Guglielmo Marconi est un physicien et inventeur italien né en 1874 à Bologne, considéré comme l’un des pionniers de la télécommunication sans fil.
En 1895, il parvient à réaliser ses premières transmissions radio sur plusieurs kilomètres à Salvan dans le Valais. Marconi cherche à vérifier si les ondes radio peuvent franchir des obstacles naturels comme des collines ou des montagnes. Il installe un émetteur et un récepteur à distance et parvient à transmettre des signaux malgré le relief, ce qui constitue une avancée scientifique majeure en démontrant ainsi que les ondes électromagnétiques ne nécessitent pas de ligne de vue directe parfaite, contrairement à la pensée commune de l’époque.
Marconi poursuit ses recherches au Royaume-Uni, où il bénéficie d’un soutien financier et scientifique. En 1897, il fonde la Marconi Company, qui contribue au développement et à la commercialisation de la radio. Son invention connaît un succès rapide, notamment dans le domaine maritime, où elle améliore considérablement la sécurité des communications en mer. En 1901, il réussit un exploit historique en transmettant un signal radio à travers l’Atlantique, entre l’Angleterre et Terre-Neuve.
Ses travaux révolutionnent les communications et ouvrent la voie à la radio moderne, puis à la télévision et aux technologies sans fil actuelles. Pour ses contributions majeures à la science, Marconi reçoit le prix Nobel de physique en 1909, qu’il partage avec le physicien allemand Karl Ferdinand Braun. Au-delà de ses inventions, il incarne l’esprit d’innovation de son époque et marque durablement l’histoire des sciences et des technologies.
Sa pensée scientifique est profondément attachée à la foi catholique : il considère que ses découvertes, notamment dans la radio, peuvent servir l’humanité tout en restant compatibles avec les valeurs religieuses. Sans être un théologien, il voit dans ses découvertes scientifiques une forme d’harmonie avec l’ordre du monde, qu’il associe à une dimension spirituelle.
Guglielmo Marconi collabore avec le Vatican pour développer des moyens de communication modernes. En 1931, il participe à la mise en place de Radio Vatican, permettant au pape Pie XI de diffuser son message à travers le monde.
Guglielmo Marconi meurt en 1937, laissant derrière lui un héritage considérable.
Ses découvertes ont transformé les modes de communication à l’échelle mondiale et ont jeté les bases des systèmes modernes de transmission sans fil, essentiels dans notre quotidien.
Assis dans un café, en face de moi, Pierre Vianin parle aisément. Je perçois directement l’enseignant et le pédagogue. Il me raconte sa vie, ses engagements, sa passion pour la lecture et pour l’écriture… Le fil rouge de son histoire est sans aucun doute le verbe. Le verbe comme parole, comme mot, mais aussi le Verbe de Dieu.
Par Véronique Benz | Photo : DR
Marié à Ursula et parent de trois filles adultes, Pierre prendra officiellement sa retraite à la fin juin. Après une formation en pédagogie curative à Fribourg, Pierre a d’abord travaillé dans l’enseignement spécialisé. Puis pendant près de 24 ans à la HEP du Valais tout en gardant un 30 % pour l’appui scolaire. Pour cet homme très investi dans son travail, la retraite représente une période particulière. « J’ai beaucoup prié pour savoir ce que j’allais faire de ma retraite et j’ai eu une réponse ! Comme quoi c’est bien de prier ! » Pierre Vianin a décidé de consacrer une « bonne partie » de sa retraite à l’Eglise. Cela semble couler de source pour quelqu’un qui s’est engagé sans relâche.
Pierre est né dans une famille croyante. Il a reçu une éducation chrétienne. « J’ai toujours été croyant et je le suis de plus en plus, même si parfois j’ai douté. » Comme croyant, il dit s’être investi un peu dans l’Eglise. Lorsqu’il m’énumère ses engagements, je trouve le « un peu » superflu. Pierre a été servant de messe et lecteur. Il a fait partie, avec l’abbé François-Xavier Amherdt, de la commission qui a lancé L’Arc-en-Sierre (ndlr. L’Essentiel de Sierre). Avec son épouse, il a suivi la formation aux ministères et service en Eglise (FAME) qui s’appelle aujourd’hui le parcours Théodule. Puis, il fut pendant dix ans le rédacteur responsable du journal paroissial de Sierre. Pendant une dizaine d’années, en lien avec un prêtre, Pierre et son épouse Ursula se sont occupés de la préparation des jeunes au mariage.
Pierre a coécrit avec l’abbé Amherdt un livre sur la pédagogie du Christ (voir ci-contre). Depuis une petite année, il est membre de l’équipe de rédaction de la page Eglises du Nouvelliste.
Enfin, avec son épouse et grâce à une copine, « j’ai découvert il y a cinq ans les écrits de Maria Valtorta, une mystique italienne. Cartésien de nature, j’ai été plutôt sceptique au départ. Puis j’ai lu les dix volumes et j’ai trouvé cela magnifique. Ces ouvrages m’ont aidé à approfondir ma foi. Lorsque j’en ai parlé autour de moi, j’ai constaté que personne ne connaissait Maria Valtorta. » Conscient que ces écrits ne sont pas reconnus officiellement par l’Eglise, Pierre, avec son épouse et trois autres personnes, a fondé l’Association Maria Valtorta, dont le but est de promouvoir la lecture de ses œuvres. « L’expérience me montre que les gens qui lisent Maria Valtorta approfondissent les Evangiles et se rapprochent de l’Eglise. Et ce fut en effet mon cas. »
A travers tous ses engagements, Pierre approfondit sa foi et comble sa passion pour l’écriture. Il trouve également les rencontres très enrichissantes. Bonne retraite au service du Christ et de sa mission !
Un souvenir marquant de votre enfance ?
Dès l’âge de 10 ans, je savais que je voulais devenir enseignant. Lorsque j’ai passé l’examen pour entrer à l’Ecole Normale, une de mes tantes a prié sainte Rita. J’ai appris des années plus tard que c’était la sainte des causes désespérées ! Vous imaginez la confiance de ma tante dans mes capacités à m’en sortir tout seul !
Votre moment préféré de la journée ?
Après une journée bien chargée, se retrouver le soir dans sa chambre, tranquille, avec un bon bouquin dans les mains. C’est le bonheur absolu !
Votre principal trait de caractère ?
Calme, très calme et lent, très lent. J’ai la chance d’être quelqu’un de passionné. Je suis aussi un peu naïf !
Le livre que vous avez lu plusieurs fois ?
Naturellement, les livres de Maria Valtorta, mais il y a également deux livres de François Varone qui m’ont transformé : Ce Dieu absent qui fait problème et Ce Dieu censé aimer la souffrance.
Une personne qui vous inspire ?
Le Christ. Je suis admiratif du sens de la répartie du Christ, par exemple quand il dit : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. »
Une citation biblique qui vous anime ?
