L’Essentiel décrypte ce qui se cache derrière les principales médailles que nous portons. Regard ce mois-ci sur la médaille de saint Michel. Sa médaille procure un sentiment de sécurité et aide à trouver le courage de faire face au danger, raison pour laquelle les pompiers, les soldats et les policiers en portent souvent une.
Par Pascal Ortelli Photo: DR
Prière à saint Michel Archange défenseur
« Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat ; soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu lui fasse sentir son empire, nous vous en supplions. Et vous, prince de la milice céleste, repoussez en enfer, par la force divine, Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde en vue de perdre les âmes. Amen. » Léon XIII
Bien des livres de Chappaz sont difficiles à aborder, quand ils ne sont pas, d’ailleurs, introuvables en librairie. S’il en est un qui échappe à ces deux écueils, c’est Le Garçon qui croyait au paradis. Voici – avis aux amateurs ! – quelques extraits commentés de cette autobiographie poétique.
Par Benjamin Mercerat Photo : Archives littéraires suisses
Toute l’œuvre de Chappaz peut être lue comme une quête du Paradis. Mais, lequel ? Le terrestre Eden dont nous fûmes chassés et que la poésie permettrait de rejoindre, ou le céleste séjour où le chrétien espère vivre éternellement ? Croire au Paradis, pour le poète valaisan, c’est croire en la possibilité d’une poésie qui consiste à recoller ses morceaux épars, comme l’écrit Novalis.
Cette vision toute humaine et volontariste n’entre-t-elle pas en concurrence avec la vision catholique de l’Espérance ? Les chrétiens sont-ils amenés à croire au Paradis ? ne croient-ils pas avant tout en Dieu, qu’ils espèrent retrouver dans le Paradis, après leur mort ? Le « Paradis » comme fil rouge de cet ouvrage autobiographique de Chappaz gagne probablement à être lu plutôt comme une métaphore de sa quête de bonheur, celle-ci passant par la poésie.
Durant la Deuxième Guerre, Chappaz dirige quelques hommes, sur les hauteurs du Val de Bagnes, protégeant la frontière. Il a pu qualifier cette période de « grandes vacances », malgré la tragédie qu’il n’a pas ignorée (lui et ses hommes ont caché des réfugiés). Toujours est-il qu’à titre personnel, cette période fut pour lui sensée, voire heureuse ; en opposition aux trente « glorieuses » qui ont détruit la civilisation paysanne traditionnelle :
« J’ai vécu la goutte de présence totale tant que le monde ne rouvrit pas ses bureaux ; on se prépara à être cernés en mai 45, puis les travaux forcés, vacances ou pas, nous accaparèrent sans hiver ni dimanche. Le monde changeait mais se réservait un sinistre poison. Ce qui avait nourri, sécrété en moi le paradis c’était la paysannerie. Je n’ai jamais été séduit par un milieu comme par celui de ces vergers plus titubants que des taillis, des calmes fumiers, des chalets de bois, des vaches, des petits troupeaux mufles retroussés entre les fontaines et l’ombre où ils entraient comme des scaphandres, imprimant en moi un départ et une arrivée incessante dans la terre promise. »
Ce Valais de bois qui disparaît, Chappaz l’associe au Tibet, qui le fascine ; la réussite d’un pays, ainsi, va à l’encontre de toute exploitation touristique :
« Le monde autour de moi pour correspondre à une réussite aurait dû être un monde traditionnel, tibétain, aussi fixe et immergé dans le rituel qu’un couvent. Alors je me serais adapté à cette éternité où ç’aurait été un sacrilège de contredire la nature, de l’« exploiter » parce qu’il convient exclusivement de l’« harmoniser » de sorte qu’un village aux toits d’ardoise bleue, on croirait des peaux de truites, et le pianotement d’une fontaine comblent et réjouissent le désert. Aucun travail ne peut se séparer d’un chant. »
Que faire lorsque le monde évolue en un sens absolument contraire à ses plus intimes souhaits et convictions ? Le catholique Chappaz considère que le suicide n’a aucune légitimité – sans pour autant culpabiliser ceux qu’il a surpris :
« La mort toujours bienvenue, et notre confidente, nous tente. Je voudrais parler à cette déesse ou sorcière sans visage d’égal à égal par-dessus le fleuve sans fond. Il convient de l’aimer platoniquement. Jamais je n’ai été séduit. Pas la moindre intention de quitter la vie. Nous n’avons aucun droit sur notre fin liée au pourquoi de notre naissance et qui en influence sans doute une nouvelle. Mais le suicide, cette fausse volonté, peut vous surprendre. »
Bibliographie :
• Maurice Chappaz, Le garçon qui croyait au paradis, Editions de l’Aire, coll. « L’Aire bleue », Vevey, 1995.
« Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. » Matthieu 6 : 12
La mort d’un être cher laisse souvent une histoire inachevée, une conversation interrompue à jamais. Lorsque les réponses nous échappent, il ne nous reste qu’une seule voie : celle du pardon. Pardonner à ceux qui sont partis, se pardonner à soi-même, mais aussi à ceux qui restent et qui, parfois, sans le vouloir, ravivent nos blessures et notre douleur.
Le pardon est un acte de libération, une manière de se défaire des chaînes de la rancœur et de la souffrance. Il ne s’agit pas d’oublier, mais de trouver la paix intérieure en acceptant ce qui ne peut être changé. En cette période de la Toussaint, réfléchissons à la puissance du pardon et à la paix qu’il peut apporter à nos cœurs meurtris. Pardonner, c’est aussi se donner la chance de guérir et de continuer à avancer, malgré les épreuves. Le pardon peut sembler être un cadeau pour les autres, mais il l’est surtout pour nous. Décidons de ne pas permettre aux autres de nous voler notre joie et surmontons le mal par le bien, ainsi le bien deviendra si grand, que nous rayonnerons de l’amour du Christ.
Notre exemple
Comme le rappelle Paulo Coelho dans « L’Alchimiste » : « c’est notre exemple qui change le monde, pas nos opinions ».
En tant que chrétiens, le pardon est au cœur de notre foi. Dieu nous enjoint de pardonner, car sans cela, notre foi perd de sa force. Le non-pardon est comme une tache spirituelle, une souillure que seule l’eau de la parole peut purifier. Il engendre souffrance, dépression et lourdeur. Dieu se préoccupe de notre chagrin et nous devons lui demander de nous libérer de cette douleur. Le non-pardon entrave notre relation avec Dieu et bloque nos bénédictions. Il nous empêche d’aimer pleinement et de marcher dans la charité, nous éloignant ainsi du Christ.
