Seuls, face au miroir

PAR PHILIPPE CAVIN  | PHOTO: PEXELS.COM

Chaque matin, le passage devant le miroir est incontournable. Sommes-nous présentables? Quelle image allons-nous donner de nous? On soigne notre apparence, on contrôle que rien ne nous trahira et si l’on peut gommer quelques imperfections physiques, c’est le moment où jamais! Mais, il arrive parfois que ces instants brefs et répétitifs se transforment en des temps d’introspection.

Seuls, face à nous-même, que recherchons-nous à discerner dans cette personne ? Des signes de bonheur ? Les signes d’une personne dont on est fier ? Un signe de lumière intérieure ? Une flamme qui brille dans nos yeux ?

Viser la cohérence de la foi – Dans l’épître de Jacques (1, 22-27), l’image du miroir est utilisée pour inviter chaque croyant à mener une vie dans la cohérence avec soi-même. C’est la Parole libératrice de Jésus qui fait office de miroir. Y plonger notre regard et notre intelligence, c’est prendre le risque de l’introspection. Le risque de regarder en face nos imperfections physiques et intérieures. Mais au-delà du risque, ce face à face avec nous-même est une opportunité à se reconnaître pour qui l’on est. C’est une invitation à prendre soin de soi, afin de se sentir cohérent, bien dans sa peau.

Ce n’est pas tout de faire un état des lieux, un bilan de vie ou tout autre travail introspectif. Encore faut-il en faire quelque chose. Car toute prise de conscience, si elle n’est pas suivie d’actions transformatrices, est inutile. C’est un peu « savoir, mais ne rien faire », « se voiler la face », en bref créer une illusion, une fausse image de soi.

La cohérence pour socle identitaire – Eviter cet écueil, voilà tout le défi de la vie chrétienne. Passer d’une intention de mener une vie cohérente à des actes et des paroles pour lesquels nous sommes fiers car ils nous correspondent. Travailler à sa propre cohérence identitaire, c’est opter pour une voie qui mène à une acceptation de son identité. C’est un chemin qui nous invite à faire la paix avec nous-même en dépassant ce qui s’apparente parfois à une détresse identitaire.

Agir à la lumière de l’Evangile, c’est opter pour la cohérence. Mais cela implique un engagement de chaque instant et une attitude respectueuse et valorisante. C’est cette cohérence qui procure la paix intérieure.

En paix, nous pourrons nous regarder sereinement dans le miroir. En paix, nous pourrons être des messagers d’espérance. En paix, nous pourrons nous tenir dans la présence de Dieu. En paix, nous pourrons vivre.

1 Philippe Cavin habite avec sa famille sur Saillon. Après avoir été pasteur d’une communauté évangélique dans le Jura, il est actuellement en formation diaconale à la paroisse protestante du Coude du Rhône Martigny-Saxon.

La solitude du prêtre

Tour à tour, les prêtres du secteur pastoral s’adressent directement aux lecteurs et confient leur méditation sur un thème de leur choix. C’est le curé de la paroisse de Crans-Montana que nous écoutons ce mois-ci; il fait écho au thème choisi par l’équipe romande de rédaction du bulletin L’Essentiel.

PAR L’ABBÉ ALEXANDRE BARRAS

Lors d’une conversation, au début de mon ministère, j’avais abordé le thème et l’importance de prier pour les prêtres. A mon grand étonnement une personne m’avait répondu : « On n’a pas besoin de prier pour les prêtres ! » J’avais rétorqué de l’importance de cette dernière pour notre vie spirituelle et humaine. Etre porté par la prière des fidèles donne un élan à notre engagement sacerdotal. On sent que nous sommes utiles et nécessaires à vous tous. Ne l’oubliez pas, nous sommes comme vous avec nos joies, nos peines, nos questions, nos fatigues… Etre serviteur du Seigneur n’enlève en rien l’humain en nous. Voilà pourquoi nous pouvons souffrir de solitude, d’abattement, de tristesse. Comme tout un chacun les années passent et amènent leur lot quotidien et nous changeons aussi sur la vision de la vie, du ministère, de la foi, sur les hommes et les femmes de notre temps. Pour cela nous essayons d’être toujours plus greffés sur le Christ. Une intimité à renouveler chaque jour comme le oui des fiancés donné et reçu le jour de leurs noces. Le prêtre doit cultiver sans cesse cet amour de Dieu et organiser sa vie en veillant à ce que tous les éléments humains, spirituels forment un tout harmonieux évitant ainsi des manques ou des vides qui peuvent être dangereux pour lui-même. Nos prédécesseurs étaient ancrés dans leur village et connaissaient tout le monde. Ils se retrouvaient à tous les événements heureux ou malheureux du village. Aujourd’hui, malheureusement, ce n’est plus le cas dû à la déchristianisation galopante et de l’indifférence généralisée sur le fait religieux.

Nos évêques ne devraient-ils pas prendre exemple sur Notre Seigneur Jésus Christ qui envoya deux par deux ses disciples en mission et pas un par un ?

J’ai eu cette grâce de pouvoir toujours compter, et encore aujourd’hui, sur des familles, des personnes qui étaient là pour moi. Elles m’apportent leurs visions du monde. Elles me bousculent par des questions et des interrogations sur l’Eglise et tous les thèmes d’actualité. Elles sont là pour partager un moment de joie et d’amitié.

Alors chers fidèles pensez à prier pour nous les prêtres. Invitez-nous pour un verre ou un moment de rencontre ça fait du bien pour nous et certainement pour vous aussi. Salve

Une proposition…

PAR MYRIAM BETTENS | PHOTO : URBAN-EVENTS

… de jeu de piste pour se faire mousser

«Le Professeur a découvert parmi les nombreux documents jaunis appartenant à son grand-père des textes énigmatiques de la légendaire Chope d’or aux pouvoirs magiques. Celle-ci serait introuvable depuis des centaines d’années. Aujourd’hui, pour seule trace de son existence, le journal du Professeur qui vous guidera dans votre quête».

Ce rallye composé d’énigmes autour de la bière vous emmènera à la découverte des secrets et histoires insolites de la vieille ville de Genève tout en dégustant des bières à l’aveugle !