J’aime beaucoup le prologue de saint Jean : « Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu. » (Jean 1, 1)
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
Convertissons-nous ! Guillaume Soury-Lavergne
Comme paroissiens, face aux crises et à l’ampleur des défis à relever, nous pouvons être tentés de nous démobiliser, voire de désespérer. Pourtant, pour que Dieu puisse agir dans notre faiblesse et faire advenir son Royaume, il nous faut prier ensemble et convertir nos habitudes. Le père Soury-Lavergne, fort de vingt années de vie sacerdotale, nous souffle une réflexion parfois audacieuse, souvent drôle et toujours concrète sur la vie paroissiale, fondée sur la parole de Dieu et le magistère de l’Eglise. S’adressant à tout baptisé, il dresse un état des lieux réaliste, illustré par son expérience, et détaille avec enthousiasme cette mission que Jésus nous a confiée. Ses conseils pratiques nous encouragent à poursuivre la conversion pastorale et personnelle pour renouer enfin avec la victoire de la vie !
Renaître et Vivre Thibaud Guespereau – Henri Vallançon – Thibaud Collin
Quelle joie de voir aujourd’hui tant d’adultes demander le baptême ! Ce signe d’espérance est aussi un appel pressant pour les pasteurs et les accompagnateurs : aider ces nouveaux croyants, souvent jeunes, à enraciner leur foi afin qu’elle grandisse et porte du fruit jusqu’à la vie éternelle. Comment soutenir ces commencements fragiles ? Comment conduire les catéchumènes vers une foi solide et vivante ? En prenant appui sur des contributions scientifiques, théologiques et philosophiques, ce livre donne des repères pour comprendre le temps présent, accueillir l’action de la grâce et entrer avec réalisme dans le combat spirituel. A l’écoute de l’histoire et des maîtres de la vie intérieure, il ouvre des pistes permettant de renouveler l’accompagnement des catéchumènes.
Si l’on devait compter toutes les sollicitations qui jalonnent nos journées, nous pourrions aisément nous sentir submergés, voire perdre le sens de l’orientation. Prêter attention à chacune d’elles est impossible : notre esprit trie sans cesse entre des courants qui s’entrechoquent et s’entremêlent. Ce livre s’adresse à celles et ceux qui souhaitent interroger leur rapport à la société actuelle. Dans un monde qui questionne la place des religions et bouscule nos repères, il n’est pas toujours simple d’ancrer sa vie et de tenir une direction. La multiplication des sollicitations et la course en avant éprouvent aussi notre capacité, en tant que disciples du Christ, à assumer notre véritable identité.
Et si chaque repas était l’occasion de se tourner ensemble vers Dieu, dans la gratitude et la confiance ? Ce livre propose des bénédicités pour chaque jour de la semaine, mais aussi pour les grandes étapes de l’année liturgique et les moments forts de la vie familiale : anniversaires, fêtes, examens, sacrements, sans oublier les périodes plus douloureuses. Puisées dans la Parole de Dieu ou inspirées de paroles de saints, ces courtes prières invitent à placer Dieu au cœur du quotidien.
Quels sont les ingrédients d’une Patronale réussie ? Puplinge nous l’a démontré, samedi 25 avril, à l’occasion du Dimanche du Bon Pasteur. Photos à l’appui, voici quelques pistes de réponse.
Rassembler. Une Patronale est l’occasion rêvée pour rassembler plus large que son petit cercle de connaissances. C’est l’occasion d’inviter large et le fait qu’il n’y ait qu’une seule messe dans l’UP contribue à cela, laissant libres les personnes qui ne voudraient pas participer à cette invitation de venir ou pas. C’est sûr que c’est triste de se dire que pour je ne sais quelle raison, d’aucun.e.s rechigneraient à « faire le déplacement », si court soit-il.
Réjouir. La liturgie, simple, chantante et joyeuse, n’a pas souffert d’arabesques interminables ou de chichis baroques. Non. La chorale de Chêne-Thônex a prêté son concours, et même si réduite ce jour-là, a animé l’assemblée… qui a cherché un peu son unisson vocal avant de trouver le ton juste. C’est exactement cela, le sens de l’eucharistie : trouver ensemble la note commune pour moduler sa voix dans le concert des chantres de Dieu.
Régaler. L’homélie de notre Père Sviatoslav, la concélébration des trois prêtres de la Région, rejoints par nos collègues laïcs au moment de la communion, puis le buffet dressé dehors – merci Sieur Soleil – ont régalé. Pas seulement de l’eucharistie, pain de vie, mais grâce au savoir-faire libanais de nos amphitryonnes efficaces et modestes. A observer discrètement, tout le monde s’est resservi au moins deux fois ! Autant à l’eucharistie – Parole et Pain – qu’auprès des plats savamment préparés à l’apéro sur le parvis.
Rassembler, réjouir, régaler. Et repartir. Oui, une messe, un apéro, tout ce qui sert la convivialité entre disciples du Christ a un but missionnaire : repartir avec la joie au cœur, l’estomac plein, le cœur rempli, et ma foi (ce n’est pas peu dire !), la joie d’être témoins du Christ le Bon Berger. Qui ne nous tient pas servilement sous sa houlette, mais nous appelle à devenir à notre tour bergères et bergers là où nous vivons, aimons, travaillons, souffrons, rêvons, croyons…
Le trio local !Apéro approuvé !Merci à Flavia et Yona et aux bergères et bergers au service de tous !Eglise du Bon Pasteur illuminée.
Par Thierry Schelling Photo : Chrystophe Rakotondranaivo
Why so ? Une messe en anglais à Saint-Joseph ne vient-elle pas contredire le plan diocésain de réduction des « prestations liturgiques » dans un esprit de regroupement communautaire ?
Eh bien… oui et non. Il n’empêche, c’est à la demande de nombreux paroissiens anglophones que cette messe a été proposée, et tend à se pérenniser. Pourquoi ? Parce que les fidèles sont en majorité philippins, ont des horaires de travail – pas toujours déclaré d’ailleurs par leurs employeurs ! – infernaux, des emplois aux quatre coins du canton, et peinent à se rassembler dans la sérénité sur la Rive gauche. Nombreux sont celles et ceux qui fréquentent… fréquentaient la messe de 18h à St-Jo et en français.
Cette messe en anglais est mensuelle, et donc, le reste du mois, ces fidèles participent à l’habituelle messe du samedi soir. C’est un compromis : desservir une communauté qui a besoin de se retrouver et de comprendre « de A à Z » les paroles de la messe, de l’homélie, des prières, etc., et pouvoir s’exprimer tout pareillement. Puisque le reste du temps, c’est le français qui domine à la célébration. Leurs emplois du temps, leurs vies parfois clandestines, leurs employeurs n’aident en rien à ce qu’ils et elles apprennent le français, tant il est vrai que l’on peut vivre à Genève des décennies sans devoir parler le français ! C’est le paradoxe des villes internationales…
In any case, un chœur anime ces célébrations, une team, Marlene et Lynette aux commandes, coordonne le tout, notamment lectrices et autres. Et c’est une joie pour le curé de célébrer et prêcher in English « pour le bien des âmes », spécialement pour ces croyant.e.s pas toujours bien considéré.e.s par le tout-venant qui sont si grand.e.s aux yeux de Dieu !
