Jeux, jeunes et humour – janvier 2025

Par Marie-Claude Follonier

Mot de la Bible

Une arche de Noé
Espace protecteur offrant le salut

Dieu, las des générations meurtrières et mauvaises qui vivent dans sa Création et sont incapables de faire le bien, décide de recouvrir la terre par des pluies diluviennes. Dieu demande alors à Noé de construire une arche afin d’y sauvegarder un couple de chaque espèce animale. Noé s’exécute et fait monter dans l’arche sa famille ainsi que chaque espèce animale afin de repeupler la nouvelle terre après le déluge (Genèse chapitre 6). L’arche de Noé a permis à toute la création d’être sauvée.

Par Véronique Benz

Humour

C’était au temps des temples et des églises pleines ! Deux fidèles ayant abusé de la dive bouteille arrivent en retard au culte dominical. Ne trouvant pas de place dans la nef, ils montent à la tribune. Ils ne tardent pas à s’endormir profondément. Le culte fini, les fidèles sortent du temple. L’un de nos deux gaillards se réveille. Il constate que le temple est vide. Il tape sur l’épaule de son compagnon en lui disant : « Eh John, c’est vide ! » L’autre, à moitié endormi, se croyant encore au bistrot, lui répond sans réfléchir : « Eh bien, verse à boire ! »

Par Calixte Dubosson

A la reconquête de soi

La découverte d’un petit carnet vert entraîne Luc Zbinden dans une course haletante contre l’oubli. De New York à Berlin, en passant par Paris et Auschwitz, cette (en)quête le mène à réactualiser l’héritage que son grand-père lui a légué.

Par Myriam Bettens | Photos : Jean-Claude Gadmer

Sur quoi porte l’enquête de votre livre ? (ndlr. voir ci-dessous)
L’enquête a démarré complètement abruptement par la révélation d’une de mes tantes : « Sais-tu que ton grand-père a sauvé des Juifs pendant la guerre ? » Cette question a alors allumé une mèche en moi. Il fallait absolument que je découvre et reconstitue l’histoire de ce grand-père et des familles qu’il avait sauvées. Progressivement, ce récit est devenu celui d’un homme sur les traces de son passé, de son héritage, sur l’importance de la transmission et la manière dont sa propre histoire influence l’existence d’autres personnes. 

A vous lire, tout ce travail d’enquête a été orchestré par « un grand Architecte »… Quel était Son dessein pour vous ?
Certains l’appellent aussi Père… Ce grand Architecte nous met en route, car Il veut aussi nous ancrer dans une filiation. Combien de textes bibliques évoquent l’héritage et l’importance d’y entrer pleinement. Il m’a conduit à me lever de manière nouvelle en faveur des droits humains et contre l’antisémitisme. J’ai compris en faisant une sorte d’anamnèse que je portais en moi un intérêt, une passion… presque une osmose avec l’histoire unique de ce peuple.

Passion, osmose… Est-ce qu’à l’heure actuelle, le « philosémitisme » est encore audible ?
Difficilement, malheureusement. Il y a souvent amalgame entre politique de l’Etat d’Israël et soutien à l’histoire d’une culture et d’un peuple. Ce filtre fait que, lorsqu’on est face à des positions qui valorisent et honorent le monde juif, cela induit une compréhension partielle et partiale du philosémitisme perçu, de facto, comme défendant aveuglément une politique. J’ai une démarche de respect par rapport à un peuple qui nous a légué un héritage culturel, philosophique et religieux dans lequel je plonge mes racines. Le sujet de mon livre n’a pas de vocation politique.

Vous parliez de « se lever »… D’ailleurs, votre grand-père a été encouragé à faire de même à l’image du récit biblique d’Esther…
Esther a vraiment inspiré mon grand-père. Nous devons, en ce moment, être des Esther face à la montée de la haine, de l’antisémitisme et de la discrimination sous toutes ses formes. Cette reine nous appelle à nous lever avec courage et détermination. Je dirais en outre que choisir d’aimer un peuple, alors que tous les vents lui sont contraires, est aussi une manière d’adopter la posture d’Esther.

En même temps, votre grand-père n’a jamais reçu la reconnaissance qu’il méritait…
Mon grand-père est considéré par beaucoup comme un « Juste », sans jamais en avoir formellement reçu le titre. Il était un Juste de cœur, d’action et de parole. De plus, l’humilité était, chez lui, une vraie marque de fabrique. Il ne voulait pas de ce titre, car il considérait avoir « fait ce que tout le monde aurait dû faire ». C’était l’évidence d’un homme habité par sa foi et s’attendant à ce que les autres se lèvent de la même manière que lui.

Qu’est-ce qu’implique d’être un « Juste » aujourd’hui ?
Je crois qu’être Juste, c’est déjà faire preuve de solidarité courageuse. Aujourd’hui, c’est peut-être se lever à contre-courant d’une pensée globale, parfois faite de compromissions et d’amalgames.

Le livre d’une vie

Dans Un carnet vert, Luc Zbinden découvre fortuitement l’existence d’un journal qui le pousse sur les traces de son grand-père, pasteur dans les Cévennes. Celui-ci a sauvé des Juifs au péril de sa vie durant la Deuxième Guerre mondiale. L’auteur nous livre un récit haletant, presque cinématographique, dans lequel l’action discrète du grand-père nous amène à prendre part au destin croisé de plusieurs familles victimes de la Shoah. Une (en)quête sur la nécessité de transmettre un héritage familial et le besoin (vital ?) d’enraciner son identité.

Luc Zbinden, Un carnet vert : (En)quête d’origines, Editions Favre, 2024, 228 pages.

Bio express

Après des études en lettres, le Vaudois Luc Zbinden se dévoue à la passion d’une vie, l’enseignement : histoire, puis littératures anglaise et française. Sa rencontre avec Marion Arnstein Van Eck, survivante des camps de concentration, sera déterminante. Il intervient fréquemment comme conférencier pour partager son expérience.

La Parole et l’image

Agnèse Glichitch explique son art.

S’émerveiller du jeu des couleurs, cheminer avec humilité et patience sous le regard bienveillant du sujet représenté, travailler la matière inerte autant que la « pâte humaine » : la peinture d’icônes est un cheminement autant artistique que méditatif. Rencontre avec Agnès Glichitch, qui enseigne cet art sacré.

Par Myriam Bettens | Photos : Jean-Claude Gadmer

Quelle est la différence entre art sacré et art religieux ?
L’art sacré est un art vivant traditionnel, réglementé et essentiellement liturgique. C’est un langage avec une grammaire et une syntaxe. Quant à l’art religieux, il est beaucoup plus large : il suffit que le sujet soit religieux.

Existe-t-il des « codes » pour bien lire et comprendre une icône ?
Il ne faut pas trop chercher midi à quatorze heures ! Une icône n’est pas faite pour être décortiquée avec la tête, c’est une aide pour une mise en Présence. Il en va de même pour l’Evangile, on peut le décortiquer, mais son intérêt premier est de nous parler et de nous conduire à Dieu. Dans le monde orthodoxe, l’icône est du même ordre que la Parole, car le Christ est Parole et Image de Dieu.