Tous les samedis jusqu’au 20 mai 2023 au tarif de Fr. 40.– et à partir de 16 ans.

Plus d’informations et réservations sur https://www.urban-events.ch/rueeverslorge

… de samedi givré !

«Il est temps de revêtir votre imper d’espion pour pouvoir résoudre les énigmes et trouver le code pour désamorcer l’arme du Professeur Givré». Ce jeu de piste pour les enfants de 5 à 13 ans les emmènera au travers de la ville de Genève pour récolter des indices afin de sauver la ville… avant qu’il ne soit trop tard. A la clef: de délicieuses glaces artisanales conçues par des glaciers locaux.

Tous les samedis jusqu’au 29 avril 2023 au tarif de Fr. 12.– pour les enfants de 5 à 13 ans.

Plus d’informations sur les dates et pour les réservations sur:

https://www.urban-events.ch/cag-geneve

La vie est mouvement

PAR L’ABBÉ DANIEL REYNARD
PHOTO: RAPHAEL DELALOYE

La vie est mouvement, rien n’est stable ou immobile, «panta rhei» disaient les grecs, ce qui signifie : toutes les choses coulent et passent.

Ne luttez pas contre ce mouvement, au contraire saisissez ce changement comme une chance.

Face aux irruptions de l’inattendu dans nos vies, deux émotions nous touchent, d’une part nous nous réjouissons de la nouveauté et d’autre part, nous ressentons une certaine crainte.

On peut se bloquer ou être parfaitement à l’aise, souple et prêt à recevoir le mouvement que provoque cette nouveauté.

Les esprits chagrins diront: «On sait ce qu’on a, on ne sait pas ce qu’on aura ! »

Au contraire:

Oser découvrir la richesse d’un avenir nouveau, différent de celui que nous avions imaginé…

Oser espérer que le neuf sera ou deviendra aussi bon, sinon meilleur que le vieux.

Oser abandonner ce que l’on connait pour découvrir que « ce qui vient » est différent mais pas forcément mauvais… même si ce qui vient n’est pas ce que nous attendions !

Pour cela, il faut entrer dans une dynamique de renouveau qui ne nous laisse pas continuer avec nos rêves passés… il faut abandonner nos rêves pour vivre la réalité… il faut abandonner la réalité rêvée pour vivre la réalité telle qu’elle se présente à nous…

En nous, Dieu nous offre le renouveau par son Esprit Saint, c’est cette certitude qui permet d’aller au-delà des apparents échecs vers un renouveau… comme le dit le prophète Esaïe 40, 31 : « Ceux qui se confient en l’Eternel renouvellent leur force. Ils prennent le vol comme l’aigle ; ils courent et ne se lassent point, ils marchent et ne se fatiguent point… »

JMJ 2023: au Portugal, Lisbonne

L’été prochain, auront lieu les Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) à Lisbonne (du 24 juillet au 8 août 2023). Le pape Francois s’y est inscrit en premier en novembre. Il attend les jeunes pour ce rassemblement international. Clémentine Délèze va y participer pour la première fois, tandis que Noémie Salgat a déjà vécu les JMJ de Cracovie. Elles nous partagent leurs motivations et leur projet.

PAR SANDRINE MAYORAZ | PHOTOS : DR

En été 2023, vous avez prévu de partir à Lisbonne pour les JMJ. Pouvez-vous nous expliquer de quoi il s’agit ?
Noémie : C’est un rassemblement de jeunes suite à l’appel du Pape. C’est une occasion de partir avec des centaines de Suisses, pour rencontrer des milliers (ou millions) d’autres jeunes du monde. En principe, cela se passe sur deux semaines : la première nous sommes accueillis par des familles dans un diocèse du pays et nous rencontrons les jeunes du lieu, nous faisons des activités dans leur région. La deuxième semaine, le Pape nous invite tous dans une même ville – cette année Lisbonne.

A Lisbonne, qu’est-ce que cette ville vous inspire ?
Clémentine : Je ne suis jamais partie au Portugal, je me réjouis de découvrir ce pays mais je pense que la destination a peu d’importance, j’y serais probablement allée de toute manière.

Et du coup, qu’est-ce qui vous motive à partir aux JMJ ?
C. :
Rencontrer de nouvelles personnes, faire des découvertes multiculturelles et aussi découvrir un nouveau pays !
N. : Depuis la fin des JMJ de Cracovie en 2016, j’attends les suivantes avec impatience ! Il faut dire que je n’ai pas pu participer aux dernières qui étaient à Panama en 2019. Avec le COVID, celles de Lisbonne ont été repoussées d’une année… Je crois que ce qui me motive le plus c’est de retrouver l’ambiance JMJ, la joie et les temps de prières si particuliers aux JMJ.

Peux-tu nous en dire plus sur l’ambiance des JMJ ?
N. :
A Cracovie, j’ai été marquée d’abord par le nombre de jeunes de Suisse et du monde entier qui sont croyants et qui sont venus aux JMJ ! Les moments de partages en petits groupes et les catéchèses (ça n’a pas l’air comme ça mais c’était vraiment bien) m’ont fait grandir dans la foi ! C’est unique de pouvoir vivre des célébrations avec des millions de jeunes : il y a des moments de chants et de joie incroyables et des moments de silence tout autant impressionnants.

Qu’est-ce que vous attendez de cette expérience ?
C. :
Des rencontres et du partage avec d’autres jeunes croyants ! Parfois, ma foi a tendance à passer au second plan dans ma vie, j’ai besoin de ces moments avec d’autres pour me donner un coup de « boost ». J’espère pouvoir approfondir ma foi et rapporter une foi forte pour m’accompagner dans mon quotidien.
N. : Je me réjouis surtout de rencontrer de nouvelles personnes de mon diocèse mais aussi des moments de partages sur la foi et des célébrations avec le Pape. J’espère que ces JMJ seront l’occasion d’un nouvel élan pour ma foi et pour les groupes de jeunes de mon diocèse.

Nous vous remercions pour votre enthousiasme et nous nous réjouissons d’entendre vos récits à votre retour de Lisbonne !

Pour les jeunes de 16 à 30 ans.
Les mineurs sont parrainés par un jeune adulte.

