Interview avec le nouveau vicaire du secteur de Monthey: l’abbé Martin Filipponi

Texte et photo par l’abbé Martin Filipponi (Questions posées par l’abbé J.-M. Moix)

Cher monsieur l’abbé, pouvez-vous commencer par vous présenter en quelques mots ?
Avec plaisir. Je m’appelle Martin Filipponi et j’ai 45 ans. J’ai grandi à Gampel, dans le Haut-Valais. Après l’école obligatoire et l’école de commerce, j’ai suivi une formation d’infirmier et j’ai travaillé dans un service médical de l’hôpital de Brigue, où l’on s’occupait de patients en soins palliatifs et en oncologie. Après avoir longuement réfléchi et prié, je me suis mis en route pour devenir prêtre. Les études de base ont eu lieu au Séminaire de Coire ainsi qu’à l’abbaye cistercienne de Heiligenkreuz en Autriche. 

Quand avez-vous été ordonné prêtre ?
C’était un samedi, le 13 mai 2017, il y a donc sept ans, le jour même du centenaire des apparitions de Notre Dame à Fatima, j’ai été ordonné prêtre en la cathédrale de Coire avec deux autres confrères. J’ai ensuite travaillé comme vicaire à Davos, puis j’ai pu obtenir une licence canonique en spiritualité chrétienne à Heiligenkreuz près de Vienne et servir comme « Père spirituel » au séminaire de Heiligenkreuz. Ce fut une période riche en enseignements et une expérience positive.

Puis vous avez souhaité revenir dans votre Valais natal pour exercer votre ministère sacerdotal. Suite aux contacts que vous avez noués avec le diocèse de Sion, on vous a demandé de venir à Monthey. Vous venez d’y terminer une année de stage. Pouvez-vous nous raconter comment vous avez vécu votre année de stage 2023-2024 ? 
Au début, c’était déjà un défi, car il fallait apprivoiser une culture différente et se perfectionner en langue française. Petit à petit, les choses ont avancé. Je me suis senti à l’aise dans la communauté du monastère, avec trois sœurs et trois confrères prêtres. Sous la direction du curé Jérôme Hauswirth, j’ai été progressivement initié au ministère pastoral, en dispensant ainsi les sacrements en français, en étant présent pour les gens ou encore en visitant les personnes âgées ou malades. Et puis, lors de soirées de louange avec les jeunes, j’ai pu faire quelques catéchèses.

Avez-vous des projets pastoraux que vous aimeriez lancer ou développer à l’avenir ? 
Il s’agit d’abord de grandir dans mon ministère de prêtre, de vicaire, de connaître toujours mieux les gens et d’observer le quotidien des paroissiens. En principe, on dit qu’il faut bien répartir son temps : avoir du temps avec Dieu et du temps pour les gens, en unissant la prière à l’activité pastorale. La tâche du prêtre est de (re)lier les hommes à Dieu : créer des lieux et des possibilités pour que l’homme puisse faire l’expérience de Dieu. Pour cela, il existe de nombreux moyens. Aussi, je demande au Seigneur qu’il me montre les méthodes et les chemins appropriés pour transmettre la beauté de la foi.

Vous venez donc d’être nommé vicaire pour les paroisses du secteur de Monthey,  en étant spécialement le prêtre référent pour la paroisse de Choëx. Avez-vous encore un commentaire, un souhait ou une prière ?
Oui. Je souhaite aux paroissiens du secteur de Monthey et spécialement aux « Choëlands » beaucoup de joie, avant tout, la paix dans les familles et dans nos propres cœurs, pour qu’ensemble, avec l’aide de Dieu et en tenant la main de Marie, nous puissions traverser la vie dans la joie et la confiance.

Contact du vicaire Martin Filipponi

Mail : filipponimartin@gmail.com
Téléphone : 024 471 22 31

Mise au tombeau, Cathédrale Saint-Nicolas, Fribourg

Cette mise au tombeau est composée de 13 statues à taille humaine. Elle est attribuée à Maître Mossu.

Par Amandine Beffa | Photo : Jean-Claude Gadmer

Les 100 ans de l’élévation de la collégiale de Fribourg au rang de cathédrale sont une excellente occasion de (re)découvrir les œuvres qu’elle accueille. Parmi celles-ci se trouve une rare mise au tombeau, composée de 13 statues à taille humaine, attribuée à Maître Mossu.

Le thème est populaire dès le XVe siècle, en particulier en Suisse, en Belgique, en Allemagne et en France. Il s’agit ici d’une des premières réalisations (~1430).

Jésus est déposé sur la pierre du tombeau par Nicodème (à gauche) et Joseph d’Arimathie (à droite). L’Evangile (Jn 19, 38-42) raconte que c’est Joseph qui a demandé le corps à Pilate et que Nicodème a apporté les onguents nécessaires aux rites. Tous deux sont des notables juifs, devenus disciples en secret.

A l’arrière-plan, nous reconnaissons la Vierge Marie, Mater dolorosa, mère de douleur. Pliée en deux, les bras tombant vers le sol, elle est soutenue par Jean, identifiable à ses traits juvéniles et son absence de barbe.

Deux femmes les encadrent, probablement celles mentionnées par les évangélistes au pied de la croix.

