Des bénévoles généreusement au service des autres

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, paroisse Saint-Laurent Estavayer / Au large (FR), octobre-novembre 2020

Servir les autres pour servir Dieu est une formule qui peut s’appliquer à tout chrétien – voire à toute personne – engagé professionnellement ou volontairement au service des autres. Il est tout aussi certain que sans bénévoles, l’Eglise et la société en général ne pourraient pas fonctionner. Nous vous présentons dans cette double page trois femmes que l’on pourrait appeler des «veilleuses», qui sont chacune à leur manière de belles serveuses de l’Evangile.

Marlène Carrard, de Sévaz: «J’aime les gens et leur donner de mon temps»

Par André Pillonel | Photo : Raphaël Roulin

Le rôle de ces bénévoles s’est particulièrement vérifié en ces temps de pandémie. Qui n’a pas été accueilli à l’entrée de nos lieux de culte par une personne chargée de veiller à notre hygiène des mains ? A la chapelle de Sévaz, cette tâche est confiée à Mme Marlène Carrard, pour qui l’engagement gratuit pour la collectivité est naturel. 

Le lendemain de Noël 2015, la porte du petit sanctuaire étant restée fermée, elle a approché la Commune de Sévaz, propriétaire des lieux, pour en assurer l’ouverture et la fermeture. Même si, entre-temps, un système automatique a été installé, Mme Carrard continue à assurer l’entretien de la chapelle et à préparer l’office hebdomadaire du mardi. Raison de cet engagement milicien : « J’aime les gens et leur donner de mon temps. », nous explique celle qui est aussi membre du Conseil de communauté de Bussy-Morens-Sévaz.

A ce titre, elle a été fortement sollicitée ces derniers mois. Dans un premier temps, il a fallu mettre en place l’ensemble des mesures de distanciation sociale et sanitaires dans l’église de Bussy. Lors de chaque célébration, avec Mme Bernadette Joye, l’une de ses collègues du Conseil de communauté, Mme Carrard attend tous les fidèles avec un flacon de solution hydroalcoolique. Auparavant, le lieu de culte a été décontaminé par ces deux dames. Quand – comme cela est arrivé ce printemps – deux cérémonies de funérailles ont eu lieu le même jour, l’opération a dû être entièrement répétée.

L’engagement de Marlène Carrard ne date pas de la crise actuelle. Il y a longtemps qu’elle œuvre pour l’Eglise. Jusqu’à la fin de 2017, elle a été secrétaire et conseillère paroissiale de Bussy-Morens-Sévaz durant une vingtaine d’années.

Au cours de notre entretien, elle nous confiera encore : « J’aime le bénévolat, mais je n’aime pas recevoir des ordres. » Pas étonnant de la part de cette maman de trois fils et de six petits-enfants, qui a été toujours très active et indépendante professionnellement.

Avec Bernadette Joye, sa complice de toujours, elle a créé les magnifiques personnages de la crèche de Bussy. Elle a esquissé les contours de l’étable sainte et en a confié la réalisation à son mari. Chaque année, celui-ci, avec l’aide de l’un de ses employés, installe cette crèche imposante, qui est entreposée hors saison de la Nativité, dans les locaux de l’entreprise familiale.

Madeleine Fauth, de Montborget: « L’amour du prochain, c’est aller vers les autres»

Texte et photo par Gérard Dévaud

« Une personne très dévouée et très à l’écoute des autres » : voilà ce qu’un ancien employeur de Madeleine Fauth, de Montborget, écrivait il y a quelques années, et qui résume bien la personnalité de cette figure si sympathique et toujours souriante. Quand on lui demande ce qui la motive dans ses différents engagements, elle répond : « Pour moi, l’amour du prochain, c’est aller vers les autres, communiquer… »

C’est ainsi que cette dynamique retraitée va trouver régulièrement les personnes seules de son village, mais conduit également des paroissiennes à la messe du mercredi à Murist. Et qui retrouve-t-on à la sacristie avant et après la messe ainsi qu’au service du café et des gâteaux ? Encore Madeleine ! C’est vrai que le dévouement pour la paroisse, elle connaît : après trois législatures au sein du Conseil de paroisse, elle est encore membre du Conseil de communauté de Murist, et toujours catéchiste auprès des petits. Elle se réjouit d’ailleurs de les retrouver : « C’est un vrai bonheur de retrouver ces enfants ! »

Claudine Maendly, de Montet: «C’est normal, c’est une manière de vivre ma foi»

Par Marianne Berset | Photo : Pierre Bondallaz

Si vous allez à l’oratoire, si vous passez devant l’église de Montet, vous constaterez que les fleurs embellissent les lieux… Ces arrangements floraux sont l’œuvre de Claudine Maendly qui veillent avec beaucoup de discrétion sur Montet. Pas seulement à l’extérieur de l’église mais aussi à l’intérieur. Chaque mardi, en plus du bouquet de fleurs fraîches de son jardin, elle apporte une aide précieuse au Père Richoz. 

Très active, sa mission est continue, elle se met toujours au service des autres, elle veut leur faire plaisir. Lors du chapelet mensuel du mercredi, elle organise toujours un temps convivial très précieux pour resserrer les liens et apporter une écoute. Elle donne aussi de son temps pour le Conseil de communauté et le chœur mixte. 

Elle a aussi le souci de penser aux personnes à visiter en se rendant au home pour les saluer et leur apporter quelques nouvelles de la communauté.

Ces gestes sont naturels pour elle, car dit-elle, « c’est normal et c’est aussi pour moi une manière de vivre sa foi ».

En Tout, aimer et servir

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Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, Clins Dieu sur les Contrées (VS), octobre 2020

Par Sœur Marie-Thérèse, ursuline, Montana-Village | Photo: DR

« Que tout en nous soit une invitation à nous donner à Jésus-Christ. »

L’amie de ce mois est sainte Ursule, fêtée le 21 octobre. Pour cette occasion, je tiens à parler des Soeurs de Sainte Ursule à Sion et de notre fondatrice Mère Anne de Xaingtonge.

La maison de Sion a été fondée le 2 juin 1885 par le chanoine Blatter, qui a fait appel aux soeurs ursulines de Brigue pour débuter la communauté.

Anne de Xaingtonge est née à Dijon en 1567 et décédée à Dôle en 1621. Femme d’avant-garde et d’audace, Anne se plaisait à dire qu’elle ne voulait « ni mari ni mur ». En 1606, elle a fondé, avec deux compagnes, la Société des Soeurs de Sainte Ursule de la Vierge Bénie, la première congrégation féminine noncloîtrée de l’histoire. Elle a ouvert des écoles publiques de filles où l’éducation était gratuite. Elle fait occuper aux filles la place qu’il leur revient dans l’Eglise et la société. Faire connaître et aimer Jésus-Christ, à la gloire du Père : Anne de Xaingtonge n’a pas eu d’autre désir en se consacrant à Dieu selon la spiritualité de saint Ignace.

Au couvent Sainte Ursule, à Sion, il y a actuellement une vingtaine de soeurs, dont deux jeunes soeurs vietnamiennes. Les Ursulines sont surtout connues comme les soeurs de l’école normale des filles, les soeurs de l’école ménagère dans les villages où elles ont enseigné. D’autres lieux de mission étaient les écoles allemandes de la ville de Sion, l’institut de la Sainte-Famille (orphelinat), la pouponnière et l’école de nurses. En 1953, les premières soeurs sont parties en Guinée, ensuite en Côte d’Ivoire. Actuellement, 35 soeurs oeuvrent dans l’enseignement en différents lieux : des foyers de jeunes filles et différents services pastoraux comme l’animation pastorale et agro-pastorale.

Malgré la diminution du nombre et l’âge avancé des soeurs, nous poursuivons la mission commencée par notre fondatrice. La petite lampe est le symbole des Ursulines.

