. » (2 Co 3,6)

Le Thème 

Tu l’auras deviné, le thème de la Montée Vers Pâques : PacTe va développer les différents pactes et alliances passés entre Dieu et l’humanité. Jésus qui fait le lien entre Dieu et nous, est l’acteur de la Nouvelle Alliance, le commandement de l’amour de Dieu, du prochain et de soi-même. Nous allons donc développer les différentes alliances que Dieu a tissées avec l’Humain, depuis Adam et Eve, jusqu’à Jésus, son Fils. Alors équipez-vous bien, chaussures de marche, bon sac à dos et boisson désaltérante sont de mise, entre déluge et colosse à combattre, la traversée du désert sera longue et harassante avant d’atteindre l’Esprit Saint en nos cœurs. Pascaline, notre mascotte, nous dévoilera les tenants et aboutissants de tous ces pactes dont elle aura été témoin…

Un programme au top

Notre équipe d’animateurs de la MVP est renforcée par deux nouvelles animatrices, Estelle Schmuck et Léa Perrin. Cette année, nous avons le plaisir de t’inviter au monastère des Bernardines à Collombey, quartiers généraux de Pascaline (la mascotte, il faut suivre) afin d’y vivre la MVP. 

Depuis plusieurs semaines, nous nous activons pour concocter un programme diversifié : un méga jeu de piste, des réflexions, du partage ! Et vivre les célébrations dans les paroisses du Chablais.

Et les jeunes !

Pascaline invite donc tous les jeunes en âge d’aller au CO (de 12 à 16 ans) à la rejoindre pour vivre ensemble quatre jours autour des derniers instants du Christ. La MVP 2023 aura lieu du jeudi 6 avril au dimanche 9 avril. Alors n’hésite plus à y participer, la MVP est une expérience unique à partager en communauté, viens rencontrer Pascaline et ses anim’s. 

Prochaine date importante : vendredi 17 mars 2023 à 18h au monastère des Bernardines aura lieu une avant-première de la Montée Vers Pâques. Si tu hésites encore à t’inscrire à la MVP, cette soirée Teasing est pour toi, elle finira de te convaincre de venir passer ces quelques jours de Pâques en notre compagnie. 

« Nous sommes invités à rechoisir à chaque instant de marcher dans cette alliance, de remplir notre part du « pacte », Dieu remplit de toute façon la sienne ! » Abbé Valentin

 

Les Journées Mondiales de la Jeunesse, une « fête de la foi »

Par Johan Salgat | Photos : Yves Crettaz

Les 36es Journées Mondiales de la Jeunesse auront lieu cet été à Lisbonne. Depuis la première édition en 1986, chaque évêque est invité à programmer un évènement annuel pour les jeunes dans son diocèse, des « JMJ régionales ». Tous les deux ou trois ans, cette rencontre est internationale et rassemble plusieurs centaines de milliers, voire quelques millions de jeunes du monde entier.

La structure globale de la semaine est généralement semblable d’année en année : une messe d’ouverture est célébrée avec l’évêque local le mardi, le Pape est accueilli le jeudi et le vendredi est proposé un chemin de croix. Le samedi, tous les pèlerins venus du monde entier marchent pour rejoindre le lieu de rassemblement final, qui comporte une veillée de prière, une nuit à la belle étoile, les laudes et la messe d’envoi, présidée par le pape. Durant ces quelques jours, les jeunes ont également la possibilité de suivre des enseignements, des concerts, des expositions et de découvrir la ville hôte.

Cette invitation du pape Jean-Paul II, reprise par Benoit XVI et François, qui s’adresse à tout jeune, quels que soient son pays et sa situation, est un temps fort. Cette rencontre est festive et joyeuse. Les rues sont envahies de jeunes, les visages illuminés, s’échangeant des goodies et brandissant leur drapeau, dansant et riant ensemble, bien qu’ils ne parlent pas la même langue. Mais l’amour se fiche des langues. L’Eglise universelle est rassemblée et célèbre ensemble le Christ vivant. 

Cette année les JMJ ont lieu à Lisbonne, au Portugal, du 1er au 6 août. Différentes variantes sont possibles, en fonction des disponibilités et envies de chacun. La proposition, à laquelle les jeunes sont plus particulièrement encouragés à participer, est de partir la semaine précédente dans le diocèse de Braga. Cette semaine permet de découvrir la culture locale, le groupe avec lequel nous partons et de se préparer à vivre la semaine suivante à Lisbonne. Il est aussi possible de s’inscrire pour une semaine supplémentaire, soit du 7 au 12 août, pour rentrer en douceur, débriefer et redescendre un peu de notre nuage en s’arrêtant dans le sud de la France. Toutes les infos se trouvent sur jmj.ch 

Le thème de ces JMJ 2023 est « Marie s’est levée et est partie en hâte » (Lc 1, 39). Alors, à l’exemple de Marie, levons-nous et partons avec empressement !

Questions et informations complémentaires : 
Johan Salgat / 076 576 91 89
salgat.johan@gmail.com

Messe d’envoi aux JMJ de Panama.

La protectrice des Amérindiens

« La bonté peut être désagréable si elle laisse une piqûre derrière elle. » Katharine Mary Drexel a fait sienne cette maxime enseignée par sa belle-mère. Née dans une famille américaine de philanthropes, la jeune femme apprend au contact de cette femme en lutte contre un cancer en phase terminale, que l’argent des Drexel ne pouvait acheter ni protection contre la douleur, ni contre la mort. Sa vie prend alors un profond tournant.

