Nos Chorales se rapprochent

Les chorales répètent à l’unisson, sous la direction de Guillaume Délèze.

La chorale de Monthey et l’Echo du Coteau de Choëx ont choisi une collaboration pour cette nouvelle année. Unir leurs forces et leurs voix pour former une chorale dirigée par Guillaume Délèze. Elles espèrent offrir aux paroissiens de belles messes chantées par une grande chorale tant à l’église de Choëx qu’à celle de Monthey.

Par Sandrine Mayoraz | Photo : Marta Zaremba

Unir les voix

Septembre 2024, première répétition commune pour l’Echo du Coteau et la Chorale de Monthey.

Rembobinons le temps de quelques mois. Au printemps 2024, la Chorale de Monthey cherche un nouveau directeur. Les recherches sont infructueuses. Lors de la Fête de Chant du Bas-Valais, au Levron, Ariane Sonner la présidente, échange avec Solange Lugon-Moulin et Guillaume Délèze de l’Echo du Coteau. Germe l’idée de rapprocher les deux sociétés.

Il s’agit d’un rapprochement et non pas d’une fusion. Unir les voix pour davantage de beauté et d’amplitude. Pour nos paroisses, c’est un beau signe : se rapprocher pour le bien commun et par la passion musicale. La proposition est bien accueillie par les choristes. « Au niveau musical, c’est beaucoup mieux. Le nombre renforce les registres » partage une soprano.

Animation des messes

Les deux chœurs ont vocation à animer des messes, leur engagement continue avec un aménagement tout de même. Ils animent une messe par mois entre Monthey et Choëx. Ainsi pour les messes de minuit à Noël et de Pâques, qui sont célébrées tant à Monthey qu’à Choëx, les deux chœurs ne se dédoublent pas et animent une des deux messes. Le CoCom et la Commission-Choëx réfléchissent déjà à proposer une autre animation musicale pour ces solennités. 

Avis aux choristes

Une chorale à quatre voix, avec un répertoire varié tant liturgique que profane ; un concert en ligne de mire le samedi 17 mai à Choëx et le dimanche 18 mai 2025, ces éléments motivent les rangs. 

Les répétitions ont lieu les mercredis de 19h30 à 21h30 à la Maison des Jeunes pour la saison hivernale, puis à la salle de gym de Choëx au printemps. Les présidentes sont à disposition pour tous renseignements.

Prochaines messes animées par les chorales

Vendredi 1er novembre, à 10h30 à l’église de Monthey, messe de la Toussaint.
Dimanche 8 décembre, à 10h30 à l’église de Monthey, messe de la Patronale.
Mardi 24 décembre, à 24h à l’église de Choëx, messe de minuit.

Contacts 

Solange Lugon-Moulin, solangevolluz@gmail.com
Ariane Sonner, sonnerariane@gmail.com

 

Avez-vous peur de la mort?

Chaque mois, L’Essentiel propose à un ou une représentant(e) d’un diocèse suisse de s’exprimer sur un sujet de son choix. L’abbé Paul Martone, porte-parole de l’Evêque de Sion pour la partie germanophone du diocèse, est l’auteur de cette carte blanche. 

Par l’abbé Paul Martone | Photos : DR, pixabay

En novembre, nous pensons à nos défunts. Pour beaucoup, le souvenir de parents et d’amis décédés est encore vivant et douloureux. Il faut du temps pour que la douleur du départ cède la place à un souvenir affectueux qui, de temps à autre, parvient à faire naître un sourire sur nos lèvres. La réponse chrétienne à la mort est empreinte d’amour et d’espoir, car la mort peut nous séparer de la personne qui nous appartenait, mais elle ne peut pas nous enlever ce qui nous lie à elle.

Ce mois-ci, nous nous souvenons que nous aussi, nous devrons mourir un jour. Cette pensée est souvent désagréable et effrayante, si bien qu’elle est souvent refoulée et niée. On vit comme si on ne devait jamais mourir. Seuls les autres doivent mourir. Nous oublions alors que notre chemin vers la mort a commencé dès notre naissance. Si un jour, lointain ou proche, la mort frappe effectivement à notre porte, nous n’aurons pas d’autre choix que de franchir cette porte sombre qui s’appelle « mourir ».

Je peux comprendre que même les personnes croyantes en aient peur, car nous ne savons pas vraiment ce qui nous attend après la mort. Mais, doit-on vraiment le savoir ? Je préfère me laisser surprendre ! Si nous croyons que Jésus nous a précédés pour nous préparer une demeure éternelle et que nous sommes convaincus qu’il nous veut du bien et qu’il est notre ami, pourquoi devrions-nous avoir peur ? Nous pouvons croire que Jésus-Christ nous attend au-delà de cette porte obscure et qu’il nous prend tendrement dans ses bras, comme quelqu’un dont le fils ou la fille revient après un long voyage.

J’aime beaucoup une citation du poète allemand Novalis, mort de la tuberculose en 1801 à l’âge de 29 ans à peine. Il a répondu à la question « Où allons-nous donc ? » : « Toujours à la maison ! »

Pour moi, mourir signifie : rentrer à la maison. Et y être attendu par quelqu’un qui a toujours eu de bonnes intentions à mon égard. C’est cela, l’espérance chrétienne !

Jubilaires de 5 à 69 ans de mariage

C’est avec une grande joie que nous nous sommes rassemblés pour célébrer les jubilaires de mariage, le dimanche 15 septembre à l’église de Monthey. Lors de la messe, ont été bénis une trentaine de couples de toute génération de 5 à 69 ans de mariage.

Par Marianna Micale et Sandrine Mayoraz
Photo : Natacha Granges

Le mariage est un voyage partagé où chaque jour est une nouvelle occasion de construire, de grandir et d’aimer. C’est un partenariat où les défis sont surmontés ensemble et les joies multipliées. Il symbolise la promesse d’un amour fidèle et durable, enraciné dans la confiance et le respect mutuels.

La fête des jubilaires est l’occasion de célébrer non seulement l’amour que ces couples ont su préserver à travers les années, mais aussi la force de leur engagement et de leur foi. Nous rendons grâce pour les moments de bonheur qu’ils ont partagés et pour les épreuves qu’ils ont traversées, renforçant ainsi leur union.