La charité pardonne
Jésus nous appelle à la charité et la charité pardonne. Le non-pardon ouvre une porte au mal, comme le rappelle Ephésiens 4 : 26 : « Si vous vous mettez en colère, ne péchez point. » Nous devons résoudre nos conflits et ne pas laisser la colère s’installer, car elle est un péché. La douceur nous fait du bien et ferme la porte au mal. Pardonner, c’est choisir une vie plus heureuse et sereine, en se souvenant que Dieu nous a pardonné bien plus que tout le mal que les autres pourraient nous faire. Pourquoi ne pas pardonner alors que Dieu nous pardonne tout et a insufflé son souffle en nous ? En cultivant la paix et en évitant les conflits, nous recevons des bénédictions et vivons une vie plus douce et épanouie.
La fête de l’Assomption se situe au cœur de l’été durant la période des vacances d’été, plus précisément le 15 août. Cette fête liturgique commémore la fin de la vie terrestre de la Vierge Marie et nous aimons la célébrer dans un lieu marial si le temps le permet.
Pour la paroisse Saint-Laurent, ces célébrations ont eu lieu à Notre Dame des Mâs, à Notre-Dame des Flots, à l’extérieur de l’église de Murist et à l’oratoire de Montet. Depuis la restauration de cet oratoire, les paroissiens apprécient de se retrouver dans ce lieu dédié à Notre Dame du Sacré-Cœur pour vivre un chapelet et / ou pour prier.
Cette magnifique célébration a été présidée par notre curé modérateur l’abbé Darius qui a accueilli les paroissiens qui apprécient les messes où nous sortons de nos murs, pour nous rendre dans cette magnifique cathédrale qu’est la nature. Le Conseil de communauté met tout son cœur pour que chacun se sente bien. Cette année, le frère de Nadié Lemarié nous a mis en communion avec la Terre Sainte en nous proposant une prière.
Merci à toutes les personnes qui œuvrent au maintien de ce lieu marial, au Conseil de communauté qui prépare cette fête avec beaucoup de joie et qui la prolonge par un magnifique moment de convivialité.
… devant l’église de Murist
Texte et photos par Gérard Dévaud
A Murist, c’est sur le parvis de l’église que plus de 60 fidèles de tous âges sont venus prier et célébrer la solennité de l’Assomption. Dans la moiteur d’une belle soirée estivale, l’abbé Nazaire a présidé cette célébration animée par le chœur de Murist et leurs amis du chœur de Châbles-Font-Cheyres. Et comme de coutume, tout le monde s’est retrouvé à l’issue de la messe autour d’un verre de l’amitié pour un moment fraternel bien apprécié.
… et à Notre-Dame des Mâs
Photo : Raphaël Roulin
La célébration à Notre-Dame des Mâs a été présidée par l’abbé Darius, venu faire un remplacement estival dans notre paroisse alors que celle de Notre-Dame des Flots a été célébrée par l’abbé Nazaire, venue faire un remplacement estival dans notre paroisse.
Une météo favorable a permis un déroulement normal de la fête de la Saint-Laurent, patron de notre paroisse mais aussi de la Confrérie des pêcheurs d’Estavayer. Messe en plein air sur la place Nova Friburgo, bénédiction des bateaux et dégustation de friture ont vu cette fête se dérouler selon le protocole, même si aucun nouveau membre de la Confrérie des pêcheurs n’a été assermenté cette année. Reflets en images (cjy).
La bannière de la Confrérie des pêcheurs.
L’arrivée du prêtre, l’abbé Darius, aumônier de la Confrérie des pêcheurs, sur la place Nova Friburgo.
La célébration en plein air face au lac a été suivie par une belle assistance.
Les pêcheurs défilent.
La bénédiction des bateaux par l’aumônier de la confrérie.
Comme le veut la tradition, la friture de poissons est servie à tous les participants.
Samedi 12 octobre, l’abbé Darius Kapinski, curé-modérateur de notre paroisse, a été installé officiellement comme doyen de la Broye. Une cérémonie habituelle pour une telle nomination. C’est le nouveau vicaire général du diocèse LGF, l’abbé Jean-Claude Dunand – dont c’était la première visite dans notre région – qui a présidé cette célébration. Nous avons profité de demander à l’abbé Darius de s’exprimer sur sa conception du rôle de doyen (lire ci-contre).
Par Claude Jenny Photos : Georges Losey
C’est à une célébration très solennelle qu’une petite assemblée a assisté en la collégiale d’Estavayer. Si la température de l’église était glaciale, la chaleur était par contre au rendez-vous dans les cœurs. Chanteuses et chanteurs du chœur mixte et organiste se sont mis à l’unisson pour interpréter des œuvres d’allégresse en ce jour festif pour l’abbé Darius et pour tous ses confrères venus du décanat de la Broye, mais aussi d’autres régions du canton, concélébrer avec l’abbé Dunand, représentant de l’évêque retenu par une autre obligation. Sa représentante de la Maison diocécaine pour le Fribourg francophone. Céline Ruffieux, a également dû renoncer au dernier moment à se déplacer à Estavayer et avait désigné un « ambassadeur » en la personne de l’abbé Claude Deschenaux, curé-modérateur de l’UP Notre-Dame de compassion, à Bulle et doyen de la Gruyère.
Un doyen, ça se déplace !
Le vicaire général insista sur la nécessité pour un doyen ne pas être immobile car, dit-il, « ce service n’est que déplacement, car pour vivre son ministère dans le Christ, il incombe d’être constamment « en déplacement » et de créer dans son for intérieur un vide qui permette véritablement d’accueillir le Seigneur ». Il invita aussi tout un chacun à ne pas douter, alors que l’Eglise catholique est en questionnements et donna des pistes pour répondre à la question : « Comment cheminer ensemble, comment nous déplacer, dans une Eglise qui souffre ? »
Au nom de Céline Ruffieux, l’abbé Deschenaux retraça le parcours accompli par l’abbé Darius au travers des divers ministères qu’il a exercés dans plusieurs régions du canton et qui fit qu’il occupa déjà ailleurs la fonction de doyen. Dans son message, la représentante de l’évêque releva aussi que l’abbé Darius avait notamment pour qualité d’être un homme de partage. Vint ensuite la profession baptismale solennelle que l’abbé Darius prononça en réponse aux questions du vicaire général et la signature d’une charte ainsi que la lecture de la lettre de nomination de l’évêque par l’abbé Deschenaux.
Dans son intervention, le nouveau doyen de la Broye évoqua quelques souvenirs de sa vie de jeune prêtre puis dit, avec la fougue qui le caractérise, que « c’est avec vous, les communautés de ce décanat, que j’entends remplir ce service supplémentaire ». Alexandre Duc apporta le salut du Conseil de paroisse. La bénédiction finale mit un terme à une célébration que l’abbé Dunand a conduite avec une belle ardeur communicative.
Un rôle de rassembleur et de médiateur
Propos recueillis par Claude Jenny
Que représente pour vous cette désignation comme doyen de la Broye ? L’abbé Darius : C’est avant tout un appel à un service de plus. Un service qui s’inscrit dans l’obéissance initiale de mon engagement sacerdotal.
