Parler de la fin des temps a quelque chose de grandiloquent. Tout au plus pouvons-nous mettre des mots sur la fin d’un temps, d’un chapitre de vie ou d’un engagement.
PAR JOSÉ MITTAZ | PHOTO : MARION PERRAUDIN
L’appel à la vie dans le regard de Naemi.
« Il y a un moment pour tout, nous dit l’Ecclésiaste, un temps pour chaque chose sous le ciel : un temps pour donner la vie, et un temps pour mourir ; un temps pour planter, et un temps pour arracher… » (Qo 3, 1-2) Mais il y a aussi l’entre-temps. Ce sont tous ces moments charnières où il s’agit de consentir à la fin d’une étape de vie pour oser se tenir debout sur le seuil, comme épris d’un certain vertige face à la nouvelle page encore inconnue de son histoire, la fameuse page blanche.
Dans l’Evangile, la fin des temps est souvent évoquée par des images apocalyptiques inspirant la terreur : « Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées et désemparées par le fracas de la mer et des flots. Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire. » (Lc 21, 25-27) Face au déchainement des forces cosmiques, la place de l’homme semble à première vue aussi insignifiante que le fétu de paille balayé par le vent, en l’occurrence celui de la peur ou de l’affolement. C’est pourquoi, le Christ nous appelle à croire que nous avons reçu la force de vivre debout : « Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. » (Lc 21, 28)
En réponse à une interpellation, Martin Luther aurait dit : « Si l’on m’apprenait que la fin du monde est pour demain, je planterais quand même un pommier. » Parole éloquente et à la fois mystérieuse, car on ne parvient pas à la retrouver dans l’œuvre du réformateur, mais on sait simplement dire quand elle est apparue : « En 1940 parmi les chrétiens allemands désespérés par la puissance et la folie d’Hitler. A quoi bon lutter face à une telle, comment dire, fureur ? Cette phrase sur le pommier est venue pour s’encourager mutuellement à oser ne serait-ce qu’un geste positif, tourné vers le bien, vers la vie. » (Pasteur Marc Pernot)
Quel est le pommier que je désire planter aujourd’hui ?
Dans la fresque apocalyptique du Jugement Dernier dans l’Evangile de Matthieu (au ch. 25), le Christ inspire notre réponse personnelle : il oriente notre attention sur les gestes simples, les seuls qui humanisent l’homme en l’ouvrant à l’espérance : J’avais faim et tu m’as donné à manger,… j’étais en prison et tu es venu jusqu’à moi. Dans le geste artistique proposé par le peintre Arcabas, le prisonnier ne tire pas en vain sur les chaînes plus fortes que lui, mais il nourrit un dialogue intérieur avec l’oiseau de la vie appuyé sur la branche de la croix. Echange musical et notes grégoriennes évoqués par les losanges qui chantent en silence : De profundis clamavi (Ps 129) ou l’espérance du veilleur qui devance l’aurore.
Comme son nom l’indique, la rubrique « vu d’ailleurs » qui colle au titre cette fois-ci, nous permet de nous déplacer un peu. Un peu poétique, au gré des vents et des nuages, les textes de Valérie nous emmènent là où on se dit « Y a rien à voir »… C’est vite vu… En route !
PAR VALÉRIE PIANTA | PHOTOS : MARION PERRAUDIN, PEXELS.COM
Voir depuis ailleurs que depuis soi-même. Voir d’ailleurs que depuis les réseaux sociaux. Voir d’ailleurs que depuis les embrouillaminis et les compromis qui permettent de rester politiquement correct ou de sauver la face. On va de crise en crise, de contradiction en contradiction, de guerre en guerre, mais la vie continue. On ne change pas grand-chose à notre manière d’envisager l’avenir, de voir le présent, de jeter un coup d’œil en arrière. Les réseaux sociaux effectuent ce travail pour les gens, et on se laisse plus ou moins porter par les vagues d’informations.
Vu d’ailleurs… Je me disais que si j’étais une de ces vaches qui broutent paisiblement pour quelques jours encore à côté de ma maison avant de retrouver l’étable pour les longs mois d’hiver, je serais peut-être comme elle : brouter ce qui se présente sous mon nez, sans regarder plus loin que le bout de mes cornes ; penser juste à opérer un petit demi-tour quand je tombe sur le fil électrique qui m’empêche d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte, tout cela sans cesser de ruminer. Mais comment peut-on ruminer autant, d’ailleurs ? Vu depuis le pré, la vie ainsi semble plus simple, moins compromettante.
Mais vu depuis l’autre côté de l’enclos, cette manière de « fonctionner » sans devenir vraiment acteur de sa vie, deviendrait vite ennuyeuse. Passer sa vie à ruminer au sens figuré du terme est aussi peu intéressant que ruminer au sens propre. On ne peut pas passer son existence à digérer. A un moment donné, ne faut-il pas aller de l’avant, goûter du neuf ? Oser, quoi ! C’est peut-être ce que Boris Cyrulnik, le célèbre écrivain psychiatre français, appelle la résilience…
Vu d’ailleurs, je me disais que je pourrais être comme ces écharpes de brouillard qui traînent le long des montagnes et s’y accrochent mollement mais de façon tenace… Traîner le long de ces problèmes qui deviennent des montagnes, sans réussir, à moins d’un grand coup de vent, à ouvrir le panorama sur une vraie lumière, un horizon nouveau.
Mais pour une belle vue d’avion, il faut affronter les vents contraires et accepter le risque de devenir autre chose qu’un nuage lourd et stagnant. Se laisser défaire pour faire place à un ciel coloré.
Vu d’ailleurs, je pourrais me décentrer un peu de ce à quoi je semble être si attachée : mes principes, mes peurs, mes regrets, mes faux rêves… Tout ce qui m’empêche de décoller, pour me laisser élever comme une montgolfière grâce à la flamme de la foi qui n’est pas grand-chose d’autre qu’une confiance placée dans le Très-Haut qui vient me chercher « Très-Bas » pour m’embarquer dans sa nacelle. Se défaire aussi de l’armure qui protège pour aller son chemin ! Vu d’ailleurs que depuis les murs de la forteresse que l’on construit pour se protéger des autres, de soi, des tentations, des échecs, des doutes ou des remises en question, c’est envisager un chemin de liberté sur lequel cueillir des fleurs de joie… Entre autres.
En cette fin d’année , si nous nous préparions à prendre des chemins de traverse ?
A quoi bon la foi si elle n’est pas mise à l’épreuve de la vie et, surtout, si elle ne devient pas un outil pour avancer ? La révision de vie permet de faire le lien entre la foi et la vie. Elle est une aide mutuelle pour débroussailler sa vie.
PAR SYLVIE HUMBERT PHOTO : ACTION CATHOLIQUE OUVRIÈRE
La révision de vie, c’est comme une source que l’on entend chanter dans un coin de forêt broussailleux : on aimerait pouvoir y boire, mais on ne trouve pas le chemin parce que beaucoup de ronces en interdisent l’accès. Alors on va chercher quelques amis pour nous aider à tracer un chemin. Comme la tâche est immense, on procède pas à pas : une ronce après l’autre ! Et si nos amis nous aident à remonter jusqu’à la racine de la première ronce, ils ne la déracineront pas. Ils nous donneront des gants, une pioche et tout autre outil qui pourrait nous être utile afin que nous puissions ouvrir un chemin vers la source.