La vie de ces couples est un témoignage vivant de ce que signifie s’aimer et se soutenir mutuellement. Cette journée a été l’occasion de se réjouir de leur parcours et de les entourer de l’amour et de la gratitude de toute la communauté dans un esprit festif et convivial.

Nous saluons l’engagement de Marianna et Domenico Micale qui ont orchestré cette journée ainsi que des jeunes qui ont aidé au service.

Aidez-nous à compléter nos registres. Vous habitez à Monthey ou Choëx, vous vous êtes mariés ailleurs, annoncez-vous grâce au formulaire et vous serez invités lors de votre prochain jubilé de mariage pour la bénédiction à la messe et le repas.
https://paroisse-monthey.ch/catechese-et-sacrements/les-jubilaires/

Les jubilaires de mariage

Par Jean-Michel Moix
Photos : Sébastien Bonjean, Simone Lattion

Le samedi 21 septembre, au cours de la messe paroissiale de 17h à Collombey, 13 couples ont fêté leurs jubilés de mariages :
Sandy et Cédric Schuck (5 ans) ; Cynthia et Federico Marra Ndongbou (10 ans) ; Carmen et Kilian Maurer Planchamp (10 ans) ; Samia et Vincent Estève (10 ans) ; Yaël et Massimo Nobile (15 ans) ; Jacqueline et Eric Grosjacques Berrut (35 ans) ; Sylvie et Jean-Michel Luisier (40 ans) ; Myriam et Jean-Pierre Balma (40 ans) ; Rolande et François Joris (45 ans) ; Francesca et Nicola Macirella (50 ans) ; Yvette et Jean-Marc Cettou (55 ans) ; Anne-Lise et Germain Niggeli (60 ans) ; Bernadette et Antoine Monnard (65 ans).

Les Jubilaires de Collombey.

Le dimanche 22 septembre, c’était au tour de Muraz, en la messe paroissiale de 10h30, de fêter également 13 couples jubilaires et d’invoquer sur eux et leur famille la bénédiction divine : 
Carine et Côme Vuille (5 ans) ; Emmanuelle et Eric Fonferrier (15 ans) ; Aurélie et Norbert Pfammatter (15 ans) ; Pamela et Alexandre Aprile (20 ans) ; Corine et Philippe Granger (25 ans) ; Fernanda Maria et Jose Manuel Macedo Pereira Marques (35 ans) ; Peggy et Pierre-André Rossat (30 ans) ; Carla et Pedro Lopes (30 ans) ; Claire et Daniel Delaloye (40 ans) ; Anny et Jean-Pierre Nyffenegger (45 ans) ; Jocelyne et Paul Gillioz (55 ans) ; Maryleine et Maurice Caillet-Bois (60 ans) ; Agnès et Bernard Borgeaud (65 ans).

Les Jubilaires de Muraz.

Jeux, jeunes et humour – novembre 2024

Par Marie-Claude Follonier

Question jeune

Pourquoi au moment de rompre l’hostie, le prêtre en met un bout dans la coupe ?*
Après le geste de paix et avant le chant de l’Agneau de Dieu, le prêtre rompt le pain et laisse tomber un fragment de l’hostie dans le calice. On appelle ce geste l’immixtion, du latin mélanger. A l’époque, cela pouvait servir à ramollir les pains consacrés. Symboliquement, ce geste marque l’unité avec l’évêque qui envoyait aux prêtres dans les villages une parcelle de l’hostie qu’il avait consacrée. Sur l’autel, le Corps et le Sang du Christ, alors séparés, se trouvent à nouveau réunis.

Par Pascal Ortelli

* Nous vous proposons cette année de décrypter la messe, en lien avec le livre de Pascal Desthieux : Au cœur de la messe. Tout savoir sur la célébration, illustrations Hélène VDB, Editions Saint-Augustin.

Humour

Un paysan roule avec son tracteur quand surgit une Ferrrari qui le klaxonne. Le conducteur l’apostrophe : « Allez ! Pousse-toi avec ta carriole, moi j’ai 300 chevaux sous le capot pépé ! » Le fermier se range sur la droite et laisse dépasser la Ferrari. Quelques kilomètres plus loin, au détour d’un virage, le paysan aperçoit la grosse voiture (et donc ses 300 chevaux) dans la rivière, le conducteur trempé et bien sûr furieux. Alors le pépé sur son tracteur le klaxonne à son tour et lui dit : « Alors, on donne à boire à ses bêtes ! »

Par Calixte Dubosson

Une église pleine et fervente pour la confirmation!

Soutenus par Amélie et Elodie des Vive la Vie, les confirmands ont rendu grâce à Dieu par un chant.

Nous étions nombreux le 29 septembre dans cette église de Monthey pour accompagner les trente-quatre enfants et neuf adolescents. La veille, ils ont vécu un temps de retraite avec leur parrain et marraine. Ce dernier week-end était riche et intense tant pour les jeunes que leur parrain et marraine, comme en témoigne Mélinda, catéchiste et marraine.

Par Mélinda Fanelli et Sandrine Mayoraz
Photos : Suzy Mazzanisi

« J’ai trouvé super de passer un moment de la retraite avec ma filleule, la veille de la confirmation. C’est un moment précieux entre marraine et filleule, au sens où nous ne sommes que les deux, sans les parents, la famille. Les activités permettent de comprendre un peu mieux le lien filleule-marraine. Et à la messe, j’ai été prise d’une énorme émotion, de voir tous ces jeunes et la qualité de leur présence. Rien à voir entre la répétition du chant par exemple et la manière dont ils ont chanté le jour J : ils étaient vraiment présents à ce qu’il se passait et de même que l’assemblée. J’ai vécu un week-end exceptionnel. »

Calvin sous un jour nouveau

John Glass, un Américain qui propose des tours guidés à Genève !

Rien de mieux qu’une passion partagée avec d’autres. Lorsque celle-ci porte sur Calvin, cela donne Calvin Tours. Rencontre avec John Glass, qui a fait du Réformateur son « métier ».

Par Myriam Bettens
Photo : Jean-Claude Gadmer

Comment vous est venue cette passion pour Calvin ?
L’intérêt est venu de ma passion pour le Seigneur, de la Bible, mais aussi des autres. J’ai grandi à Genève, mais il aura fallu un voyage à New Delhi pour entendre parler de l’Evangile ! C’est après mes études théologiques en Californie, alors de retour à Genève en tant que pasteur, que mes amis américains m’ont appelé pour me demander des « tours de la Réforme ». J’ai étudié le sujet à droite et à gauche, car je ne connaissais absolument rien sur Calvin, puis j’en ai fait mon mémoire de doctorat.