Formule classique : du 24 juillet au 8 août (env. Fr. 1’000.–)

Formule courte (en avion) : du 31 juillet au 6 août (env. Fr. 700.–)

Formule sans transport : du 31 juillet au 6 août (env. Fr. 450.–)

Le prix ne doit pas être un frein pour vivre cette expérience : des actions qui permettront de financer une partie du voyage, seront organisées collectivement avec les inscrits.

Variantes possibles avec l’ajout d’une semaine à Lourdes avant, ou une semaine avec les DJP après.

Dons bienvenus pour que les paroisses aident les jeunes à financer.

Contact pour nos secteurs : abbé Valentin Roduit 079 855 44 39

Renseignements supplémentaires : www.jmj.ch ou www.tasoulafoi.ch

Moins souvent mais plus ensemble

 

PAR THIERRY SCHELLING | PHOTOS : CATHERINE ULRICH, SVIATOSLAV HORETSKYI

Ça y est, l’EP de La Seymaz a osé: de nouveaux horaires de messes pour l’UP. On a l’impression d’avoir jeté une bombe dans la placide région pastorale…

Mais il ne suffit pas de divaguer sur l’Evangile et sa radicalité, son appel à la conversion et son insistance sur la mission vers les autres, et ne rien changer aux habitudes (« ^ma messe dans mon église à mon horaire»)…

Notre évêque – oui, parce que ce changement intervient pour mettre en pratique les impulsions de notre berger ! – l’a dit et redit : « Si on veut chez nous une Eglise missionnaire, il est indispensable de montrer – en particulier le dimanche – de grandes communautés rassemblées pour des célébrations joyeuses. » (Lettre pastorale de 2015). La photo prise de la messe des familles à l’automne dernier à Chêne ne le démontre-t-il pas ?

A-t-il tort ? Ecrivez-le-lui ! A-t-il raison ? Démontrons-le et vivons, ad experimentum, ce petit déplacement géographique (de Presinge à Chêne, il n’y a que 9 kilomètres…) qui est avant tout intérieur. Car l’EP entend la colère, la déception et autres sentiments négatifs exprimés plus ou moins ouvertement, qui sont des symptômes – mais de quoi ? Notre évêque tente une réponse : « Dans une société où il est normal de faire des kilomètres pour aller faire ses courses, assister à une manifestation sportive ou culturelle, beaucoup semblent considérer comme normal de ne pas aller à l’église si la messe est célébrée dans le village voisin. […] Si recevoir Jésus-Christ ne vaut pas la peine d’un petit déplacement, c’est qu’il y a une crise de la foi. » (Lettre pastorale de 2013) De plus, tout cela est advenu lors de l’Avent qui est un temp de jachère, de désert, d’attente – et où des germes nouveaux poussent : l’Evangile ne peut pas nous mentir…

Et si ces changements ont conduit à de telles attitudes, alors on est vraiment en terre de mission : l’esprit d’Evangile peut y être (re)semé, afin de (re)donner sens à l’engagement de bénévoles et de salariés au nom du Christ, et convertir des réflexes de survivance muséale en un esprit de service de l’annonce de la Bonne Nouvelle…

Oui, plus que jamais, l’équipe pastorale va continuer d’accomplir sa mission : é-van-gé-li-ser. Selon le pape François, cela passe par des rencontres de tu à toi, et nécessite de s’enraciner dans la Parole de Dieu partagée, qui nous pousse vers nos malades, nos réfugiés, nos nouvelles familles arrivées dans le quartier, nos jeunes… Ce mouvement de sortie auquel nous exhorte le Pape depuis 10 ans qu’il est évêque de Rome !

L’Eglise est service, martèle François : comme notre confrère Sviatoslav, sa femme Justine et leurs ami.e.s de la communauté ukrainienne (cf. photo de droite) qui, semaine après semaine, collecte des biens, envoient des convois et reçoivent l’assurance que tout est bien arrivé… L’Eglise est service vers autrui.

L’eucharistie ne constitue pas l’Eglise (malgré ce que l’on entend dire souvent) ; preuve en est : lorsque l’horaire change, il n’y a plus personne ! Et c’était prévisible. Une question : quel que soit le nombre de messes célébrées ici ou là, qu’est-ce qui prime : faire partie d’une communauté coûte que coûte, ou satisfaire sa commodité personnelle qui prime sur sa pratique communautaire ? Ce n’est qu’une question… Mais l’évangélisation est à ses débuts sous nos latitudes…

 

 

 

Avec les mages,rentrons par un autre chemin !

PAR RÉMY DELALAY, CURÉ
PHOTOS : RÉMY DELALAY, VÉRONIQUE DENIS

Les mages sont des chercheurs infatigables et c’est la quête de la vérité qui les a rassemblés; c’est le désir de rencontrer Dieu qui les a projetés dans une grande aventure. Rien ne les a arrêtés: ni la disparition de l’étoile, ni l’humilité de Bethléem, ni la pauvreté de la Crèche. Heureux les hommes et les femmes qui aujourd’hui encore préfèrent continuer de chercher et d’espérer, d’aller toujours plus loin malgré tous les échecs et tous les obstacles de leur parcours. Ils ne sont pas loin de la lumière et l’étoile du Seigneur est avec eux, même s’ils ne la voient pas.

Les mages nous révèlent ainsi que tous les hommes peuvent accéder à la foi au travers des signes qu’ils reçoivent de Dieu. Il faut bien sûr les vérifier, mais il faut surtout en tirer les conséquences et agir en fonction des appels de Dieu. Comme eux, nous devons nous mettre en route quand Dieu nous fait signe. Le silence de Dieu est bien trop souvent issu du bavardage des hommes, de notre manie de toujours parler, de tout expliquer, de tout définir, de tout réglementer. On comprendrait mieux ce que Dieu essaie de nous dire avec patience, si on savait observer amoureusement les signes qu’il nous donne. Mais heureusement, Dieu sait attendre que l’homme se taise pour l’écouter et pouvoir enfin l’entendre, et c’est alors qu’il se manifeste distinctement.

