Une diversité de pratiques pour prier un même Sauveur

Par Smon Roduit | Photo : DR

Ce numéro de L’Essentiel va nous faire traverser les temps liturgiques de l’Avent et de Noël, en passant des feux de l’Avent par les messes Rorate jusqu’à la Nativité de Jésus, suivie par la fête de la Sainte Famille. Que de belles occasions de rencontres !

La grande fête de Noël, plus que toute autre fête, est par excellence un rendez-vous familial. Je m’émerveille de voir la diversité des manières de célébrer Noël dans les foyers de notre paroisse : chez les uns, on construit une crèche dans laquelle chacun peut s’identifier à un berger en l’approchant chaque jour un peu plus de Bethléem. Chez d’autres, on prépare des cadeaux qui font entrer dans l’action de grâce avec les trois mages. Chez d’autres encore, le repas du soir de Noël est préparé et partagé avec un soin admirable, pour montrer la foi en un Dieu qui se fait nourriture.

J’ai été notamment émerveillé récemment de découvrir la belle tradition de certaines familles polonaises de fêter Noël par une veillée autour d’un repas sobre sans alcool ni viande, pour manifester que l’Emmanuel est venu dans la pauvreté d’une crèche. Il y a de nombreuses manières de fêter Noël, mais c’est toujours le même Jésus célébré, qui vient nous visiter dans nos familles.

Une fois revenus dans le temps ordinaire, le mois de janvier verra la traditionnelle Semaine de Prière pour l’Unité des Chrétiens. Comme dans toute maison où l’unité est recherchée, le travail vers l’unité de la famille des chrétiens a besoin de diverses activités pour se construire. Notre Eglise catholique nous recommande de prier pour l’unité, de construire un véritable dialogue théologique, et d’œuvrer avec d’autres chrétiens pour plus de justice dans notre monde. Ce témoignage commun par l’action a été mis en avant l’an dernier avec la pastorale de la rue œcuménique. Cette année, nous voulons spécialement insister sur la prière commune entre baptisés pour l’unité des chrétiens. C’est pourquoi le programme de cette semaine de prière nous invitera à nous rassembler pour trois veillées : une lectio divina et une prière de Taizé avec la communauté réformée et un concert de louange avec des membres d’une communauté évangélique.

Que Jésus, le seul Sauveur, qui est célébré différemment dans les différentes confessions chrétiennes, nous accompagne sur le chemin vers l’unité, chemin qui nous mène à la crèche, à la rencontre des autres.

Du nouveau mobilier pour deux chapelles

Le nouvel autel de l’église de Prévondavaux.

Cela faisait un moment que nos prêtres l’espéraient ! Et enfin, leurs rêves se sont réalisés dans les chapelles de Franex et Prévondavaux…

Par Gérard Dévaud
Photos : Sophie Ding, Gérard Dévaud

Les petites tables basses qui servaient d’autels ont été remplacées par du nouveau mobilier liturgique mieux adapté. 

A Franex, les Amis de la Chapelle ont investi dans une nouvelle table en bois massif aux lignes élégantes et épurées et surtout, à une hauteur adaptée pour la liturgie.

Et à Prévondavaux, un nouvel autel, héritage de la cure de Font, vient de prendre place à l’entrée du chœur. Profitant de cette occasion, les anciennes tables saintes en bois, branlantes et abimées, ont été supprimées, ce qui offre un bel espace pour la liturgie.

Merci à toutes les personnes qui prennent soin de nos lieux de culte et les rendent accueillants.

La nouvelle table de la chapelle de Franex.

Retraite au Simplon du Haut-Lac 2024 avec Marie

La joie de la rencontre des générations.

« Ici le Christ est adoré et nourri .» Voici les mots qui nous ont accueillis ce vendredi 1er novembre 2024 à l’hospice du Simplon. Par la grâce du oui de Marie, les presque nonante participants à cette retraite annuelle du Haut-Lac ont découvert ou redécouvert cet amour du Christ « adoré et nourri » et nous remercions chaleureusement les chanoines et tous les employés qui nous ont permis de vivre un week-end de la Toussaint hors du temps et si enrichissant !

« En chemin avec Marie » était le thème choisi par une équipe motivée qui nous a fait plonger dans son histoire, de l’Annonciation à la naissance de Jésus. Avec comme texte central, la« Visitation » Luc 1, 46-55. Laissons-nous nous aussi « visiter » par Dieu !

Comme les images sont parfois plus parlantes qu’un article, voici quelques moments de la retraite, choisis au hasard…

Puis quelques témoignages des participants sur une expérience de vie où ils ont senti la présence de l’Esprit Saint, de Dieu à leur côté :

« J’ai ressenti cette présence dans l’église quand je suis allé me confesser. » Anonyme

« A un moment de ma vie, j’ai cru que tout était terminé pour moi. C’est à cet instant-là que j’ai parlé avec mon cœur à Dieu et il m’a écoutée. Aujourd’hui, je revis. Grâce à Lui ! » Rosalba, Bex

« J’ai ressenti la présence de Dieu lors d’une messe au Grand-Saint-Bernard cet hiver. » Anonyme

« J’ai ressenti la présence de l’Esprit Saint à Lourdes, devant la grotte. » Roxane, Vionnaz

« Lors d’un accident qui aurait pu être fatal, j’ai carrément ressenti des bras qui me tiraient de côté pour me sauver la vie. » Anonyme

« Je ressens cette présence lorsque je monte au Simplon, c’est la troisième fois que je viens et je trouve que c’est une expérience à vivre dans sa vie au moins une fois ! » Anonyme

« J’ai ressenti que Dieu était présent dans ma vie lors de la mort d’une personne proche. Le fait que nous soyons très unis dans la famille m’a fait me sentir accompagnée par quelque chose de « supérieur », comme s’il était là pour mieux nous aider à supporter la douleur du moment. » Anonyme

« Je ressens cette présence à l’hospice, durant les moments d’adoration à la petite chapelle, j’ai senti une lumière d’amour inconditionnel m’entourer. J’ai senti avec mon corps qui n’a fait plus qu’un avec tout ce qui m’entourait. Je ressens cet amour, gratitude infinie. » Laetitia, Miex

« Lors de la veillée de prière avec le pape François aux JMJ 2023, le fait d’être plus d’un million de jeunes à prier en silence, en communion, j’ai vraiment senti la force de l’Esprit Saint en chacun de nous, et c’est un sentiment que je n’avais jamais ressenti auparavant ! » Tobias, Martigny

« N’arrête jamais de recommencer ! J’ai surtout ressenti l’Esprit Saint après une période de tristesse dans ma vie. Il est mon moteur et il m’a aidée à sortir de mon « trou noir » .» Isabel, Le Bouveret


Une nouvelle naissance

Sœur Bénédicte est aujourd’hui Geneviève Genoud…

Geneviève Genoud, native de Bourg-Saint-Pierre, a été Sœur Bénédicte dans la communauté du Verbe de Vie où elle a œuvré 30 ans durant. A sa fermeture, en 2022, elle s’est vue contrainte de commencer une nouvelle vie.

Propos recueillis par Pascal Tornay | Photos : DR

Geneviève, êtes-vous une cousine de notre ancien curé Jean-Pascal ?
Oui, nos pères respectifs étaient premiers cousins.

