Au fond, ce que nous transmet le Christ au travers de son message n’est-il pas essentiellement une proposition de son Père et notre Père, d’aimer et de se laisser aimer ?
Ce message a été considérablement alourdi et compliqué par ceux qui ont rapporté les faits et les paroles de Jésus en tentant de les articuler avec le judaïsme et son prophétisme. Ainsi a-t-on attribué au Dieu dont Il nous parle des comportements et des exigences envers nous qui ont masqué le sens profond de ce qu’Il nous propose.
Ce Dieu immense, créateur d’un Univers qu’Il habite et anime avec une générosité sans limites, est la source de l’Amour et de tout ce qu’il génère de beau, de bon, d’harmonieux. Après avoir été durant des millénaires interprété en termes humains, lorsque « les temps furent accomplis » et que l’évolution humaine permettait enfin de le comprendre en Esprit et en Vérité, Il s’est incarné dans Celui en qui « Il a mis tout son Amour », Jésus le Christ, afin que cet Amour nous soit annoncé, expliqué et puisse pénétrer nos vies.
Cet Amour, qui éclaire, colore et fait vraiment vivre toute chose, ne s’impose jamais ! Il est une proposition (« je me tiens à la porte et je frappe et SI quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte j’entrerai chez lui »). On ne peut forcer qui que ce soit à aimer, seule la Grâce peut inspirer ce sentiment, que l’on soit croyant ou non…
Nous avons été élevés avec tout un catalogue de conduites à tenir si nous voulons être « sauvés », avec en prime la contribution du sacrifice du Christ pour racheter notre péché existentiel ou les péchés de nos vies.
Or le seul péché qui ne peut être remis, nous dit le Christ, est celui contre l’Esprit, soit le fait de refuser l’Amour ; ce faisant nous nous mettons hors-jeu de cette histoire d’Amour qu’est la vie en Dieu et nous nous punissons nous-mêmes ! En fait, Dieu n’y est pour rien : nous ne faisons que refuser sa proposition !
Dans la mesure où nous l’acceptons, la vie prend une autre tournure : l’Amour transforme notre visage, nos pensées et nos actions comme ceux de l’autre et tout prend une coloration différente.
Le discernement qui s’en inspire n’est-il pas de voir et de comprendre, au travers du prisme de l’Amour, les faits de la vie quotidienne et les comportements d’autrui comme de nous-mêmes et de tenter de penser et d’agir dans cette perspective ?
Alors accueillons cette proposition de Vie telle que le Christ nous l’a enseignée en tentant de la comprendre et de la vivre dans son sens originel, avec l’aide de Son Esprit !
L’église Sant’Eusebio et la chapelle de Ronchamp de Le Corbusier mélangent les formes arrondies et angulaires en partant de l’intérieur : les rondeurs se veulent dans les deux cas une évocation de l’harmonie de la nature tandis que les formes angulaires répondent à une vision classique d’un bâtiment.
Par Pierre Guillemin | Photos : DR
L’architecture sacrée c’est la conception et la construction de bâtiments destinés au culte religieux ou aux pratiques spirituelles. Elle englobe une grande diversité de styles, de formes et de symboles, influencée par la culture, la religion, l’époque et la géographie.
Dans le cas de l’architecture chrétienne, les bâtiments du Haut Moyen-Age, (chapelles, églises, cathédrales, basiliques) ont été le plus souvent construits sur les ruines de temples antiques reconnaissant le lieu sacré de la construction à travers les âges. La cathédrale de Lausanne en est un parfait exemple.
Le bâtiment exprime une théologie. Les chrétiens signifient leur foi et leur espérance par la manière dont ils organisent l’espace de leur maison commune, l’espace du bâtiment où ils se rassemblent pour célébrer le culte divin.
Le symbolisme de l’architecture chrétienne est très codé comme la croix, les dômes (qui représentent le ciel), les vitraux, les sculptures qui racontent la Bible et les Evangiles et sont toujours présents. Nous pouvons les admirer aussi bien dans l’église Sant’Eusebio du VIIe siècle à Pavie que dans la chapelle de Ronchamp du XXe siècle du très célèbre architecte suisse Le Corbusier.
Le 16 août, nous nous sommes retrouvés Place de Rome, prêts au départ pour deux jours à l’hospice du Grand-Saint-Bernard dans le cadre d’une démarche jubilaire proposée par la paroisse.
Par le Diacre René Pillet, Luc et Mélanie Darbellay et Marion Perraudin & Co Photos : Marion Perraudin
Le chanoine Joseph Yang nous accompagnait dans le car. Le pèlerinage a débuté à l’alpage de La Pierre avec une prière devant la Croix, posée le 15 juin. Après le pique-nique, Simon nous propose de prier le chapelet. Le prieur de l’hospice Jean-Michel et notre curé François nous accueillent. Les jeunes et les ados nous y rejoignent. Après l’écoute de quatre témoignages suivis d’un moment de partage, nous préparons la veillée en petits groupes. Le lendemain, nous accueillons pour la messe le deuxième groupe de pèlerins. L’homélie de François nous a invités à passer trois cols : le passage de l’humain au divin, du superficiel à l’essentiel et de l’éphémère à l’éternel. Puis nous avons partagé un repas convivial. Notre journée s’est conclue par une célébration et le passage de la porte sainte, spécialement édifiée pour cette année jubilaire « Saint Bernard ». Ce premier pèlerinage paroissial intergénérationnel a été un temps fort.
Nous avons eu la chance de vivre quelques jours de camp à l’Hospice du Grand-Saint-Bernard avec les jeunes du groupe « En quête de foi ». Ce fut l’occasion de nous laisser guider par saint Bernard et sa devise « Hic Christus adoratur et pascitur »(Ici le Christ est adoré et nourri). Le verbe « pascitur » a deux significations : « est nourrit » et « nourrit ». Le Christ est à la fois nourri à travers de tous ceux qui sont accueillis à l’hospice et « nourrit » les fidèles en se donnant lors de l’Eucharistie. En résumé la mission de saint Bernard est bâtie autour de quatre piliers : la montagne, la prédication, le service et l’accueil. Nous avons aussi l’occasion de rendre service, lors de la liturgie, par le chant, les lectures, la prière et de bien d’autres façons. Saint Bernard nous invite tous à proclamer la Parole que nous avons reçue durant ces quelques jours de camp. Un autre aspect marquant fut le passage de la porte sainte, placée dans l’église de l’Hospice. Grâce au pape François, nous avons l’occasion de recevoir l’indulgence plénière jusqu’au 15 septembre en la passant. Une occasion de « faire le ménage en profondeur et de recevoir la Miséricorde de notre Seigneur ». Le groupe de jeunes « En quête de foi ».
« Nous avons eu la chance de faire ce pèlerinage en famille, moment de ressourcement et de grâce entre la fin des vacances d’été des enfants et la nouvelle année scolaire. Le mélange intergénérationnel et la belle cohésion entre les divers groupes nous ont permis de vivre de très beaux moments de partage, de prières, de convivialité et de fraternité. Finalement une expérience très enrichissante tant spirituelle qu’humaine ! Deo gratias ! » Famille Darbellay
Dessin de Laetitia Darbellay.