Voir, comprendre, agir
La révision de vie, ce sont de petits groupes de trois ou quatre personnes qui se retrouvent en moyenne une fois par mois autour d’un animateur. Chacun donne un titre à un fait de vie récent qui lui a posé problème (une ronce), par exemple « Relation père-fils ». Le groupe décide ensuite qui va réviser suivant l’urgence ou la gravité du problème déposé. La personne expose le fait de vie, l’événement, de manière précise : où, quand, quoi, comment, qui, … Chacun peut demander des précisions afin de bien voir ce qui est en jeu.
Puis on essaie de comprendre ce qui s’est passé : quelles émotions ont été vécues, pourquoi, les liens avec l’enfance, les convictions, les prises de conscience, … Là, l’intelligence collective entre en jeu : chacun peut poser des questions qui doivent rester ouvertes, on s’entraide, on ne fait pas le travail à la place de l’autre. L’animateur veille à ce que chacun prenne la parole et que toute l’attention soit tournée vers celui qui révise dans l’amour et l’empathie.
Vient alors le lien vie-foi : à l’aide de textes, de citations bibliques ou autres, le groupe aide le révisant à découvrir les signes de la présence de Dieu dans le fait de vie déposé et l’encourage. Enfin, le groupe l’aide à trouver comment agir : recherche de solutions, réponses aux besoins, actes à poser, motivations, …
La méthode de l’abbé Cardijn
Cette méthode est née en 1925 dans la banlieue de Bruxelles quand l’abbé Joseph Léon Cardijn, accompagnant de jeunes ouvriers faisant face à des conditions de travail désastreuses, s’est efforcé de leur donner des outils pour améliorer leur quotidien et en comprendre le sens. Sa conviction : l’Evangile ne peut rejoindre le cœur des hommes qu’à travers leur existence quotidienne.
La révision de vie c’est, à partir du vécu, faire appel à l’intelligence collective pour aller à l’Evangile avec les outils que sont le voir, comprendre, agir et le lien vie-foi afin que l’amour du prochain qui nous anime puisse se manifester de manière concrète en Eglise et dans sa marge.
Renseignements : Sylvie Humbert, humbert.famille@bluewin.ch ou 079 949 66 39. Trois séances d’expérimentation seront proposées durant l’hiver.
PAR GENEVIÈVE DE SIMONE-CORNET PHOTO : JEAN-CLAUDE GADMER
L’année pastorale, qui s’est ouverte dimanche 4 septembre par une célébration joyeuse à l’église de Gland, nous invite à la confiance (pages 4-7). Un thème nous guidera au long des mois, résolument tourné vers l’espérance que donne le Christ : « Nous sommes Eglise. N’ayez pas peur, confiance, je suis avec vous ».
Difficile de garder le cap de l’espérance dans le monde tel qu’il va. Les menaces – climatiques, politiques, économiques, sociales – sont nombreuses et nous sommes souvent tentés de nous replier sur nous-mêmes, de cultiver notre jardin, comme Candide, bien à l’abri derrière nos haies et nos clôtures.
La planète souffre et nous ne ferions rien ? La guerre en Ukraine se poursuit et nous fermerions nos portes ? Le prix de l’énergie monte en flèche et nous hausserions les épaules ? Pour nous chrétiens, les crises sont autant d’occasions de nous engager pour plus de justice et de solidarité. Dans la confiance, car Dieu lui-même est avec nous : il se risque sur nos routes, il marche à nos côtés, il nous appelle à sortir, à aller à la rencontre des femmes et des hommes de ce temps. Comme Raphaël Buyse, prêtre à Lille, dans « Autrement, Dieu » (Bayard Editions), un livre source d’espérance écrit au terme d’une année passée chez des moines bénédictins près de Bruxelles.
« Ne jamais plus demeurer accroupi à attendre. Ne pas répéter les choses, les gestes, les relations, les mots, les rites et les idées. Nous laisser bousculer, atteindre, toucher. Aimer. Ne pas croire que le chemin est terminé », écrit-il. Bouger, faire du neuf, nous laisser émouvoir par les remous du monde, et l’aimer, ce monde, avec ses enthousiasmes et ses fragilités, ses joies et ses détresses. Il est le nôtre, et nous chrétiens sommes appelés à « partir vers ce qui arrive », à vivre « la présence consentie aux évènements et aux rencontres de la vie », « ouvrant les portes et déliant les consciences ».
Pour cela, « croire en l’autre, en la vie, en demain », en soi, en posant sur ce qui vient un regard d’espérance et de bienveillance. Un beau programme à vivre ensemble jour après jour sur notre unité pastorale. Toujours plus, car cette année, elle devient interculturelle, regroupant toutes les communautés linguistiques : francophone, italophone, espagnole, lusophone et coréenne.
Autre changement : dès l’an prochain, votre bulletin paraîtra quatre fois par an et chaque numéro sera consacré à un thème. Vous retrouverez néanmoins, à la fin de chacun d’eux, des reflets de la vie de votre communauté. Vos idées sont les bienvenues : Dieu nous fait confiance pour semer, planter, bâtir.
La Pastorale des familles de l’Eglise catholique romaine à Genève a officialisé l’accueil pastoral et spirituel des personnes LGBTIQ+ et de leurs familles ainsi que sa collaboration avec l’Antenne LGBTI Genève de l’Eglise protestante genevoise (EPG). Le 1er septembre dernier, à l’occasion d’une soirée témoignage, un prêtre a partagé la manière dont il concilie son homosexualité et sa vocation ecclésiale. Le point avec Anne-Claire Rivollet, responsable de la Pastorale des familles.
PROPOS RECUEILLIS PAR MYRIAM BETTENS
PHOTO : ECR
Vous avez évoqué lors de la soirée une rencontre avec Mgr Morerod. Que vous a-t-il dit ?
Il était au courant du témoignage du prêtre et m’a remerciée d’oser porter ce dossier.
Depuis le témoignage du prêtre, quelles ont été les réactions ?
Beaucoup de remerciements et d’encouragements, mais également des paroles moins bienveillantes. Certaines personnes ont l’impression que cela met l’Eglise en péril.
Le fait que cet accueil se fasse sous l’étiquette Pastorale des familles heurte les croyants ?
Oui bien entendu. Dans la tradition catholique, la famille naît du sacrement du mariage et donc de l’union d’un homme et d’une femme. Lorsqu’on parle d’un couple de même sexe, l’aspect de procréation disparait et cela va à l’encontre de l’image de la famille prônée dans l’Eglise. La Pastorale des familles se veut le lieu de départ d’une pastorale LGBT : le tremplin pour qu’elle prenne son envol.
Qu’avez-vous voulu officialiser, car de facto « l’accueil » existe déjà ?
En effet, il existe déjà des lieux pastoraux qui accueillent ces personnes dans la bienveillance, mais ce n’est pas le cas partout. L’officialisation est une manière de montrer que la question existe bel et bien en église et que nous n’allons pas l’esquiver.
Comment cet « accueil » va-t-il se matérialiser ?
