Marie et le Rosaire

Notre Dame du Rosaire.

Le mois d’octobre est appelé aussi « Mois du Rosaire », depuis que le pape Léon XIII, à la fin du XIXe siècle, a voulu encourager cette dévotion mariale par plusieurs écrits ou lettres. Alors, avec l’abbé Martin Filipponi, nous voulons nous interroger : quels sont les bienfaits qui découlent de la méditation des différents mystères du chapelet, de l’invocation confiante de Marie, de la récitation humble et répétitive des « Je vous salue Marie » ?

Par l’abbé Martin Filipponi | Photos : DR

Marie nous conduit à Jésus

En écrivant ce texte, ces mots de saint Bernard me sont revenus à l’esprit : « De Marie jamais assez ! » (De Maria nunquam satis) Nous ne parlerons jamais assez de Marie, car c’est elle qui nous conduit à Jésus. Si nous apprenons à la connaître et à l’aimer, elle ne manquera pas de nous présenter  à son Fils, le Sauveur du monde, Jésus-Christ. Si nous tenons la main de Marie, nous sommes assurés qu’un jour nous atteindrons notre but : le ciel !

Tenons la main de Marie ! 

L’une des caractéristiques de la dévotion mariale, est que là où Marie est priée et vénérée, un printemps spirituel, un véritable élan de foi, une espérance surnaturelle, un amour fervent de Dieu et une joie profonde se répandent. Malgré tout, Marie ne nous épargne pas la croix que chacun d’entre nous porte dans sa vie. Mais les fidèles font l’expérience « en tenant la main » de Marie, d’une confiance intérieure, d’une allégresse, d’une sérénité paisible dans la confiance en la présence guérissante de Dieu. C’est cette atmosphère spirituelle qui émane des lieux de culte marial (Lourdes, Fatima, Guadalupe et bien d’autres) que nous sommes amenés à expérimenter également chez nous, en Suisse, en Valais, à Monthey et dans nos familles. Un des moyens pour y parvenir est la prière du Rosaire.

Avec Marie, méditons la vie de Jésus ! 

Le mois d’octobre est le mois du Rosaire. Et le 7 octobre, nous célébrons justement Notre Dame  du Rosaire. Avec la prière du Rosaire, nous contemplons la vie de Jésus. L’Eglise propose à notre méditation quatre chapelets ou quatre Mystères du Rosaire : avec les mystères joyeux, nous contemplons l’Incarnation de Jésus. Avec les mystères lumineux nous méditons sur la vie et l’œuvre publiques de Jésus. Avec les mystères douloureux c’est la passion et la mort du Seigneur qui sont mis en lumière. Et avec les mystères  glorieux, nous nous remémorons la résurrection du Seigneur. On peut dire que le chapelet est une prière méditative et biblique. C’est une succession de « Notre Père » et de « Je vous salue Marie ». Le chapelet est composé de 50 « Je vous salue Marie » et est divisé en cinq dizaines.

Que disons-nous lorsque nous récitons un « Je vous salue Marie » ? 

Il est intéressant de noter que les paroles du « Je vous salue Marie » proviennent de Dieu lui-même, par l’intermédiaire de l’ange Gabriel. C’est lui qui salue Marie : « Je te salue, Comblée-de-grâce, … » (Lc 1, 29) Il est suivi d’une deuxième parole biblique, prononcée par Elisabeth, remplie de l’Esprit Saint : « Tu es bénie entre toutes les femmes et le fruit de tes entrailles est beni. » (Lc 1, 42) Elle est suivie de notre prière à Marie : « Sainte Marie, priez pour nous, pécheurs. » De cette manière, nous demandons à la Mère de Dieu de nous aider, de nous soutenir et de prier pour nous.

Le Rosaire ne peut pas être argumenté théologiquement. Il a plutôt une efficacité propre dans la pratique, qu’il s’agit d’expérimenter. Grâce au Rosaire, nous recevons de l’aide, grâce à lui, il y a beaucoup d’exaucements de prières, on se sent bien en le faisant et on fait l’expérience de la proximité de Dieu. Je souhaite à chacun de nous de faire cette expérience de la proximité de Dieu. 

Le chapelet et la Bible.

 

La médaille de l’ange gardien

L’Essentiel décrypte ce qui se cache derrière les principales médailles que nous portons. Cap ce mois-ci sur la médaille de l’ange gardien. Chaque personne, croyante ou non, a un ange gardien. La médaille représente cet ange qui nous a été assigné de manière personnelle par Dieu pour nous protéger.

Par Pascal Ortelli
Photo: DR

Prière à mon ange gardien de saint Charles de Foucauld

« Mon bon ange, compagnon, maître, gouverneur, seigneur, roi, prince chéri et bienfaisant, toi qui veilles sur moi avec tant de bonté, toi en qui j’ai tant de confiance et je n’en aurai jamais assez, toi qui me soutiens en tous les instants de la vie… Prie pour moi. »

Théocamp: une 4e édition au monastère

Excursion à Orsières, sur les pas du Bienheureux Maurice Tornay.

Cela devient une tradition. La dernière semaine de vacances d’été, le Théocamp réunit des enfants et adolescents de nos paroisses du Chablais. Ils étaient 22 – un record – cette année à se retrouver au monastère des Bernardines pour partager amitié et foi. La parole à Aelya Witz et Kayla Ribeiro.

Par Aelya Witz et Kayla Ribeiro | Photos : DR

Je m’appelle Aelya, et je viens pour la seconde fois. Le Théocamp me permet de me sentir plus proche de Dieu et de renforcer ma foi. Ensuite, je reviens aussi pour retrouver mes amies du camp. J’ai invité Kayla à venir avec moi.

Quand Aelya m’a invitée, je me suis dit que découvrir une autre religion que la mienne – je suis protestante – serait intéressant et cela a été le cas ; en plus je me suis fait de nouveaux amis. 

Grâce au Théocamp, nous nous sommes sentis connectés avec Dieu, nous avons pu approfondir notre foi. Pendant ces quatre jours, nous avons fait beaucoup d’activités comme du tir à l’arc, des jeux en rapport avec la foi, de la marche, une bataille d’eau et des moments de prière. La nourriture préparée par le Curé Jérôme et sœur Marie-Paule était délicieuse.