Avec les mages, il nous faut refuser l’immobilité et l’oisiveté. La foi nous met en route vers les autres d’ici et la prière est un chemin vers les autres d’ailleurs. Le chrétien est ainsi un être mobile, généralement, à la mobilité douce et son frein à main n’est jamais enclenché. Alors, avec les mages, il nous faut souvent rentrer par un autre chemin. Il nous faut changer notre regard sur nous-mêmes et sur nos proches, changer de comportements envers telle personne, quitter notre canapé afin de rejoindre d’autres mages, de se mettre en route et enfin devenir Eglise.

Un plaidoyer pour la justice et la paix

La délégation des Dominicans for Justice and Peace [Dominicains pour la justice et la paix] auprès de l’ONU recherche des solutions pacifiques aux conflits, en s’attaquant aux causes profondes des défis contemporains, en travaillant pour changer les structures qui perpétuent l’injustice et portent atteinte à la dignité des enfants de Dieu, et en rendant justice aux personnes dont les droits ont été violés.

PAR MYRIAM BETTENS | PHOTO : UNOP

Dominicans for Justice and Peace (Ordre des Prêcheurs) a été créé en 1998 par la Commission Internationale Dominicaine pour Justice et Paix et approuvée par le Conseil Général de l’Ordre en tant que Délégation Permanente de l’Ordre auprès des Nations unies (ONU). Cette délégation, basée à Genève, a obtenu un statut consultatif auprès du Conseil économique et social de l’ONU (ECOSOC) en 2002.

La délégation se consacre en premier lieu à la promotion de la justice et de la paix dans le monde. Elle est présente dans plus de cent-vingt pays où les Dominicains s’impliquent dans de nombreux domaines liés à la justice et à la paix, tels que l’accaparement des terres, la pollution par les entreprises, les droits des indigènes, les enfants des rues, les réfugiés, les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, la corruption, la prostitution, le trafic d’êtres humains, l’autonomisation des femmes, la démilitarisation, les questions environnementales et le développement durable. Les questions qui occupent les populations sont bien souvent en opposition avec les intérêts des gouvernements en place et ne peuvent être traitées efficacement que sur la scène internationale. La délégation est donc chargée de mettre en relation les partenaires locaux avec les décideurs sur la scène mondiale tout en défendant les intérêts des populations locales. La délégation joue un rôle unique aux Nations unies en veillant à ce que ces luttes locales restent au premier plan du discours mondial.

Grâce à son bureau de Genève et à ses représentations à Vienne et à Nairobi, Dominicans for Justice and Peace occupe un rôle actif au sein de divers organes des Nations Unies. La délégation a choisi de situer son bureau principal à Genève, cette ville étant à bien des égards encore l’épicentre des droits de l’homme et des affaires humanitaires dans le monde. Avec un bureau situé à deux pas de plusieurs bureaux de l’ONU, tels que le Haut-Commissariat aux droits de l’homme et le Haut-Commissariat aux réfugiés, la délégation est au cœur des débats et des négociations internationales sur les grandes questions contemporaines. L’antenne de Vienne travaille principalement avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), et plus particulièrement avec la Commission pour la prévention du crime et la justice pénale (CCPCJ). La délégation se concentre sur un certain nombre de questions transversales telles que la traite des êtres humains, la réforme des prisons, la criminalité forestière et l’éducation à la justice. Quant au bureau de Nairobi, spécialisé dans les questions environnementales, il a obtenu le statut d’observateur à l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement (AUE) du Programme des Nations unies pour l’Environnement (PNUE), ce qui lui permet d’avoir une présence active dans les différentes sessions de l’AUE et de ses organes subsidiaires.

 

Le religieux qui parlait à l’oreille de l’ONU

Cette nouvelle série tentera de présenter quelques faith-based organisations (FBO) – organisations confessionnelles – actives à l’ONU. En effet, sur les quelque 4000 entités regroupées dans le Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC), l’ONU reconnaît formellement près de 400 de ces FBO qui ont approuvé ses valeurs fondamentales. De nombreux acteurs non étatiques, relevant du domaine de la justice et des droits humains, ont acquis une influence notoire à l’ONU pour les politiques de développement, que ce soit sur les sites new-yorkais ou genevois. Les FBO deviennent dès lors des interlocuteurs spécialisés, écoutés et actifs sur le terrain de la prévention ou de l’action humanitaire. De plus, compte tenu de leur expertise dans le domaine religieux, ils sont également écoutés par les gouvernements hautement préoccupés par la menace terroriste. En outre, l’Organisation de la Conférence Islamique et le Conseil Œcuménique des Eglises ont le statut d’observateur permanent à l’assemblée générale des Nations Unies. Le Vatican, quant à lui, a un statut à part d’Etat non membre.

La mobilité est en marche

TEXTE ET PHOTO PAR PIERRE MOSER

La contorsion habituelle entre les principes des institutions et la réalité des faits est également présente dans nos «esprits de clocher». Je ne veux pas souligner ce que ce terme a de péjoratif, mais réfléchir à notre mobilité à tous, paroissiens, citoyens, voisins.

Eh oui, Saint-Joseph est la deuxième église en termes de passage, derrière la basilique Notre-Dame. Mais qui sont donc ces visiteur.euse.s ? Difficile de dessiner un profil précis autour de ces passant.e.s. Des origines aussi variées que Genève compte de nationalités : latinos, asiatiques, locaux, etc. Quant aux âges, il est étonnant de découvrir une certaine jeunesse qui n’est pas forcément présente lors de nos cérémonies : jeunes mamans, quadras dynamiques sont aussi des fidèles de passage.

Avec eux, la mobilité a fait son entrée dans la paroisse. Une grande majorité de ces visiteurs occasionnels travaillent dans le quartier, tout en habitant à l’autre bout du canton, voire plus loin. L’église proche de leur travail est donc également un lieu de recueillement qu’ils vont favoriser, utiliser. Aussi bien pour y déposer des peines que pour dire merci. Une nouvelle périphérie à laquelle nous n’avons pas encore pensé. Ces chrétiens qui ont fait de cette église leur paroisse de « travail » méritent également notre considération. Vous vous souvenez ? La parabole de la brebis égarée, de la perle perdue, de la pièce d’argent égarée… A chaque brebis, à chaque pièce d’argent est accordée la plus grande attention (cf. Lc 15).

