Accueillir la lumière de l’Espérance

Messes dite Rorate durant l’Avent, c’est-à-dire à la seule lueur des bougies.

Texte et photo par Marion Perraudin

Accueillir la lumière de l’Espérance au matin de nos jours,
Et laisser sa lueur guider nos pas dans la nuit,
Lorsque tout semble voilé et obscur,
Pour découvrir le cadeau de l’Amour reposant dans l’étable de notre cœur.

Accueillir la lumière de l’Espérance au matin de nos jours,
Et la laisser éclairer notre marche vers la maison du pain,
Habiller notre cœur de la joie de l’attente de la venue du Sauveur
Afin de savoir reconnaître le visage de l’Enfant qui va venir.

Accueillir la lumière de l’Espérance au matin de nos jours,
Et laisser sa clarté nous conduire à l’humble crèche
Pour accueillir le plus beau des cadeaux, le Salut et de la Paix offert,
Afin de laisser naître en nous l’Emmanuel pour le porter au monde.

Accueillir la lumière de l’Espérance au matin de nos jours,
Pour la laisser briller sur tous les matins de l’an neuf,
Que cette flamme fragile, grandisse et brille sans cesse
Afin que nous devenions témoins de la Lumière de l’Enfant Dieu.

La collection de crèches de l’abbé Bernard

Une crèche signée Suzanne Lutz.

Par Claude Jenny
Photos : collection personnelle B. Schubiger

L’abbé Bernard Schubiger, notre nouveau prêtre auxiliaire, possède une fabuleuse collection personnelle d’une cinquantaine de crèches qu’il a rassemblées au fil des ans et de ses pérégrinations. En espérant qu’elles seront exposées l’année prochaine dans notre paroisse, voici un échantillon de quelques- unes de ces crèches que l’abbé Bernard  a sélectionnées.

L’exégèse, pour quoi ?

Pour François, l’exégèse a pour but d’aider le peuple chrétien à percevoir de manière plus nette la Parole.

Par Thierry Schelling | Photo : flickr

« Outre la compétence académique, il est demandé à l’exégète catholique la foi », insiste le Pape. Etonnant, non ? Car on attend de l’exégète qu’il croie ce qu’il lit. Il entend par « foi » « une vie spirituelle fervente, riche de dialogue avec le Seigneur », précise-t-il. Il a donné le but de l’exégèse : « Aider le peuple chrétien à percevoir de manière plus nette la Parole de Dieu dans ces textes, afin de mieux l’accueillir pour vivre pleinement en communion avec Dieu. »

Pour qui ?

Déjà en 1993, la Commission biblique internationale avait écrit : « Pour parler aux hommes et aux femmes, depuis le temps de l’Ancien Testament, Dieu a employé toutes les possibilités du langage humain, mais en même temps, il a dû soumettre sa parole à tous les conditionnements de ce langage. »1 Non seulement il est bon d’avoir la foi, mais de connaître les langages humains ; l’exégète fait le pont, en quelque sorte pour que « l’exégèse n’a[it] pas le droit de ressembler à un cours d’eau qui se perd dans les sables d’une analyse hypercritique ». Expliquer pour expliciter et non pas complexifier, pourrait-on résumer.

Comment ?

Dans la préface d’une nouvelle édition de la Bible du Youcat en allemand en 2015, François a confié : « Si vous voyiez ma Bible il se pourrait qu’elle ne vous impressionne pas vraiment : quoi, c’est cela, la Bible du Pape ? Un vieux livre tout abîmé ! Vous pourriez m’en offrir une nouvelle très coûteuse, mais je n’en voudrais pas. J’aime profondément ma vieille Bible qui m’a accompagné la moitié de ma vie. Elle a vu mes plus grandes joies et elle a été mouillée de mes larmes. C’est mon trésor le plus précieux. Je vis d’elle et pour rien au monde je ne voudrais m’en séparer. »

1 Conclusion, L’interprétation de la Bible dans l’Eglise, 1993.


Le tunnel de l’amitié

Par Claude Amstutz
Photos : DR

Lors de son voyage apostolique en Indonésie, le pape François a  mentionné la construction d’un tunnel souterrain – le tunnel de l’amitié – reliant à Djakarta la mosquée d’Istiqlal et la cathédrale Sainte-Marie de l’Assomption, signe pour le monde entier que, dans l’histoire de cette nation et dans la culture que l’on y respire, la mosquée et la cathédrale, comme les autres lieux de culte, sont des espaces de dialogue, de respect mutuel, de coexistence harmonieuse entre les religions et les différentes sensibilités spirituelles.

Vous me direz peut-être que c’est beau, certes, mais si loin de nous, occidentaux, parfois refermés sur nos traditions et nos rites d’un autre âge. Pourtant, à l’approche de la fête de la Nativité de notre Sauveur, ne rêvons-nous pas, nous aussi, d’une grande maison pour l’humanité, sans portes verrouillées, sans fondamentalisme ni extrémisme, mais lieu d’accueil, de dialogue, d’apprentissage mutuel et d’amour réciproque ? Sans même y penser, au fil de cette période de l’Avent, nous contemplons la crèche de Noël avec tendresse et joie : cette première maison que nous figeons si volontiers en des temps révolus.

La Vierge Marie et saint Joseph sont là pour nous rappeler que cette maison pour l’humanité reste à construire chaque jour dans nos cœurs, entre nos propres murs, dans nos paroisses, voire, peut-être, sur les ruines présentes que foulent nos pas.

Notre bien-aimé Jésus est patient. Il nous tend la première pierre pour manifester sa joie et devancer la nôtre.

Que les paroles de Aelred de Rievaulx, moine cistercien du XIe siècle, parlent à notre cœur : Le bien qui se trouve dans le prochain nous donne autant de joie que celui qui est en nous (Le miroir de la charité III).

Belles fêtes à toutes et à tous !

A la veille de changements

Par Jean-Michel Moix | Photo : DR 

Avec ce dimanche 1er décembre, nous entrons dans une nouvelle année… liturgique. Nous nous préparons avec le temps de l’Avent à fêter la belle et grande fête de Noël. A l’origine cet événement passa inaperçu aux yeux des gens de Bethléem mais il finit par changer en profondeur l’humanité. En Jésus, Dieu qui est invisible se rend visible ! Dieu qui existe depuis toute éternité entre dans le temps et partage les vicissitudes de notre condition humaine marquée notamment par la souffrance, les persécutions, les injustices ! En Jésus, Dieu le « Très-Haut », le « Très-Saint » vient habiter parmi nous, lui qu’on appelle désormais « l’Emmanuel », « Dieu avec nous » ou « Dieu au milieu de nous » ! 