Ce camp est bien organisé, les tâches sont bien réparties. Les animateurs sont toujours à l’écoute et sont très gentils.

Comme d’habitude, il y a la soirée « Incroyable talent », un véritable classique. 

Tout ça pour vous dire que c’est un camp de religion mais on fait quand même plein d’autres choses et Dieu est toujours présent !

En librairie – octobre 2024

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Dieu a tant aimé le monde
Jean-Marc Aveline

Ces pages expriment l’intime conviction que voici : aux prises avec les bouleversements de notre époque, rongée de l’intérieur par de multiples crises qui l’obligent à un redoutable, mais salutaire travail de conversion, l’Eglise doit une nouvelle fois, soixante ans après la tenue du concile Vatican II, approfondir sa compréhension de la mission que Dieu a voulu lui confier. Il nous faut apprendre à conjuguer l’urgence et la patience. L’urgence d’une charité qui sans cesse nous presse et la patience d’une fraternité qui lentement se tisse. Le cardinal Aveline nous offre avec cet ouvrage une petite théologie de la mission, qui fait la part belle au dialogue, à la rencontre, à la patience et à l’émerveillement.

Editions du Cerf

Acheter pour 22.80 CHF

Culture et christianisme
Coord. Xavier Dufour

Culture et christianisme présente les interrogations spirituelles de quelques écrivains, artistes et savants qui ont affronté la question de Dieu au cœur de leur œuvre et de leur vie. Il introduit aussi à la lecture de la Bible, appréhendée comme une œuvre littéraire à part entière. Grâce à une iconographie soignée, à des mises en lien entre la Bible et l’art profane, ce manuel ouvre à une intelligence chrétienne de la culture, dans un esprit de dialogue et loin de toute attitude partisane.

Editions Peuple Libre

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Moi, chien de Tobie
Jean-François Haas

Les chiens, grands absents de la Bible ? Plus maintenant ! Le discret compagnon de voyage du jeune Tobie est sans doute le chien scripturaire le mieux connu. Mais il ne veut plus se contenter des deux versets qui l’évoquent en passant. Il va se promener, multipliant les rencontres au passage : Adam et Eve, Abel, Noé, Isaac et Joseph, jusqu’au jour où, avec les bergers, il voit resplendir la nuit de Bethléem. Il entendra enfin un jeune rabbi raconter la parabole du pauvre Lazare auquel seuls les chiens tiennent compagnie. Par les mots inoubliables de Jésus, les voici baptisés amis fidèles et bons des pauvres hommes ! Un parcours singulier à travers la Bible, écrit d’une patte tendre et poétique.

Editions du Cerf

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Belles histoires de saints et de miracles eucharistiques
Blanche Rivière

A la messe, le pain et le vin deviennent le Corps et le Sang de Jésus. Quel grand miracle ! Avec saint Tarcisius, le saint curé d’Ars, Mère Teresa, Carlo Acutis et d’autres saints, voici vingt belles histoires de miracles pour découvrir le sacrement de l’Eucharistie et son mystère, à travers les siècles. Un album pour mieux vivre la communion.

Editions Artège

Acheter pour 29.30 CHF

Pour commander

Abel Igono, un nouveau séminariste sur le Haut-Lac

Après un voyage de 5’900 km depuis le Nigeria, Abel est arrivé début août pour poursuivre sa formation auprès des Spiritains suisses. Voici quelques lignes pour faire connaissance avec cet homme discret et souriant. 

Photo et questions posées par Vanessa Gonzalez

Parle-moi de ta famille et de la naissance de ta vocation.
Ma vocation est née et a été nourrie au sein de ma famille. Je suis le troisième d’une famille de cinq enfants. Ma famille a toujours été un pilier dans ma vie. Ma mère est décédée en 2007, ce qui a été un moment profondément douloureux pour nous, mais cela a aussi renforcé ma foi et approfondi mon désir de servir Dieu. L’amour de ma mère et son exemple de persévérance restent pour moi une source d’inspiration.

Quel genre de prêtre veux-tu être ? 
J’aspire à être un prêtre profondément engagé à servir les autres, en particulier auprès des marginalisés, des orphelins, des veuves, des malades, des jeunes et des personnes âgées.

Mon modèle est notre Seigneur Jésus-Christ, dont la vie et le ministère illustrent l’amour, le service et le sacrifice parfait. L’exemple de Jésus qui prend soin des nécessiteux, guérit les malades et fait preuve de compassion envers tous, en particulier les plus vulnérables, est le fondement de la façon dont je souhaite vivre ma vocation sacerdotale.

Je m’inspire aussi de saint Oscar Romero, archevêque de San Salvador. Son engagement en faveur de la justice, son profond amour pour les pauvres et sa position courageuse contre l’injustice me touchent profondément. 

En suivant ces exemples, j’espère être un prêtre qui fournit une direction spirituelle tout en défendant et soutenant activement ceux qui souffrent. 

Quelle est ta prière préférée ? 
Une de mes prières préférées est la « Prière de saint François » : 

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
ô Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé 
qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Quel est le moment le plus drôle que tu as vécu depuis ton arrivée en Suisse ? 
Cela s’est produit à l’aéroport de Genève. Après un long voyage, j’avais un besoin urgent d’aller aux toilettes. Avec mon français limité, j’ai essayé de demander la direction des toilettes. En anglais, nous utilisons le mot « restroom » pour « toilettes », mais ma prononciation de « restroom » devait ressembler à la prononciation française de « restaurant ».

A ma grande surprise, on m’a gentiment guidé, mais je me suis retrouvé à l’entrée d’un restaurant au lieu des toilettes ! Nous nous sommes rapidement rendu compte de la méprise et nous en avons bien ri. Même si c’était un peu embarrassant sur le moment, c’était un rappel amusant des barrières linguistiques que je dois franchir.

Alors, ces cours de français ? Facile ?
Apprendre le français n’est vraiment pas facile pour moi, mais c’est une partie cruciale de ma formation ici en Suisse. Chaque jour, j’assiste aux cours et je m’entraîne. Je suis encouragé par les progrès que je fais et le soutien que je reçois autour de moi.

N’hésitez pas à aller serrer la main d’Abel et lui faire pratiquer son français !

Que ferait saint Bernard aujourd’hui?

