Pierre – ici à genoux – au nom du groupe des apôtres désigne Jésus du titre royal et divin de « Christ ».
Par François-Xavier Amherdt | Photo : DR
Située au milieu du deuxième évangile, la double interrogation de Jésus envers ses disciples sur le chemin de Césarée de Philippe continue de retentir telle une invitation à nous situer en vérité dans notre foi profonde. « Qui suis-je au dire des gens ? Et pour vous, qui suis-je ? » Elle occupe donc une place centrale et débouche dans les trois synoptiques sur les annonces de la Passion.
Nous ne pouvons pas nous contenter de réponses toutes faites désignant le Fils de l’homme comme « Jean le Baptiste », le plus grand personnage de l’Ancien Testament, ou « Elie », la figure du messager qui devait revenir annoncer le Messie, ou un « prophète » parmi d’autres porte-parole de Dieu.
Si nous le faisions, nous serions « envoyés dans les cordes » de notre conscience par le Saint Esprit, qui exigerait de nous une prise de position personnelle et vitale. Car il s’agit là du petit point central sans lequel la roue de notre existence tourne à vide et autour duquel s’organisent tous les rayons de nos convictions.
Si nous nous limitions à voir en lui un homme, même exceptionnel, sa mort et sa Résurrection paraîtraient inimaginables ou anecdotiques et nous serions les plus à plaindre parmi les êtres humains (1 Corinthiens 15, 19). Si nous le placions au même niveau que d’autres « fondateurs de mouvements religieux », comme Moïse ou Mahomet, nous passerions à côté de l’essentiel.
Seule vaut la réplique de Pierre l’impulsif qui, au nom du groupe des apôtres, le désigne du titre royal et divin de « Christ », c’est-à-dire le Messie, le Fils de Dieu. Sinon, la Trinité serait simple affabulation et notre destinée éternelle dans le Royaume des cieux, une illusion.
A chacun(e) de nous donc de nous situer en toute authenticité face à cette question décisive. S’il est notre Créateur et notre Rédempteur, notre trajectoire trouve sa pleine signification, à condition que nous nous unissions à lui dans l’intimité de notre cœur et de notre prière. « Si nous mourons avec lui, avec lui nous vivrons. Si nous nous attachons à lui, avec lui nous régnerons. » (2 Timothée 2, 11)
Inoccent III ira jusqu’à signer ses textes au titre de «vicaire de Dieu».
Par Thierry Schelling | Photo : DR
Vraiment ? Le pape serait « vicaire », c’est-à-dire, selon la définition du mot, « qui exerce en second les fonctions attachées à un office ecclésiastique » ou « le suppléant », « le remplaçant ». Donc, par syllogisme, le pape remplacerait ou suppléerait le Christ…
Histoire
C’est Gélase qui introduit l’expression à la fin du Ve siècle, qui va remplacer petit à petit les « Vicaire de Pierre » ou « Vicaire de Pierre et Paul » avec lesquels il a longtemps cohabité. Qui plus est, maints évêques et prêtres (oui, oui !), au cours des siècles, se sont dotés du même titre, « vicaire du Christ » en tant que successeur apostolique. Mais le sens théologique perd de son importance au profit du juridique – une constante dans l’Eglise latine occidentale – visant à asseoir le pouvoir universel temporel de l’évêque de Rome sur toute l’Eglise. Innocent III ira jusqu’à signer « vicaire de Dieu » ! Le remplaçant de Dieu ?
Vatican II
Lumen gentium affirme que les évêques dirigent les Eglises particulières (comprendre les diocèses qui leur sont affiliés) comme vicaires du Christ « par leurs conseils, leurs encouragements, leurs exemples, mais aussi par leur autorité et par l’exercice du pouvoir sacré » (n. 27).
Cela nous fait donc plus de 5000 « vicaires du Christ » au vu du nombre d’évêques catholiques en 2023. Plus de 5000… plus 1, celui de Rome qui « est le chef du collège des évêques, Vicaire du Christ et Pasteur de l’Eglise tout entière » (canon 331 du Droit canonique).
Et comme Dieu, il « possède le pouvoir ordinaire, suprême, plénier, immédiat et universel qu’il peut toujours exercer librement » (ibid). Un peu comme Dieu, mais uniquement par métaphore, car le pape n’est qu’un homme en somme…
Chaque mois, L’Essentiel propose à un ou une représentant(e) d’un diocèse suisse de s’exprimer sur un sujet de son choix. Roberto De Col, représentant de l’évêque pour l’écologie intégrale du diocèse de LGF, est l’auteur de cette carte blanche.
Par Roberto De Col | Photos : Josimoes, Unsplash
Le Christ, c’est qui ? La question paraît simple et pourtant, elle touche au cœur de la vie chrétienne : qui est-il pour moi, quelle relation j’entretiens avec lui et qu’est-ce que cela change dans ma vie ? Et si le Christ était d’abord Celui qui nous apprend à regarder autrement : à voir le monde non comme une réserve à exploiter, mais comme une maison commune où chaque être vivant a sa place, sa dignité et sa mission.
Dans l’Evangile, laissé en héritage pour éclairer nos vies, Jésus ne parle pas explicitement d’écologie. Pourtant, tout son chemin en porte la trace : il contemple le lys des champs, admire les oiseaux du ciel, partage le pain, guérit les corps, restaure les relations et redonne à chacun la possibilité d’habiter la Terre en paix. Il relie ce que nous séparons volontiers : la nature, les pauvres, la justice, la communauté, Dieu. En ce sens, il révèle un principe que Laudato si’ rappelle avec force : tout est lié.
L’écologie intégrale ne consiste pas seulement à protéger l’environnement ; elle demande d’adopter une attitude intérieure renouvelée : vivre en frères et sœurs, prendre soin des fragilités, renoncer à la logique de possession pour entrer dans celle du don. Le Christ replace ainsi la personne humaine au cœur de la création, non pas au sommet pour dominer, mais au centre pour servir et relier.
Alors, « le Christ, c’est qui ? » C’est Celui qui fait naître en nous un regard nouveau. Celui qui nous sort de l’indifférence, nous apprend à reconnaître la valeur de ce qui est humble, vivant, blessé. Celui qui tisse une alliance entre l’humain, le vivant et Dieu. Et peut-être aussi Celui qui nous murmure aujourd’hui que la conversion écologique commence quand nous retrouvons notre juste place dans la création : ni maîtres, ni consommateurs, mais gardiens émerveillés.
La formule intégrale est la suivante : « Rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » C’est elle que, d’après les Evangiles de Matthieu (22, 21), Marc (12, 13-17) et Luc (20, 25), Jésus prononça en réponse à l’insidieuse question des pharisiens : « Devons-nous payer l’impôt à l’empereur ? » Si la réponse de Jésus était affirmative, il passerait pour un collaborateur, la Galilée étant alors sous domination romaine. Si elle était négative, il serait aussitôt dénoncé auprès de l’occupant. Jésus déjoua le piège en disant aux pharisiens : « Montrez-moi un denier. De qui porte-t-il l’effigie et l’inscription ? » Ils répondirent : « De César. » Alors Jésus leur dit : « Eh bien ! Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » Il s’agit de faire la part des choses, de rendre un bien à son propriétaire légitime, dont les droits sont ainsi rappelés.