Par ailleurs le monde autour de nous ne cesse de changer ! Les fronts des guerres en Ukraine et en Palestine, évoluent. L’élection d’un nouveau président américain, va apporter indubitablement des changements non seulement pour les Etats-Unis mais aussi pour nos nations européennes. 

Et notre magazine paroissial, L’Essentiel, n’échappe pas à cette tendance de transformation, d’évolution. Pour l’année 2025, nous prévoyons ainsi de réduire le nombre de numéros de 10 à 8 par année, et de diminuer le nombre de pages, en passant de 20 à 16 pages par numéro : ceci, afin de réduire les coûts et de retrouver un équilibre financier. Cependant, nous avons aussi entrepris une démarche de réflexion pour élargir notre lectorat, pour intéresser en particulier les « jeunes familles ». 

Ainsi, pour cette fête de Noël, les habitants du secteur de Monthey vont recevoir chez eux, un tout-ménage : « L’1visible », un magazine édité à Paris, qui contient des articles de qualité liés à la foi et dans lequel nous aurons inséré en outre des informations locales et paroissiales.

Merci de réserver à « l’1visible » un bon accueil ! 

Et surtout, pensons à réserver à Jésus, une place de choix, la première, dans notre vie ! 

Et si Alain Delon avait raison?

Chaque mois, L’Essentiel propose à un ou une représentant(e) d’un diocèse suisse de s’exprimer sur un sujet de son choix. Mgr Alain de Raemy, administrateur apostolique du diocèse de Lugano, est l’auteur de cette carte blanche. 

Par Mgr Alain de Raemy
Photo : DR

Peut-être le savez-vous. En 2018 Alain Delon a surpris la journaliste Catherine Ceylac, dans son émission Thé ou Café, en déclamant sa « passion folle » pour la femme au monde qu’il aime le plus, le comprend et à qui il se confie totalement… la Vierge Marie. 

Venant de cet acteur, il y avait de quoi surprendre ! La journaliste exprimant son étonnement, Delon en rajoute. Il extrait de sa poche une statuette d’une Vierge alsacienne, qui l’accompagnit partout « parce qu’elle a existé, parce qu’elle été ce qu’elle a été, parce qu’elle a fait ce qu’elle a fait et elle continue à le faire ».

Un autre journaliste, Bernard Pivot, quelques années plus tôt dans Apostrophes, lui posait cette question : « Si Dieu existe, qu’aimeriez-vous, après votre mort, l’entendre vous dire ? » L’acteur lui répondit : « Puisque tel est ton plus grand et ton plus profond regret, je le sais, viens je te mène à ton père et ta mère, afin que pour la première fois tu les voies ensemble. »

On perçoit l’immense souffrance de l’enfant, restée celle de l’adolescent et encore plus évidente chez l’adulte. Il précisait aussi qu’il n’avait pas fait de bonnes expériences dans les écoles catholiques où il avait été placé… Un homme éloigné de sa famille et blessé dans sa vie et son âme.

Et pourtant il l’a senti. Marie est au nom du Christ la plus proche des plus lointains. La seule qui les voit grandeur nature ! Puisqu’elle n’a jamais rien connu du péché, elle a toujours vécu l’évangile de son Fils à la lettre et en direct (et même par anticipation !) : « Ce que vous faites au plus petit, c’est à moi que vous le faites. » Le plus petit, c’est aussi celui qui semble le plus lointain, comme ce plus grand qui, vu de loin ne semble qu’un tout petit point ! Mais pas pour Marie qui voit en son Petit le plus Grand des temps et de l’histoire ! Marie dans sa pureté a aboli les distances. Elle ne tient personne à distance.

Voilà l’effet Marie sur le plus petit, ce petit apparemment loin. Elle en est aussi naturellement que surnaturellement proche. Et elle ne scandalisera jamais le plus fragile, qui ne s’en croit pas digne. C’est pourquoi les plus lointains perçoivent en elle, sans le savoir, l’Amour que son Fils est et donne.

Oui, Alain Delon avait raison.

Parce que Marie avait toutes les raisons de le détecter, de l’aimer loin des siens lui, et de l’aimer encore.

Elle saura lui présenter ses parents séparés, réunis par un Amour qui rassemble et réconcilie. Marie le permet, en toute innocence et simplicité. 

Accueillir un enfant

Par Marta et Yorick Hossfeld 
Photo : Florian Tibor Hossfeld

Ce printemps, nous avons eu l’immense joie d’accueillir dans notre famille notre fils, Leonydas Aleksander, un véritable petit ange venu combler nos cœurs de bonheur.

Entrant dans la période propice à la préparation de Noël et de l’annonciation, il a reçu le plus cadeau du ciel : la bénédiction spéciale dans la sérénité de notre église Saint-Joseph, celle du baptême, entouré de notre famille et de notre communauté. 

Ce moment unique a amené une profondeur particulière à notre foi, appelant l’esprit de Noël et la lumière qu’apporte la naissance d’un enfant. 

Alors que s’illuminent déjà les premières lueurs qui réchauffent les cœurs en cette saison froide, nous anticipons la célébration de notre premier Noël avec Leonydas Aleksander, symbole d’espoir et de renouveau dans notre foyer. 

La présence de notre fils est pour nous le plus précieux des cadeaux, un miracle qui chaque jour nous remplit de gratitude. 

En ce Noël 2024, et alors que nous venons de nous souvenir du jour de notre mariage (fin novembre), nous rendons grâce pour notre fils et la bénédiction qui l’accompagne, priant pour que cet amour et cette paix illuminent notre famille pour toujours.

Que la paix de Noël emplisse vos foyers !

Du nouveau pour notre magazine paroissial !

Par l’abbé Jérôme Hauswirth, curé des paroisses du secteur de Monthey et l’abbé Jean-Michel Moix,
coordinateur pour L’Essentiel
Photo : J.-M. Moix

Chers paroissiens, chers lecteurs de L’Essentiel,

Mauvaise nouvelle, le magazine paroissial est en déficit notable !
Nous devons donc réduire les coûts pour retrouver un équilibre financier.