A quand une messe bilingue dans un horaire déjà existant à St-Jo ? Ce sera peut-être la prochaine étape…
Ce n’est pas qu’ils ne nous intéressent pas, mais à force de croiser ces petites mains, on finit par ne plus les voir. De plus, ils et elles sont souvent timides et discrets. Pourtant, ces personnes ont un passé, une histoire. Et qui pourrait bien nous inspirer. Si vous êtes encore avec nous, c’est que cela vous intéresse aussi. Alors allons-y.
Claude Amstutz, notre sacristain, a été touché par une conversion disons… tardive. Son retour à l’Eglise s’est fait à quarante ans passés. En découvrant l’église de Sainte-Thérèse en 1978, ce fut le coup de foudre. Il le dit lui-même : « Je me suis senti chez moi. » Et il a rejoint notre communauté, apportant son bagage acquis lors de son ancien métier de libraire. Vous savez, ce métier qui consiste à « tout » lire, même ce qui ne correspond pas à vos valeurs, simplement par curiosité et respect. Une belle leçon de tolérance et d’ouverture d’esprit. Mais Claude a été plus loin : sa soif de connaissances, il a aussi voulu transmettre. Les réflexions suggérées par ces lectures ne pouvaient pas rester lettre morte. Il lui fallait être le passeur. Non pas le prosélyte, mais le témoin. Dans le domaine littéraire, mais également en musique et en spiritualité. Consultez son blog JUBILATE DEO : c’est éclairant, rafraichissant et profond. De la profondeur qu’on retrouve chez certains religieux. Vocation à laquelle il a pensé très fort. Mais un père carme l’a en dissuadé avec comme argument : « Vous posez beaucoup trop de questions. Pour une vocation réussie, on fonce… » A méditer.
Mais tout engagement n’est que partiel s’il n’est pas suivi par les actes du quotidien. Claude l’a très bien ressenti. Et à la suite d’une rencontre porteuse de sens avec l’abbé Thierry Fouet, il accompagne spirituellement les résidents de l’EMS des Bruyères. Apportant son vécu de converti et de proche aidant. Contrairement à Obélix qui est tombé dedans tout petit, il a gardé le questionnement de sa vie d’avant. Voilà pour les activités hors les murs.
Intra muros, il a endossé les responsabilités de la sacristie, de la gestion des lecteurs, du mouvement chrétien des retraités et la participation au conseil pastoral. Aujourd’hui, son souhait le plus cher reste de continuer à partager foi, valeurs et connaissances. En un mot, ne pas cesser de témoigner…
Le blog Jubilate Deo a vu le jour en décembre 2013 et se veut le reflet des beautés immuables de Dieu, du monde et des hommes.
Proche de la spiritualité du Carmel, il s’efforce néanmoins d’être ouvert aux interrogations et aspirations qui traversent la terre que nous foulons, tantôt d’un pied léger et la joie au cœur, tantôt accablés par ce qui nous dépasse, nous échappe ou semble se dissoudre dans les fissures du Temps.
A découvrir sur le site internet jubilate-deo.com où vous pourrez également vous inscrire pour recevoir la newsletter par courrier électronique : www.jubilate-deo.com
Certaines légendes affirment que le Léman serait né d’un reste du Déluge. Nulle Arche de Noé ici, ni Léviathan tapi dans la rade, mais une exposition temporaire installée sur la jetée des Bains des Pâquis. Léman sacré explore les liens entre le lac, la spiritualité et les pratiques religieuses qui s’y sont développées au cours de l’histoire.
Par Myriam Bettens Photos : Denis Ponté, Marcel Bolomey, Musée du Léman, Myriam Bettens
Alors que Genève émerge à peine de sa torpeur, une dizaine d’habitués, bonnets en néoprène vissés sur la tête, se retrouve chaque matin, et par tous les temps, aux Bains des Pâquis, pour débuter la journée par une baignade dans le Léman. La nage en eau froide réunit, depuis quelques années, un nombre d’adeptes grandissant. Pour eux, les bienfaits sont autant physiques que spirituels. De là à parler d’une immersion dans la transcendance, il n’y a qu’une brasse.
L’eau, substance primordiale, occupe une place particulière dans l’imaginaire mythologique et la pratique religieuse, et le Léman n’est pas en reste. On peut même dire qu’il déborde de multiples légendes ! Il ne s’agit pas ici de mythes entourant ce lac, mais bien de réalités tangibles attestées par des documents, des lieux ou des objets historiques inventoriés à l’occasion d’une exposition sur le caractère sacré du Léman et attestant qu’une intense activité religieuse s’y est développée. Installée sur la jetée de ces mêmes thermes publics, l’exposition Léman sacré vous met directement dans le bain.
Inaugurée à l’été 2025, elle explore plus de deux mille ans d’histoire du sacré autour du Léman. Née de la collaboration entre l’Association d’usagers des Bains des Pâquis (AUBP) et le Musée du Léman à Nyon, elle est le fruit d’une longue enquête. Des musées aux bibliothèques, en passant par les archives, la récolte de témoignages et la consultation de multiples articles de presse, l’exposition balaie un large champ de domaines. Cette investigation documentaire est complétée par la recherche dans les églises et les temples des communes qui bordent le lac, en Suisse comme en France, d’artéfacts religieux tels que vitraux, statues et fresques.
On y rencontre des divinités tutélaires, des dieux romains, des Vaudois (pas nos voisins…mais les autres), des papes qui nous mènent en bateau et même quelques anguilles excommuniées ! Le Léman n’est, certes, pas le Jourdain, pourtant ce plan d’eau a longtemps été utilisé comme « baptistère ». La visite pourrait donc (théoriquement) se clôturer par un baptême de nage en eaux froides… ou pour les plus frileux, du côté de la buvette pour plonger sa fourchette dans un caquelon fumant.
Notre-Dame des Naufragés. Peinture exposée à la Chapelle de Notre-Dame du Lac à Nernier (FR).Les fautives anguilles excommuniées.La jetée des Bains.
Lors d’une discussion avec une amie non croyante, celle-ci me pose cette question : « Ton Jésus, quel visage a-t-il ? » Interloquée, j’avoue : je ne le sais pas, je n’ai pas vu son visage. L’interrogatoire se poursuit : « Et comment peux-tu aimer quelqu’un sans visage ? »
C’est vrai, je ne saurais décrire l’apparence de Jésus. Aucun Evangile ne donne de description détaillée, ni de couleur des yeux ou de peau, ni de taille. Pourtant, je suis sûre de le connaître puisqu’il se révèle à travers ses actes, ses paroles, sa vie, sa passion et sa Résurrection : mon Seigneur et mon Dieu, c’est ma foi ! L’homme qui, en son temps, fascinait ses disciples, captivait les foules, guérissant, prêchant, interpellant… Les uns l’ont côtoyé de son vivant et pour moi, il est le Seigneur au-delà de toute représentation.