Vous avez donc passé 30 ans au Verbe de Vie. Quelle était votre mission au sein de votre communauté ?
Je suis couturière de métier. Mais j’ai beaucoup travaillé à la beauté intérieure des maisons où je me trouvais, pour les arrangements florauxdes costumes pour du spectacle par exemple. J’ai un petit côté artiste. J’aime le beau ! C’était aussi une caractéristique de la communauté. Par ailleurs, j’avais une attirance pour l’évangélisation de rue. Les plus paumés, les cabossés de la vie c’était pour moi ! Je ne sais pas pourquoi… J’aimais parler aux enfants, mener de petits temps de prière ou d’adoration, participer à faire descendre Dieu dans les cœurs. J’aimais également être présente auprès des jeunes.

En été 2021, l’évêque garant de la communauté a décrété sa fermeture définitive. Avez-vous vu arriver ce tournant dans votre vie consacrée ?
La communauté avait demandé une visite canonique *, ce qui est courant. Mais le résultat a été un choc ! J’attendais une aide de l’Eglise comme beaucoup de mes frères et sœurs. J’ai été en état de choc, pendant longtemps… Qu’allais-je faire de ma vie ?

Quel a été votre sentiment au sortir de cet état de vie ? Qu’avez-vous entrepris ?
Je ne voudrais pas choquer, mais j’ai eu l’impression que l’Eglise avait volé ma vie… Grâce à Dieu, j’ai eu le soutien de quelques personnes en arrivant en Valais et beaucoup de grâces matérielles, ce qui m’a encouragée. C’est très compliqué quand il faut tout recommencer presque  de rien. Les recherches matérielles m’ont aidée à regarder vers le futur, mais le plus difficile a été de retrouver un sens à ma vie…

Qu’est-ce qui vous a le plus marquée ?
Une nouvelle respiration, une liberté ! De nouveaux équilibres de vie sans cesse à trouver et à ajuster !

De quoi est faite votre vie actuelle ?
Je travaille à la Boutique Monsieur comme couturière pour les retouches de vêtements. J’ai conscience d’avoir eu une grande chance de trouver un emploi de ce type en Valais. J’y vois vraiment la main de Dieu.

Votre vocation religieuse ne s’est pas éteinte : quelles dimensions nouvelles vous voyez-vous lui donner ?
Je demeure consacrée. Ces derniers temps, j’ai réalisé que je « suis » une vocation ; que je « suis » une mission. C’est très différent d’« avoir » une vocation ou d’« avoir » une mission ! Je me suis jointe récemment aux responsables de la Pastorale de la rue qui tient le Café du Parvis (mardi et dimanche) à la Maison de la Visitation. C’est une vraie « Visitation » ! Je reçois autant que je donne et même plus, c’est bouleversant ! Cette pastorale me redonne le sens de ma vie que je cherchais : une invitation à être un « morceau d’amour » au milieu de ces enfants que Dieu aime. Que chercher de plus ? Je demande au Seigneur la constance et la fidélité…

* Ce terme désigne une sorte d’audit général d’une communauté religieuse. Ces visites permettent de vérifier si les principes de respect de la personne, de liberté et de sanctification sont respectés. On parle de contrôle, mais c’est surtout un outil pastoral qui vise la protection des personnes.

L’Abbaye Notre-Dame du Mont-Carmel s’ouvre davantage

L’Abbaye Notre-Dame du Mont-Carmel – ou Confrérie du Scapulaire – accueillera dimanche 8 décembre une nouvelle consœur en la personne d’Eliane Chassot, de Bussy, et un nouveau confrère, César Mosquera, sacristain à la collégiale d’Estavayer-le-Lac, de nationalité espagnole.

Par Marie-Christine Mota | Photos : Georges Losey, LDD

Par le passé, ces deux personnes n’auraient pas pu rejoindre les rangs de la noble confrérie. Eliane Chassot parce que l’abbaye a été très longtemps exclusivement masculine et César Mosquera en raison de son origine étrangère. En effet, les statuts des fondateurs imposaient d’accepter uniquement des confrères bourgeois de la cité d’Estavayer-le-Lac comme nouveaux membres.

Afin de perdurer, l’ancestrale abbaye–confrérie a réfléchi à ouvrir ses portes aux personnes qui se sentent proches de Marie, mère de Jésus et notre mère dans la foi, mais qui ne répondaient pas nécessairement aux exigences historiques. 

Le premier sans passeport suisse !

C’est ainsi qu’elle a remis, à ce jour, l’écharpe et le scapulaire à deux femmes, ainsi qu’au premier membre non bourgeois.

Pour adhérer

Si vous souhaitez rejoindre la confrérie–abbaye, il suffit de vénérer Marie, d’être sensible à la détresse des mamans dans le besoin, de vivre sur le territoire de la Paroisse Saint-Laurent Estavayer et  de vouloir maintenir la tradition et de partager l’amitié qui réunit ses membres. Ecrivez à l’adresse du gouverneur : André Butty, Chemin de la Bata 10, 1470 Estavayer-le-Lac.

Bon anniversaire Jean-Marie!

Notre évêque bien entouré.

Par Nicolette Micheli
Photos: Michel Micheli

Petite conversation que j’ai eue après une messe, avec les servants : 
– Surprise ! Vous êtes tous invités à un anniversaire le 13 octobre !
– Par qui ? 
– Par notre évêque !
Regards étonnés et interrogateurs… 
– Il a quel âge ?
– Il fête ses 10 ans… comme évêque !

La petite équipe du Bouveret, accompagnée du Père Joseph et du stagiaire Abel, se retrouve à Sion, devant l’évêché. D’autres servants sont venus de tout le Valais et du Chablais vaudois. Johann, le responsable, accueille les jeunes, forme des groupes et lance toutes sortes de jeux pour animer cet après-midi festif. Les groupes s’éparpillent, soit dans l’évêché, soit sur la place de la cathédrale. Les rires fusent de partout, les enfants s’interpellent, collaborent, car pour garantir la réussite d’un jeu, il s’agit de coopérer ! « Moi j’ai trouvé le jeu du ski trop bien ! Pas facile d’avancer à trois, sans tomber ! » « Nous, on s’est concentré  pour faire avancer la petite voiture sur les planches, mais on n’est pas arrivé du premier coup ! » Dans un coin discret, les servants préparent le cadeau qu’ils offriront à l’évêque, dans la cathédrale. Chacun s’applique pour peindre une des lettres d’un message inscrit sur une longue banderole blanche. 

Comme à chaque anniversaire, on partage un gâteau ! De délicieuses tartes aux pommes et des sirops à volonté régalent tous les invités. Puis l’évêque répond en toute simplicité aux questions des enfants.

Quand avez-vous décidé d’être prêtre ? 
J’y pensais comme enfant, mais c’est à 12 ans que j’ai décidé de faire des études pour devenir prêtre.

Quand avez-vous voulu être évêque ?
Et bien, je n’y avais jamais pensé, répond l’évêque dans un éclat de rire ! Lorsque le représentant du Pape me l’a demandé, j’ai été très surpris ! J’ai beaucoup réfléchi et puis j’ai dit oui !