Ce qui pose une nouvelle question : faut-il lier la présence d’un curé à l’ouverture d’une église ou vice-versa ? Certes toutes nos églises ne sont pas situées hors zone de passage. Mais qu’en est-il du statut de Notre-Dame de Cornavin, de Saint-Joseph et de quelques autres ? Faudra-il les réduire au silence lorsque l’absence de prêtres se fera encore plus douloureuse ? Sinon comment gérer et par qui le bâtiment, son équipement liturgique, ses facilités (chauffage, éclairage, etc.) ? Deviendront-elles des discothèques comme l’a déjà laissé entendre une fameuse campagne publicitaire ?

Toutes ces questions nécessitent une réflexion que nous avons entamée déjà aujourd’hui… Gouverner, c’est également prévoir, pour s’en donner les moyens. UP sans curé, mais avec un seul conseil, professionnels ou bénévoles, tout cela fait partie d’un « comment » dont nous aurons bientôt besoin.

Etrangers et de passage

PAR DAVID CAJEUX, SÉMINARISTE
PHOTO: PHILIPE D’ANDRÈS

Nous nous déplaçons beaucoup plus qu’autrefois, que ce soit pour le travail, les loisirs ou simplement pour faire les courses. C’est aussi vrai en ce qui concerne la pratique dominicale, particulièrement pour la nouvelle génération qui, bien consciente de ramer à contre-courant de l’esprit du monde en s’ancrant dans le Christ, a un besoin vital d’être correctement nourrie et fortifiée par une liturgie belle et soignée, quitte à faire des kilomètres pour cela. Un croyant qui cherche à vivre pleinement sa foi se trouvera en difficulté, et souvent bien seul de sa génération, pour trouver des réponses dans sa paroisse de domicile. « Un chrétien isolé est un chrétien en danger » alertait le pape François. Qu’il est facile pour un jeune de se laisser engloutir dans cette société liquide avant de trouver le Rocher solide sur lequel se construire ! Dieu merci, il existe moult initiatives, évènements et autres associations de fidèles qui conduisent sûrement au Christ et à son imitation.

Pour ma part, c’est la Garde Suisse au service du pape François qui m’a fait découvrir l’Eglise et c’est le mouvement des Scouts d’Europe qui m’a aidé à répondre à l’appel universel à la sainteté ! Le Salut des âmes doit demeurer la priorité absolue de tous les catholiques, prêtres et laïcs, au-delà de tout esprit de clocher. Ceux qui auront pu ainsi bâtir leur vie sur le Roc seront d’autant plus de témoins et de ressources précieuses pour leur paroisse respective.

S’il est urgent d’avoir une vision commune plus large que celle de son clocher, il est tout autant nécessaire de ne pas devenir une sorte de fin gourmet paroissial en constante recherche de l’église qui correspondra le mieux à ses affinités propres. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que les paroisses sont fondées sur une unité de lieu et non d’affinités, et de ce fait rassemblent des gens de milieux et de mentalités fort différents pour former un tout aussi divers et varié que les membres composant le corps humain dont le Christ est la tête.

Alors que nous soyons fidèles à notre paroisse ou que nous fassions des kilomètres pour trouver celle qui nous aidera davantage à vivre en enfant de Dieu, souvenons-nous que nous sommes tous des pèlerins, des étrangers de passage, en marche vers Jésus-Christ notre Seigneur. Et c’est bien ce que le mot « paroisse » signifie ! Alors bon cheminement vers, sur et avec Le Chemin, Jésus-Christ, et bonne année pleine de bénédictions !

Catéchumènes 2022

TEXTE ET PHOTO PAR THIERRY SCHELLING

Aujourd’hui encore, de jeunes adultes cheminent en recherche du Christ, de sens, d’une parole, d’un défi intellectuel et spirituel. Et approchent un prêtre, une collègue, un ou une catéchiste pour demander baptême, communion et / ou confirmation. On les appelle des catéchumènes.

A St-Jo’, ils se prénomment Anabella, Malin, Véronique, Pierrick, Rémy, Manuel et Emile. Courant 2022-2023, je les accompagne, ils se sont rencontré.e.s et ont échangé sur leurs vies. Au programme : un samedi matin d’octobre, lors d’une réunion en petit comité dans ma cuisine, la question « Eglise » leur a été posée, et, voici, pêle-mêle, les mots qui leur viennent à l’esprit : Recueillement, méditation, recentrement, beauté, patrimoine, bien commun, évocation, sérénité, musique, chant, prière, communauté, message, Christ…

En novembre, une balade dans la Genève œcuménique leur a été proposée. En décembre, rencontre avec une adulte récemment baptisée-communiée-confirmée, Anne-Lise.

Cheminer dans la foi aujourd’hui quand on est un « jeune cadre dynamique » consiste à prendre du temps pour soi, et oser la rencontre d’inconnu.e.s… dans le fond pas si différent.e.s. A St-Jo’, on adapte les rencontres à leur rythme de vie, et on combine « temps personnels » avec « temps en groupe », réflexions intellectuelles et partages plus intimes, découvertes in situ ou balade en ville… et ils et elles choisissent de venir à une messe, à la messe, à des messes. Leur lecture personnelle d’un Evangile en entier les met en route dès le début sur des sentiers variés. Mais toujours main dans la main avec Celui qui les appelle. Et puis il y a la (re)découverte du service gratuit, la diaconie : pousser les lits à l’hôpital ou donner un coup de main pour une activité paroissiale, selon agenda.

Priez pour elles, pour eux, que vous rencontrez, peut-être, lors de leur baptême, confirmation ou première des communions à St-Jo’…

INFO : on peut recevoir baptême, première communion et confirmation à tout âge, et surtout par conviction. Aujourd’hui, le Christ se choisit, Lui qui nous a déjà choisi.e.s. ! Si intéressé.e, contactez-moi !