Le moment est historique ! Que de magazines publiés au fil des décennies dans l’histoire de nos paroisses. Vous imaginez ? Notre magazine paroissial a presque 100 ans ! Depuis le début du XXe siècle, nous collaborons efficacement avec les sœurs de Saint-Augustin pour l’édition de notre magazine paroissial. Ce partenaire historique a contribué à diffuser une information catholique de qualité ! Nous savons ce que nous lui devons et nous avons conscience du bien accompli grâce à ses publications. C’est pourquoi, en respect pour ce partenaire fidèle, nous n’envisageons pas l’avenir sans lui !

Actuellement, nous comptons près de 1’200 abonnés pour les deux secteurs : Monthey et Haut-Lac. Ce chiffre baisse inexorablement depuis de nombreuses années (presque 8 % par an !). Pour y faire face, nous avons décidé de prendre des mesures :
• Dès janvier 2025, nous passerons de 10 à 8 numéros par an.
• Dans le même temps, chaque numéro passera de 20 à 16 pages.
• Mais rassurez-vous, le prix de l’abonnement restera inchangé 😊.

Bien sûr, nous continuerons à vous transmettre les informations essentielles de la vie de nos paroisses. Nous vous annoncerons et reviendrons sur les grands événements de l’année liturgique, à travers la beauté de l’image et la force des mots. Bref : le Service de la Bonne Nouvelle continue !

Ainsi, nous retrouverons l’équilibre financier et pourrons envisager l’avenir sereinement. Mais nous avons également le souci d’élargir notre lectorat, en particulier auprès des jeunes familles.

A cet effet, nous explorons déjà plusieurs pistes :
• Un tout-ménage catholique de qualité : L’1Visible, un magazine édité à Paris, traitant de divers sujets liés à notre foi catholique, avec des pages paroissiales locales, qui arrivera bientôt dans votre boîte aux lettres ! (pour les habitants des paroisses du secteur de Monthey)
• Une nouvelle application pour smartphones : MyChurch, déjà un succès en Allemagne.

Nous vous en dirons plus prochainement.

Merci de continuer à nous soutenir, de nous encourager et de nous partager vos idées.

Jeux, jeunes et humour – décembre 2024

Par Marie-Claude Follonier

Question jeune

Que signifie le mot « messe » ?*
Lorsque la messe était célébrée en latin, le prêtre disait : « Ite missa est », ce qui signifie : « Allez, la messe est dite » ou plus littéralement : « Allez, c’est le renvoi », non pas au sens de bon débarras, mais pour nous inviter à partir nous aussi en mission et témoigner de ce que l’on a reçu.

Par Pascal Ortelli

* Nous vous proposons cette année de décrypter la messe, en lien avec le livre de Pascal Desthieux : Au cœur de la messe. Tout savoir sur la célébration, illustrations Hélène VDB, Editions Saint-Augustin.

Humour

Un élève appelé Toto avait la fâcheuse habitude de tutoyer sa maîtresse. Chaque fois, celle-ci le reprenait, mais il n’y arrivait pas. Elle lui infligea une punition : « Pour demain, tu copieras vingt fois la phrase suivante : « Je ne dois pas tutoyer ma maîtresse ! » » Le lendemain, Toto apporta sa punition à l’institutrice. Elle constata qu’il avait copié 40 fois la phrase imposée. Celle-ci lui demanda pourquoi il avait écrit le double de ce qu’elle avait prescrit. Toto répondit : « C’était pour te faire plaisir ! »

Par Calixte Dubosson

Partage de Noël 2024 à Sainte-Thérèse

PAR LAURENT KOELLIKER | PHOTOS : DR

« Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » Matthieu 25 : 31-46

Le groupe Sainte-Thérèse Mission a retenu pour l’Action de Noël 2024 un projet à Genève et un projet au Liban. 

Votre contribution peut être apportée en utilisant le QR-Code prévu ou lors des ventes organisées par les enfants du catéchisme et la communauté polonaise qui auront lieu les 30 novembre et 1er décembre après la messe. 

Pour le projet local genevois, nous avons choisi le Fonds Eloïse Wise de Caritas-Genève. Ce fonds apporte son soutien aux parents qui ont besoin d’aide pour financer les activités parascolaires, sportives ou associatives de leurs enfants. Cela peut être le cas par la prise en charge des frais d’inscription pour des cours de sport, de musique ou la participation à un camp de vacances ou à un centre aéré.

Le Fonds Eloïse Wise peut aussi aider pour couvrir les frais de restaurants scolaires, de crèche, de médecin ou de dentiste. Actuellement, Caritas-Genève apporte son aide par cet intermédiaire à une centaine de famille représentant plus de 200 enfants pour leur permettre de vivre des activités extrascolaires avec leurs camarades et de rester ainsi socialisés.

Pour le projet international, le groupe Sainte-Thérèse Mission a choisi le Liban, un pays qui reste plus que jamais meurtri par la crise économique à laquelle s’ajoute la guerre. Deux associations ont été retenues, avec lesquelles nous avons des contacts privilégiés, gage que les dons parviendront directement à leurs bénéficiaires.

Il s’agit de l’Association Oumniati et de l’Ecole d’Antoura.

L’Association libanaise « Oumniati » que l’on peut traduire littéralement par « mon vœu » est issue du groupe de prière « Les enfants de Marie ». Elle offre des repas chauds, des habits et des jeux à des enfants dans le besoin. Pas moins de 500 familles sont aidées chaque semaine après la messe du samedi.

Le deuxième projet vise à apporter notre aide au Collège Saint-Joseph d’Antoura. Ce collège, fondé par les Lazaristes en 1834, reste la première école francophone catholique du Proche-Orient. La crise n’a pas épargné cette institution qui sollicite notre aide pour couvrir les frais de scolarisation. En soutenant le collège, nous contribuons aussi au rayonnement de la langue française au Liban et au soutien de la communauté chrétienne en Terre Sainte, en permettant une bonne formation des enfants et des jeunes. 

Nous espérons que nos projets retiendront votre attention et que vous apporterez votre soutien à notre Action de Noël 2024.

Merci pour votre partage et joyeux Noël 2024 !

Triptyque de l’église de Monthey

En entrant dans l’église de Monthey, nos yeux se lèvent vers la voute du chœur. Un portrait de Marie nous accueille avec son regard doux. De chaque côté, deux peintures illustrent le début de la Bible. Cette peinture murale « raconte » une histoire en trois temps.