Au coeur de la vie, c’est le Christ qui nous envoie ; aussi notre communion avec Lui, est la source de notre engagement missionnaire pour Le faire connaître et aimer.

Le service du prochain sert et glorifie aussi le Seigneur

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP Sainte-Claire (FR), octobre-novembre 2020

Par l’abbé Dariusz Kapinski | Photo: Chantal Sciboz

Le véritable but de tout service chrétien est de glorifier Dieu. Donnons d’abord la parole à saint Pierre : « Avant tout, ayez entre vous une charité intense, car la charité couvre une multitude de péchés. Pratiquez l’hospitalité les uns envers les autres sans récriminer. Ce que chacun de vous a reçu comme don de la grâce, mettez-le au service des autres, en bons gérants de la grâce de Dieu qui est si diverse : si quelqu’un parle, qu’il le fasse comme pour des paroles de Dieu ; celui qui assure le service, qu’il s’en acquitte comme avec la force procurée par Dieu. Ainsi, en tout, Dieu sera glorifié par Jésus Christ. »
(1 Pierre 4, 8-11)

Saint Pierre donne des pistes qui nous ramènent à l’essentiel : notre conduite face à nos frères et pour le bien de tous, honore le Seigneur lui-même.

Dans l’Evangile, nous trouvons souvent une invitation à servir nos frères. Jésus – le plus grand Serviteur – réalisait de manière parfaite cette mission.

Rappelons-nous la parabole de Jésus (Mt 25, 31-46) où le Roi invite les hommes à recevoir le royaume éternel : « J’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! » […] Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. »

C’est dans cet esprit qu’ont vu le jour, au cours des siècles, de nombreuses communautés religieuses (couvents, congrégations…). Nous pouvons toujours apprécier leur service auprès des plus démunis et nous en inspirer pour notre propre engagement.

Que l’exemple et l’enseignement de notre Maître ne soient jamais effacés de nos cœurs. Qu’ils nous poussent à servir nos frères et sœurs avec ferveur. Ainsi le Seigneur sera toujours loué et nous recevrons en héritage son Royaume.

Le coronavirus et le monde de demain

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP La Seymaz et UP Champel / Eaux-Vives, Saint-Paul / Saint-Dominique (GE), octobre 2020

Photo: DR

Benoît Bourgine
Réflexions à chaud

A l’occasion d’une discussion en ligne proposée par la Faculté de théologie de l’Université de Genève et l’Institut romand de systématique et d’éthique, Benoît Bourgine, professeur de théologie à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve (B), s’est récemment exprimé sur la crise sanitaire qui secoue actuellement le monde.

« Il y a quelque chose de téméraire à donner son avis sur un événement en cours », a tenu à souligner au préalable Benoît Bourgine. « Nous vivons cette pandémie de manière évolutive. Dans la Bible, c’est toujours avec un temps de retard que l’on comprend ce qui est arrivé. Un temps de décantation est nécessaire et cela est si vrai que les Evangiles prennent un malin plaisir à montrer à quel point les disciples sont toujours en décalage par rapport aux événements, à les présenter dans la position désavantageuse d’individus qui ne savent pas ce qu’ils vivent. Cela signifie qu’on ne peut pas facilement discerner une action de Dieu en ce qui nous arrive.

Il convient encore de tenir compte de toutes les fragilités qui sont apparues plus visiblement, à savoir des failles très importantes en matière de dialogue, de mise en commun de nos intelligences en vue de mesurer les conséquences de ces fragilités mises au jour lors du confinement imposé dans de nombreux pays. On peut s’interroger par exemple sur ces conséquences sur le plan spirituel : pourquoi a-t-on, dans certains pays, la permission d’aller promener son animal domestique alors qu’il n’est pas possible de se rendre dans un lieu de culte ? Et pourquoi reprendre des célébrations en commun est envisagé loin derrière d’autres priorités pour le corps social ? La liberté religieuse est une des libertés fondamentales mais qui n’est pas traitée comme telle dans les décisions politiques récentes prises dans certains pays. Il y a donc des mouvements de solidarité qui nous font du bien, mais il y a des questions importantes qui subsistent quant à la qualité du débat médiatique sur lesquelles il faudrait travailler pour réellement construire du commun.

Il faut admettre également que nous assistons à un affaiblissement, une érosion du religieux. La mort est à la fois peu présente dans la vie courante de beaucoup de gens, mais il y a néanmoins une peur de la mort qui nourrit le déni qui lui-même nourrit la peur. Si l’on compare avec la génération précédente, on peut dire que nous avons vécu en pensant que la société se devait de nous faire vivre en bonne santé jusqu’à
80 ans et plus. Nous n’avons jamais été aussi nombreux sur Terre, nous n’avons jamais vécu aussi longtemps et aussi bien. Mais précisément, l’effacement de la religion doit être relié au fait que nous avons appris à vivre en ignorant la mort et en voyant la vie avec les termes qui nous viennent de la science et peut-être nous ne sommes plus conscients qu’il y a des raisons de donner sa vie. Elle n’est pas la valeur suprême. Ceci a un lourd impact théologique et cela nous distingue comme génération. Weber disait que dans la modernité et avec le progrès infini qui l’accompagne, on ne pouvait partager la satisfaction de l’homme biblique qui est rassasié de jours et qui voit du sens à sa mort parce qu’il voit du sens à sa vie. Nous, nous avons l’impression que nous allons louper l’épisode suivant. Nous n’allons pas participer au progrès, à la prochaine version de l’iPhone par exemple. On ne peut dire, comme l’homme biblique : “Je vais être réuni à mes ancêtres, je vais être heureux après une vie.” Nous avons l’impression que notre vie est simplement coupée par la mort. C’est une question à travailler théologiquement car cela nous caractérise, nous la génération coronavirus. Cette épreuve collective est peut-être une occasion de repenser le lien qui existait entre l’intensité de la vie et le sentiment de la précarité. Penser qu’une vie est infinie a peut-être moins de sel qu’une vie dont on mesure le caractère éphémère. 

Cette crise appelle nombre d’autres réflexions. On a pu déceler une fatigue de la liberté. Les juges administratifs, les juges constitutionnels ont accepté que les exécutifs s’arrogent les pleins pouvoirs. Les parlements ont suivi. Tout cela a mis en évidence des fragilités institutionnelles dans la garantie de nos libertés. Les Eglises pourraient donner l’exemple d’une capacité de débattre, de mettre en œuvre une intelligence collective animée par les laïcs et les femmes en particulier, d’une synodalité qui puisse effectivement consonner avec l’idée de participation à ce qui a trait à l’ethos démocratique.

Enfin, quelque chose s’est exprimé et s’exprime encore dans cette crise. Une créativité réjouissante est apparue, de même qu’un humour, face au tragique de la situation. C’est une conclusion légère, mais qu’il ne faut pas négliger. »

Se mettre au service de l’autre: des exemples dans nos paroisses

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP La Seymaz et UP Champel / Eaux-Vives, Saint-Paul / Saint-Dominique (GE), octobre 2020

«Etre au service» se conjugue de différentes manières. Nous vous proposons un petit tour d’horizon en quelques exemples à deux pas de chez nous.

Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères… et sœurs… (Mt 25, 40)

Par Karin Ducret | Photos: Rosanna Aiello, Isabelle Favre

Epicerie solidaire (Epi-Sol) : grâce à l’initiative d’une jeune retraitée, Mme Aïda Ostermann, une équipe œcuménique bénévole de la paroisse protestante Chêne-Thônex et de la paroisse catholique Saint-Pierre (Thônex) et Saint-François de Sales (Chêne) a créé fin 2013 une association et ouvert une épicerie solidaire dans les locaux du Centre paroissial protestant de Chêne-Bourg/Thônex. Affiliée à l’Association « Partage », et aujourd’hui aussi avec l’aide financière des communes des Trois-Chêne, elle distribue une fois par semaine des denrées alimentaires et produits d’hygiène à une centaine de familles envoyées par l’Hospice général. Par ailleurs, Epi-Sol est aussi un lieu de partage et d’écoute apprécié et recherché : c’est l’occasion pour la quinzaine de bénévoles et quelques fidèles requérants d’asile de partager les soucis des familles en difficultés financières. 