Comment allez-vous exercer cette charge ? Dans quel esprit ? Et en quoi consiste-t-elle ? Je l’ai déjà commencée le 1er septembre dernier en regroupant des données nécessaires pour me rendre plus proche des agents pastoraux : prêtres, diacres et laïcs et, par ce fait aussi de fidèles de notre région. J’ai participé à la conférence des doyens du canton (celle-ci aura un rythme mensuel). J’ai eu également le plaisir de réunir à ma table les curés modérateurs, à savoir ceux des Unités pastorales Saint-Barnabé et Notre-Dame de Tours. J’organiserai les rencontres décanales, comme un lieu d’échange, de réflexion, de halte spirituelle. Ces formes de collaboration devraient me permettre de devenir un peu plus rassembleur et médiateur, ainsi que conseiller aux instances diocésaines.
Concrètement, quels sont les sujets – dossiers – thèmes que vous allez travailler en commun dans les trois régions de la Broye ? La vie est dynamique et elle nous invite sans cesse à l’ouverture, aux nouveautés, au progrès… Et quand on parle de la pastorale, où nous sommes des collaborateurs de Dieu, il ne manque pas de place pour l’imprévisible et l’inouï. Nous approfondirons sûrement, avec passion, les aspects pastoraux qui nous sont communs et nous tiennent à cœur.
L’abbé Dunand, vicaire général, a présidé la cérémonie d’installation de l’abbé Darius comme doyen de la Broye.
L’abbé Claude Deschenaux, doyen de la Gruyère, a été le porte-voix de Céline Ruffieux, représentante de l’évêque pour la région francophone du canton, empêchée de prendre part à cette installation.
L’abbé Dunand et l’abbé Deschenaux au moment de la profession baptismale de l’abbé Darius.
Une partie des confrères de l’abbé Darius qui sont venus coprésider cette célébration.
Sans doute le croiserez-vous dans les rues d’Estavayer : Fernando a été engagé, conjointement par la paroisse et Caritas, pour fonctionner comme aumônier en diaconie, partiellement à Estavayer. Et s’il a un nom bien de chez nous, il a aussi un accent sud-américain bien marqué !
Texte et photo par Claude Jenny
Il a effectivement un nom broyard – Chuard – mais n’a jamais vécu dans la Broye ! Il a débarqué dans le coin, avec femme et enfant, il y a quelques mois seulement et vit désormais à la cure de Font. Mais son passé est argentin. Pays où il est né, a fait ses études, a failli devenir prêtre et a travaillé comme travailleur social, en tant qu’aumônier de prison principalement. Une trajectoire atypique pour cet homme de 39 ans au contact aisé et sympathique et qui va œuvrer désormais à Estavayer, mais aussi à Fribourg et dans une autre localité fribourgeoise.
Engagé par Caritas à 80% et l’Eglise catholique fribourgeoise (20%), il fonctionnera comme aumônier en diaconie, les deux organismes ayant quasiment fusionné voici deux ans. « Nous voulions quitter l’Argentine car nous souhaitons pouvoir nous engager professionnellement en Eglise, ce qui n’était pas possible là-bas. » explique-t-il notamment pour justifier cette arrivée en Suisse, où il était déjà venu une dizaine de fois, mais seulement en vacances !
Dans le giron du Padre Carron
D’une ville de 8 millions d’habitants, Santa Fe de la Vera Cruz, il doit se retrouver dans la tranquille bourgade d’Estavayer ! Ce qui ne le désarçonne aucunement ! « Lorsque j’aurai découvert la région, je suis convaincu qu’il y aura moyen de me rendre utile ici » dit cet homme jovial habité d’une foi qui l’a toujours porté. Rentré au séminaire en Argentine, il se destinait à la prêtrise. Mais renonça au bout d’un an avec l’intention de rejoindre la Compagnie de Jésus. Mais il rencontra surtout Chloé, la Broyarde venue comme d’autres aider le padre Gabriel Carron, prêtre valaisan bien connu qui a mené de multiples actions en faveur des déshérités de la société argentine, et notamment les prisonniers. Chloé et Fernando se sont rencontrés dans la maison de l’abbé Carron et vécurent en Argentine jusqu’à leur décision de venir en Suisse avec leur petit Théo (2 ans). « Nous voulons donner du sens à notre vie en travaillant en Eglise » dit celui qui a épousé une réformée et qui connaît bien les deux Eglises. « Je vais avec la même joie intérieure à la messe et au culte » dit-il en rigolant, mais en ajoutant, très sérieusement, que pour lui « la messe est une nourriture dont il a grandement besoin ».
Vers l’ouverture d’une permanence
« Son rôle est encore à définir dans le détail, mais il œuvrera en diaconie » confie Nicole Monnard, « Mme Diaconie » de la paroisse Saint-Laurent Estavayer. Il fera le lien avec les organismes locaux qui œuvrent contre la précarité, représentera la paroisse au sein du groupe local de l’ACAT, etc. « Nous envisageons aussi, avec la paroisse réformée, d’ouvrir une permanence œcuménique à Estavayer où tout un chacun / e pourrait venir dialoguer en cas de problème » explique Nicole Monnard. Fernando ne s’inquiète pas : il trouvera de quoi s’occuper ! « Ici, la détresse n’est guère matérielle. Tout le monde mange à sa faim. Mais il y a certainement d’autres besoins – notamment spirituels – où l’Eglise peut être active » se réjouit ce désormais Broyard mais dont le joli accent ne cache pas ses origines !
« Fernando Chuard travaillera grosso modo à 40% à Estavayer, autant dans un autre lieu et aussi à 20% en ville de Fribourg » explique Pascal Bregnard, à la fois directeur de Caritas et responsable du pôle Solidarités de l’Eglise fribourgeoise. « La diaconie fait partie de l’ADN de Caritas et ce travail en commun avec l’Eglise fribourgeoise porte ses fruits et nous avons la volonté d’avoir une présence dans toutes les régions du canton, d’où l’engagement d’aumôniers en diaconie » explique le responsable. Ils sont déjà au nombre de sept à œuvrer dans une telle fonction dans l’ensemble du canton. Notamment en ville de Fribourg où ils se chargent notamment de la pastorale de rue ou encore de l’accueil à la maison Sainte Elisabeth.
Le nouvel aumônier va, parallèlement à son travail, entreprendre des études avec une université dominicaine pour suivre une formation plus poussée en théologie.
Depuis quelques années, notre paroisse soutient plusieurs projets au Togo : Association « God-is-love St-Laurent » de l’abbé Antoine, Moyen Séminaire Comboni, Village « Espérance et Paix » de Sœur Odile, rénovation du presbytère de Glidji et depuis peu, le projet agro-pastoral « La Joie dans l’Espérance » de l’abbé André.