Deux anges portent les instruments de la Passion. Celui à notre gauche tient la colonne et les fouets, celui à notre droite présente la croix et les clous (Jn 19). La femme qui est à côté de ce dernier est Marie Madeleine. Comme souvent, elle est représentée non voilée, avec une belle chevelure. Elle a entre les mains un flacon, peut-être celui du parfum qu’elle avait versé sur les pieds du Christ (Lc 7, 36-50).

La douleur des traits des personnages est particulièrement marquée, même pour les anges. Les mouvements des mains et l’inclinaison des têtes accentuent les émotions. Tous sont richement vêtus selon les codes du XVe siècle. 

Au premier plan, les soldats chargés de veiller sur le tombeau pour que personne ne puisse voler le corps (Mt 27, 62-66) sont endormis. Certaines photos plus anciennes les placent à l’entrée de la chapelle, comme pour garder son entrée.

Le thème des vitraux de Manessier (1974) est la nuit du Vendredi saint. Le choix des couleurs peut surprendre, mais il nous entraîne dans les profondeurs de cette nuit si particulière.

Une odeur de menthes

Chandolin, Edmond Bille, 1901. Peint ici par le beau-père de Chappaz, le village de Chandolin, en particulier le chalet des Bille, fut un des asiles du poète.

Les Maquereaux des cimes blanches (1976). S’il est un titre de Chappaz qui retient l’attention, c’est bien celui-ci. Il faut cependant veiller à ne pas faire trop vite du poète valaisan un écrivain engagé. Sa dénonciation se situe toujours déjà au-delà de l’action politique, faisant signe vers un autre monde : « Le royaume ! percevez le royaume ! »

Par Benjamin Mercerat | Photo : Association Edmond Bille

Qu’est-ce que les écologistes actuels pourraient trouver dans l’œuvre de Chappaz qui les satisfasse ? Au final, peu de choses. Car la défense de la nature relève chez cet auteur d’une préservation plus générale de la tradition et de l’être humain dans son ensemble, comme il s’en explique bien dans La Haine du passé, texte introductif de 1984 publié à l’occasion d’une réédition des Maquereaux des cimes blanches. S’il y a une écologie dans la pensée de Chappaz, c’est une écologie intégrale, qui accorde autant d’importance à la préservation de la liturgie et de toute vie humaine (de la fécondation à l’ultime souffle) qu’à celle de la nature.

Les étudiants du Collège de l’Abbaye de Saint-Maurice qui inscrivirent sur la falaise un magnifique « Vive Chappaz ! » à la suite des attaques en réaction à l’ouvrage publiées par « Le Nouvelliste » avaient-ils lu le texte ? ou ne faisaient-ils que réagir, courageusement, à un lynchage ? Ce qui est certain, c’est que l’auteur nous incite
à lire son texte avant tout comme un poème, plus que comme une intervention politique. 

– Vive la révolution ! – Ah ! non, je refuse de tourner en rond. – Alors ? – La catastrophe naturelle. » Nulle solution n’est envisagée à ce problème qui dépasse l’action humaine. Le terme « révolution » est désamorcé par la coloration que lui donne son sens étymologique, celui définissant le mouvement des astres. Cette catastrophe attendue comme seule possibilité de prise de conscience, le narrateur la nomme également une « catastrophe-renaissance ». La question n’est pas de savoir comment agir politiquement, mais comment se préserver et comment préparer les consciences à renaître.

Il s’agit pour le poète, perdu dans ce Valais de bois de son enfance devenu un Luna Park touristique, de vivre dans un asile. Asile bien concret qu’il trouve dans ses demeures, celles du Châble et des Vernys ; asile symbolique de la poésie. Un des premiers textes de l’œuvre, qui dit tout de cette situation, est intitulé « L’extrême-onction avant l’orage – Ecrit dans un asile ». Cette splendide prose commence par une phrase interrogeant le statut du poète : « Croyez-vous que je puisse lancer une malédiction à partir d’une odeur de menthes ? » La grâce d’un parfum, la gratuité de la nature préservée, voilà ce au nom de quoi l’on devrait maudire la modernité ; et le poète d’enfoncer le clou quelques paragraphes plus loin : « Une grive pour moi vaut dix mille chômeurs » ; « Je préfère une anémone à un pont sur le Rhône ».

Mais, à la différence de l’assurance qui caractérise les discours politiques, le poète reste pétri par l’incertitude, n’exprimant au fond que l’espoir d’une réconciliation générale : « L’asile est-il sûr ? Je frotte une touffe de menthes sur le museau des foules. De saveur en saveur nous irons vers le royaume. »

Bibliographie : 

• Maurice Chappaz, Les Maquereaux des cimes blanches, précédé de La Haine du passé, éditions ZOE, Genève, 1984.

Avec chœur et humour

Par Nicolas Maury
Photo : Jean-Caude Gadmer

Pour qui se contente d’en rester aux apparences, son franc-parler peut surprendre. Exemple :  « Puisse le Christ illuminer les cœurs, pour que l’Evangile écrase toutes les idéologies, et en premier lieu celles qui prétendent le servir, alors qu’elles ne font en réalité que s’en servir », lance Frédéric Monnin, avant de briser la carapace et, par un rire sonore, montrer qu’il est surtout doté d’un sens de l’humour décapant.