Par Véronique Benz
Humour
A l’époque des églises pleines durant les offices, deux gaillards qui avaient un peu trop abusé de la dive bouteille pénètrent dans l’église avec un bon quart d’heure de retard. Ne trouvant pas de place dans la nef, ils montent à la tribune dépourvue de sa chorale, pour une fois. Petit à petit, le prêche du curé aidant, ils s’endorment dans les bras de Morphée. La messe finie, les paroissiens quittent le lieu sacré. Après quelques minutes, l’un des deux avinés se réveille, secoue son compagnon et lui dit : « C’est vide ! » Et l’autre, sans réfléchir, lui rétorque : « Eh bien, verse ! »
Sandra Dubi et son mari Julien sont pasteurs et parents de six garçons.
L’école des femmes propose des rencontres en ligne pour ouvrir un chemin de restauration profonde. Traumatismes, agressions sexuelles, pertes de grossesse… Dieu veut guérir et relever les femmes afin de les rendre fortes, libres et enracinées. Plus de mille deux cents participantes ont déjà répondu à l’appel. Le besoin est grand et Sandra Dubi, la fondatrice de ce mouvement, l’a bien senti.
Elle propose des podcasts sur des thématiques liées à son ministère lors desquels elle reçoit un invité.
Par Myriam Bettens Photos : DR
En quoi consistent les rencontres que vous proposez ? C’est un programme structuré sur six mois, de janvier à juin, comprenant six soirées thématiques sur Zoom. L’objectif est d’aider les femmes à « se lever » pour devenir celles que Dieu désire. Pour ce faire, nous les encourageons à s’engager activement dans l’appel [ndlr. la vocation] qu’Il a déposé sur leur cœur et à cultiver leur foi chrétienne au quotidien. Dieu m’a montré que, pour qu’une femme se lève, il faut travailler à la guérison de ses entrailles.
Qu’est-ce que la « guérison des entrailles » ? Les entrailles sont le « lieu très saint » du corps de la femme, là où Dieu dépose la vie. Le ministère se concentre donc sur la guérison des traumatismes qui affectent cette sphère : les pertes de grossesse (avortements, fausses couches, décès d’enfants en bas âge) et les agressions sexuelles. Lorsque les femmes permettent à Jésus de guérir ces blessures profondes, leur « levée » devient inévitable. Elles s’engagent alors pour leur couple, leurs enfants et souvent d’autres causes que Dieu leur met à cœur.
Six cents inscriptions la première année, puis mille deux cents la deuxième. Un tel succès montre, en filigrane, que le besoin est grand… Pour changer la vie des gens, il faut atteindre leurs profondeurs en osant traiter ces secrets douloureux avec discernement et de manière non jugeante. Par exemple, en parlant des pertes de grossesse en général plutôt que de stigmatiser l’avortement, cela libère les femmes de la honte et leur permet d’entamer un processus de guérison. En abordant les sujets qui « ouvrent les entrailles », on ne peut pas faire l’impasse sur une aide sérieuse par le biais de toute la batterie thérapeutique, en collaboration avec la puissance du Saint-Esprit.
… mais qu’il n’est pas entendu… Non, car nous vivons dans un déni sociétal collectif. La perte de grossesse, volontaire ou non, n’est pas un problème. Quant aux agressions sexuelles, il ne suffit pas de dénoncer, cela implique aussi d’apporter aux femmes l’aide nécessaire pour se relever. Je crois sincèrement que dans ces domaines-là, l’Eglise peut faire la différence et j’ai vraiment à cœur d’outiller les Eglises dans ce ministère. Mais on ne va pas dire qu’elles courent toutes à ma porte. Il est plus facile de parler des choses qui ne dérangent pas trop.
De quelle manière la guérison permet-elle aux femmes d’entrer dans leur appel ? La philosophie de ce ministère pourrait se résumer par le slogan : « Dieu veut faire de ta misère ton ministère. » Souvent, la guérison personnelle est le prélude à la mission. Les femmes ayant traversé des épreuves deviennent les mieux placées pour en aider d’autres vivant des situations similaires. Elles transforment leur propre douleur (perte d’un enfant, avortement, agression) en une « vengeance » vertueuse contre l’Ennemi. Et pour moi, cette « vengeance de l’Eternel », décrite dans Esaïe 61, consiste à apporter guérison, délivrance et restauration.
Sandra Dubi se déplace beaucoup pour donner des conférences à travers le monde. Celles-ci sont souvent traduites en plusieurs langues.
Le « réveil » des femmes
L’école des femmes s’organise autour des soirées Zoom thématiques, conçues comme des « émissions télé » (tables rondes, invités, temps de prière). Les participantes ont aussi accès à d’autres ressources, dont un parcours de guérison en ligne et des podcasts sur des sujets non traités lors des soirées. Des suivis de groupe en présentiel sont proposés deux fois par an, mais ils sont pris d’assaut. Une version en ligne (quatre soirées) a donc été développée. Le dispositif est complété par une conférence annuelle en présentiel pour toute la famille et par une cinquantaine de groupes WhatsApp locaux, permettant aux femmes de se retrouver géographiquement. Une nouvelle session de L’école des femmes débutera en janvier 2027. Les autres ressources et formations sont disponibles sur esaie61.fr
Bio express
Sandra Dubi est née en Suisse en 1973, dans une famille catholique traditionnelle. Touchée par Jésus lors de sa première communion, il vient à nouveau frapper à sa porte alors qu’elle mène une carrière effrénée de mannequin chez Elite. Elle quitte cette vie de paillettes pour le suivre, se marie avec Julien, termine des études en psychologie à l’Université de Lausanne et, avec lui, ils accueillent six garçons. Aujourd’hui, ils sont pasteurs au Gospel Center d’Annecy.
Athanase est né vers 295 à Alexandrie, en Egypte. Enfant, il a vécu les persécutions sanglantes des chrétiens sous l’empereur Dioclétien, qui l’ont rendu dur et intransigeant.
Il reçut une éducation classique dans sa jeunesse et devint diacre et secrétaire de son évêque Alexandre d’Alexandrie. En 325, il participa en tant qu’expert au concile de Nicée, qui reste encore aujourd’hui fondamental pour le développement de la théologie chrétienne. Après la mort de l’évêque Alexandre, Athanase lui succéda en 328 et occupa cette fonction pendant presque 50 ans. Cependant, en raison de son opposition farouche à l’arianisme, il se heurta rapidement à des difficultés ecclésiastiques et politiques, car d’innombrables évêques, ainsi que l’empereur, adhéraient à la doctrine hérétique des Ariens.
Aucun compromis
Ceux-ci croyaient que Jésus n’était qu’une créature, tandis que le concile de Nicée affirmait la consubstantialité du Christ, Fils de Dieu, avec le Père. Athanase, qui ne faisait aucun compromis en matière de foi, fut donc plusieurs fois destitué de sa fonction d’évêque, chassé et exilé.