Par Jérôme Hauswirth et Sandrine Mayoraz | Photo : Jérôme Hauswirth

Au fond du chœur de notre église de Monthey, vous avez tous vu trois grands tableaux. Techniquement, ces œuvres d’Italiens du val Vigezzo sont remarquables. Une partie des tableaux est peinte à même le mur, alors que les personnages sont, pour la plupart, peints sur toile, puis mis en place dans le décor. Ce triptyque illustre trois récits :
• Le péché originel ;
• La descente de la Vierge Immaculée sur la terre ;
• La fuite du Paradis.

Les récits de la chute

Le premier tableau, à gauche, « le péché originel » représente Adam et Eve, au moment de la Chute, c’est-à-dire de la désobéissance. Tentés par le mal (le serpent) ils prennent le fruit défendu de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Ce faisant ils se détournent de Dieu et perdent l’accès à l’arbre de vie qui leur donnait l’immortalité. 

Ils doivent alors fuir du Paradis (à droite): « Maintenant, qu’il n’avance pas sa main et qu’il ne prenne pas aussi de l’Arbre de vie, pour en manger et vivre éternellement. Et le Seigneur Dieu le fit sortir du jardin d’Eden, pour qu’il cultivât la terre d’où il avait été pris. Et il chassa l’homme, et il mit à l’orient du jardin d’Eden les chérubins avec l’épée flamboyante, pour garder le chemin de l’Arbre de vie. » (Gn 3, 23-24) 

Marie, l’Immaculée

En regardant les tableaux latéraux, le Mal semble avoir le dessus. Reste le tableau central, magnifique, Marie l’Immaculée. La descente de la Vierge Marie immaculée sur terre est souvent interprétée comme une manifestation de la grâce divine. Dans notre tradition catholique, Marie est Mère de Dieu et est aussi un symbole de pureté et d’amour. Sa conception immaculée signifie qu’elle n’est pas entachée par ce péché originel, illustré sur les tableaux latéraux. Ceci lui confère un rôle unique dans l’histoire du salut. 

Marie, protectrice de la paroisse

Cette idée pourrait aussi être illustrée par des événements mariaux, comme les apparitions de Marie à Lourdes ou à Fatima, où elle transmet des messages d’espoir, de repentance et d’amour. Ces moments sont souvent perçus comme une invitation à renforcer la foi et à vivre selon les valeurs chrétiennes.

La descente de Marie sur terre évoque enfin des thèmes de rédemption et de compassion. Ainsi Marie est représentée avec des symboles forts, comme le serpent écrasé sous son pied, qui évoque la victoire sur le mal. Chaque fois que nous faisons l’expérience de l’influence du mal, nous pouvons nous tourner vers Marie, perçue comme une intercesseuse puissante et une guide pour les croyants.

Alors Marie, Mère de Dieu, prie pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

La Parole et l’image

Agnèse Glichitch explique son art.

S’émerveiller du jeu des couleurs, cheminer avec humilité et patience sous le regard bienveillant du sujet représenté, travailler la matière inerte autant que la « pâte humaine » : la peinture d’icônes est un cheminement autant artistique que méditatif. Rencontre avec Agnès Glichitch, qui enseigne cet art sacré.

Par Myriam Bettens | Photos : Jean-Claude Gadmer

Quelle est la différence entre art sacré et art religieux ?
L’art sacré est un art vivant traditionnel, réglementé et essentiellement liturgique. C’est un langage avec une grammaire et une syntaxe. Quant à l’art religieux, il est beaucoup plus large : il suffit que le sujet soit religieux.

Existe-t-il des « codes » pour bien lire et comprendre une icône ?
Il ne faut pas trop chercher midi à quatorze heures ! Une icône n’est pas faite pour être décortiquée avec la tête, c’est une aide pour une mise en Présence. Il en va de même pour l’Evangile, on peut le décortiquer, mais son intérêt premier est de nous parler et de nous conduire à Dieu. Dans le monde orthodoxe, l’icône est du même ordre que la Parole, car le Christ est Parole et Image de Dieu.

On parle parfois « d’écrire » une icône…
En effet, car dans les langues où les icônes ont commencé à être peintes (ndlr. grec, russe), il n’existe qu’un terme pour dire « écrire, dessiner et peindre ». Etant donné qu’en français nous avons plusieurs termes, je considère qu’il y a là un peu de snobisme de dire « écrire » une icône. Et il y a aussi l’idée qu’« écrire » est supérieur à « peindre », cela déséquilibre l’égalité parfaite entre l’Ecriture et l’Icône.

Pourquoi le christianisme (hormis les courants protestants) est-il la seule religion du Livre à avoir gardé des images ?
C’est la seule religion dans laquelle Dieu s’est fait voir ! Il s’est fait homme et s’est donné à voir. Il y a là une caractéristique fondamentale du christianisme. Il est aussi intéressant de relever que le protestantisme s’est construit au moment où l’Eglise catholique a perdu le sens de l’icône, dans son acception spirituelle profonde. L’auréole en est un exemple éclairant. Elle symbolise la lumière qui émane de la personne, mais petit à petit elle devient un « plateau » au-dessus de la tête, indication de la sainteté, avant de souvent disparaître.

Sans être bénie, une icône est-elle une « icône » ?
La bénédiction des icônes est arrivée tardivement, autour du XVIe siècle. C’est aussi à ce moment-là que l’art de l’icône – et son sens profond – commence à décliner. A la base, pour que la peinture soit une icône, il faut une image et un nom. En d’autres termes, c’est le nom de la personne représentée qui fait l’icône. Mais la bénédiction peut être comprise comme une reconnaissance ecclésiale. Elle permet par exemple aux élèves de « recevoir » l’icône qu’ils ont peinte, autrement.

Infos supplémentaires : www.peintre-icones.fr

Bio express

Agnès Glichitch est iconographe et docteure en Histoire de l’Art.
Elle s’est initiée à l’art de l’icône en 1981 à Paris, auprès d’un iconographe d’origine russe. Elle donne des conférences sur cet art sacré, enseigne la peinture d’icônes et expose aussi ses œuvres dans différents lieux d’Europe.

Le langage de l’icône

La technique de l’icône se réalise par couches successives.