Au sein de la paroisse Saint-Paul à Cologny, le Jurassien d’origine coiffe de multiples casquettes. La première consiste à faire en sorte que les prêtres et les Conseils puissent s’appuyer sur un secrétariat performant. « La cure est en quelque sorte aussi une maison de famille, un lieu de rencontre et parfois un numéro d’urgence. Il n’est pas rare que nos voix soient les premières à répondre à des personnes en manque d’écoute. »

Dans un tout autre registre, Frédéric Monnin est aussi directeur de la chorale paroissiale. « C’est pour cette fonction que le regretté frère Jean-Daniel m’avait engagé en septembre 2003. » Et d’avouer : « J’ai eu deux périodes dans ma vie de chef de chœur. D’abord celle d’un jeune pro voulant montrer ce qu’il sait. Puis j’ai retenu les leçons de mon vieux maître. Si je hausse parfois encore le ton, je préfère de loin user de méthodes plus douces. » Avec une préférence pour l’humour et la métaphore, mais toujours avec le souci de la fonction que doit remplir la musique dans le cadre liturgique. « Il m’arrive encore de m’emporter, non pas à l’encontre de mes choristes, mais contre ceux qui – je n’ai pas peur du terme – font œuvre de sabotage. Heureusement, ce n’est pas le cas à Saint-Paul. »

Quand on lui demande de décrire son cadre de travail, Frédéric se fait presque lyrique : « La paroisse vit au rythme de la communauté des Prêcheurs. Je suis très heureux de pouvoir travailler dans les vignes du Seigneur avec les frères du couvent dominicain. Chacun et chacune est conscient de travailler pour une cause plus grande : l’Evangile. »

Evoluant, comme il le dit, au milieu des périphéries d’un Genève laïque, le « Kappelmeister » lève un sourcil : « Le Christ nous dit : vous êtes dans le monde, mais vous n’êtes pas du monde. Lorsqu’on garde cela à l’esprit, on vit beaucoup mieux certains côtés pénibles du laïcisme, devenu religion d’Etat dans notre canton. »

Frédéric Monnin
• Né le 14 janvier 1974 à Bure (JU).
• Maturité littéraire à Porrentruy en 1992.
• Etudes en Sciences politiques et Lettres à Genève.
• Etudes musicales à l’Ecole jurassienne et Conservatoire de musique de Delémont (piano et orgue) de 1980 à 1992.
• Conservatoire de musique de Genève : diplôme de direction chorale en 2003.
• Depuis 2003, secrétaire et Maître de Chapelle à Saint-Paul (à Cologny).

Retrouvez l’ensemble des textes et des vidéos de la rubrique sur le site : https://presse.saint-augustin.ch/ecclesioscope/

150 ans de notre église

Le 6 octobre prochain, la paroisse de Collombey sera en fête pour le triple jubilé de son église.

Par Valentin Roduit

Jeune de 150 ans, l’église résonnera d’un concert d’orgue et les particularités architecturales que sont ses vitraux et son clocher seront mises en évidence.

Les murs chanteront en réponse au chœur mixte et joueront de la musique en écho à la fanfare.

Fêter le jubilé d’une église, c’est l’occasion de se réjouir avec tous ceux qui y ont vécu de beaux moments. Les anciens desservants de Collombey seront bien représentés, ainsi que tous ceux qui ont été baptisés ou mariés.

« Au moment où l’on ferme des églises dans quelques contrées de la Suisse et où certains esprits voudraient les voir toutes disparaître, ne comprenant pas qu’elles sont l’école des peuples dans lesquelles ils viennent apprendre à tenir une conduite morale et honorable, on ne doit pas laisser passer sous silence les sacrifices que vient de s’imposer la petite paroisse de Collombey pour construire sa nouvelle église » écrivait la Gazette du Valais le 15 novembre 1874. « C’est un monument qui fait honneur à son architecte, à la piété et au bon goût des habitants de cette paroisse, au dévouement et à l’intelligence des magistrats qui ont coopéré à cette belle œuvre… »

Soyons-en fiers et venons fêter ensemble ce triple jubilé !

Sainte diplomatie

Les accords du Latran de 1929 ont entériné la souveraineté du Vatican, conférant à l’Eglise catholique une influence incontournable sur la scène internationale. Entretien avec Monseigneur Ettore Balestrero, Observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies.

Par Myriam Bettens | Photo: Jean-Claude Gadmer

Quelle est la mission de l’Observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies ?
L’Eglise catholique est la seule institution religieuse au monde à avoir accès aux relations diplomatiques, comme cela est reconnu par le droit international. Les raisons de cette reconnaissance se trouvent dans l’universalité et la transnationalité de l’Eglise catholique et dans le fait que le Pape, contrairement à tout autre chef religieux, a une juridiction effective sur toute l’Eglise catholique. Le Saint-Siège est partie prenante de divers instruments internationaux [ndlr, conventions], il est membre ou observateur permanent dans les institutions spécialisées des Nations Unies ainsi que des organisations intergouvernementales internationales et participe donc activement à l’élaboration et aux travaux de l’Organisation des Nations Unies et des autres organisations.