Au total, il passa 17 ans en exil, dont une partie à Constantinople (aujourd’hui Istanbul) et à Trèves, puis à Rome et enfin dans la clandestinité à Alexandrie. Son dernier exil, décrété par l’empereur Valens en 365, dut finalement être levé suite aux protestations de la population. De 366 à 373, Athanase put exercer librement son patriarcat. Il mourut le 2 mai 373 à Alexandrie.
Athanase a rédigé une multitude d’écrits, de nombreuses lettres et des ouvrages sur l’interprétation de la Bible. Ses écrits sur l’incarnation de Dieu en Jésus-Christ ainsi que sur l’unité et l’égalité du Père et du Fils, ont marqué la théologie jusqu’à aujourd’hui. Sa biographie sur la vie de saint Antoine d’Egypte, écrite vers 370, est considérée comme un projet programmatique du monachisme et a largement contribué à sa diffusion.
Son destin et sa fermeté face aux interventions impériales et aux hérétiques ont fait de lui un héros du monde catholique de son époque. Sa grande influence sur la théologie ultérieure s’exprime dans des qualificatifs tels que « pilier de l’Eglise » et « père de l’orthodoxie ». Le pape Pie V l’a nommé docteur de l’Eglise en 1568. Il est aujourd’hui vénéré dans toutes les Eglises chrétiennes et occupe une place de premier plan parmi les docteurs de l’Eglise. Il est invoqué en cas de maux de tête.
Sa fête est célébrée le 2 mai.
Citations d’Athanase
« Dieu est devenu ce que nous sommes afin de pouvoir nous rendre ce qu’il est. »
« Le Christ ressuscité fait de la vie des hommes une fête ininterrompue de la foi. »
« Pour les justes, il n’y a pas de mort, mais seulement un passage. »
L’Hippomobile d’Etienne Lenoir se déplaçait avec un moteur à hydrogène.
François Isaac de Rivaz.
Par Pierre Guillemin | Photos : DR
L’eau est très présente dans les Evangiles. Elle apparaît dans des épisodes clés de la vie de Jésus et porte une forte charge théologique, liée à la vie, à la purification, à la foi et à la transformation spirituelle.
Du point de vue chimique, l’eau est composée de deux atomes d’hydrogène pour un atome d’oxygène. C’est pourquoi, en réalisant une combustion de l’hydrogène, la réaction chimique produit une molécule d’eau en associant hydrogène et oxygène. Le résultat est extrêmement séduisant, car non polluant (production de vapeur d’eau).
Cependant, l’utilisation de l’hydrogène comporte de nombreux risques limitant son exploitation comme carburant :
• Inflammabilité et explosion : la principale menace est l’incendie ou l’explosion en cas de fuite et de confinement. La flamme d’hydrogène est quasiment invisible en plein jour.
• Fuites et perméation : molécule très petite, l’hydrogène s’échappe plus facilement que les combustibles fossiles, notamment à travers certains matériaux (perméation).
• Stockage haute pression : utilisé sous haute pression (généralement 700 bars pour les véhicules) ou en forme cryogénique (-253 °C), ce qui impose des réservoirs renforcés et des précautions extrêmes pour éviter les ruptures et les brûlures froides.
• Risque acoustique : une fuite à haute pression (200 bars) peut générer un bruit dépassant les 140 décibels.
Technologiquement, on ne peut pas considérer que le moteur à hydrogène soit particulièrement révolutionnaire… Les premières expériences dans le domaine remontent au début du XIXe siècle. En 1806, François Isaac de Rivaz a conçu le premier moteur à combustion interne, fonctionnant avec un mélange hydrogène/oxygène. L’Hippomobile (1883) d’Etienne Lenoir se déplaçait avec un moteur à hydrogène.
De nos jours, la filière hydrogène est vue comme une excellente solution pour les véhicules lourds (camions, trains) qui sont plus à même de sécuriser le processus de gestion des risques tout en réduisant considérablement le niveau de pollution généré. Citons le fabricant suisse Stadler Rail qui est à la pointe de la technologie avec son train à hydrogène, le FLIRT H2, qui a établi un record du monde en parcourant 2 803 km sans ravitaillement. De même, de grands distributeurs suisses intègrent des camions à hydrogène dans leurs flottes logistiques pour réduire leurs émissions de CO2.
L’eau, c’est la vie et c’est aussi une source d’énergie remarquable grâce à ses composants hydrogène et oxygène.
Elle est toujours aussi souriante et avenante. J’éprouve une grande joie à revoir Karin Hämmerli. Nous nous connaissons depuis fort longtemps. Nous nous sommes croisées pour la première fois lors d’un pèlerinage avec les jeunes à Lourdes en 1995 ! Rencontre avec une femme très investie au sein de son unité pastorale (UP) de Notre-Dame de La Brillaz, dans le canton de Fribourg.
Karin Hämmerli est infirmière de formation. Elle a débuté son engagement en répondant à un appel. « La cousine de Bruno (ndlr. son compagnon) est venue me voir en me disant que l’unité pastorale cherchait des catéchistes. J’ai d’abord travaillé en binôme avec une ancienne catéchiste, puis je me suis lancée toute seule avec une classe de 3H. Actuellement, j’ai quatre heures de catéchèse par semaine. Par la suite, je me suis mise au service du parcours de préparation à la première communion. Cette année, je suis responsable du nouveau parcours de préparation au sacrement de la réconciliation. »
Depuis peu, Karin Hämmerli est engagée à 20 % pour le catéchuménat dans son UP. Elle est membre du Conseil de communauté et s’occupe des servants de messe. Depuis 2023, elle siège également au Conseil de paroisse de Cottens, sa commune de domicile.
Karin donne généreusement de son temps pour l’Eglise, mais également pour la société comme assistante parentale pour Famiya.
Pour elle, c’est un vrai bonheur de rencontrer des enfants et de voir leur désir d’apprendre à connaître Jésus. « Les enfants sont généralement très motivés et très curieux. Souvent ils nous disent qu’ils ne peuvent pas venir à la messe parce qu’ils n’ont pas le temps. Dans la société actuelle, les familles et les enfants font tous énormément d’activités. Pourtant, 60 minutes sur une semaine qui en compte plus de dix mille, ce n’est pas grand-chose ! »
Pour devenir catéchiste, Karin Hämmerli a suivi le parcours Galilée puis la formation Emmaüs. « Ce furent des moments très enrichissants tant au niveau du contenu que des rencontres que j’ai faites. »
Le quotidien de Karin Hämmerli est fait de multiples entrevues avec des enfants, des adultes ou des personnes âgées. Dans son engagement ecclésial, elle retrouve le côté social de son métier d’infirmière et c’est ce qui la motive. Son sourire est le reflet d’une joie profonde, une joie qui va à la rencontre de l’autre pour être partagée.
Karin avec les enfants lors de leur entrée en catéchuménat.
Un souvenir marquant de votre enfance ?
Le pèlerinage à Lourdes, en 1995, avec mon frère, un copain et une copine. J’avais 16 ans, j’ai rencontré le groupe des jeunes de Lourdes. C’est un souvenir mémorable.