On parle parfois « d’écrire » une icône…
En effet, car dans les langues où les icônes ont commencé à être peintes (ndlr. grec, russe), il n’existe qu’un terme pour dire « écrire, dessiner et peindre ». Etant donné qu’en français nous avons plusieurs termes, je considère qu’il y a là un peu de snobisme de dire « écrire » une icône. Et il y a aussi l’idée qu’« écrire » est supérieur à « peindre », cela déséquilibre l’égalité parfaite entre l’Ecriture et l’Icône.

Pourquoi le christianisme (hormis les courants protestants) est-il la seule religion du Livre à avoir gardé des images ?
C’est la seule religion dans laquelle Dieu s’est fait voir ! Il s’est fait homme et s’est donné à voir. Il y a là une caractéristique fondamentale du christianisme. Il est aussi intéressant de relever que le protestantisme s’est construit au moment où l’Eglise catholique a perdu le sens de l’icône, dans son acception spirituelle profonde. L’auréole en est un exemple éclairant. Elle symbolise la lumière qui émane de la personne, mais petit à petit elle devient un « plateau » au-dessus de la tête, indication de la sainteté, avant de souvent disparaître.

Sans être bénie, une icône est-elle une « icône » ?
La bénédiction des icônes est arrivée tardivement, autour du XVIe siècle. C’est aussi à ce moment-là que l’art de l’icône – et son sens profond – commence à décliner. A la base, pour que la peinture soit une icône, il faut une image et un nom. En d’autres termes, c’est le nom de la personne représentée qui fait l’icône. Mais la bénédiction peut être comprise comme une reconnaissance ecclésiale. Elle permet par exemple aux élèves de « recevoir » l’icône qu’ils ont peinte, autrement.

Infos supplémentaires : www.peintre-icones.fr

Bio express

Agnès Glichitch est iconographe et docteure en Histoire de l’Art.
Elle s’est initiée à l’art de l’icône en 1981 à Paris, auprès d’un iconographe d’origine russe. Elle donne des conférences sur cet art sacré, enseigne la peinture d’icônes et expose aussi ses œuvres dans différents lieux d’Europe.

Le langage de l’icône

La technique de l’icône se réalise par couches successives.

« Dans l’icône, il y a un langage qu’il faut respecter. On ne peut pas lui faire dire n’importe quoi. » Agnès Glichitch donne l’exemple de certaines représentations de la Sainte Famille sur lesquelles « on voit Jésus entre Marie et Joseph. Dans le langage iconographique, cela signifie que Jésus est le fils biologique de Marie et Joseph ». Elle nomme encore « la rencontre entre Anne et Joachim, où on les voit s’embrasser l’un l’autre. Ce qui traditionnellement signifie une relation charnelle entre les deux et donc la conception de Marie ». La technique de l’icône se réalise par couches successives, « les couleurs les plus foncées sont posées en premier, jusqu’aux plus claires ». Ces « lumières » donnent alors le relief à cet art pictural dans lequel la troisième dimension n’existe pas. Les couleurs sont composées de pigments naturels mélangés à du jaune d’œuf, « une technique très ancienne remontant au VIe siècle ». Toute la gamme de couleurs existe, par contre le noir est très peu utilisé, car il représente la non-lumière : la couleur des Enfers ou du pied de la croix. 

Donner sens au célibat

Le célibat non choisi demeure une question peu abordée au sein de l’Eglise et les propositions dédiées à cette thématique sont rares. Depuis la rentrée dernière, un groupe de célibataires chrétiens se réunit régulièrement à la paroisse Saint-Joseph pour réfléchir aux défis, mais aussi aux richesses de cet état de vie.

Par Myriam Bettens | Photos : Pixabay, DR

« Et le 4, est-ce que c’est possible pour vous ? », lance Noémi à ses deux acolytes. Assise en tailleur sur le tapis du salon, elle compulse son agenda chargé en quête d’une date. Les deux autres jeunes femmes, téléphones en main, consultent leurs calendriers respectifs. « Pour moi cela irait. Il faut juste regarder avec l’Abbé Thierry s’il n’a rien ce jour-là », répond Marie à l’adresse du reste du « noyau ». Ces trois jeunes femmes – Marie, Noémi et Cécile – constituent le noyau du groupe de célibataires qui vient de se former à la paroisse Saint-Joseph des Eaux-Vives. Elles sont, ce soir-là, réunies dans l’appartement de Marie, fondatrice et responsable du groupe, pour discuter de l’organisation des prochaines rencontres et détailler ce qui a motivé la création d’un tel groupe.

« C’est lors d’un repas de famille que la proposition s’est esquissée. Nous avons abordé ma vie privée, le célibat. L’ébauche d’une rencontre régulière entre célibataires partageant la même foi a alors été avancée par un proche », confie Marie. Bien déterminée à faire « converger des cercles qui habituellement ne se croisent jamais » – celui des célibataires et des chrétiens – la trentenaire, décide de glisser l’idée à Thierry Schelling, prêtre responsable de la paroisse qu’elle fréquente depuis 2019. Celui-ci est partant pour animer des apéros-rencontres autour de cette thématique. Les trois jeunes femmes ne savent pas trop à quoi s’attendre, mais le succès est au rendez-vous. Des célibataires chrétiens de tous les horizons oecuméniques répondent à l’invitation. Pas étonnant pour Noémi qui considère qu’ecclésialement parlant, « c’est le désert autour de cette question ». Car, il faut le reconnaître, la parole de l’Église les concernant est pauvre, voire inexistante. Celle-ci étant toujours rapportée à la préparation d’une vocation plus « positive ».

« Il y a énormément de force et de joie venant du célibat. Si j’étais mariée, je ne ferais pas les mêmes choix, je n’aurais pas les mêmes engagements. Tout ce que je vis, le temps que j’ai, l’énergie et l’espace mental, sont des éléments positifs auxquels on ne pense pas assez lorsque l’on est célibataire. Il faut prendre conscience de ces éléments et apprendre à les cultiver. Or, très souvent, le célibat est plutôt connoté comme : Il te manque quelque chose », glisse Noémi. Elle poursuit : « Parfois, je me demande aussi si j’ai manqué de confiance, raison pour laquelle je suis célibataire aujourd’hui. En même temps, je me dis que c’est peut-être ce à quoi je suis appelée… ». Ce groupe donne l’occasion de rediscuter le sens de la « vocation » de chacun tout en mettant des mots sur la manière de la vivre pleinement. « Dans tous les choix de vie, il y a des aspects positifs, comme négatifs. L’important est d’admettre qu’il n’y a pas d’échec à être célibataire », confie Marie. « Il y a aussi le fait que même sans « matchs », je passerai une excellente soirée de laquelle je repartirai avec quelque chose à méditer. Une « rencontre » qui m’aura permis d’être écoutée et d’entendre des témoignages qui résonnent avec le mien », conclut Noémi.