Néanmoins, j’ai eu tort, Jésus a bien un visage : celui de cette femme qui aime, cette mère qui souffre, cet enfant qui sourit, cet homme qui lutte, pleure, pardonne… Voilà quelques traits de son visage !
« Voici quelle fut l’origine de Jésus Christ. » (Matthieu 1, 18) Cette phrase nous semble si familière que nous ne nous demandons même plus qui est ce « Jésus-Christ ».
Les représentations du Christ sont diverses et variées.
Par Paul Martone Photos: Unsplash, DR
Qui est Jésus ? Jésus est un personnage historique qui intéresse beaucoup de gens. Il n’y a personne dans l’Antiquité qui ait fait l’objet d’autant d’écrits que lui. Outre les quatre Evangiles, plusieurs auteurs qui n’étaient pas ses amis relatent sa vie. Aucun historien sérieux ne remet aujourd’hui en question son existence. « Mais Jésus est plus qu’un personnage historique : il est le Messie que les apôtres, à commencer par Pierre, ont reconnu et proclamé. Israël l’attendait et plus encore : le monde entier. Il est le christos, le Christ, l’Oint, celui qui est distingué du peuple, qui a la dignité royale. Il est le Fils de l’homme, qui est au-dessus de la création. Et Jésus-Christ est encore plus que cela : le Fils de l’homme est le Fils de Dieu, Dieu incarné, oui, Dieu lui-même en la personne du Verbe éternel, le Logos », comme le dit le philosophe et journaliste allemand Josef Bordat dans son livre Von Ablasshandel bis Zölibat (Rückersdorf 2017, S. 108).
Christ « Jésus-Christ » est la forme la plus ancienne et la plus courte de la profession de foi chrétienne : Jésus de Nazareth est en sa personne le Christ promis, c’est-à-dire le Messie. Le nom « Jésus » signifie « Dieu sauve ». L’enfant de la Vierge Marie est appelé « Jésus », « car il sauvera son peuple de ses péchés » (Mt 1, 21). « Il n’y a pas sous le ciel d’autre nom donné aux hommes par lequel nous devions être sauvés. » (Ac 4, 12)
Très vite cependant, Jésus-Christ n’a plus été compris que comme un double nom. C’est à partir de cette conviction religieuse que Jésus est le Christ promis, et que les sources chrétiennes ont été rédigées sur sa vie et son œuvre. Les épîtres de Paul et les évangiles sont avant tout des témoignages de foi dans lesquels l’histoire et l’interprétation religieuse, la vie et la légende s’entremêlent. Comme le disait Josef Ratzinger : « Le Christ n’est pas simplement un grand homme ayant vécu une expérience religieuse importante, il est Dieu, Dieu qui s’est fait homme afin de jeter un pont entre l’homme et Dieu, et afin que l’homme puisse véritablement devenir lui-même. Celui qui ne voit dans le Christ qu’un grand homme religieux ne le voit pas vraiment. Le chemin du Christ et vers le Christ doit aboutir là où aboutit l’Evangile de Marc, à la confession du centurion romain devant le Crucifié : « Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu. » (15, 39) Pour connaître le Christ, il faut suivre le chemin que nous tracent les Evangiles. »
Le Messie Nous croyons que Dieu a créé le monde entier et, le sixième jour, l’être humain comme point culminant et aboutissement de la création. Le premier couple, Adam et Eve, avait le bonheur de pouvoir vivre dans le jardin d’Eden, où il ne manquait de rien. Tout était à sa disposition, seul l’arbre de la connaissance était réservé à Dieu. Mais Eve, séduite par le serpent, cueillit un fruit de l’arbre, le mangea et en donna aussi à Adam. Par conséquent, le premier couple humain a dû quitter le jardin et travailler pour subvenir à ses besoins. Mais le pire était la séparation d’avec Dieu, qui conduisit rapidement au meurtre et à la mort. Dieu n’abandonna toutefois pas l’homme. Il restait une lueur d’espoir grâce à la promesse divine : « Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité. Il te frappera à la tête et tu le frapperas au talon. » (Genèse 3, 15) De nombreux prophètes de l’Ancien Testament ont fait référence à cette promesse et ont parlé d’un Messie particulier qui devait venir en tant que sauveur et pourvoyeur de paix. On l’appellera : Conseiller merveilleux, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix » (Isaïe 9, 6). La tradition chrétienne voit également dans Genèse 3,15 l’annonce du Messie rédempteur, le nouvel Adam. Pour les chrétiens, ce Messie a un nom : Jésus, né enfant à Bethléem, qui, par son obéissance jusqu’à la mort sur la croix, a réconcilié Dieu et les hommes. Jésus lui-même se considérait comme le Messie promis.
L’Oint Le mot Messie signifie « l’Oint ». Dans l’Ancien Testament, les prêtres, les prophètes et les rois étaient oints pour leur rappeler qu’ils devaient leur pouvoir à Dieu.
Déjà les premiers chrétiens voyaient en Jésus un descendant de David et le Messie attendu par les Juifs, l’Oint de la fin des temps, dont le retour et le royaume futur étaient imminents. Jésus fut oint par Marie, qui versa de la précieuse huile de nard sur ses cheveux. Par cette onction, elle a rendu témoignage à sa foi, affirmant que Jésus n’était pas seulement un orateur doué, un guérisseur miraculeux puissant et un homme aimable. Elle a intuitivement compris qu’il était le Sauveur attendu et espéré de Dieu. Jésus-Christ signifie donc : l’Oint de Dieu, dont les actes et les signes ont confirmé l’investiture et l’habilitation par Dieu. Par l’onction avec le saint chrême lors du baptême, nous sommes devenus un peuple royal, prophétique et sacerdotal, sur lequel repose la bénédiction de Dieu.
La Résurrection du Christ Le Fils de l’homme est le Fils de Dieu, Dieu incarné, Dieu lui-même en la personne du Verbe éternel.
Jésus lui-même en témoigne – en paroles et en actes. Il convient de mentionner ici sept formules par lesquelles Jésus se définit lui-même : « Je suis le pain de vie, la lumière du monde, la porte, le bon pasteur, la résurrection, la route, la vrai vigne. » Ces paroles résument tout ce qui constitue la foi chrétienne : « La certitude que Jésus-Christ est le Fils de Dieu, qu’il nourrit notre vie de pain, de vin et de lumière, qu’il nous rend capables de nourrir et d’éclairer le monde et qu’il nous conduit vers le Père lorsque nous quittons ce monde – non pas vers la mort définitive, mais vers la résurrection et la vie éternelle. » (Josef Bordat)
Mais Jésus ne s’est pas contenté de paroles, il a aussi accompli un acte qui a complètement changé le monde : sa Résurrection d’entre les morts. Tout repose sur la Résurrection de Jésus, elle est déterminante pour la foi chrétienne. « Si le Christ n’est pas ressuscité, vide alors est notre message, vide aussi notre foi, écrit Paul, avant de poursuivre : Mais non ; le Christ est ressuscité… » Il peut dire cela parce que Jésus est apparu à ses disciples en chair et en os, qu’il a mangé avec eux et s’est laissé toucher et qu’il est également apparu à Paul lui-même aux portes de Damas et l’a appelé à être le messager de la résurrection.