Par François Lamon | Photo : Marion Perraudin

Lors du pèlerinage du secteur de Martigny à l’hospice du Grand-Saint-Bernard, une question a été posée pour approfondir notre mission de chrétien : « Que ferait saint Bernard aujourd’hui ? »

Dans les années 1050, il ne s’est pas contenté de venir en aide aux nécessiteux. Poussé par une charité prévenante, il a fait construire un hospice pour venir en aide aux voyageurs en danger qui franchissaient le col. Il répondait à un besoin réel, vital.

Aujourd’hui quel est le plus grand besoin vital chez nous en Europe ? Le sens de Dieu ! Quel passage devons-nous franchir ? Celui de passer de l’humain au divin ! Je vois trois cols comme au Grand-Saint-Bernard…

• Le col de Fenêtre qui fait passer du visible à l’invisible. Voir la création avec les yeux et admirer, avec le cœur, la bonté du Créateur tout en rendant grâce. Respecter la nature par amour de Dieu qui nous offre tant de beauté. Au sommet de la création, voir un frère, une sœur et y reconnaître le Christ. 

• Le col des Bastions qui fait passer du superficiel à l’essentiel. Ne pas rechercher le paraître mais découvrir « le sens du ciel » : la vérité de notre être, fait pour aimer et vivre dans la paix du cœur.

• Le col des Chevaux qui fait passer de l’éphémère à l’éternel. La vie sur terre est éphémère, nous sommes sur un col. Jésus ressuscité est le passage, « la Pâque » qui nous conduit sur l’autre versant, celui du bonheur éternel qui dépasse toute imagination.

L’amour seul demeure, parce que Dieu est Amour. Ainsi les actes, si petits soient-ils, accomplis par amour, ici et maintenant, deviennent des instants d’éternité. 

Eveil à la foi en famille

En famille dans la chapelle de semaine à Vouvry.
Thérèse et Sarah, les animatrices.

Par Nicolette Micheli | Photos : M. Doan

La première rencontre du groupe Eveil à la foi a eu lieu dans la chapelle de semaine de Vouvry. De jeunes enfants entourés de leur maman et papa, ainsi que du pasteur Didier Wirth et de Christophe Allet y ont participé. Et j’y ai été gentiment invitée.

Après le partage d’un bon goûter, le groupe rejoint la chapelle dans le calme, entonne le chant du « bonjour » et se met à l’écoute. « Devinez ce que j’ai dans ma poche ? lance Thérèse au groupe d’enfants assis en rond devant elle. Les réponses fusent : – Un bonbon ? – Un mouchoir ?… – Une allumette ? Bravo ! Tu as trouvé ! » Ainsi, le thème du jour est lancé par les deux animatrices. Tous écoutent attentivement le verset de la Bible : « Dieu dit, que la lumière soit et la lumière fut ! »

Thérèse, maman de trois enfants… et bientôt quatre… anime les rencontres depuis cinq ans. Son mari les accompagne. Sarah l’a rejointe depuis quelque temps. L’une est catholique, l’autre protestante. Les rencontres revêtent donc un aspect œcuménique, pasteur, curé et agent pastoral y participant selon leur disponibilité. Ces deux familles forment un noyau certes restreint, mais fidèle et motivé. Faire découvrir aux enfants et à leurs parents l’amour de Dieu, leur apprendre à prier en famille, entretenir leur relation à Dieu : voilà des valeurs qu’elles tiennent à développer en vivant  ces rencontres parents / enfants, dans un échange fraternel au sein d’un groupe soudé et amical.

Une nouvelle aventure a commencé en septembre. Elle se déroulera durant neuf rencontres sur le thème : A la découverte de la Création. Le programme « Patacell’ » a été choisi après avoir été testé une année dans leurs familles respectives. Ludique, créatif et participatif, il a plein d’atouts pour aider les enfants de 0 à 7 ans à découvrir Dieu à travers la Création, leur apprendre à s’émerveiller et à respecter leur environnement. Très structuré, il contribue à travers chants, versets gestués, expériences concrètes, bricolages, à ancrer la Parole de Dieu.

Les petits sont heureux ! Ils ont été captivés par la flamme de la bougie brillant dans le noir, ont senti sa douce chaleur, ont soufflé chacun leur allumette en répétant : « Merci Seigneur pour la lumière. » Avant de partir, ils ont peint des rais de lumière sur un cercle de carton noir, première étape d’une guirlande qui représentera les sept jours de la Création et résumera en un visuel coloré le parcours de cette année d’éveil à la foi.

La médaille de saint Christophe

L’Essentiel décrypte ce qui se cache derrière les principales médailles que nous portons. Cap ce mois-ci sur la médaille de saint Christophe. Patron des voyageurs, son nom signifie le « porte Christ ». Sa médaille nous invite à porter notre croix avec humilité et courage.

Par Pascal Ortelli | Photos: DR, Musée byzantin et chrétien d’Athènes

Semi-retraite pour la doyenne de l’équipe pastorale

L’animation de célébrations : une tâche qu’elle affectionne.

C’est ce que l’on peut appeler fort justement un événement dans la vie d’une paroisse : Mireille Duc dit « au revoir » à l’équipe pastorale après… quasiment un demi-siècle d’un engagement ininterrompu. Une page se tourne pour le secteur Est, tant elle était un pilier de la vie pastorale pour toute cette partie de la paroisse.

Mireille Duc : un regard toujours porté vers l’action.

Par Claude Jenny
Photos : Francis Roulin, Georges Losey, Anne-Lise Brügger, Claude Jenny

Mais que l’on rassure ! Mireille est en pleine forme. Toujours aussi pimpante. Toujours aussi énergique. Et toujours cette envie d’être active. Mais, l’âge avançant, « il faut laisser la place » dit-elle avec philosophie, non sans une pointe de nostalgie dans la voix.  Il faut dire que la jeune septuagénaire peut afficher un parcours pastoral plutôt rarissime, puisque ses premiers engagements en Eglise remontent… à son enfance… 

Le chapelet à 8 ans

Elle raconte : « Je suis née à Autavaux, village qui faisait partie de la paroisse de Forel-Les Planches. C’est dans cette bourgade que j’ai vécu mon premier engagement d’Eglise. Comme il n’y avait pas de lieu de culte à Autavaux, mon papa, instituteur, en accord avec le prêtre, organisait la récitation du chapelet et avait confié à ma sœur et moi la conduite de la prière. » Elle se souvient ; elle avait 8 ans…

« Les enfants me portent »

Et la suite ne fut qu’enchaînement de services tous azimuts ! Arrivée par mariage à Estavayer, elle fut sollicitée pour donner « le caté ». Suite à son déménagement à Forel, elle voulut continuer, mais le curé du coin à l’époque refusa… dans un premier temps. Avant de se raviser et de s’excuser… Et depuis, elle n’a pas arrêté ! Et continuera à le faire quelques heures par semaine « car les enfants me portent. Il faut juste savoir les écouter ». Elle a sa technique pour enseigner le caté et il semble bien que ça marche !