« Merci à chacune et chacun pour ces deux magnifiques journées qui nous ont permis de resserrer les liens entre nous et de marcher ensemble dans la joie et l’espérance. » Diacre René
Grimpe et rappel sensationnel Découverte insolite de l’hospice
Sortie vivifiante sous la pluie Témoignages inspirants
Baignade et paddle sur le lac Entrain, joie et rires assurés Rencontre avec le Christ lors d’une veillée Nouvelles ambitions pour les BCBG Assomption à la pointe des Lacerandes Rencontre conviviale avec les paroissiens Démarche sanctifiante pour l’âme et l’esprit par le passage de la porte sainte. Le groupe de jeunes BCBG
Par Fabienne Gigon, représentante de l’évêque à Genève | Photos : DR
Chère Lectrice, cher Lecteur,
La mission de l’Eglise se vit en continu, fidèle à l’envoi que le Christ nous adresse (Mt 28, 19-20) ! Pourtant, l’Eglise rythme le temps en années liturgiques, avec des moments particuliers.
Avec nos collègues prêtres et laïques, nous ancrons notre mission dans une année dite pastorale démarrée par une rentrée qui a eu lieu, en 2024, à fin août, dans la lignée de la rentrée scolaire. Le fil rouge proposé pour cheminer pour ces prochains mois est celui de l’espérance, en lien avec le jubilé 2025 dont le thème choisi par le Pape est « Pèlerins d’espérance ».
Notre monde a tant besoin d’espérance ! Cultiver et témoigner d’une saine, voire osons, d’une sainte espérance est un trésor que l’on est invité à offrir à nos réalités chahutées, pour ne pas dire constamment bouleversées.
Mais qu’est-ce que l’espérance ? L’Eglise nous la présente comme une vertu théologale, soit ayant Dieu pour objet, alors que les vertus, terme qui tend à devenir désuet sous nos latitudes, sont des dispositions fermes au bien, au beau et au bon. Vous le savez, la foi et la charité viennent compléter le trio des vertus théologales.
Il est bon de revenir sans cesse à l’espérance et j’aurais l’occasion d’évoquer ce thème prochainement encore.
Comment témoigner de l’espérance ? Pour l’heure, je vous laisse avec l’une des citations inspirantes travaillées lors de la rentrée pastorale dans l’atelier préparé par nos collègues de la formation (Pastorale des Chemins) et extraite de la bulle d’indiction du Jubilé ordinaire de l’année 2025 publiée par le pape François, le 9 mai 2024 et dont le titre en français est « l’Espérance ne déçoit pas » : « C’est en effet l’Esprit Saint qui, par sa présence permanente sur le chemin de l’Eglise, irradie la lumière de l’espérance sur les croyants : Il la maintient allumée comme une torche qui ne s’éteint jamais pour donner soutien et vigueur à notre vie. » (Spes non confundit n° 3).
Vue de l’ancienne basilique Saint-Pierre et du Palais apostolique à Rome, par Martin Van Heemskekr. Ce dessin permet de comprendre la genèse de la construction du Vatican.
Si l’on demande à un enfant de dessiner une église, il y a de fortes chances qu’il dessine un bâtiment un peu allongé avec une toiture inclinée et un clocher. Pourtant, l’architecture des églises n’a cessé d’évoluer au cours de l’histoire. De la domus ecclesiae à la diversité des constructions contemporaines, est-ce toujours la même motivation qui guide les choix ?
Par Amandine Beffa | Photos : Jean-Claude Gadmer, Flickr
Jusqu’à une période relativement récente dans l’histoire, nous manquons de traces écrites permettant de comprendre avec assurance comment les édifices étaient construits et parfois même ce à quoi ils ressemblaient. Ainsi que l’explique Gérald Deuber : « Les témoins matériels sont en revanche nombreux, illustrant à travers les transformations et les aménagements divers des monuments une évolution des modèles, des techniques et des goûts […] »1 Plus que les livres, ce sont donc les pierres qui nous racontent l’histoire des églises.
Après l’Ascension, les disciples de Jésus continuent à fréquenter le Temple de Jérusalem ou les synagogues locales. Ils se rassemblent, en plus, dans la demeure d’un riche fidèle pour la fraction du pain.
La destruction du Temple en 70, impose aux chrétiens de développer des lieux dédiés uniquement au culte. Les vestiges les plus anciens de maison-église (~250) se trouvent en Syrie, à Doura Europos. Une pièce comprend un banc de pierre et une petite estrade. Il n’y a toutefois pas trace d’autel.
Lorsque le christianisme devient religion de l’Empire en 380, les églises de maisons disparaissent au profit des basiliques, des édifices inspirés de l’architecture civile. Le chœur est situé à l’ouest. Le prêtre célèbre face au peuple, il regarde en direction de l’est. La basilique Sainte-Marie-Majeure, à Rome, est une excellente illustration de ce style.
En soi, l’architecture chrétienne aurait pu en rester là, le bâtiment répondant aux besoins. Cependant, « avec le temps […], les transformations sociales et politiques et les évolutions artistiques, le lieu de culte ne s’en [tient] pas à ces formes originelles […] au contraire, l’union du christianisme et de l’architecture se [renouvelle] à chaque époque pour des résultats différents ».2
Les vestiges des églises du VIe au VIIIe siècle sont assez rares. Genève fait exception (voir encadré en page 3).
Aux alentours du XIe siècle, les conditions sont réunies en Europe pour l’émergence d’un nouveau style. Jean-Michel Leniaud explique que « l’époque se caractérise notamment par la grande qualité des matériaux employés : on ouvre des carrières, on fabrique des outils pour la taille de la pierre, on appareille avec un tel soin que l’épaisseur des joints est très mince »3.
Le goût et la nécessité
Les églises sont reconstruites par goût et non par nécessité. On passe des charpentes en bois à des voûtes en pierre, ce qui ne va pas sans difficulté : « Il faut donc utiliser des matériaux et inventer des procédés techniques qui permettent de concilier l’objectif visé avec les limites imposées par la matière. »4
L’architecture romane ne va pas sans quelques difficultés. Elle fait reposer les poussées sur le mur de l’édifice qui est impérativement très épais. Le résultat est un manque de luminosité et des constructions qui demandent énormément de matériaux.
L’art gothique apporte la solution à ces problèmes en déplaçant les poussées sur les piliers. Jean-Michel Leniaud précise : « On a constaté aussi que les constructeurs du Moyen Age utilisaient largement le fer pour stabiliser leurs constructions […]. On en est donc récemment venu à penser que la stabilité des édifices gothiques découlait moins du principe de contrebutement de la croisée d’ogives par l’arc-boutant que de l’utilisation d’armatures métalliques. »5
L’imprimerie s’en mêle
A partir de cette époque, il n’y a plus de réelles évolutions dans l’architecture pendant plusieurs siècles.
Fin XVe à mi XVIe, le développement de l’imprimerie (1450) permet de rédiger des traités d’architecture et de les partager. Désormais, on connaît presque toujours le nom de l’architecte qui gagne en notoriété.
Dans la deuxième moitié du XVIe siècle, saint Charles Borromée écrit un traité sur la construction des églises, les Instruciones fabricae. Il y indique par exemple : « […] il importe de séparer clairement ce qui est appelé le « Saint Temple » des constructions mitoyennes […] elles risquent d’engendrer de graves abus […]susceptibles de porter atteinte au caractère sacré du culte. »6
Au XIXe siècle, l’apport des matériaux industriels permet de nombreuses innovations. Certains éléments sont désormais préfabriqués dans les usines, ce qui change radicalement la façon de penser un chantier d’église. Les charpentes métalliques remplacent le bois qui nécessitait un travail titanesque, comme en témoigne la restauration de la charpente de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Pour l’église Saint-Jean-Baptiste de Mogno au Tessin, Mario Botta a travaillé sur la relation entre l’édifice et la nature.