Nous aussi, nous devons être de tels messagers !
Le mot Messie signifie Oint. Dans l’Ancien Testament, les rois notamment étaient oints, comme ici David.
Pierre – ici à genoux – au nom du groupe des apôtres désigne Jésus du titre royal et divin de « Christ ».
Par François-Xavier Amherdt | Photo : DR
Située au milieu du deuxième évangile, la double interrogation de Jésus envers ses disciples sur le chemin de Césarée de Philippe continue de retentir telle une invitation à nous situer en vérité dans notre foi profonde. « Qui suis-je au dire des gens ? Et pour vous, qui suis-je ? » Elle occupe donc une place centrale et débouche dans les trois synoptiques sur les annonces de la Passion.
Nous ne pouvons pas nous contenter de réponses toutes faites désignant le Fils de l’homme comme « Jean le Baptiste », le plus grand personnage de l’Ancien Testament, ou « Elie », la figure du messager qui devait revenir annoncer le Messie, ou un « prophète » parmi d’autres porte-parole de Dieu.
Si nous le faisions, nous serions « envoyés dans les cordes » de notre conscience par le Saint Esprit, qui exigerait de nous une prise de position personnelle et vitale. Car il s’agit là du petit point central sans lequel la roue de notre existence tourne à vide et autour duquel s’organisent tous les rayons de nos convictions.
Si nous nous limitions à voir en lui un homme, même exceptionnel, sa mort et sa Résurrection paraîtraient inimaginables ou anecdotiques et nous serions les plus à plaindre parmi les êtres humains (1 Corinthiens 15, 19). Si nous le placions au même niveau que d’autres « fondateurs de mouvements religieux », comme Moïse ou Mahomet, nous passerions à côté de l’essentiel.
Seule vaut la réplique de Pierre l’impulsif qui, au nom du groupe des apôtres, le désigne du titre royal et divin de « Christ », c’est-à-dire le Messie, le Fils de Dieu. Sinon, la Trinité serait simple affabulation et notre destinée éternelle dans le Royaume des cieux, une illusion.
A chacun(e) de nous donc de nous situer en toute authenticité face à cette question décisive. S’il est notre Créateur et notre Rédempteur, notre trajectoire trouve sa pleine signification, à condition que nous nous unissions à lui dans l’intimité de notre cœur et de notre prière. « Si nous mourons avec lui, avec lui nous vivrons. Si nous nous attachons à lui, avec lui nous régnerons. » (2 Timothée 2, 11)
Inoccent III ira jusqu’à signer ses textes au titre de «vicaire de Dieu».
Par Thierry Schelling | Photo : DR
Vraiment ? Le pape serait « vicaire », c’est-à-dire, selon la définition du mot, « qui exerce en second les fonctions attachées à un office ecclésiastique » ou « le suppléant », « le remplaçant ». Donc, par syllogisme, le pape remplacerait ou suppléerait le Christ…
Histoire
C’est Gélase qui introduit l’expression à la fin du Ve siècle, qui va remplacer petit à petit les « Vicaire de Pierre » ou « Vicaire de Pierre et Paul » avec lesquels il a longtemps cohabité. Qui plus est, maints évêques et prêtres (oui, oui !), au cours des siècles, se sont dotés du même titre, « vicaire du Christ » en tant que successeur apostolique. Mais le sens théologique perd de son importance au profit du juridique – une constante dans l’Eglise latine occidentale – visant à asseoir le pouvoir universel temporel de l’évêque de Rome sur toute l’Eglise. Innocent III ira jusqu’à signer « vicaire de Dieu » ! Le remplaçant de Dieu ?
Vatican II
Lumen gentium affirme que les évêques dirigent les Eglises particulières (comprendre les diocèses qui leur sont affiliés) comme vicaires du Christ « par leurs conseils, leurs encouragements, leurs exemples, mais aussi par leur autorité et par l’exercice du pouvoir sacré » (n. 27).
Cela nous fait donc plus de 5000 « vicaires du Christ » au vu du nombre d’évêques catholiques en 2023. Plus de 5000… plus 1, celui de Rome qui « est le chef du collège des évêques, Vicaire du Christ et Pasteur de l’Eglise tout entière » (canon 331 du Droit canonique).
Et comme Dieu, il « possède le pouvoir ordinaire, suprême, plénier, immédiat et universel qu’il peut toujours exercer librement » (ibid). Un peu comme Dieu, mais uniquement par métaphore, car le pape n’est qu’un homme en somme…
Chaque mois, L’Essentiel propose à un ou une représentant(e) d’un diocèse suisse de s’exprimer sur un sujet de son choix. Roberto De Col, représentant de l’évêque pour l’écologie intégrale du diocèse de LGF, est l’auteur de cette carte blanche.
Par Roberto De Col | Photos : Josimoes, Unsplash
Le Christ, c’est qui ? La question paraît simple et pourtant, elle touche au cœur de la vie chrétienne : qui est-il pour moi, quelle relation j’entretiens avec lui et qu’est-ce que cela change dans ma vie ? Et si le Christ était d’abord Celui qui nous apprend à regarder autrement : à voir le monde non comme une réserve à exploiter, mais comme une maison commune où chaque être vivant a sa place, sa dignité et sa mission.
Dans l’Evangile, laissé en héritage pour éclairer nos vies, Jésus ne parle pas explicitement d’écologie. Pourtant, tout son chemin en porte la trace : il contemple le lys des champs, admire les oiseaux du ciel, partage le pain, guérit les corps, restaure les relations et redonne à chacun la possibilité d’habiter la Terre en paix. Il relie ce que nous séparons volontiers : la nature, les pauvres, la justice, la communauté, Dieu. En ce sens, il révèle un principe que Laudato si’ rappelle avec force : tout est lié.
L’écologie intégrale ne consiste pas seulement à protéger l’environnement ; elle demande d’adopter une attitude intérieure renouvelée : vivre en frères et sœurs, prendre soin des fragilités, renoncer à la logique de possession pour entrer dans celle du don. Le Christ replace ainsi la personne humaine au cœur de la création, non pas au sommet pour dominer, mais au centre pour servir et relier.
Alors, « le Christ, c’est qui ? » C’est Celui qui fait naître en nous un regard nouveau. Celui qui nous sort de l’indifférence, nous apprend à reconnaître la valeur de ce qui est humble, vivant, blessé. Celui qui tisse une alliance entre l’humain, le vivant et Dieu. Et peut-être aussi Celui qui nous murmure aujourd’hui que la conversion écologique commence quand nous retrouvons notre juste place dans la création : ni maîtres, ni consommateurs, mais gardiens émerveillés.