Rencontre – Célibataires chrétiens

Rencontres pour célibataires chrétiens qui souhaitent partager des thèmes qui les concernent à la lumière de l’Evangile et de leurs expériences. A la cure de l’église Saint-Joseph – au 1er étage – Anne-de-Lusigan (Rue Petit-Senn) 1, 1207 Genève. Plus d’informations sur les prochaines dates sur upeauxviveschampel.ch ou à aperos_rencontres@bluewin.ch

Une occasion de rediscuter le sens de la « vocation » de chacun à la lumière de la Bible.

Entrons en Avent

Par Sandrine Mayoraz

Chaque année, nous célébrons l’entrée dans la période de l’Avent avec les cavaliers de l’Avent. Ceux-ci apportent aux paroissiens le message de l’Avent venu de Crêt-Bérard. Les chrétiens se retrouvent devant l’esplanade du Crochetan pour écouter le message de l’Avent annoncé par les cavaliers du Manège du Rhône. Le pasteur va commenter le message et le prêtre bénira les communautés rassemblées. Chrétiens, voici le temps de rassembler toute la ville autour de celui qui est au cœur de notre foi : Jésus-Christ.

En fin de journée, le cortège de l’Avent nous conduira, flambeaux en main, de la cure catholique en ville, en passant par l’assemblée évangélique et le Temple réformé, jusqu’au local des scouts. Nous y allumerons un feu et partagerons une prière œcuménique et un vin chaud pour témoigner de notre espérance commune dans la paix et la joie du Christ, au cœur des ténèbres du monde.

Vitrail de la nativité de Paulin Campagne, église du Sacré-Cœur, Montreux 

Il se peut que nous approchions certains aspects du mystère de Noël à travers les yeux de l’un ou l’autre berger.

Par Amandine Beffa | Photo : Jean-Claude Gadmer

En cette période de l’Avent, l’art peut nous inviter à méditer le mystère de la Nativité. 

Trois des vitraux du chœur forment un ensemble : la nativité, la Cène et la crucifixion. La cohérence est marquée par le bleu intense choisi pour le ciel. La Vierge Marie est représentée avec la même tenue à la crèche et à la croix. On pourrait réunir les trois scènes sous le titre : « A cause du grand amour dont il nous a aimés. » (Ephésiens 2, 4)

En raison du grand amour dont il nous a aimés, le Christ est allé jusqu’à la mort et la mort sur la croix. En raison du grand amour dont il nous a aimés, il nous a donné l’Eucharistie. Et en raison du grand amour dont il nous a aimés, Dieu nous a donné son Fils. C’est le mystère de la présence de Dieu parmi nous, l’Emmanuel. C’est ce que nous célébrons à Noël. 

Revenons au vitrail de la nativité. La composition est assez classique : la Vierge Marie présente Jésus alors que Joseph est légèrement en retrait. 

Le berger qui porte un gilet de mouton est à genoux et il a retiré son chapeau. C’est la marque de celui qui a reconnu Jésus comme le Fils de Dieu et qui est en adoration. Le berger à sa gauche est debout, la tête couverte. On dit parfois qu’il doute. Il retournera peut-être chez lui comme il est venu ou il fera peut-être un chemin de foi. Le berger situé à notre droite est accompagné d’un mouton. Il a la tête découverte, mais il est debout. Il est en chemin. 

Les trois attitudes des bergers : celui qui doute, celui qui est en chemin et celui qui a la foi ne nous sont pas étrangers en tant que chrétiens. Il se peut même que nous approchions certains aspects du mystère de Noël à travers les yeux de l’un ou l’autre berger. Ces parcours différents constituent aussi les assemblées des messes de Noël. Nous sommes tous réunis par une même fête, sur laquelle nous posons des regards variés. Certains repartiront par le même chemin, d’autres vivront une rencontre qui change la vie.

Les crèches, un signe de l’incarnation

Par l’abbé Bernard Schubiger
Photos : Georges Losey, LDD

Quoi de mieux que les crèches pour rendre compte du mystère de l’incarnation ? Ce grand prodige par lequel nous célébrons la naissance du Fils de Dieu, comme un homme, comme tous les autres : comme un petit enfant, Jésus.

Quelle joie provoque chaque année la contemplation des différentes crèches réalisées par des artistes pour inculturer et adapter cette naissance à la culture, les modes et les réalités quotidiennes.

L’exposition annuelle des crèches dans la ville d’Estavayer en est le reflet et l’enthousiasme qu’elle suscite montre l’intérêt de tout un chacun pour ce mystère de l’incarnation.

Notre pape François a encouragé cette pratique et tradition dans une lettre de 2019, où il souligne : « Qu’elle possède en soi une riche spiritualité populaire. »

Jésus, le Fils de Dieu, a choisi de naître comme chacun de nous d’un ventre d’une femme, certes vierge, et sans la semence d’un mari pour marquer cette communion entre divinité et humanité, entre le ciel et la terre.

« En entrant dans ce monde, le Fils de Dieu est déposé à l’endroit où les animaux vont manger. La paille devient le premier berceau pour Celui qui se révèle comme «  le pain descendu du ciel  ». » (Jn 6, 41)

L’origine de la crèche vient de saint François qui, en 1223, décida de monter une crèche vivante à Greccio. Quinze jours avant Noël, François appela un homme du lieu, nommé Jean, et le supplia de l’aider à réaliser un vœu : « Je voudrais représenter l’Enfant né à Bethléem et voir avec les yeux du corps, les souffrances dans lesquelles il s’est trouvé par manque du nécessaire pour un nouveau-né, lorsqu’il était couché dans un berceau sur la paille entre le bœuf et l’âne. »

Alors à chacune et chacun, aux enfants comme aux adultes, bonne contemplation des crèches pour entrer dans ce merveilleux mystère d’un Dieu qui a choisi de se faire homme, comme un petit bébé.

La crèche vivante, une tradition qui plaît à toute la famille

Crèche vivante en l’église de Collombey.

Par Sandrine Mayoraz | Photo : Gilles Vuille

A l’approche des fêtes de Noël, nombreuses sont les familles qui préparent une crèche sous leur sapin, avec comme élément central « le petit Jésus » couché dans la mangeoire. L’esprit humain a besoin de représentations concrètes pour percevoir les choses abstraites. La crèche, par sa simplicité, vient nous faire entrevoir l’humilité et la discrétion de Dieu. C’est avec cette intuition que saint François d’Assise a initié la première « crèche vivante ».

Une tradition née en Italie

La représentation de Noël sous forme de crèche existe depuis le Moyen-Age. François d’Assise l’a « popularisée » et a développé la dévotion à la crèche. En 1223, – il y a 801 ans – , il célèbre la messe du 24 décembre à Greccio en reconstituant la scène de la Nativité dans une grotte avec un âne, un bœuf et une mangeoire pleine de foin. Il avait l’intuition de « donner à voir » ce mystère de Dieu. 

Ce soir-là, d’après la légende, un des confrères de François vit tout à coup apparaître un petit bébé dans cette mangeoire au préalable vide. Et c’est depuis ce jour que, chaque année, les chrétiens décidèrent de reconstituer cette scène le jour de Noël.