La nef et le chœur
Le XXe siècle connaît une explosion de styles. Les églises ne sont plus nécessairement rectangulaires. C’est par exemple le cas de l’église Saint-Jean-Baptiste de Mogno, au Tessin. Mario Botta travaille sur la relation entre l’édifice et la nature. Au contraire de Charles Borromée qui souhaitait nettement distinguer l’église de son environnement, il joue avec la lumière et le lien avec le paysage.
Laissons à Jean-Michel Leniaud les mots de conclusion : « Contrairement à ce qu’on pourrait penser et même à ce qu’on a dit à certaines époques […], il n’existe pas de plan type pour les églises […]. Une seule donnée s’impose : une église est faite d’une nef et d’un chœur. »7 L’église du Sacré-Cœur, à Genève, le contredit toutefois puisqu’il n’y a pas à proprement parler de nef. Le chœur est situé au milieu de l’assemblée et il n’y a plus de différence de niveau.
1 DEUBER Gérard, La cathédrale Saint-Pierre de Genève, Guides de monuments suisses, SHAS, Berne 2002, p. 15. 2 Ibid, p. 33. 3 Ibid, p. 165. 4 Ibid, p. 119. 5 LENIAUD Jean-Michel, Vingt siècles d’architecture religieuse en France, SCEREN-CNDP, Paris 2007, p. 124. 6 Cité par LENIAUD Jean-Michel, Vingt siècles d’architecture religieuse en France, p. 62. 7 Ibid, p. 118.
Genève, un condensé d’évolution
Les fouilles archéologiques de la cathédrale Saint-Pierre de Genève sont d’une rare richesse. Elles illustrent des siècles d’évolutions architecturales.
Une première cathédrale est construite vers 350-375.
Un deuxième édifice est ensuite ajouté à la fin du IVe siècle. La fonction précise des cathédrales doubles ne fait pas consensus. Certains avancent que la cathédrale nord pouvait servir aux célébrations alors que l’autre aurait plutôt servi à l’enseignement de ceux qui demandent le baptême.
Une troisième cathédrale est construite vers le VIe siècle et les deux premières ne sont plus utilisées.
Au tournant du IXe et du Xe siècle, la façade de la cathédrale principale est déplacée à l’ouest et le chœur est déplacé à l’est. C’est à cette période que les prêtres commencent à célébrer dos au peuple (ils continuent ainsi à célébrer face à l’est).
A la période romane, la multiplicité de bâtiments fait place à une unique cathédrale.
Fin XIIe, début XIIIe, Genève connaît une période de prospérité. Une cathédrale gothique est construite à partir des fondations antérieures. Fait rare, le chantier ne commence pas avec le chœur à l’est, mais avec la façade, à l’ouest.
La cathédrale devient protestante en 1536. Elle cesse alors d’être modifiée au gré des évolutions liturgiques et artistiques catholiques.
Les fouilles de la cathédrale de Genève.
Bibliographie
BONNET Charles, Genève aux premiers temps chrétiens, Fondation des Clés de Saint-Pierre, Genève 1986.
Il est possible d’être baptisé ou confirmé à tout âge. Pour les enfants en âge scolaire, les jeunes et les adultes, un chemin de préparation adapté à chacun est proposé, de novembre à Pâques en collaboration avec le Service diocésain du catéchuménat.
En bref… le catéchuménat, c’est le nom de ce temps de mûrissement et de réflexion qui précède le baptême. Durant ce temps, plusieurs rencontres et célébrations sont prévues, et notamment l’Appel décisif qui a lieu en présence de l’évêque et de toutes les personnes concernées durant le carême à la cathédrale de Sion.
Les rencontres sont conçues pour être vécues avec tous les membres de la famille et avec d’autres familles.
Le baptême comme la confirmation sont donnés en vue d’une mission : à chacun et chacune de découvrir laquelle…
Le jeu de société Koinobia, imaginé, développé et illustré par des frères de la Communauté de Taizé, vient de sortir. Stratégique, simple, voire même déroutant, ce jeu de plateau vous plongera dans la vie des communautés monastiques fondées au IVe siècle, en Egypte.
Par Myriam Bettens Photos : Communauté de Taizé
Suivant les intuitions du jeune Pacôme, quelques hommes et femmes décident d’habiter ensemble au bord du Nil. La petite communauté s’installe dans un village abandonné, qui, peu à peu, reprend vie. D’autres se mettent alors à faire la même chose. Nous sommes au IVe siècle, en Egypte. Les premières koinobia se forment : des communautés dans lesquelles les personnes ont tout quitté pour vivre l’Evangile ensemble.
Joyeuse aventure ou désastre assuré ? C’est la question à laquelle se propose de répondre le jeu de société imaginé par des frères de Taizé en plongeant dans la vie des communautés monastiques fondées par Abba Pacôme, en Egypte. Le jeu s’inspire de la vie de ces communautés monastiques et contient de nombreux détails historiques connus sur les Koinobia – terme signifiant « lieux de vie commune » en grec ancien – ainsi que des éléments spécifiques à ce genre de vie : ce qu’est un Abba ou une Amma, la place de ses décisions, quelques règles communes, le conseil de communauté, etc.
Koinobia est un jeu coopératif au cours duquel les joueurs gagnent ou perdent ensemble. Doté d’une mécanique assez simple, il n’en demeure pas moins stratégique, car plusieurs niveaux de difficulté sont possibles. Cela permet donc d’intégrer de jeunes joueurs, comme de plus expérimentés. De plus, le descriptif du jeu propose une règle de base, mais celle-ci peut être déclinée en dix autres variantes supplémentaires. Chacune d’elles correspondant à un des villages fondés du vivant de Pacôme. Ces règles alternatives sont autant de petits scénarios qui donnent une nouvelle dynamique au jeu. Plusieurs d’entre elles sont relatives à des questionnements qui ont occupé les communautés monastiques au cours du temps : la collégialité, l’alternance de mandat, l’invariabilité des structures, la consultation de tous les membres, etc.
Aucun prérequis n’est nécessaire pour entrer dans l’imaginaire du jeu. Chacun peut s’y essayer, même s’il n’a pas la moindre idée de ce qu’est la vie monastique, car l’observateur avisé décèlera dans ce jeu toutes les tensions propres à n’importe quelle vie communautaire. Entre le collectif et l’individu ; le souci de soi ou celui des autres ; la recherche du bien commun ; le partage des ressources ; la position de celui qui a des responsabilités : Koinobia sera donc particulièrement bien indiqué pour les personnes qui ont l’habitude de coopérer. Groupe d’amis ou de jeunes, collègues de travail, membre d’une même famille, colocataires… A vous de jouer !
Un jeu à emporter partout
Conçu pour être peu encombrant (15,7 x 12,5 x 7 cm), il se glisse facilement dans un sac. Les règles du jeu sont disponibles en neuf langues (français, anglais, allemand, espagnol, portugais, néerlandais, italien, polonais, catalan). Recommandé pour 3 à 6 joueurs, à partir de 8 ans. Les parties durent entre 20 et 40 minutes. Disponible sur le Taizé shop à l’adresse : https://shop.taize.fr/fr/ sous la rubrique « Autres », au prix de 28,50 €.
La Bibliothèque du Vicaire (devenu curé) est une grande ressource pour tous les âges et les différentes phases de la vie. Celle-ci est constamment actualisée et de nouveaux ouvrages font leur apparition régulièrement.