Quel est l’avantage du statut d’observateur par rapport à celui de membre votant ?
L’ONU est une organisation avec une dimension politique dont les membres doivent prendre des positions politiques qui reflètent certains intérêts, parfois légitimes, mais toujours partisans. Ce positionnement est contraire à la dimension universelle et à la nature essentiellement spirituelle et morale du Saint-Siège. Il ne poursuit pas d’objectifs politiques ou économiques, mais uniquement religieux ou moraux, qui transcendent les limites géographiques des pays et des continents. De plus, en devenant membre, il ferait l’objet de nombreuses et pressantes demandes d’adhésion à des traités internationaux qui vont à l’encontre des positions de l’Eglise catholique et de la loi naturelle comme l’avortement ou l’euthanasie.

Quelle valeur ajoutée l’implication de la religion dans les affaires d’Etat offre-t-elle aux gouvernements ?
La religion a un effet sur les affaires des Etats, soit parce qu’elle est porteuse de valeurs auxquelles de nombreux citoyens s’identifient, soit parce qu’elle est un facteur de paix. En ce qui concerne l’Eglise catholique, le consensus est qu’il s’agit d’un acteur crédible, significatif et faisant autorité. Le Saint-Siège est, en ce sens, une autorité reconnue explicitement ou implicitement. De plus, bien souvent, les hommes et les femmes d’Eglise connaissent la réalité du terrain dans certains pays mieux que les institutions elles-mêmes, c’est donc un interlocuteur utile et fiable.

Comment contribuer à une interaction adaptée et efficace des religions, avec les objectifs et les activités des Nations Unies ?
La collaboration exige un respect partagé de la nature de l’homme, car c’est le seul dénominateur commun qui permette une rencontre efficace et profonde. Il faut en tout cas éviter de faire de l’ONU et de ses programmes une sorte de religion ou d’autorité morale incontestable. Quant à l’ONU, celle-ci ne devrait pas imposer aux religions de collaboration contraire à leurs propres principes et à ceux de millions de personnes qui y adhèrent. Par conséquent, la liberté religieuse devrait être considérée comme un droit, au même titre que les autres.

A l’échelle individuelle, nos sociétés sont aujourd’hui très polarisées. Quel rôle peut jouer la religion dans la paix, voire la paix sociale ?
La religion ne devrait pas faire de politique ni administrer la société, mais guider les gens vers Dieu. Elle change les cœurs et ce sont les cœurs des gens qui changent la situation. C’est cela qui les pousse à adopter de nouveaux comportements et à emprunter la voie de l’amour et du respect des autres hommes. Si la religion ne peut changer la vie d’une personne, alors elle ne sera jamais facteur de paix.

Bio express

Né à Gênes (Italie) en 1966, Mgr Ettore Balestrero a été ordonné prêtre en 1993. 
Il est entré dans le service diplomatique du Saint-Siège en 1996, puis a été nommé Nonce apostolique en Colombie en 2013, et ordonné évêque la même année au rang d’archevêque. En 2018, le pape François l’a nommé Nonce en République démocratique du Congo. 
Il a pris le poste d’Observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies en juin 2023.

Célébrations: quelques changements lors des fêtes

A l’image des chœurs mixtes, se rassembler pour célébrer fait sens ! L’église d’à côté, c’est aussi chez moi et une église pleine est forcément plus vivante et priante.

Comme déjà annoncé dans nos précédentes éditions, en raison de la diminution de nos prêtres dans notre paroisse, et ceci même si un nouveau vicaire dominical prendra le relais de l’abbé André cet automne, des ajustements d’horaires de messes seront inévitables.

Par Gérard Dévaud, au nom de l’équipe pastorale
Photo : Pierre Bondallaz

Comme le répète régulièrement Mgr Morerod, nous devons regrouper les communautés pour des célébrations eucharistiques plus festives et avec un plus grand nombre de fidèles.

Mais rassurez-vous : pour le moment, notre équipe pastorale n’entrevoit pas de grands chamboulements dans les horaires. Effectivement, il est important de maintenir une certaine régularité dans toutes nos églises et chapelles. Si depuis une année, les messes de semaines sont célébrées tous les 15 jours dans la plupart de nos communautés, la cadence des messes dominicales ne va pas changer pour le moment.

Près de chez moi, c’est aussi chez moi !

Par contre, il en est autrement au sujet des fêtes : mis à part la Toussaint où nous pouvons compter sur la présence de plusieurs prêtres ressortissants de la paroisse et d’agents pastoraux pour assurer la plupart des célébrations, nous devrons nous rassembler pour d’autres solennités. C’est déjà le cas depuis plusieurs années pour la messe du Jeudi saint qui est célébrée uniquement à la Collégiale et la messe d’ouverture de l’année pastorale – cette année le 22 septembre à Bussy – qui a pour objectif de réunir toute la paroisse.

Dorénavant, nous ne pourrons plus penser « clocher » individuel ni même « secteur » comme par le passé. Nous avons une seule paroisse et différentes célébrations proposées. Ce qui se passe à quelques kilomètres de chez moi est aussi chez moi ! L’Eglise n’est-elle pas universelle ? 

A Noël, à Pâques et à la Fête-Dieu : moins de célébrations

C’est ainsi qu’à Noël, nous aurons 2 célébrations des familles animées par les enfants, une messe de la veillée à 22h, 2 messes de minuit et 3 messes le 25 décembre. 