La formule intégrale est la suivante : « Rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » C’est elle que, d’après les Evangiles de Matthieu (22, 21), Marc (12, 13-17) et Luc (20, 25), Jésus prononça en réponse à l’insidieuse question des pharisiens : « Devons-nous payer l’impôt à l’empereur ? » Si la réponse de Jésus était affirmative, il passerait pour un collaborateur, la Galilée étant alors sous domination romaine. Si elle était négative, il serait aussitôt dénoncé auprès de l’occupant. Jésus déjoua le piège en disant aux pharisiens : « Montrez-moi un denier. De qui porte-t-il l’effigie et l’inscription ? » Ils répondirent : « De César. » Alors Jésus leur dit : « Eh bien ! Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » Il s’agit de faire la part des choses, de rendre un bien à son propriétaire légitime, dont les droits sont ainsi rappelés.
Par Véronique Benz
Humour
A l’époque des églises pleines durant les offices, deux gaillards qui avaient un peu trop abusé de la dive bouteille pénètrent dans l’église avec un bon quart d’heure de retard. Ne trouvant pas de place dans la nef, ils montent à la tribune dépourvue de sa chorale, pour une fois. Petit à petit, le prêche du curé aidant, ils s’endorment dans les bras de Morphée. La messe finie, les paroissiens quittent le lieu sacré. Après quelques minutes, l’un des deux avinés se réveille, secoue son compagnon et lui dit : « C’est vide ! » Et l’autre, sans réfléchir, lui rétorque : « Eh bien, verse ! »
Sandra Dubi et son mari Julien sont pasteurs et parents de six garçons.
L’école des femmes propose des rencontres en ligne pour ouvrir un chemin de restauration profonde. Traumatismes, agressions sexuelles, pertes de grossesse… Dieu veut guérir et relever les femmes afin de les rendre fortes, libres et enracinées. Plus de mille deux cents participantes ont déjà répondu à l’appel. Le besoin est grand et Sandra Dubi, la fondatrice de ce mouvement, l’a bien senti.
Elle propose des podcasts sur des thématiques liées à son ministère lors desquels elle reçoit un invité.
Par Myriam Bettens Photos : DR
En quoi consistent les rencontres que vous proposez ? C’est un programme structuré sur six mois, de janvier à juin, comprenant six soirées thématiques sur Zoom. L’objectif est d’aider les femmes à « se lever » pour devenir celles que Dieu désire. Pour ce faire, nous les encourageons à s’engager activement dans l’appel [ndlr. la vocation] qu’Il a déposé sur leur cœur et à cultiver leur foi chrétienne au quotidien. Dieu m’a montré que, pour qu’une femme se lève, il faut travailler à la guérison de ses entrailles.
Qu’est-ce que la « guérison des entrailles » ? Les entrailles sont le « lieu très saint » du corps de la femme, là où Dieu dépose la vie. Le ministère se concentre donc sur la guérison des traumatismes qui affectent cette sphère : les pertes de grossesse (avortements, fausses couches, décès d’enfants en bas âge) et les agressions sexuelles. Lorsque les femmes permettent à Jésus de guérir ces blessures profondes, leur « levée » devient inévitable. Elles s’engagent alors pour leur couple, leurs enfants et souvent d’autres causes que Dieu leur met à cœur.
Six cents inscriptions la première année, puis mille deux cents la deuxième. Un tel succès montre, en filigrane, que le besoin est grand… Pour changer la vie des gens, il faut atteindre leurs profondeurs en osant traiter ces secrets douloureux avec discernement et de manière non jugeante. Par exemple, en parlant des pertes de grossesse en général plutôt que de stigmatiser l’avortement, cela libère les femmes de la honte et leur permet d’entamer un processus de guérison. En abordant les sujets qui « ouvrent les entrailles », on ne peut pas faire l’impasse sur une aide sérieuse par le biais de toute la batterie thérapeutique, en collaboration avec la puissance du Saint-Esprit.
… mais qu’il n’est pas entendu… Non, car nous vivons dans un déni sociétal collectif. La perte de grossesse, volontaire ou non, n’est pas un problème. Quant aux agressions sexuelles, il ne suffit pas de dénoncer, cela implique aussi d’apporter aux femmes l’aide nécessaire pour se relever. Je crois sincèrement que dans ces domaines-là, l’Eglise peut faire la différence et j’ai vraiment à cœur d’outiller les Eglises dans ce ministère. Mais on ne va pas dire qu’elles courent toutes à ma porte. Il est plus facile de parler des choses qui ne dérangent pas trop.
De quelle manière la guérison permet-elle aux femmes d’entrer dans leur appel ? La philosophie de ce ministère pourrait se résumer par le slogan : « Dieu veut faire de ta misère ton ministère. » Souvent, la guérison personnelle est le prélude à la mission. Les femmes ayant traversé des épreuves deviennent les mieux placées pour en aider d’autres vivant des situations similaires. Elles transforment leur propre douleur (perte d’un enfant, avortement, agression) en une « vengeance » vertueuse contre l’Ennemi. Et pour moi, cette « vengeance de l’Eternel », décrite dans Esaïe 61, consiste à apporter guérison, délivrance et restauration.
Sandra Dubi se déplace beaucoup pour donner des conférences à travers le monde. Celles-ci sont souvent traduites en plusieurs langues.
Le « réveil » des femmes
L’école des femmes s’organise autour des soirées Zoom thématiques, conçues comme des « émissions télé » (tables rondes, invités, temps de prière). Les participantes ont aussi accès à d’autres ressources, dont un parcours de guérison en ligne et des podcasts sur des sujets non traités lors des soirées. Des suivis de groupe en présentiel sont proposés deux fois par an, mais ils sont pris d’assaut. Une version en ligne (quatre soirées) a donc été développée. Le dispositif est complété par une conférence annuelle en présentiel pour toute la famille et par une cinquantaine de groupes WhatsApp locaux, permettant aux femmes de se retrouver géographiquement. Une nouvelle session de L’école des femmes débutera en janvier 2027. Les autres ressources et formations sont disponibles sur esaie61.fr
Bio express
Sandra Dubi est née en Suisse en 1973, dans une famille catholique traditionnelle. Touchée par Jésus lors de sa première communion, il vient à nouveau frapper à sa porte alors qu’elle mène une carrière effrénée de mannequin chez Elite. Elle quitte cette vie de paillettes pour le suivre, se marie avec Julien, termine des études en psychologie à l’Université de Lausanne et, avec lui, ils accueillent six garçons. Aujourd’hui, ils sont pasteurs au Gospel Center d’Annecy.
Athanase est né vers 295 à Alexandrie, en Egypte. Enfant, il a vécu les persécutions sanglantes des chrétiens sous l’empereur Dioclétien, qui l’ont rendu dur et intransigeant.