Nous allons organiser des temps spirituels en collaboration avec l’Antenne LGBTI. Je fais d’ailleurs partie du comité liturgique qui se met en route. Il y a aussi tout l’aspect de la recherche théologique et nous allons mettre sur pied un groupe avec des théologiens et des personnes concernées afin de travailler sur cette question.
Justement, le Catéchisme de l’Eglise catholique est souvent évoqué pour condamner l’homosexualité…
La théologie catholique autour de la distinction entre l’être et l’acte et la manière dont le comportement des personnes est qualifié doit être repensée. Les actes sont jugés et non la personne, mais il n’est pas possible de dissocier pleinement les deux. Cette question est complexe, car elle concerne avant tout l’anthropologie sous-jacente à la foi et à la théologie. Aujourd’hui, il n’est plus possible de mettre de côté la dimension incarnée de l’humain.
… pour plonger dans les histoires et imaginaires de nos rues
Des mots soufflés par des panneaux accrochés à des arbres en ville de Genève invitent à plonger dans les histoires qui remplissent nos rues et font les identités singulières de notre ville. Pour écouter ces récits, tissés entre la préhistoire et le futur, on saisira avec son smartphone les codes QR suspendus dans les branchages et on glissera ses écouteurs dans ses oreilles. Des voix de comédiennes donnent vie, d’arbre en arbre, à ce fourmillement d’histoire(s), d’imaginaire et de vécu.
Trois possibilités pour plonger dans ces parcours-récits :
• Les codes QR :
– vous choisissez un parcours en vous rendant sur la page hypercity.ch/parcours et vous notez le point de départ pour le parcours sélectionné,
– en saisissant avec votre smartphone les codes QR accrochés aux arbres, vous atterrissez directement sur les podcasts de chaque halte et sur les autres contenus liés à chaque lieu.
• Par GPS / Géolocalisation :
– vous choisissez un parcours en vous rendant sur la page hypercity.ch/parcours
– vous activez le bouton « GPS » sur le plan,
– vous autorisez Hypercity à accéder à votre localisation si votre appareil vous le demande,
– vous repérez votre position (vous êtes le point bleu sur le plan),
– et vous cliquez sur « Commencer le parcours ».
• Par un « simple » clic :
– vous choisissez un parcours en vous rendant sur la page hypercity.ch/parcours
– vous cliquez sur le n. 1 dans le plan ou dans la liste « Les haltes »,
– après avoir écouté le contenu d’une halte, vous cliquez sur « Poursuivre le parcours », puis sur le no suivant dans le plan, et ainsi de suite…
… pour visiter Genève en répondant à des devinettes
Une application mobile gratuite, dénommée Ouchui, a débarqué à Genève : elle permet de découvrir des lieux de la Cité de Calvin, mais aussi de Lancy ou Carouge, en répondant à des devinettes sur les lieux visités. Au fil d’une enquête faisant appel à la culture générale, la rapidité et le sens de l’observation, ce jeu de piste vous conduira à travers diverses zones géographiques et thématiques tout en satisfaisant votre curiosité grâce à diverses anecdotes et faits historiques. Rendez-vous sur ouchui.ch avec votre smartphone pour commencer à explorer votre ville.
FABIENNE GIGON, REPRÉSENTANTE DE L’ÉVÊQUE À GENÈVE
PHOTO : CATH.CH
Chère Lectrice, cher Lecteur,
Il se trouve que je suis enceinte. Voilà une drôle de temporalité qui vient s’inscrire sur deux plans. Le premier est bien sûr relatif à mon entrée en fonction. Cette éventualité fut annoncée à l’évêque dès sa demande de le représenter formulée et à l’équipe que j’ai rejointe lors du discernement. La « prise de risque » acceptée de toutes parts, voici que les projets étaient confiés dans les mains de Dieu. Le Seigneur fait grâce à mon couple d’une prompte grossesse et pour ce « miracle » parfois banalisé, je lui suis infiniment reconnaissante. Je porte dans mes prières les couples pour qui ce projet prend plus de temps à se réaliser et ceux qui doivent trouver une autre façon de porter du fruit dans la vie. J’ai beaucoup d’humilité face aux chemins que la vie nous fait emprunter au cours de notre existence.
Durant cette nouvelle réalité qu’il m’est offert de vivre, j’ai été émue des mots de l’évêque qui questionnait : « quelle Eglise serions-nous si nous ne pouvions pas nous réjouir de toute naissance et l’accueillir avec confiance ». Aussi, j’ai été très touchée d’entendre d’une amie de rite oriental que les femmes enceintes, porteuses en elles de la vie, sont sollicitées pour bénir qui le leur demande. Voici l’un de mes bonheurs depuis quelques mois, bénir largement. Je le mets au service de mes rencontres et de l’Eglise à Genève, appelant les bénédictions du Seigneur.
L’autre temporalité qui me rejoint est celle de la Nativité, puisque mon accouchement est prévu en décembre. Je pense à Marie qui rencontre sa cousine Elisabeth, et à cette magnifique visitation qui met au jour, par le tressaillement des enfants dans les ventres, la magnificence du Seigneur et son désir d’être proche de notre humanité. Je pense à Marie, sur les chemins du recensement jusqu’à Bethléem. Dès la fin de ce mois, nous sommes invités à cheminer avec Joseph et elle vers l’avènement de la naissance extraordinaire de Jésus. Car oui, le temps de l’Avent démarre ce 27 novembre déjà. A chacune, à chacun, je souhaite de tout cœur un bon mois de novembre et un beau cheminement avec la Sainte Famille. Qu’il nous amène à accueillir l’Enfant Dieu dans notre quotidien et à approfondir toujours plus le mystère de sa lumineuse présence !
PAR MYRIAM BETTENS
PHOTO : CATH.CH / BERNARD HALLET
Officiellement fondée en 2017, après l’ordination de Naseem Asmaroo, la communauté chaldéenne catholique compte environ deux cent cinquante familles en Suisse, dont une trentaine à Genève qui se réunit le dernier samedi du mois à l’église Sainte-Marie du Peuple.
Un pont entre l’Orient et l’Occident
Imprégné de la culture et de la spiritualité orientale de son église, Naseem Asmaroo, originaire d’Irak, arrive en Europe en 2007. D’abord la Belgique, où il termine ses études, avant de se rendre en Suisse pour y rejoindre Lusia, qu’il épouse en 2010. Il nomme les opportunités offertes par l’Eglise en Suisse : « providence ». Ces signes du destin se matérialisent par un engagement en tant qu’agent pastoral laïc pour l’Eglise catholique dans le canton de Vaud (ECVD). En 2017, il est ordonné prêtre dans l’Eglise chaldéenne catholique et sillonne depuis une grande partie de la Suisse romande pour célébrer autant les messes que les mariages ou les baptêmes de cette communauté attachée à son héritage spirituel. C’est ensuite Mgr Morerod qui propose personnellement à Naseem Asmaroo de faire une demande de « bi-ritualité » auprès de Rome. Celle-ci lui est accordée en février 2018. Depuis, le Père Asmaroo célèbre dans les deux rites. « C’est une grâce de vivre cela. Il y a une réelle complémentarité entre ce que je vis avec les fidèles de l’église chaldéenne et les fidèles de l’église latine. C’est une grande richesse et une manière pour moi de construire un pont entre les deux cultures et les deux spiritualités ». D’ailleurs, toutes les messes sont célébrées en araméen, en arabe et en français. Ainsi, quiconque le désirant peut se joindre à la communauté.