Après la photo qui rassemble tous les invités autour de l’évêque, on se dirige vers la cathédrale pour vivre des Vêpres festives en musique. Prières et chants alternent en français et en allemand.  Quand l’évêque reçoit son cadeau, il lit le message et remercie chaleureusement les servants, très fiers d’eux. C’est aussi pour lui l’occasion d’accueillir deux futurs diacres, leurs épouses et leurs familles. 

Cette cérémonie a soulevé bien des questions chez nos servants… entre autres :
– C’est quoi les Vêpres ? 
– Un diacre, ça sert à quoi ?
– Que va faire l’évêque avec le cadeau qu’on lui a offert ?

A la sortie, chacun reçoit aussi un cadeau. Pour les adultes, un livre sur l’évangile de Luc, écrit par notre évêque, qui réunit ses homélies enrichies des réflexions du pape François et pour les jeunes, de petits sacs colorés. 

Merci à notre évêque et à tous ceux qui ont organisé ce bel anniversaire ! Nous gardons bien présent le message peint sur la banderole, comme une invitation qui nous est faite : 

ENSEMBLE EN CHEMIN POUR ANNONCER L’AMOUR DE DIEU !

Jeu d’équilibre avec des skis.
Partage du goûter.

Noël, la Terre et le Ciel se parlent

Polyptyque sur l’enfance de Jésus (Arcabas, 2002).

« Noël » : ce mot a une résonance particulière en chacun de nous. J’ai demandé à Christiane Cura, paroissienne de Martigny, ce que cette fête représente pour elle et je la remercie pour le partage de ses réflexions.

Les anges chantant (Arcabas, 1986).

Par Françoise Besson
Photos : Grégory Roth, Denis Vinçon

Les Noëls de mon enfance sont liés à la lumière. Le 24 au soir, mon frère et moi attendions chez ma grand-mère et ma tante que la fête de Noël commence. A l’heure dite, nous partions dans la nuit rejoindre mes parents. Au moment où la porte de la maison s’ouvrait, c’était l’éblouissement ! Le grand sapin illuminé brillait de toutes ses bougies, les épis lançaient des étincelles, la nuit était vaincue !

Une autre source de lumière et de joie, c’est le récit de la Nativité. Il est tellement beau ! C’est comme un conte de fées céleste, avec les anges et leurs chants, c’est le ciel et la terre qui se parlent. La nuit est sombre autour de Bethléem où Jésus vient de naître. Dans les champs, des bergers gardent leurs troupeaux. Et soudain « La gloire du Seigneur les enveloppe de sa lumière » et « ils sont saisis d’une grande crainte ». Un ange les rassure et leur annonce une grande joie : la naissance d’un Sauveur. La troupe des anges célèbre la gloire de Dieu. 

Les bergers découvrent l’enfant. Après eux, les mages viennent l’adorer. C’est émouvant de voir comment les uns et les autres acceptent le mystère sans poser de questions, tout simplement. Devant Jésus, ils se prosternent, ils l’adorent… On voit que c’est quelque chose de tellement fort pour eux, un émerveillement.

Qu’ont-ils fait par la suite de cette révélation ? Les bergers racontèrent autour d’eux ce qui avait été annoncé au sujet de cet enfant. « Ils glorifiaient et magnifiaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient vu et entendu. » Quant aux mages, leur joie était si profonde qu’ils devaient en rayonner. 

Mais comment comprendre qu’un tel événement ait été révélé de façon aussi confidentielle, à des très humbles comme à de grands savants ? Et nous, que faisons-nous de ce récit ? Il est merveilleux, mais tellement au-delà de notre compréhension. Il ne prend réellement sens que dans la foi. 

Un Dieu bébé (extraits d’un texte de J. Lhoir)

Un Dieu bébé, si petit, si démuni, si vulnérable, si dépendant… un Dieu qui se fait l’un d’entre nous !…Aucun homme, non vraiment aucun, n’aurait pu inventer une pareille histoire… […] 

Il y avait sûrement des anges qui chantaient dans le ciel cette nuit-là, mais c’étaient des anges comme ceux de la Résurrection : il fallait y croire pour les apercevoir… On ne les voyait qu’avec les yeux du cœur, ils ne s’imposaient pas, tout le monde n’était pas obligé de les remarquer. Il fallait un cœur ouvert comme celui de Marie et de Joseph et des bergers pour les voir et les entendre. C’est pourquoi ceux qui n’attendaient rien sont passés distraitement sans rien découvrir.

Seigneur, donne-nous un cœur d’enfant pour que nous puissions te reconnaître dans la crèche ! Ouvre-nous les yeux du cœur pour nous éveiller enfin à la vraie vie […] qui est d’aimer et d’être aimés, d’œuvrer autant que nous le pouvons pour faire de l’année qui vient, une bonne et heureuse année. 

Une retraite bien méritée pour « Mme caté »

On pourrait surnommer Martine Hayoz la « Madame caté » de la paroisse ! Elle prend une retraite  bien méritée après une vingtaine d’années d’activité comme enseignante d’instruction religieuse. Et si elle rend son tablier de catéchiste professionnelle, c’est aussi pour mieux se mettre « à l’affût » !

Par Claude Jenny
Photos : Gilbert Hayoz

La Châtillonnaise a commencé à enseigner le caté il y a une vingtaine d’années. D’abord comme bénévole puis, avec de multiples formations, elle est devenue catéchiste professionnelle. C’est-à-dire engagée par une paroisse pour aller enseigner l’instruction religieuse dans les écoles. Ce qu’elle a fait dans presque tous les établissements de la région ! A la fin de la dernière année scolaire, elle a décidé d’arrêter et de prendre une retraite bien méritée. En gardant une kyrielle de bons souvenirs d’une activité qui n’a pourtant rien d’une sinécure ! Ce d’autant que Martine Hayoz préparait ses cours avec beaucoup d’attention et… de savoir ! Elle avait adopté une méthode qui s’avérait efficace pour permettre aux élèves de « se connecter », non pas avec leur smartphone… mais avec leur vie intérieure ! Comment ? « En leur expliquant que pour aller vers Dieu, il faut d’abord passer par le silence. Si je suis calme, je peux mieux prier et ouvrir la discussion à partir d’un passage d’un texte biblique » explique l’ex-enseignante, qui est absolument convaincue que les enfants ont besoin d’une éducation chrétienne.  « Il faut qu’ils découvrent la Bible ! » insiste-t-elle. Ce livre de référence est au centre de la vie de Martine Hayoz qu’elle conjugue à tous les temps… de la nature ! Elle a d’ailleurs animé de nombreux ateliers, hors caté, pour permettre aux enfants d’allier le travail manuel avec des éléments de la nature.

Encore davantage « à l’affût »

« Dieu est dans la création. C’est donc dans la nature que je peux le mieux vivre ma foi et me ressourcer » dit-elle. Et lorsqu’elle le fait, c’est souvent en partage avec son mari, spécialisé dans la photographie animalière. Et les deux s’en vont dans la nature « se mettre à l’affût ». Rester des heures camouflés pour observer, sentir, se ressourcer. « Là, vous vivez vraiment les instants présents. Chaque bruit, chaque odeur vous interpelle confie-t-elle, car c’est important de nourrir son cœur avec les éléments de la nature. » Autant dire que, désormais, elle aura plus de temps pour accompagner son mari, là où il pourra compléter sa fabuleuse collection de photos animalières. Là où Martine Hayoz se sentira en découverte permanente d’une foi stimulante.