Par Christelle Gaist Photos : DR
La Bibliothèque du Vicaire est une vraie mine d’or. Notre curé Simon Roduit a choisi pour nous quelques œuvres pour cette rentrée 2024. Au programme : vies de saints, témoignage de pèlerinage, éclairage sur les Ecritures. Cette sélection est une invitation à nourrir nos esprits cet automne.
Pour les plus poétiques, la bande-dessinée « La Terre et tous ses habitants » par Gabrielle Blanc sera un vrai ravissement. La vie illustrée du Bienheureux Pier Giorgio Frassati sera quant à elle une inspiration pour la jeunesse. Décédé à 24 ans, il sera normalement canonisé en 2025. La jolie bande-dessinée « Saint Bernard des Alpes » d’Ariane Jaquet sera tout indiquée pour présenter ce saint incontournable aux petits enfants. Nous fêtons cette année le centenaire de sa proclamation en tant que patron des alpinistes et des habitants de la montagne. Le récit d’aventure de Milos Cernak sur son périple à vélo aux JMJ de Lisbonne viendra enchanter les esprits voyageurs. De la même façon, il sera possible de découvrir la vie palpitante du Bienheureux Maurice Tornay dans l’ouvrage « Courir pour Dieu ». Les 75 ans de son martyre ont été célébrés dimanche 11 août dernier. Les âmes en quête de divertissement apprécieront le roman « Le Canard en Judée » d’Hugues Lefèvre. Enfin, le film « Je m’appelle Bernadette » fera peut-être tomber les appréhensions des esprits les plus cartésiens.
La sélection multimédia de la rentrée
• La Terre et tous ses habitants, Gabrielle Blanc, 2015 • Pier Giorgio Frassati, toujours plus haut, M.&O. Malcurat, Marco Greselin, 2024 • Saint Bernard des Alpes, Ariane Jaquet, 2023 • En mode Vamos ! Milos Cernak, 2024 • Courir pour Dieu, Claire Marquis-Oggier, Jacques Darbellay, 1999 • Le Canard en Judée, Hugues Lefèvre, 2019 • Je m’appelle Bernadette, Jean Sagols, 2012
Où se trouve la bibliothèque ?
La Bibliothèque du Vicaire se situe dans la salle de droite à l’entrée du Prieuré (Rue de l’Hôtel de Ville 5, 1920 Martigny).
Quand est-elle accessible ?
Elle est accessible pendant les heures d’ouverture du secrétariat (Lu-Ve, 9-11h, 14-16h). En dehors de celles-ci, il vous faudra sonner pour qu’une bonne âme vous ouvre.
Attention ! Toute consultation de la Bibliothèque vous expose au très grand risque de ne pas repartir les mains vides.
Peut-être que durant cet été, certains parmi vous ont suivi avec attention différents événements sportifs, avec par exemple en football, l’Euro 2024, en cyclisme, le Tour de France ou encore les JO de Paris. Sur le plan politique, la France a fait parler également d’elle avec une dissolution inattendue de l’Assemblée nationale, qui continue d’occasionner un « méli-mélo » institutionnel… quant aux Etats-Unis, on a frôlé la guerre civile si la tentative d’assassinat contre D. Trump avait réussi… ; pendant ce temps, dans le silence assourdissant de nos médias, les habitants de Gaza continuent de mourir sous les bombes… Au niveau plus local, le Valais a souffert des intempéries à la fin juin, avec le débordement notamment du Rhône à la hauteur de Sierre, l’arrêt forcé des usines d’Alcan et de Novelis et des dommages qu’on se refuse encore à chiffrer…
Quant à vous, chers paroissiens de nos paroisses du Haut-Lac, de Collombey-Muraz et de Monthey-Choëx, peut-être avez-vous eu l’occasion de participer à des messes dans les alpages ou des chapelles de montagne du côté de l’alpage de Recon, de Taney, de Miex, de Chalavornaire, ou encore de Chalet-Neuf, des Giettes, des messes qui vous ont « ressourcés », qui vous ont recentrés sur « l’Essentiel », sur notre Créateur, sur notre Père du Ciel, sur notre Sauveur, Jésus-Christ.
A présent, les grandes vacances d’été se sont terminées. Les écoliers ont repris le chemin de l’école. Nos conseils de communauté se sont réunis pour planifier les différents rendez-vous de la nouvelle année pastorale. Tout est sur les « rails ». Tout ? Non, pas tout à fait. Car il reste encore à prier Dieu, qu’il vienne bénir nos projets pastoraux, qu’il vienne nous remplir de son Esprit-Saint, qu’il vienne tourner nos cœurs vers Lui, car sans Lui, sans le secours de sa grâce, nous ne pouvons rien faire, notre apostolat sera stérile. (Jn 15,5)
« Vous comprenez, mon Père, mes enfants n’y voient que des vieux, à la messe. On préfère venir chez vous ! » Aveu assumé de parents lorsque je leur demande innocemment d’où ils viennent…
Ça me donne à réfléchir. Et donne d’autant plus de sens à prendre soin des « célébrations pour familles » afin que les petits, moyens, jeunes ados, puissent communier… à leurs contemporains. Sans compter que bruits, tétées inopinées et balades intempestives à deux ou quatre pattes dérangent les aînés… qui se plaignent de ne plus en voir, des bambins, à la messe ! On nage en plein paradoxe.
Alors, nos paroisses, des « Eglises pour les vieux » ? C’est comme ça. Mais c’est aussi prendre soin des aînés que de maintenir des messes le dimanche matin, même si le regroupement de communautés les invite à se déplacer de quelques kilomètres… non sans maugréer. Esprit de communauté ou confort perso avant tout ?
Cependant, catéchumènes et jeunes avec ou sans parents fréquentent nos « messes en familles » même la semaine (eh oui, il fallait oser !) : un franc succès en pleine expansion… dans certaines régions. Y sont invités les aînés, pratiquants habitués qui – sans surprise – boudent l’affaire… « Trop brouhaha » (parole d’un octogénaire). L’intergénérationnel « sauvera le monde », vraiment ?
Dès 8h30 : petit-déjeuner offert à la salle Notre-Dame des Champs
9h30 : témoignages à l’église avec animation du groupe Essen’ciel
10h : messe avec présentation du Conseil de communauté pour la nouvelle période de quatre ans
11h15 : bénédiction du carillon. Puis apéritif et services des repas : divers stands seront à votre disposition
Au cours de l’après-midi, différentes animations sont prévues : exposition « Trésor Saint-Bernard » (Notre-Dame des Champs), jeux et ping-pong, visite du clocher et du carillon (toutes les 20 minutes), librairie, visite des vestiges archéologiques sous l’église, animations musicales notamment avec Léon Sarrasin et groupe folklorique portugais.
Notez aussi que les responsables de la catéchèse tiendront un stand dès après la messe pour vous permettre d’obtenir des informations à ce sujet et d’inscrire vos enfants (6-12 ans).
Nous partons à la découverte d’un « homme de Dieu », l’abbé Etienne Raboud, originaire de Choëx. Petite rétrospective avec l’abbé Jérôme Hauswirth, originaire également de Choëx !
Portrait de l’abbé Etienne Raboud.
Par l’abbé Jérôme Hauswirth Photos : DR
Le jour de ma première messe à Choëx, en 2006, Clotilde s’est approchée et m’a dit : « La dernière fois qu’il y a eu une première messe à Choëx, c’était en 1941. Le 6 juillet. J’y étais. Et le nom du prêtre était Etienne. C’était mon oncle ! » Je réalisais alors que j’arrivais 65 ans après lui. L’occasion de faire mémoire de ce Choëland à nous 😊.