Pouvez-vous m’expliquer en quelques mots ce qu’est Calvin Tour ?
Nous proposons deux tours de la Réforme. Le premier dure deux heures et le second trois. Je commence toujours par expliquer, images à l’appui, ce qu’est la Réforme. Après avoir eu l’histoire sous forme visuelle, nous partons dans les rues de la Vieille-Ville, puis au Musée de la Réforme (MIR) pour les tours de trois heures. Beaucoup de gens ont une très mauvaise opinion de Calvin. Il est considéré comme un tue-joie. Je souhaite montrer la manière dont il a changé le monde, car il l’a réellement bouleversé et nous bénéficions encore aujourd’hui de son apport. 

Genève sans Calvin serait-elle devenue ce qu’elle est aujourd’hui ?
Absolument pas ! L’éthique protestante du travail et la démocratie viennent en grande partie de lui et des Réformateurs de l’époque. La Suisse, la Genève d’aujourd’hui, ainsi que les pays ayant reçu la Réforme et les Huguenots ont été transformés, déjà économiquement parlant, par le protestantisme et ses valeurs découlant directement de la Bible. Le problème aujourd’hui, c’est que l’on a gardé l’éthique protestante du travail, l’argent, mais on a abandonné Dieu. Alors que pour Calvin, travail allait toujours de pair avec générosité… 

A qui vos tours guidés s’adressent-ils ?
Nonante-cinq pour cent de mes tours sont plébiscités par les évangéliques américains. Ils raffolent de tout ce qui a trait à Calvin et la Réforme ! Pour eux, il y a trois lieux à visiter : Israël pour Jésus, Wittemberg pour Luther et Genève pour Calvin. Nous avons neuf guides parlant sept langues différentes, mais la majorité des tours sont donnés en anglais ou en français. A l’heure actuelle, nous n’offrons que des tours privés, mais souhaiterions proposer des tours ouverts auxquels toute personne intéressée pourrait se joindre. De manière générale, les gens ne connaissent vraiment pas leur histoire. A chaque fois que je fais des tours guidés pour des locaux, la même question revient : pourquoi est-ce un Américain qui propose des tours sur la Réforme à Genève ?

Vous avez aussi officié du côté de la patinoire des Vernets comme « guide », pour ainsi dire, mais pas touristique…
En effet, c’est une drôle d’histoire. (rires) Un jour, j’ai reçu un coup de téléphone d’un homme me demandant de devenir l’aumônier du Genève Servette Hockey Club (GSHC). J’étais pasteur, mais le hockey n’était pas mon truc et je n’y connaissais rien non plus… Finalement, je suis resté l’aumônier du club durant 16 ans. (sourires) Mais la seule raison pour laquelle l’équipe m’a accepté si longtemps… c’est les brownies de ma femme !

La Réforme, en avant les histoires…

« J’en ai aussi un, mais j’attends Calvin », lance John Glass à propos du Playmobil à l’effigie de Luther. Produit en 2015 pour célébrer les 500 ans de la réforme protestante, la figurine s’est écoulée à plus de 1,17 million d’exemplaires faisant du réformateur allemand le Playmobil le plus vendu au monde.

Bio express

Né à Paris en 1956 de parents américains, John Glass arrive à Genève en 1957. Il y passe les 15 premières années de sa vie. A l’âge de 19 ans, lors d’un voyage de 6 mois en solitaire, il découvre l’Evangile en Inde. Il termine des études universitaires aux Etats-Unis et devient steward à la Pan Am, puis obtient une maitrise en théologie en 1985 au Talbot Theological Seminary (USA). En 2009, il achève un doctorat en théologie du Master’s Seminary (USA) dont la thèse est le livre intitulé La Genève de Jean Calvin : Sur les pas du grand Réformateur. Aujourd’hui pasteur à plein temps à la Geneva Bible Church, les tours guidés sont pour lui une manière de partager sa passion pour la Bible et le Réformateur.

Les confirmés de Collombey-Muraz

Les 21 confirmés de Collombey-Muraz.

Par Jean-Michel Moix | Photos : Valentin Granger, Jean-Michel Moix

En ce samedi matin 28 septembre, à la salle polyvalente des Perraires, 21 confirmands de Collombey-Muraz ont reçu l’onction du Saint-Chrême de la part du vicaire général, l’abbé Pierre-Yves Maillard.

Merci en particulier aux catéchistes qui ont préparé les confirmands pendant plus d’une année, à Nadia et à son équipe. 

Merci également à la Chorale de Muraz et à la fanfare La Villageoise qui ont animé cette messe, ainsi qu’à Laurence et Sandrine qui ont entraîné les chants des confirmés.

Merci en outre aux bénévoles qui ont préparé et orné cette salle des Perraires, en particulier aux sacristains et aux fleuristes.

Puisse l’Esprit-Saint qui a été répandu sur ces confirmés, continuer de « souffler » sur nos communautés paroissiales, d’illuminer les esprits et de brûler les cœurs au feu de l’amour de Dieu !

Vitraux de Paul Monnier, église Saint-Grat, Montana-Village

En utilisant des codes modernes l’artiste Paul Monnier nous entraîne aussi à méditer sur l’Eucharistie.

Par Amandine Beffa | Photo : Jean-Claude Gadmer

La première impression qui se dégage de ce vitrail de Paul Monnier, c’est une forme de calme, de paix. L’épisode des cinq pains et deux poissons n’est pas représenté de manière triomphale, les couleurs choisies ne sont pas celles d’un miracle éclatant de gloire. 

Contrairement à ce que rapportent les quatre évangélistes 1, ce n’est pas la foule qui entoure Jésus. Il n’y a que six personnages, probablement des disciples. On reconnaît Jean, jeune et imberbe. Il est positionné la tête penchée, comme sur les représentations de la Cène. Ce n’est pas le seul indice d’un rapprochement avec le dernier repas. Sur la table, une coupe accompagne les pains et les poissons. Ces pains ressemblent d’ailleurs plus à des hosties : ils sont blancs et comportent une croix. Le Seigneur est lumineux et vêtu de blanc, son auréole est un nimbe crucifère, symbole associé à la Résurrection.