Perpétuée jusque chez nous.

Dans nos paroisses, nous avons gardé la tradition des crèches vivantes lors de la messe de Noël à 17h. Cet horaire convient bien aux enfants et aux familles. Les enfants (dès la 3H) sont invités à se glisser dans la peau des personnages de Marie, Joseph, les bergers ou encore les mages. Costumés, ils racontent cette belle page d’Evangile.

Une célébration particulière qui leur plaît : 

« Là, c’est nous qui jouons la naissance de Jésus. J’aime bien avoir un rôle, la messe de Noël paraït plus courte que les autres. » explique Jonah. 

« A la crèche vivante, j’ai déjà fait un mage et j’aime bien car il offre un cadeau et j’avais des accessoires. J’aime aussi l’ambiance joyeuse. » continue Anais. 

« Cette messe nous dispose intérieurement à la soirée en famille qui suit. Cela nous sort d’une ambiance de consommation pour nous mettre dans une ambiance fraternelle » témoignent leurs mamans. 

Les paroisses de Choëx, Monthey, Collombey et Muraz vous souhaitent de joyeuses fêtes de Noël.

Horaires des messes de Noël

Mardi 24 décembre 
17h Eglise de Monthey : messe animée par les Vive la Vie avec la crèche vivante
17h Eglise de Collombey : messe avec la crèche vivante animée par le chœur mixte
17h Chapelle d’Illarsaz : messe avec la crèche vivante animée par EnJoy Chorale
22h Monastère : messe de minuit
24h Eglise de Monthey : messe de Minuit
24h Eglise de Choëx : messe de Minuit, animée par les Chorales
24h Eglise de Muraz : messe de Minuit, animée par la Chorale

Mercredi 25 décembre
9h Eglise de Collombey : messe de Noël
10h30 Eglise de Monthey : messe de Noël
10h30 Eglise de Muraz : messe de Noël
10h30 Tilleuls : messe de Noël

Comment participer ? Tout simplement en s’inscrivant auprès des responsables

Monthey-Choëx
Répétitions le 18 décembre 13h30-15h30 et samedi 21 décembre 9h30-11h à la Maison des Jeunes.
Messe le 24 décembre à 17h à l’église de Monthey.
Inscription chez Francois-Xavier Mayoraz au 079 567 05 55.

Collombey
Répétition le 20 décembre à 16h30 et le 24 décembre à 15h à l’ancienne cure de Collombey.
Messe le 24 décembre à 17h à l’église de Collombey.
Inscription à paroisse-collombey@bluewin.ch ou chez Nadia Borsay au 079 410 87 42.

Muraz
Répétition le 24 décembre à 15h à la Chapelle d’Illarsaz.
Messe le 24 décembre à 17h à la Chapelle d’Illarsaz.
Inscription à paroisse-collombey@bluewin.ch ou chez Simone Lattion au 079 690 15 30.

Le secret des cloches

L’épaisseur, la courbure, la qualité du métal forgé donneront le son, la résonance à l’objet.

Par Pierre Guillemin | Photo : flickr

Les cloches sont moulées ou forgées. La fabrication des cloches est un art ancestral qui allie savoir-faire artisanal et techniques précises. 

Des peintures d’Egypte anciennes datant d’il y a 3’500 ans représentent déjà des vaches munies de clochettes. Les Lacustres de l’âge de Bronze, les Grecs et les Romains ont également fondu des clochettes. En Europe, on retrouve des vestiges de cloches anciennes et c’est dès 1800 que les cloches ont atteint les formes actuelles. 

Lorsqu’elle est forgée, la cloche sera fabriquée à partir de plaques de tôle que l’artisan martèlera pour obtenir la forme et surtout l’épaisseur de métal désirée. L’épaisseur, la courbure, la qualité du métal forgé donneront le son, la résonance à l’objet. Ainsi naîtront les toupins, autrement appelés « sonnettes » essentiellement en Valais, « potet » à Neuchâtel, « sonnailles » à Fribourg. 

Les cloches moulées sont souvent réalisées dans des fonderies spécialisées. Le processus de fabrication commence par la création d’un moule en deux parties, appelé la fausse cloche et la chape. La fausse cloche est un modèle en argile, reproduisant la forme exacte de la cloche finale, tandis que la chape constitue le moule extérieur qui recevra le métal en fusion. Une fois le moule prêt, il est enfoui dans une fosse de coulée et chauffé pour éliminer toute humidité afin de garantir l’homogénéité du métal en fusion, 1200° C, qui y sera versé. Après le coulage, le métal est laissé à refroidir lentement, un processus qui peut durer plusieurs jours selon la taille de la cloche. Durant cette phase, des tensions internes se dissipent, assurant la résistance mécanique de l’objet final. Une fois refroidie, la cloche est démoulée et nettoyée. Chaque cloche est ensuite accordée avec minutie. Cela consiste à ajuster l’épaisseur des parois en les ponçant ou les limant, afin d’obtenir la note précise recherchée. Le son d’une cloche dépend non seulement de sa taille, mais aussi de la proportion entre ses différentes parties et de l’épaisseur de son métal. La dernière étape consiste à polir la surface de la cloche, lui donnant son aspect brillant caractéristique. Parfois, des inscriptions, des motifs décoratifs ou
des dédicaces sont gravés, ce qui rend chaque cloche unique.

La fabrication d’une cloche n’est donc pas simplement une affaire de métallurgie, c’est aussi un travail d’harmonisation sonore demandant à la fois une grande maîtrise technique et une sensibilité musicale, afin que chaque cloche puisse résonner avec une pureté et une puissance qui traversent les siècles.

Un nouveau prêtre auxiliaire « bien de chez nous » !

Nous avions un « vicaire dominical » en la personne de l’abbé André. Voici que nous avons désormais un « ministre dominical » avec l’abbé Bernard Schubiger, un prêtre « bien de chez nous » puisqu’il a beaucoup bourlingué dans le diocèse.

Texte et photo par Claude Jenny 

Nous avions déjà un Bernard (Alassani) au sein du clergé paroissial. Voici que nous avons un deuxième Bernard (Schubiger) qui vient prêter main-forte aux deux prêtres en place, à hauteur de 40% de son temps d’activité, principalement pour assurer des célébrations durant le week-end, parfois aussi en semaine.

Ce nouveau « ministre dominical » est prêtre depuis 38 ans et l’a toujours été dans le diocèse LGF : à Neuchâtel, à Châtel-Saint-Denis, à Fribourg, à Nyon, à Echallens et enfin à Morat durant 8 ans. L’année dernière, il fonctionnait comme aumônier du COEPS pour la pastorale des personnes handicapées, ainsi que pour la formation des adultes et pour les célébrations au sanctuaire de Bourguillon, un ministère qu’il conserve à hauteur de 10%. Et le voilà dans la Broye. C’est dire que la faculté d’adaptation, il connaît…

Depuis son arrivée, il a déjà pu découvrir un peu notre paroisse et se dit avoir été bien accueilli. Les paroissiens apprécient sa jovialité, sa bonne humeur, son sens du contact et ses homélies – courtes mais bien ficelées. « Et puis, on le comprend bien ! Il est de chez nous ! » nous disait l’autre jour un paroissien qui venait d’assister à une célébration.