Votre moment préféré de la journée ou de la semaine ?
Je n’ai pas de jour ou d’heure préféré dans la journée. Mais dès que les beaux jours sont là, je sors ma moto et je m’en vais là où la route me mène. C’est une passion que je partageais avec mon papa et qui continue actuellement avec mon compagnon et mes enfants.
Votre principal trait de caractère ?
La générosité et le fait d’être toujours souriante.
Un livre que vous aimez particulièrement ?
J’aime beaucoup les livres d’Eric-Emmanuel Schmitt. Je citerai également celui d’une amie : L’invisible de Danielle Dousse.
Une personne qui vous inspire ?
Mes grands-mères ont été pour moi des modèles. Je me souviens aussi des années de MADEP, avec notre accompagnateur Frère Charles et Solange qui jouait de la guitare et chantait.
Votre citation préférée ?
J’aime particulièrement cette phrase de Mère Teresa : « Nous savons bien que notre action n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan, mais sans notre action, cette goutte manquerait. »
Karine Hämmerli
• Karin Hämmerli habite Cottens. En couple avec Bruno depuis près de 30 ans, elle est maman de trois grands garçons qui ont 16, 18 et 20 ans.
• Infirmière de formation, elle a arrêté son métier après la naissance de son troisième enfant. Elle est assistante parentale pour Famiya, l’Association d’accueil familial de jour de la Sarine.
• Elle est catéchiste et depuis peu, elle est engagée pour le catéchuménat des adultes en lien avec la Région diocésaine Fribourg francophone.
• A l’automne 2026, Karin reprendra la responsabilité du parcours de confirmation sur l’UP Notre-Dame de La Brillaz et augmentera son pourcentage de travail à 50 %.
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
Cheminer vers la Lumière Valérie Mazeau
A 53 ans, Valérie Mazeau entame son itinéraire de catéchumène en lisant les Evangiles. Elle y découvre le Christ. Pour elle, c’est une révélation, une déflagration en plein cœur. Une expérience intime qu’elle restitue avec beaucoup de sensibilité et d’allégresse, heureuse de partager cette aventure qui a bouleversé sa vie. Ce livre retrace son cheminement spirituel commencé à l’adolescence, alors qu’elle cherchait Dieu à travers les récits chrétiens et les lieux sacrés.
La vie de Jésus commentée par le pape François Andrea Tornielli
Qui est Jésus ? Que savons-nous de lui, de sa vie, de sa mort ? Qu’en disent les évangiles ? De Bethléem à Jérusalem en passant par le sermon sur la montagne, la résurrection de Lazare et la trahison de Judas, cet ouvrage sans précédent nous fait vivre page après page dans l’intimité, la destinée et l’épopée de celui qui a changé l’histoire de l’humanité. Une vie de Jésus accessible, lumineuse, magistrale. Un superbe récit. Une aventure exceptionnelle. Un livre événement.
A la question « Quelle est la différence entre les juifs et les chrétiens ? », la réponse est apparemment simple : les juifs attendent encore le Messie, les chrétiens l’ont trouvé : c’est Jésus de Nazareth ; d’ailleurs, ils l’appellent publiquement « Jésus Christ », qui veut dire « Jésus le Messie ». Mais est-ce si évident ? La Bible évoque en effet la figure du Messie en termes qu’il convient d’éclairer. Quelles étaient les attentes des hommes de la Bible ? A partir de quand et de quelle manière ont-ils commencé à parler d’un Messie ? Pourquoi les chrétiens ont-ils identifié Jésus de Nazareth avec le Messie qu’ils attendaient ?
De l’Annonciation à la Pentecôte, ce très beau livre raconte l’histoire merveilleuse du Christ à partir des principaux épisodes des évangiles. Tout le talent et l’expérience de Maïte Roche pour raconter l’Evangile aux enfants avec des mots et des illustrations qui savent toucher les cœurs. Un livre indispensable pour mieux connaître Jésus, au plus près des textes des Evangiles. A partir de trois ans.
Dans la prière du Notre Père… ne dit–on pas… Notre Père ? Ne sommes-nous pas tous frères et sœurs en Christ ? Donc, Jésus est mon frère, votre frère… aurais-je aimé avoir un frère, moi qui n’ai eu qu’une sœur ? Je ne me suis jamais posé vraiment la question…mais ne dit-on pas que notre famille, on ne la choisit pas ?
Jésus est avant tout mon ami, infaillible, que j’ai choisi. Pas à mon baptême, mes parents l’ont fait pour moi, mais à ma confirmation et à maintes reprises dans ma vie. Je lui renouvelle ma confiance chaque jour et je le rencontre dans le regard de chaque jeune que j’accompagne.
Il est ma tête pensante, mon intelligence, il est des oreilles qui m’écoutent, il est la bouche qui me nourrit par sa Parole, il est ce regard qui me rend unique, il est cette épaule qui me console ; ses bras et ses jambes sont là pour me porter et me supporter quand je n’en peux plus, et il est ses pieds qui marchent pour moi quand alors je me repose dans ses bras.
Il est mon bâton de pèlerin qui m’invite chaque matin à me mettre debout physiquement et ou mentalement et qui me murmure de l’imiter pour à mon tour me mettre au service de mes amis.
Le pape Léon XIV nous dit que, pour lui, le Christ est avant tout le « Roi de la paix », un sauveur apportant une paix désarmée, humble et universelle. Il est le centre de la vie, l’unique médiateur et rédempteur, et le visage de l’amour de Dieu pour les pauvres, exigeant des fidèles un engagement actif pour la justice et le pardon. Au lendemain de Pâques, la vie est jaillissante et nous rappelle que Christ est vivant ! A nous de poursuivre notre engagement pour que la paix advienne.
Qui est Jésus pour moi ? il est vivant en moi et par moi et pour chacun de nous. Gratitude.
Saviez-vous que, chaque premier vendredi du mois, la communauté polonaise à Champel se réunit pour une messe, disons, spéciale : elle répond à la demande d’une Sainte française, Marguerite-Marie Alacoque (1647-1690), dévote de Paray-le-Monial, qui a expérimenté Dieu-charité au plus profond de son cœur. Pour inviter les fidèles à Lui être tout dévoués à leur tour, en pratiquant la célébration de l’eucharistie le premier vendredi du mois.
Et voici le résumé des promesses :
« Je leur donnerai toutes les grâces nécessaires à leur état. Je mettrai la paix dans leur famille. Je les consolerai dans toutes leurs peines. Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort. Je répandrai d’abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises. Les pécheurs trouveront dans mon Cœur la source et l’océan infini de la miséricorde. Les âmes tièdes deviendront ferventes. Les âmes ferventes s’élèveront à une grande perfection. Je bénirai moi-même les maisons où l’image de mon Sacré-Cœur sera exposée et honorée. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis. Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon Cœur, où il ne sera jamais effacé. »
A Puplinge, le 28 février dernier, la communauté locale a proposé, après la messe de 18h, de visionner le film documentaire sur la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus ; franc succès pour elle et les spectateurs ont appris et / ou découvert que Dieu appelle personnellement pour le bien de tous !