« Dans l’icône, il y a un langage qu’il faut respecter. On ne peut pas lui faire dire n’importe quoi. » Agnès Glichitch donne l’exemple de certaines représentations de la Sainte Famille sur lesquelles « on voit Jésus entre Marie et Joseph. Dans le langage iconographique, cela signifie que Jésus est le fils biologique de Marie et Joseph ». Elle nomme encore « la rencontre entre Anne et Joachim, où on les voit s’embrasser l’un l’autre. Ce qui traditionnellement signifie une relation charnelle entre les deux et donc la conception de Marie ». La technique de l’icône se réalise par couches successives, « les couleurs les plus foncées sont posées en premier, jusqu’aux plus claires ». Ces « lumières » donnent alors le relief à cet art pictural dans lequel la troisième dimension n’existe pas. Les couleurs sont composées de pigments naturels mélangés à du jaune d’œuf, « une technique très ancienne remontant au VIe siècle ». Toute la gamme de couleurs existe, par contre le noir est très peu utilisé, car il représente la non-lumière : la couleur des Enfers ou du pied de la croix. 

Donner sens au célibat

Le célibat non choisi demeure une question peu abordée au sein de l’Eglise et les propositions dédiées à cette thématique sont rares. Depuis la rentrée dernière, un groupe de célibataires chrétiens se réunit régulièrement à la paroisse Saint-Joseph pour réfléchir aux défis, mais aussi aux richesses de cet état de vie.

Par Myriam Bettens | Photos : Pixabay, DR

« Et le 4, est-ce que c’est possible pour vous ? », lance Noémi à ses deux acolytes. Assise en tailleur sur le tapis du salon, elle compulse son agenda chargé en quête d’une date. Les deux autres jeunes femmes, téléphones en main, consultent leurs calendriers respectifs. « Pour moi cela irait. Il faut juste regarder avec l’Abbé Thierry s’il n’a rien ce jour-là », répond Marie à l’adresse du reste du « noyau ». Ces trois jeunes femmes – Marie, Noémi et Cécile – constituent le noyau du groupe de célibataires qui vient de se former à la paroisse Saint-Joseph des Eaux-Vives. Elles sont, ce soir-là, réunies dans l’appartement de Marie, fondatrice et responsable du groupe, pour discuter de l’organisation des prochaines rencontres et détailler ce qui a motivé la création d’un tel groupe.

« C’est lors d’un repas de famille que la proposition s’est esquissée. Nous avons abordé ma vie privée, le célibat. L’ébauche d’une rencontre régulière entre célibataires partageant la même foi a alors été avancée par un proche », confie Marie. Bien déterminée à faire « converger des cercles qui habituellement ne se croisent jamais » – celui des célibataires et des chrétiens – la trentenaire, décide de glisser l’idée à Thierry Schelling, prêtre responsable de la paroisse qu’elle fréquente depuis 2019. Celui-ci est partant pour animer des apéros-rencontres autour de cette thématique. Les trois jeunes femmes ne savent pas trop à quoi s’attendre, mais le succès est au rendez-vous. Des célibataires chrétiens de tous les horizons oecuméniques répondent à l’invitation. Pas étonnant pour Noémi qui considère qu’ecclésialement parlant, « c’est le désert autour de cette question ». Car, il faut le reconnaître, la parole de l’Église les concernant est pauvre, voire inexistante. Celle-ci étant toujours rapportée à la préparation d’une vocation plus « positive ».

« Il y a énormément de force et de joie venant du célibat. Si j’étais mariée, je ne ferais pas les mêmes choix, je n’aurais pas les mêmes engagements. Tout ce que je vis, le temps que j’ai, l’énergie et l’espace mental, sont des éléments positifs auxquels on ne pense pas assez lorsque l’on est célibataire. Il faut prendre conscience de ces éléments et apprendre à les cultiver. Or, très souvent, le célibat est plutôt connoté comme : Il te manque quelque chose », glisse Noémi. Elle poursuit : « Parfois, je me demande aussi si j’ai manqué de confiance, raison pour laquelle je suis célibataire aujourd’hui. En même temps, je me dis que c’est peut-être ce à quoi je suis appelée… ». Ce groupe donne l’occasion de rediscuter le sens de la « vocation » de chacun tout en mettant des mots sur la manière de la vivre pleinement. « Dans tous les choix de vie, il y a des aspects positifs, comme négatifs. L’important est d’admettre qu’il n’y a pas d’échec à être célibataire », confie Marie. « Il y a aussi le fait que même sans « matchs », je passerai une excellente soirée de laquelle je repartirai avec quelque chose à méditer. Une « rencontre » qui m’aura permis d’être écoutée et d’entendre des témoignages qui résonnent avec le mien », conclut Noémi.

Rencontre – Célibataires chrétiens

Rencontres pour célibataires chrétiens qui souhaitent partager des thèmes qui les concernent à la lumière de l’Evangile et de leurs expériences. A la cure de l’église Saint-Joseph – au 1er étage – Anne-de-Lusigan (Rue Petit-Senn) 1, 1207 Genève. Plus d’informations sur les prochaines dates sur upeauxviveschampel.ch ou à aperos_rencontres@bluewin.ch

Une occasion de rediscuter le sens de la « vocation » de chacun à la lumière de la Bible.

Entrons en Avent

Par Sandrine Mayoraz

Chaque année, nous célébrons l’entrée dans la période de l’Avent avec les cavaliers de l’Avent. Ceux-ci apportent aux paroissiens le message de l’Avent venu de Crêt-Bérard. Les chrétiens se retrouvent devant l’esplanade du Crochetan pour écouter le message de l’Avent annoncé par les cavaliers du Manège du Rhône. Le pasteur va commenter le message et le prêtre bénira les communautés rassemblées. Chrétiens, voici le temps de rassembler toute la ville autour de celui qui est au cœur de notre foi : Jésus-Christ.

En fin de journée, le cortège de l’Avent nous conduira, flambeaux en main, de la cure catholique en ville, en passant par l’assemblée évangélique et le Temple réformé, jusqu’au local des scouts. Nous y allumerons un feu et partagerons une prière œcuménique et un vin chaud pour témoigner de notre espérance commune dans la paix et la joie du Christ, au cœur des ténèbres du monde.

Vitrail de la nativité de Paulin Campagne, église du Sacré-Cœur, Montreux 

Il se peut que nous approchions certains aspects du mystère de Noël à travers les yeux de l’un ou l’autre berger.

Par Amandine Beffa | Photo : Jean-Claude Gadmer

En cette période de l’Avent, l’art peut nous inviter à méditer le mystère de la Nativité. 