Faire rire dix personnes par jour

L’abbé Bernard Schubiger a le sens de l’humour et le cultive. « Parce que humour rime avec amour ! Et je me suis mis dans la tête que je dois faire rire au moins 10 personnes par jour » dit-il. Mission qu’il doit aisément accomplir… Car il appelle de ses vœux une Eglise qui soit vraiment celle de la rencontre et « en accueillant les personnes telles qu’elles sont » précise-t-il. Il rêve aussi d’une Eglise plus ouverte, plus accueillante, plus présente aux périphéries.

Un autre synode, localement

« L’Esprit Saint est constamment à l’œuvre si on le laisse faire » aime-t-il à dire : « Il faut apprendre à écouter l’Esprit Saint. » Ce qui, dit autrement, signifie, pour lui : « Accomplir un véritable synode entre nous. » C’est-à-dire au sein de chaque UP, de chaque équipe pastorale. « Le souffle donné par le pape François n’a de sens que si, nous-mêmes, nous nous laissons guider » prône celui qui a écrit plusieurs livres, dont le dernier est clairement évocateur : « Les cinq doigts de la pastorale » 1. Qui représentent, selon lui, les cinq essentiels d’une bonne pastorale : une vie de prière, de fraternité, de charité, de formation et d’évangélisation. Il insiste notamment sur l’importance de développer la vie fraternelle qui doit exister d’abord au sein des équipes pastorales. Mais aussi de mieux tirer profit des ressources de chacun / e de ses membres, d’oser innover et concrétiser des projets nouveaux qui peuvent susciter l’intérêt des paroissiens. Sans oublier de se préoccuper d’offrir des possibilités de formation spirituelle à tout paroissien qui le souhaite.

Une conception qui n’est pas forcément du goût de tout le monde ! L’abbé Schubiger espère juste apporter sa petite pierre à l’édifice. Jour après jour. Et aujourd’hui dans nos communautés de la paroisse Saint-Laurent, même si, comme prêtre auxiliaire à « seulement » 40%, il n’est pas membre de l’équipe pastorale.

A 67 ans et en pleine forme, l’abbé Bernard va remplir durant un an son ministère parmi nous. Avec générosité et chaleur humaine. Mais avec l’espoir, à la prochaine année pastorale, de se voir confier un ministère plus conséquent. Ici ou ailleurs. 

1 Bernard Schubiger : « Les 5 doigts de la pastorale… et de la bonne gestion d’une équipe pastorale »

La crèche vivante, ça change une vie

Interview de Karen et Matteo Zucchinetti (-Rapin)

Matteo, Karen et leur enfant Mahé.

Texte et photo par Valentin Roduit

Karen et Matteo, qu’est-ce que la crèche vivante évoque pour vous ? 
Matteo : La crèche vivante, c’est une participation des paroissiens pour se souvenir de la naissance de Jésus ; un moment pour porter une grande attention aux enfants ; une autre manière de communiquer que par la parole.
Karen : Pour moi, c’est comme une sorte de théâtre. A 12-13 ans, c’est ce qui m’a donné envie.

Karen, tu l’as vécu jeune, qu’est-ce que tu retiens ?
K. : J’avais entendu cette recherche d’enfants pour jouer à la crèche vivante à Val D’Illiez et je suis venue à l’église parce que je m’y suis sentie appelée. Je pensais recevoir un petit rôle, j’ai été toute surprise quand on m’a proposé Marie, alors que mes copines engagées comme servantes de messe me paraissaient beaucoup plus qualifiées pour cela.
Et alors j’ai découvert : « J’ai une place, j’ai quelque chose à vivre là, dans l’Eglise. » Et ce choix a eu un rayonnement, puisque toute ma famille s’est réunie ce soir-là. Tous sont venus à la messe de minuit, c’était un Noël tout particulier, avec la foi au centre.

Cela a eu des conséquences sur ta vie ?
K. : Ça a été le début de ma vie de foi et d’engagement. Je suis devenue lectrice, ce que je suis toujours. Puis il y a eu la proposition du pèlerinage à Lourdes avec les JDL (Jeunes De Lourdes). Ça m’a tentée, j’y suis allée.

Mais cette crèche vivante, ça n’a pas été la fin de l’histoire pour vous ?
M. : A la naissance de notre premier enfant, Mahé, on nous a proposé de faire la crèche vivante à Illarsaz en 2022. Ça a eu beaucoup de sens pour nous parce que Noël, c’est le début pour Jésus, et c’était pour Mahé le début de la foi, ce qu’on espère vivre en famille.

Vous avez donc acceptée la proposition ?
K. : On a le désir de répondre « oui » aux besoins de l’Eglise, aux sollicitations. Un tel événement peut avoir un rayonnement inattendu auprès des communautés. Ma propre vocation à être épouse et mère est née comme ça : j’ai vu une famille dans les bancs à la messe, j’ai prié : « Jésus, si c’est cela que tu souhaites pour moi, mets sur ma route la bonne personne et fais que je sache la reconnaître. » 

Et comment s’est passé cette crèche à Illarsaz ?
M. : C’était joli, un peu le stress, mais nos familles étaient bien présentes. Ça a rassemblé du monde, ça recentre le tout sur le sens de Noël. Ça transmet un message même à ceux qu’on doit quitter plus tôt au souper, qui comprennent qu’il y a là quelque chose d’important. Et c’était joli de le vivre dans l’église où j’ai passé mon enfance. J’ai dû donner le biberon à Mahé au milieu de la célébration, ce qui a fait dire à tout le monde que nous étions une crèche moderne…
Et si pour Karen, le rôle de Marie, c’était inattendu, elle était bien sur la même ligne que Marie et Joseph, pour qui c’était inattendu d’accueillir le sauveur. Marie ne s’attendait pas à être appelée, à tomber enceinte comme ça. L’enfantement, c’est inouï ; être cocréateur, c’est incroyable.

Et cette année, une nouvelle proposition vous est arrivée, parce qu’une naissance approche à nouveau…
K. : Oui, accueillir un bébé en décembre, c’est le gros rush organisationnel, mais c’est une belle période. J’ai un attachement spécial à Marie, le modèle du « oui ». Elle m’aide dans les défis de la vie de tous les jours, tant en famille, qu’en couple ou pour les défis professionnels.
Dans le temps de l’Avent et de la grossesse, nous avons une pensée particulière pour ceux qui ont des difficultés à avoir un enfant ou qui en ont perdu. Noël, c’est pour tous le moment de se réjouir de la vie, ce mystère nous replace au cœur du sens de la vie. Préparons-nous à cette belle fête dans l’accueil !

La médaille miraculeuse

L’Essentiel décrypte ce qui se cache derrière les principales médailles que nous portons. Regard ce mois-ci sur la médaille miraculeuse. A Paris, la Vierge Marie apparait à Catherine Labouré et lui confie la mission de diffuser des médailles à son effigie afin que ceux qui la portent reçoivent de grandes grâces.