Mais Mireille Duc, c’est aussi un engagement qui a revêtu moult formes. Et notamment l’accompagnement du prêtre lors de centaines de cérémonies. Les paroissiens et paroissiennes de Notre-Dame des Flots devront s’y faire : elle ne sera plus toujours présente pour assurer les lectures, la prière universelle, etc. Et combien de cérémonies a-t-elle préparé et conduites en l’absence de prêtre : des liturgies de la Parole et des célébrations de funérailles ? Elle est dans l’impossibilité d’articuler un chiffre ! « Je suis souvent sollicitée par des familles lors d’un décès et je continuerai à dire oui ponctuellement » dit-elle.

Avec de nombreux curés

Si elle répond toujours présent pour accompagner des familles dans le deuil, elle a aussi affectionné préparer les enfants en vue de la première communion. Un rôle qu’elle a longtemps assumé avec sa complice de toujours, Anne-Lise Brügger. C’est ensemble qu’elles ont effectué le parcours Galilée, il y a un quart de siècle.

Mireille Duc a connu et œuvré avec de nombreux curés, avant et après la fusion des paroisses ! Elle garde de bons souvenirs de chacun et a su chaque fois s’adapter à leurs habitudes. Elle en parle avec affection. Avec ceux qui sont encore en vie, elle a d’ailleurs gardé de nombreux contacts. Si la désaffection des églises l’affecte évidemment – « nombre de parents ne vont plus à la messe, donc les enfants non plus » – elle fait un constat qui n’entame pas son besoin de servir une Eglise qui n’est plus celle de hier. Il n’y a aucune aigreur dans son propos. Juste l’envie de continuer à transmettre ! Avec toujours le même enthousiasme !

Toujours au Conseil de paroisse

Si Mireille Duc quitte l’équipe pastorale, elle conserve par contre son mandat de membre du Conseil de paroisse. Elle continuera donc à représenter son secteur dans l’organe exécutif de la paroisse. Tout comme elle restera catéchiste. Tout comme…

Avec sa complice de toujours, Anne-Lise Brügger.
Un voyage qui l’a marquée au Rwanda. Peut-être y retournera-t-elle.

Notre jeunesse au service!

Par Thierry Schelling
Photos : Astrid Belperroud

Nos jeunes qui cheminent vers la confirmation sont au service de nos communautés paroissiales, des EMS, de leurs contemporains, de leur âme et corps (retraite au Simplon pour nos confirmands prévue les 5-7 septembre sous la houlette d’Astrid, de Laurent et du Père Karol). La diaconie est LA forme de catéchèse qui leur correspond bien, tout en ayant un apport sur le Credo et sur saint Paul. Et l’Evangile dans la poche à tout bout d’échanges !

Leur confirmation est prévue en deux temps, le samedi 9 no-vembre (18h) et le dimanche 10 novembre (10h30) avec les abbés Pascal Desthieux et… moi-même, comme délégués par notre évêque.

En librairie – septembre 2024

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

La grâce de la vieillesse
Pape François

Dans ce livre, qui rassemble l’intégrale de ses catéchèses sur la vieillesse, le pape François propose à tous, et particulièrement aux « anciens », une méditation originale et remplie d’espérance sur le grand âge de la vie, la grâce du temps qui passe, l’importance de la transmission et du lien entre les générations. Un magnifique enseignement sur le sens et la valeur de la vieillesse, qui montre combien nos aînés comptent aux yeux de Dieu et jouent un rôle irremplaçable dans notre société, particulièrement auprès des plus jeunes.

Editions Mame

Acheter pour 24.00 CHF

Les grands-parents, trésors irremplaçables
Guy Gilbert

Prêtre-éducateur depuis plus de cinquante ans, celui qui proclame que « la rue est son Eglise » aide des jeunes en perdition. Dans ce livre, il met en lumière la joie et l’utilité qu’il y a à être grands-parents dans la société actuelle. Il explique que ces personnes sont en pleine forme, pouvant ainsi mettre leur énergie au service de leurs petits-enfants et qu’elles ont tout le loisir de raconter l’histoire des familles ou des villages tout en prêtant une oreille attentive à leurs petits-enfants.

Editions Philippe Rey

Acheter pour 12.10 CHF

Dietrich Bonhœffer
Molly Frye Wilmington – Marcin Piwowarski

L’histoire d’un héros ne comprend pas toujours une guerre mondiale, un ennemi cruel, des missions secrètes audacieuses et un code caché que vous devez découvrir. C’est pourtant le cas de l’histoire de Dietrich Bonhœffer. Dans ce livre unique, Bobby le petit chien de berger raconte l’histoire puissante d’un homme qui a courageusement suivi Jésus pendant une période sombre de l’histoire du monde. L’histoire de Dietrich Bonhœffer aide les enfants à comprendre la foi, la persévérance et la souffrance. Les lecteurs seront encouragés, comme lui, à profiter de la vie dans les bons moments et « tenir ferme » dans les moments les plus difficiles.

Editions Bibli’o

Acheter pour 13.80 CHF

La retraite, un temps à savourer
Mouvement chrétien des retraités

Un guide pratique avec des réflexions de fond pour donner du sens à sa retraite et en déployer les richesses. Un livre écrit par le Mouvement chrétien des retraités, à lire juste avant ou après le départ à la retraite pour réfléchir aux enjeux humains, relationnels et spirituels de cette étape de vie, y trouver de nouvelles formes de fécondité. Anticiper sa retraite, réfléchir à son projet. Savoir faire le deuil d’une période professionnelle qui se termine. Apprécier d’une nouvelle manière ce qui continue (vie conjugale, familiale, amicale, sociale).