Afin de chapeauter ces différents projets et simplifier la gestion financière, une association faîtière nommée « Ensemble pour le Togo » vient d’être créée. Ainsi, dès à présent, tous les dons et quêtes en faveur d’un de ces projets sont à verser à « Ensemble pour le Togo », IBAN CH64 0076 8300 1753 3970 0 avec la mention du projet soutenu.
Quatorze nouvelles diplômées vous disent merci !
Fondée par l’abbé Antoine, l’association « God-is-love St-Laurent » accueille et forme des jeunes filles-mères dans les domaines de la couture et de la coiffure. Au bout de 3 ans de formation, 14 jeunes filles viennent de passer leur examen avec succès. Elles vont ainsi pouvoir quitter le centre avec un solide bagage professionnel, de bonnes bases pour la vie ainsi que du matériel pour démarrer leur nouvelle vie professionnelle.
L’abbé Antoine et les filles du centre remercient tous les paroissiens de leur soutien financier et de leurs prières.
Par l’abbé Darius Kapinski, curé-modérateur Photos : André Bise, LDD
Le Tout-Autre m’ouvre à son existence : il me veut bienheureux.
Le chemin du bonheur passe par son Fils qui se fait Tout-Proche et m’ouvre une proximité avec tous les humains, mes frères et sœurs.
Jésus-Christ m’invite tout particulièrement à aimer les plus faibles : pauvres, malades, délaissés…
Mon chemin de sainteté passe par les larmes, par le partage jusqu’à l’oubli de soi, par un fort désir de justice et de paix, par l’incompréhension et la persécution.
Mon état de bonheur n’est pas réservé uniquement pour l’au-delà. Dieu trouve tout de suite sa demeure en moi lorsque je deviens pauvre de cœur. Il s’agit d’un cœur qui chasse l’égoïsme, qui donne suffisamment de place à Tout-Autre aimant devenir Tout-Proche dans mes frères.
Je peux passer par des épreuves de toutes sortes, mais je dois mettre toute ma sécurité et toute ma confiance en Dieu seul. C’est Lui qui m’assure un vrai bonheur, le seul bonheur durable, c’est-à-dire la vie en sa présence à jamais. Je suis heureux, car en route vers Dieu, en présence de Dieu, semblable à Dieu, aimé de Dieu.
L’église de Bussy était comble dimanche 22 septembre dernier à l’occasion de la messe de la rentrée pastorale 2024. La cérémonie a été présidée par l’abbé Bernard Alassani, assisté de toute l’équipe pastorale. Ce fut l’occasion de remercier des membres dévoués à la paroisse et d’accueillir de nouvelles personnes qui joueront un rôle actif dans plusieurs pastorales.
Par Claude Jenny | Photos : Raphaël Roulin, Claude Jenny
La célébration a été animée par une chorale intercommunautaire composée de chanteuses et chanteurs de tous les chœurs mixtes de la paroisse, dirigée en alternance par les directeurs respectifs. Une idée excellente et assurément appréciée. Le chœur d’enfants « Clé de vie » a joyeusement complété l’animation chorale.
Dans son mot de bienvenue, l’abbé Darius, curé-modérateur, a dit apprécier – moment rare dans l’année – de pouvoir réunir une si belle et nombreuse assemblée ! Mais souligna qu’il appréciait aussi de venir célébrer en semaine dans les villages pour un petit noyau de fidèles. Dans son homélie, il insista sur la notion de « servir » qui incombe à chaque chrétien.
Engagements récompensés…
Cette messe de rentrée fut l’occasion de prendre congé de plusieurs personnes qui ont œuvré au service de la paroisse : Mireille Duc, agente pastorale (lire « L’Essentiel » de septembre 2024), Martine Hayoz, fidèle catéchiste professionnelle durant de nombreuses années, le diacre Jean-Pierre Cantin, venu prêter main-forte à l’équipe pastorale ces deux dernières années, et l’abbé André Helle, notre « vicaire du week-end » qui, arrivé au terme de sa formation théologique, s’en est retourné dans son pays natal, le Togo, pour conduire un projet agro-pastoral (lire « L’Essentiel » de septembre).
… et accueil de nouveaux visages
L’assemblée a aussi eu la joie d’accueillir un nouveau prêtre auxiliaire, l’abbé Bernard Schubiger, bien connu dans le landerneau fribourgeois, qui fera dorénavant équipe à temps partiel avec les abbés Darius et Bernard. Barbara Bargiel, de Montet, déjà précédemment engagée dans la paroisse à plusieurs titres, a désormais rejoint l’équipe pastorale. La paroisse Saint-Laurent Estavayer compte désormais aussi un nouveau collaborateur, un « aumônier en diaconie », Fernando Chuard, qui travaillera notamment à Estavayer.
La fanfare locale a tenu aubade lors de l’agape préparée par la communauté paroissiale de Bussy qui a prolongé cette célébration.
En l’absence du président, c’est Alexandre Bersier, vice-président de paroisse, qui a remercié et remis un cadeau à plusieurs membres qui ont œuvré au service de la paroisse.
Un prêtre auxiliaire s’en va – l’abbé André…
… un autre arrive – l’abbé Bernard Schubiger.
Photo de famille avec tous les servants de messe présents.
La procession d’entrée, avec le diacre Jean-Pierre Cantin portant la Bible…
… ainsi que l’abbé Darius et l’abbé Bernard.
Les cinq célébrants.
Tous les enfants se sont vu remettre un badge « porteur de lumière ».
Tous les enfants se sont vu remettre un badge « porteur de lumière ».
Fernando Chuard, engagé comme « aumônier en diaconie », avec son épouse Chloé et leur fils Théo.
La procession de sortie.
A l’heure de l’apéro d’après-messe : Marie-Christine Mota et Barbara Bargiel.
Le dernier week-end de septembre a eu lieu dans notre paroisse une double cérémonie des confirmations : à Murist le samedi et à Estavayer-le-Lac le dimanche. L’officiant a été l’abbé Philippe Matthey, curé-modérateur de l’UP des Rives de l’Aire à Genève. Nous publions les photos des deux groupes de confirmands prises à l’issue des cérémonies. Nous avons également demandé à Cédric Chanez, qui a conduit le parcours de préparation des confirmands, de s’exprimer ci-dessous (cjy).
Une préparation centrée sur les dons de l’Esprit Saint
Notre-Dame des Marches, grand lieu de pèlerinage pour les Fribourgeois. C’est là que s’est achevée la préparation à la confirmation 2024 pour les 58 jeunes qui ont reçu ce beau sacrement.
Par Cédric Chanez, responsable du Parcours de confirmation | Photo : LDD
Cette petite chapelle au cœur de la verte Gruyère a vu de nombreuses grâces reçues au travers de la dévotion et de l’attachement à Marie. Nous y avons vécu notre dernière journée de préparation dans la prière autour des sept dons de l’Esprit Saint.