Par Pascal Ortelli
Photos: DR

Les rendez-vous de l’Avent et de Noël

Deux messes de minuit…

Contrairement aux années précédentes, ce sont seulement deux messes de minuit qui seront célébrées dans la paroisse, soit :
• A la collégiale d’Estavayer, avec la participation
du chœur mixte paroissial ;
• A l’église de Forel.

… et deux messes des familles…

Deux messes dites des familles auront lieu également le 24 décembre :
• A 17h à la collégiale avec une animation
de la chorale d’enfants « Clé de vie » ; 
• A 17 h également, à l’église d’Aumont.

… et une messe à 22h

Nouveauté : une messe de Noël anticipée sera célébrée le 24 décembre à 22h à l’église de Cugy. 

Trois messes le jour de Noël

Trois messes seront célébrées le 25 décembre, soit :
• A Rueyres, à 10h ;
• A Murist, à 10h ;
• A Nuvilly, à 10h.

De multiples concerts à l’agenda

Estavayer – vendredi 29 novembre, à 19h, au Monastère : cantates et méditation avec la participation de Monique Volery, chant, Dominique Thomet,  flûte, Jacques Etienne Rouge, clavecin et de l’abbé Marc Donzé pour le texte.

Estavayer – Le dimanche 1er décembre, à 17h, l’ensemble vocal de la Broye « Chorège », placé sous la direction de Fabien Volery, sera en concert avec la collaboration de l’Ensemble vocal fribourgeois « Utopie » dirigé par Gonzague Monney.

Bussy – Le 1er décembre, à 16h30, à l’église de Bussy, concert de l’Avent de la fanfare « La Villageoise » de Rueyres-Bussy-Morens.

Font – Le dimanche 8 décembre, à 17h, à l’église de Font, concert du chœur mixte de Font-Cheyres-Châbles, sous la direction de Jacques Michel avec la participation du chœur d’enfants « Les P’tits bouchons » sous la direction d’Annie Dufresne et le concours de Philippe Marchello à l’orgue.

Murist – Dimanche 8 décembre, à 17h, à l’église de Murist, concert de l’harmonie « La Persévérance» d’Estavayer.

Cugy – Le samedi 14 décembre, à 19h30, concert de Noël de la chorale « FaSiLa Chanter » de Châtel-Saint-Denis sous la direction d’Olivier Papaux.

Estavayer – Le samedi 14 décembre, à 18h30, à la sortie de la messe, la chorale d’enfants de la paroisse, « Clé de vie », dirigée par Rachel Jeanmonod, animera le « Sapin Chantant » sur la place de la collégiale.

Cugy – Le dimanche 15 décembre, à 14h30, à l’église de Cugy, concert de la fanfare paroissiale « L’Union » de Cugy-Vesin. 

Estavayer – Le dimanche 15 décembre, à 17h, c’est l’ensemble choral « La Pastourelle » de Cheyres-Châbles, qui offrira un concert de l’Avent à la collégiale d’Estavayer sous la direction d’Annie Dufresne, avec la participation du quatuor vocal « Le Quadratuor ».

Estavayer – Le vendredi 20 décembre, à 20h, ce sera au tour du chœur mixte paroissial d’Estavayer-le-Lac de présenter un concert de Noël à la collégiale. Jean-Louis Raemy tiendra la baguette et Philippe Marchello sera à l’orgue. Ce concert bénéficiera de la participation de la chorale singinoise « Chor Cantasense » dirigée par Marc-Antoine Emery. Un quintette à cordes apportera également son concours.

(Cet agenda a été établi sur la base des informations en notre possession au moment du bouclage de ce journal, le 1er novembre. Pour une information actualisée, veuillez vous référer à la Feuille dominicale ou consulter le site internet de la paroisse).

Un nouveau chevalier de Saint-André

Ce dimanche 1er décembre, la paroisse de Muraz fête la Patronale de la « Saint-André ». A cette occasion la Chorale comme la Fanfare se mobilisent pour animer la grand-messe de 10h30. Y sont à l’honneur, en outre, « les chevaliers de Saint-André ». Et cette année, la paroisse entend remercier un nouveau chevalier en la personne de Pierrette Vuille.

Interview et photos par Jean-Michel Moix

Qu’est-ce qu’un « chevalier de Saint-André » ? 

Statue de saint André, en l’église de Muraz.

Précisons d’emblée qu’un chevalier de Saint-André ne prétend pas rivaliser avec un chevalier de l’Ordre de Malte ou de l’Ordre du Saint-Sépulcre… 
C’est une distinction honorifique, créée il y a quelques années, sur l’initiative du curé Jérôme Hauswirth, et qui vise à honorer, à remercier des personnes qui se sont particulièrement engagées au service de la Paroisse de Muraz, paroisse placée précisément sous le patronage de l’apôtre saint André. 
Mais allons, ci-après, faire connaissance avec le nouveau chevalier de Saint-André, Pierrette Vuille.

Pierrette Vuille.

Pierrette, peux-tu nous retranscrire brièvement ton parcours paroissial ? 
Avec mon mari, Gilles, nous sommes originaires du Jura, (de Courgenay et de Bressaucourt) près de Porrentruy. Nous sommes venus nous établir en Valais, à Monthey tout d’abord puis à Muraz où nous avons construit une maison. En accompagnant mes cinq enfants dans les préparations aux sacrements, j’ai commencé par aider aux catéchèses qui se donnaient une fois par mois, après l’école, en salle de paroisse. J’ai connu ainsi différents curés : Bernard Dubuis, Henri Roduit puis Jérôme Hauswirth. Et là, sur l’invitation de Monique Dorsaz, assistante pastorale, j’ai commencé en 2010 une formation de catéchiste sur quatre ans, avec Nadia Borsay. Ce parcours s’appelait alors la « FAME » (acronyme pour signifier : Formation d’Adultes au Ministère en Eglise ; aujourd’hui ce parcours s’appelle « Théodule »). Et je faisais des stages à l’école, sous la direction de Béatrice
Lucciarini, en donnant des cours d’enseignement religieux.

Et à la suite de cette formation « FAME », tu t’es engagée en paroisse ? 
Oui, au terme de cette formation, avec Nadia nous nous sommes occupées des parcours de préparation à la première communion (5H) et à la confirmation (7H). Sous l’impulsion du curé Jérôme, nous faisions aussi la catéchèse durant les messes dominicales (pour les enfants de la 3H à la 5H). J’ai intégré par ailleurs le Conseil de Communauté de la Paroisse de Muraz que j’ai présidé à partir de 2015. En outre, j’ai travaillé à la Crèche et à l’UAPE de Muraz.
Ce qui me motivait en ces activités c’était le contact avec les enfants, c’était de pouvoir transmettre le message de la foi chrétienne, de faire connaître et aimer Jésus. En 2013, j’ai pu me rendre en Israël et visiter différents sites bibliques : ce qui donne un enracinement aux différents lieux que l’évangile mentionne. 