Catholicité à tous niveaux
Loin de chercher à « créer une église dans l’Eglise. C’est une manière de perpétuer notre culture en encourageant à vivre pleinement les autres dimanches avec les paroisses locales. Ici, nous nous sentons vraiment chez nous. L’accueil que nous avons reçu donne un bon exemple aux nouvelles générations d’une intégration vécue et non imposée ».
Créée en 1988 à l’initiative des trois Eglises officielles du canton de Genève, catholique romaine, catholique chrétienne et protestante, l’Aumônerie Genevoise Œcuménique auprès des requérants d’asile (AGORA) se bat, hier comme aujourd’hui, pour contrer les idées reçues et remettre au centre de toute discussion la dignité humaine.
PAR MYRIAM BETTENS PHOTOS : OLIVIER CHANSON, ECR
Depuis 1993, on dénombre plus de 48’000 personnes décédées en essayant de fuir vers l’Europe. La plupart noyées dans la mer Méditerranée. D’autres abattues aux frontières. Des hommes, des femmes, des jeunes, des enfants, des bébés. Ceux qui survivent aux barricades de la forteresse Europe ne s’attendent pas à trouver un sol inhospitalier qui leur réserve bien souvent un parcours digne des Douze travaux d’Astérix avant l’obtention du droit d’asile.
« La migration et l’asile sont perçus comme un poids. Or, ils font partie de l’histoire et de l’ADN de Genève. D’ailleurs, le développement de l’industrie horlogère aurait été différent sans eux », pointe Virginie Hours. Mais les préjugés sont tenaces. « Trop souvent j’entends la formule : ils viennent en Europe, car ils s’imaginent que la vie y est plus facile. On oublie que la grande majorité d’entre eux aurait préféré rester chez eux au lieu d’être contraints à l’exil ». Virginie Hours fait partie de l’équipe d’aumôniers et bénévoles à pied d’œuvre dans différents lieux du canton : tels que la zone de transit de l’aéroport de Cointrin, dans les établissements de détention administrative, dans les différents logements où les requérants résident sur le territoire.
« De nombreuses situations trouveraient des issues simples et humaines si le droit était appliqué, car les dispositions législatives existent et prévoient les conditions d’accueil ou de régularisation des personnes ». L’Eglise a un vrai rôle de garde-fou à jouer afin de « rappeler sans cesse qu’il s’agit d’hommes et de femmes tous uniques et qui méritent le respect ».
Au service, mais comment ?
Une chose que l’AGORA accomplit et dont on ne se rend peut-être pas compte ?
Virginie Hours : Nous faisons partis d’un « réseau », celui des aumôniers suisses qui travaillent dans le domaine de l’asile. Nous nous rencontrons à Berne deux fois par an afin d’échanger sur la situation existante dans les Centres fédéraux d’asile (CFA), un partage d’expérience et d’information. Ces contacts nous permettent ainsi de suivre des personnes que certains collègues accompagnent déjà au sein d’un CFA lorsqu’elles sont affectées au canton de Genève. Aussi, il n’y a pas de rupture. Ces instances sont importantes également pour mener certaines réflexions ou négociations avec Berne. Actuellement par exemple, un accord-cadre avec le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) est en cours de renégociation et un travail de réflexion est mené sur la présence d’aumôniers musulmans, présence que nous appelons de nos vœux.
Quel « service » apportez-vous aux Genevois de manière générale ?
VH : Nous intervenons régulièrement dans les écoles, à la demande des enseignants, pour présenter l’AGORA et rendre plus tangible la question de la migration et de l’accueil. Nous essayons ainsi de contribuer à casser certains préjugés ou certaines peurs. Nous intervenons aussi en appui du travail de la coordination asile lors de temps forts ou en sollicitant que l’Office cantonal de la population et des migrations (OCPM) applique simplement les règles en transmettant des dossiers à Berne. Nous ne sommes pas dans une logique de confrontation, mais de compréhension et de reconnaissance. Il s’agit aussi de permettre la construction de pont entre les Genevois et les personnes de l’asile et de susciter la réflexion. C’est pourquoi, par exemple, nous avons répondu positivement à la demande de l’Espace Madeleine. Celui-ci proposait de nous y impliquer le mois dernier en animant deux soirées dans le cadre de l’exposition Les Pèlerins afin de susciter la réflexion sur les liens entre pèlerinage, asile et migration.
Mobilité-immobilité des fidèles (Thierry Schelling) Au vu des regroupements de communautés, de célébrations et d’équipes pastorales au service de grands territoires, d’aucuns se plaignent : il nous faut aller à la messe dans l’église d’à-côté ! Qui se trouve à 700 mètres! A l’ère de la mobilité douce et aérodynamique, où l’on fait des kilomètres – et à tout âge ! – pour les vacances, les courses, les visites chez le médecin, les sorties culturelles, on freine des quatre fers pour changer d’église pour « sa » messe dominicale. Pourquoi ? Tentative de réponse… critique..
Février
La solitude du prêtre (Calixte Dubosson) « Veillez sur vous-mêmes et sur tout le troupeau. » Cette recommandation de saint Paul (Ac 20, 28) invite les responsables de communauté à prendre soin d’eux-mêmes. Beaucoup de prêtres aujourd’hui ressentent une réelle solitude et un découragement face à la mission qui leur est confiée. A la suite des scandales, le prêtre n’apparaît plus comme le garant d’un comportement moral indéfectible. Soupçonné, il ne peut plus donner une image de solidité et de vérité et son ministère s’en trouve ainsi fragilisé.
Mars
Archéologie biblique (Pierre Guillemin) Le Nouveau et l’Ancien Testament citent de très nombreux lieux, bâtiments, personnalités historiques. Est-ce pure invention ou pouvons-nous, au contraire, en retrouver la trace par une exploitation scientifique des recherches archéologiques menées aux endroits supposés du droulement des récits? A la lueur des découvertes, comment pouvons-nous réconcilier le Sacré et la réalité des faits ?
Avril
Mortellement vôtre (Myriam Bettens) Parler de la mort est peu plaisant. Tellement peu qu’elle a été reléguée en marge et confiée à des personnes qui savent s’en occuper sans trop faire de bruit. Le Covid l’a ramenée sur le devant de la scène, et avec fracas. Ne serait-il pas temps de lui redonner sa place au sein de notre société. Au sein de la vie ?
Mai
Comment comprendre la baisse des vocations en Europe ? (Calixte Dubosson) La constatation est générale : les vocations religieuses et sacerdotales dans les pays occidentaux sont en baisse constante, contrairement à d’autres continents. Il n’est pas si facile de discerner les causes d’une telle situation. Il est donc important de ne pas tomber dans des considérations simplistes pour expliquer ce phénomène, mais de rechercher les origines de la dévalorisation d’un idéal si apprécié et si recherché dans la vie de l’Eglise.
Juin
Athée souhaits (Myriam Bettens) Vous aussi cela vous fait tousser de lire que les athées sont en voie de disparition alors qu’on parle sans arrêt d’une baisse de sentiment religieux ? Paradoxalement, cette classe « d’incroyants » est bien en voie d’extinction selon de récentes recherches. Faut-il alors créer un biotope protégé pour la préserver ?