Elle ne s’éloignera pas pour autant de l’Eglise pour « se cloîtrer » dans la nature ! Elle restera d’ailleurs accueillante des nouveaux baptisés pour la communauté de Lully / Châtillon et auxiliaire de l’eucharistie. Et… peut-être une nouvelle aventure spirituelle du côté de l’accompagnement des migrants. Sa fringale de nature ne va pas altérer son évidente envie de communiquer et de transmettre son message de foi.

« Dans le jardin de la Bible »

En suivant des cours d’art floral liturgique, Martine Hayoz a découvert un beau livre, « Dans le jardin de la Bible » : « Il m’a ouvert les yeux sur l’importance dans la Bible des végétaux et leurs symboliques. »

En qui croyons-nous ?

Le baiser de Judas par Fra Angelico (XV e siècle), peinture qu’évoque Chappaz dans Evangile selon Judas, signalant l’auréole noire attribuée au Traître.

Dans Evangile selon Judas (2001), Maurice Chappaz adopte le point de vue du Traître. Une manière d’aborder sa foi en Jésus-Christ en tant que poète. Sa fascination pour celui dont il fait un jumeau de Jésus a en effet partie liée à son attrait immodéré pour les beautés du monde.

Par Benjamin Mercerat
Photo : DR

A la différence de ses autres ouvrages, le poète n’est plus ici essentiellement à l’écoute du monde et en particulier de la nature, mais il lit les Evangiles, s’y confrontant sincèrement, se demandant honnêtement qui est le Christ pour lui. Il a côtoyé le mystère de Jésus, avec les apôtres, en particulier avec Judas, et il emmène le lecteur sur leurs traces, à grands renforts d’envolées lyriques et de souvenirs personnels.

L’aspect le moins réussi du livre est probablement l’invention romanesque : l’auteur imagine que Judas a remplacé in extremis Jésus lors du massacre des saints Innocents, auquel il aurait survécu. Il y aurait ainsi une dette initiale. Aussi, Jésus et Judas sont présentés comme des jumeaux, des doubles opposés. Chappaz se demande par conséquent si le rôle de Judas n’était pas nécessaire au Salut, excusant en quelque sorte le Traître. 

Cependant, l’auteur ne fait pas que chercher des excuses à Judas, mais signale également de façon tout à fait claire son vice fondamental : plutôt que de s’en remettre à Jésus, de lui faire confiance, donc de croire en lui, il veut agir politiquement, par sa propre volonté. La scène du parfum déversé sur les pieds du Christ par Marie-Madeleine, emblématique – Judas prétend qu’il aurait mieux valu vendre le parfum pour aider les démunis avec l’argent – est ainsi commentée :

« Il (Judas) a restreint sa foi à lui-même : voilà le guet-apens. Que dois-je dire de Dieu ? Celui qui n’a plus rien parce que c’est Sa volonté et qu’il l’accepte, sourit. Il est là : aussi ferme qu’un rocher, aussi à l’aise que la petite voile du cacatois sur la mer. »

Chappaz n’a jamais aimé ce qu’est devenue cette Eglise (la nôtre…) qu’il nomme « post-conciliaire ». Il l’associe éloquemment à Judas dans les dernières pages de son texte : 

« L’église-monde trahit, s’étourdit et bavarde. On a basculé, à l’Office, aux cuisines d’un journal. […] / La Liturgie : ce miroir qui nous sort de la mort a été brisé. / L’Eglise visible a perdu l’Eglise invisible. / Le nouveau curé, abdiquant son secret, a épuré la foi de tous ses dogmes, élagué toutes les cérémonies et il corrige la Passion. Le grand poème n’était ni assez clair ni assez social. »

Bibliographie : 

• Maurice Chappaz, Evangile selon Judas, Gallimard, 2001.

Thèmes et rubriques 2025

Thèmes 2025

Mois Sujet
Janvier Le Jubilé (Véronique Benz)
LLe pape François a annoncé une Année sainte ou jubilaire pour 2025. Mais qu’est-ce qu’un jubilé ? Que nous propose l’Eglise pour vivre cette année jubilaire ? Quand célébrons-nous les jubilés ? Quels sont les signes du jubilé ? … Un éclairage qui vous permettra de comprendre et d’approfondir ce qu’est un jubilé et qui vous aidera à vivre ce grand évènement qui a pour thème « Pèlerins d’espérance ».
Février Les coachs à l’heure d’Insta ! (Myriam Bettens)
Que l’on soit débordé, burn-outé, en pleine reconversion professionnelle, les coachs promettent des résultats avec bonheur à la clé. Les maîtres spirituels chrétiens n’ont pourtant rien à envier à ces « gourous » des temps modernes.
Mars Du rien à la création (Pierre Guillemin)
Lorsque l’abbé Georges Lemaître imagine la théorie du Big Bang en 1927, la science moderne admet la notion de création de l’Univers. Mais est-il possible que l’Univers ait été créé à partir de rien ? Comme le dit l’astrophysicien Johann Richard : « Ce n’est pas exclu mais c’est très, très compliqué de répondre à cette question. » Si la science moderne date la création de l’Univers à 13.7 milliards d’années, qu’y avait-il avant ? Nul ne peut y répondre aujourd’hui : c’est le mur de Planck.
Avril Le Credo (Thierry Schelling)
1700 ans que le Credo a été approuvé dans sa formulation longue. 1700 ans que les chrétiens professent la même foi, non sans quelques variantes dans l’interprétation donnant lieu à la pluralité des Eglises (350 officiellement enregistrées au COE !) qui apprennent à se reconnaître «de même foi» dans leurs diversités…
Mai Le Réveil des éveillés (Myriam Bettens)
Woke, voilà un terme en vogue ! Utilisé à toutes les sauces, on ne parvient toutefois pas si bien à le définir, si ce n’est qu’il a une connotation plutôt péjorative. A bien y regarder, il ressemble étrangement à un puritanisme… sans théologie.
Juin Heureux célibataires… ou pas ! (Thierry Schelling)
En paroisse, il existe quantité de groupes: pour les aînés, pour les visiteuses d’EMS, pour la catéchèse, pour les adultes qui demandent un sacrement de l’initiation, pour… Or, les célibataires chrétiens ne sont pas considérés comme étant aussi un groupe d’Eglise : hyperbookés, ces trentenaires ont besoin de rencontres « entre eux », pas d’abord pour « plus si affinités » mais simplement comme paroissien.ne.s aussi.
Juillet-aoûtJésus a-t-il ri ? (Calixte Dubosson)
« Le rire est le propre de l’homme », cette citation de Rabelais démontre bien que l’humour et le rire font partie de la nature humaine. Pourtant en lisant les Ecritures, on constate le peu de référence à ces éléments qui sont utilisés par les chaînes de radio ou de TV pour attirer l’auditeur et mettre un peu de détente dans notre monde trop sérieux. A part le rire d’Abraham et de Sara, il n’y a pas grand-chose. Dans le Nouveau Testament, c’est encore plus rare, ce qui nous amène à la question : Jésus a-t-il ri ou considérait-il cette réalité comme quantité négligeable ?
Septembre Béni soit mon cartable ! (Véronique Benz)
Lancée à la rentrée 2023, l’initiative pastorale de la bénédiction des sacs d’école ou des cartables pour les écoliers de 3H à 8H a connu un grand succès un Suisse romande. En2024, 12’300 badges ont été distribués aux écoliers des cantons romands. Il s’agit de bénir les enfants et de confier à Dieu leur nouvelle année scolaire. On accroche un badge au sac d’école et on envoie les enfants en mission. Une mission qui dure toute l’année à travers diverses activités.
Octobre Les pèlerinages (Amandine Beffa)
L’année du Jubilé est sur le point de prendre fin (14 décembre 2025). Beaucoup auront eu la chance de se rendre en pèlerinage à Rome. C’est l’occasion de nous pencher sur les démarches de pèlerinage à travers leur histoire et l’influence qu’elles ont exercé sur l’art et l’architecture chrétienne.
Novembre Les idoles : mythe ou réalité ? (Calixte Dubosson)
Une idole, nous dit le dictionnaire, est une chose ou une personne qui est l’objet de vénération ou de culte. Si vous allez un jour à Rosario en Argentine, vous découvrirez qu’il existe une église maradonienne, fondée sur le souvenir d’un des plus grands footballeurs de tous les temps, Diego Armando Maradona. Presque tout le monde, dans sa jeunesse, voulait ressembler à un modèle qui rayonnait dans le domaine qui lui était cher. Arrive pourtant le jour où un choix doit être posé: Dieu qui peut donner à la personne humaine un avenir éternel, ou les idoles qui s’effaceront avec le temps.
Décembre Le crépuscule des étoiles (Pierre Guillemin)
Les étoiles naissent, vivent et meurent. Notre soleil a une durée de vie limitée : encore entre 3 et 5 milliards d’années, avant d’avoir épuisé tout l’hydrogène qui alimente sa fournaise nucléaire. Lorsque ce combustible sera épuisé, le noyau s’effondrera sur lui-même en provoquant l’augmentation de sa température dans ses couches profondes. Les couches gazeuses de la surface se dilateront et le diamètre du soleil augmentera considérablement. Si la Terre parvient à échapper à cette absorption, la température s’y élèvera de plusieurs centaines de degrés et la vie disparaîtra totalement. Que penser alors de la survie l’humanité ?