Revenons aux disciples : leur tête à tous est orientée vers la table et leurs yeux sont fermés, à l’exception de celui en bas à gauche. Ce personnage est tourné vers Jésus, les yeux grands ouverts. Il a une expression de perplexité, d’interrogation, on pourrait presque y voir de la peur. Qui est-il ? Qu’est-ce que Monnier veut nous dire à travers cet homme ? Il est difficile de répondre à ces questions avec assurance. Il est toutefois certain qu’il nous invite à nous interroger à notre tour : qu’est-il en train de se passer ? qui est ce Jésus que nous croyons connaître ?

Paul Monnier nous entraîne à la multiplication des pains avec Jésus qui nourrit la foule, au soir du Jeudi saint, avec Jésus qui partage un dernier repas avec ses disciples, après la Résurrection, avec Jésus qui donne des signes et invite à croire. En utilisant des codes modernes – on pourrait voir le calice sur un des autels de nos églises – l’artiste nous entraîne aussi à méditer sur l’Eucharistie.

1 Matthieu 14, 15 – 21 ; Marc 6, 35 – 44 ; Luc 9, 12 – 17 ; Jean 6, 5 – 13

Merci ! Retour en image sur les 150 ans de notre église

Par Valentin Roduit
Photos : Aurélie Fernandez

L’artiste polymorphe

Abraham en train de travailler sur saint Antoine portant Jésus.

Par Nicolas Maury
Photo : Claude Marguet

Non loin de la chapelle de l’Evi, au cœur de la Gruyère, Abraham Llucia Lopez décrit l’une de ses sculptures : « L’Enfant Jésus a une tête de coquin. Derrière son dos, il cache un livre. Son regard semble dire à saint Antoine, qui le porte : « J’ai quelque chose pour toi et je vais te le donner. » Le saint a l’air songeur : « Petit malicieux, n’essaye pas de me faire tomber dans l’eau ! » Tout le monde connait l’histoire de saint Antoine. J’ai voulu en donner une vision un peu différente. »

La différence, l’artiste andalou d’origine catalane la revendique. Surtout lorsqu’elle est créative. Artiste-peintre avant lui, son père lui a confié pinceaux et couleurs dès sa plus tendre enfance. Un don qui a changé sa vie. Adolescent déjà, il remporte plusieurs prix de sculpture et de peinture avant de commencer, âgé de 19 ans, à réaliser des fresques dans son Espagne natale. 

Aujourd’hui, il a établi son atelier à Neirivue. « Il vient de se faire naturaliser. Une belle fête », commente son voisin Claude Marguet, par ailleurs président de la paroisse de Saint-Martin Haut-Intyamon. C’est à ce titre qu’il lui a demandé, il y a quelques années, de réaliser une tâche spécifique. « Les stations du chemin de Croix menant à la chapelle de l’Evi étaient défraichies. Connaissant ses talents – il a peint le tableau géant sur l’Abbé Bovet qu’on peut voir au musée de Gruyère – nous avons engagé Abraham. Il a refait les 14 stations ! » Président du conseil de Fondation de la chapelle de l’Evi, Claude Castella ajoute : « Vu son importante culture théologique, c’était la personne idéale. »

Le principal intéressé ne dément pas : « Au départ, je pensais devenir jésuite. J’ai commencé à cheminer sur cette voie avant de me rendre compte que ce n’était pas la mienne. Je me suis dit qu’il valait mieux être un bon maçon qu’un mauvais architecte. Plus sérieusement, cette partie de ma vie m’a donné de bonnes bases théologiques. » De quoi lui permettre de donner, au-delà de son métier d’artiste, des conférences liées à la religion. « J’aime souligner ce qui lie les différents monothéismes. Les similarités sont plus grandes que les différences. Comme pour l’art, tout dépend de l’endroit où on pose son regard. »

Abraham Llucia Lopez
• Né à Jaén en Andalousie le 16 janvier 1950.
• Ariste, peintre, sculpteur, professeur d’Art, il a notamment donné des cours à l’Ecole publique l’Escalâ (Costa Brava) et a fondé l’Ecole d’Arts du Palace Hôtel à Gstaad. Il fut aussi responsable des Arts de la Dar-Al-Fikr School en Arabie Saoudite et a donné des cours à l’école publique de Barberêche à Fribourg.

Retrouvez l’ensemble des textes et des vidéos de la rubrique sur le site : https://presse.saint-augustin.ch/ecclesioscope/

Les fenêtres de l’Avent, un calendrier géant pour notre village

Par Antonella Cimino | Photo : DR

A l’approche du mois de décembre, la paroisse de Collombey repart avec l’animation « Les fenêtres de l’Avent », du 1er au 24 décembre.

Chaque soir durant cette période, une ou plusieurs nouvelles fenêtres s’illuminent quelque part dans les rues de Collombey, Collombey-Le-Grand et Les Neyres. Elles viennent s’ajouter à celles déjà éclairées les jours précédents. Ainsi, le 24 décembre, 24 maisons, ou plus, revêtiront leur féerie de Noël. Les personnes qui participent à cette initiative choisissent un jour entre le 1er et le 24 décembre, à partir duquel elles éclairent une fenêtre de leur maison avec une décoration.

Le jour de l’ouverture de la Fenêtre, les participants organisent aussi à leur domicile, généralement dehors, une rencontre entre voisins et amis autour d’un verre de vin chaud et de quelques friandises. C’est une façon sympathique de fraterniser durant la période de l’Avent. On peut très bien organiser une réunion sans décorer de fenêtre. L’important est de se rencontrer !

Des rencontres sont aussi mises sur pied par des groupes, constitués ou non.

Afin de pouvoir organiser cette opération dans les temps, les personnes désirant y participer doivent répondre avant jeudi 21 novembre, en précisant la date choisie, par téléphone au secrétariat paroissial de Collombey au 024 471 24 14 les lundis et jeudis après-midi.

La mémoire

Les réseaux de neurones dans le cortex préfrontal jouent un rôle crucial.