Juillet-août
Restaurer le patrimoine (Amandine Beffa) Si les notions de préservation du patrimoine et de restauration sont désormais incontournables, elles sont toutefois récentes. En effet, avant le XIXe siècle, c’est le besoin et les goûts du moment qui orientaient les décisions. Aujourd’hui des questions profondes accompagnent les grands chantiers : quel est le sens d’un lieu ? Parle-t-il du passé ? Est-il au service des hommes de ce temps ? Est-il fonctionnel ? Autant d’interrogations qu’abordera cet éclairage.
Septembre
Médecin et chrétien (Pierre Guillemin) Maladies et traumatismes sont le quotidien des médecins. Le médecin soigne, guérit (très souvent) mais, comme le chrétien, il se trouve confronté à des questions difficiles d’éthique, de choix. Comment la foi chrétienne d’un médecin l’aide-t-elle dans son combat pour la vie ?
Octobre
Cathé connecté ! (Thierry Schelling) Le catéchisme ou la catéchèse ? Des chants à la guitare ou des concerts de Push Up (groupe de musique chrétienne) ? Des leçons avec quiz et découpages ou des mangas, voire des Escape rooms ? Transmettre une religion nécessite des moyens pertinents; la jeunesse (enfants, ados et jeunes adultes) a besoin qu’on l’évangélise avec des moyens de son temps. Nos méthodes sont-elles actuelles, actualisables ? Quel type de transmission pour la mission aujourd’hui ? Panorama.
Novembre
Les reliques (Amandine Beffa) Les reliques posent de nombreuses questions. Certains n’y croient pas du tout, mettant notamment en cause leur authenticité, alors que d’autres parcourent des kilomètres pour pouvoir en vénérer. Au-delà de la découverte des beaux reliquaires de Suisse, nous pouvons nous demander ce que sont les reliques et si elles sont réellement nécessaires à notre foi.
Décembre
Evangélistes et auteurs du Nouveau Testament (François-Xavier Amherdt) Qui sont les évangélistes et notamment Luc, l’auteur des Actes ? Qui est Paul, quelles sont les épîtres qui viennent de lui ? Et Jacques, Pierre et Jean, les auteurs des Lettres qui leur sont attribuées ? Le rédacteur de l’Apocalypse est-il le même que celui du 4e évangile ? Voilà quelques questions auxquelles l’Eclairage vise à répondre brièvement : situer les auteurs des écrits du Nouveau Testament permet d’entrer plus profondément dans leur intelligence.
Rubriques 2023
Les rubriques constituent le fil conducteur de chaque magazine. Voici celles que la Rédaction romande vous propose en 2023.
En 2023, nous vous proposons deux nouvelles rubriques
sous la plume de Pierre Guillemin qui rejoint la rédaction romande
Merveilleusement scientifique : l’objectif de cette rubrique est d’illustrer, par des exemples concrets, la démarche scientifique d’hommes et de femmes d’Eglise dans leur quête de la compréhension de notre monde.
sous la plume de Myriam Bettens, en remplacement de « Faire recette »
Saint aujourd’hui : le saint ou le bienheureux n’est pas seulement celui qui a vécu il y a longtemps, dans un pays et un contexte différents des nôtres. Il peut être compatriote, contemporain et vivre dans des conditions assez semblables aux nôtres. A une différence près : il a fait le choix (parfois radical) de se mettre à la suite du Christ.
Magazine au format B5
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1
Edito
Tournus de la rédaction
2-5
Eclairage
Tournus de la rédaction
6
Ce qu’en dit la Bible
François-Xavier Amherdt
7
Le Pape a dit…
Thierry Schelling
8
Carte blanche diocésaine
Tournus externe
9
Jeunes et humour
M.-C. Follonier Pascal Ortelli Calixte Dubosson
10-11
Small Talk
Myriam Bettens
12
Au fil de l’art religieux
Amandine Beffa Jean-Claude Gadmer
13
Paroles de jeunes, parole aux jeunes
Tournus externe
14
Merveilleusement scientifique Nouveau!
Pierre Guillemin
15
Saint aujourd’hui Nouveau!
Myriam Bettens
16
En librairie
Calixte Dubosson
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Edito
Tournus de la rédaction
2-3
Eclairage
Tournus de la rédaction
4
Ce qu’en dit la Bible
François-Xavier Amherdt
4
Le Pape a dit…
Thierry Schelling
5
Au fil de l’art religieux
Amandine Beffa Jean-Claude Gadmer
6
Small Talk
Myriam Bettens
7
Merveilleusement scientifique Nouveau!
Pierre Guillemin
8
Paroles de jeunes, parole aux jeunes
Tournus externe
8
Carte blanche diocésaine
Tournus externe
Pour les journaux A4, la possibilité existe de reprendre librement les rubriques des magazines B5 qui ne sont pas contenues dans le Cahier romand.
Marcher, oui, mais vers où ? Aide-nous, Seigneur, à nous diriger constamment au centre, pour nous reconnaître sarments greffés sur l’unique vigne qui est Jésus. Aide-nous à nous aider mutuellement afin de rester unis et de porter des fruits autour de nous. Aide-nous à laisser sur le bas-côté les péripéties existentielles et quotidiennes. Ainsi notre marche sera convaincue vers le monde afin d’y porter la présence du Seigneur.
Prier, oui, mais comment ? Dans notre prière aussi, comme sur le chemin, nous ne pouvons pas avancer seuls. Aide-nous Seigneur, par la grâce de Dieu à la diffuser harmonieusement entre les croyants qui s’aiment. Aide-nous à prier les uns pour les autres car chacun est une rencontre sur notre chemin. Aide-nous à être unis dans la prière comme Tu nous l’a appris. Ainsi, notre prière sera convaincue pour les autres et le vent de l’Esprit soufflera et nous inspirera. Alors oui PRIER et MARCHER ENSEMBLE aura du sens.
PAR L’ABBÉ AIMÉ MUNYAWA
PHOTOS: ODIE ARIANE, JEAN-CLAUDE GADMER
Aux jours d’aujourd’hui, il n’est pas rare d’entendre des voix qui disent: «ce monde est pourri» ou encore «tout a changé on ne sait plus où on va». Toutes ces expressions et tant d’autres encore de même nature prouvent à suffisance combien le changement d’époques est parfois déconcertant. S’il n’impose pas un véritable défi ou challenge comme ce fut à l’époque des dinosaures, il exige tout de même des efforts assez particuliers d’adaptation pour se mettre à jour ou de renoncement pour se forger un nouveau style de vie.
« Appelé aujourd’hui à être témoin par des compromis sans compromissions.»