Dans le sillage des repas communautaires d’accueil des réfugiés, organisés chaque mois par les paroisses catholique et protestante des Trois-Chêne, le groupe SORA (Soutien œcuménique aux requérants d’asile) a été constitué le 7 mars 2016 par une équipe protestante et catholique. Son but : informer sur la réalité des réfugiés et proposer des actions concernant l’accueil des requérants d’asile logés à l’époque dans l’abri PC des Trois-Chêne. Un nouveau centre d’accueil pour les requérants d’asile a été ouvert ce printemps dans l’enceinte de Bel Idée – l’occasion de continuer les belles rencontres lors des cours de français – « Coins-café » les mardis et les mercredis de 9h30 à 11h30 au Centre paroissial protestant, (77, rue de Genève) ainsi que  des repas canadiens conviviaux, préparés par les paroissien-ne-s catholiques et protestant-e-s des Trois-Chêne pour les requérants dès 12h à la salle paroissiale de Saint-Paul : les 18 octobre, 17 janvier, 7 mars et 2 mai ; à la salle paroissiale du temple de Chêne-Bougeries les 6 septembre, 6 décembre, 7 février, 4 avril et 6 juin. Ces deux activités sont préparées selon les directives d’hygiène anticovid. Une aide ponctuelle au niveau administratif et social est également offerte aux requérants d’asile. 

Comment rencontrer un-e requérant-e d’asile ? Lors d’un repas communautaire n’hésitez pas à inviter votre voisin, votre voisine de table pour un repas chez vous ou pour une sortie en ville, par exemple une visite de musée, etc. 

Renseignement 022 340 93 56 (de 8h30-11h30), secretarait.chene@protestant.ch  

Le plaisir d’un café partagé après la leçon de français…
Voici des manières de « faire ses gammes » pour rencontrer le Christ dans la générosité, la gratuité et « sans le savoir »…

Les derniers seront-ils vraiment les premiers?

Texte et photos par Pierre Moser

Comme nous avons pu le constater le 16e dimanche ordinaire (Mt 13, 24-30), Dieu est patient. Ce ne sera que lors de la moisson que l’ivraie sera jetée au feu. Nous avons donc le temps pour nous convertir. Mais qu’en est-il de mon partage, de ma charité et du sourire que cela provoque chez autrui ? Vous n’aurez pas le beurre et l’argent du beurre… Et l’Eglise a besoin de vous d’ici là. Sans votre partage, sans votre solidarité, elle n’ira nulle part. Idem pour votre paroisse, et c’est peut-être le bon moment pour vous rappeler les différentes manières de s’engager dans cette paroisse. D’autant plus que l’accumulation de scandales de tous ordres dans notre diocèse nous prive de prêtre. Eh oui, il faut savoir ce que l’on veut : des vocations qui respectent les règles sans nous obliger à fermer les yeux. C’est peut-être ce qui a manqué à nos autorités ces dernières années : les yeux ouverts. Rappelons simplement à ces brebis égarées que si elles étaient exemplaires, les médias n’auraient pas autant de raisons de « bouffer du curé ». Bref, votre paroisse a et va avoir de plus en plus besoin de vous. Et il y en a pour toutes les grâces : musique, conte, organisation, décoration, et j’en passe.

La musique est présente grâce à notre chœur mixte. Il recherche encore et toujours des bonnes volontés pour accompagner la messe en moyenne une fois par mois. Les répétitions ont lieu tous les jeudis. Vous pourrez ainsi mettre votre organe au service de l’assemblée pour lui permettre d’entrer dans l’alliance. Messieurs, vous êtes attendus avec impatience.

Les conteurs-euses se retrouveront plus volontiers dans le groupe des lecteurs. A chaque dimanche ses lectures. Votre témoignage sera donc dans la proclamation, un délicat équilibre entre émotion et le message du Dieu vivant. Vous semez le bon grain, Il s’occupe de la récolte. Pour des raisons pratiques vous serez également appelés à distribuer la communion.

L’organisation, elle, est toujours perfectible. C’est encore plus vrai quand il s’agit de bonnes volontés. Les Actes des Apôtres en rapporte un des premiers soubresauts (Ac 6). La pastorale étant gérée par les apôtres, le service de la communauté fut confié aux sept premiers diacres. Aujourd’hui encore notre paroisse comporte les deux conseils : le Conseil de paroisse qui a repris avec quelques adaptations la diaconie décrite par Luc et le Conseil pastoral de communauté, successeur des apôtres en toute modestie. Ces deux institutions ont été remises au gout du jour par Vatican II.

Choisissez et annoncez-vous au secrétariat de notre paroisse qui vous donnera toutes les informations nécessaires.

La fête paroissiale organisée…
… par nos fidèles bénévoles.

Des racines fulliéraines et des ailes argentines pour la Maison de la Diaconie et de la Solidarité

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur des Deux-Rives (VS), octobre 2020

Texte par Joëlle Carron | Photo: Maison de la diaconie

La Maison de la Diaconie et de la Solidarité fait honneur à ses racines fulliéraines. C’est en effet grâce à l’esprit de Padre Gabriel et au soutien de la Fondation Casa Juan Diego – qui poursuit son œuvre auprès des détenus et des enfants de Santa Fe (Argentine) –, que ce beau lieu d’Eglise naît aujourd’hui en Valais. Au service de l’Evangile et des plus petits, la Maison de la Diaconie (diaconie = service du frère, du pauvre) s’est installée depuis mars au « Verso l’Alto », un restaurant nommé par les jeunes de TasOùlaFoi selon la devise du bienheureux Pier-Giorgio Frassati. Proche des exclus, fort en alpinisme et en amitié, Pier-Giorgio emmenait sa « Compagnie des Types louches » vers les plus hauts sommets et leur donnait le courage de relever la tête. Padre Gabriel, Pier-Giorgio : deux témoins inspirants pour cette Maison portée tant par le Diocèse que par l’Eglise réformée. 

La Maison a une double mission, cantonale et locale. Elle rassemble, permet de porter ensemble l’appui aux migrants, la pastorale des prisons, l’accueil et le soutien des personnes en précarité ou en fragilité psychique. Ressource pour les acteurs de terrain, elle vise à favoriser un esprit diaconal au service des plus pauvres dans l’ensemble du canton. Au Verso l’Alto, elle offre du lundi au vendredi un accueil quotidien des personnes en situation de fragilité ou d’exclusion, par l’association Accueil Hôtel-Dieu. L’accueil est complété par l’accès aux soins de base « Un soin juste », un réseau d’aide juridique solidaire, un conseil social préventif, un chœur mettant la musique au service de l’humain, divers projets et activités. Tout ceci porté par des professionnels amenant bénévolement leurs compétences, sans oublier l’identité de la Maison : un lieu fraternel, de présence gratuite, d’amitié offerte.

« Venez et voyez ! » La Maison est aussi un lieu de sensibilisation et de découverte. Elle permet d’oser la rencontre en venant découvrir, l’espace d’un repas ou de quelques jours, la réalité souvent invisible de la précarité. On peut bien sûr s’engager bénévolement dans l’une ou l’autre des activités (accueil, repas communautaire, ateliers, sorties, vie de prière), l’occasion de grandir à travers la rencontre du Christ souffrant dans la personne du plus pauvre. Ou même, encore mieux, s’engager près de chez soi ! Verso l’Alto / Maison de la Diaconie et de la Solidarité
Rue de Lausanne 69 à Sion
maisondiaconie@gmail.com
027 323 89 15

Mission universelle: détresse des ressources, persistance de la solidarité

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP des Boucles du Rhône (GE), octobre 2020

Par Gabriel Ishaya | Photo: Missio

Depuis la fin du confinement du printemps dernier, les activités ont repris en paroisse. Selon les lieux et les contextes particuliers, le rythme varie. Le fonctionnement est en général différent par rapport à nos anciennes habitudes. Puis, il y a eu les vacances estivales et la rentrée. Tout semble reprendre normalement. Bien sûr, il y a de la vigilance à avoir dans nos organisations. Le respect des mesures sanitaires reste un point d’attention important. Mais la mission de l’Eglise doit se poursuivre également dans ces circonstances particulières et difficiles. Car selon la partie de l’hémisphère où l’on se trouve, l’impact de cette crise majeure n’est pas subi de la même manière.