Jeux, jeunes et humour – janvier 2023

Par Marie-Claude Follonier

Question jeune

Qui est saint Janvier ?
Evêque de Bénévent et protecteur de Naples,  il meurt vers 305, persécuté par l’empereur Dioclétien et non sans peine, puisque, miraculé, il ressort d’abord indemne des flammes et de la fosse aux lions avant d’être décapité. Il tire son nom du dieu romain Janus à l’origine du mois de janvier, mais est fêté le 19 septembre.

par Pascal Ortelli

Humour

Un couple se présente devant l’officier d’Etat civil pour se marier. Le fiancé, d’humeur joyeuse, semble avoir abusé de la dive bouteille. « Mademoiselle, dit le représentant de l’autorité, il m’est impossible de vous marier dans ces conditions. Vous reviendrez plus tard quand il aura dégrisé. » Huit jours, plus tard rebelote ! « Mais enfin, Mademoiselle, votre amoureux est encore plus ivre que la semaine dernière. » « Que voulez-vous, mon cher Monsieur, quand il n’est pas saoul, il ne veut pas se marier ! »

par Calixte Dubosson

Une spiritualité de la mobilité

Abraham, mis en route par la Parole du Seigneur.

PAR FRANÇOIS-XAVIER AMHERDT | PHOTO : DR

Il peut paraître quelque peu dérisoire de refuser de nous déplacer pour participer à la messe dans l’église de la communauté d’à côté, alors que la lettre aux Hébreux nous rappelle que « nous n’avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous recherchons celle de Dieu » (13, 14). Nous attendons en effet, précise la même épître, la ville dont Dieu est l’architecte et le constructeur, à l’exemple d’Abraham le nomade, mis en route par la Parole du Seigneur sans savoir où il allait. Car dans la foi, nous sommes à la recherche d’une patrie, nous aspirons à la cité céleste, bien meilleure que celle où nous résidons actuellement (cf. He 11, 8-16).

Tisser des liens

Reste que certains répliqueront : mais l’enseignement de l’Eglise et la théologie pastorale nous invitent à nous rassembler dans notre paroisse territoriale et à y être fidèles, de manière à tisser petit à petit des liens qui constituent la communauté locale. Au nom de notre incarnation, nous sommes appelés à planter nos racines comme un arbre florissant et à nous unir aux branches de nos voisins de quartier ou de village.

Cheminer vers la maison du Père

C’est oublier le sens étymologique du terme paroisse, par-oikia en grec, qui signifie « maison d’hôtes sur le chemin ». La mobilité est donc constitutive des communautés chrétiennes, conviées à conserver un dynamisme tourné vers l’avenir, à offrir l’hospitalité à tous les étrangers de passage, à croître grâce à leur flexibilité en s’ouvrant aux suggestions venues de l’extérieur et surtout, à cheminer vers la maison du Père, la demeure du Royaume.

Qui n’avance pas recule

Puisque nous sommes tous et toutes en route vers le ciel, restons mobiles. C’est ce qui constitue la démarche syn-odale, chemin accompli ensemble, voulue par le pape François pour l’ensemble de l’Eglise catholique, depuis l’automne 2021 jusqu’en octobre 2023 et 2024 et au-delà.

Qui n’avance pas recule. Qui se ferme à la mobilité se sclérose. C’est la loi de l’existence avec le Christ.

Une Saint-Valentin à l’église !

Alors que certains pestent contre le sens commercial de cette fête, le conseil de communauté de Vionnaz a eu l’intuition d’offrir pour les paroisses du Haut-Lac une messe spéciale pour tous les amoureux ! En effet, alors que les célébrations mettant en avant les couples jubilaires s’essouflent, nous sommes persuadés que bénir les couples, quels qu’ils soient, mariés ou non, jubilaires ou non, est une grâce ! Alors profitons-en !

TEXTE ET PHOTO PAR MARYLINE HOHENAUER

S’aimer, partager ses passions, ses intérêts, son quotidien, vouloir constamment le bien de l’autre, être persuadé que son bonheur fera le nôtre… et se le dire ! Lors de la messe du 11 février, tous les amoureux sont invités à se retrouver à l’église de Vionnaz pour une messe pensée et animée pour eux.

Pas besoin d’être mariés depuis 5, 10, 15, 20 ou 50 ans pour recevoir une bénédiction. En effet, la grâce, cette faveur accordée par Dieu est pour tous, tout le temps. Et pour les couples non mariés, pas de souci, la bénédiction d’un couple n’est ni un mariage, ni un « sous-mariage » ! C’est l’occasion d’être renforcés et de rendre grâce pour les fruits de cet amour.

Il y a quelques années, je me rappelle avoir accueilli le témoignage d’un couple qui avait vécu une grosse embrouille sur le chemin qui le menait à la messe des jubilaires. A la fin de la messe, au moment de la paix, ils s’étaient pardonnés, puis posaient tout fiers sur la photo de groupe à la fin de la messe. Oui, nous le savons tous, la vie n’est pas un long fleuve tranquille, elle est faite de hauts et de bas, parfois même de très bas, ou de chemins de traverse, parfois de souffrances, d’incompréhensions. Que cette célébration vous aide à panser les plaies, à vous sentir sereins, à revivifier votre Amour, pour qu’il dure toujours.

Rendez-vous, sans inscription, à la messe du 11 février à 17h30 à l’église de Vionnaz. A la fin de la messe un apéro amélioré vous attend pour continuer la fête.

Le jour de la Saint-Valentin est la fête des amoureux. Mais qui est donc ce Valentin ?

Pas moins de sept saints répondent à ce nom et sont fêtés le 14 février. L’association de la Saint-Valentin à la fête des amoureux remonte au Moyen-Age. A cette époque, la tradition veut que les jeunes s’adonnent à une forme de « loterie de l’amour ». Tous les 14 février, les jeunes gens tiraient au sort le nom de leur compagne, le « Valentin » est devenu le cavalier de la jeune fille pour l’accompagner lors de fêtes.

En 2022, plus de loterie, mais c’est un évènement très commercial : c’est le jour où le chiffre d’affaires des fleuristes explose ! Mais c’est surtout bien plus que tout cela… car il ne suffit pas d’acheter un cadeau pour se prouver son amour.