Par Myriam Bettens | Photo: DR

La vie de Katharine Mary Drexel ne commence pas de la manière la plus simple qui soit. Elle voit le jour à Philadelphie en novembre 1858. Cinq semaines plus tard, sa mère décède. Son père épouse Emma Bouvier. Cette dernière élève « Kate » et ses deux sœurs comme ses propres filles sur un modèle de « féminité chrétienne » et de philanthropie. Elle montre la voie en ouvrant sa maison trois fois par semaine pour venir en aide aux pauvres de Philadelphie. Emma décède en 1883 d’un cancer, suivie de son mari en 1885. Les sœurs Drexel décident d’utiliser les 14 millions de dollars, fortune colossale pour l’époque, pour poursuivre les activités philanthropiques de leurs parents.

Particulièrement sensible au traitement réservé aux Amérindiens, Katharine Mary Drexel cherche à améliorer les possibilités d’éducation dans les réserves de l’Ouest américain. En 1886, elle se rend en Europe pour se former aux dernières techniques d’enseignement. Elle y rencontre le pape Léon XIII et lui demande d’envoyer des religieuses sur le terrain. Le Pape lui propose alors de devenir elle-même missionnaire. En 1887, elle écrit au père James O’Connor, le prêtre de sa famille, pour lui faire part de sa résolution de se consacrer au Christ. L’évêque local suggère la création d’un nouvel ordre au service des Amérindiens et des Afro-Américains. Le 12 février 1891, elle prononce ses vœux en tant que fondatrice des Sœurs du Saint-Sacrement pour les Amérindiens et les Afro-Américains. A sa mort, en 1955, l’ordre dirige 61 écoles, trois maisons de services sociaux et l’Université Xavier de Louisiane, seule université ouverte alors aux Afro-Américains. L’année 1964 marque l’ouverture de sa cause en béatification. Canonisée le 1er octobre 2000, elle est fêtée tous les 3 mars.

«J’aime ces 40 jours de Carême!»

Par l’abbé Darius Kapinski, curé-modérateur | Photo : DR

Le Carême précède et prépare la fête de Pâques – commémoration de la plus grande victoire, celle du Christ sur la mort.

J’aime cette période de 40 jours ! L’Eglise me l’offre comme un cadeau montrant en exemple le Christ qui repousse les tentations du Mauvais. La prière et le jeûne en deviennent les merveilleux remèdes et mes privations servent à une plus grande ouverture aux autres.

Quelqu’un a bien dit qu’en nous privant du nécessaire, nous nous rappelons que Dieu nous est encore plus nécessaire.

En Suisse, il existe une forme originale de partage qu’on ne trouve pas dans mon pays d’origine et que j’apprécie tout particulièrement, c’est la soupe de Carême. Ce repas simple m’invite à la privation et à donner à cette occasion une aumône, l’équivalent de ce que je compterais pour un bon repas au restaurant.

Fructueux Carême à tous !

Mercredi 1er février à Monthey: rencontres des servants des messe

Depuis quelques mois, les servants de messe de Monthey-Choëx peuvent compter sur de nouvelles responsables pour les former au service, organiser le planning et leur préparer des rencontres récréatives et sympathiques, comme celle de la Chandeleur. A cette occasion, les servants du Haut-Lac et de Collombey-Muraz se sont joints à l’équipe de Monthey, le mercredi 1er février, à la Maison des jeunes, pour manger les crêpes !

Par Erika Fialho Meninas, Pour les Anciennes
Photos : Patricia Rodrigues

Les « Anciennes »

Nous sommes un groupe de sept amies âgées entre 19 et 21 ans qui se sont rencontrées dans le cadre de l’Eglise. Nous avons toutes fait notre parcours religieux depuis le baptême jusqu’à la confirmation. Nous ne nous connaissions pas toutes, malgré que l’on ait suivi notre catéchèse et nos autres « formations » ensemble. Jusqu’au jour où la proposition de devenir servantes de messe a fait surface. Nous avions toutes accepté cette mission qui allait en plus nous rapprocher de Dieu ! 

Nous sommes devenues meilleures amies grâce à cette activité et gardons de merveilleux souvenirs ! Nous avons une grande reconnaissance pour notre ancienne responsable, Maria Paiano, qui a su nous transmettre sa joie de vivre et sa bonne humeur que nous voulons à notre tour transmettre aux jeunes servants ! Nous formons maintenant le groupe autoproclamé « des Anciennes » et nous accompagnons les enfants et les jeunes tout au long de leur parcours de servants. Nous proposons aussi des sorties et des activités en dehors des messes. Nous sommes toutes très heureuses d’avoir cette responsabilité et nous nous réjouissons de mieux connaître les servants de la paroisse ! 

La Chandeleur

En février, nous nous sommes rencontrés, avec les servants de Collombey-Muraz et du Haut-Lac (en plus du groupe de Monthey-Choëx) pour en apprendre davantage sur ce qu’était la Chandeleur et tisser des liens entre nous.

La Chandeleur n’est pas juste une bonne occasion de manger des crêpes, c’est une fête religieuse !

A l’époque romaine, c’était une fête annuelle en l’honneur des défunts, au cours de laquelle les Romains veillaient à l’aide de  cierges et de torches, d’où la racine du mot qui est « chandelle ». Plus tard, le pape Gélase a christianisé cette fête : la Chandeleur a lieu le 2 février, soit 40 jours après Noël et commémore la présentation de Jésus au Temple. Durant des siècles, cette fête a été symbolisée par des chandelles et des crêpes. Par leur forme ronde et leur couleur dorée, les crêpes représente le disque solaire et le retour à la Lumière.

Notre rencontre s’est poursuivie par des jeux et un temps de prière à l’église tous ensemble. 

Crêpes party pour le goûter.
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