Et à présent, tu as voulu donner une nouvelle orientation à ton engagement paroissial ?
Oui, j’estime qu’il y a un temps pour tout. En catéchèse j’ai passé le relais à Simone Lattion qui se forme avec le parcours Théodule et qui est devenue présidente du Conseil de Communauté de Muraz. Je désire à présent me consacrer davantage à la prise en charge et à l’accompagnement de mes sept petits-enfants.

Chère Pierrette, tu n’es donc pas encore à la retraite ! Avec ton mari Gilles, engagé au Conseil de Gestion de la Paroisse de Muraz, nous te remercions pour ton engagement au sein de la catéchèse et du Conseil de Communauté de Muraz. Et je suis sûr que de nombreux enfants en particulier, t’en sont reconnaissants !

En librairie – décembre 2024

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Des jésuites aux frontières
Pierre Emonet – Bruno Fuglistaller

L’élection en 2013 d’un Pape jésuite a remis le principe et la méthode de discernement spirituel élaborés par saint Ignace au cœur de la vie de l’Eglise et du monde. Les grandes lignes du discernement et des Exercices spirituels sont abordées avec une idée précise : inviter chacun et chacune à se mettre en mouvement, à partir de son propre terrain. Afin de « vérifier » le réalisme et la fécondité de ce procédé, une galerie de portraits de jésuites plus ou moins célèbres, de diverses époques et divers lieux, est ensuite présentée. Ainsi de Matteo Ricci ou Henri de Lubac. Ils ont su quitter les chemins battus et faire preuve de créativité pour annoncer l’Évangile.

Editions Saint-Augustin

Acheter pour 28.00 CHF

Osée
Pierre de Martin de Viviés

Pierre de Martin de Viviés choisit divers thèmes pour présenter et relire le prophète dans une dynamique contestataire née de l’opposition de la vie ordonnée par Dieu au prophète avec l’éthique de la Torah. Par exemple, Dieu a obligé le prophète à endosser cette opposition en lui imposant le mariage avec une prostituée ! Le message de la grâce côtoie la compromission du peuple avec l’idolâtrie. Après un résumé et la présentation de la structure du livre, qui valent déjà une bonne esquisse de commentaire, l’auteur propose de mieux découvrir l’un des plus anciens prophètes d’Israël.

Editions Le Cerf

Acheter pour 19.80 CHF

Dans la fragilité, l’espérance
Collectif

Après un survol panoramique sur les différences possibles entre l’espoir humain et l’espérance ouverte à Dieu, l’ouvrage propose la figure de Rahab, femme audacieuse plutôt que prostituée traîtresse ; le parcours d’Elie entre découragement et rendez-vous avec Dieu ; les confessions de Jérémie face au Seigneur qui l’a séduit ; la fragilité de la chair due à la vieillesse et au handicap ; la force de Paul dans la faiblesse ; le visage de Jésus, grand-prêtre compatissant pour les hommes. Le livre se termine par une farandole de psaumes où dansent les différents verbes hébreux et grecs pour signifier l’acte d’espérer. Un parcours bienvenu au cœur des crises actuelles.

Editions Saint-Augustin

Acheter pour 32 CHF

La Bible à peindre
By Bm

Douze des plus iconiques scènes de la Bible à peindre selon ses envies : Adam et Eve dans le jardin d’Eden – L’arche de Noé – Moïse et les Tables de la Loi – David chante avec sa harpe – Daniel dans la fosse aux lions – La Nativité – Jésus guérit Bartimée – La Cène – La Crucifixion – Pâques – L’Ascension – La Pentecôte. Une fois colorisées, les icônes pourront décorer un coin prière ou être envoyées en carte postale. Un pinceau inclus et, pour chaque carte détachable, une palette de six couleurs.

Editions Mame

Acheter pour 19.20 CHF

Pour commander

Gérard Ayer et Lulu Volery ont la passion des crèches

L’église d’Aumont attire les curieux en décembre ! Motif : voir la crèche de Gérard Ayer ! Avec son « adjointe » Lulu Volery, ils composent chaque année une pièce impressionnante. Visite.

Texte et photos par Claude Jenny

Gérard Ayer voue une véritable passion pour les crèches et en fabrique depuis…tant d’années qu’il ne sait plus exactement quand il a commencé ! Toujours est-il que sa création annuelle suscite une curiosité qui dépasse largement les frontières communales ! Des visiteurs viennent spécialement pour voir cette crèche-là ! « Je construis la crèche précisément pour inciter les gens à venir passer un moment à l’église » dit cet agriculteur retraité, qui se rend encore presque quotidiennement, dès l’automne arrivé, dans l’atelier qu’il a conservé dans son ancienne ferme. 

Nous l’y retrouvons en compagnie de Lulu Volery, sa précieuse assistante depuis trois ans ! « Elle sait tout faire ! » dit d’elle Gérard Ayer. A elle de peindre, habiller les personnages , de veiller sur certaines décorations. La crèche version 2024 était en plein chantier lors de notre visite début octobre. Tout ce que l’on peut dire, c’est qu’elle portera sur le thème de l’automne, qu’elle aura une forme circulaire et aura un diamètre de 20 mètres. Et que l’osier, méticuleusement arrangé, donnera sûrement à cette crèche un caractère spécial. Voir et entendre les deux  compères deviser sur le visage de la crèche en chantier tient du bonheur ! « Vous voyez, nous avons parfois des visions différentes » dit Gérard Ayer pour résumer une discussion animée avec Dame Lulu ! A propos de la partie centrale de la crèche, au stade de l’ébauche, Lulu Volery a un commentaire plutôt direct : « Mais qu’est-ce que tu nous fabriques ? ça ressemble à la tour d’une centrale nucléaire » dit-elle. Mais qu’on se rassure ! Ce sera à coup sûr très beau !

• A voir à l’église d’Aumont dès le 8 décembre et jusqu’à mi-janvier. Les deux compères sont également les auteurs de la crèche qui est exposée dans la vitrine de l’Office du tourisme d’Estavayer, dans le cadre du parcours des crèches.

Quelques belles réalisation de ces  dernières années 

Les quatre photos ci-dessous représentent des crèches   réalisées ces dernières années par Gérard Ayer et Lulu Volery.

Messe Rorate: attendons la venue du Christ, lumière

Messe Rorate 2023.

Par Valentin Roduit | Photo :  Bernard Hallet

L’Avent nous fera revivre cette année, à la seule lueur des bougies, les messes Rorate célébrées avant le lever du jour. Cette tradition relancée il y a quelques années à Collombey et dans d’autres paroisses du diocèse, manifeste le sens de ce temps de l’Avent.

Nous sommes le peuple qui marche dans la nuit et qui attend que se lève une grande lumière (cf. Is 9), le Christ. Dans cette attente, nos prières sont déjà lumières, elles éclairent les pas que nous avons à faire parce qu’elles nous rapprochent du Christ. C’est pourquoi nous anticipons le lever du jour. Nos prières font venir Dieu dans notre vie. Lorsque nous prions à la lueur des bougies avant l’aurore, nous anticipons sa venue. 