« Me voici : envoie-moi ! »  C’est le thème que propose Missio pour célébrer le Dimanche de la Mission universelle. Cette solidarité universelle profitera à l’Eglise de Guinée, pays situé en Afrique de l’Ouest. Missionnaire spiritain, je sais que beaucoup de mes aînés confrères missionnaires y ont œuvré. Parmi eux, il y a eu des confrères valaisans dont un est toujours vivant et bientôt centenaire, le Père André Mettant. Lui et ses précurseurs missionnaires se sont consacrés corps et âme à la formation des laïcs et du clergé local. Un des fils, illustre, fruit de cette approche missionnaire, est le cardinal Sarah. De plus, notre diocèse accueille actuellement deux prêtres guinéens du diocèse de Kankan qui sont pleinement en insertion pastorale dans le canton de Genève. Par ailleurs, en décembre dernier, notre vicaire épiscopal accompagné de quelques Genevois volontaires a pu rendre visite à ce jeune diocèse de Kankan. 

En tant que missionnaire spiritain, je suis particulièrement sensible à cet appel de collecte solidaire mondiale en faveur de la Guinée. Cela s’explique par le lien de « filiation missionnaire » qui me lie à ces anciens qui ont annoncé l’Evangile à ce peuple guinéen et ont posé les fondations de cette Eglise.  Chaque Eglise dans l’hémisphère sud est riche de ses solidarités, celles qu’elle arrive à générer localement. Mais leurs ressources sont souvent maigres et très limitées. La collecte du Dimanche de la Mission universelle est un secours, un soutien non négligeable pour ces Eglises locales. Les soutenir, c’est garantir la continuité de l’action pastorale et sociale qui bénéficie aux enfants, jeunes et adultes dans des contextes difficiles.  

Certes les effets économiques induits par la pandémie auront un impact mondial. Ici comme ailleurs, les sollicitations sont accrues mais les ressources ne suivent pas… Toutefois, l’Eglise ne nourrit jamais de pessimisme lorsqu’il s’agit de compter sur nous. Car elle sait toujours que quoi qu’il arrive et nonobstant la situation de détresse, notre élan de solidarité et de générosité se montre souvent plus résilient qu’on ne le croit !

Un auteur, un livre: Michel Maxime Egger, «Se libérer du consumérisme»

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP La Seymaz et UP Champel / Eaux-Vives, Saint-Paul / Saint-Dominique (GE), octobre 2020

Photo: DR

6 octobre, 17h. Jusqu’à la fin de l’année 2020, les rencontres se poursuivent sur Zoom. Pour participer à cette visio-conférence, vous pouvez vous inscrire auprès de Marie Cénec (mcenec@protestant.ch). Si vous faites partie du mailing d’« un auteur un livre », le lien vous sera envoyé automatiquement le jour précédant la rencontre.

Le consumérisme est si omniprésent qu’il est devenu normal, quasi invisible. Aujourd’hui, l’enjeu ne consiste pas uniquement à apporter des correctifs au système, à réguler, réparer et réduire les impacts, mais à effectuer un véritable changement de paradigme. Un choix radical entre l’effondrement et la métamorphose. Pour cela, une transformation doit se produire dans la conscience et le cœur de chacun. A travers l’exploration de trois questions essentielles où se joue notre passion de la consommation, notre obsession de la croissance : qui suis-je ? quel est mon désir ? de quoi ai-je peur ?

Ce sont ces dimensions intérieures – à la fois individuelles et collectives – de la transition écologique et sociale que l’auteur déploie au carrefour de la sociologie, de la psychologie, de l’écopsychologie et des traditions de sagesse.

« Se libérer du consumérisme » (Jouvence, 2020).

La rentrée de toutes les rentrées

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP La Seymaz et UP Champel / Eaux-Vives, Saint-Paul / Saint-Dominique (GE), octobre 2020

Par Anne-Marie Colandrea | Images: Fano

Combien de reports ont été programmés depuis ce drôle de printemps 2020… Combien de prudences demeurent en raison des mesures sanitaires… Ainsi, toutes les invitations pastorales ont été – et le sont encore pour certaines – suspendues, reportées, voire annulées.  La reprise
Il est une mission au cœur de cette vie paroissiale, et au fil des temps liturgiques, qui nous guide sans cesse à témoigner de l’Espérance qui nous anime : la catéchèse. Ainsi, cette rentrée de septembre 2020 se présente avec de multiples étapes pour les enfants, les jeunes et leurs familles.

Nos paroisses proposent une première reprise de la catéchèse telle qu’interrompue en mars dernier pour les enfants et leurs parents qui se préparaient à la rencontre de la miséricorde du Christ et du don de sa joie dans les sacrements de la réconciliation et de l’eucharistie. Le dévouement et l’enthousiasme des catéchistes ont ainsi permis d’envisager cette reprise. Nous avons retrouvé les enfants, grandis, mûris même, avec les yeux pétillants et un intérêt intact : comme une conscience qu’ils reprenaient le cours d’une étape qui comptera dans leur cheminement de baptisés. La rentrée de la nouvelle année se fera après les vacances d’octobre, dès le mardi 27 à Sainte-Thérèse. Les inscriptions sont en cours.  

L’évangélisation
Comment s’inscrit notre catéchèse ? Certes au sein du diocèse et en dialogue avec les centres de catéchèse de nos cantons. Au niveau « universel », en toute discrétion médiatique – hors presse spécialisée – le 25 juin dernier fut présenté le nouveau directoire pour la catéchèse depuis la salle de presse du Vatican. Il s’inscrit dans un travail, commencé sous Benoît XVI, de nouvelle évangélisation. Là demeure la première nouveauté : la catéchèse s’inscrit désormais dans l’évangélisation. 

Face aux défis contemporains et en particulier de la culture numérique et de la mondialisation de la culture, le pape François, qui a approuvé ce document, a mis l’accent sur le caractère missionnaire de la catéchèse. 

Trois principes de bases sont évoqués comme des lieux de transmission de la foi : le témoignage comme attraction et non prosélytisme ; la miséricorde en tant que crédibilité de la foi ; et le dialogue libre qui contribue à la paix. 

Parmi les lieux renouvelés
La famille peut se présenter comme un défi pour la communauté qui l’accompagne : être à l’écoute et compréhension de la réalité des situation familiales, veiller à redonner confiance et espoir à tous. 

Les nouvelles couleurs de la catéchèse : l’inclusion, l’acceptation et la reconnaissance en tenant compte de situations spécifiques auprès des personnes handicapées, regardées comme témoins des vérités essentielles de la vie humaine, et à accueillir comme un grand cadeau ; auprès des migrants pour leur redonner confiance avec solidarité, le déracinement et l’isolement pouvant blesser leur foi ; auprès des prisons vues comme authentiques terres de mission. Le dialogue et l’écoute se conjuguent également dans l’accueil œcuménique et interreligieux en favorisant la connaissance et la rencontre. 