Que vous dire sur ce groupe de jeunes confirmés et sur cette année de préparation ? Malgré la grandeur du groupe, nous avons pu vivre ensemble des moments de foi et de partage, remplis d’une humanité au regard tourné vers Dieu. L’un des temps forts de ce parcours fut sans aucun doute le week-end de retraite au Simplon.
Avec « Gabidou »
C’est Casimir Gabioud, agent pastoral valaisan et clown, alias « Gabidou », qui nous a guidés durant son spectacle sur les chemins compliqués de la transmission de la foi. La confirmation, c’est devenir pleinement disciples du Christ, et ainsi témoigner de ce que le Christ change dans nos vies et change dans la vie de chaque être humain, aimé de Dieu !
Beaucoup d’entre nous peuvent penser qu’il y a eu beaucoup de jeunes confirmés cette année, mais la moyenne d’âge ne baisse pas beaucoup à la messe du dimanche. Je nous souhaite de savoir reconnaître en chacun de ces jeunes l’action de l’Esprit, là où ils se trouvent et là où ils vont : Dieu agit par des chemins de formes différentes, mais nous pouvons avoir la certitude qu’Il agit, d’autant plus après avoir rempli de si nombreux cœurs de son Esprit.
A titre de conclusion, je me permets de reprendre l’un des énoncés de foi qui a été rédigé par les confirmands : « Ce parcours de préparation à la confirmation nous a montré l’Esprit Saint qui sera pleinement en nous grâce au sacrement que nous recevrons. Grâce à Jésus, à son Père et à l’Esprit Saint, nous recevrons la Vie éternelle par la Résurrection. Dieu est présent dans nos vies, Il veille sur nous et nous guérit. »
A l’hospice du Simplon, week-end de préparation avec la participation du clown « Gabidou ».
Depuis l’automne 2022, le Jura pastoral a changé de modèle de gouvernance en nommant à sa tête une théologienne et un diacre. Après presque deux ans en tant que représentants de l’évêque, retour d’impressions avec Marie-Andrée Beuret et Didier Berret.
Par Myriam Bettens Photos : Jura Pastoral (pôle communication)
Quel bilan pouvez-vous dresser après deux ans d’exercice ? Marie-Andrée Beuret : Question un peu abrupte… La phase de transition qui se passe au niveau de la société dans laquelle on se trouve se manifeste aussi dans l’Eglise. Je ressens très fort cet état instable qui se manifeste partout. Il y a beaucoup de choses pour lesquelles nous sommes directement interpelés, mais nous devons les penser ensemble. Certains espéreraient presque que nous décidions à leur place. Or, ce n’est sain(t), ni avec N ni avec T ! Il y a une grosse question en lien avec les responsabilités et la manière de les porter ensemble. Chacun est responsable pour soi en tant qu’individu, mais nous avons des responsabilités communes et il n’est pas possible de repasser aux autres cette part-là. D’où le défi de rechercher des chemins ensemble. Didier Berret : Partager cette responsabilité est bon et même nécessaire pour ne pas porter les choses seul. Pouvoir partager avec quelqu’un qui a un autre point de vue pour prendre les décisions est essentiel, à la fois pour les raisons qu’elle vient d’évoquer, et aussi parce que s’il faut dessiner des lignes directrices pour l’avenir d’une Eglise, personne ne sait exactement où l’on va. J’ai appris à donner aux évènements l’importance qu’ils ont et à ne pas se laisser submerger par des choses qui ne nous concernent pas directement. Finalement, il importe de se redire que Jésus ce n’est pas nous (rires).
Quel a été l’écho de la base concernant ce nouveau modèle de gouvernance ? D. B. : Certains sont perturbés par le fait que cela ne soit plus un prêtre. Majoritairement, les échos sont positifs. Beaucoup de personnes me disent : « enfin ! » M.-A. B. : Je partage aussi cette impression. A l’usage, il pourrait être intéressant d’imaginer une équipe pastorale pour un vicariat ou une région diocésaine.
Exporter le « label » de théologien en pastorale 1 ailleurs en Romandie permettrait-il de nommer plus de laïcs et de femmes à des postes à responsabilités ? M.-A. B. : Il est important d’avoir des équipes diversifiées, quel que soit le modèle, avec une complémentarité de personnes, de ministères et de formations. Par contre, le danger serait de s’ouvrir aux laïques et aux femmes seulement parce qu’il n’y a plus de prêtres, de se servir des théologiens en pastorale comme des bouche-trous. De plus, si l’on reste dans le modèle actuel, on court le risque de maintenir les communautés dans un système de service où les baptisés se retirent au profit des professionnels. Et à partir du moment où l’on a uniquement des professionnels face à la communauté des baptisés, qui n’est pas « professionnelle », il se forme une espèce de limite. Le risque serait de simplement remplacer le prêtre qui était mis sur un piédestal par une autre figure. Le problème n’est pas celui de la personne qu’on y met, mais bien le piédestal !
1 Un « label » d’appellation d’origine pastorale (AOP) pour le Jura.Début août 2020, le Jura pastoral (partie francophone du diocèse de Bâle) a institué le titre de « théologien en pastorale » pour ses agents pastoraux dotés d’un diplôme universitaire en théologie. Fruit d’une longue réflexion diocésaine, ce changement permet de reconnaitre le statut et le travail des agents pastoraux que le terme « assistant » rendait parfois ambigu.
Bio express
Marie-Andrée Beuret
Marie-Andrée Beuret est une théologienne en pastorale, née en 1972. Elle a achevé une formation en théologie à Fribourg et à Lucerne (1999-2004) et un doctorat à Lucerne (2007). Elle a été instituée au service permanent du diocèse de Bâle en juin 2009. Elle est aussi membre de l’équipe de l’espace pastoral Ajoie-Clos du Doubs.
Didier Berret
Didier Berret est né le 9 mars 1966. Marié et père de cinq enfants, il a mené des études en théologie à Fribourg et à Jérusalem (Dormition) de 1985 à 1990, puis institué assistant pastoral en juin 1991. Ordonné diacre en juillet 2000, il a été responsable de communauté durant dix ans pour l’Unité pastorale des Franches-Montagnes (Saignelégier).
Les deux Jurassiens ont été installés comme délégués épiscopaux de l’évêque de Bâle, Mgr Felix Gmür, pour le Jura pastoral, le 1er septembre 2022, lors d’une célébration eucharistique à l’église Saint-Marcel de Delémont.