Les chrétiens, dans leurs efforts quotidiens de sainteté et de rectitude morale, se trouvent aussi à la croisée des chemins où ces mutations sociétales et éthiques peuvent tantôt s’emboîter ou tantôt s’opposer. Mais il faut que la marche continue dans une série de compromis sans compromissions. Le défi est de taille quand on veut être une personne de son temps, de son milieu tout en restant un véritable chrétien, c’est-à-dire un aspirant du ciel. Comment vivre avec le cœur au ciel et les pieds sur la terre sans que la terre ne remplisse le cœur ? Rien de nouveau sous le soleil. Le Seigneur Jésus avait déjà prévenu ses disciples en leur disant : « Vous êtes dans le monde, mais vous n’êtes pas du monde. » Cette recommandation incite les chrétiens de tous temps à rester comme de véritables lumières pour leur temps et pour leur époque. Pourtant, moult voix invitent fidèles et pasteurs de l’Eglise à s’adapter tant à l’époque qu’à la société. Mais concrètement, à quoi l’Eglise et ses fidèles doivent-ils s’adapter ? Le défi des compromis sans compromissions se révèle être une architecture complexe et sans formule prédéfinie. Il faut du bon sens au rendez-vous ! Or, le bon sens n’étant pas toujours la chose la mieux partagée par l’humanité, l’urgence est à l’humilité du Christ pour porter sur notre société le même regard d’amour qui incite au service.
A l’écoute des enfants qui s’interrogent très sérieusement sur leur avenir, le MADEP-ACE propose cette année d’aborder la thématique de la paix avec le slogan:
« Bâtisseurs de paix ! »
Ce thème étant très vaste, nous avons choisi de le développer à travers quatre clés qui sont les suivantes:
Respecter: « Agir, non seulement pour cultiver (labourer, défricher, travailler) notre terre, mais également pour la garder (sauvegarder, soigner, surveiller) » (Laudato Si) afin de la conserver pour les générations futures.
Coopérer : Agir, travailler ensemble en vue de quelque chose, participer, concourir à une œuvre ou à une action commune en laissant une large place aux jeux de coopération qui poursuivent les objectifs de notre Mouvement.
Nuancer : Eveiller l’esprit critique en dépassant la vision binaire (vrai / faux, bien / mal…) pour entrer dans une manière de penser qui transforme l’intériorité pour accueillir l’inattendu et pouvoir ainsi vivre de manière plus fraternelle.
Pardonner : Devenir de vrais bâtisseurs de paix en devenant des exemples vivant d’actions pouvant nous y conduire, le principal moyen d’y parvenir étant, selon le pape François, le pardon qui permet d’élargir nos cœurs et obtenir la paix à laquelle nous aspirons tous.
A l’aide de ces thématiques, qui aident à bâtir la paix quotidiennement dans les différents milieux où vivent les enfants, chacun d’entre eux pourra ainsi développer une empathie envers l’autre afin de mener une vie heureuse dans une société en paix et vivre de la parole de l’évangile :
« Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés enfants de Dieu ! » (Mt 5, 9)
Oui, Jésus est venu apporter la paix. C’est un don de Dieu qui nous donne confiance pour traverser ensemble les difficultés et les conflits dans l’espérance d’une vie heureuse pour chacun. Contrairement à la paix du monde qui serait absence de guerre, la paix de Dieu nous mobilise en profondeur.
Etre bâtisseurs de paix est ainsi une attitude à adopter à chaque instant pour favoriser une dynamique qui rend possible de vivre ensemble afin de contrer la violence, d’apprendre la tolérance, le respect et l’harmonie.
Lors des rencontres qui se déroulent une fois par mois, il sera donné une couleur particulière à notre démarche du « voir / comprendre / agir » qui deviendra « respecter / nuancer / coopérer, pardonner ».
Si des enfants souhaitent rejoindre ou créer une équipe ou des adultes désirent devenir accompagnateurs d’équipes, vous pouvez prendre contact avec Pascale Delaloye au 078 661 48 90 ou par mail : pascale. delaloye@paroisses-herens.ch.
A l’occasion du 50e anniversaire du synode des évêques en 2015, le pape François a insisté sur l’égale dignité des baptisés. Ceux-ci ont tous un rôle à jouer dans l’Eglise et forment ensemble un unique Peuple de Dieu. C’est dans cette perspective que le prochain synode mondial aura lieu. Il se déroule en trois étapes: une consultation dans tous les diocèses, une synthèse au niveau des conférences épiscopales et, pour terminer, un débat au niveau continental.
Le dimanche 17 octobre 2021, le synode a été officiellement inauguré par une liturgie dans chaque diocèse du monde catholique; il prendra fin en octobre 2023. Que signifie le mot «synode»? Synode, du grec synodos, signifie «chemin parcouru ensemble», d’où sa dénomination d’assemblée délibérante. Il réunira, en octobre 2023 à Rome, des évêques du monde entier pour discuter de la Mission de l’ensemble de l’Eglise et de l’Unité de la foi en son sein. Par la suite, se fera la mise en œuvre des orientations votées.
Pour une Eglise synodale : communion, participation et mission. Notre diocèse LGF a organisé des échanges, des enquêtes et des débats sur les expériences et les attentes des fidèles envers une Eglise synodale. Notre Unité Pastorale Sainte-Claire a également mis sur pied une démarche synodale intéressante par deux soirées : mardi 22 et mercredi 23 février 2022. Celles-ci ont réuni une soixantaine de personnes qui ont exprimé de nombreux vœux. Le CUP a retenu deux pistes les plus importantes à ses yeux qui seront discutées lors des prochains conseils de communauté en automne: la liturgie et la place des jeunes dans un proche avenir.
Nous sommes au seuil de ce processus. Poursuivons donc notre chemin conjointement, avec confiance, enthousiasme, fidélité et surtout avec un amour fraternel et solidaire, dans l’unité et dans le souffle de l’Esprit Saint. C’est là le chemin de la synodalité que Dieu attend de chaque baptisé de son Eglise. Amen! Alléluia.
A l’issue de la phase diocésaine (automne 2021-printemps 2022) et après la rencontre suisse du 30 mai à Einsiedeln, on peut se demander où en est le processus synodal lancé par le pape François en vue du Synode des évêques en automne 2023.
Le soufflé est-il déjà en train de retomber ? Tout au contraire, mais il faut du souffle pour accompagner sur la durée ce pro- fond renouveau souhaité pour l’Eglise. La Conférence des évêques suisses a publié la synthèse nationale envoyée à Rome, et la suite du processus fera l’objet d’une réflexion sur le plan de chaque continent.
Faut-il attendre des changements structurels immédiats ou de nouvelles règles rela- tives à la question des ministères? Si l’on se souvient que la synodalité, dans l’esprit du Pape, est avant tout une attitude spirituelle et une manière d’être Eglise en ce temps, rien n’empêche d’œuvrer déjà à la mise en œuvre de ce «marcher ensemble» dans toutes nos activités pastorales.
Chaque session du Concile Vatican II a commencé par la prière Adsumus Sancte Spiritus, premiers mots de l’original latin signifiant «Nous nous tenons devant Toi, Esprit Saint», qui a été utilisée historiquement lors des conciles, synodes et autres rassemblements de l’Eglise depuis des siècles et étant attribuée à Saint Isidore de Séville (vers 560 – 4 avril 636).
Nous voici devant Toi, Esprit Saint; en ton nom, nous sommes réunis. Toi notre seul conseiller, viens à nous, demeure avec nous, daigne habiter nos cœurs. Enseigne-nous vers quel but nous orienter ; montre-nous comment nous devons marcher ensemble. Nous qui sommes faibles et pécheurs, ne permets pas que nous provoquions le désordre. Fais en sorte que l’ignorance ne nous entraîne pas sur une fausse route ni que la partialité influence nos actes. Que nous trouvions en Toi notre unité, sans nous éloigner du chemin de la vérité et de la justice, en avançant ensemble vers la vie éternelle. Nous Te le demandons à Toi, qui agis en tout temps et en tout lieu, dans la communion du Père et du Fils, pour les siècles des siècles. Amen.