Nous nous réjouissons d’autant plus que le jour paraît au moment où nous partageons le café-croissant offert par la communauté du Monastère.

Pour vivre cette attente, rendez-vous les jeudis de l’Avent (5.12, 12.12 et 19.12) à 6h30 à la chapelle du Monastère. La célébration est suivie d’un café-croissant avec les Sœurs Bernardines.

Pourquoi « Rorate » ? 

C’est le premier mot latin du chant traditionnel que nous prenons à cette messe (Rorate cæli desuper, et nubes pluant iustum : aperiatur terra, et germinet salvatorem), qui traduit le verset d’Isaïe : « Cieux, répandez d’en haut votre rosée, et que les nues fassent pleuvoir le Juste : que la terre s’ouvre et qu’elle enfante le Sauveur .» (Is 45, 8)

« La source de mon inspiration »

Danièle présente le portrait de son papa.

Par Nicolas Maury
Photos : DR

« Au début, pour me faire la main, j’écrivais des prières pour Paroisses Vivantes. Et puis, doucement, je me suis mise à faire des articles religieux  et enfin des éditoriaux », se souvient Danièle Cretton. 

« Paroissienne assidue à Orsières », pour reprendre ses propres termes, l’octogénaire a intégré la rédaction du journal paroissial en 2000. « Quand le responsable de l’époque, M. le curé François Lamon, m’a sollicitée, je lui ai dit que je n’avais jamais rédigé d’articles religieux, encore moins sur la Bible et sur l’Eglise. J’ai tout de même répondu positivement à la demande. Afin de pouvoir étayer mes connaissances, je lisais les Evangiles et, un peu comme pour une formation continue, je suivais des conférences sur les questions de vie et de foi au Foyer des Dents-du-Midi à Bex. »

Dès sa jeunesse, la Valaisanne a baigné dans une culture religieuse. Son père n’est autre que Pierre Faval, dont le nom est indissociable, en Valais, de la restauration d’églises, de chapelles et de chemins de Croix. 

Originaire du Val d’Aoste, Pierre Faval – « à l’origine on écrivait Favale » – a suivi une formation artistique qui l’a notamment mené jusqu’à Turin et Rome. « Il est venu en Suisse en 1932 parce qu’il a été appelé pour réaliser des travaux de dorure à la feuille. Mon père était l’un des rares spécialistes dans ce domaine », raconte Danièle. « Mais il a aussi réalisé des peintures, dont les évangélistes de l’église de Trient. Elles ont aujourd’hui 90 ans tout juste. » 

Vitrail de la Nativité de Praz-de-Fort.

Mais la préférence de Danièle, parmi toutes les œuvres paternelles, est ailleurs. « J’ai un attachement particulier pour ses vitraux, surtout ceux de Liddes et de Praz-de-Fort. On y voit l’influence de ses études à Rome et son intérêt pour l’immense richesse artistique des cathédrales et basiliques de cette ville. »

En Valais, Pierre Faval est surtout connu pour la fresque sur les activités vigneronnes – aujourd’hui déplacée pour être restaurée et conservée – qui ornait la Cave Henri Carron à Fully. « Mais avant tout c’est quelqu’un qui avait la foi,  tout comme ma maman. Et cette foi irradiait ses œuvres. »

Danièle Cretton
• Née en 1936 à Orsière
• Rédactrice dans L’Essentiel d’Entremont
• Maman de trois enfants

Retrouvez l’ensemble des textes et des vidéos de la rubrique sur le site : https://presse.saint-augustin.ch/ecclesioscope/

La naissance de Jésus : une lumière dans nos vies

Noël est une période où nous célébrons la naissance de Jésus, le moment le plus saint, le plus doux et le plus extraordinaire de tous les temps. Noël est un événement qui a changé le cours de l’histoire et apporte une lumière dans nos moments les plus sombres. Ce moment béni de l’année nous rappelle que, même dans les épreuves et les difficultés, il y a toujours une raison d’espérer et de trouver la paix.

Par Nathalie Angelini-Traeger
Photo : LDD

La naissance de Jésus, décrite dans les Evangiles, n’a pas seulement marqué le début d’une nouvelle ère, mais elle a également apporté un message d’amour, de compassion et de rédemption. Dans nos vies modernes, nous sommes souvent confrontés à des défis qui peuvent sembler insurmontables, mais en nous rappelant la venue du Christ, l’humilité et la confiance dans l’épreuve de Marie et Joseph, nous pouvons trouver la force de relativiser nos soucis et de chercher la sérénité.

Comme il est écrit dans Philippiens 4 : 6-7 : « Ne vous inquiétez de rien ; mais, en toute chose, faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. »

Ces versets nous rappellent que dans nos moments d’angoisse, nous pouvons continuellement trouver refuge en Dieu. La paix promise par Dieu est au-delà de notre compréhension et elle est accessible à tous ceux qui cherchent son réconfort.

Se recentrer sur le sens de Noël

Pendant cette période de fêtes, où les attentes sociales et familiales peuvent parfois être sources de stress et de pression, il est essentiel de se recentrer sur le véritable sens de Noël. Rappelons-nous que la naissance de Jésus est une invitation à embrasser la simplicité, la gratitude et la paix intérieure. Gardons aussi à l’esprit que notre joie, nos sourires, le pardon et la gentillesse sont avant tout des dons de Dieu, des cadeaux que l’on offre à Jésus pour tout ce qu’il est dans nos vies.

Que cette saison de Noël soit pour chacun de nous une occasion de nous reconnecter avec la spiritualité et de trouver la paix, même au milieu de nos épreuves. En célébrant la naissance du Christ, nous célébrons également l’espoir et la lumière qui illuminent nos vies.

Nous vous souhaitons à tous un temps de Noël réconfortant et que l’esprit de Noël, grâce à la naissance de Jésus, nous inspire à la charité et à rayonner de l’amour du Christ.

Invitation à la rencontre seniors, le 4 décembre à la salle multi-activités à Muraz à 18h15

En 2022, une centaine de seniors de Collombey-Muraz se réunissaient pour discuter de leur vie au sein de la commune. Deux ans plus tard, nous allons de nouveau nous retrouver, pour donner suite à cette rencontre et aller encore plus loin dans les réflexions.

En effet, la commune n’a pas chômé. Un nouveau poste a été créé. Lea Coulon, animatrice socioculturelle, a la tâche de développer une politique senior au sein de la commune. Et pour ce faire, elle a besoin de vous !

C’est pour cela que la commune vous invite, toutes et tous, à venir participer à cette rencontre où le nouvel office, Culture, intégration et loisirs, vous sera présenté. Ce sera également l’occasion d’échanger plus en profondeur sur vos idées de projet et de les concrétiser pour l’année 2025.

Evidemment, cette rencontre sera suivie d’un moment convivial, où les discussions pourront continuer autour d’un verre.

Pour des raisons d’organisation, la rencontre se fait sur inscription, merci de le faire par mail : inscriptions@collombey-muraz.ch ou par téléphone au 024 473 61 61. 

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