Le chanoine du Grand-Saint-Bernard Etienne Raboud est né à Choëx, au Feuvet, le 18 septembre 1910. Il est le 7e enfant de Jules Raboud et de Cécile Berra. Son grand frère, Rémy, fut prêtre à la Valsainte puis devint chartreux en Italie. En 1934 il franchit les portes de la Maison du Grand- Saint-Bernard pour la première fois. Le 29 août 1935 il émit profession religieuse. Il fut ordonné prêtre le 29 juin 1941. Il assura plusieurs ministères dans la Communauté, comme économe à l’Hospice du Simplon, curé de Trient durant 12 ans (il dira que ce furent ses meilleurs souvenirs, parce que de nombreuses relations d’amitié furent durablement établies !), aumônier du collège Champittet durant 10 ans et recteur de Martigny-Combe et enfin aumônier de l’hôpital de Martigny jusqu’en 1986. Après un temps de retraite à la Maison du Saint-Bernard, il fut accueilli pour ses sept dernières années au Foyer Louise Bron où son visage, paraît-il, rayonnait de la joie et de la paix du Christ. Il est mort paisiblement le 8 avril 2002.
Sa famille qui l’a aimé garde le souvenir d’un homme généreux, profondément humain, avec de l’humour et un esprit ouvert et tolérant, avec au fond du cœur… un don très pur pour l’émerveillement !
Dans le même sens, l’ancien prévôt, Mgr Benoît Vouilloz – que j’ai rencontré pour l’occasion – soulignait qu’Etienne était un homme très sympathique, avec une piété très profonde et sincère… et pas du tout ostentatoire. Il avait beaucoup d’humour. Au risque parfois de chahuter un peu les confrères… Mais toujours en Dieu… bienveillant. Son visage était pétri de douceur et d’humilité, rayonnant d’une sérénité intérieure. Au village de Trient, on racontait que pour trouver Monsieur le curé, il ne fallait pas sonner à la cure, mais plus directement aller à l’église. C’est là qu’on le trouvait la plupart du temps. En prière. En Dieu.
Et un confrère d’ajouter : « Il avait du bon sens. Il était perspicace. Voyant l’intérieur des choses. L’essentiel. »
Et on peut encore ajouter que physiquement c’était un colosse ! Avec de puissantes mains, capables de manier la hache et de fendre le bois avec facilité comme de cimenter une croix plantée sur une haute montagne.
Enfin, à l’occasion il savait se montrer critique. D’un Président de Commune beau parleur il disait : « C’est un opportuniste 100 % ! »
Je donne le mot de la fin au prédicateur de son homélie funèbre : « Chez notre frère Etienne, rien de contraint, de crispé ni de volontaire. Au contraire ; il avait la simplicité de celui qui, bien conscient de ses défauts et de ses fautes, demeure confiant dans la certitude d’être aimé du Père et appelé au bonheur sans fin. »
Merci Etienne pour ta vie de prêtre tout donné. Prie pour nous comme nous prions pour toi. Et au plaisir de mieux te connaître… de l’autre côté 😊.
Première messe en l’église de Choëx le 6 juillet 1941.
L’allongement de l’espérance de vie a changé le visage de la population.
Souvent, nos assemblées dominicales ou de semaines sont suivies en majorité par des personnes vieillissantes. Ce phénomène se voit aussi au niveau de l’organisation des paroisses. Allons-nous vers une Eglise de retraités?
Par Calixte Dubosson | Photos : Flickr, Pxhere, DR
Le XXe siècle a été le théâtre de plusieurs révolutions démographiques. Le premier constat est celui de la baisse de la mortalité à la naissance ainsi qu’une baisse générale de la fertilité. Mais le fait le plus marquant est celui de l’allongement de l’espérance de vie, qui a totalement changé le visage de la population en Suisse. Ceux qui bénéficient de la retraite sont de plus en plus nombreux et il est de plus en plus courant que certains ou certaines atteignent l’âge plus que respectable de 100 ans. Avant de parler des conséquences de cette évolution, parlons d’abord du sens et de la valeur de la vieillesse.
Les bienfaits de la retraite
Ceux qui touchent leur retraite sont souvent libérés des soucis de la rémunération, des contraintes liées à la pression des échéances et de la hiérarchie, de la compétition et de l’exigence de performance. Ils sont incités à se réengager dans la société, selon leurs convictions, leurs charismes et les appels de leur foi. Ils perçoivent mieux leur authentique aspiration à « être » plutôt qu’à « faire ». Bref, ils peuvent faire des choix, libres et ouverts, sur l’utilisation et la gestion de leur temps. Ainsi, leur existence s’ouvre sur une période plus apaisée et sur la possibilité de comportements plus naturellement bienveillants, modestes, gratuits et notamment à l’écoute attentive de ceux que la vie place sur leur chemin. Evoquons aussi d’autres valeurs que les Ecritures soulignent.
Les aînés dans la Bible
Ouvrons donc la Bible pour mieux comprendre le sens et la valeur de la vieillesse. Le livre du Lévitique s’exprime ainsi : « Tu te lèveras devant ceux qui ont des cheveux blancs, tu honoreras la personne du vieillard, c’est ainsi que tu révéreras ton Dieu. Je suis l’Eternel. » (Lv 19.32) Plusieurs aînés entourent la naissance de Jésus : Zacharie et Elisabeth avancés en âge donnèrent naissance à Jean-Baptiste, le précurseur. Siméon « vivait dans l’attente du salut d’Israël ». Anne, la prophétesse âgée de 84 ans, « ne quittait jamais le Temple où elle servait Dieu nuit et jour par le jeûne et la prière » (Lc 1.37). Voilà qui démontre clairement que les personnes âgées ne sont ni au chômage, ni exclues du ministère ! Il n’y a pas d’âge limite pour le service du Seigneur.
Les personnes âgées représentent une part essentielle du « public » chrétien actuel.
Les aînés dans l’Eglise
Et en Eglise, qu’en est-il ? D’une manière positive, la sagesse des aînés, leur spiritualité propre, leur témoignage montrant avec simplicité le plus souvent qu’il est possible de tenir dans la foi une vie entière, d’aborder sa propre fin de vie dans un état d’esprit apaisé et confiant, voilà autant de traits qui sont authentiquement et spécifiquement associés à l’édification du corps ecclésial et à son rayonnement au sein du monde actuel. A ces considérations d’allure spirituelle, il est normal d’adjoindre des constatations de bon sens. Les personnes âgées représentent une part essentielle du « public » chrétien actuel. Que deviendraient nos célébrations dominicales si, par hypothèse absurde, on en retirait impérativement tous les fidèles de plus de 60 ans ? Qui resterait-il dans nos grandes nefs ? Le même raisonnement par l’absurde pourrait être aussi appliqué à nos services ecclésiaux, au plus local, mais aussi sur le plan régional voire diocésain. Que deviendrait l’Eglise sans tous ces bénévoles qui la font voir, qui la font vivre ? Et parmi ces généreuses âmes, quelle est la proportion des personnes retraitées et généreuses de leur temps libre ?