Editions Mame

Acheter pour 27.60 CHF

Pour commander

Bonne retraite Jean-Pierre!

Venu prêter main-forte à notre équipe pastorale ces deux dernières années, le diacre Jean-Pierre Cantin s’en va à la retraite !

Par Claude Jenny | Photo : André Bise

Celui qui a très longtemps œuvré comme diacre au sein de l’UP Notre-Dame de Tours est arrivé dans notre paroisse à temps partiel à l’automne 2022. Il a assuré le bon déroulement du parcours de confirmation durant l’année pastorale 2022-2023, après quoi il a passé le flambeau à une équipe de jeunes autour de Cédric Chanez. 

Catéchiste durant 35 ans !

Durant sa deuxième année d’activité dans notre paroisse, outre diverses célébrations, il a aussi assuré le caté dans deux classes de l’école de Châbles. Un enseignement dont il est devenu expert puisqu’il aura été catéchiste durant 35 ans !

« C’est le bon moment pour me retirer, tout en restant à disposition si besoin » nous dit Jean-Pierre Cantin, un diacre qui a longtemps concilié son engagement pastoral avec sa profession d’enseignant et de doyen de l’Ecole professionnelle de Bulle.  « J’ai beaucoup apprécié d’œuvrer ces deux dernières années au service de la paroisse Saint-Laurent Estavayer. J’en garderai un souvenir très positif » confie-t-il. Aujourd’hui, à 68 ans, l’habitant de Domdidier aspire à davantage de temps libre pour sa famille et ses loisirs. Il continuera à s’impliquer dans le comité de la Fondation de Notre-Dame de Tours et dans le comité des Amis du monastère des dominicaines. Féru de marche, il repartira peut-être sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, sur lequel il a cheminé à plusieurs reprises.

Merci et bonne retraite Jean-Pierre ! La paroisse prendra congé de lui lors de la messe de lancement de l’année pastorale le 22 septembre à Bussy.

Une proposition…

… pour prendre soin de la création et de sa spiritualité

Journée éco-spiritualité 2024

Avec William Clapier, auteur, conférencier et théologien. 

Né à la foi chrétienne au contact des spiritualités orientales, notamment de la pratique de la méditation zen, il a approfondi dans une vie religieuse l’oraison carmélitaine ou prière silencieuse. Suite à un accident et à un long séjour en milieu médical (2016-2019), il communique le fruit de son expérience spirituelle dans « Quelle spiritualité pour le XXIe siècle ? Au fil d’une vie » (2018).

Son essai « Effondrements ou révolution ? Un appel au sursaut spirituel » (2020), aborde la crise écologique planétaire à partir de ses racines éthiques et spirituelles. A l’écoute de notre monde en mutation (voir son dernier essai « L’Esprit, ce grand oublié » (2021)), son engagement est à la croisée de la foi chrétienne, de la quête de sens et des défis sociétaux actuels.

Le samedi 14 septembre de 10h à 12h, conférence de William Clapier, suivie d’un repas pris en commun (Fr. 10.– / personne. Chacun apporte assiette, couverts et verre). Dès 13h15, des temps d’ateliers seront proposés (s’engager à partir de son bilan carbone ; le soin pour la Création en paroisse ; fabrication de savons ; et encore d’autres en préparation). La journée se clôturera vers 16h.

Informations et inscriptions sur https://epg.ch/pages/journee-eco-spiritualite-2024/

… pour des communautés chrétiennes qui s’engagent en faveur de la création

Votre communauté désire-t-elle prendre soin de la création ? Ou changer ses pratiques pour être plus respectueuse de l’environnement ? Ou réduire son empreinte carbone ? Ou encore s’inquiète-t-elle de la solidarité internationale et de la justice environnementale ? Mais… vous ne savez pas par quoi commencer et comment répondre à ces problématiques ?

EcoEglise vous propose de nombreuses idées et vous aide à cheminer dans votre désir de prendre soin de la création dans les divers domaines autour de la vie d’église. En remplissant un éco-diagnostic en ligne, vous allez choisir parmi une grande diversité de mesures, celles que votre communauté a envie de mettre en place. Toutes les actions que vous allez entreprendre vous permettront d’avancer et d’évoluer dans les niveaux de progression.

Démarche du Réseau œcuménique suisse romand pour le soin de la création sur ecoeglise.ch

Un temps de jubilés pour un renouveau

Par Simon Roduit
llustration: DR

Les occasions de jubilés se succèdent dans notre région : le centenaire de saint Bernard, patron des habitants des Alpes, se clôturera le 15 septembre par une messe solennelle à Martigny-Ville, les 75 ans du martyre du bienheureux Maurice Tornay seront célébrés le 20 octobre à Orsières.

Dans le même élan, le pape François ouvrira à Noël de cette année une porte sainte à Rome pour le Jubilé de 2025. En préparation à ce grand événement d’ampleur mondiale ayant pour thème l’espérance, le Saint-Père nous propose de vivre en 2024 une année consacrée à la prière, car « la prière ouvre la porte à l’espérance 1 ». Chargés parfois d’une morosité qui semble planer sur notre monde tel un brouillard qui peine à se déchirer, les chrétiens ont cette vocation d’être la lumière du monde : porter un regard d’espérance sur le mystère de la mort, sur le travail comme lieu de sanctification, sur la possibilité de salut pour tout être humain et pour notre monde. Mais pour bien rendre compte de l’espérance qui est en nous, il est fondamental de se ressourcer en Dieu.

Je me réjouis de voir combien notre paroisse est portée par différents groupes de prières : des enfants adorateurs jusqu’aux groupes de prière charismatique, en passant par les messes matinales de semaine… La prière est vraiment le poumon de notre Eglise de Martigny et lorsque, dans un cœur à cœur avec son Créateur, un chrétien s’approche de Dieu, toute la communauté en bénéficie. Combien il est important dans notre monde trop pressé et en perte de repères d’y reposer des temps de prière, dans nos familles avant les repas ou le soir, ensemble lors de situations difficiles ou dans le quotidien.

Que le Seigneur nous accorde la grâce, par ces jubilés, d’être renouvelés dans l’espérance et dans la prière, à l’image de ce magazine qui adopte un nouveau design pour mieux transmettre la bonne nouvelle du Christ.

L’abbé André rentre au Togo avec un beau projet pastoral

Un prêtre qui a marqué son court passage parmi nous.