En cherchant comment parler d’œcuménisme à ses catéchumènes, l’abbé Thierry Schelling s’est dit que Genève, avec son patrimoine historique et religieux, serait un bon exemple en la matière. Il a donc organisé, mi-mars, une promenade guidée pour découvrir l’histoire de la Grande Eglise au travers des édifices religieux qui jalonnent la ville.
Texte et photos par Myriam Bettens
« Je viens profiter des connaissances de Thierry [ndlr. Schelling]. Il est d’ailleurs bien trop modeste », glisse Joëlle avec un sourire. Elle-même guide pour l’antenne romande de l’association Eglises + Tourisme Suisse, elle est venue participer à la promenade guidée que propose régulièrement l’abbé Thierry Schelling à ses catéchumènes. Dans le cadre du parcours de catéchuménat, le responsable de la paroisse Saint-Joseph invite ses aspirants au baptême à expérimenter l’œcuménisme au travers d’édifices du patrimoine religieux genevois, témoins d’une longue histoire en la matière. Enzo, lui, y assiste pour la seconde fois. « Pour me rafraichir la mémoire », plaide-t-il, avec un haussement d’épaule, lorsque l’abbé le lui fait remarquer.
« Lors de la promenade, faites connaissance, discutez, échangez… Car « faire Eglise », c’est aussi cela », enjoint-il à la dizaine de participants réunis autour du bénitier de l’entrée de la paroisse Saint-Joseph des Eaux-Vives. Symboliquement, six d’entre eux passeront bientôt de cet « espace de transition », le narthex – historiquement réservée aux catéchumènes et aux pénitents – à la nef – lieu du peuple rassemblé pour la célébration commune – lors de la prochaine Vigile pascale. Toutefois, Thierry Schelling souligne que « depuis le Concile Vatican II, cette séparation stricte est dépassée : l’Eglise se doit d’être ouverte sur le monde et à son service ».
Pour le guide, c’est pareil lorsqu’on parle d’œcuménisme : ni séparation ni uniformisation. L’idée d’une Eglise où toutes les confessions chrétiennes deviendraient identiques est « un idéal autrefois envisagé par Rome, mais aujourd’hui considéré comme irréalisable et même regrettable ». De même, l’histoire des Eglises (protestantes, catholiques, orthodoxes) « ont permis de développer des manières riches et variées de célébrer le Christ, sans pour autant être opposées ». L’orateur précise que le terme « les Eglises chrétiennes » désigne une multitude de familles et de branches et établit une distinction fondamentale entre « une église », au sens de communauté confessionnelle spécifique dans laquelle on entre par le baptême, et « l’Eglise », qui représente la communauté universelle de tous les chrétiens. Une double dimension essentielle pour comprendre son identité au sein de la foi chrétienne.
Après la visite de Saint-Joseph, la promenade s’est poursuivie en direction de l’église orthodoxe russe, par chance, ouverte en cette période de Grand Carême. Les participants ont pu prendre part à une partie de la célébration pour les défunts qui s’y déroulait. Le petit groupe s’est ensuite rendu chez les luthériens, puis à la cathédrale Saint-Pierre, pour enfin terminer l’excursion à la paroisse Saint-Germain, lieu de culte de la communauté catholique chrétienne. Loin de vouloir pousser ses futurs baptisés « à la concurrence », Thierry Schelling les a néanmoins exhortés à se rendre à une messe. D’une part, « vous ne remarquerez peut-être aucune différence entre leur célébration et la nôtre » et, d’autre part, « l’œcuménisme c’est aussi cela ».
Cathédrale Saint-Pierre. Lors de la balade, les conversations vont bon train.Encore quelques mètres et les coupoles dorées de l’église russe apparaitront déjà en contre-haut de la rue.Les coupoles caractéristiques de la cathédrale de l’Exaltation-de-la-Sainte-Croix.Dans l’enceinte de l’église orthodoxe russe.
La paroisse Saint-Joseph attendait avec impatience un outil tel que MyChurch.
Développée pour rester connectée à la vie de sa paroisse, l’application MyChurch est pensée comme un outil de proximité, qui s’adapte aux besoins des églises locales. Tout en continuant à « donner une voix à Dieu », le groupe Saint-Augustin s’adapte aux enjeux contemporains en intégrant les technologies numériques pour rapprocher les communautés de foi.
Par Myriam Bettens | Photos : DR
Un outil plus efficace que les annonces en fin de messe, moins fastidieux qu’une recherche sur Google et dont les données seraient hébergées localement.Un vœu pieux ? Plutôt du pain béni… et à portée de clic ! Le groupe Saint-Augustin a lancé, le 1er octobre dernier, l’application MyChurch « pour rapprocher les communautés de foi », tout en poursuivant sa vocation de « donner une voix à Dieu ». Elle offre aux paroisses un espace taillé sur-mesure leur permettant de partager avec leur communauté, et au-delà, toute une série d’outils et d’informations pour fluidifier leur communication.
Plus qu’un réseau social-chrétien, l’application se veut intuitive, inclusive et multilingue. De plus, MyChurch s’adapte aux besoins des paroisses, que vous souhaitiez y trouver les horaires de messe, les annonces en temps réel, les invitations aux événements ou les messages que vous avez ratés à cause d’une visite inopinée de belle-maman, tout s’y trouve ! La plateforme offre aussi la possibilité d’animer des groupes et d’échanger des vidéos et des photos. Les images de la première communion du petit neveu sont floues ? Vous savez maintenant où aller les chercher !
Cerise sur l’application : les données sont entièrement hébergées en Suisse. MyChurch ne fait donc pas de la sécurité et de la confidentialité une option. Cet espace, aussi unique que chaque paroisse, ne nécessite pas non plus le recours à un spécialiste de l’informatique. Avec des publications planifiées et synchronisées automatiquement entre l’application et le site de la paroisse, les mises à jour s’opèrent en temps réel. Autrement dit, un gain de temps, tout en évitant les tracasseries informatiques.
Appelée à « connecte[r] toutes les communautés d’Eglise en Suisse » – puis dans un second temps, les paroisses des pays francophones voisins, avant de s’étendre au reste du monde – l’application se déploie aujourd’hui dans de nombreuses communautés romandes et linguistiques, ainsi qu’à des groupes tels que Cath.ch ou en encore Action de Carême. Côté terrain, à la paroisse Saint-Joseph des Eaux-Vives, l’application était attendue comme le Messie. « Nous souhaitions proposer un accès direct à ce qui se passe dans la paroisse. Cette « app » donne la possibilité à l’équipe pastorale de la Région Voie Verte – Eaux-Vives jusqu’à Presinge – d’alimenter l’actualité paroissiale avec des textes et des photos et aux fidèles de devenir acteurs de leur vie paroissiale. Elle offre de l’information en temps réel tout en permettant une grande réactivité », explique Thierry Schelling, le prêtre responsable, d’un air réjoui.
Curieux de voir à quoi ressemble cette application ?
• L’application est téléchargeable sur Apple Store et Google Play Store sous l’appellation MyChurch by Saint-Augustin
Envie d’installer l’application dans votre paroisse ?