« Vivre la foi ensemble »

PAR THIERRY SCHELLING
PHOTO : VATICAN.NEWS

Aux jeunes, le pape François les a confortés dans leurs envies de se retrouver, nombreux, à célébrer leur foi (JMJ…) : « Il est toujours mieux de vivre la foi ensemble et d’exprimer notre amour dans une vie communautaire… » (Christus vivit, no 164) En d’autres termes, « regroupez-vous ! », semble-t-il dire. Et l’expérience des grandes célébrations ravive la foi : plus nombreux, on est plus joyeux…

Quant à son regard sur la paroisse, première cellule missionnaire de l’Eglise, il l’exhorte à… sortir : « Sortons, sortons pour offrir à tous la vie de Jésus-Christ. » (Evangelii gaudium no 49)

En d’autres termes, se regrouper en rassemblant et sortir de ses murs, voilà les deux ailes de l’élan missionnaire pour une Eglise pertinente aujourd’hui. La mobilité, en somme, ou ce que François appelle la « plasticité » de la communauté chrétienne…

Malgré la chaise roulante…

Diminué dans sa mobilité, lui ne s’est pas épargné en 2022 : Canada, L’Aquila, Matera, Bahreïn, Kazakhstan… Quand la mission urge, rien ne l’empêche de se déplacer !

Car ce qui doit animer le disciple du Christ, ce n’est pas l’entretien de ses habitudes d’horaires et de lieux de messe, c’est bien son zèle missionnaire, loin du confortable « on a toujours fait ainsi et ici ! ». D’ailleurs, cet envoi missionnaire concerne tous les baptisés…

« Ambassadeurs du Christ »

Aux missionnaires de la miséricorde, lors de l’année jubilaire 2018, il reprenait le thème de saint Paul d’« ambassadeurs du Christ » (cf. 2 Cor 5, 20), pour encourager certes les prêtres – de par leur service notamment de la confession – mais tous les baptisés à porter la miséricorde de Dieu en sortant de chez eux !

On a rarement vu un ambassadeur rester chez lui…

Une nouvelle année : entre la peur et la foi

PAR L’ABBÉ JEAN-MICHEL MOIX
PHOTO : ABBÉ VALENTIN RODUIT

Au moment d’entrer dans une nouvelle année, notre cœur peut être « pris » par une certaine peur, une certaine angoisse diffuse.

Pas très loin de chez nous, en Ukraine, à quelque 2 heures et demi d’avion, une guerre fait rage, semant jour après jour depuis bientôt une année, la ruine, la misère, l’exode, la mort. Ce conflit ne risque-t-il pas de s’étendre aux pays voisins de l’Ukraine ? Quand donc cette guerre prendra-t-elle fin ? lorsque toute une armée aura été saignée à blanc ? et alors la guerre cessera, faute de combattants…

Autre peur. Chez nous, on peut craindre, avec cet hiver qui peut s’avérer long et rigoureux, des coupures d’électricité qui seraient préjudiciables non seulement à notre industrie mais également à notre vie courante !

Aussi pour lutter contre ces peurs et ces craintes plus ou moins fondées, et qui peuvent nous angoisser, sachons recourir à notre foi !

Dans la foi, recherchons la présence de Jésus, tournons-nous vers Lui, prions-Le, implorons de Lui, avec confiance, son secours, son aide.

Pensons à cet épisode de l’évangile (Mc 4, 35-41) : les apôtres, en compagnie de Jésus, avaient pris place dans une barque pour rejoindre la rive opposée du lac de Galilée. C’était alors la nuit, un vent contraire s’était levé et les apôtres s’épuisaient à ramer au milieu de la mer tempêtueuse. L’eau s’engouffrait dans la barque et menaçait de la faire couler. Les apôtres commençaient à craindre pour leur vie. Et pendant ce temps, Jésus, installé à la poupe, dormait ! Vite, on s’empresse de réveiller Jésus. Et Jésus, par sa seule parole, Ô miracle, imposa le calme aux éléments déchaînés du vent et de l’eau ! Jésus leur dit alors : « Pourquoi avoir si peur ? Comment n’avez-vous point de foi ? » Autrement dit : « Pourquoi vous êtes-vous laissés prendre par la peur ? Réveillez donc votre foi ! »

Cette même foi nous fait nous souvenir d’une promesse que Jésus a faite à ses disciples (et à chacun de nous) avant de remonter au Ciel : « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ! » (Mt 28, 20) Dans la foi, saisissons-nous de cette promesse divine, pour aller à Jésus et le trouver dans la prière, dans l’Eucharistie, dans la Parole de Dieu… Du reste, avec la fête de Noël, n’avons-nous pas fêté la venue de Dieu parmi nous, la naissance de l’enfant-Dieu, c’est-à-dire selon le prophète Isaïe, de « l’Emmanuel », mot qui se traduit par « Dieu avec nous » !

Au seuil de cette nouvelle année, que Dieu vous bénisse, en Jésus, son divin Fils !

En librairie – janvier 2023

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Quelques mots avant l’Apocalypse
Adrien Candiard

L’Apocalypse n’est pas ce que vous croyez… Adrien Candiard livre des livrets spirituels et incisifs qui invitent à méditer sur notre époque. On n’a jamais tant parlé de catastrophes qu’aujourd’hui : climat, pandémie, guerre. Devons-nous craindre la fin des temps ? Celle-ci n’est-elle qu’une étape ? L’auteur interroge les textes du Nouveau Testament qui l’évoquent pour y chercher des raisons d’espérer. C’est un livre décapant qui ne ferme pas la porte sur « la fin des temps » mais, au contraire, ouvre une perspective, à partir de la lecture que ce frère dominicain fait des écritures bibliques.

Editions du Cerf

Acheter pour 18.00 CHF

Un an avec les saints
Thierry Fourchaud

L’auteur a choisi 45 saints célèbres. En étudiant leur parcours de vie, il réalise qu’aucune de leur histoire n’est simple. Cette constatation nous rejoint, car nous avons aussi des parcours compliqués. Malgré leurs épreuves, ils sont toujours victorieux finalement ! Les saints ont chacun une manière particulière et efficace de s’adresser à Dieu. Ce livre nous apprend à mieux les prier, car ils n’attendent qu’un signe de nous pour nous aider.  