Texte et photo par l’abbé Martin Filipponi (Questions posées par l’abbé J.-M. Moix)
Cher monsieur l’abbé, pouvez-vous commencer par vous présenter en quelques mots ? Avec plaisir. Je m’appelle Martin Filipponi et j’ai 45 ans. J’ai grandi à Gampel, dans le Haut-Valais. Après l’école obligatoire et l’école de commerce, j’ai suivi une formation d’infirmier et j’ai travaillé dans un service médical de l’hôpital de Brigue, où l’on s’occupait de patients en soins palliatifs et en oncologie. Après avoir longuement réfléchi et prié, je me suis mis en route pour devenir prêtre. Les études de base ont eu lieu au Séminaire de Coire ainsi qu’à l’abbaye cistercienne de Heiligenkreuz en Autriche.
Quand avez-vous été ordonné prêtre ? C’était un samedi, le 13 mai 2017, il y a donc sept ans, le jour même du centenaire des apparitions de Notre Dame à Fatima, j’ai été ordonné prêtre en la cathédrale de Coire avec deux autres confrères. J’ai ensuite travaillé comme vicaire à Davos, puis j’ai pu obtenir une licence canonique en spiritualité chrétienne à Heiligenkreuz près de Vienne et servir comme « Père spirituel » au séminaire de Heiligenkreuz. Ce fut une période riche en enseignements et une expérience positive.
Puis vous avez souhaité revenir dans votre Valais natal pour exercer votre ministère sacerdotal. Suite aux contacts que vous avez noués avec le diocèse de Sion, on vous a demandé de venir à Monthey. Vous venez d’y terminer une année de stage. Pouvez-vous nous raconter comment vous avez vécu votre année de stage 2023-2024 ? Au début, c’était déjà un défi, car il fallait apprivoiser une culture différente et se perfectionner en langue française. Petit à petit, les choses ont avancé. Je me suis senti à l’aise dans la communauté du monastère, avec trois sœurs et trois confrères prêtres. Sous la direction du curé Jérôme Hauswirth, j’ai été progressivement initié au ministère pastoral, en dispensant ainsi les sacrements en français, en étant présent pour les gens ou encore en visitant les personnes âgées ou malades. Et puis, lors de soirées de louange avec les jeunes, j’ai pu faire quelques catéchèses.
Avez-vous des projets pastoraux que vous aimeriez lancer ou développer à l’avenir ? Il s’agit d’abord de grandir dans mon ministère de prêtre, de vicaire, de connaître toujours mieux les gens et d’observer le quotidien des paroissiens. En principe, on dit qu’il faut bien répartir son temps : avoir du temps avec Dieu et du temps pour les gens, en unissant la prière à l’activité pastorale. La tâche du prêtre est de (re)lier les hommes à Dieu : créer des lieux et des possibilités pour que l’homme puisse faire l’expérience de Dieu. Pour cela, il existe de nombreux moyens. Aussi, je demande au Seigneur qu’il me montre les méthodes et les chemins appropriés pour transmettre la beauté de la foi.
Vous venez donc d’être nommé vicaire pour les paroisses du secteur de Monthey, en étant spécialement le prêtre référent pour la paroisse de Choëx. Avez-vous encore un commentaire, un souhait ou une prière ? Oui. Je souhaite aux paroissiens du secteur de Monthey et spécialement aux « Choëlands » beaucoup de joie, avant tout, la paix dans les familles et dans nos propres cœurs, pour qu’ensemble, avec l’aide de Dieu et en tenant la main de Marie, nous puissions traverser la vie dans la joie et la confiance.
Cette mise au tombeau est composée de 13 statues à taille humaine. Elle est attribuée à Maître Mossu.
Par Amandine Beffa | Photo : Jean-Claude Gadmer
Les 100 ans de l’élévation de la collégiale de Fribourg au rang de cathédrale sont une excellente occasion de (re)découvrir les œuvres qu’elle accueille. Parmi celles-ci se trouve une rare mise au tombeau, composée de 13 statues à taille humaine, attribuée à Maître Mossu.
Le thème est populaire dès le XVe siècle, en particulier en Suisse, en Belgique, en Allemagne et en France. Il s’agit ici d’une des premières réalisations (~1430).
Jésus est déposé sur la pierre du tombeau par Nicodème (à gauche) et Joseph d’Arimathie (à droite). L’Evangile (Jn 19, 38-42) raconte que c’est Joseph qui a demandé le corps à Pilate et que Nicodème a apporté les onguents nécessaires aux rites. Tous deux sont des notables juifs, devenus disciples en secret.
A l’arrière-plan, nous reconnaissons la Vierge Marie, Mater dolorosa, mère de douleur. Pliée en deux, les bras tombant vers le sol, elle est soutenue par Jean, identifiable à ses traits juvéniles et son absence de barbe.
Deux femmes les encadrent, probablement celles mentionnées par les évangélistes au pied de la croix.
Deux anges portent les instruments de la Passion. Celui à notre gauche tient la colonne et les fouets, celui à notre droite présente la croix et les clous (Jn 19). La femme qui est à côté de ce dernier est Marie Madeleine. Comme souvent, elle est représentée non voilée, avec une belle chevelure. Elle a entre les mains un flacon, peut-être celui du parfum qu’elle avait versé sur les pieds du Christ (Lc 7, 36-50).
La douleur des traits des personnages est particulièrement marquée, même pour les anges. Les mouvements des mains et l’inclinaison des têtes accentuent les émotions. Tous sont richement vêtus selon les codes du XVe siècle.
Au premier plan, les soldats chargés de veiller sur le tombeau pour que personne ne puisse voler le corps (Mt 27, 62-66) sont endormis. Certaines photos plus anciennes les placent à l’entrée de la chapelle, comme pour garder son entrée.
Le thème des vitraux de Manessier (1974) est la nuit du Vendredi saint. Le choix des couleurs peut surprendre, mais il nous entraîne dans les profondeurs de cette nuit si particulière.
Chandolin, Edmond Bille, 1901. Peint ici par le beau-père de Chappaz, le village de Chandolin, en particulier le chalet des Bille, fut un des asiles du poète.
Les Maquereaux des cimes blanches (1976). S’il est un titre de Chappaz qui retient l’attention, c’est bien celui-ci. Il faut cependant veiller à ne pas faire trop vite du poète valaisan un écrivain engagé. Sa dénonciation se situe toujours déjà au-delà de l’action politique, faisant signe vers un autre monde : « Le royaume ! percevez le royaume ! »
Par Benjamin Mercerat | Photo : Association Edmond Bille
Qu’est-ce que les écologistes actuels pourraient trouver dans l’œuvre de Chappaz qui les satisfasse ? Au final, peu de choses. Car la défense de la nature relève chez cet auteur d’une préservation plus générale de la tradition et de l’être humain dans son ensemble, comme il s’en explique bien dans La Haine du passé, texte introductif de 1984 publié à l’occasion d’une réédition des Maquereaux des cimes blanches. S’il y a une écologie dans la pensée de Chappaz, c’est une écologie intégrale, qui accorde autant d’importance à la préservation de la liturgie et de toute vie humaine (de la fécondation à l’ultime souffle) qu’à celle de la nature.