Témoignages
Il est temps de donner la parole à ces aînés engagés dans la pastorale. Sara, dans la septantaine, s’occupe de la décoration florale de son église. Elle témoigne : « Dans ce service d’Eglise qu’est la « décoration florale », ce qui rend cette activité valorisante c’est qu’elle permet à la fleuriste de mettre en valeur les textes de la liturgie tout en aidant la communauté paroissiale à prier. Cette tâche est variée et laisse de la place à l’imagination grâce à la richesse des temps liturgiques : comment exprimer la joie, la douleur, l’espérance ? Le choix des fleurs et de leur couleur, les végétaux et les accessoires qui les mettent en valeur donnent à la composition florale une place de choix dans la liturgie qui contribue à la beauté de la célébration. Nous devons avant tout rechercher la simplicité pour donner au bouquet le vrai sens de la louange, c’est ce qui nous différencie des fleuristes professionnelles. »
Viviane, préretraitée, participe à la vie de sa paroisse comme chanteuse dans sa chorale, lectrice et présidente du conseil de communauté. Elle nous explique le pourquoi de son investissement : « Ma soif de connaître Dieu m’a conduite sur le chemin des notes de musique et des accords de dièses et de bémols liturgiques. Ma foi a fait de grands pas en m’engageant à la lecture de la parole jusqu’à porter ma paroisse avec fierté en acceptant d’en devenir présidente du conseil de communauté. Une source d’enrichissement, de prières, de partages et de rencontres. »
Où sont les jeunes ?
Les retraités sont conscients qu’ils ne sont pas éternels. J’avais, en son temps, surpris un septuagénaire qui faisait partie du comité d’organisation de la patronale de son village interpeller un adulte dans la quarantaine. Il lui faisait remarquer que la moyenne d’âge de ce comité frisait la soixantaine. Il devenait donc urgent de penser à la relève. Et c’est là le problème fondamental. Il ne touche pas seulement les paroisses, mais aussi l’ensemble de la société. Pour preuve, la difficulté de trouver des candidats pour les élections communales en Valais. Un parti a même mis une annonce dans un journal en promettant aux intéressés un temps de travail rémunéré de 15 % ! D’autre part, les municipalités valaisannes, inquiètes quant au renouvellement de leurs autorités communales, ont lancé dans tout le canton, une campagne de recrutement intitulée « Prends ta place ! ».
La civilisation des loisirs
Comment en est-on arrivé là ? La réponse ne serait-elle pas dans l’avènement d’une société dite de consommation ? La dernière voiture, le dernier smartphone, le dernier parfum d’une grande marque, la dernière veste de telle boutique à la mode, la société de consommation envahit nos chaumières depuis des décennies. Notre société moderne semble s’accomplir dans cette soif effrénée de produire et de consommer et ce, pour le soi-disant grand bonheur de tous !
Il faut ajouter aussi l’émergence d’une autre société, celle du divertissement. Il est bien difficile de faire le tour de toutes les possibilités de loisirs qui sont offertes chaque semaine, en vue du week-end, par les offices du tourisme, de la culture et du sport. On croule sous la panoplie des manifestations de tout genre qui invitent à promouvoir le bien-être et le plaisir de chacun. « Prenez soin de vous », cette expression moderne servie à foison lors des fins d’émission ou de reportage TV montre bien que l’on s’éloigne de l’idéal chrétien qui est de donner sa vie pour que l’autre vive !
Enfin, en ce qui concerne notre Eglise qui est en passe de devenir une Eglise de retraités, il est important de souligner que si le monde change, l’Eglise aussi. Les jeunes chrétiens préfèrent un engagement à l’image du flash photographique. Ils sont d’accord de se réunir par millions lors des JMJ (Journées Mondiales de la Jeunesse) mais ils ne vont pas pour autant s’engager dans un conseil de paroisse qui exige un suivi sur le long terme.
L’avenir appartient à Dieu et il se pourrait bien que ceux et celles qui sont étouffés par cette civilisation des loisirs découvrent qu’il y a plus de joie à donner qu’à recevoir ; que la générosité et le don de soi sont des valeurs qui épanouissent, rendent heureux, les autres et soi-même.
Les jeunes chrétiens sont d’accord de se réunir par millions lors des JMJ mais ne s’engageront pas pour autant dans un conseil de paroisse.
Vie montante
Le Mouvement chrétien des retraités (MCR) est un mouvement d’action catholique créé à l’initiative de laïcs retraités et au service des retraités.
La retraite est une période d’une trentaine d’années environ.
La mission du MCR est d’aider les retraités à bien vivre cette étape. La retraite peut être un temps d’enrichissement, d’approfondissement personnels et d’engagement au service des paroisses. Il en existe dans tous les cantons romands.
Communauté paroissiale aux mille couleurs, Qui révèle le visage du Dieu Amour, Dans la spontanéité et la curiosité des enfants, Ouvrant leur cœur à Jésus, L’accueillant comme un ami.
Communauté paroissiale aux mille couleurs, Qui révèle le visage du Dieu Amour, Dans la joie et la vivacité des jeunes, Témoignant du Christ, Présent au cœur de leur vie.
Communauté paroissiale aux mille couleurs, Qui révèle le visage du Dieu Amour, Dans la présence et l’engagement des adultes, Mettant leurs talents au service du Seigneur, Pour que vive la communauté paroissiale.
Communauté paroissiale aux mille couleurs, Qui révèle le visage du Dieu Amour, Dans la sagesse et la sérénité des anciens, Offrant au Seigneur leurs prières, Au cœur de leurs mains ouvertes.
Communauté paroissiale aux mille couleurs, Nourrie de la Parole et du Pain de Vie Communauté paroissiale aux mille couleurs, Animée par le vent et la force de l’Esprit. Communauté paroissiale aux mille couleurs, Témoin du Christ Vivant dans son Eglise.
Fêter les jubilaires de mariage est une tradition dans nos paroisses. Une fois par année, les couples qui ont un jubilé de mariage sont bénis pendant la messe paroissiale. Après six années à l’organisation, André et Anne-Marie Premand passent la main à Marianna et Domenico Micale. Eux-mêmes mariés, et jubilaires cette année, ils ont accepté de répondre à nos questions.
Propos recueillis par Sandrine Mayoraz | Photo : DR
Marianna et Domenico, vous avez accepté d’organiser la fête des jubilaires. Qu’est-ce qui vous a motivés ? Ce qui nous a motivés à organiser cette fête, c’est avant tout la gratitude que nous ressentons envers la communauté catholique de Monthey. Dès notre arrivée, nous avons été accueillis avec chaleur et bienveillance. Cette fête est notre manière de redonner à cette communauté. C’est un moment de partage, de reconnaissance et de célébration de la persévérance et de l’amour des couples qui ont su maintenir leur engagement au fil des années. Nous souhaitons honorer ces exemples inspirants et renforcer les liens au sein de notre paroisse.
Vous fêtez vous-mêmes vos 20 ans de mariage cette année. Est-ce que vous vous aimez comme au premier jour ? Oui, nous nous aimons toujours, mais notre amour a évolué et s’est approfondi avec le temps. Nous avons traversé des moments de joies et de difficultés qui ont renforcé notre union. Nous gardons de notre mariage de nombreux souvenirs précieux, une complicité grandissante et surtout, l’engagement mutuel de nous soutenir et de nous aimer dans toutes les circonstances. L’amour que nous partageons aujourd’hui est plus fort et plus mature qu’au premier jour.