Par Pierre Guillemin | Photo : DR

La mémoire est une fonction cognitive essentielle, permettant de stocker, récupérer et utiliser des informations au fil du temps. On distingue trois types de mémoire : la mémoire sensorielle, la mémoire à court terme et la mémoire à long terme :

-> La mémoire sensorielle capte brièvement les stimuli de l’environnement ; 

-> la mémoire à court terme conserve une quantité limitée d’informations pendant quelques jours au maximum ; 

-> la mémoire à long terme permet de stocker des connaissances pour des périodes prolongées supérieures à la semaine…

Les recherches scientifiques actuelles montrent que la mémoire humaine est façonnée par divers facteurs biologiques, environnementaux et technologiques. A un niveau neurobiologique, les réseaux de neurones dans des régions comme l’hippocampe et le cortex préfrontal jouent un rôle crucial. 

La mise en mémoire d’un souvenir se traduit par une augmentation importante et durable de l’efficacité synaptique. C’est ce que l’on appelle la potentialisation à long terme ou LPT. Lorsqu’une modification d’efficacité est induite (après activation de la synapse), des mécanismes moléculaires dans les neurones conduisent progressivement à des changements morphologiques durables. Les études morphologiques ont révélé la trace de ces profonds remaniements des réseaux de neurones qui sont donc des conséquences de l’induction de la plasticité synaptique : 

-> Changement de forme et de taille des synapses, augmentation des surfaces d’apposition entre les éléments pré- et postsynaptiques ; transformation de synapses silencieuses en synapses actives ;

-> Croissance de nouvelles synapses.

Cependant, la mémoire est également sensible à l’oubli et aux distorsions. Il est fondamental d’entraîner régulièrement sa mémoire.

Les progrès en neurosciences et en intelligence artificielle modifient notre compréhension de la mémoire. Mais si l’innovation dans ce domaine est remarquable, les questions éthiques et philosophiques liées à l’augmentation cognitive demeurent centrales, notamment sur la frontière entre mémoire humaine naturelle et artificielle.

La mémoire joue un rôle crucial dans la transmission orale des Evangiles avant leur mise par écrit. Ainsi, la mémoire des apôtres n’est pas seulement un processus cognitif, mais un acte de fidélité à une vérité transcendante, une façon de garder vivante la parole divine au cœur des croyants.

La communion des saints: un pont entre le Ciel et la Terre !

Dans le credo, nous affirmons notre foi en la communion des saints. Cette expression est difficile. Pourtant c’est un dogme essentiel de notre foi, célébré tout particulièrement le jour de la Toussaint, pour notre réconfort.

Par l’abbé Jérôme Hauswirth | Photo : DR

J’ai été marqué par une veuve de la paroisse que je rencontrais régulièrement. Elle a perdu son mari après 67 ans de mariage. Voici comment elle vivait cette nouvelle réalité. J’ai recueilli son témoignage anonyme que je vous livre ci-dessous : 

« Avec mon mari, on s’était fait une promesse : le premier qui partait aurait dû aider l’autre qui restait s’il appelait à l’aide. Par chance c’est lui qui est parti en premier. Je suis mieux qu’un homme pour rester. Sans être prétentieuse. Et je fais l’expérience de son aide. Les ponts ne sont pas coupés, du moins pas tous les jours. Il se témoigne. Il me donne des signes. Il est toujours là. Par exemple, il y a des jours où je ne suis pas 18 carats. Alors je demande de l’aide à mon mari. Je lui parle. Je lui dis les choses, comme de ne pas m’abandonner. Et je lui fais confiance. Il est là. Dans ma tête, on est toujours marié. Maintenant, depuis 68 ans. J’en suis convaincue, ce n’est pas possible après 67 ans que l’un parte et que tout tombe à l’eau. »

Explication du Père Bernard Sesboüé, jésuite, théologien, à la journaliste Sophie Villeneuve dans l’émission de Radio Notre-Dame. 

S. V. : Qu’en est-il de la communion avec nos morts ? 
B. S. : L’Eglise ancienne se posait la question de la fin des temps, de l’eschatologie et du retour du Christ, mais pas de ce qui arrivait à chacun d’entre nous à sa mort. Quand cette question a commencé à se poser, on a pensé avec justesse qu’il pouvait y avoir une forme de communion entre les vivants et ceux qui sont décédés. Comment se traduit-elle ? Par notre prière. Nous pouvons à la fois prier pour ceux que nous aimons, qui sont décédés, et en même temps, et c’est paradoxal mais très juste, nous recommander à leur intercession.

Qu’est-ce que cela veut dire ? 
Que nous ne savons pas exactement quel est le statut dans la gloire de Dieu de tel ou tel de nos défunts. Mais je peux à la fois prier pour lui, pour que le Seigneur lui fasse totalement miséricorde, et je peux me confier à lui en me disant que cette personne a vécu généreusement, courageusement, a donné de bons exemples et un exemple de foi, et je me recommande à son intercession comme je me recommande à l’intercession des saints canonisés.

Et si l’on a eu de mauvais rapports avec quelqu’un ?
On peut prier pour cette personne en réparation. Nous pouvons nous réconcilier avec quelqu’un à l’égard de qui nous avons mauvaise conscience. Je n’ai pas eu avec mon père ou ma mère l’attitude qu’il fallait, j’ai été trop distant, je ne me suis pas suffisamment occupé d’eux… Je peux très bien demander une réconciliation et prier pour eux dans cet esprit de réconciliation, de pacification.

En conclusion, la communion des saints, c’est une solidarité entre le Ciel et la Terre. Je peux aider les défunts que j’aime en priant pour eux, et je leur demande de m’aider en me recommandant à leur prière. Et si la Toussaint était l’occasion concrète de bâtir un pont spirituel entre la rive des morts et la berge des vivants ?

La médaille de saint Michel

L’Essentiel décrypte ce qui se cache derrière les principales médailles que nous portons. Regard ce mois-ci sur la médaille de saint Michel. Sa médaille procure un sentiment de sécurité et aide à trouver le courage de faire face au danger, raison pour laquelle les pompiers, les soldats et les policiers en portent souvent une.

Par Pascal Ortelli
Photo: DR

Prière à saint Michel Archange défenseur

« Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat ; soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu lui fasse sentir son empire, nous vous en supplions. Et vous, prince de la milice céleste, repoussez en enfer, par la force divine, Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde en vue de perdre les âmes. Amen. »  Léon XIII

Poésie et Paradis

Le jeune Maurice Chappaz avec deux chiens de chasse.