Les accents contemporains soulignent le défi du numérique qui change le langage et la hiérarchie des valeurs avec la culture de l’instantané et rend incapable de distinguer la vérité et la qualité dans une marée d’informations brutes. Les jeunes doivent être accompagnés dans leur recherche de liberté intérieure en leur offrant des expériences de foi authentique, en leur fournissant des clefs d’interprétations pour les thèmes forts qui les animent comme l’affectivité, la justice et la paix. 

Le tofu des moines vietnamiens d’Orsonnens (FR)

 

Par Pascal Ortelli
Au cœur de la Glâne fribourgeoise se loge un monastère pas comme les autres. A Orsonnens, des moines vietnamiens fabriquent depuis plus de 20 ans du tofu maison. Figures incontournables du marché monastique de Saint-Maurice où ils tiennent un stand de restauration asiatique fort apprécié, l’occasion nous est donnée de faire plus ample connaissance avec cette communauté dynamique au détour d’un produit qui, en Suisse, a le vent en poupe.

Quand la demande dépasse l’offre
Le tofu, ou fromage de soja, est issu du caillage du lait de soja et du pressage des grumeaux obtenus, suite à l’adjonction d’un agent coagulant. «Les graines proviennent de cultures biologiques suisses», précise le Père Ambroise. Auparavant les moines les importaient de Thaïlande et du Canada. Grâce à l’augmentation de la production locale dépassant la barre des 6000 tonnes par an (contre 4000 en 2015), les dix tonnes qu’ils utilisent pour leur production annuelle de tofu proviennent exclusivement de cultures valaisannes et vaudoises.

Leur tofu se vend très bien et les moines n’auraient pas de peine à écouler une production encore plus importante. Cependant, comme le précise le Père Jean-Baptiste au journal télévisé du 4 février 2019, «nous travaillons à la mesure de notre capacité et nous devons limiter les commandes à cause de notre équilibre de vie», rythmé par autant de temps de prière que de travail. Ora et labora reste le maître mot de la Règle de saint Benoît qui préconise 8h de travail, 8h de prière et 8h de repos et autres activités liées au métabolisme.

Une communauté bien intégrée
Prieuré fondé en 1979 et rattaché au sein de l’ordre cistercien à la congrégation vietnamienne de la Sainte-Famille, le monastère Notre-Dame de Fatima compte près de 20 moines vietnamiens, la plupart suisses d’adoption. En plus de la fabrication du tofu, ils s’occupent d’une hôtellerie d’une cinquantaine de places ainsi que d’un atelier d’imprimerie et de reliure.

Les prêtres de cette jeune communauté monastique bien implantée dans la région d’Orsonnens, célèbrent volontiers des messes dans les paroisses environnantes, à la demande des curés.

Antenne solidaire et coronavirus: 200 demandes d’aide dans le Grand-Fribourg

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, Unités pastorales du Grand-Fribourg (FR), septembre-octobre 2020

Par Jean-Marie Monnerat | Photo: Youtube, 2020

« Nous avons été à l’essentiel : impossible de se perdre dans les détails » résume Rachel Meyer-Bovet, présidente du Conseil de gestion du décanat qui regroupe les paroisses du Grand-Fribourg. En trois mois, les paroisses ont répondu à plus de 200 demandes d’aide de toutes natures. 

C’est au mois de mars, au début de la propagation du coronavirus que s’est posée la question de la forme de solidarité que pourraient apporter les paroisses. Le moyen a été un numéro de téléphone qui, via les réseaux sociaux comme Whats­­App ou Facebook, permettait de créer un lien entre les personnes. En outre, un site internet relatant les activités du décanat a été créé et un bulletin hebdomadaire distribué. L’Antenne solidaire a déployé ses effets du 21 mars au 24 mai.

Pour faire connaître ce nouvel outil de communication, un flyer a été créé et distribué à tous les ménages de l’agglomération. Au total, 32’950 flyers ont été reçus par les habitants et plus de 3’000 ont été mis à disposition du public dans les églises. Le coût de ce flyer s’est élevé à environ 7’000 francs. 

Ce sont les agents pastoraux et des bénévoles qui ont répondu à quelque 200 de­­mandes. Un tiers concernait des aides matérielles, comme des vêtements ou de l’argent. Mais également un coup de main pour faire des courses. Les deux autres tiers des demandes s’inscrivaient davantage dans une optique pastorale avec beaucoup de questions sur les sacrements: la communion, la confirmation, le sacrement des malades, le baptême, le mariage ou les funérailles. D’autres demandes étaient plus prosaïques, comme les informations sur la Semaine sainte, l’ouverture ou non des églises, ou encore l’Action de Carême. Enfin, l’Antenne solidaire a permis de créer ou de consolider des liens entre paroissiens : bon nombre ont utilisé ce moyen de communication pour prendre des nouvelles ou simplement dire merci.

Les messes enregistrées dans l’église de Givisiez ont été diffusées par ce canal, tout comme des prières.

« Nous avons travaillé paisiblement dans l’urgence » poursuit Rachel Meyer-Bovet. Et maintenant ? Ces moyens de communication ont été mis sur pause estivale avant de diffuser à nouveau de précieuses informations sur les paroisses du décanat et des prières pour rester en communion. « Beaucoup de travail administratif avait été mis en pause et doit être rattrapé. Mais nous devons apprendre à ralentir pour aller plus vite » conclut Rachel Meyer-Bovet.

Entre nouveautés et incertitudes!

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur pastoral des Coteaux du Soleil (VS), septembre 2020

Par Laetitia Willommet

L’année pastorale 2020-2021 nous amène son lot de nouveautés : deux prêtres et un agent pastoral nous rejoignent, l’équipe pastorale est renouvelée et une responsable du secteur a été nommée.

Cette rentrée va aussi de pair avec des incertitudes : à l’heure de mettre sous presse, nous ne savons pas encore comment vont se dérouler les célébrations des sacrements. Les mesures prises pour les messes sont toujours en vigueur et nos paroissiens prient éloignés les uns des autres, un sourire remplace le geste de paix, la communion se fait en silence. A quand le retour aux bancs pleins, aux poignées de main amicales du geste de la paix, aux discussions et apéros sur le parvis ?

Un grand nombre de questions se posent aux équipes paroissiales : faut-il réduire le nombre de membres des groupes paroissiaux ? Faire plus de messes à l’occasion des sacrements ? Comment célébrer les funérailles pour aider au dernier au revoir ? Et les célébrations de mariages ? Comment réunir les familles pour ces moments importants de la vie ?

Au-delà de ces soucis, je vous invite à vous laisser entraîner par la joie des abbés Janvier et Wenceslas et de Christophe à découvrir nos communautés, par le dynamisme des animateurs et des catéchistes, par la présence bienveillante des abbés Pierre-Yves et Léonidas. Partagez l’élan des futurs communiants qui attendent avec impatience leur jour de fête.

Tous ensemble nous sommes appelés à vivre et à manifester l’espérance du Christ au cœur de nos vie dans les jours de joie et dans les jours de chagrin. Découvrez dans cette édition comment nos communautés y parviennent.

Jeux, jeunes et humour – septembre 2020

Par Marie-Claude Follonier[thb_image image= »5065″ img_link= »url:/wp-content/uploads/2020/08/Jeux_sept2020. »]

Question d’enfant

Pourquoi Jésus a dû mourir sur une croix pour nous sauver ?

La croix était un instrument de torture utilisé par les Romains pour les grands criminels. Jésus qui n’avait commis aucun méfait a accepté de se laisser faussement condamner et de mourir de cette mort violente pour ne pas nous laisser seuls dans les pires souffrances. Sa vie humaine donnée par amour nous permet de recevoir sa vie divine pour donner à notre tour aux autres le meilleur de nous-même.

Par Pascal Ortelli

Humour

A Vernayaz où il y a deux organistes, le curé arrive à la sacristie, l’air soucieux.