Omniprésents dans les églises et nombre de représentations artistiques, les anges imprègnent l’imaginaire populaire. Pour l’Eglise catholique, l’existence des anges est une vérité de foi, marquée chaque 2 octobre par la mémoire liturgique des saints Anges gardiens.
Lorsque les bébés naissent, ils posséderaient toute la Connaissance du monde. Dieu, ne souhaitant pas que ce «secret» soit dévoilé trop rapidement, chargerait les anges gardiens de veiller à ce que celui-ci ne soit pas éventé. Pour ce faire, le protecteur ailé poserait alors un doigt sur les lèvres de l’enfant avant sa naissance. Chacun de nous conserverait alors, dans sa chair, la marque des anges: le creux se situant entre la lèvre supérieure et la base du nez.
Simples créatures imaginaires ou véritables messagers d’un céleste monde, un rapide coup d’œil sur les étals des commerces et dans les librairies démontrera que le succès de ces figures célestes ne se dément pas. D’ailleurs, l’enquête de l’Office fédéral de la Statistique (OFS) sur la langue, la religion et la culture, datée de 2019, révèle que près d’un Suisse sur deux croit que des anges ou des êtres surnaturels veillent sur eux (ndlr. toutes traditions confondues).
Le terme «d’Ange gardien» n’est jamais explicitement indiqué dans la Bible, mais associé aux anges protecteurs, mentionnés dans divers passages, tels que celui de l’Exode (23, 20) où Dieu dit: «Je vais envoyer un ange devant toi pour te garder en chemin et te faire parvenir au lieu que je t’ai préparé.» Le concept d’Ange gardien remonte à la Haute Antiquité, mais la compréhension d’une créature surnaturelle dévolue à notre protection n’intervient que dans les derniers siècles de notre ère, à partir du moment où la croyance se détache du collectif pour s’installer dans un rapport plus personnel à la divinité. Déjà célébrée localement depuis le XVe siècle, la fête des saints Anges gardiens est rendue universelle sous l’impulsion de Clément X et devient ainsi une doctrine officielle de l’Eglise catholique.
Recette: Le gâteau des anges
Temps de préparation
Temps de cuisson
Portions
20 minutes
30 minutes
12
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le Gâteau des anges, préparation venue des Etats-Unis, ne doit sa naissance qu’à l’avènement… du batteur électrique. Il a été nommé ainsi par opposition aux gâteaux à base de beurre ou de chocolat, beaucoup plus «diaboliques» pour la digestion !
Ingrédients et ustensiles
Moule à gâteau «cheminée» de 4 l minimum (de type Savarin haut ou Kouglof)
Beurre pour le fond du moule
10 blancs d’œufs
¼ cc de sel
1¼ cc de jus de citron
½ cc de poudre à lever
1 gousse de vanille, pulpe raclée
240 g de sucre
1 sachet de sucre vanillé
2 cs de liqueur d’amande amère (Amaretto, p. ex.) ou un peu d’extrait d’amande
125 g de farine, tamisée
250 – 500 g de fraises ou autres fruits de saison 2 dl de crème fouettée
Le Gâteau des anges a été nommé ainsi par opposition aux gâteaux à base de beurre ou de chocolat, beaucoup plus «diaboliques» pour la digestion !
Préparation
Beurrer le fond du moule sans graisser les bords.
Battre les blancs d’œufs, le sel, le jus de citron, la poudre à lever et la gousse de vanille.
Incorporer la moitié du sucre et le sucre vanillé progressivement sans cesser de remuer. Continuer de battre jusqu’à ce que la masse brille.
Ajouter la liqueur ou l’arôme.
Mélanger le reste du sucre et la farine, incorporer délicatement à la masse en 2-3 portions.
Verser dans le moule préparé. Tapoter plusieurs fois le fond du moule de façon à chasser les bulles d’air.
Cuire 30-35 min dans la partie inférieure du four préchauffé à 180°C. Retourner immédiatement sur une grille avec le moule et laisser refroidir dedans. (Il est essentiel que le gâteau ne s’affaisse pas.)
Détacher les bords du gâteau du moule avec un couteau, démouler.
Couper les fraises ou les fruits de saison en morceaux. En décorer le gâteau ou servir les fruits et la crème en accompagnement du gâteau.
N.B: Des moules spéciaux à gâteau des anges existent. Si vous utilisez un moule à Savarin d’une contenance de 1¾ l, les proportions sont les suivantes : 6 blancs d’oeufs, ¼ de cc de sel, 1 cc de jus de citron, 1 pointe de couteau de poudre à lever, 1 gousse de vanille, 145 g de sucre, ½ sachet de sucre vanillé, 1½ cs de liqueur ou un peu d’arôme et 75 g de farine.
PAR PIERRE-YVES MAILLARD, VICAIRE GÉNÉRAL DU DIOCÈSE DE SION
PHOTO : DR
A l’issue de la phase diocésaine (automne 2021-printemps 2022) et après la rencontre suisse du 30 mai à Einsiedeln, on peut se demander où en est le processus synodal lancé par le pape François en vue du Synode des évêques en automne 2023.
Le soufflé est-il déjà en train de retomber ? Tout au contraire, mais il faut du souffle pour accompagner sur la durée ce profond renouveau souhaité pour l’Eglise. La Conférence des évêques suisses a publié la synthèse nationale envoyée à Rome, et la suite du processus fera l’objet d’une réflexion sur le plan de chaque continent.
Faut-il attendre des changements structurels immédiats ou de nouvelles règles relatives à la question des ministères ? Si l’on se souvient que la synodalité, dans l’esprit du Pape, est avant tout une attitude spirituelle et une manière d’être Eglise en ce temps, rien n’empêche d’œuvrer déjà à la mise en œuvre de ce « marcher ensemble » dans toutes nos activités pastorales.
Depuis l’automne 2021, les Eglises locales ont entamé la phase locale du Synode voulu par le pape François : de bas en haut, des fidèles aux évêques. Et sur trois ans ! Inédite, cette entreprise ecclésiale fait des remous là où on ne l’attendait pas forcément… Mais le réalisme de la base ne fait pas défaut : à quoi bon tout ce raffut ?