Un allègement identique pour les fêtes pascales, vu que nous ne pourrons compter que sur 3 prêtres… Et le dernier changement conséquent se verra lors de la Fête-Dieu : deux célébrations l’année prochaine au lieu de quatre jusqu’à présent, avec invitation aux enfants, aux chorales et à tous les fidèles à se regrouper pour célébrer ensemble !

Afin d’éviter de se perdre avec tous ces changements, nous pensons qu’il est bon qu’il y ait un endroit avec une certaine régularité d’horaires. C’est ainsi que, en principe (à part durant les vacances estivales et lors de certaines occasions exceptionnelles), vous pourrez toujours trouver une messe le dimanche matin à la collégiale.

Mais bien sûr, il n’y a pas que la messe ! Des temps de prières dans nos églises, lorsqu’il n’y a pas d’eucharistie, pourraient éventuellement être proposés… mais ceci est encore une musique d’avenir !

Malgré tous ces changements, restons unis, sereins et optimistes pour l’avenir, car l’Esprit Saint ne cesse de souffler et d’ouvrir de nouveaux horizons !

Un nouveau parcours baptême sur le Haut-Lac!

Par Stéphanie Reumont | Photo : Vanessa Gonzalez

Un projet passionnant et novateur voit le jour avec le lancement du tout nouveau parcours baptême sur le Haut-Lac. Cette initiative, qui a pris forme grâce à une réflexion profonde sur l’accompagnement des familles, prendra son envol lors de la première rencontre prévue le 24 août.

Jusqu’à présent, les familles désireuses de faire baptiser leur premier enfant devaient suivre une soirée de réflexion théologique, puis rencontrer le prêtre pour organiser le baptême. Ensuite, leur enfant recevait le sacrement du baptême entouré de ses proches et de sa famille, souvent en dehors de la messe dominicale.

Ce schéma, bien que traditionnel, ne laissait pas suffisamment de place pour l’échange, la discussion et l’établissement d’un véritable chemin de foi. Un petit groupe de réflexion a donc décidé de repenser cet accompagnement pour offrir aux familles une expérience plus riche et significative.

En repensant l’accompagnement prébaptismal, ce nouveau parcours offrira aux familles une occasion unique de se réunir, d’échanger sans jugement sur la foi et les changements qu’occasionne l’arrivée d’un enfant, de partager et de se préparer pleinement à ce moment important qu’est le baptême. En prenant le temps de cheminer ensemble, de poser des questions, de partager des expériences et de renforcer les liens communautaires, ce parcours vise à offrir une expérience plus profonde et plus significative aux familles qui souhaitent faire baptiser leur enfant.

Ce parcours sera animé par une équipe de laïcs formés, qui accompagneront les familles avec empathie et bienveillance.

La journée sera structurée en deux modules avec le matin un échange sur les changements de vie avec l’arrivée de bébé, la découverte de l’Amour de Dieu et un jeu Kahoot qui ouvre les discussions sur notre foi, nos croyances et nos espoirs. Un repas partagé à midi permettra de renforcer les liens entre les familles. L’après-midi, quant à elle, sera dédiée à l’exploration d’un texte biblique et les symboles du baptême ; un atelier créatif clôturera cette belle journée. 

Le 24 août marquera le début de cette belle aventure, où les familles pourront se retrouver, se connecter et se préparer ensemble à célébrer le sacrement du baptême. Ce nouveau parcours promet d’être une expérience enrichissante, pleine de sens et de partage, qui accompagnera les familles dans ce moment important de leur vie spirituelle.

Décors peints, chœur de l’église Saint-Jean-Baptiste, Corsier (Genève)

Jean-Louis Gampert propose une interprétation contemporaine d’un thème traditionnel.

Par Amandine Beffa | Photo : Jean-Claude Gadmer

Quel est le point commun entre les églises Saint-Paul à Cologny, Saint-Charles-Borromée à Avusy et Saint-Jean-Baptiste à Corsier ?
Ces trois édifices du canton de Genève accueillent un monumental décor peint dans leur abside.

Si la Déesis (= intercession, en grec) est une thématique artistique répandue dans le monde byzantin, c’est moins le cas du côté de l’Occident catholique. Dans la composition traditionnelle, saint Jean-Baptiste et la Vierge Marie entourent le Christ ressuscité qui tient un livre entre ses mains. Avec les saints et les apôtres, ils intercèdent pour le salut de l’humanité. 

Jean-Louis Gampert est, avec Cingria, un des membres fondateurs du Groupe Saint-Luc. Il a notamment étudié auprès de Maurice Denis. Comme ses illustres compagnons, il propose une interprétation contemporaine d’un thème traditionnel. 

Dans la partie haute de l’abside, le Christ trône dans les nuées. A notre gauche, mains jointes, Marie intercède. Légèrement plus bas, probablement pour indiquer une différence de dignité par rapport à la Mère de Dieu, Jean-Baptiste, à genoux, regarde dans notre direction.

Dans la partie basse, à notre gauche, nous reconnaissons : saint André, avec la croix caractéristique de son martyre ; saint Pierre, avec les clefs et la tiare que lui tend un angelot. A leurs pieds, saint Jean, jeune et imberbe avec un aigle. La jeune et belle femme aux cheveux lâchés est Marie-Madeleine. Une femme tient un grand livre, c’est Anne qui instruit Marie. Joseph tient le rameau fleuri qui, selon le protoévangile de Jacques, a permis de l’identifier comme époux de Marie.