Rubriques 2025

Les rubriques constituent le fil conducteur de chaque magazine. Voici celles que la Rédaction romande vous propose en 2023.

En 2025, Ecclésioscope voit double et la page «Jeunes et humour» évolue

sous la plume de Véronique Benz

Ecclésioscope – La rubrique qui permet de partir à la rencontre des femmes et des hommes laïques engagés dans les diverses paroisses de Suisse romande gagne en amplitude et voit double, en prenant aussi la place précédemment dévolue à « Ciel ma médaille ». C’est désormais Véronique Benz – journaliste au service communication de l’Eglise dans le canton de Fribourg – qui en assurera la rédaction.

Les mots de la Bible – La langue française regorge d’expressions, de dictons ou de proverbes tout droit sortis de la Bible, de l’histoire et de la tradition de l’Eglise. Nous les utilisons souvent sans connaître leur origine. Cette petite rubrique, de la page « Jeunes et humour », vous propose d’en décrypter quelques-uns.

Magazine au format B5

Pages Rubrique Auteur
1 Edito Tournus de la rédaction
2-5 Eclairage Tournus de la rédaction
6 Ce qu’en dit la Bible François-Xavier Amherdt
7 Le Pape a dit… Thierry Schelling
8 Carte blanche diocésaine Tournus externe
9 Jeunes et humour M.-C. Follonier
Véronique Benz
Calixte Dubosson
10-11 Small Talk Myriam Bettens
12 Au fil de l’art religieux Amandine Beffa
Jean-Claude Gadmer
13 Merveilleusement scientifique Pierre Guillemin
14-15 Ecclésioscope Véronique Benz
16 En librairie Calixte Dubosson

Magazine au format A4

Pages Rubrique Auteur
1 Edito Tournus de la rédaction
2-3 Eclairage Tournus de la rédaction
4 Ce qu’en dit la Bible François-Xavier Amherdt
4 Le Pape a dit… Thierry Schelling
5 Au fil de l’art religieux Amandine Beffa
Jean-Claude Gadmer
6 Small Talk Myriam Bettens
7 Merveilleusement scientifique Pierre Guillemin
7 Carte blanche diocésaine Tournus externe
8 Ecclésioscope Véronique Benz

Pour les journaux A4, la possibilité existe de reprendre librement les rubriques des magazines B5 qui ne sont pas contenues dans le Cahier romand.

Sorciers ou prophètes? (Deutéronome 18, 9-22)

Par François-Xavier Amherdt | Photo : flickr

Tout est question de discernement : s’agissait-il vraiment à l’époque d’enchanteurs, devins ou sorcier(ère)s qui interrogeaient les fantômes, invoquaient les morts, usaient de charmes pour se concilier les puissances occultes, exercer une volonté de puissance, jeter des sorts et provoquer le malheur de personnes autour d’eux ? Ou de femmes, d’hommes et d’enfants en réalité inoffensifs qui, à cause d’un trait particulier ou d’une manière d’être inhabituelle, se voyaient injustement attacher cette étiquette à leur front ? 

Certes, le passage de Deutéronome 18, 9-22, que reprend à son compte le Catéchisme de l’Eglise catholique dans son paragraphe sur « Divination et magie » (n. 2115-2117) et qui  dénonce les abominations commises par les voyants, les médiums et les mages de nations en opposition à l’action des prophètes choisis par le Seigneur et dépositaires des paroles divines pour le bien de son peuple, a pu servir de base au long des siècles pour légitimer certaines condamnations hâtives et indues. « Si un prophète [ou quelqu’un se présentant comme tel] a l’audace de dire en mon nom une parole que je n’ai pas ordonné de dire et s’il parle au nom d’autres dieux, ce prophète mourra », va même jusqu’à affirmer le livre de la Loi de Moïse (Deutéronome 18, 20).

Le seul véritable enjeu est l’adoration de l’unique Seigneur, soit le respect du premier des dix commandements de l’Ancien Testament (Exode 20, 2-17 et
Deutéronome 5, 6-21). Si de nos jours encore, l’idolâtrie et l’irreligion demeurent sujettes à caution, c’est qu’elles battent en brèche la relation exclusive entre l’être humain et son Créateur et Rédempteur, sur laquelle s’édifie l’ensemble de ses attitudes de justice et de vérité. Le recours à Satan ou à d’autres démons, l’évocation des défunts, les pratiques supposées à tort révéler l’avenir ; l’astrologie, la divination, les phénomènes de voyance, de médiumnité, le recours à la magie et au spiritisme afin de soi-disant domestiquer les puissances occultes, de les utiliser à son propre profit et d’exercer un pouvoir surnaturel sur le prochain, voire de lui causer du tort en exploitant souvent la crédulité d’autrui, tous ces procédés continuent d’être dangereux, de nuire aux relations interpersonnelles et d’éloigner de la vénération du seul vrai Dieu.

Ni chasse contemporaine aux sorcières ni banalisation des innombrables pratiques occultes et sataniques : telle est la ligne de crête que l’Ecriture et la foi ecclésiale nous invitent à emprunter pour que le don de prophétie ne s’éteigne pas et ne soit pas noyé sous de multiples contrefaçons dommageables.