Les miracles, qu’ils soient considérés comme des « contes » extraordinaires, des phénomènes expliqués par la science ou des illustrations de la puissance de Dieu, continuent de questionner. Ne peuvent-ils pas être les trois à la foi(s) ?
Si Dieu est omniscient – ce que je crois – Il a mis un phénomène météorologique à profit de Moïse et des Hébreux pour leur donner ce dont ils avaient besoin à ce moment-là. Toutefois, pour que « le miracle » se produise, les antennes spirituelles de Moïse devaient être suffisamment affûtées afin d’écouter la voix de Dieu. Et cela même si ce qu’il entendait semblait, peut-être, complètement insensé.
Parfois nous ratons notre miracle, moi la première, en limitant Dieu à notre vision étriquée du monde. Et parfois il nous faut avoir les « armées de pharaon » aux trousses pour que nous consentions à laisser Dieu agir. Le miraculeux est devenu une denrée rare, car nous ne lui donnons plus la possibilité de se produire dans nos vies. Mais je crois que Dieu peut reculer l’ombre du soleil de dix degrés, suspendre la course de la lune et ouvrir une voie à travers les eaux pour moi. Simplement parce qu’Il m’aime.
Moïse séparant les eaux, vu par Hollywood, fait appel à la puissance divine et non à un phénomène naturel.
Le passage de la mer Rouge par Moïse constitue l’un des épisodes les plus emblématiques de l’Ancien Testament. Rapporté principalement dans le livre de l’Exode, cet événement marque l’aboutissement de la libération du peuple hébreu, réduit en esclavage en Egypte depuis plusieurs générations.
Par Pierre Guillemin Photos : Flickr, DR
L’archéologie biblique étudie les vestiges matériels (inscriptions, ruines, objets divers) au Proche-Orient pour éclairer le contexte historique et culturel de la Bible. Discipline scientifique, elle analyse la Terre sainte, l’Egypte et la Mésopotamie, confirmant ou pas, selon des méthodes scientifiques, le cadre matériel des récits.
Le Passage de la mer Rouge a ainsi suscité de nombreuses interprétations historiques, théologiques et scientifiques. De nombreux chercheurs ont tenté d’identifier le lieu exact de la traversée ou d’expliquer le phénomène par des causes naturelles, comme des vents violents ou des marées exceptionnelles.
Un premier point essentiel concerne la localisation exacte de la « mer Rouge » mentionnée dans la Bible. Le terme hébreu utilisé, Yam Souph, signifie littéralement « mer des roseaux » et ne correspond pas forcément à la mer Rouge actuelle. L’interprétation scientifique penche alors vers une zone marécageuse ou lagunaire, située dans le delta du Nil ou dans la région des lacs Amers entre Suez et Ismaïlia, composée d’eaux peu profondes. Cette précision géographique ouvre la voie à des explications basées sur des phénomènes hydrologiques. Dans cette hypothèse, l’une des explications scientifiques les plus souvent évoquées est celle du « wind setdown », ou effet d’abaissement du niveau de l’eau par le vent. Ce phénomène, bien documenté, se produit lorsqu’un vent fort et constant souffle pendant plusieurs heures dans une même direction, repoussant l’eau et découvrant temporairement une bande de terre. Des études de modélisation informatique ont montré qu’un vent d’Est soutenu, correspondant à la description biblique, aurait pu dégager un passage praticable dans une zone peu profonde, permettant à un groupe humain de traverser à pied. Selon cette hypothèse, lorsque le vent cesse ou change brusquement de direction, l’eau revient rapidement à son niveau initial. Cela pourrait expliquer la submersion soudaine des troupes égyptiennes poursuivant les Hébreux. Un tel phénomène, observé dans certains estuaires et lagunes, peut être spectaculaire et dangereux, surtout pour des troupes lourdement équipées de chars et d’armes.
D’autres scientifiques ont évoqué des phénomènes liés aux marées ou à des variations saisonnières du niveau de l’eau. Bien que les marées soient faibles dans cette région, leur combinaison avec des vents puissants pourrait avoir amplifié l’effet de retrait des eaux. Certains chercheurs suggèrent également un lien avec des événements sismiques, fréquents dans la région, capables de provoquer des déplacements temporaires de masses d’eau, bien que cette hypothèse soit moins étayée par des données précises.
Erreur géographique ?
L’éruption du Santorin a longtemps été la thèse scientifique retenue. S’il est probable que les cendres de Santorin sont effectivement arrivées en Egypte et peuvent être à l’origine des 7 plaies d’Egypte du moins en partie, il faut se rappeler que l’éruption a eu lieu en Méditerranée et non en mer Rouge ; sauf à considérer que le texte biblique comporte une erreur et fasse la confusion entre les deux mers, il est impossible que le tsunami provoqué par l’explosion du volcan ait atteint l’Egypte en mer Rouge. En effet, le raz de marée déclenché par l’éruption pourrait expliquer parfaitement le retrait puis le retour soudain des eaux de la Méditerranée, voire des eaux du delta du Nil.
L’hypothèse d’une éruption volcanique, celle du Santorin (à droite), n’est plus celle retenue en priorité.
Les fouilles dans la péninsule du Sinaï n’ont pas mis au jour des vestiges attribuables à un grand groupe d’exilés.
Pas de consensus
Le bilan actuel de la recherche scientifique sur cet évènement extraordinaire se résume ainsi :
• A ce jour, il n’existe aucun consensus scientifique archéologique prouvant directement que l’Exode – y compris le passage de la mer Rouge – s’est produit exactement comme décrit dans la Bible. Les textes égyptiens anciens n’incluent aucune mention claire d’une fuite massive d’esclaves d’Egypte ni d’une armée engloutie dans la mer telle qu’elle est racontée dans l’Exode. Les archéologues professionnels soulignent que l’absence de preuves directes rend difficile toute conclusion affirmative sur l’authenticité historique détaillée du récit biblique.
• Les fouilles, dans la péninsule du Sinaï, supposée être la route de l’Exode, n’ont pas mis au jour de vestiges attribuables à un grand groupe d’exilés ni à une armée détruite dans un plan d’eau.
• Aucun document égyptien ancien découvert jusqu’ici ne mentionne une catastrophe militaire de ce type ou une disparition massive de soldats.
• Les structures sociales, démographiques et archéologiques de l’Egypte ancienne ne montrent pas de signe d’une perte considérable de main-d’œuvre ou d’une crise catastrophique coïncidant avec la période de l’Exode.
Prudence… et foi !
Certaines affirmations très médiatisées ou populaires sur Internet ou dans des publications non académiques prétendent avoir trouvé des preuves tangibles du passage de la mer Rouge :
• Des sites ou annonces non confirmées parlent d’ossements humains, d’armures ou d’ossements de soldats découverts dans le golfe de Suez ou ailleurs, supposés être des restes de l’armée égyptienne. Toutefois, ces découvertes ne sont pas validées par des publications scientifiques évaluées par les pairs ni par des institutions archéologiques reconnues.