Trois des vitraux du chœur forment un ensemble : la nativité, la Cène et la crucifixion. La cohérence est marquée par le bleu intense choisi pour le ciel. La Vierge Marie est représentée avec la même tenue à la crèche et à la croix. On pourrait réunir les trois scènes sous le titre : « A cause du grand amour dont il nous a aimés. » (Ephésiens 2, 4)

En raison du grand amour dont il nous a aimés, le Christ est allé jusqu’à la mort et la mort sur la croix. En raison du grand amour dont il nous a aimés, il nous a donné l’Eucharistie. Et en raison du grand amour dont il nous a aimés, Dieu nous a donné son Fils. C’est le mystère de la présence de Dieu parmi nous, l’Emmanuel. C’est ce que nous célébrons à Noël. 

Revenons au vitrail de la nativité. La composition est assez classique : la Vierge Marie présente Jésus alors que Joseph est légèrement en retrait. 

Le berger qui porte un gilet de mouton est à genoux et il a retiré son chapeau. C’est la marque de celui qui a reconnu Jésus comme le Fils de Dieu et qui est en adoration. Le berger à sa gauche est debout, la tête couverte. On dit parfois qu’il doute. Il retournera peut-être chez lui comme il est venu ou il fera peut-être un chemin de foi. Le berger situé à notre droite est accompagné d’un mouton. Il a la tête découverte, mais il est debout. Il est en chemin. 

Les trois attitudes des bergers : celui qui doute, celui qui est en chemin et celui qui a la foi ne nous sont pas étrangers en tant que chrétiens. Il se peut même que nous approchions certains aspects du mystère de Noël à travers les yeux de l’un ou l’autre berger. Ces parcours différents constituent aussi les assemblées des messes de Noël. Nous sommes tous réunis par une même fête, sur laquelle nous posons des regards variés. Certains repartiront par le même chemin, d’autres vivront une rencontre qui change la vie.

Les crèches, un signe de l’incarnation

Par l’abbé Bernard Schubiger
Photos : Georges Losey, LDD

Quoi de mieux que les crèches pour rendre compte du mystère de l’incarnation ? Ce grand prodige par lequel nous célébrons la naissance du Fils de Dieu, comme un homme, comme tous les autres : comme un petit enfant, Jésus.

Quelle joie provoque chaque année la contemplation des différentes crèches réalisées par des artistes pour inculturer et adapter cette naissance à la culture, les modes et les réalités quotidiennes.

L’exposition annuelle des crèches dans la ville d’Estavayer en est le reflet et l’enthousiasme qu’elle suscite montre l’intérêt de tout un chacun pour ce mystère de l’incarnation.

Notre pape François a encouragé cette pratique et tradition dans une lettre de 2019, où il souligne : « Qu’elle possède en soi une riche spiritualité populaire. »

Jésus, le Fils de Dieu, a choisi de naître comme chacun de nous d’un ventre d’une femme, certes vierge, et sans la semence d’un mari pour marquer cette communion entre divinité et humanité, entre le ciel et la terre.

« En entrant dans ce monde, le Fils de Dieu est déposé à l’endroit où les animaux vont manger. La paille devient le premier berceau pour Celui qui se révèle comme «  le pain descendu du ciel  ». » (Jn 6, 41)

L’origine de la crèche vient de saint François qui, en 1223, décida de monter une crèche vivante à Greccio. Quinze jours avant Noël, François appela un homme du lieu, nommé Jean, et le supplia de l’aider à réaliser un vœu : « Je voudrais représenter l’Enfant né à Bethléem et voir avec les yeux du corps, les souffrances dans lesquelles il s’est trouvé par manque du nécessaire pour un nouveau-né, lorsqu’il était couché dans un berceau sur la paille entre le bœuf et l’âne. »

Alors à chacune et chacun, aux enfants comme aux adultes, bonne contemplation des crèches pour entrer dans ce merveilleux mystère d’un Dieu qui a choisi de se faire homme, comme un petit bébé.

La crèche vivante, une tradition qui plaît à toute la famille

Crèche vivante en l’église de Collombey.

Par Sandrine Mayoraz | Photo : Gilles Vuille

A l’approche des fêtes de Noël, nombreuses sont les familles qui préparent une crèche sous leur sapin, avec comme élément central « le petit Jésus » couché dans la mangeoire. L’esprit humain a besoin de représentations concrètes pour percevoir les choses abstraites. La crèche, par sa simplicité, vient nous faire entrevoir l’humilité et la discrétion de Dieu. C’est avec cette intuition que saint François d’Assise a initié la première « crèche vivante ».

Une tradition née en Italie

La représentation de Noël sous forme de crèche existe depuis le Moyen-Age. François d’Assise l’a « popularisée » et a développé la dévotion à la crèche. En 1223, – il y a 801 ans – , il célèbre la messe du 24 décembre à Greccio en reconstituant la scène de la Nativité dans une grotte avec un âne, un bœuf et une mangeoire pleine de foin. Il avait l’intuition de « donner à voir » ce mystère de Dieu. 

Ce soir-là, d’après la légende, un des confrères de François vit tout à coup apparaître un petit bébé dans cette mangeoire au préalable vide. Et c’est depuis ce jour que, chaque année, les chrétiens décidèrent de reconstituer cette scène le jour de Noël.

Perpétuée jusque chez nous.

Dans nos paroisses, nous avons gardé la tradition des crèches vivantes lors de la messe de Noël à 17h. Cet horaire convient bien aux enfants et aux familles. Les enfants (dès la 3H) sont invités à se glisser dans la peau des personnages de Marie, Joseph, les bergers ou encore les mages. Costumés, ils racontent cette belle page d’Evangile.

Une célébration particulière qui leur plaît : 

« Là, c’est nous qui jouons la naissance de Jésus. J’aime bien avoir un rôle, la messe de Noël paraït plus courte que les autres. » explique Jonah. 

« A la crèche vivante, j’ai déjà fait un mage et j’aime bien car il offre un cadeau et j’avais des accessoires. J’aime aussi l’ambiance joyeuse. » continue Anais. 

« Cette messe nous dispose intérieurement à la soirée en famille qui suit. Cela nous sort d’une ambiance de consommation pour nous mettre dans une ambiance fraternelle » témoignent leurs mamans. 

Les paroisses de Choëx, Monthey, Collombey et Muraz vous souhaitent de joyeuses fêtes de Noël.