Vive les anniversaires!

Par Valentin Roduit | Photo : DR

Des jubilaires de mariage aux 150 ans d’une église, en passant par les anniversaires de décès, notre vie est marquée d’anniversaires. Et ceci, parce que le besoin de se souvenir rejoint la nécessité de se rassembler et se réjouir ensemble de la vie qui continue.

Un anniversaire de naissance, n’est-ce pas se réjouir de la vie de quelqu’un ? L’anniversaire d’une église, se réjouir de la foi de ceux qui l’ont construite et de tous ceux qui y ont prié ? Un anniversaire de mariage, se réjouir de l’amour qui dure et du soutien que Dieu apporte ? Et un anniversaire de décès, se souvenir de belles choses de la vie de notre défunt ?

La mort, dernier chapitre de la vie, nous invite à voir la beauté de celle-ci. Tous les anniversaires nous invitent à nous réjouir de la vie. Marquer les temps dans notre vie, c’est ce qui lui donne un rythme, qui permet de voir que nous avons avancé !

Une discussion d’évangélisation de rue avec une jeune femme, la trentaine, m’a amené à lui demander qui était Dieu pour elle. « Je n’ai pas vraiment été élevée dans la foi, avec des parents qui avaient deux approches différentes, ils ont préféré me laisser choisir quand je serai grande… » Et d’ajouter : « Maintenant je suis grande… »
Et quelques minutes après, elle s’avançait dans l’église et posait un lumignon devant le Saint Sacrement exposé.

Le temps passe, les anniversaires nous aident à en prendre conscience et à voir que Dieu nous invite à avancer et à le choisir.

Demandons-lui de nous aider à nous réjouir de la vie au quotidien, même avant qu’un prochain anniversaire ne nous surprenne. Les deux moments qui comptent pour avancer, c’est « maintenant et à l’heure de notre mort ».

«Méchante sorcière!»

A la Renaissance, qui n’était pas avec le Pape (ici Grégoire XII), était forcément contre lui.

Par Thierry Schelling | Photo : DR

Vous connaissez Clelia Luro de Podesta ? Surnommée la « sorcière du pape François ». Pourquoi ? Parce qu’elle avait prédit qu’il serait Pape alors qu’elle côtoyait le jésuite argentin à Buenos Aires. Qui plus est, cette veuve avait épousé… un évêque argentin, Mgr Podesta qui, évidemment, avait quitté mitre et crosse pour la vie conjugale. Ils ont été à l’origine de l’Association des prêtres mariés latino-américains…

Et parce qu’à son retour après le conclave qui élit Benoît XVI, elle lui avait promis que lorsqu’il y retournerait (à Rome), ce serait son tour : « Méchante sorcière ! », lui assena Bergoglio ! Elle décédera fin 2013 non sans avoir vu l’effet de sa prédiction : un Pape argentin à la loggia de Saint-Pierre !

« Tués bien qu’innocents »

Dans sa méditation à Sainte-Marthe, le 11 avril 2016, en référence au martyre de saint Etienne (le premier dans l’histoire chrétienne), papa Francesco regrette que « l’histoire de l’Eglise soit tissée de tant et tant de gens qui ont été tués bien qu’innocents, avec la Parole de Dieu contre l’esprit de cette même Parole ». Sainte Jeanne d’Arc ou encore les victimes de l’Inquisition ont été condamnées parce qu’elles ne s’ajustaient pas à la Parole de Dieu… selon les juges d’alors ! »

« Sus aux sorcières qui copulent avec les bêtes ! »

Les Papes, dès la Renaissance, ont lutté d’une part contre l’hérésie et la sorcellerie, du moins ce qu’on en comprenait alors : nouvelles « sectes » chrétiennes (Vaudois, Cathares…) ou juives, et, d’autre part, contre les schismatiques : qui n’était pas avec le Pape était forcément contre, même quand trois d’entre eux régnaient simultanément (Alexandre V, Benoît XIII et Grégoire XII) ! A y perdre son latin, effectivement, voire la tête…

Nos Chorales se rapprochent

Les chorales répètent à l’unisson, sous la direction de Guillaume Délèze.

La chorale de Monthey et l’Echo du Coteau de Choëx ont choisi une collaboration pour cette nouvelle année. Unir leurs forces et leurs voix pour former une chorale dirigée par Guillaume Délèze. Elles espèrent offrir aux paroissiens de belles messes chantées par une grande chorale tant à l’église de Choëx qu’à celle de Monthey.

Par Sandrine Mayoraz | Photo : Marta Zaremba

Unir les voix

Septembre 2024, première répétition commune pour l’Echo du Coteau et la Chorale de Monthey.

Rembobinons le temps de quelques mois. Au printemps 2024, la Chorale de Monthey cherche un nouveau directeur. Les recherches sont infructueuses. Lors de la Fête de Chant du Bas-Valais, au Levron, Ariane Sonner la présidente, échange avec Solange Lugon-Moulin et Guillaume Délèze de l’Echo du Coteau. Germe l’idée de rapprocher les deux sociétés.

Il s’agit d’un rapprochement et non pas d’une fusion. Unir les voix pour davantage de beauté et d’amplitude. Pour nos paroisses, c’est un beau signe : se rapprocher pour le bien commun et par la passion musicale. La proposition est bien accueillie par les choristes. « Au niveau musical, c’est beaucoup mieux. Le nombre renforce les registres » partage une soprano.

Animation des messes

Les deux chœurs ont vocation à animer des messes, leur engagement continue avec un aménagement tout de même. Ils animent une messe par mois entre Monthey et Choëx. Ainsi pour les messes de minuit à Noël et de Pâques, qui sont célébrées tant à Monthey qu’à Choëx, les deux chœurs ne se dédoublent pas et animent une des deux messes. Le CoCom et la Commission-Choëx réfléchissent déjà à proposer une autre animation musicale pour ces solennités. 

Avis aux choristes

Une chorale à quatre voix, avec un répertoire varié tant liturgique que profane ; un concert en ligne de mire le samedi 17 mai à Choëx et le dimanche 18 mai 2025, ces éléments motivent les rangs. 

Les répétitions ont lieu les mercredis de 19h30 à 21h30 à la Maison des Jeunes pour la saison hivernale, puis à la salle de gym de Choëx au printemps. Les présidentes sont à disposition pour tous renseignements.

Prochaines messes animées par les chorales

Vendredi 1er novembre, à 10h30 à l’église de Monthey, messe de la Toussaint.
Dimanche 8 décembre, à 10h30 à l’église de Monthey, messe de la Patronale.
Mardi 24 décembre, à 24h à l’église de Choëx, messe de minuit.

Contacts 

Solange Lugon-Moulin, solangevolluz@gmail.com
Ariane Sonner, sonnerariane@gmail.com

 

Avez-vous peur de la mort?

Chaque mois, L’Essentiel propose à un ou une représentant(e) d’un diocèse suisse de s’exprimer sur un sujet de son choix. L’abbé Paul Martone, porte-parole de l’Evêque de Sion pour la partie germanophone du diocèse, est l’auteur de cette carte blanche. 