• Des récits parlent de piliers avec inscriptions paléohébraïques ou autres artefacts marquant un lieu de passage. Là encore, aucune inscription ou artefact acceptés par l’égyptologie académique n’atteste formellement cet événement.
• Des vidéos et chaînes Internet présentent des « preuves archéologiques » (roues de chars, structures, territoires identifiés) mais celles-ci ne reposent pas sur des publications scientifiques ou sur le consensus archéologique. Elles doivent être considérées avec prudence.
La stèle de Mérenptah mentionne Israël comme groupe ou entité en Canaan.
Même si le passage de la mer Rouge lui-même n’a pas de preuves directes, certains éléments indirects ou contextuels sont étudiés par les spécialistes de l’archéologie biblique :
• La stèle de Mérenptah (~1200 av. J.-C.) est une inscription égyptienne mentionnant Israël comme groupe ou entité en Canaan, ce qui donne une indication que ce nom était connu à l’extérieur de la Bible à cette période – bien que cela n’ait aucun lien direct avec l’Exode ou le passage de la mer Rouge.
• De nombreuses fouilles en Israël et dans le Levant documentent des sociétés locales et migrations humaines, mais rien ne permet de relier clairement ces traces à l’exode massif d’un peuple depuis l’Egypte tel que décrit dans les récits religieux.
Toutefois, quelle que soit l’approche adoptée, le cœur du récit demeure sa signification religieuse et symbolique : il s’agit d’affirmer que la liberté est un don divin et qu’elle exige confiance, mémoire et engagement.
Ce texte paradigmatique est devenu le modèle des libérations successives
dont les Israélites ont bénéficié au long de leur histoire.
Par François-Xavier Amherdt | Photo : DR
La preuve que le récit biblique ne cherche pas à nous offrir une description scientifique et précise du passage de la mer par les Israélites, c’est que le texte lui-même présente le miracle de deux manières différentes :
Deux lectures
D’une part, pour souligner qu’il s’agit d’une véritable « re-création », l’eau se sépare par l’action du bâton de Moïse et les Hébreux marchent à pied sec entre les deux murailles ainsi formées, puis les flots reviennent sur les Egyptiens engagés derrière le peuple élu. De même que le Seigneur a fait apparaître la terre ferme en séparant les eaux au début du monde (Genèse 1), ainsi la nation sainte est-elle engendrée par le Créateur en passant à travers les flots. Nous vivons notre baptême de la même façon, comme une traversée nous conduisant de la mort à la vie, par laquelle les forces du mal sont noyées au fond de la cuve sacramentelle.
D’autre part, selon la version la plus ancienne de l’épisode, le prophète assure les Israélites poursuivis que Dieu va agir pour eux sans qu’ils n’aient rien à faire : alors le Seigneur fait souffler un vent qui dessèche la mer Rouge et les Egyptiens qui y pénètrent sont recouverts par son reflux. De cette manière, Israël qui avait eu peur de la puissance égyptienne l’a « vue » détruite sur le bord du rivage, et ainsi a pu « voir » la prouesse accomplie par son Sauveur.
La Vérité profonde
Ce qui compte donc, pour le rédacteur final de l’Exode et sa narration « épique », c’est de conserver et de combiner les diverses traditions du miracle et d’affirmer théologiquement la vérité profonde de l’événement. Quand les Hébreux sont acculés par leurs ennemis, le Rédempteur intervient pour eux et les arrache à toute forme de servitude.
Ce texte « paradigmatique » (exemplaire) est devenu de ce fait le modèle des libérations successives dont les Israélites ont bénéficié au long de leur histoire. Comme déjà le passage du Jourdain pour l’entrée en terre promise en Josué 3-4.
Grâce à l’Agneau pascal, le mal est traversé, la mort est engloutie et nous pouvons pénétrer dans le Royaume de la promesse.
Pie XII, François ou Léon XIV ont chacun éclairé à leur manière ce passage biblique.
Par Thierry Schelling | Photos : DR
De Pie XII…
Aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est Papa Pacelli qui a le premier, du haut de la chaire de Saint-Pierre, permis l’usage de la méthode historico-critique pour lire la Bible – alors interdite dans le sérail catholique-romain – pour améliorer par cette approche scientifique la compréhension du message théologique et, partant, pastoral, des Ecritures. Par son encyclique Divino Afflante Spiritu, il a décidé de mettre de côté l’historicisme biblique – ce qui est écrit verbatim est vrai – et, avec tact et intelligence, ouvert le champ d’études de la Bible avec les moyens que sont l’archéologie, le traitement de texte, la sociologie, etc.
… à François
En 2018, dans le cadre de la clôture de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, Papa Bergoglio reprend le mythe du Passage de la mer Rouge en rappelant son symbolisme : le baptême y est préfiguré, comme le passage d’une rive à l’autre au travers des eaux « nettoyeuses » et pour une vie nouvelle, dans une terre nouvelle, à l’écoute du Dieu qui sauve et qui libère, jadis les Hébreux (comme le raconte le Livre de l’Exode) et aujourd’hui les migrantes et migrants qui fuient tout pareillement une terre d’esclavage pour un brin de liberté au risque de perdre la vie, car trop souvent engloutis dans les eaux de l’aléatoire…
Léon XIV à ses débuts
Dans son premier écrit pontifical, Dilexi te (2025), Papa Prevost a repris le thème de la libération, illustré par cet épisode de la traversée de la mer Rouge, au profit du cri central des pauvres, et du devoir premier des baptisés. Il explique : « La mission de l’Eglise, lorsqu’elle est fidèle à son Seigneur, est toujours d’annoncer la libération. […] Lorsque l’Eglise s’incline pour briser les nouvelles chaînes qui entravent les pauvres, elle devient un signe pascal. »
Pas étonnant que ce passage de l’Ancien Testament en Exode 14 et 15 se retrouve en troisième lecture « obligatoire » de la Vigile pascale…
Chaque mois, L’Essentiel propose à un ou une représentant(e) d’un diocèse suisse de s’exprimer sur un sujet de son choix. Sœur Marie-Emmanuel Minot, représentante de l’évêque pour la vie consacrée du diocèse de LGF, est l’auteure de cette carte blanche.
Par Sœur Marie-Emmanuel Minot, représentante de l’évêque pour la vie consacrée du diocèse de LGF Photo : DR
Incroyable mais vrai ! Quelqu’un de chez nous, de notre race, de notre chair, est ressuscité. Il a vaincu la mort, il ne meurt plus, il est vivant à jamais. N’est-ce pas vraiment une « Bonne Nouvelle » au sens étymologique du mot « évangile » ?
C’est ce qui a fait courir les apôtres à travers tout le bassin méditerranéen. C’est le message originaire et original de l’Eglise : « Dieu l’a ressuscité, nous en sommes témoins. » Témoins de l’impossible, croyants de l’incroyable.