Fin septembre, notre « vicaire dominical », l’abbé André, master de théologie en poche, prendra congé de notre paroisse et s’en retournera dans son pays, le Togo. Pour y exercer son ministère de prêtre, mais aussi pour y conduire un impressionnant projet agro-pastoral. 

Par Claude Jenny
Photo: Francis Roulin

Le départ de l’abbé André est évidemment dommageable pour notre paroisse, tant ce prêtre a su, en quelques mois, se faire apprécier par de nombreux fidèles. Sa bonne humeur, son sens du contact, ses cérémonies animées, sa joie de chanter : c’est un morceau d’Afrique qu’il nous a offert durant sa présence dans nos communautés. S’il relève qu’il s’est senti bien accueilli et a trouvé des assemblées répondantes durant les cérémonies, il se dit néanmoins frappé par la tristesse des gens : « Chez nous, les gens n’ont rien mais sont joyeux ! Ici, les habitants ne manquent de rien, mais sont tristes ! » a-t-il constaté. Cherchez l’erreur…

Des prêtres d’action

Ses études en théologie terminées, l’abbé André a hâte de rentrer chez lui, où il poursuivra son ministère de prêtre. Mais l’abbé André n’est pas du genre à s’enfermer dans sa cure ! C’est un homme d’action !

Il fait partie de cette poignée de prêtres africains qui ont décidé qu’il leur appartenait aussi de changer un tant soit peu le cours de la vie des plus défavorisés de leur communauté régionale. L’abbé Antoine a créé un centre de formation pour les filles mères « God-is-love St-Laurent Estavayer ». L’abbé André va se focaliser sur la terre nourricière. « Je dois partir, rentrer chez moi, car le devoir m’appelle » nous disait-il récemment. « La pauvreté n’est pas une fatalité. Il faut travailler de ses doigts parce que la réussite est au bout de l’effort. »

Des prêtres engagés

Prier, c’est bien, mais c’est difficile lorsque l’on a le ventre qui crie famine. « Je veux offrir à des individus vulnérables, particulièrement des jeunes, la possibilité de cultiver des champs qui leur procureront non seulement une activité, mais aussi des ressources alimentaires » explique le promoteur de ce projet agro-pastoral que l’abbé André a appelé « La joie de l’Espérance ».

Avec l’argent qu’il a gagné ici lors des remplacements qu’il a effectués dans plusieurs paroisses, il a déjà acquis plusieurs hectares pour cultiver du maïs, du manioc et des haricots, et compte encore étendre son projet dès qu’il aura les fonds nécessaires. Il veut aussi permettre à quelques jeunes de suivre une formation en agriculture pour qu’ils soient par la suite les conducteurs de ce projet.

Un engagement formidable de la part de ce prêtre. Il utilise ses dernières semaines ici pour présenter son projet et trouver des financements. Souhaitons-lui plein succès dans cette entreprise pastorale originale !

Pour en savoir plus…

Si vous souhaitez en savoir plus sur le projet agro-pastoral « La joie de l’Espérance », l’abbé André a rédigé un document détaillé et se tient à disposition des personnes intéressées pour en parler. Adresse mail : helleandre815@gmail.com ou tél. 076 643 47 25. L’abbé André sera encore parmi nous durant tout le mois de septembre et rentrera au Togo fin septembre / début octobre. 

Des femmes au cœur de mère

Une croix, une bougie, une bible et un panier.

Une trentaine de groupes de Prière des Mères existent à Genève. Ce temps de prière et de partage commun, importé du Royaume-Unis, permet « d’abandonner » ses enfants entre les mains de Dieu. L’Abandon n’étant de loin pas instinctif pour une mère, ces groupes permettent d’apprendre comment le pratiquer.

Livret de prière sur lequel se basent toutes les rencontres.

Par Myriam Bettens 
Photos : Pastorale des famillles de Genève, Prière des Mères

Chaque mardi midi, à la Chapelle de la cure de Notre-Dame, la pastorale des familles de Genève organise un temps de prière « pour nos enfants et tous les enfants du monde ». Cette rencontre s’inscrit dans le mouvement de La Prière des Mères, présent à ce jour dans plus de cent-vingt pays et fait partie de l’un des trente groupes se réunissant sur le canton.

La Prière des Mères est née en Angleterre en 1995 sous l’impulsion de Veronica Williams. Ce mouvement n’a pas d’étiquette confessionnelle et se veut œcuménique. Il a d’ailleurs reçu la bénédiction des Eglises. Sa fondatrice, touchée par les problèmes auxquels sont confrontés les jeunes et par l’angoisse des parents face à de telles situations, s’est sentie appelée à prier de façon particulière pour les enfants. La spiritualité de La Prière des Mères repose sur la certitude que « Dieu nous aime, la totale confiance en Lui et en son action dans nos vies ». Mais cette confiance demande aussi un abandon complet. Or, cette posture n’étant pas naturelle pour une mère, ces groupes permettent d’apprendre comment le pratiquer en étant portées par la prière des autres femmes. Les réunions sont généralement hebdomadaires et la confidentialité demeure la règle de base, car durant la réunion une mère peut être amenée à parler de façon très personnelle, pour partager peines ou angoisses. Elle ne doit donc pas craindre que ses confidences soient répétées à l’extérieur.

Cette prière se déroule toujours selon un canevas bien établi et détaillé dans un livret d’une trentaine de pages. La rencontre débute par l’invocation de l’Esprit Saint, puis la demande de pardon, de protection, la prière de louange, de remerciement, d’unité, la lecture d’un passage de la Bible et enfin, la prière d’Abandon. Ce moment constitue le point d’orgue de la rencontre où chaque mère vient déposer au pied de la Croix ses enfants
préalablement inscrits sur un rond de papier. Ce geste, accompli en prière silencieuse, « place chaque enfant, en toute confiance, dans les bras de Jésus » et résume à lui seul l’essence de ce mouvement conçu pour toutes les femmes ayant un cœur de mère.

Du côté genevois, le premier groupe a démarré en 2000 à l’initiative d’Irène de Escoriaza et Christine Delalande, aujourd’hui coordinatrice de la Prière des Mères pour la Suisse. Par la suite, les deux femmes ont organisé la venue de Veronica Williams à Genève pour une conférence publique à la paroisse Saint-Paul. Depuis lors, le mouvement a aussi pris pied dans le canton. Outre les rencontres hebdomadaires, qui réunissent entre deux et huit femmes, le mouvement propose régulièrement des messes à l’intention de la fondatrice et des rassemblements de prières pour remettre à Dieu tous les enfants du monde.