Il reçut une éducation classique dans sa jeunesse et devint diacre et secrétaire de son évêque Alexandre d’Alexandrie. En 325, il participa en tant qu’expert au concile de Nicée, qui reste encore aujourd’hui fondamental pour le développement de la théologie chrétienne. Après la mort de l’évêque Alexandre, Athanase lui succéda en 328 et occupa cette fonction pendant presque 50 ans. Cependant, en raison de son opposition farouche à l’arianisme, il se heurta rapidement à des difficultés ecclésiastiques et politiques, car d’innombrables évêques, ainsi que l’empereur, adhéraient à la doctrine hérétique des Ariens.
Aucun compromis
Ceux-ci croyaient que Jésus n’était qu’une créature, tandis que le concile de Nicée affirmait la consubstantialité du Christ, Fils de Dieu, avec le Père. Athanase, qui ne faisait aucun compromis en matière de foi, fut donc plusieurs fois destitué de sa fonction d’évêque, chassé et exilé.
Au total, il passa 17 ans en exil, dont une partie à Constantinople (aujourd’hui Istanbul) et à Trèves, puis à Rome et enfin dans la clandestinité à Alexandrie. Son dernier exil, décrété par l’empereur Valens en 365, dut finalement être levé suite aux protestations de la population. De 366 à 373, Athanase put exercer librement son patriarcat. Il mourut le 2 mai 373 à Alexandrie.
Athanase a rédigé une multitude d’écrits, de nombreuses lettres et des ouvrages sur l’interprétation de la Bible. Ses écrits sur l’incarnation de Dieu en Jésus-Christ ainsi que sur l’unité et l’égalité du Père et du Fils, ont marqué la théologie jusqu’à aujourd’hui. Sa biographie sur la vie de saint Antoine d’Egypte, écrite vers 370, est considérée comme un projet programmatique du monachisme et a largement contribué à sa diffusion.
Son destin et sa fermeté face aux interventions impériales et aux hérétiques ont fait de lui un héros du monde catholique de son époque. Sa grande influence sur la théologie ultérieure s’exprime dans des qualificatifs tels que « pilier de l’Eglise » et « père de l’orthodoxie ». Le pape Pie V l’a nommé docteur de l’Eglise en 1568. Il est aujourd’hui vénéré dans toutes les Eglises chrétiennes et occupe une place de premier plan parmi les docteurs de l’Eglise. Il est invoqué en cas de maux de tête.
Sa fête est célébrée le 2 mai.
Citations d’Athanase
« Dieu est devenu ce que nous sommes afin de pouvoir nous rendre ce qu’il est. »
« Le Christ ressuscité fait de la vie des hommes une fête ininterrompue de la foi. »
« Pour les justes, il n’y a pas de mort, mais seulement un passage. »
L’Hippomobile d’Etienne Lenoir se déplaçait avec un moteur à hydrogène.
François Isaac de Rivaz.
Par Pierre Guillemin | Photos : DR
L’eau est très présente dans les Evangiles. Elle apparaît dans des épisodes clés de la vie de Jésus et porte une forte charge théologique, liée à la vie, à la purification, à la foi et à la transformation spirituelle.
Du point de vue chimique, l’eau est composée de deux atomes d’hydrogène pour un atome d’oxygène. C’est pourquoi, en réalisant une combustion de l’hydrogène, la réaction chimique produit une molécule d’eau en associant hydrogène et oxygène. Le résultat est extrêmement séduisant, car non polluant (production de vapeur d’eau).
Cependant, l’utilisation de l’hydrogène comporte de nombreux risques limitant son exploitation comme carburant :
• Inflammabilité et explosion : la principale menace est l’incendie ou l’explosion en cas de fuite et de confinement. La flamme d’hydrogène est quasiment invisible en plein jour.
• Fuites et perméation : molécule très petite, l’hydrogène s’échappe plus facilement que les combustibles fossiles, notamment à travers certains matériaux (perméation).
• Stockage haute pression : utilisé sous haute pression (généralement 700 bars pour les véhicules) ou en forme cryogénique (-253 °C), ce qui impose des réservoirs renforcés et des précautions extrêmes pour éviter les ruptures et les brûlures froides.
• Risque acoustique : une fuite à haute pression (200 bars) peut générer un bruit dépassant les 140 décibels.
Technologiquement, on ne peut pas considérer que le moteur à hydrogène soit particulièrement révolutionnaire… Les premières expériences dans le domaine remontent au début du XIXe siècle. En 1806, François Isaac de Rivaz a conçu le premier moteur à combustion interne, fonctionnant avec un mélange hydrogène/oxygène. L’Hippomobile (1883) d’Etienne Lenoir se déplaçait avec un moteur à hydrogène.
De nos jours, la filière hydrogène est vue comme une excellente solution pour les véhicules lourds (camions, trains) qui sont plus à même de sécuriser le processus de gestion des risques tout en réduisant considérablement le niveau de pollution généré. Citons le fabricant suisse Stadler Rail qui est à la pointe de la technologie avec son train à hydrogène, le FLIRT H2, qui a établi un record du monde en parcourant 2 803 km sans ravitaillement. De même, de grands distributeurs suisses intègrent des camions à hydrogène dans leurs flottes logistiques pour réduire leurs émissions de CO2.
L’eau, c’est la vie et c’est aussi une source d’énergie remarquable grâce à ses composants hydrogène et oxygène.
Elle est toujours aussi souriante et avenante. J’éprouve une grande joie à revoir Karin Hämmerli. Nous nous connaissons depuis fort longtemps. Nous nous sommes croisées pour la première fois lors d’un pèlerinage avec les jeunes à Lourdes en 1995 ! Rencontre avec une femme très investie au sein de son unité pastorale (UP) de Notre-Dame de La Brillaz, dans le canton de Fribourg.
Karin Hämmerli est infirmière de formation. Elle a débuté son engagement en répondant à un appel. « La cousine de Bruno (ndlr. son compagnon) est venue me voir en me disant que l’unité pastorale cherchait des catéchistes. J’ai d’abord travaillé en binôme avec une ancienne catéchiste, puis je me suis lancée toute seule avec une classe de 3H. Actuellement, j’ai quatre heures de catéchèse par semaine. Par la suite, je me suis mise au service du parcours de préparation à la première communion. Cette année, je suis responsable du nouveau parcours de préparation au sacrement de la réconciliation. »
Depuis peu, Karin Hämmerli est engagée à 20 % pour le catéchuménat dans son UP. Elle est membre du Conseil de communauté et s’occupe des servants de messe. Depuis 2023, elle siège également au Conseil de paroisse de Cottens, sa commune de domicile.
Karin donne généreusement de son temps pour l’Eglise, mais également pour la société comme assistante parentale pour Famiya.