Editions La Bonne Nouvelle

Acheter pour 15.10 CHF

Père Elijah
O’Brien – Oswald – Doucet

Père Elijah est le récit d’un moine carme, ancien homme politique israélien et rescapé de la Shoah, appelé par le Pape à une mission particulièrement périlleuse. Sorti de son monastère du Mont Carmel, le Père Elijah se retrouve dans un tourbillon où se croisent les forces les plus ténébreuses. A qui pourra-t-il faire confiance et comment pourra-t-il accomplir sa mission ? L’épreuve à laquelle il est soumis prend au fil des pages une dimension politique et spirituelle des plus complexes et passionnantes. Adaptation en BD du fameux roman de M. O’Brien, cette histoire palpitante devrait vous permettre de plonger dans l’univers intrigant du Père Elijah. 

Editions Salvator

Acheter pour 25.20 CHF

Le temps de la bonté
Jacqueline Kelen

C’est l’histoire d’un homme pieux et généreux nommé Tobit. Comme tous les justes, il doit traverser les doutes et la nuit de l’épreuve sans se détourner de Dieu. C’est aussi l’histoire d’une jeune fille, Sarra, qu’un démon empêche de se marier, mais qui demeure digne et confiante. C’est enfin le voyage initiatique d’un fils, le jeune Tobie, guidé et conseillé par l’Ange Raphaël. A partir d’un beau récit biblique composé au IIIe siècle avant Jésus-Christ, ce livre magnifique nous rappelle que, sur terre comme au ciel, le temps de la bonté et de la bénédiction n’est pas révolu.

Editions du Cerf

Acheter pour 32.30 CHF

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Venez nous rejoindre !

PAR LE COMITÉ DE LA CHORALE DE MONTHEY | PHOTO : DR

Qui sommes-nous ? Un joli groupe dynamique, appréciant la musique bien sûr, le chant en particulier, et le plaisir de la convivialité autant que tout le reste… Nous sommes le chœur mixte de Monthey, fondé en 1852 et actif sous forme de chœur mixte depuis 1979 !

Une fois par semaine, nous nous retrouvons pour répéter, travailler dans la bonne humeur, élargir notre répertoire… et passer un excellent moment tous ensemble. En effet, dans notre la chorale, les temps de chaleureux partages, la bienveillance, la bonne humeur, font partie du bonheur de chanter.

Vous aimez chanter, seul ou en groupe… Vous aimeriez chanter et n’avez jamais osé franchir le pas… N’hésitez plus, venez nous rencontrer… Venez nous découvrir lors d’une de nos répétitions. Nous serons heureux de vous accueillir, de vous présenter notre groupe, nos habitudes…

Nous vous attendons avec impatience ! A bientôt !

Chorale de Monthey, répétition jeudi 19h30 à la Maison des jeunes.

La 6e Journée des pauvres à Fribourg

A l’occasion de la journée mondiale des pauvres, les paroissiens du décanat de Fribourg ont été invités, le 13 novembre 2022, à un geste de solidarité avec les plus démunis. Lors de divers ateliers, ils ont confectionné des cartes, des biscuits et de petits cadeaux qui seront remis pour Noël, à des prisonniers, des requérants d’asile et des gens de la rue.

PAR MAURICE PAGE
PHOTOS : CATH.CH

« Mets un peu plus de farine, sinon la pâte va coller à la table et au rouleau à patisserie ! » L’ambiance est animée et joyeuse à l’atelier biscuits réuni à la salle de paroisse de Saint-Pierre, dans une chaude odeur de milanais et de brünslis. « Face à la pauvreté grandissante, je suis heureuse de pouvoir apporter par mes biscuits  » un peu de douceur dans un monde de brutes  » comme on dit », raconte Valérie, une des pâtissières d’occasion.

« Quand je pense à toi, je pense à moi »

Maria de son côté, entonne à tue-tête, la chanson des « Restos du cœur » : « Aujourd’hui, on n’a plus le droit ni d’avoir faim, ni d’avoir froid. Dépassé le chacun pour soi. Quand je pense à toi, je pense à moi… »

« Nous avons entendu le message du pape François qui nous appelle à l’action pour nous mettre au service des plus démunis », explique Olivier Messer, responsable pour la diaconie du décanat de Fribourg. « Plutôt que de simplement glisser un sou à la quête ou de faire un don, il nous a semblé
important de pouvoir offrir quelque chose fait de nos mains. Au-delà d’une aide matérielle qui reste nécessaire, c’est une façon de dire aux plus démunis qu’ils ont une valeur à nos yeux et que nous pensons à eux. Ce qui n’a rien à voir avec la valeur de l’objet. »

A l’atelier cartes, Fabio renchérit : « J’ai voulu apporter quelque chose même si c’est très peu. C’est le plaisir de donner, de se donner, sans attendre quelque chose en retour. »

Les cartes, biscuits et petits cadeaux seront remis, durant la période de Noël, aux prisonniers, aux requérants d’asile et aux gens de la rue par l’intermédiaire des aumôneries spécialisées.

La 6e journée des pauvres

Un regret néanmoins: les ateliers proposés dans les paroisses n’ont pas attiré un grand nombre de personnes. « La journée des pauvres, promulguée par le pape François en 2017, n’est pas encore entrée dans les mœurs et les mentalités des paroisses. En outre, après deux ans de covid, il n’est pas si facile de relancer les activités de ce genre », reconnaît Olivier Messer.

Un regret qui n’entache pas l’enthousiasme de Maria : « En venant, jamais je n’aurais pensé que je rigolerais autant. La prochaine fois, je ferai des  » struffolis  » de chez moi à Lecce, dans les Pouilles. »

22 février: Scout un jour, scout toujours !

PAR MARYLINE HOHENAUER
PHOTOS : LES SCOUTS SAINT-HIPPOLYTE

Alors que Mova 2022 est encore dans nos mémoires, voici arrivée la journée mondiale du scoutisme : le 22 février. Cette date coïncide avec la date de naissance du fondateur Robert Baden-Powell, le 22 février 1857. C’est surtout une belle occasion de montrer son appartenance à cette communauté forte de plus de 35 millions de membres ; chaque scout est invité à se rendre au travail, aux cours ou dans ses activités avec son foulard !

Alors le 22 février, faites comme les chefs scouts Saint-Hippolyte et portez votre foulard !

Et pour les intéressés à rejoindre les scouts, réservez la date du samedi 18 mars 2023 pour la journée découverte du scoutisme, jeu de piste pour les parents et la population.

Renseignements : Gilles/loup insomniaque, 077 423 96 84.

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