A notre droite, depuis le centre : saint François de Sales, évêque de Genève et saint Maurice, vêtu comme un soldat romain. Un ange lui apporte la palme des martyrs et la couronne de laurier, rappelant ce qui s’est passé lorsque le bourreau a levé son épée. Le curé d’Ars est reconnaissable avec sa coupe de cheveux si caractéristique. A l’extrême droite, on trouve saint François d’Assise en bure. Devant, sainte Thérèse d’Avila avec le crucifix, combattant le démon qui souhaite l’attirer en Enfer et sainte Thérèse de Lisieux tenant les images de la Sainte Face.

Catéchèse: jonglerie pour remplir toutes les cases !

Après une certaine stabilité au sein de l’équipe des catéchistes, la rentrée scolaire 2024-2025 s’annonce plus compliquée car 22 plages horaires n’ont plus de catéchistes. Que faire ? Pour moi, l’essentiel est de garder l’espérance.

Par Marianne Berset, responsable de la catéchèse 
Photo : LDD

Le 11 juin dernier, au cours d’un souper au centre de rencontre des Focolari, nous avons dû prendre congé de plusieurs catéchistes qui ont mis tout leur cœur à la transmission de la foi aux enfants de la paroisse durant de nombreuses années. 

Remerciements aux partantes…

Merci à Mmes Madeleine Fauth, Chantal Rosset et Martine Hayoz pour toutes ces années au service de l’annonce de la Parole de Dieu aux enfants ainsi qu’à Mariola Varé. Ensemble, elles représentent sûrement une centaine d’années de catéchèse… Merci aussi à Isabel et Nadié, du Centre de rencontre des Focolari, pour leur engagement qu’elles vont continuer dans le monde. Meilleurs vœux à chacune d’elles pour l’avenir. Nous avons aussi trois catéchistes qui prennent une pause pour des raisons privées ou professionnelles.

… et bienvenue aux nouvelles

Avec 22 plages horaires vides en ce début d’été, il fallait mettre sa confiance dans le Seigneur, se rappeler sans cesse que le Seigneur est à nos côtés et chercher des solutions. La première a été trouvée avec une augmentation du temps de travail de Laura Johner qui vient de terminer sa formation Emmaüs, puis avec l’arrivée de trois nouvelles catéchistes : Mmes Fatima Sulzmann, Laurence Pochon et Gloria Lambiel et enfin à la solidarité des catéchistes qui ont accepté plusieurs plages horaires. 

Grâce à cette magnifique équipe, les enfants de la paroisse auront la chance de découvrir Jésus, de cheminer avec Lui et de sentir sa Présence. De tout cœur merci à toute l’équipe des catéchistes pour leur engagement précieux.

Parfait, une année à Paris

Parfait en compagnie de ses confrères étudiants et formateurs.

Parfait a passé ses vacances au Bénin. Après quatre ans de stage en Europe, il a retrouvé avec joie sa famille, ses amis et sa paroisse. Aujourd’hui, il nous partage son vécu sur sa première année de formation à Paris.

Propos recueillis par Nicolette Micheli | Photos : DR

Je suis arrivé à Paris en août 2023. J’habite à la Maison Mère des Spiritains, dans le cinquième arrondissement. C’est un beau quartier, proche du Panthéon, et des grandes Ecoles de Paris. On peut y visiter des églises, des bibliothèques et des parcs mythiques comme le Jardin du Luxembourg. J’ai aussi découvert la célèbre rue Mouffetard avec ses cafés, ses restaurants, ses magasins où règne une joyeuse ambiance qui attire de nombreux touristes. 

Mes études

Dans notre communauté de formation, nous étions sept étudiants spiritains d’Afrique et d’Asie encadrés par trois formateurs. Nous nous déplacions à bicyclette pour suivre les cours donnés par les jésuites à la Faculté Loyola. J’avais déjà fait une année de théologie à l’Université de Fribourg. Mais ici, les méthodes d’enseignement m’ont surpris, puis j’ai apprécié leur efficacité. D’ailleurs les résultats ont été concluants puisque mon bilan de fin d’année a été très positif. Une année d’études qui donne envie de poursuivre et d’approfondir la réflexion théologique et la connaissance de la Bible.

Activités pastorales

Temps d’études, temps de prières, temps de célébrations en communauté et aussi, temps d’activités pastorales tous les week-ends avec les jeunes de l’aumônerie de la Paroisse Saint-Médard. J’ai eu du plaisir à enseigner la catéchèse aux ados et aux enfants ainsi qu’à accompagner les servants de messe, comme je le faisais dans les paroisses du Haut-Lac. On m’a aussi confié des responsabilités dans le mouvement « Amos – Volontariat International catholique » qui prépare des jeunes à partir quelques temps en Afrique ou en Asie pour découvrir la vie de l’Eglise dans d’autres régions du monde.