Il interpelle le sacristain :
– « L’organiste n’est pas encore arrivée ? Au fait, qui joue aujourd’hui ? »

Un servant de messe ayant entendu la question intervient avec un aplomb magnifique :
– « Young Boys contre Saint-Gall ! »

Par Calixte Dubosson

Notre nouveau curé modérateur

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP Jura (GE), septembre 2020

Texte et photo par l’abbé Joseph Hoi, votre futur curé

Bonjour chères paroissiennes et chers paroissiens de l’UP Jura. 

Dans quelques semaines, j’aurai le bonheur de rejoindre l’équipe pastorale de votre UP et, par ces quelques lignes, je voudrais me présenter brièvement à vous.

Je m’appelle Joseph Hoi (très exactement : Joseph Nguyen Van Hoi) et je suis né le 1er juillet 1973. 

Originaire du Vietnam où j’ai passé ma jeunesse, j’ai grandi dans une famille catholique animée d’une profonde foi en Jésus Christ, pratiquante et très engagée dans la communauté locale. 

Durant mon enfance et mon adolescence, plusieurs prêtres m’ont impressionné par leur témoignage de vie au service de l’Evangile. C’est ainsi que, très tôt, le désir de suivre leur exemple est né en moi. 

Après ma venue à Fribourg en janvier 1999, grâce à une bourse octroyée par l’Œuvre Saint-Justin, j’ai hésité à répondre à cette vocation et à suivre une autre voie mais l’appel de Dieu me poursuivait jour et nuit. Le Seigneur m’a séduit et Il m’a eu.

C’est ainsi qu’après mes années de théologie à l’université de Fribourg et de formation à notre séminaire diocésain, j’ai été ordonné prêtre, le 18 juin 2006. J’ai commencé à exercer mon ministère sacerdotal dans l’UP Notre-Dame de Fribourg où je suis resté jusqu’à l’été 2013 avant de poursuivre mon activité pastorale dans le canton de Vaud, en qualité de curé in solidum dans l’UP Prilly-Prélaz. 

Ce début d’été 2020 me réservait une surprise de taille : ma nomination de curé dans l’UP Jura. A partir du 1er septembre prochain, j’aurai donc la joie de vous rencontrer et d’apprendre à vous connaître pour effectuer un bout de chemin de vie et de foi à vos côtés. 

D’un naturel assez timide, j’aurai cependant toujours une oreille attentive à vos demandes et à vos besoins. Je suis décidé à servir de mon mieux et de tout mon cœur ma nouvelle communauté ecclésiale genevoise. Je n’ai pas de « famille de sang » en Suisse mais j’y ai toujours été accueilli comme à la maison et je suis sûr de trouver chez vous un nouveau chez-moi chaleureux.  

Je me réjouis de vous rejoindre bientôt et je souhaite à chacune et à chacun d’entre vous un très bel été.

En union de prière avec vous.

Quoi de neuf au Conseil pastoral?

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP Nyon-Founex (VD), septembre-octobre 2020

Par Brigitte Besset | Photo: DR

Chaque Unité pastorale (UP) du diocèse compte un Conseil de l’Unité pastorale (CUP), aussi appelé Conseil pastoral. Il s’agit d’un groupe de réflexion de composition variée qui suggère des idées ou des projets à l’Equipe pastorale. Cet organe phare réfléchit de manière concrète aux aspirations des paroissiens et tend à favoriser l’action pastorale. Voici un aperçu de la dernière séance de notre CUP qui a eu lieu le 30 juin.Cette nouvelle séance du CUP, juste après le confinement, a permis de relire cet évènement et d’en tirer des enseignements pour la vie dans nos communautés et en Eglise. Par exemple, l’action solidarité qui s’est développée durant cette période est à poursuivre, la précarité risquant de durer.

Que garder d’autre de cette période sans messes ni vie de communauté ? Nous avons entrepris de mieux connaître les paroissiens, chercher et trouver les personnes en difficulté, aller vers elles, développer la solidarité, étendre le mandat des auxiliaires de l’eucharistie afin qu’ils puissent aller porter la communion à des paroissiens isolés, etc. Autant de comportements à adopter de manière définitive. Nous sortons plus riches de cette épreuve. D’autres sujets ont été abordés lors de cette séance. Les voici résumés (ci-dessous).

Envoi en pastorale

Célébrer tous ensemble et de manière festive le début de l’année pastorale à l’abbaye de Bonmont était devenu une belle habitude ! Cela fait dix ans que cette idée a germé et pris forme. L’objectif de départ était de réunir les fidèles des paroisses de Nyon et de Founex nouvellement regroupées en UP. Se retrouver tous dans un lieu neutre, et de surcroît dans un lieu historique, une abbaye, était un cadeau.

Cette année, l’abbaye de Bonmont est fermée jusqu’à fin décembre en raison de la pandémie. Un groupe de travail s’est dès lors interrogé sur l’annulation de la traditionnelle messe d’envoi, ou bien sur une autre formule pour cette année si spéciale. Le constat qui en ressort est flagrant: cette fête est à poursuivre, car elle est appréciée par chaque communauté et elle joue un rôle important pour lancer la nouvelle année pastorale.

Une nouvelle idée est retenue et un projet est donc présenté par Esther Bürki lors de la séance. Il s’agit de célébrer une messe à Notre-Dame de Nyon en présence d’un représentant de chaque communauté, conseil, missions, etc., de la filmer et de la diffuser en direct dans les communautés rassemblées pour l’occasion dans leurs églises respectives. Tous les paroissiens pourraient ainsi se rassembler en union avec ceux de l’UP, et terminer par un apéritif convivial dans chaque lieu. Cette proposition a été faite en lien avec les conditions sanitaires actuelles. La date retenue est celle du dimanche 6 septembre à 10h30 dans chaque lieu de culte de l’UP.

Nouvelle année pastorale

Les horaires des messes de Noël, la poursuite des messes UP, les messes interculturelles et la messe des peuples seront à l’ordre du jour de la prochaine séance du CUP, le 24 septembre. L’horaire actuel des messes dans l’UP, conçu en fonction des instructions de la Confédération, de la Corporation ecclésiastique catholique (CEC), du diocèse et du vicariat épiscopal, reste valable jusqu’au 20 décembre.

Projet pastoral 2020-2021

Les membres du CUP ont accueilli avec reconnaissance la réflexion menée par l’Equipe pastorale et les projets pour la nouvelle année pastorale. Marie-Agnès de Matteo a résumé cette réflexion, qui propose une découverte de la présence de Dieu par d’autres biais que l’eucharistie en la goûtant à travers l’oraison, la musique et le silence, la peinture et les psaumes, l’humour et le repas. Des soirées thématiques seront proposées d’octobre 2020 à juin 2021 (voir page 3). Et un nouveau parcours Alphalive sera offert aux paroissiens de l’UP d’octobre 2020 à mars 2021.

Passage de témoin

René Perruchoud (président d’ASOLAC) et Françoise Gariazzo (agente pastorale du département de la solidarité pour la région de La Côte) font à présent partie du CUP. C’est un pas en avant pour une collaboration qui permettra des actions au sein de l’UP. Elle verra vraisemblablement l’ouverture d’un lieu d’accueil à la Colombière.

Les membres du CUP ont remercié chaleureusement Françoise Belmont, membre du bureau, qui a mis un terme à son mandat. Le poste est vacant pour cette rentrée. Merci, Françoise, pour ta disponibilité pour la vie de l’UP, ton investissement et ta générosité. Tous nos vœux et au plaisir de te retrouver lors d’un évènement dans la paroisse.

Réforme!

Par Thierry Schelling
Photo: CiricSi en paroisses, les changements amènent chamboulement, rancœur voire pire, au niveau de l’Eglise universelle, c’est pareil : Papa Francesco a certainement mis le point final 1 à la constitution apostolique Praedicate Evangelium qui, sept ans auparavant, avait été annoncée comme tâche principale du groupe de travail de cardinaux autour du nouvel élu. Et les adversaires ont été sournoisement présents pendant tout ce temps.