Garder l’Espérance malgré les persécutions
Pour une telle bonne nouvelle, nous allons emplir nos liturgies d’alléluias, acclamation de joie, chantés du fond de nos cœurs ; nous en avions été privés pendant les 40 jours du Carême. Pourquoi ai-je mis un point d’interrogation dans le titre « alléluia ? » ? Parce que je pense à toutes les personnes qui vivent en zones de guerre, en situation difficile, et il y en a partout dans le monde. En 1994, j’ai vécu au Rwanda une expérience dramatique : Pâques était le 3 avril et trois jours plus tard, commençait le génocide. Comment chanter les alléluias, comment vivre la liturgie pascale quand on tue autour de toi ? C’est ce que vivent aujourd’hui tant de chrétiens qui ne savent comment célébrer cette liturgie pascale dans les zones de guerre, de conflits, dans les persécutions… Comment garder l’Espérance ?
Il faut pourtant nous rappeler que le Ressuscité est à nos côtés, qu’il souffre avec nous. Le Christ ne nous a-t-il pas dit : « Prenez courage ! J’ai vaincu le monde. » (Jn 16, 33)
La méditation de Maurice Zundel
Maurice Zundel a longuement médité ce problème du mal au cœur de la Deuxième guerre mondiale « Notre mission de chrétien est d’entrer dans cette douleur, de la vivre […] Il faut nous hâter de créer de la joie […] Il est nécessaire de faire provision d’espérance et de courage, de dilater toute notre puissance d’aimer avant qu’il ne soit trop tard. […] Qu’une vague d’amour et de lumière se répande sur tout être ! Que chacun de nos actes soit un acte d’amour, une offrande, que chaque observation soit une joie ! […] Dieu nous envoie au-devant des autres comme des ambassadeurs d’amour et de joie. »
Le centuple est la quantité 100 fois plus grande de ce qui est évoqué. L’expression est traditionnellement employée pour signifier la prodigalité de Dieu, qui n’est pas à la mesure humaine. Jésus lui-même a fait cette promesse : « En vérité, je vous le dis, nul n’aura laissé maison, frères, sœurs, mère, père, enfants ou champs à cause de moi et à cause de l’Evangile, qui ne reçoive le centuple dès maintenant, au temps présent, en maisons, frères, sœurs, mères, enfants et champs, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. » (Marc 10, 23-30) Cette expression signifie faire preuve d’une grande générosité.
Par Véronique Benz
Humour
Un paroissien est allé chez son curé pour lui faire une demande : « Pourriez-vous célébrer une cérémonie pour la sépulture de mon chien ? » Le curé lui répond : « Vous n’y pensez pas, l’Eglise catholique ne le permet pas. Allez rencontrer le pasteur, peut-être sera-t-il éventuellement d’accord. » « Bien, répondit le paroissien. Encore une question, j’ai préparé la somme de 10’000 francs pour ce service. Croyez-vous que ce soit assez ? » « Mais, mon cher ami, répondit le curé devenu tout d’un coup plus ouvert à la demande, pourquoi ne pas m’avoir dit plus tôt, que votre chien était catholique ! »
Dans sept ans, les chrétiens commémoreront les 2000 ans de la Résurrection du Christ. L’association JC2033 aspire à mobiliser les Eglises du monde entier pour préparer la plus grande fête jamais organisée sur terre. Rencontre avec Anita Francioli et Martin Hoegger.
Par Myriam Bettens Photos : DR, JC2033
Concrètement, à quoi ressemblera cette fête mondiale ? Anita Francioli : La fête est un élément important. Elle va exprimer la richesse, la diversité, la beauté de la foi. Cela peut se faire de différentes manières. Avec de la musique, des images, des prières, des danses, des offices religieux, dans des églises, sur des places en plein air. Il n’y a pas de limite ! Martin Hoegger : La partition est écrite dans le ciel et on ne sait pas à quoi cela ressemblera, mais petit à petit, en marchant, en discernant ensemble, on peut déjà en deviner les contours.
C’est un projet titanesque, voire un peu utopique diront certains… AF : Je parlerais plutôt de « vision » et, aujourd’hui, nous en avons besoin ! Cela ouvre notre esprit et aide à aller vers un futur plus grand que nous. D’ailleurs, ce n’est pas un « projet », mais un mouvement, qui veut animer d’autres personnes, créer des liens, encourager. MH : C’est un chemin spirituel vers 2033, sur lequel nous devons établir des relations de fraternité en Christ, se réconcilier aussi, c’est nécessaire.
Justement, une telle image d’unité aura un impact sur la fécondité du témoignage… MH : C’est un appel à se centrer sur celui qui est notre unité, le Christ, mort et ressuscité et c’est ce que l’Eglise a à offrir au monde. Notre rêve serait qu’à Pâques 2033, chaque être humain entende dans sa langue maternelle la salutation pascale. AF : Le témoignage ne peut être que commun. C’est la seule façon d’être crédible pour le monde d’aujourd’hui, marqué par la fragmentation et la polarisation. Cela suppose l’amour et l’estime mutuels entre les croyants, les Eglises chrétiennes et les communautés ecclésiales. Laissons-nous guider par le Saint-Esprit, qui nous est donné à tous.
Du côté de la Conférence des évêques suisses, comment le projet est-il soutenu ? AF : La première personne catholique qui représentait la Conférence des évêques était l’évêque Denis Theurillat. Suite à sa retraite, on m’a demandé de reprendre la main. Je fais le lien avec les Eglises et lorsque nous organisons des rencontres internationales et régionales, l’Eglise catholique est toujours représentée. C’est une formidable occasion de témoigner que le Christ accompagne les hommes sur tous les continents depuis deux mille ans. Un événement d’une telle ampleur ne doit pas être célébré dans l’ombre.
Il reste encore sept ans jusqu’à la célébration. Comment faites-vous pour ne pas vous faire oublier ? MH : Les rencontres internationales font partie de la manière de se rappeler à la mémoire des gens. Mais maintenant, nous ne sommes plus « seuls ». Beaucoup de mouvements ont rejoint ce chemin vers 2033, comme le mouvement catholique « Global 2033 » et « Agenda 2033 », proposé par « Charis », le service international du Renouveau charismatique catholique. AF : Cela passe par des rencontres dans ma paroisse, des événements œcuméniques. Ce sont des occasions, certes pas spectaculaires, d’avancer ensemble vers cet événement et qui peuvent ensuite avoir un impact plus large.
Rassemblement JC2033 à Genève.
Un anniversaire qui compte!
En 2007, Olivier Fleury, un pasteur pentecôtiste vaudois, reçoit la vision « d’une explosion de joie et de lumière à travers le globe » et « d’un peuple célébrant les deux mille ans de la résurrection de Jésus ». Depuis, il encourage, avec le mouvement JC2033, à vivre l’événement de manière planétaire, sur la base d’initiatives locales. Il s’est entouré d’une équipe, autant locale qu’internationale, garante de la vision de départ et de sa continuité jusqu’à Pâques 2033.
Bio express
Anita Francioli fait partie du Comité consultatif JC2033, apportant réflexions et propositions en vue du jubilé. Elle a pour mandat d’informer la Conférence des évêques suisses sur les activités de JC2033. A titre personnel, elle fait partie du Mouvement des Focolari.
Martin Hoegger est responsable des relations avec les Eglises au sein de l’association JC2033. En outre, il est pasteur réformé dans le canton de Vaud et très actif dans l’œcuménisme.
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