PAR THIERRY SCHELLING | PHOTOS : VATICAN.NEWS, PIXABAY, CATH.CH, DR
Le site du Vatican arbore un logo qui mène au contenu sur le Synode en anglais, italien et espagnol. Les onglets sont clairs : Qu’est-ce que le Synode 21-23, Processus synodal, Ressources, Nouvelles, Contacts. Les moyens de communiquer sont assurés : le site est régulièrement mis à jour ; le processus est définitivement lancé…
Localement
Des quatre coins du monde catholique, les conférences épiscopales ont ouvert un processus approfondi de synodalité – de rencontres entre membres de l’Eglise, agent.e.s, paroissien.ne.s, « cadres », etc. –, s’attirant parfois les foudres de collègues soucieux de l’unité de l’Eglise devant les issues des débats : oui à un clergé marié, oui à l’ordination des femmes, oui à une bénédiction pour couples de même sexe, plus de présence féminine dans les instances décisionnelles ecclésiastiques, assez de cléricalisme… De quoi agiter non seulement les ouailles, mais également les médias. Et même le « petit monde du Vatican »1…
Même le Pape…
Le Pape lui-même, dans son petit Etat du Vatican, avance pas à pas : femmes nommées désormais systématiquement dans les Dicastères de la Curie – et bientôt des laïcs à leur tête 2 à parité avec des cardinaux. Grâce à la publication de la nouvelle constitution apostolique Praedicate Evangelium (mars 2022), qui a déplacé le curseur de façon ré-vo-lu-tion-nai-re (mais pas tout le monde a encore saisi !) : ce n’est plus l’ordination qui justifie la nomination à un poste de décision, mais la mission donnée par l’évêque local à un.e baptisé.e selon compétence ! Les prochains mois devraient voir l’arrivée de personnes à des postes curiaux comme jamais auparavant on avait même pu l’envisager… Comme dit, une réforme pas à pas.
Chi va piano…
C’est aussi cette lenteur du processus – inhérente à une telle envolée au niveau de l’Eglise catholique romaine qui est universelle – qui est revendiquée par les protagonistes, le Cardinal Grech en tête. Comme Secrétaire du Synode des évêques, il recommande de prendre le temps d’écouter et de s’écouter avant toute chose, et, le cas échéant, de reprendre l’exercice d’écoute pour arriver à un consensus – l’opposé du compromis comme on peut le voir dans nos démocraties.
En effet, une des incompréhensions entre le modus procedendi de l’Eglise et ce qu’en ont compris la plupart des médias, c’est bien la différence fondamentale, constitutive, de l’Eglise, qui ne fonctionne pas comme un Etat. Le synode n’est donc pas un parlement qui négocierait des lois, des amendements, des abrogations, voire des censures. Mais une assemblée – on dit ekklesia en grec, qui a donné Eglise – de croyant.e.s qui, au nom de leur baptême, vocation et ministère dans l’Eglise locale, se mettent toutes et tous à l’écoute de l’Esprit et les un.e.s des autres, pour discerner où le vent souffle… Et cela prend du temps.
… va lontano !
Ainsi donc, il est désormais clair qu’une majorité de fidèles en Suisse et ailleurs est pour le choix d’un prêtre de se marier, pour l’accession des femmes à l’ordination sacramentelle, pour la bénédiction religieuse des couples de même sexe, pour l’accès aux laïcs responsables de communautés ecclésiales à la présidence des mariages et des baptêmes (cela est déjà le cas dans le diocèse de Bâle par exemple), pour la jugulation du pouvoir du prêtre rendu parfois hors proportion…. Pourquoi les fidèles se tromperaient-ils systématiquement s’ils pratiquent la synodalité ? Car le Peuple de Dieu a ce sensus fidelium qui est proche de ce que l’on pourrait appeler bon sens renforcé par l’écoute de l’expérience des autres… Et les divers rapports des Eglises locales mis en ligne 3 sont rafraîchissants de pertinence, voire parfois d’une insistance certaine quant à des changements concrets.
Le (bon) sens des fidèles
En effet, après Synode 72 et AD2000, beaucoup de fidèles ont été tellement désillusionnés que leur avis est désormais tranché… quand ils et elles le donnent encore : « De toute façon, à quoi ça sert, on me l’a demandé déjà deux fois… et rien n’a suivi, même pas au niveau œcuménique », raconte Germaine, Genevoise octogénaire, qui a perdu espoir de voir les choses changer officiellement. « Alors j’opère le changement à partir de mes choix : je vais au culte et j’amène mon mari, protestant, à la messe et nous communions en toute bonne foi ! »
Ce sensus fidelium, c’est vrai, peut être facilement « contaminé » par ce que des détracteurs de ce processus d’écoute réciproque ne manquent pas de relever : épouser les idées contemporaines et donc, vouer l’Eglise à sa perte, en vidant la vérité de l’Evangile enchâssé dans la Tradition pluriséculaire de « Notre Mère l’Eglise »… Mais ces idées du monde qui pénètrent jusqu’à l’âme de bien des fidèles n’est-ce pas la phase d’acculturation 4 que l’on repère dans l’Histoire de l’Eglise au contact de cultures nouvelles ? Encore faut-il connaître l’Histoire de l’Eglise… 5
Exemples de révolutions
Le grec a été supplanté par le latin dans l’Europe occidentale, qui lui-même a disparu lorsque la plèbe, le peuple, a donné naissance aux langues dites romanes. Le culte marial s’est proportionnellement développé au sein du peuple au fur et à mesure que le culte aux divinités féminines de la religion de l’Empire romain était banni, puis interdit, dès la fin du IVe siècle. Concepts théologiques – la Trinité, consubstantiation… – ou discipline ecclésiastique – célibat des prêtres, sacrement du mariage, règles entourant la communion… – formalisés par la « minorité dirigeante » (comprendre le clergé) ne sont-ils pas nés par interaction avec la culture philosophique et politique ambiante ? Pourquoi donc craint-on désormais d’« épouser » certaines idées du monde moderne ? La fracture entre Eglise et société est relevée dans maints comptes-rendus synodaux par des Eglises aussi distantes que celles de l’Australie, de l’Autriche ou du Brésil…
Matériel accessible à tou.t.es !
Force est de constater qu’après la phase locale, les catholiques suisses semblent être passés à autre chose. Même si, sur les sites des six diocèses helvétiques, les documents sont accessibles : une mine d’or pour sentire cum Ecclesia, sentir avec l’Eglise (expression de saint Ignace de Loyola), voire sentire Ecclesiam, sentir l’Eglise – pape François demandait au clergé de « sentir l’odeur des brebis » !
S’il est vrai que les prochaines phases – nationale, continentale, universelle – sont entre d’autres mains que les fidèles de la base, les synthèses locales sont disponibles, « travaillables » et pourquoi pas inspiratrices de changements locaux… Elles réclament par contre un exercice des plus louables : leur lecture, voire relecture, qui, selon Ignace, est un moyen plus profitable encore de comprendre l’Esprit de Dieu. Mais qui va les lire, voire les relire ? Il en va de notre responsabilité de baptisé.e.s consulté.e.s et désormais informé.e.s – mais qui prendra le temps pour cela ?
1 Pour paraphraser le célèbre film Le petit monde de Don Camillo… 2 Il y en a déjà un, Paolo Ruffini, préfet du dicastère de la communication, depuis 2018. 3 La liste s’est allongée tout au long de l’été : tapez « conférence épiscopale de… » et vous trouvez le rapport final. 4 La première phase de rencontre entre l’Evangile et ses hérauts, et une culture humaine, consiste à se comprendre mutuellement : on appelle cela « acculturation » qui, bien vécue, peut se transformer en « inculturation » où l’un ou l’autre des éléments de la culture rencontrée sont utilisés explicitement dans le contexte ecclésial (théologie, discipline, etc.). 5 Cf. L’Essentiel d’octobre 2021.
L’addresse web : synod.va
Mgr Felix Gmür, lors de l’assemblée synodale suisse à Einsiedeln.
Le cardinal Grech recommande de prendre le temps d’écouter et de s’écouter avant toute chose.
Le Synode est parti de Rome pour essaimer…
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