Opposition
Certes, la liberté de leur pensée et de leurs échanges est un droit dont tout le personnel de la Curie romaine peut se targuer. Néanmoins, ces femmes (eh oui, il y en a de plus en plus) et ces hommes prêtent le serment de servir le Pontife romain dans sa tâche de Pasteur universel d’une Eglise multinationale et interculturelle – le kaléidoscope de leurs provenances en témoigne d’ailleurs.

Il y a donc aussi une pluralité d’opinions, et d’aucuns – Viganò, Müller, Burke… pour ne citer que les plus bruyants – ont exprimé leur opposition aux changements, petits et grands, que François aura entérinés après une large et patiente consultation entre la base et la Curie, et un passage au crible de ses sept conseillers. « On me change l’Eglise », entend-on dire…

Se concentrer sur l’essentiel
L’évangélisation est désormais ramenée sur le devant de l’Eglise, et non plus la défense d’une doctrine ; la modestie et le sens du « service temporaire » sont les qualités requises de ses acteurs et actrices, non plus le carriérisme et l’arrivisme ; améliorer les moyens pour toujours mieux atteindre le but : évangéliser par attraction (parfois capillaire) et non pas prosélytisme… Révolution copernicienne qui actualise une fois de plus la vision d’un Jean XXIII : In necesariis, unitas, in dubiis, libertas, in omnibus, caritas…

1 En raison de la pandémie, sa publication a été retardée à la deuxième moitié de l’année 2020, très probablement.

Qui est donc le Jésus de l’évangéliste Matthieu?

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteur pastoral de Martigny (VS), septembre 2020

Par Françoise Besson | Photo: DR

Au début de cette année liturgique, j’ai lu l’évangile de Matthieu de bout en bout, de la généalogie à la dernière apparition. J’ai trouvé le «Jésus de Matthieu» irascible et même, pas du tout sympathique! La lecture d’un ouvrage de Colette et Jean-Paul Deremble «Jésus selon Matthieu – héritages et rupture» 1 m’a aidée à mieux comprendre ce texte et à faire un peu connaissance avec l’évangéliste.Matthieu et son auditoire
Matthieu est un juif érudit qui connaît parfaitement la rhétorique grecque, donc il n’est vraisemblablement pas l’humble collecteur d’impôt de Caphernaüm. Son évangile a été écrit, de l’avis des historiens, entre 75 et 90, soit après la destruction de Jérusalem par l’armée romaine en 70. Après cette guerre, de nombreux juifs, et parmi eux les partisans de Jésus, fuient la Ville Sainte. (15) 2 

Matthieu s’adresse à une communauté croyante, d’hommes et de femmes issus du judaïsme. « Il veille à leur expliquer en quoi la nouvelle mouvance se situe dans la continuité de leur passé mais en même temps, s’en distingue radicalement. » C’est un exercice périlleux, précisent les auteurs, et Matthieu est déterminé à montrer que Jésus est le seul héritier du courant spirituel qui structure le peuple juif. (20) 

La culture juive
Le texte de Matthieu est imprégné de sa culture judaïque. Ainsi, dans les deux premiers chapitres, Jésus est « animé, comme Adam, du souffle divin, appelé, comme Abraham à quitter sa parenté, descendu, comme Joseph, dans l’enfermement symbolique qu’est l’Egypte ; il a traversé la mort comme Moïse, a été libéré de cet enfermement comme le peuple hébreu. (75) » De multiples manières, Matthieu ancre le personnage de Jésus dans la continuité de l’Histoire juive, et cela ne va pas de soi, pour nous les lecteurs d’aujourd’hui, de comprendre ce que l’évangéliste voulait dire à son auditoire. 

La rupture
Les propos ou épisodes soulignant la rupture entre juifs et chrétiens sont bien présents. Par exemple, au verset 30 du chapitre 19 : « Beaucoup de premiers seront derniers, beaucoup de derniers seront premiers », les chrétiens ont pris le pas sur les juifs… (267) Le propos de la parabole dite des « ouvriers de la onzième heure » (Mt 20, 1-16) va dans le même sens : « Dieu est libre de donner aux païens autant qu’il a donné dans le passé au peuple élu. » (268) Il n’agit pas selon la logique rétributive qui prévaut dans toute la tradition biblique ancienne. Le Dieu de Jésus-Christ, c’est le Dieu de l’amour, et pour le suivre, il nous est proposé d’aimer comme lui, « non pas en fonction de la qualité des personnes, mais gratuitement » (268).

La violence du propos
Les termes les plus durs  utilisés par Matthieu ne se retrouvent pas dans les écrits de Marc et de Luc 3. Par exemple, le passage de la guérison du serviteur du centurion est commun aux trois évangélistes. Matthieu est le seul à émettre une condamnation très dure excluant les fils du royaume (les juifs fidèles à la tradition) dans le lieu des pleurs et des grincements de dents (Mt 8, 12). L’insistance sur un jugement impitoyable relève de l’apport de la communauté matthéenne, nous disent les auteurs, la condamnation que Matthieu met dans la bouche de Jésus est la marque de ces hostilités intercommunautaires, postérieures à la mort du maître. (155). 

Mais plus largement
Matthieu est aussi celui qui nous a transmis un jugement dernier pareil à nul autre dans le fameux chapitre 25, versets 31 à 46. Je laisse la parole aux auteurs qui commentent si bien ce passage : « … Si d’autres cultures ont pris la défense des démunis, la révolution est, d’une part, de comprendre qu’ignorer le petit c’est ignorer Dieu, d’autre part, de mettre dans le geste de compassion le seul et unique critère de la rencontre décisive avec Dieu. Ce n’est pas le fait d’être chrétien qui sauve, c’est l’acte d’amour désintéressé. » (323) 

Dans cet évangile, il y a donc des propos violents et malsonnants qui paraissent en contradiction avec le message même du Christ. Ces propos ont été tenus dans un contexte précis, dans une intention bien particulière. Mais il y a aussi ce programme, toujours nouveau, exigeant, de l’amour inconditionnel, du pardon, du Royaume à faire grandir… 

1 Jésus selon Matthieu, Colette et Jean-Paul Deremble, éditions Lethielleux, Paris, 2017
2 Entre parenthèse, nous indiquons le numéro de la page du livre où se trouve la citation ou l’idée clé.
3 Voir par exemple la parabole de « la paille et de la poutre », Mt 7, 1-6. Le verset 6 est propre à Matthieu

Dynamique et engagé

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP Nyon-Founex (VD), septembre-octobre 2020

Par Audrey Boussat | Photos: DR

Voilà un an que nous avons accueilli le nouveau curé de notre Unité pastorale (UP), Jean-Claude Dunand. L’occasion de lui poser quelques questions sur lui et sur son acclimatation parmi nous.Comment vous décririez-vous en quel­­ques mots ?
Jean-Claude Dunand : Un être organisé, perfectionniste, fonceur, quelque peu sensible, un peu irritable, appréciant la table, aimant la marche.

Comment est née votre vocation ?
Je me souviens de mes débuts comme servant de messe. Je me disais qu’un jour je serais derrière l’autel comme le curé qui portait alors une belle chasuble verte. Un deuxième événement fut de me retrouver seul dans une chapelle avec une bougie allumée sur l’autel après une veillée de prière.

Quel est l’aspect de votre vocation qui vous plaît le plus ?
Il y en a deux : être avec la communauté pour célébrer l’eucharistie, les étapes de la vie de foi, mais aussi organiser des événements. 

Qu’est-ce qui vous inspire ?
Des versets bibliques : « Vous êtes le sel de la terre… Vous êtes la lumière du monde… » (Mt 5, 13-14) ; « Vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire, c’est le Christ Jésus lui-même… vous êtes, vous aussi, les éléments d’une même construction pour devenir une demeure de Dieu par l’Esprit Saint » (Ephésiens 2, 20-22) ; « Dieu, personne ne l’a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous et, en nous, son amour atteint la perfection » (1 Jn 4, 12).