Horaires des messes de Noël

Mardi 24 décembre 
17h Eglise de Monthey : messe animée par les Vive la Vie avec la crèche vivante
17h Eglise de Collombey : messe avec la crèche vivante animée par le chœur mixte
17h Chapelle d’Illarsaz : messe avec la crèche vivante animée par EnJoy Chorale
22h Monastère : messe de minuit
24h Eglise de Monthey : messe de Minuit
24h Eglise de Choëx : messe de Minuit, animée par les Chorales
24h Eglise de Muraz : messe de Minuit, animée par la Chorale

Mercredi 25 décembre
9h Eglise de Collombey : messe de Noël
10h30 Eglise de Monthey : messe de Noël
10h30 Eglise de Muraz : messe de Noël
10h30 Tilleuls : messe de Noël

Comment participer ? Tout simplement en s’inscrivant auprès des responsables

Monthey-Choëx
Répétitions le 18 décembre 13h30-15h30 et samedi 21 décembre 9h30-11h à la Maison des Jeunes.
Messe le 24 décembre à 17h à l’église de Monthey.
Inscription chez Francois-Xavier Mayoraz au 079 567 05 55.

Collombey
Répétition le 20 décembre à 16h30 et le 24 décembre à 15h à l’ancienne cure de Collombey.
Messe le 24 décembre à 17h à l’église de Collombey.
Inscription à paroisse-collombey@bluewin.ch ou chez Nadia Borsay au 079 410 87 42.

Muraz
Répétition le 24 décembre à 15h à la Chapelle d’Illarsaz.
Messe le 24 décembre à 17h à la Chapelle d’Illarsaz.
Inscription à paroisse-collombey@bluewin.ch ou chez Simone Lattion au 079 690 15 30.

Le secret des cloches

L’épaisseur, la courbure, la qualité du métal forgé donneront le son, la résonance à l’objet.

Par Pierre Guillemin | Photo : flickr

Les cloches sont moulées ou forgées. La fabrication des cloches est un art ancestral qui allie savoir-faire artisanal et techniques précises. 

Des peintures d’Egypte anciennes datant d’il y a 3’500 ans représentent déjà des vaches munies de clochettes. Les Lacustres de l’âge de Bronze, les Grecs et les Romains ont également fondu des clochettes. En Europe, on retrouve des vestiges de cloches anciennes et c’est dès 1800 que les cloches ont atteint les formes actuelles. 

Lorsqu’elle est forgée, la cloche sera fabriquée à partir de plaques de tôle que l’artisan martèlera pour obtenir la forme et surtout l’épaisseur de métal désirée. L’épaisseur, la courbure, la qualité du métal forgé donneront le son, la résonance à l’objet. Ainsi naîtront les toupins, autrement appelés « sonnettes » essentiellement en Valais, « potet » à Neuchâtel, « sonnailles » à Fribourg. 

Les cloches moulées sont souvent réalisées dans des fonderies spécialisées. Le processus de fabrication commence par la création d’un moule en deux parties, appelé la fausse cloche et la chape. La fausse cloche est un modèle en argile, reproduisant la forme exacte de la cloche finale, tandis que la chape constitue le moule extérieur qui recevra le métal en fusion. Une fois le moule prêt, il est enfoui dans une fosse de coulée et chauffé pour éliminer toute humidité afin de garantir l’homogénéité du métal en fusion, 1200° C, qui y sera versé. Après le coulage, le métal est laissé à refroidir lentement, un processus qui peut durer plusieurs jours selon la taille de la cloche. Durant cette phase, des tensions internes se dissipent, assurant la résistance mécanique de l’objet final. Une fois refroidie, la cloche est démoulée et nettoyée. Chaque cloche est ensuite accordée avec minutie. Cela consiste à ajuster l’épaisseur des parois en les ponçant ou les limant, afin d’obtenir la note précise recherchée. Le son d’une cloche dépend non seulement de sa taille, mais aussi de la proportion entre ses différentes parties et de l’épaisseur de son métal. La dernière étape consiste à polir la surface de la cloche, lui donnant son aspect brillant caractéristique. Parfois, des inscriptions, des motifs décoratifs ou
des dédicaces sont gravés, ce qui rend chaque cloche unique.

La fabrication d’une cloche n’est donc pas simplement une affaire de métallurgie, c’est aussi un travail d’harmonisation sonore demandant à la fois une grande maîtrise technique et une sensibilité musicale, afin que chaque cloche puisse résonner avec une pureté et une puissance qui traversent les siècles.

Un nouveau prêtre auxiliaire « bien de chez nous » !

Nous avions un « vicaire dominical » en la personne de l’abbé André. Voici que nous avons désormais un « ministre dominical » avec l’abbé Bernard Schubiger, un prêtre « bien de chez nous » puisqu’il a beaucoup bourlingué dans le diocèse.

Texte et photo par Claude Jenny 

Nous avions déjà un Bernard (Alassani) au sein du clergé paroissial. Voici que nous avons un deuxième Bernard (Schubiger) qui vient prêter main-forte aux deux prêtres en place, à hauteur de 40% de son temps d’activité, principalement pour assurer des célébrations durant le week-end, parfois aussi en semaine.

Ce nouveau « ministre dominical » est prêtre depuis 38 ans et l’a toujours été dans le diocèse LGF : à Neuchâtel, à Châtel-Saint-Denis, à Fribourg, à Nyon, à Echallens et enfin à Morat durant 8 ans. L’année dernière, il fonctionnait comme aumônier du COEPS pour la pastorale des personnes handicapées, ainsi que pour la formation des adultes et pour les célébrations au sanctuaire de Bourguillon, un ministère qu’il conserve à hauteur de 10%. Et le voilà dans la Broye. C’est dire que la faculté d’adaptation, il connaît…

Depuis son arrivée, il a déjà pu découvrir un peu notre paroisse et se dit avoir été bien accueilli. Les paroissiens apprécient sa jovialité, sa bonne humeur, son sens du contact et ses homélies – courtes mais bien ficelées. « Et puis, on le comprend bien ! Il est de chez nous ! » nous disait l’autre jour un paroissien qui venait d’assister à une célébration.