Loisirs et découvertes

Quelques sorties communautaires nous ont permis de prendre des pauses bienvenues et de découvrir de nouvelles régions. A Amiens nous avons visité le premier noviciat de la Congrégation ainsi que la célèbre Cathédrale Notre-Dame, la plus vaste de style gothique du monde, où nous avons vénéré les reliques de saint Jean- Baptiste. A Saverne, en Alsace, nous nous sommes recueillis sur la tombe des parents du second fondateur de notre Congrégation : le Père Libermann, un juif converti. Nous avons aussi visité la synagogue où il a prié durant son enfance. La sortie avec les paroissiens de Saint Médard nous a d’abord conduits à Pontmain, lieu d’apparition de la Vierge, puis, à Saint-Malo, cité corsaire, où se trouve, sur un îlot, la tombe de l’écrivain Chateaubriand. La découverte d’un des joyaux de la France, le Mont-Saint-Michel, m’a fortement impressionné ! Ce fut l’un des moments les plus heureux de cette année, car je rêvais depuis longtemps de visiter cette région !

Un grand merci à Dieu et à tous ceux qui m’ont permis de vivre cette année d’études et de vie spiritaine et paroissiale. Ainsi j’ai grandi pour mieux servir l’Eglise de demain.

Parfait et deux ados de sa paroisse au Bénin.

Un ADN d’art et de foi

Texte et photo par Nicolas Maury

« Ma foi n’est pas extérieure à qui je suis. Elle implique toute ma vie et fait partie de mon ADN », affirme Roger Gaspoz. Un ADN dont la seconde moitié est l’art. « J’ai dessiné et sculpté depuis ma plus tendre enfance : des animaux dans des écorces de mélèze tout d’abord, puis des personnages dans la pierre et le bronze », raconte le Valaisan qui en tire un bel enseignement : « Quand je peux travailler pour l’Eglise, je rends à Dieu les talents qu’Il me donne, je bosse pour Lui. » 

Ses créations se retrouvent partout en Romandie et au-delà : la statue de saint Amé à Notre-Dame du Scex (Saint-Maurice) la crypte de Muraz, les quatre évangélistes de Venthône, un reliquaire au Carmel à Develier, un portrait de Marguerite Bays à Siviriez, un autre peint pour le pape François, etc. « Un jour un peintre a dit : on entre en peinture comme on entre en religion. Dans mon travail j’allie les deux. »

Roger Gaspoz dévoile un de ses projets en cours : une statue de Mgr Schwery qui prendra place dans l’église de Saint-Léonard. « Je privilégie un format grandeur nature pour que chacun puisse s’identifier à quelqu’un de vrai. » Désignant la maquette, le sculpteur détaille : « La main tendue et ouverte accueille celui qui se présente à l’entrée de l’église et l’invite à lire la Bible sur laquelle est posée l’autre main. L’homme d’Eglise veut en partager le message. Tout est dans la symbolique. »

L’artiste s’intéresse à la personnalité de son modèle. « Dans le cas présent, j’ai eu la chance de connaître Mgr Schwery. Cela facilite les choses. Pour saint Amé, les images que j’avais prises d’un capucin en oraison m’ont inspiré sa posture méditative. J’ai travaillé le visage du saint à partir de celui d’un éducateur des Rives du Rhône dont les traits me parlaient. »

Peintre, sculpteur, verrier, psychopédagogue… les cordes de l’arc de Roger Gaspoz sont multiples. Toutes lui permettent de viser le même but : « Refléter les mouvements d’une âme sur une toile ou dans l’inertie de la pierre m’a toujours fasciné. J’ai un grand désir de le partager. Chaque œuvre doit donner l’impression qu’une force venue du dedans pousse les lignes vers l’extérieur. Ça lui donne toute sa plénitude et sa force. »

Roger Gaspoz
• Né en 1968, il vit à La Luette (VS).
• Maturité à Sion, Beaux-Arts à Lausanne et à Sion, brevet d’enseignement secondaire à l’Université de Berne.
• Ancien enseignant au CO d’Euseigne et à l’Ecole Normale de Sion.
• Artiste à temps plein depuis 2000.

Retrouvez l’ensemble des textes et des vidéos de la rubrique sur le site : https://presse.saint-augustin.ch/ecclesioscope/

Saint Léger, patron de l’église de Lully

La communauté de Lully fête son saint patron, Léger, le 2 octobre.

Par Gérard Dévaud | Photo : LDD

Issu d’une vieille famille franque de la région de Poitiers, apparentée aux nobles burgondes, bon évêque d’Autun à partir de 663, il est mêlé de très près aux luttes entre la Burgondie (Centre et Est de la France) et la Neustrie (Nord de la France). Contre la tendance centralisatrice de la Neustrie, il défend les usages et l’autonomie de la Bourgogne. Mais Ebroïn, le maître du palais de Neustrie assiégera Autun. Pour épargner la famine à sa ville, saint Léger se livre. Il a les yeux brûlés et la langue coupée. Un synode convoqué par Ebroïn le déclare « prêtre indigne » et il est interné chez des religieuses. Deux ans après, en 679, il sera assassiné dans une forêt non loin de Fécamp. 

Un autre synode le réhabilitera et lui donnera le titre de martyr. Bien que sa mise à mort fut politique et non religieuse, son refus de la violence en fait un exemple pour la chrétienté et sa défense des droits de l’Eglise comptait dans les luttes de pouvoir en cette époque aux pouvoirs instables. Il est ainsi béatifié en 681 et devint le saint patron de nombreuses églises et paroisses, particulièrement en France et en Belgique, mais aussi à Lucerne, Grimentz et Lully.