Les étudiants du Collège de l’Abbaye de Saint-Maurice qui inscrivirent sur la falaise un magnifique « Vive Chappaz ! » à la suite des attaques en réaction à l’ouvrage publiées par « Le Nouvelliste » avaient-ils lu le texte ? ou ne faisaient-ils que réagir, courageusement, à un lynchage ? Ce qui est certain, c’est que l’auteur nous incite à lire son texte avant tout comme un poème, plus que comme une intervention politique.
– Vive la révolution ! – Ah ! non, je refuse de tourner en rond. – Alors ? – La catastrophe naturelle. » Nulle solution n’est envisagée à ce problème qui dépasse l’action humaine. Le terme « révolution » est désamorcé par la coloration que lui donne son sens étymologique, celui définissant le mouvement des astres. Cette catastrophe attendue comme seule possibilité de prise de conscience, le narrateur la nomme également une « catastrophe-renaissance ». La question n’est pas de savoir comment agir politiquement, mais comment se préserver et comment préparer les consciences à renaître.
Il s’agit pour le poète, perdu dans ce Valais de bois de son enfance devenu un Luna Park touristique, de vivre dans un asile. Asile bien concret qu’il trouve dans ses demeures, celles du Châble et des Vernys ; asile symbolique de la poésie. Un des premiers textes de l’œuvre, qui dit tout de cette situation, est intitulé « L’extrême-onction avant l’orage – Ecrit dans un asile ». Cette splendide prose commence par une phrase interrogeant le statut du poète : « Croyez-vous que je puisse lancer une malédiction à partir d’une odeur de menthes ? » La grâce d’un parfum, la gratuité de la nature préservée, voilà ce au nom de quoi l’on devrait maudire la modernité ; et le poète d’enfoncer le clou quelques paragraphes plus loin : « Une grive pour moi vaut dix mille chômeurs » ; « Je préfère une anémone à un pont sur le Rhône ».
Mais, à la différence de l’assurance qui caractérise les discours politiques, le poète reste pétri par l’incertitude, n’exprimant au fond que l’espoir d’une réconciliation générale : « L’asile est-il sûr ? Je frotte une touffe de menthes sur le museau des foules. De saveur en saveur nous irons vers le royaume. »
Bibliographie :
• Maurice Chappaz, Les Maquereaux des cimes blanches, précédé de La Haine du passé, éditions ZOE, Genève, 1984.
Pour qui se contente d’en rester aux apparences, son franc-parler peut surprendre. Exemple : « Puisse le Christ illuminer les cœurs, pour que l’Evangile écrase toutes les idéologies, et en premier lieu celles qui prétendent le servir, alors qu’elles ne font en réalité que s’en servir », lance Frédéric Monnin, avant de briser la carapace et, par un rire sonore, montrer qu’il est surtout doté d’un sens de l’humour décapant.
Au sein de la paroisse Saint-Paul à Cologny, le Jurassien d’origine coiffe de multiples casquettes. La première consiste à faire en sorte que les prêtres et les Conseils puissent s’appuyer sur un secrétariat performant. « La cure est en quelque sorte aussi une maison de famille, un lieu de rencontre et parfois un numéro d’urgence. Il n’est pas rare que nos voix soient les premières à répondre à des personnes en manque d’écoute. »
Dans un tout autre registre, Frédéric Monnin est aussi directeur de la chorale paroissiale. « C’est pour cette fonction que le regretté frère Jean-Daniel m’avait engagé en septembre 2003. » Et d’avouer : « J’ai eu deux périodes dans ma vie de chef de chœur. D’abord celle d’un jeune pro voulant montrer ce qu’il sait. Puis j’ai retenu les leçons de mon vieux maître. Si je hausse parfois encore le ton, je préfère de loin user de méthodes plus douces. » Avec une préférence pour l’humour et la métaphore, mais toujours avec le souci de la fonction que doit remplir la musique dans le cadre liturgique. « Il m’arrive encore de m’emporter, non pas à l’encontre de mes choristes, mais contre ceux qui – je n’ai pas peur du terme – font œuvre de sabotage. Heureusement, ce n’est pas le cas à Saint-Paul. »
Quand on lui demande de décrire son cadre de travail, Frédéric se fait presque lyrique : « La paroisse vit au rythme de la communauté des Prêcheurs. Je suis très heureux de pouvoir travailler dans les vignes du Seigneur avec les frères du couvent dominicain. Chacun et chacune est conscient de travailler pour une cause plus grande : l’Evangile. »
Evoluant, comme il le dit, au milieu des périphéries d’un Genève laïque, le « Kappelmeister » lève un sourcil : « Le Christ nous dit : vous êtes dans le monde, mais vous n’êtes pas du monde. Lorsqu’on garde cela à l’esprit, on vit beaucoup mieux certains côtés pénibles du laïcisme, devenu religion d’Etat dans notre canton. »
Frédéric Monnin • Né le 14 janvier 1974 à Bure (JU). • Maturité littéraire à Porrentruy en 1992. • Etudes en Sciences politiques et Lettres à Genève. • Etudes musicales à l’Ecole jurassienne et Conservatoire de musique de Delémont (piano et orgue) de 1980 à 1992. • Conservatoire de musique de Genève : diplôme de direction chorale en 2003. • Depuis 2003, secrétaire et Maître de Chapelle à Saint-Paul (à Cologny).
Le 6 octobre prochain,la paroisse de Collombey sera en fête pour le triple jubilé de son église.
Par Valentin Roduit
Jeune de 150 ans, l’église résonnera d’un concert d’orgue et les particularités architecturales que sont ses vitraux et son clocher seront mises en évidence.
Les murs chanteront en réponse au chœur mixte et joueront de la musique en écho à la fanfare.
Fêter le jubilé d’une église, c’est l’occasion de se réjouir avec tous ceux qui y ont vécu de beaux moments. Les anciens desservants de Collombey seront bien représentés, ainsi que tous ceux qui ont été baptisés ou mariés.
« Au moment où l’on ferme des églises dans quelques contrées de la Suisse et où certains esprits voudraient les voir toutes disparaître, ne comprenant pas qu’elles sont l’école des peuples dans lesquelles ils viennent apprendre à tenir une conduite morale et honorable, on ne doit pas laisser passer sous silence les sacrifices que vient de s’imposer la petite paroisse de Collombey pour construire sa nouvelle église » écrivait la Gazette du Valais le 15 novembre 1874. « C’est un monument qui fait honneur à son architecte, à la piété et au bon goût des habitants de cette paroisse, au dévouement et à l’intelligence des magistrats qui ont coopéré à cette belle œuvre… »
Soyons-en fiers et venons fêter ensemble ce triple jubilé !