Envie de consacrer un temps hebdomadaire de prière à vos enfants ?

Un groupe se réunit chaque mardi de 12h15 à 13h (hors vacances scolaires), à la chapelle de la cure de Notre-Dame, 3 rue Argand, 1201 Genève, à 2 min de la gare Cornavin. Renseignements auprès de Marie Montavont – marie.montavont@cath-ge.ch ou Christine Delalande, coordinatrice des groupes de Prière des Mères à Genève – mothersprayers.geneve@gmail.com

Une survivante

Zsuzsana Molnar est une artiste d’origine hongroise née à Lausanne en 1967. Elle a un fils et vit à Martigny depuis 2020. Pleine de force et de douceur, elle a traversé une existence semée d’embûches. En 2016, elle reçoit un mystérieux appel intérieur qui l’enjoint de peindre…

Propos recueillis par Pascal Tornay
Photo : DR

Que diriez-vous de votre trajectoire de vie ?

Plutôt lugubre ! Depuis petite, la relation entre mes parents et moi a été un échec. Ils manquaient terriblement d’amour, de compréhension. Mon père, devenu alcoolique après un naufrage professionnel, était brutal. Ma mère était perdue au milieu de tout ça. Et moi, entre l’école, la violence, j’ai été trop vite adulte dans ce monde de « grands ».

Qu’est-ce qui vous a permis de traverser ces épreuves et de rester vivante ?

Je crois que je vivais avec une « Présence » qui faisait en sorte qu’une personne se trouve au bon moment au bon endroit à chaque fois qu’une épreuve arrivait pour que je puisse me vêtir, manger, me loger… J’ai élevé seule mon fils, comme j’ai pu, malgré les menaces de mort et d’enlèvement que je recevais de mon ex-mari. Il fallait que je trouve la force de continuer. J’ai tout fait pour protéger mon fils.

Comment avez-vous commencé à peindre ?

A cette époque, je n’étais pas forcément pratiquante. En relisant le fil des événements, je suis convaincue qu’une force que je peux appeler « Dieu » était à mes côtés. Une nuit dans mon sommeil, une voix m’a dit clairement et avec douceur : « Achète des toiles et des pinceaux et peins ! » Je me suis demandé si j’étais devenue folle : j’avais bien entendu mais je ne comprenais pas, car je n’avais jamais peint de ma vie !

Quel est votre rapport avec la foi ? avec Dieu ?

Avec le recul, je constate en moi la présence d’une sensation de bien-être. Je vis comme un tressaillement à chaque fois que je mentionne un verset biblique, quand j’entends un témoignage ou quand je vois un tableau. Vous pensez peut-être que je suis privilégiée ! Pas du tout. Avec toutes les opérations chirurgicales ratées (pourquoi ?) que j’ai dû subir et face à ces cicatrices que je porte sur et dans mon corps, je vis avec beaucoup de colères… Je n’ai pas été sauvée pour autant !

Vos tableaux sont finement colorés, suggestifs et ancrés dans des paroles bibliques. Comment choisissez-vous vos sujets ?

Il y a cette flamme ! Je ne choisis pas mes sujets. Ça vient de Lui ! A chaque fois, c’est une surprise qu’il me fait. C’est un appel à vivre une aventure spirituelle. C’est un acte qui se réalise en relation avec Lui.

Qu’est-ce qui vous tient le plus à cœur actuellement ?

La joie que je peux apporter aux autres. Pour moi, c’est aussi une guérison, une recherche d’amitié, de partage, une volonté de me sentir vivante. J’aimerais tellement enlever cette blessure en moi et être libérée… Je suis heureuse de pouvoir exposer mes tableaux ! Pourvu qu’ils révèlent des choses dans les cœurs de ceux qui les verront.

Exposition Couleurs de Vie

Jusqu’au 30 septembre 2024 à la Maison de la Visitation. Ouvert mardi et dimanche de 11h30 à 15h30. Réservation et vente des tableaux auprès du secrétariat de la paroisse au 027 722 22 82 ou secretariat@paroissemartigny.ch

A Yaoundé, le nouveau défi des sœurs de la charité

Sœur Anne-Cécile Moullet à la maternité, peu avant son récent décès.

La communauté des sœurs de la charité de Sainte Jeanne-Antide Thouret, dans laquelle a œuvré durant 24 ans Sœur Anne-Cécile Moullet – décédée au début de l’été – se situe dans un quartier populaire de Yaoundé, la capitale du Cameroun. Une action soutenue par plusieurs paroisses de la Broye.

Par Claire Moullet
Photos : LDD 

Depuis son implantation en 1998, elle accueille chaque année des sœurs étudiantes d’Afrique centrale, fruit de la présence des Sœurs pendant 12 ans, pour une formation à l’école de santé, dans l’éducation ou la pastorale. Elle apporte un accompagnement spirituel aux étudiantes ou volontaires par des cours de credo, d’initiation à la prière et de connaissance de soi. Les familles défavorisées bénéficient d’une prise en charge d’enfants souffrant de malnutrition ou non scolarisés. 

Des bénévoles venant de Suisse sont reçus pour des stages ou différents services au centre hospitalier Sainte Jeanne-Antide à Galagala, à 1000 km de Yaoundé. Cet hôpital avec maternité a vu le jour grâce aux dons versés par nos paroisses et aux actions mises sur pied en relation avec une sœur valaisanne et Sœur Anne-Cécile. Le charisme préconisé par la fondatrice est donc vécu : l’enseignement, la pastorale et la santé. Cette maison de formation a toujours été dépendante sur le plan économique. 

Elevage de poissons et jardin potager

Mais vu la diminution des aides, la difficulté à trouver des bourses, l’âge avancé des sœurs expatriées qui apportaient une aide substantielle, une réflexion a été orientée sur la prise en charge et l’autonomie financière de la communauté. Ainsi a été mis en place un élevage de poissons et un jardin potager. En plus de la consommation et de la vente du poisson, l’eau fertile vidangée régulièrement sert à arroser le jardin et les arbres fruitiers. Et les étudiantes et les sœurs ont l’occasion d’exercer une activité manuelle ! Sœur Anne-Cécile est l’auteure de cette initiative avec l’aide d’amis et ce projet porte beaucoup de fruits. Quand Dieu appelle et qu’on l’entend, il donne tout ce qu’il faut ! (citation de sainte Jeanne-Antide).