Ce que nous sommes : Dieu nous a créés avec cinq sens ; essayons d’en vivre davantage dans notre vie de tous les jours et de les mettre à contribution pour approfondir notre foi et faire vivre l’Eglise.

Quelles causes vous tiennent particulièrement à cœur ?
Une expérience personnelle m’a permis découvrir le diocèse de Matadi, dans le Bas-Congo. Actuellement, l’Association Kimpangi, composée de jeunes qui ont séjourné là-bas, et moi-même, soutient des projets sur place. C’est une expérience concrète de l’Eglise universelle et d’entraide. 

Qu’aimez-vous faire pour vous détendre ?
Voir des amis ; faire la cuisine ; écouter de la musique classique ; m’occuper de plantes, surtout aromatiques. J’ai même eu un grand jardin autrefois.

Comment vous êtes-vous acclimaté dans notre UP ?
Relativement bien. La crise sanitaire a demandé et demande encore à chacun de vivre la pastorale autrement. Nous devrons encore envisager bien des réflexions et proposer d’autres pistes pour faire Eglise, vivre la communion dans toutes ses dimensions (eucharistique, communautaire, …). 

Quelles sont, selon vous, les particularités et les forces de notre UP ?
Elle est riche de sa multiculturalité. Il y a un sens de l’Eglise universelle à développer pour nous enrichir et rendre l’Eglise sur ce coin de terre plus vivante. Trouvons des synergies pour réaliser cela ! 

Quels sont les défis auxquels vous avez dû faire face cette année et comment vous y êtes-vous attelé ?
Le premier fut de découvrir le fonctionnement, les richesses et les personnes engagées de l’UP. Le deuxième, le coronavirus. 

Comment se déroulent vos journées ?
Elles sont variées. Elles commencent toujours par un temps personnel de prière et de lecture. Puis se succèdent les rendez-vous (conseils, entretiens personnels), la préparation des célébrations et de différentes animations, les dossiers administratifs. 

Chaque matin, dans la mesure du possible, je vais dire bonjour à celles et ceux qui travaillent dans les bureaux de la Colombière et je prends le café avec eux à 10h. 

Qu’est-ce que vous aimeriez apporter à notre UP ?
En premier lieu, il est important de cheminer avec ce qui existe. J’aimerais que l’ensemble de l’UP puisse mieux fonctionner ensemble et voir comment les quatre axes de l’Eglise (annonce, charité, liturgie et communion) pourraient être mieux connus, surtout celui qui nous engage envers les plus faibles. Mieux vivre l’Eglise dans toutes ses dimensions donne du souffle et de l’harmonie aux communautés.

Enfin, nous devons mieux travailler avec les moyens techniques de notre époque, surtout dans le domaine de la communication.

Quelles sont vos envies pour les années à venir ?
Il y a certainement beaucoup de baptisés compétents dans bien des domaines dans notre UP. Comment les appeler ?  

Quel est votre meilleur souvenir en tant que curé de l’UP Nyon-Terre Sainte ?
C’est d’avoir été stimulé par une paroissienne que je ne connaissais pas encore pour nous lancer dans la retransmission de messes sur YouTube. Beaucoup de bénévoles se sont également mobilisés pour vivre cette expérience et donner une réalité de communion et de prière à l’UP pendant le semi-confinement.

Une anecdote amusante à partager depuis que vous faites partie de l’UP ?
Ce n’est pas un souvenir amusant mais plutôt agréable : les rencontres avec les confrères, les agents pastoraux, des bénévoles, des paroissiennes et des paroissiens sous le tilleul de la cour… parfois autour d’un bon verre de vin !

Quand il est aux fourneaux, notre curé se révèle un cuisinier hors pair.

Tout fout le camp…

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, paroisse catholique de langue française de Berne, septembre 2020

Par l’abbé Christian Schaller | Photo: www.bernalopez.org 

Dessin de Berna Lopez, 2020.

Inopinément et inéluctablement, nous sommes face à des bouleversements qui nous laissent pantois. Les changements climatiques interpellent notre agir envers la création. Les précautions dues à la pandémie mettent à mal bien des valeurs communautaires : distanciation, gestes barrières, confinement, port du masque, mise en quarantaine. Les interpellations politiques portent leur questionnement à savoir s’il faut garder le « C » dans le nom d’un parti. Les interrogations se posent quant à la transformation en mosquée de l’ancienne basilique Sainte-Sophie d’Istanbul. La recrudescence de la malnutrition renvoie à plus tard le rêve d’un monde sans famine. Et l’augmentation des dépenses mondiales pour l’armement militaire qui n’augure rien de pacifique.

Toutes ces transformations sont source d’inquiétude, donnent le sentiment de perdre le contrôle, nous rendent vulnérables et alimentent nos fantaisies parfois morbides. Le manque de repères nous laisse dans le désarroi. Cependant, croire en Jésus Christ, signifie mettre notre confiance et notre espérance en Lui. Aujourd’hui encore, il nous dit : « N’ayez pas peur ! » En rendant témoignage de cette espérance qui nous habite, nous pourrons contribuer à un renouvellement de la société dans laquelle nous vivons. Ce changement commence par et en chacun de nous. En paraphrasant Pagnol dans Topaze, nous pouvons affirmer que le monde utilise l’expression « foutre le camp », mais que tout baptisé, conscient de sa mission, « prend congé » de ses vieilles habitudes. Toute métamorphose intérieure, aussi petite soit-elle, sera une victoire pour un monde meilleur.

Hozana.org… que la prière règne!

Par Chantal Salamin
Photos: DR
Hozana, c’est le réseau social de prière… plus de 480’000 priants à ce jour et cela ne cesse d’augmenter. C’est le seul réseau sur internet qui ne connaît pas de coupure de connexion ! Mais pourquoi un réseau de prière ? Comment ça marche ? Et pour quel résultat ?

Pour s’encourager à prier, car c’est vital !
C’est Jésus qui nous le dit à travers l’évangéliste Jean (15, 4) : « Demeurez en moi, je demeurerai en vous. » Ni plus ni moins, la prière, c’est le sang nécessaire à notre vie en Dieu, dans un vrai cœur à cœur avec notre Père. Un immense cadeau exigeant au cœur de notre vie de chrétien-ne qui se reçoit dans le don gratuit de notre temps, bien avant la demande de grâces.

L’association Hozana s’est donné pour mission de nous encourager dans la prière en créant du contenu et en regroupant les priants en communautés, répondant ainsi à l’appel du pape François : « Dieu vous aime, n’ayez pas peur de l’aimer en retour ! Qu’est-ce que vous attendez pour prier ? »

Ces laïcs à la base de cette initiative nous donnent quelques conseils pour prier : prier, ce n’est pas penser à Dieu, mais reposer notre cœur en lui ; il ne s’agit pas de faire sa prière comme on ferait un devoir, mais d’accueillir ce don.

Mais comment ça marche ?
Concrètement, à travers cette application, Hozana nous invite à :

1. Rejoindre des communautés de prière que ce soit autour de l’évangile, de neuvaines, de saints, de la miséricorde, de la famille, etc.

2. Prier avec les publications écrites par des communautés animatrices rassemblées dans le coin prière ou envoyées par mail.

3. Inviter nos amis à rejoindre une communauté, à découvrir Hozana et les aider à prier.

Prier, c’est se rencontrer en communion de frères et sœurs !
Une rencontre qui consiste à croire en faisant confiance en un Dieu bien plus grand que ce que notre intelligence peut comprendre, à espérer dans l’attente qui s’enracine dans le credo « Seigneur, je crois en tes promesses, tu me donneras beaucoup » et enfin à aimer dans un échange de communion entre frères et sœurs en relation avec leur Père.

Version pour Android


Le site: hozana.org

Version pour Iphone

Le site: hozana.org

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