Bien des livres de Chappaz sont difficiles à aborder, quand ils ne sont pas, d’ailleurs, introuvables en librairie. S’il en est un qui échappe à ces deux écueils, c’est Le Garçon qui croyait au paradis. Voici – avis aux amateurs ! – quelques extraits commentés de cette autobiographie poétique.

Par Benjamin Mercerat
Photo : Archives littéraires suisses

Toute l’œuvre de Chappaz peut être lue comme une quête du Paradis. Mais, lequel ? Le terrestre Eden dont nous fûmes chassés et que la poésie permettrait de rejoindre, ou le céleste séjour où le chrétien espère vivre éternellement ? Croire au Paradis, pour le poète valaisan, c’est croire en la possibilité d’une poésie qui consiste à recoller ses morceaux épars, comme l’écrit Novalis. 

Cette vision toute humaine et volontariste n’entre-t-elle pas en concurrence avec la vision catholique de l’Espérance ? Les chrétiens sont-ils amenés à croire au Paradis ? ne croient-ils pas avant tout en Dieu, qu’ils espèrent retrouver dans le Paradis, après leur mort ? Le « Paradis » comme fil rouge de cet ouvrage autobiographique de Chappaz gagne probablement à être lu plutôt comme une métaphore de sa quête de bonheur, celle-ci passant par la poésie.

Durant la Deuxième Guerre, Chappaz dirige quelques hommes, sur les hauteurs du Val de Bagnes, protégeant la frontière. Il a pu qualifier cette période de « grandes vacances », malgré la tragédie qu’il n’a pas ignorée (lui et ses hommes ont caché des réfugiés). Toujours est-il qu’à titre personnel, cette période fut pour lui sensée, voire heureuse ; en opposition aux trente « glorieuses » qui ont détruit la civilisation paysanne traditionnelle :

« J’ai vécu la goutte de présence totale tant que le monde ne rouvrit pas ses bureaux ; on se prépara à être cernés en mai 45, puis les travaux forcés, vacances ou pas, nous accaparèrent sans hiver ni dimanche. Le monde changeait mais se réservait un sinistre poison. Ce qui avait nourri, sécrété en moi le paradis c’était la paysannerie. Je n’ai jamais été séduit par un milieu comme par celui de ces vergers plus titubants que des taillis, des calmes fumiers, des chalets de bois, des vaches, des petits troupeaux mufles retroussés entre les fontaines et l’ombre où ils entraient comme des scaphandres, imprimant en moi un départ et une arrivée incessante dans la terre promise. »

Ce Valais de bois qui disparaît, Chappaz l’associe au Tibet, qui le fascine ; la réussite d’un pays, ainsi, va à l’encontre de toute exploitation touristique : 

« Le monde autour de moi pour correspondre à une réussite aurait dû être un monde traditionnel, tibétain, aussi fixe et immergé dans le rituel qu’un couvent. Alors je me serais adapté à cette éternité où ç’aurait été un sacrilège de contredire la nature, de l’« exploiter » parce qu’il convient exclusivement de l’« harmoniser » de sorte qu’un village aux toits d’ardoise bleue, on croirait des peaux de truites, et le pianotement d’une fontaine comblent et réjouissent le désert. Aucun travail ne peut se séparer d’un chant. »

Que faire lorsque le monde évolue en un sens absolument contraire à ses plus intimes souhaits et convictions ? Le catholique Chappaz considère que le suicide n’a aucune légitimité – sans pour autant culpabiliser ceux qu’il a surpris :

« La mort toujours bienvenue, et notre confidente, nous tente. Je voudrais parler à cette déesse ou sorcière sans visage d’égal à égal par-dessus le fleuve sans fond. Il convient de l’aimer platoniquement. Jamais je n’ai été séduit. Pas la moindre intention de quitter la vie. Nous n’avons aucun droit sur notre fin liée au pourquoi de notre naissance et qui en influence sans doute une nouvelle. Mais le suicide, cette fausse volonté, peut vous surprendre. »

Bibliographie : 

• Maurice Chappaz, Le garçon qui croyait au paradis, Editions de l’Aire, coll. « L’Aire bleue », Vevey, 1995.

Bible au quotidien: le pardon dans l’épreuve du deuil

Par Nathalie Angelini-Traeger
Photo : LDD

« Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. » Matthieu 6 : 12

La mort d’un être cher laisse souvent une histoire inachevée, une conversation interrompue à jamais. Lorsque les réponses nous échappent, il ne nous reste qu’une seule voie : celle du pardon. Pardonner à ceux qui sont partis, se pardonner à soi-même, mais aussi à ceux qui restent et qui, parfois, sans le vouloir, ravivent nos blessures et notre douleur. 

Le pardon est un acte de libération, une manière de se défaire des chaînes de la rancœur et de la souffrance. Il ne s’agit pas d’oublier, mais de trouver la paix intérieure en acceptant ce qui ne peut être changé. En cette période de la Toussaint, réfléchissons à la puissance du pardon et à la paix qu’il peut apporter à nos cœurs meurtris. Pardonner, c’est aussi se donner la chance de guérir et de continuer à avancer, malgré les épreuves. Le pardon peut sembler être un cadeau pour les autres, mais il l’est surtout pour nous. Décidons de ne pas permettre aux autres de nous voler notre joie et surmontons le mal par le bien, ainsi le bien deviendra si grand, que nous rayonnerons de l’amour du Christ.

Notre exemple

Comme le rappelle Paulo Coelho dans « L’Alchimiste » : « c’est notre exemple qui change le monde, pas nos opinions ».

En tant que chrétiens, le pardon est au cœur de notre foi. Dieu nous enjoint de pardonner, car sans cela, notre foi perd de sa force. Le non-pardon est comme une tache spirituelle, une souillure que seule l’eau de la parole peut purifier. Il engendre souffrance, dépression et lourdeur. Dieu se préoccupe de notre chagrin et nous devons lui demander de nous libérer de cette douleur. Le non-pardon entrave notre relation avec Dieu et bloque nos bénédictions. Il nous empêche d’aimer pleinement et de marcher dans la charité, nous éloignant ainsi du Christ. 