Pour elle, c’est un vrai bonheur de rencontrer des enfants et de voir leur désir d’apprendre à connaître Jésus. « Les enfants sont généralement très motivés et très curieux. Souvent ils nous disent qu’ils ne peuvent pas venir à la messe parce qu’ils n’ont pas le temps. Dans la société actuelle, les familles et les enfants font tous énormément d’activités. Pourtant, 60 minutes sur une semaine qui en compte plus de dix mille, ce n’est pas grand-chose ! »
Pour devenir catéchiste, Karin Hämmerli a suivi le parcours Galilée puis la formation Emmaüs. « Ce furent des moments très enrichissants tant au niveau du contenu que des rencontres que j’ai faites. »
Le quotidien de Karin Hämmerli est fait de multiples entrevues avec des enfants, des adultes ou des personnes âgées. Dans son engagement ecclésial, elle retrouve le côté social de son métier d’infirmière et c’est ce qui la motive. Son sourire est le reflet d’une joie profonde, une joie qui va à la rencontre de l’autre pour être partagée.
Karin avec les enfants lors de leur entrée en catéchuménat.
Un souvenir marquant de votre enfance ?
Le pèlerinage à Lourdes, en 1995, avec mon frère, un copain et une copine. J’avais 16 ans, j’ai rencontré le groupe des jeunes de Lourdes. C’est un souvenir mémorable.
Votre moment préféré de la journée ou de la semaine ?
Je n’ai pas de jour ou d’heure préféré dans la journée. Mais dès que les beaux jours sont là, je sors ma moto et je m’en vais là où la route me mène. C’est une passion que je partageais avec mon papa et qui continue actuellement avec mon compagnon et mes enfants.
Votre principal trait de caractère ?
La générosité et le fait d’être toujours souriante.
Un livre que vous aimez particulièrement ?
J’aime beaucoup les livres d’Eric-Emmanuel Schmitt. Je citerai également celui d’une amie : L’invisible de Danielle Dousse.
Une personne qui vous inspire ?
Mes grands-mères ont été pour moi des modèles. Je me souviens aussi des années de MADEP, avec notre accompagnateur Frère Charles et Solange qui jouait de la guitare et chantait.
Votre citation préférée ?
J’aime particulièrement cette phrase de Mère Teresa : « Nous savons bien que notre action n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan, mais sans notre action, cette goutte manquerait. »
Karine Hämmerli
• Karin Hämmerli habite Cottens. En couple avec Bruno depuis près de 30 ans, elle est maman de trois grands garçons qui ont 16, 18 et 20 ans.
• Infirmière de formation, elle a arrêté son métier après la naissance de son troisième enfant. Elle est assistante parentale pour Famiya, l’Association d’accueil familial de jour de la Sarine.
• Elle est catéchiste et depuis peu, elle est engagée pour le catéchuménat des adultes en lien avec la Région diocésaine Fribourg francophone.
• A l’automne 2026, Karin reprendra la responsabilité du parcours de confirmation sur l’UP Notre-Dame de La Brillaz et augmentera son pourcentage de travail à 50 %.
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
Cheminer vers la Lumière Valérie Mazeau
A 53 ans, Valérie Mazeau entame son itinéraire de catéchumène en lisant les Evangiles. Elle y découvre le Christ. Pour elle, c’est une révélation, une déflagration en plein cœur. Une expérience intime qu’elle restitue avec beaucoup de sensibilité et d’allégresse, heureuse de partager cette aventure qui a bouleversé sa vie. Ce livre retrace son cheminement spirituel commencé à l’adolescence, alors qu’elle cherchait Dieu à travers les récits chrétiens et les lieux sacrés.
La vie de Jésus commentée par le pape François Andrea Tornielli
Qui est Jésus ? Que savons-nous de lui, de sa vie, de sa mort ? Qu’en disent les évangiles ? De Bethléem à Jérusalem en passant par le sermon sur la montagne, la résurrection de Lazare et la trahison de Judas, cet ouvrage sans précédent nous fait vivre page après page dans l’intimité, la destinée et l’épopée de celui qui a changé l’histoire de l’humanité. Une vie de Jésus accessible, lumineuse, magistrale. Un superbe récit. Une aventure exceptionnelle. Un livre événement.
A la question « Quelle est la différence entre les juifs et les chrétiens ? », la réponse est apparemment simple : les juifs attendent encore le Messie, les chrétiens l’ont trouvé : c’est Jésus de Nazareth ; d’ailleurs, ils l’appellent publiquement « Jésus Christ », qui veut dire « Jésus le Messie ». Mais est-ce si évident ? La Bible évoque en effet la figure du Messie en termes qu’il convient d’éclairer. Quelles étaient les attentes des hommes de la Bible ? A partir de quand et de quelle manière ont-ils commencé à parler d’un Messie ? Pourquoi les chrétiens ont-ils identifié Jésus de Nazareth avec le Messie qu’ils attendaient ?
De l’Annonciation à la Pentecôte, ce très beau livre raconte l’histoire merveilleuse du Christ à partir des principaux épisodes des évangiles. Tout le talent et l’expérience de Maïte Roche pour raconter l’Evangile aux enfants avec des mots et des illustrations qui savent toucher les cœurs. Un livre indispensable pour mieux connaître Jésus, au plus près des textes des Evangiles. A partir de trois ans.
Dans la prière du Notre Père… ne dit–on pas… Notre Père ? Ne sommes-nous pas tous frères et sœurs en Christ ? Donc, Jésus est mon frère, votre frère… aurais-je aimé avoir un frère, moi qui n’ai eu qu’une sœur ? Je ne me suis jamais posé vraiment la question…mais ne dit-on pas que notre famille, on ne la choisit pas ?
Jésus est avant tout mon ami, infaillible, que j’ai choisi. Pas à mon baptême, mes parents l’ont fait pour moi, mais à ma confirmation et à maintes reprises dans ma vie. Je lui renouvelle ma confiance chaque jour et je le rencontre dans le regard de chaque jeune que j’accompagne.
Il est ma tête pensante, mon intelligence, il est des oreilles qui m’écoutent, il est la bouche qui me nourrit par sa Parole, il est ce regard qui me rend unique, il est cette épaule qui me console ; ses bras et ses jambes sont là pour me porter et me supporter quand je n’en peux plus, et il est ses pieds qui marchent pour moi quand alors je me repose dans ses bras.
Il est mon bâton de pèlerin qui m’invite chaque matin à me mettre debout physiquement et ou mentalement et qui me murmure de l’imiter pour à mon tour me mettre au service de mes amis.
Le pape Léon XIV nous dit que, pour lui, le Christ est avant tout le « Roi de la paix », un sauveur apportant une paix désarmée, humble et universelle. Il est le centre de la vie, l’unique médiateur et rédempteur, et le visage de l’amour de Dieu pour les pauvres, exigeant des fidèles un engagement actif pour la justice et le pardon. Au lendemain de Pâques, la vie est jaillissante et nous rappelle que Christ est vivant ! A nous de poursuivre notre engagement pour que la paix advienne.
Qui est Jésus pour moi ? il est vivant en moi et par moi et pour chacun de nous. Gratitude.
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