Le mariage n’est donc pas un long fleuve tranquille… Comment faites-vous pour rester heureux ensemble ? Nous misons sur la communication honnête et le respect mutuel. Nous prenons le temps de résoudre nos différends avec patience et compréhension. La prière commune et le soutien de notre communauté jouent également un rôle central dans notre bonheur. Ces pratiques nous permettent de rester connectés et unis, même dans les moments difficiles. Les conseils et l’exemple de couples de notre paroisse ont aussi été très bénéfiques pour nous.
Vous parlez de foi… Comment est-elle présente chez vous ? La foi est le pilier de notre couple et de notre famille. Elle nous guide et nous soutient dans les moments de joie comme dans les épreuves. Elle nous donne la force de rester unis et de surmonter les défis ensemble. Nous essayons d’inculquer ces valeurs de foi et de confiance en Dieu à nos enfants. Nous prions ensemble et participons activement à la vie de notre paroisse. La foi est véritablement le ciment qui nous unit et nous donne l’envie de donner de notre temps et de notre énergie à la communauté qui nous a tant apporté.
Merci à Marianna et Domenico pour leur témoignage et leur engagement au service de la paroisse et ses jubilaires. Nous saluons aussi le dévouement de leurs prédécesseurs, Anne-Marie et André Premand et nous leur exprimons notre vive reconnaissance.
Comme toutes les générations, les personnes atteintes dans leur santé reçoivent l’Esprit par le sacrement des malades.
Par François-Xavier Amherdt | Photo : DR
« Réunissez le peuple, tenez une assemblée sainte, rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons ! Que le jeune époux sorte de sa maison, que la jeune mariée quitte sa chambre ! » (Joël 2, 16) Lorsque Joël, l’un des « douze petits prophètes », appelle le peuple à la pénitence, il s’adresse à la totalité des générations sans exception, non seulement aux personnes âgées et adultes, mais également aux tout-petits !
C’est l’invitation qui retentit au début de chaque Carême, au mercredi des Cendres : « Revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment. » (Joël 2, 12-13)
Pour une telle conversion, il est indispensable que la totalité des membres de la communauté se serrent les coudes et procèdent aux démarches de réconciliation nécessaires. Sinon, les conflits et les incompréhensions demeureront.
Pour ce faire, au terme du temps pascal, à la fête de la Pentecôte, retentit un autre oracle dans le même livre prophétique, avec la promesse du don de Dieu en plénitude : « Je répandrai mon esprit sur tout être de chair, vos fils et vos filles prophétiseront, vos anciens seront instruits par des songes, et vos jeunes gens par des visions. Même sur les serviteurs et sur les servantes je répandrai mon esprit en ces jours-là. Je ferai des prodiges au ciel et sur la terre. » (Joël 3, 1-3a)
Or les temps sont accomplis, l’heure de grâce est advenue par la mort et la résurrection de Jésus-Christ. L’Esprit Saint est donné avec largesse aux bébés lors des baptêmes, aux enfants dans le pardon et l’eucharistie, aux adolescents et jeunes à la confirmation, aux conjoints à l’occasion des épousailles, aux diacres, prêtres et évêques par le signe de l’ordination. Et également aux vieillards et aux personnes atteintes dans leur intégrité physique et psychique, grâce au sacrement de l’onction des malades.
Impossible donc de faire des compartiments au sein de l’Eglise. Les retraités ont besoin du dynamisme juvénile, les petits portent leurs parents et grands-parents. C’est le même Esprit qui unit absolument tous les membres du corps, quel que soit leur âge (cf. 1 Corinthiens 12, 4-11).
Etre à l’écoute des jeunes, un souhait souvent entendu dans notre Eglise ! Mais le constat est souvent le même : les forces manquent et les jeunes aussi… A la paroisse de Martigny, une pastorale à leur intention se révèle fort dynamique ! Immersion dans une soirée organisée à leur intention, comme celles qui ont lieu chaque dernier samedi du mois. Mais avant, un petit peu d’histoire s’impose…
Par Michel Abbet | Photos : Marion Perraudin, Simon Roduit et Michel Abbet
Au moment où le séminariste Simon Roduit effectue son stage dans la paroisse du coude du Rhône, il parcourt les différentes églises du lieu, au Bourg, à la Croix ou en ville et rencontre des jeunes « isolés », assistant à la messe au milieu de têtes grisonnantes… Il les aborde avec cette question : qu’est-ce que la paroisse pourrait faire pour toi ? Les réponses sont pour lui autant de pistes à suivre et de projets à concrétiser. Devenu prêtre et nommé vicaire de Martigny, il se met immédiatement à la tâche pour créer et renouer des liens avec des jeunes de la Ville et des paroisses avoisinantes. Assez rapidement, trois axes se dessinent :
A. Echanger ! Un des souhaits des jeunes était de pouvoir discuter entre eux de questions existentielles. En réponse à cette demande, « En quête de foi » a vu le jour, et la difficulté d’écrire (en un ou deux mots) agit comme un premier questionnement et un joli petit clin d’œil. Chaque 15 jours, le vendredi soir, une vingtaine de jeunes se retrouvent pour échanger sur un thème donné, préparé par l’un d’eux selon deux critères. « Que dit la Bible sur ce thème ? Et que dit l’Eglise à travers son catéchisme ? » Après avoir pris connaissance de ces positions, les jeunes discutent librement et confrontent la position de l’Eglise avec leur opinion personnelle. La présence du prêtre à ces réunions est perçue comme un « plus », mais elle n’est pas systématique, nous explique Charlotte Favre, responsable d’« En quête de foi ».
B. Chanter. Autre vœu des jeunes, pouvoir être actifs lors des messes en chantant ensemble. Un chœur d’adolescents a été formé au Bourg, dans un premier temps sous la responsabilité du prêtre. « Ce que je souhaite, dit Simon Roduit, ce sont des structures pas trop lourdes, ouvertes et le plus rapidement possible autonomes. » Chose faite pour le chœur des jeunes du Bourg ! Celui-ci, composé de jeunes de 13 à 17 ans très motivés, est désormais dirigé par Laurie Moulin et anime une messe par mois. « J’avais du souci au moment de reprendre la direction, dit-elle, car je pensais que les jeunes allaient arrêter si Simon ne participait plus. Mais la transition s’est bien passée, les jeunes sont toujours présents et l’ambiance est très sympathique. »
C. Se rencontrer. Autre désir souvent évoqué, surtout par les garçons, créer des activités où les jeunes peuvent se rencontrer en toute décontraction. Comment accéder à cette aspiration tout en conservant la foi comme signe de ralliement ? Une des réponses a été d’organiser un pèlerinage à vélo. Les JMJ en 2023 ont permis de concrétiser ce « rêve » et le magnifique pèlerinage à vélo de Saint-Jacques-de-Compostelle à Lisbonne reste un souvenir absolument inoubliable. Arno Giroud, un des responsables de l’organisation, se souvient avec enthousiasme de ces moments vécus entre jeunes de la région et des échanges enrichissants avec les jeunes du monde entier qui partagent la même foi. L’expérience a été si positive qu’un deuxième pèlerinage se prépare. Il conduira les cyclistes à Rome pour le jubilé des jeunes de l’année sainte en 2025.
Les rencontres des derniers samedis du mois
17h : les jeunes arrivent à l’église. Il reste une heure avant le début de la messe. Après une prière commune, place à l’organisation.
Un groupe de jeunes rejoint le chœur. Une heure ne sera pas de trop pour répéter ensemble et préparer ainsi l’animation musicale de l’office divin.