La charité pardonne

Jésus nous appelle à la charité et la charité pardonne. Le non-pardon ouvre une porte au mal, comme le rappelle Ephésiens 4 : 26 : « Si vous vous mettez en colère, ne péchez point. » Nous devons résoudre nos conflits et ne pas laisser la colère s’installer, car elle est un péché. La douceur nous fait du bien et ferme la porte au mal. Pardonner, c’est choisir une vie plus heureuse et sereine, en se souvenant que Dieu nous a pardonné bien plus que tout le mal que les autres pourraient nous faire. Pourquoi ne pas pardonner alors que Dieu nous pardonne tout et a insufflé son souffle en nous ? En cultivant la paix et en évitant les conflits, nous recevons des bénédictions et vivons une vie plus douce et épanouie.

Pour l’Assomption, plusieurs célébrations en plein air

A l’oratoire de Montet…

Par Marianne Berset | Photos : Pierre Bonzallaz

La fête de l’Assomption se situe au cœur de l’été durant la période des vacances d’été, plus précisément le 15 août. Cette fête liturgique commémore la fin de la vie terrestre de la Vierge Marie et nous aimons la célébrer dans un lieu marial si le temps le permet.

Pour la paroisse Saint-Laurent, ces célébrations ont eu lieu à Notre Dame des Mâs, à Notre-Dame des Flots, à l’extérieur de l’église de Murist et à l’oratoire de Montet. Depuis la restauration de cet oratoire, les paroissiens apprécient de se retrouver dans ce lieu dédié à Notre Dame du Sacré-Cœur pour vivre un chapelet et / ou pour prier.

Cette magnifique célébration a été présidée par notre curé modérateur l’abbé Darius qui a accueilli les paroissiens qui apprécient les messes où nous sortons de nos murs, pour nous rendre dans cette magnifique cathédrale qu’est la nature. Le Conseil de communauté met tout son cœur pour que chacun se sente bien. Cette année, le frère de Nadié Lemarié nous a mis en communion avec la Terre Sainte en nous proposant une prière.

Merci à toutes les personnes qui œuvrent au maintien de ce lieu marial, au Conseil de communauté qui prépare cette fête avec beaucoup de joie et qui la prolonge par un magnifique moment de convivialité.

… devant l’église de Murist

Texte et photos par Gérard Dévaud

A Murist, c’est sur le parvis de l’église que plus de 60 fidèles de tous âges sont venus prier et célébrer la solennité de l’Assomption. Dans la moiteur d’une belle soirée estivale, l’abbé Nazaire a présidé cette célébration animée par le chœur de Murist et leurs amis du chœur de Châbles-Font-Cheyres. Et comme de coutume, tout le monde s’est retrouvé à l’issue de la messe autour d’un verre de l’amitié pour un moment fraternel bien apprécié.

 … et à Notre-Dame des Mâs 

Photo : Raphaël Roulin

La célébration à Notre-Dame des Mâs a été présidée par l’abbé Darius, venu faire un remplacement estival dans notre paroisse alors que celle de Notre-Dame des Flots a été célébrée par l’abbé Nazaire, venue faire un remplacement estival dans notre paroisse. 

Reflets illustrés de la fête de la Saint-Laurent

Une météo favorable a permis un déroulement normal de la fête de la Saint-Laurent, patron de notre paroisse mais aussi de la Confrérie des pêcheurs d’Estavayer. Messe en plein air sur la place Nova Friburgo, bénédiction des bateaux et dégustation de friture ont vu cette fête se dérouler selon le protocole, même si aucun nouveau membre de la Confrérie des pêcheurs n’a été assermenté cette année. Reflets en images (cjy).

Le curé Darius solennellement installé comme doyen de la Broye

Samedi 12 octobre, l’abbé Darius Kapinski, curé-modérateur de notre paroisse, a été installé officiellement comme doyen de la Broye. Une cérémonie habituelle pour une telle nomination. C’est le nouveau vicaire général du diocèse LGF, l’abbé Jean-Claude Dunand – dont c’était la première visite dans notre région – qui a présidé cette célébration. Nous avons profité de demander à l’abbé Darius de s’exprimer sur sa conception du rôle de doyen (lire ci-contre).

Par Claude Jenny
Photos : Georges Losey

C’est à une célébration très solennelle qu’une petite assemblée a assisté en la collégiale d’Estavayer. Si la température de l’église était glaciale, la chaleur était par contre au rendez-vous dans les cœurs. Chanteuses et chanteurs du chœur mixte et organiste se sont mis à l’unisson pour interpréter des œuvres d’allégresse en ce jour festif pour l’abbé Darius et pour tous ses confrères venus du décanat de la Broye, mais aussi d’autres régions du canton, concélébrer avec l’abbé Dunand, représentant de l’évêque retenu par une autre obligation. Sa représentante de la Maison diocécaine pour le Fribourg francophone. Céline Ruffieux, a également dû renoncer au dernier moment à se déplacer à Estavayer et avait désigné un « ambassadeur » en la personne de l’abbé Claude Deschenaux, curé-modérateur de l’UP Notre-Dame de compassion, à Bulle et doyen de la Gruyère. 

Un doyen, ça se déplace !

Le vicaire général insista sur la nécessité pour un doyen ne pas être immobile car, dit-il, « ce service n’est que déplacement, car pour vivre son ministère dans le Christ, il incombe d’être constamment «  en déplacement  » et de créer dans son for intérieur un vide qui permette véritablement d’accueillir le Seigneur ». Il invita aussi tout un chacun à ne pas douter, alors que l’Eglise catholique est en questionnements et donna des pistes pour répondre à la question : « Comment cheminer ensemble, comment nous déplacer, dans une Eglise qui souffre ? »

Au nom de Céline Ruffieux, l’abbé Deschenaux retraça le parcours accompli par l’abbé Darius au travers des divers ministères qu’il a exercés dans plusieurs régions du canton et qui fit qu’il occupa déjà ailleurs la fonction de doyen. Dans son message, la représentante de l’évêque releva aussi que l’abbé Darius avait notamment pour qualité d’être un homme de partage. Vint ensuite la profession baptismale solennelle que l’abbé Darius prononça en réponse aux questions du vicaire général et la signature d’une charte ainsi que la lecture de la lettre de nomination de l’évêque par l’abbé Deschenaux.

Dans son intervention, le nouveau doyen de la Broye évoqua quelques souvenirs de sa vie de jeune prêtre puis dit, avec la fougue qui le caractérise, que « c’est avec vous, les communautés de ce décanat, que j’entends remplir ce service supplémentaire ». Alexandre Duc apporta le salut du Conseil de paroisse. La bénédiction finale mit un terme à une célébration que l’abbé Dunand a conduite avec une belle ardeur communicative.