Par l’abbé Paul Martone | Photos : DR, pixabay

En novembre, nous pensons à nos défunts. Pour beaucoup, le souvenir de parents et d’amis décédés est encore vivant et douloureux. Il faut du temps pour que la douleur du départ cède la place à un souvenir affectueux qui, de temps à autre, parvient à faire naître un sourire sur nos lèvres. La réponse chrétienne à la mort est empreinte d’amour et d’espoir, car la mort peut nous séparer de la personne qui nous appartenait, mais elle ne peut pas nous enlever ce qui nous lie à elle.

Ce mois-ci, nous nous souvenons que nous aussi, nous devrons mourir un jour. Cette pensée est souvent désagréable et effrayante, si bien qu’elle est souvent refoulée et niée. On vit comme si on ne devait jamais mourir. Seuls les autres doivent mourir. Nous oublions alors que notre chemin vers la mort a commencé dès notre naissance. Si un jour, lointain ou proche, la mort frappe effectivement à notre porte, nous n’aurons pas d’autre choix que de franchir cette porte sombre qui s’appelle « mourir ».

Je peux comprendre que même les personnes croyantes en aient peur, car nous ne savons pas vraiment ce qui nous attend après la mort. Mais, doit-on vraiment le savoir ? Je préfère me laisser surprendre ! Si nous croyons que Jésus nous a précédés pour nous préparer une demeure éternelle et que nous sommes convaincus qu’il nous veut du bien et qu’il est notre ami, pourquoi devrions-nous avoir peur ? Nous pouvons croire que Jésus-Christ nous attend au-delà de cette porte obscure et qu’il nous prend tendrement dans ses bras, comme quelqu’un dont le fils ou la fille revient après un long voyage.

J’aime beaucoup une citation du poète allemand Novalis, mort de la tuberculose en 1801 à l’âge de 29 ans à peine. Il a répondu à la question « Où allons-nous donc ? » : « Toujours à la maison ! »

Pour moi, mourir signifie : rentrer à la maison. Et y être attendu par quelqu’un qui a toujours eu de bonnes intentions à mon égard. C’est cela, l’espérance chrétienne !

Jubilaires de 5 à 69 ans de mariage

C’est avec une grande joie que nous nous sommes rassemblés pour célébrer les jubilaires de mariage, le dimanche 15 septembre à l’église de Monthey. Lors de la messe, ont été bénis une trentaine de couples de toute génération de 5 à 69 ans de mariage.

Par Marianna Micale et Sandrine Mayoraz
Photo : Natacha Granges

Le mariage est un voyage partagé où chaque jour est une nouvelle occasion de construire, de grandir et d’aimer. C’est un partenariat où les défis sont surmontés ensemble et les joies multipliées. Il symbolise la promesse d’un amour fidèle et durable, enraciné dans la confiance et le respect mutuels.

La fête des jubilaires est l’occasion de célébrer non seulement l’amour que ces couples ont su préserver à travers les années, mais aussi la force de leur engagement et de leur foi. Nous rendons grâce pour les moments de bonheur qu’ils ont partagés et pour les épreuves qu’ils ont traversées, renforçant ainsi leur union.

La vie de ces couples est un témoignage vivant de ce que signifie s’aimer et se soutenir mutuellement. Cette journée a été l’occasion de se réjouir de leur parcours et de les entourer de l’amour et de la gratitude de toute la communauté dans un esprit festif et convivial.

Nous saluons l’engagement de Marianna et Domenico Micale qui ont orchestré cette journée ainsi que des jeunes qui ont aidé au service.

Aidez-nous à compléter nos registres. Vous habitez à Monthey ou Choëx, vous vous êtes mariés ailleurs, annoncez-vous grâce au formulaire et vous serez invités lors de votre prochain jubilé de mariage pour la bénédiction à la messe et le repas.
https://paroisse-monthey.ch/catechese-et-sacrements/les-jubilaires/

Les jubilaires de mariage

Par Jean-Michel Moix
Photos : Sébastien Bonjean, Simone Lattion

Le samedi 21 septembre, au cours de la messe paroissiale de 17h à Collombey, 13 couples ont fêté leurs jubilés de mariages :
Sandy et Cédric Schuck (5 ans) ; Cynthia et Federico Marra Ndongbou (10 ans) ; Carmen et Kilian Maurer Planchamp (10 ans) ; Samia et Vincent Estève (10 ans) ; Yaël et Massimo Nobile (15 ans) ; Jacqueline et Eric Grosjacques Berrut (35 ans) ; Sylvie et Jean-Michel Luisier (40 ans) ; Myriam et Jean-Pierre Balma (40 ans) ; Rolande et François Joris (45 ans) ; Francesca et Nicola Macirella (50 ans) ; Yvette et Jean-Marc Cettou (55 ans) ; Anne-Lise et Germain Niggeli (60 ans) ; Bernadette et Antoine Monnard (65 ans).

Les Jubilaires de Collombey.

Le dimanche 22 septembre, c’était au tour de Muraz, en la messe paroissiale de 10h30, de fêter également 13 couples jubilaires et d’invoquer sur eux et leur famille la bénédiction divine : 
Carine et Côme Vuille (5 ans) ; Emmanuelle et Eric Fonferrier (15 ans) ; Aurélie et Norbert Pfammatter (15 ans) ; Pamela et Alexandre Aprile (20 ans) ; Corine et Philippe Granger (25 ans) ; Fernanda Maria et Jose Manuel Macedo Pereira Marques (35 ans) ; Peggy et Pierre-André Rossat (30 ans) ; Carla et Pedro Lopes (30 ans) ; Claire et Daniel Delaloye (40 ans) ; Anny et Jean-Pierre Nyffenegger (45 ans) ; Jocelyne et Paul Gillioz (55 ans) ; Maryleine et Maurice Caillet-Bois (60 ans) ; Agnès et Bernard Borgeaud (65 ans).

Les Jubilaires de Muraz.

Jeux, jeunes et humour – novembre 2024

Par Marie-Claude Follonier

Question jeune

Pourquoi au moment de rompre l’hostie, le prêtre en met un bout dans la coupe ?*
Après le geste de paix et avant le chant de l’Agneau de Dieu, le prêtre rompt le pain et laisse tomber un fragment de l’hostie dans le calice. On appelle ce geste l’immixtion, du latin mélanger. A l’époque, cela pouvait servir à ramollir les pains consacrés. Symboliquement, ce geste marque l’unité avec l’évêque qui envoyait aux prêtres dans les villages une parcelle de l’hostie qu’il avait consacrée. Sur l’autel, le Corps et le Sang du Christ, alors séparés, se trouvent à nouveau réunis.

Par Pascal Ortelli

* Nous vous proposons cette année de décrypter la messe, en lien avec le livre de Pascal Desthieux : Au cœur de la messe. Tout savoir sur la célébration, illustrations Hélène VDB, Editions Saint-Augustin.

Humour

Un paysan roule avec son tracteur quand surgit une Ferrrari qui le klaxonne. Le conducteur l’apostrophe : « Allez ! Pousse-toi avec ta carriole, moi j’ai 300 chevaux sous le capot pépé ! » Le fermier se range sur la droite et laisse dépasser la Ferrari. Quelques kilomètres plus loin, au détour d’un virage, le paysan aperçoit la grosse voiture (et donc ses 300 chevaux) dans la rivière, le conducteur trempé et bien sûr furieux. Alors le pépé sur son tracteur le klaxonne à son tour et lui dit : « Alors, on donne à boire à ses bêtes ! »

Par Calixte Dubosson

Une église pleine et fervente pour la confirmation!