Les réseaux de neurones sont une des techniques d’Intelligence Artificielle. Leur conception et fonctionnement répondent aux tentatives de simulation du fonctionnement du cerveau humain.
Contrairement aux idées communément admises, les principes de l’intelligence artificielle sont anciens : c’est en 1943 que Mc Culloch (neurophysiologiste) et Pitts (logicien) ont proposé les premières notions de neurone formel. Ce concept fut ensuite mis en réseau avec une couche d’entrée et une de sortie par Franck Rosenblatt en 1959 pour simuler le fonctionnement rétinien et dans le but de reconnaître des formes. C’est l’origine du « perceptron » qui se veut la traduction mathématique d’un neurone artificiel ; le réseau de neurones est constitué d’un assemblage de perceptrons. Il effectue des calculs pour détecter des caractéristiques ou des tendances dans les données d’entrée. Le perceptron reçoit ainsi de multiples signaux d’entrée : si la somme des signaux excède un certain seuil, un signal est produit ou au contraire aucun résultat n’est émis. C’est ce principe qui permet de « décider », voire de « prédire ».
Ces dernières années, la puissance des ordinateurs a permis aux réseaux de neurones de se développer extrêmement rapidement leur assurant une couverture médiatique très importante. Les succès obtenus par ces réseaux en matière de reconnaissance d’images (médecine, satellites), de reconnaissance faciale, en traitement du signal (ondes sonores, électromagnétiques), en traitement du langage naturel, en jeux de société (go, échecs) ont suscité un engouement incroyable et des interrogations légitimes.
Le succès technique d’un réseau de neurones réside dans la phase « d’apprentissage » qui va conditionner son succès final pour les tâches qu’il est censé traiter. La phase d’apprentissage consiste à injecter au réseau des données connues engendrant des réponses par le réseau qui seront comparées aux réponses souhaitées (connues). C’est donc un processus itératif qui, petit à petit, va affiner les réponses du système.
Pour nous, humains, c’est un défi dans la mesure où (pas encore heureusement !) la machine devient, sur certaines tâches, plus experte que nous. Mais il manque encore à ces systèmes d’intelligence artificielle cette notion d’imagination, d’invention qui nous est propre.
Le mois d’octobre est appelé aussi « Mois du Rosaire », depuis que le pape Léon XIII, à la fin du XIXe siècle, a voulu encourager cette dévotion mariale par plusieurs écrits ou lettres. Alors, avec l’abbé Martin Filipponi, nous voulons nous interroger : quels sont les bienfaits qui découlent de la méditation des différents mystères du chapelet, de l’invocation confiante de Marie, de la récitation humble et répétitive des « Je vous salue Marie » ?
Par l’abbé Martin Filipponi | Photos : DR
Marie nous conduit à Jésus
En écrivant ce texte, ces mots de saint Bernard me sont revenus à l’esprit : « De Marie jamais assez ! » (De Maria nunquam satis) Nous ne parlerons jamais assez de Marie, car c’est elle qui nous conduit à Jésus. Si nous apprenons à la connaître et à l’aimer, elle ne manquera pas de nous présenter à son Fils, le Sauveur du monde, Jésus-Christ. Si nous tenons la main de Marie, nous sommes assurés qu’un jour nous atteindrons notre but : le ciel !
Tenons la main de Marie !
L’une des caractéristiques de la dévotion mariale, est que là où Marie est priée et vénérée, un printemps spirituel, un véritable élan de foi, une espérance surnaturelle, un amour fervent de Dieu et une joie profonde se répandent. Malgré tout, Marie ne nous épargne pas la croix que chacun d’entre nous porte dans sa vie. Mais les fidèles font l’expérience « en tenant la main » de Marie, d’une confiance intérieure, d’une allégresse, d’une sérénité paisible dans la confiance en la présence guérissante de Dieu. C’est cette atmosphère spirituelle qui émane des lieux de culte marial (Lourdes, Fatima, Guadalupe et bien d’autres) que nous sommes amenés à expérimenter également chez nous, en Suisse, en Valais, à Monthey et dans nos familles. Un des moyens pour y parvenir est la prière du Rosaire.
Avec Marie, méditons la vie de Jésus !
Le mois d’octobre est le mois du Rosaire. Et le 7 octobre, nous célébrons justement Notre Dame du Rosaire. Avec la prière du Rosaire, nous contemplons la vie de Jésus. L’Eglise propose à notre méditation quatre chapelets ou quatre Mystères du Rosaire : avec les mystères joyeux, nous contemplons l’Incarnation de Jésus. Avec les mystères lumineux nous méditons sur la vie et l’œuvre publiques de Jésus. Avec les mystères douloureux c’est la passion et la mort du Seigneur qui sont mis en lumière. Et avec les mystères glorieux, nous nous remémorons la résurrection du Seigneur. On peut dire que le chapelet est une prière méditative et biblique. C’est une succession de « Notre Père » et de « Je vous salue Marie ». Le chapelet est composé de 50 « Je vous salue Marie » et est divisé en cinq dizaines.
Que disons-nous lorsque nous récitons un « Je vous salue Marie » ?
Il est intéressant de noter que les paroles du « Je vous salue Marie » proviennent de Dieu lui-même, par l’intermédiaire de l’ange Gabriel. C’est lui qui salue Marie : « Je te salue, Comblée-de-grâce, … » (Lc 1, 29) Il est suivi d’une deuxième parole biblique, prononcée par Elisabeth, remplie de l’Esprit Saint : « Tu es bénie entre toutes les femmes et le fruit de tes entrailles est beni. » (Lc 1, 42) Elle est suivie de notre prière à Marie : « Sainte Marie, priez pour nous, pécheurs. » De cette manière, nous demandons à la Mère de Dieu de nous aider, de nous soutenir et de prier pour nous.
Le Rosaire ne peut pas être argumenté théologiquement. Il a plutôt une efficacité propre dans la pratique, qu’il s’agit d’expérimenter. Grâce au Rosaire, nous recevons de l’aide, grâce à lui, il y a beaucoup d’exaucements de prières, on se sent bien en le faisant et on fait l’expérience de la proximité de Dieu. Je souhaite à chacun de nous de faire cette expérience de la proximité de Dieu.
L’Essentiel décrypte ce qui se cache derrière les principales médailles que nous portons. Cap ce mois-ci sur la médaille de l’ange gardien. Chaque personne, croyante ou non, a un ange gardien. La médaille représente cet ange qui nous a été assigné de manière personnelle par Dieu pour nous protéger.
Par Pascal Ortelli Photo: DR
Prière à mon ange gardien de saint Charles de Foucauld
« Mon bon ange, compagnon, maître, gouverneur, seigneur, roi, prince chéri et bienfaisant, toi qui veilles sur moi avec tant de bonté, toi en qui j’ai tant de confiance et je n’en aurai jamais assez, toi qui me soutiens en tous les instants de la vie… Prie pour moi. »
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