Un rôle de rassembleur et de médiateur

Propos recueillis par Claude Jenny

Que représente pour vous cette désignation comme doyen de la Broye ? 
L’abbé Darius :
C’est avant tout un appel à un service de plus. Un service qui s’inscrit dans l’obéissance initiale de mon engagement sacerdotal.  

Comment allez-vous exercer cette charge ? Dans quel esprit ? Et en quoi consiste-t-elle ? 
Je l’ai déjà commencée le 1er septembre dernier en regroupant des données nécessaires pour me rendre plus proche des agents pastoraux : prêtres, diacres et laïcs et, par ce fait aussi de fidèles de notre région. J’ai participé à la conférence des doyens du canton (celle-ci aura un rythme mensuel). J’ai eu également le plaisir de réunir à ma table les curés modérateurs, à savoir ceux des Unités pastorales Saint-Barnabé et Notre-Dame de Tours. J’organiserai les rencontres décanales, comme un lieu d’échange, de réflexion, de halte spirituelle. Ces formes de collaboration devraient me permettre de devenir un peu plus rassembleur et médiateur, ainsi que conseiller aux instances diocésaines.

Concrètement, quels sont les sujets – dossiers – thèmes que vous allez travailler en commun dans les trois régions de la Broye ?  
La vie est dynamique et elle nous invite sans cesse à l’ouverture, aux nouveautés, au progrès… Et quand on parle de la pastorale, où nous sommes des collaborateurs de Dieu, il ne manque pas de place pour l’imprévisible et l’inouï. Nous approfondirons sûrement, avec passion, les aspects pastoraux qui nous sont communs et nous tiennent à cœur.

Bienvenue à Fernando l’Argentin, aumônier en diaconie

Sans doute le croiserez-vous dans les rues d’Estavayer : Fernando a été engagé, conjointement par la paroisse et Caritas, pour fonctionner comme aumônier en diaconie, partiellement à Estavayer. Et s’il a un nom bien de chez nous, il a aussi un accent sud-américain bien marqué !

Texte et photo par Claude Jenny

Il a effectivement un nom broyard – Chuard – mais n’a jamais vécu dans la Broye ! Il a débarqué dans le coin, avec femme et enfant, il y a quelques mois seulement et vit désormais à la cure de Font. Mais son passé est argentin. Pays où il est né, a fait ses études, a failli devenir prêtre et a travaillé comme travailleur social, en tant qu’aumônier de prison principalement. Une trajectoire atypique pour cet homme de 39 ans au contact aisé et sympathique et qui va œuvrer désormais à Estavayer, mais aussi à Fribourg et dans une autre localité fribourgeoise.

Engagé par Caritas à 80% et l’Eglise catholique fribourgeoise (20%), il fonctionnera comme aumônier en diaconie, les deux organismes ayant quasiment fusionné voici deux ans. « Nous voulions quitter l’Argentine car nous souhaitons pouvoir nous engager professionnellement en Eglise, ce qui n’était pas possible là-bas. » explique-t-il notamment pour justifier cette arrivée en Suisse, où il était déjà venu une dizaine de fois, mais seulement en vacances !

Dans le giron du Padre Carron

D’une ville de 8 millions d’habitants, Santa Fe de la Vera Cruz, il doit se retrouver dans la tranquille bourgade d’Estavayer ! Ce qui ne le désarçonne aucunement ! « Lorsque j’aurai découvert la région, je suis convaincu qu’il y aura moyen de me rendre utile ici » dit cet homme jovial habité d’une foi qui l’a toujours porté. Rentré au séminaire en Argentine, il se destinait à la prêtrise. Mais renonça au bout d’un an avec l’intention de rejoindre la Compagnie de Jésus. Mais il rencontra surtout Chloé, la Broyarde venue comme d’autres aider le padre Gabriel Carron, prêtre valaisan bien connu qui a mené de multiples actions en faveur des déshérités de la société argentine, et notamment les prisonniers. Chloé et Fernando se sont rencontrés dans la maison de l’abbé Carron et vécurent en Argentine jusqu’à leur décision de venir en Suisse avec leur petit Théo (2 ans). « Nous voulons donner du sens à notre vie en travaillant en Eglise » dit celui qui a épousé une réformée et qui connaît bien les deux Eglises. « Je vais avec la même joie intérieure à la messe et au culte » dit-il en rigolant, mais en ajoutant, très sérieusement, que pour lui « la messe est une nourriture dont il a grandement besoin ».

Vers l’ouverture d’une permanence

« Son rôle est encore à définir dans le détail, mais il œuvrera en diaconie » confie Nicole Monnard, « Mme Diaconie » de la paroisse Saint-Laurent Estavayer. Il fera le lien avec les organismes locaux qui œuvrent contre la précarité, représentera la paroisse au sein du groupe local de l’ACAT, etc. « Nous envisageons aussi, avec la paroisse réformée, d’ouvrir une permanence œcuménique à Estavayer où tout un chacun / e pourrait venir dialoguer en cas de problème » explique Nicole Monnard. Fernando ne s’inquiète pas : il trouvera de quoi s’occuper ! « Ici, la détresse n’est guère matérielle. Tout le monde mange à sa faim. Mais il y a certainement d’autres besoins – notamment spirituels – où l’Eglise peut être active » se réjouit ce désormais Broyard mais dont le joli accent ne cache pas ses origines ! 

« Fernando Chuard travaillera grosso modo à 40% à Estavayer, autant dans un autre lieu et aussi à 20% en ville de Fribourg » explique Pascal Bregnard, à la fois directeur de Caritas et responsable du pôle Solidarités de l’Eglise fribourgeoise. « La diaconie fait partie de l’ADN de Caritas et ce travail en commun avec l’Eglise fribourgeoise porte ses fruits et nous avons la volonté d’avoir une présence dans toutes les régions du canton, d’où l’engagement d’aumôniers en diaconie »  explique le responsable. Ils sont déjà au nombre de sept à œuvrer dans une telle fonction dans l’ensemble du canton. Notamment en ville de Fribourg où ils se chargent notamment de la pastorale de rue ou encore de l’accueil à la maison Sainte Elisabeth.

Le nouvel aumônier va, parallèlement à son travail, entreprendre des études avec une université dominicaine pour suivre une formation plus poussée en théologie.

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