Soutenus par Amélie et Elodie des Vive la Vie, les confirmands ont rendu grâce à Dieu par un chant.

Nous étions nombreux le 29 septembre dans cette église de Monthey pour accompagner les trente-quatre enfants et neuf adolescents. La veille, ils ont vécu un temps de retraite avec leur parrain et marraine. Ce dernier week-end était riche et intense tant pour les jeunes que leur parrain et marraine, comme en témoigne Mélinda, catéchiste et marraine.

Par Mélinda Fanelli et Sandrine Mayoraz
Photos : Suzy Mazzanisi

« J’ai trouvé super de passer un moment de la retraite avec ma filleule, la veille de la confirmation. C’est un moment précieux entre marraine et filleule, au sens où nous ne sommes que les deux, sans les parents, la famille. Les activités permettent de comprendre un peu mieux le lien filleule-marraine. Et à la messe, j’ai été prise d’une énorme émotion, de voir tous ces jeunes et la qualité de leur présence. Rien à voir entre la répétition du chant par exemple et la manière dont ils ont chanté le jour J : ils étaient vraiment présents à ce qu’il se passait et de même que l’assemblée. J’ai vécu un week-end exceptionnel. »

Calvin sous un jour nouveau

John Glass, un Américain qui propose des tours guidés à Genève !

Rien de mieux qu’une passion partagée avec d’autres. Lorsque celle-ci porte sur Calvin, cela donne Calvin Tours. Rencontre avec John Glass, qui a fait du Réformateur son « métier ».

Par Myriam Bettens
Photo : Jean-Claude Gadmer

Comment vous est venue cette passion pour Calvin ?
L’intérêt est venu de ma passion pour le Seigneur, de la Bible, mais aussi des autres. J’ai grandi à Genève, mais il aura fallu un voyage à New Delhi pour entendre parler de l’Evangile ! C’est après mes études théologiques en Californie, alors de retour à Genève en tant que pasteur, que mes amis américains m’ont appelé pour me demander des « tours de la Réforme ». J’ai étudié le sujet à droite et à gauche, car je ne connaissais absolument rien sur Calvin, puis j’en ai fait mon mémoire de doctorat.

Pouvez-vous m’expliquer en quelques mots ce qu’est Calvin Tour ?
Nous proposons deux tours de la Réforme. Le premier dure deux heures et le second trois. Je commence toujours par expliquer, images à l’appui, ce qu’est la Réforme. Après avoir eu l’histoire sous forme visuelle, nous partons dans les rues de la Vieille-Ville, puis au Musée de la Réforme (MIR) pour les tours de trois heures. Beaucoup de gens ont une très mauvaise opinion de Calvin. Il est considéré comme un tue-joie. Je souhaite montrer la manière dont il a changé le monde, car il l’a réellement bouleversé et nous bénéficions encore aujourd’hui de son apport. 

Genève sans Calvin serait-elle devenue ce qu’elle est aujourd’hui ?
Absolument pas ! L’éthique protestante du travail et la démocratie viennent en grande partie de lui et des Réformateurs de l’époque. La Suisse, la Genève d’aujourd’hui, ainsi que les pays ayant reçu la Réforme et les Huguenots ont été transformés, déjà économiquement parlant, par le protestantisme et ses valeurs découlant directement de la Bible. Le problème aujourd’hui, c’est que l’on a gardé l’éthique protestante du travail, l’argent, mais on a abandonné Dieu. Alors que pour Calvin, travail allait toujours de pair avec générosité… 

A qui vos tours guidés s’adressent-ils ?
Nonante-cinq pour cent de mes tours sont plébiscités par les évangéliques américains. Ils raffolent de tout ce qui a trait à Calvin et la Réforme ! Pour eux, il y a trois lieux à visiter : Israël pour Jésus, Wittemberg pour Luther et Genève pour Calvin. Nous avons neuf guides parlant sept langues différentes, mais la majorité des tours sont donnés en anglais ou en français. A l’heure actuelle, nous n’offrons que des tours privés, mais souhaiterions proposer des tours ouverts auxquels toute personne intéressée pourrait se joindre. De manière générale, les gens ne connaissent vraiment pas leur histoire. A chaque fois que je fais des tours guidés pour des locaux, la même question revient : pourquoi est-ce un Américain qui propose des tours sur la Réforme à Genève ?

Vous avez aussi officié du côté de la patinoire des Vernets comme « guide », pour ainsi dire, mais pas touristique…
En effet, c’est une drôle d’histoire. (rires) Un jour, j’ai reçu un coup de téléphone d’un homme me demandant de devenir l’aumônier du Genève Servette Hockey Club (GSHC). J’étais pasteur, mais le hockey n’était pas mon truc et je n’y connaissais rien non plus… Finalement, je suis resté l’aumônier du club durant 16 ans. (sourires) Mais la seule raison pour laquelle l’équipe m’a accepté si longtemps… c’est les brownies de ma femme !

La Réforme, en avant les histoires…

« J’en ai aussi un, mais j’attends Calvin », lance John Glass à propos du Playmobil à l’effigie de Luther. Produit en 2015 pour célébrer les 500 ans de la réforme protestante, la figurine s’est écoulée à plus de 1,17 million d’exemplaires faisant du réformateur allemand le Playmobil le plus vendu au monde.

Bio express

Né à Paris en 1956 de parents américains, John Glass arrive à Genève en 1957. Il y passe les 15 premières années de sa vie. A l’âge de 19 ans, lors d’un voyage de 6 mois en solitaire, il découvre l’Evangile en Inde. Il termine des études universitaires aux Etats-Unis et devient steward à la Pan Am, puis obtient une maitrise en théologie en 1985 au Talbot Theological Seminary (USA). En 2009, il achève un doctorat en théologie du Master’s Seminary (USA) dont la thèse est le livre intitulé La Genève de Jean Calvin : Sur les pas du grand Réformateur. Aujourd’hui pasteur à plein temps à la Geneva Bible Church, les tours guidés sont pour lui une manière de partager sa passion pour la Bible et le Réformateur.

Les confirmés de Collombey-Muraz

Les 21 confirmés de Collombey-Muraz.

Par Jean-Michel Moix | Photos : Valentin Granger, Jean-Michel Moix

En ce samedi matin 28 septembre, à la salle polyvalente des Perraires, 21 confirmands de Collombey-Muraz ont reçu l’onction du Saint-Chrême de la part du vicaire général, l’abbé Pierre-Yves Maillard.

Merci en particulier aux catéchistes qui ont préparé les confirmands pendant plus d’une année, à Nadia et à son équipe. 

Merci également à la Chorale de Muraz et à la fanfare La Villageoise qui ont animé cette messe, ainsi qu’à Laurence et Sandrine qui ont entraîné les chants des confirmés.

Merci en outre aux bénévoles qui ont préparé et orné cette salle des Perraires, en particulier aux sacristains et aux fleuristes.

Puisse l’Esprit-Saint qui a été répandu sur ces confirmés, continuer de « souffler » sur nos communautés paroissiales, d’illuminer les esprits et de brûler les cœurs au feu de l’amour de Dieu !

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