Faire rire dix personnes par jour

L’abbé Bernard Schubiger a le sens de l’humour et le cultive. « Parce que humour rime avec amour ! Et je me suis mis dans la tête que je dois faire rire au moins 10 personnes par jour » dit-il. Mission qu’il doit aisément accomplir… Car il appelle de ses vœux une Eglise qui soit vraiment celle de la rencontre et « en accueillant les personnes telles qu’elles sont » précise-t-il. Il rêve aussi d’une Eglise plus ouverte, plus accueillante, plus présente aux périphéries.

Un autre synode, localement

« L’Esprit Saint est constamment à l’œuvre si on le laisse faire » aime-t-il à dire : « Il faut apprendre à écouter l’Esprit Saint. » Ce qui, dit autrement, signifie, pour lui : « Accomplir un véritable synode entre nous. » C’est-à-dire au sein de chaque UP, de chaque équipe pastorale. « Le souffle donné par le pape François n’a de sens que si, nous-mêmes, nous nous laissons guider » prône celui qui a écrit plusieurs livres, dont le dernier est clairement évocateur : « Les cinq doigts de la pastorale » 1. Qui représentent, selon lui, les cinq essentiels d’une bonne pastorale : une vie de prière, de fraternité, de charité, de formation et d’évangélisation. Il insiste notamment sur l’importance de développer la vie fraternelle qui doit exister d’abord au sein des équipes pastorales. Mais aussi de mieux tirer profit des ressources de chacun / e de ses membres, d’oser innover et concrétiser des projets nouveaux qui peuvent susciter l’intérêt des paroissiens. Sans oublier de se préoccuper d’offrir des possibilités de formation spirituelle à tout paroissien qui le souhaite.

Une conception qui n’est pas forcément du goût de tout le monde ! L’abbé Schubiger espère juste apporter sa petite pierre à l’édifice. Jour après jour. Et aujourd’hui dans nos communautés de la paroisse Saint-Laurent, même si, comme prêtre auxiliaire à « seulement » 40%, il n’est pas membre de l’équipe pastorale.

A 67 ans et en pleine forme, l’abbé Bernard va remplir durant un an son ministère parmi nous. Avec générosité et chaleur humaine. Mais avec l’espoir, à la prochaine année pastorale, de se voir confier un ministère plus conséquent. Ici ou ailleurs. 

1 Bernard Schubiger : « Les 5 doigts de la pastorale… et de la bonne gestion d’une équipe pastorale »

La crèche vivante, ça change une vie

Interview de Karen et Matteo Zucchinetti (-Rapin)

Matteo, Karen et leur enfant Mahé.

Texte et photo par Valentin Roduit

Karen et Matteo, qu’est-ce que la crèche vivante évoque pour vous ? 
Matteo : La crèche vivante, c’est une participation des paroissiens pour se souvenir de la naissance de Jésus ; un moment pour porter une grande attention aux enfants ; une autre manière de communiquer que par la parole.
Karen : Pour moi, c’est comme une sorte de théâtre. A 12-13 ans, c’est ce qui m’a donné envie.

Karen, tu l’as vécu jeune, qu’est-ce que tu retiens ?
K. : J’avais entendu cette recherche d’enfants pour jouer à la crèche vivante à Val D’Illiez et je suis venue à l’église parce que je m’y suis sentie appelée. Je pensais recevoir un petit rôle, j’ai été toute surprise quand on m’a proposé Marie, alors que mes copines engagées comme servantes de messe me paraissaient beaucoup plus qualifiées pour cela.
Et alors j’ai découvert : « J’ai une place, j’ai quelque chose à vivre là, dans l’Eglise. » Et ce choix a eu un rayonnement, puisque toute ma famille s’est réunie ce soir-là. Tous sont venus à la messe de minuit, c’était un Noël tout particulier, avec la foi au centre.

Cela a eu des conséquences sur ta vie ?
K. : Ça a été le début de ma vie de foi et d’engagement. Je suis devenue lectrice, ce que je suis toujours. Puis il y a eu la proposition du pèlerinage à Lourdes avec les JDL (Jeunes De Lourdes). Ça m’a tentée, j’y suis allée.

Mais cette crèche vivante, ça n’a pas été la fin de l’histoire pour vous ?
M. : A la naissance de notre premier enfant, Mahé, on nous a proposé de faire la crèche vivante à Illarsaz en 2022. Ça a eu beaucoup de sens pour nous parce que Noël, c’est le début pour Jésus, et c’était pour Mahé le début de la foi, ce qu’on espère vivre en famille.

Vous avez donc acceptée la proposition ?
K. : On a le désir de répondre « oui » aux besoins de l’Eglise, aux sollicitations. Un tel événement peut avoir un rayonnement inattendu auprès des communautés. Ma propre vocation à être épouse et mère est née comme ça : j’ai vu une famille dans les bancs à la messe, j’ai prié : « Jésus, si c’est cela que tu souhaites pour moi, mets sur ma route la bonne personne et fais que je sache la reconnaître. » 

Et comment s’est passé cette crèche à Illarsaz ?
M. : C’était joli, un peu le stress, mais nos familles étaient bien présentes. Ça a rassemblé du monde, ça recentre le tout sur le sens de Noël. Ça transmet un message même à ceux qu’on doit quitter plus tôt au souper, qui comprennent qu’il y a là quelque chose d’important. Et c’était joli de le vivre dans l’église où j’ai passé mon enfance. J’ai dû donner le biberon à Mahé au milieu de la célébration, ce qui a fait dire à tout le monde que nous étions une crèche moderne…
Et si pour Karen, le rôle de Marie, c’était inattendu, elle était bien sur la même ligne que Marie et Joseph, pour qui c’était inattendu d’accueillir le sauveur. Marie ne s’attendait pas à être appelée, à tomber enceinte comme ça. L’enfantement, c’est inouï ; être cocréateur, c’est incroyable.

Et cette année, une nouvelle proposition vous est arrivée, parce qu’une naissance approche à nouveau…
K. : Oui, accueillir un bébé en décembre, c’est le gros rush organisationnel, mais c’est une belle période. J’ai un attachement spécial à Marie, le modèle du « oui ». Elle m’aide dans les défis de la vie de tous les jours, tant en famille, qu’en couple ou pour les défis professionnels.
Dans le temps de l’Avent et de la grossesse, nous avons une pensée particulière pour ceux qui ont des difficultés à avoir un enfant ou qui en ont perdu. Noël, c’est pour tous le moment de se réjouir de la vie, ce mystère nous replace au cœur du sens de la vie. Préparons-nous à cette belle fête dans l’accueil !

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