Pour vous, qui suis-je?

Jésus pose cette question, abrupte et intime, à ses disciples (Cf Mc 8, 29). Dans ce texte, nous avons la réponse de Pierre : elle nous est familière, trop peut-être… Mais qu’en est-il des autres disciples ? De nous aujourd’hui ?

Par Françoise Besson | Photos : Marion Perraudin

Une question risquée – En lisant ce passage autrement qu’un texte d’évangile, c’est-à-dire en mettant un peu à l’arrière l’archi-connu, je me rends compte que cette question est tout à fait inhabituelle, plutôt intime, et rarement posée à un groupe. Qui parmi nous a déjà posé cette question à quelqu’un ? Et parmi ceux-là, qui l’a posée à un groupe ? Le risque est grand de s’entendre dire des mots qu’on n’attendait pas, des qualificatifs qu’on ne s’attribuerait pas, voire qu’on ne souhaiterait pas… Le risque est grand car cette question peut vraiment faire trembler sur ses bases une relation…

Une seule réponse dans les évangiles – Les évangiles de Marc, Luc et Matthieu, chez qui ce passage est commun, n’apportent à cette question que la réponse de Pierre, considérée peut-être comme « la bonne réponse » : « Tu es le Christ. » Mais les autres disciples, qu’ont-ils dit ? Comme j’aurais aimé entendre leur réponse, à eux qui avaient tout laissé pour le suivre, eux qui avançaient en pleine confiance sur ces chemins où tout était nouveau avec le Maître, eux qui devaient ressentir jusqu’au fond de leur cœur, combien ils étaient aimés… 

Des réponses autour de moi – Cette question, je l’ai posée autour de moi, à des personnes familières qui parlent volontiers de leur foi, à d’autres qui se considèrent comme « hors Eglise », et même à des inconnues visitant une église. Ces réponses, dans leur diversité, dessinent autour de Jésus un faisceau de relations possibles, de chemins de foi (voir ci-dessous à gauche). 

Et vous ? – Ce « Et vous ? », adressé aux proches de Jésus, je vous invite à l’entendre très tendrement à l’intérieur de vous, comme un « Et toi, que dis-tu ? Pour toi, qui suis-je ? » de cette réponse, silencieuse et intérieure, dépendent nombre de nos décisions, de nos choix de vie, de nos cheminements… 

Le prêtre célèbre l’Eucharistie au nom du « Christ-Tête », selon la théologie catholique. Ici, lors de la première communion à Charrat en 2023.

Pour moi, Jésus c’est :

• Le Fils de Dieu.
• Un homme proche de Dieu.
• Quelqu’un qui a fait du bien toute sa vie.
• Le leader de l’Evangile.
• Un pont aimant.
• Les malades que je vais rencontrer cet après-midi.
• Toi, toute personne, un clochard croisé à la gare.
• Le cœur de ma vie.
• Celui qui m’aide à vivre.
• Celui avec qui je parle au-dedans de moi.

(merci à ceux qui ont répondu à ma question)

Et pour Nadia ?

Jésus, c’est quelqu’un à qui je peux me confier, à qui je peux demander de l’aide, instamment. Quelqu’un qui sait ce qui m’arrive en toutes circonstances, qui m’aide dans les grandes et les petites difficultés, qui me pardonne quand j’ai blessé quelqu’un. 

Quelqu’un qui m’entend et me répond, c’est un ami qui m’accompagne à chaque minute. Jésus, c’est mon frère qui m’aime, mon seul amour, mon ami fidèle, mon sauveur miséricordieux.

Une permanence de Caritas à disposition à Estavayer

Désireuse d’élargir son champ d’activités en couvrant tout le canton, l’organisation Caritas a ouvert une permanence à Estavayer. Une extension qui va dans le sens du « mariage » de l’action diaconale avec le service « Solidarités » de l’Eglise fribourgeoise.

La permanence se tient pour l’instant à la rue du Musée 11.

Texte et photos par Claude Jenny

Depuis la fin du printemps, Caritas a ouvert une permanence à disposition de tout un chacun deux mercredis matin par mois, le premier et le troisième. Une assistante sociale, en l’occurrence Christel Musy, est à disposition durant toute la matinée, de 8h30 à 11h30, et sans rendez-vous, pour apporter un soutien à toutes les personnes qui traversent des difficultés afin de les aiguiller vers les divers organismes de soutien. Jusqu’à maintenant, les personnes de la région qui souhaitent recourir aux services de Caritas devaient se rendre à Fribourg. 

Une Broyarde vous reçoit

« Lorsqu’une personne se trouve en difficulté, ou qu’elle ne sait pas ce à quoi elle a droit dans le cadre des diverses aides sociales, il est important d’avoir un interlocuteur à qui causer. Elle peut donc venir me voir. Nous sommes là pour  apporter une aide administrative et conseiller » explique Christel Musy. Cette Broyarde œuvre dans diverses permanences de Caritas et notamment à Estavayer. « Pour l’instant, nous n’avons pas été beaucoup sollicités mais il faut déjà que la population sache que Caritas se montre désormais plus active via ses permanences régionales » ajoute-t-elle. 

Une ouverture qui réjouit Nicole Monnard, responsable du dicastère de la diaconie au sein de l’Equipe pastorale de la paroisse catholique. Des liens étroits existent d’ailleurs désormais entre Caritas – organisation catholique – et l’Eglise fribourgeoise, et plus particulièrement son service « Solidarités ». Les deux organismes sont dirigés par la même personne, Pascal Bregnard et sont appelés à se compléter dans l’accompagnement des personnes en situation de précarité. 

La permanence d’Estavayer – les premiers et troisièmes mercredis matin du mois – se situe pour l’instant au rez-de-chaussée de la rue du Musée 11 dans la maison qui abrite déjà de nombreux autres organismes. Les contacts qui existent tant avec l’Eglise catholique qu’avec sa sœur réformée permettront peut-être de trouver un lieu d’accueil mieux adapté.

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