Un autre groupe se dirige vers la salle de Notre-Dame des Champs. Simon le rejoint et propose les différentes activités liées à la messe. En un tour de main, tout est réglé et chacun a choisi l’option qui lui convient : lecture, intentions de messe à rédiger ou messe à servir. Les autres s’occuperont de préparer le repas et la salle pour la soirée qui suit la messe.
18h : la messe commence. Dans les bancs, on remarque que toutes les générations sont représentées, de l’enfance à l’âge avancé. La présence active des jeunes dynamise l’office et leurs chants apportent fraîcheur et gaieté. La sortie de l’office est chaleureuse et plusieurs personnes en profitent pour faire causette entre elles ou avec le prêtre et le diacre. De leur côté, les jeunes sont déjà à table. Quelques minutes leur suffisent pour tout ratiboiser, dans une ambiance des plus détendues. On a l’impression qu’ils se connaissent bien, qu’une belle amitié voire davantage pour certains les lie. Puis Simon arrive : journée des médias oblige, un quiz a été préparé et les jeunes sont invités à se mettre en groupe, histoire de parler dans la bonne humeur des connaissances religieuses. La soirée se poursuit avec l’annonce des futures activités proposées spécialement aux jeunes et se termine officiellement, à 22h, par une prière commune à l’Eglise.
22h30 : certains évoquent la période des examens pour prendre congé, remettant certainement au mois de juin les prolongations qui peuvent durer jusqu’au petit matin… D’autres rejoignent la salle de Notre-Dame des Champs pour poursuivre leur rencontre. Parmi eux, des Entremontants, ce qui réjouit particulièrement le chanoine Simon…
Renseignements
Sur le site : https://paroissemartigny.ch, rubrique « Jeunes Martigny » ou sur la page Instagram « paroissemartigny ».
Chant de sortie de la vigile pascale avec les jeunes de la Montée vers Pâques.
Chanoine Simon avec quelques responsables en pastorale jeunesse : Charlotte, Laurie et Arno.
La convivialité est importante durant le repas partagé après la messe.
Du lundi soir 1er juillet au samedi matin 6 juillet, 49 pèlerins-voyageurs, originaires de la Bretagne en France, plus précisément de la région de Sainte Anne d’Auray, ont séjourné chez nous en Valais. Hébergés au monastère de Collombey ainsi que dans des familles de Muraz et de Collombey, sous la direction de l’abbé Simon « le Breton », nos amis bretons ont visité des hauts lieux spirituels de notre diocèse avec l’abbaye de Saint-Maurice, la cathédrale de Sion, la basilique de Valère, l’hospice du Grand-Saint-Bernard. Ils ont pris connaissance de la vie de nos « anciens » avec par exemple la visite du musée multi sites d’Hérémence (dans le Val d’Hérens) ; ils se sont aussi rendus au barrage de la Grande Dixence ou sur la Riviera, avec la visite du château de Chillon. Des journées bien remplies, se concluant le soir par des repas partagés avec les paroissiens de Collombey-Muraz à la Charmaie ou au Monastère de Collombey où les uns découvrent la raclette valaisanne et où les autres goûtent à la crêpe bretonne.
Voici un petit aperçu de ces visites et rencontres.
Accueil à Hérémence, devant la maison de commune.
Dans le chœur de la basilique de Valère.
Bénédiction d’une statuette de sainte Anne, donnée au Monastère de Collombey.
Photo de groupe au bord du Léman.
Vue sur le lac de retenue du barrage de la Grande Dixence.
Depuis 2021, le pape François a instauré la fête des aïeux, en plein mois de juillet (à la fête de Joachim et Anne, les prétendus 1 grands-parents de Jésus), afin de rappeler l’importance cruciale pour la famille et l’Eglise de prendre soin des aînés, dont il développe, au cours de son « Message », les joies et les affres.
Après Amoris Laetitia
Cette exhortation du Pape sur la vie matrimoniale et familiale a été à l’origine de l’instauration d’un dimanche « pour les aînés » : avec ceux « de la Parole » (3e de janvier), « des Enfants » (4e de mai), et « des Jeunes » (initialement, aux Rameaux, devenu les JMJ) ou des liens avec le judaïsme (Dies judaicus, le 3e de Carême), Rome souhaite inclure tout le monde dans la ronde des dimanches… Dans ses messages, après « Porter du fruit dans la vieillesse » (2e journée, en 2022), « Sa miséricorde s’étend d’âge en âge » (3e journée), le Pape a opté pour la 4e édition pour : « Ne m’abandonne pas dans ma vieillesse », autrement dit, la solitude de la personne âgée…
« Réseau et sagesse »
Le Pape relève ces deux forces de la personne aînée à faire fructifier pour tous, société comme familles, paroisses comme communautés religieuses. En effet, un.e retraité.e a « un réseau de connaissances, tant personnelles qu’intellectuelles », qui ne peut qu’être bénéfique pour tous – encore faut-il prendre le temps de s’en imprégner. Quant à la sacrosainte sagesse due à l’âge, le Pape n’insiste pas tant sur un moralisme bon enfant qu’enseigneraient nos grands-parents, mais bien sur le fait qu’ils sont une « source de conseils et de propositions » née de leur capacité d’écoute, dont toutes les générations devraient profiter.
Mais on ne peut également s’empêcher de voir, dans cette démarche pastorale vis-à-vis des aînés, comme un vadémécum de l’octogénaire pontife à son Eglise…
Par Marianne Berset, animatrice pastorale Photo : LDD
Après ce temps de vacances, l’heure est venue de la rentrée pastorale !
Qu’allons-nous vivre ? Quelle vision pastorale pour cette année ? Voilà certainement les questions que l’on peut se poser !
Premièrement, la meilleure chose est celle de se tourner vers le Seigneur en se rappelant le slogan qui nous accompagnera encore cette année.
« Jésus, ma soif et ma source. »
Oui, Jésus est là, il est la Source d’où jaillit une eau vive qui ne s’arrête jamais. Elle nous irrigue et nous permet de nous ressourcer pour garder l’espérance dans tous les moments à vivre. Sans Lui, tous nos projets pastoraux sont voués à l’échec car la fécondité de notre vie et de nos projets dépend de notre enracinement en Lui.
« Sans moi, vous ne pouvez rien faire » dit Jésus. Jn 15, 5
Il nous donne la soif d’aimer et la force d’avancer pour affronter tous les défis qui vont s’offrir à nous. Pour cela, apprenons à lire dans les évènements de la journée, les clins d’œil que Dieu nous fait. Les relectures nous montreront combien Il est présent au cœur de la vie.
Aujourd’hui, nous, les chrétiens, nous devons oser dire notre enracinement dans la foi, appeler ceux que nous rencontrons, accueillir de nouvelles personnes pour une mission bien sûr toujours dans la bienveillance pour créer des communautés qui se rassemblent, qui échangent, qui partagent.
Ainsi, entrons dans la nouvelle année pastorale ensemble et retrouvons-nous tous à Bussy le 22 septembre prochain, à 9h30, pour vivre la messe d’envoi et confier cette année à Notre Seigneur. Surtout maintenons cette envie de nous retrouver chaque dimanche, même si la messe n’a pas lieu dans notre communauté. Nous pouvons aussi resserrer les liens entre nous, en vivant le pèlerinage à Paray-le-Monial qui aura lieu du 19 au 20 octobre prochain ou encore en participant à un événement qui sera proposé en 2025 pour l’Année Sainte.
Maintenant, demandons au Seigneur de nous donner la grâce dont nous avons besoin pour rester dans sa joie et témoigner de sa présence dans tout ce que nous vivrons.
Belle rentrée !
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