Les messes de plein air

A la chapelle de Taney, le 14 juillet

Par le Père Patrice Gasser | Photos : DR

En été, les prêtres ont la joie de travailler davantage que durant l’année, avec d’autres agents pastoraux, ils ont la joie de descendre près du lac ou monter sur les hauteurs pour célébrer dans les plus belles des cathédrales : les jumelles, le col du vent (1850 m.), Recon, Miex, Taney, avec ou sans baptême, Chalavornaire, la Jorette, ou la Barge près du canal. 

C’est une belle occasion de célébrer dans les beautés naturelles de nos lacs et de nos montagnes ; et nos assemblées y sont très diversifiées. Certains aiment grimper là-haut pour avoir des eucharisties un peu différentes ; d’autres préfèrent la tranquillité de nos églises ; mais c’est vrai que le vert de nos prairies, une guitare, une musique norvégienne, une brise légère dans la chaleur, un rayon de soleil après la brume, ça change tout et ça nous rappelle ce Dieu qui continue à nous aimer et à se donner à nous tels que nous sommes. 

Où que ce soit, c’est toujours une grâce de rencontrer le créateur de nos vies et de lui rendre grâce pour ses dons qui ont traversé nos vies ; et souvent, un petit verre en conclusion, avec un gâteau salé, redonne de l’énergie pour s’en retourner chez soi. Merci Seigneur pour les messes d’été ! Ton peuple y grandit dans la foi…

Voici en images le reflet de quelques messes célébrées cet été dans les hauteurs ou en plein air.

Etienne Klein

Par Pierre Guillemin | Photo : DR

Dans son émission radiophonique sur France Culture intitulée « La Conversation scientifique » (précédemment « Sciences en question »), Etienne Klein, ingénieur, physicien, docteur en philosophie des sciences, directeur du laboratoire de recherche sur les sciences de la matière du Commissariat à l’Energie Atomique, nous fait part de ses questions sur la physique et de ses relations avec nos vies matérielles et spirituelles. Ses chroniques radiophoniques récentes : « L’autre temps des femmes », « Ne pensons-nous qu’avec nos têtes ? », « Naissance, vie et mort des glaciers », « Quels sont les ressorts de nos croyances ? » sont très révélatrices de sa pensée et de ses questionnements.

Interrogé à propos du célèbre livre « Dieu, la science, les preuves » de M.-Y. Bolloré et O. Bannassies publié en 2021, il répond : « Prétendre prouver scientifiquement l’existence de Dieu, c’est faire preuve d’une certaine naïveté. D’abord à l’égard de l’idée de Dieu, car si celui-ci devenait l’aboutissement d’une démarche scientifique, c’est-à-dire s’il était le résultat positif d’une enquête rationnelle menée par la communauté des chercheurs, son prestige se verrait sérieusement rabougri : il n’aurait plus que le statut d’une connaissance. »

Ne pas confondre les registres

Ces propos sont éclairés par Alain Viret (théologien formateur du Centre Catholique Romand de Formation en Eglise, aujourd’hui à la retraite) qui nous rappelle : « Les découvertes de l’existence du Big Bang initial restent des modèles se heurtant de toute façon à une limite qui est actuellement celle du mur de Planck (nous en parlerons dans une prochaine chronique) empêchant de remonter jusqu’à l’instant initial. Confondre les deux registres de pensée de la science et de la foi est aussi absurde que de les opposer. Dieu ne peut se réduire à une équation ou à une cause première. Le respecter est un premier pas vers une connaissance juste et vraie de l’Etre. »

Rappelons-nous de ce qu’écrivait Galilée : « L’intention du Saint-Esprit est de nous enseigner comment on va au ciel et non comment va le ciel. »

La Bible au quotidien: changeons nos pensées!

Par Nathalie Angellini-Traeger
Photo : LDD

En cette saison de rentrée scolaire, période souvent associée au renouveau, à l’espoir, mais aussi au stress et à la culpabilité de ne jamais faire ou n’être pas assez bien, j’ai à coeur de partager avec vous quelques versets de Philippiens 4 :

4 « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous. 

5 Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. 

6 Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. 

7 Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus Christ. 

8 Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensées. 

9 Ce que vous avez appris, reçu et entendu de moi, et ce que vous avez vu en moi, pratiquez-le. Et le Dieu de paix sera avec vous. »

12 « Je sais vivre dans l’humiliation, et je sais vivre dans l’abondance. En tout et partout j’ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance et à être dans la disette. 

13 Je puis tout par celui qui me fortifie. » 

Vivre dans le mécontentement, en pensant à tout ce qui ne va pas, ne va pas changer notre vie pour le meilleur. Pour vivre une vie épanouie, nous devons changer nos pensées. Une manière de penser renouvelée est essentielle pour changer et la Bible nous donne de nombreux passages avec ce qui devrait occuper nos pensées.

Nous le savons tous, le combat se passe dans les pires moments, alors, lorsque vous vous levez chaque matin, saisissez une vérité positive des Ecritures et concentrez-vous dessus. Laissez la Parole de Dieu grandir en vous et transformer votre esprit. Fixez vos pensées sur des choses positives et jouissez des changements divins que cela va produire en vous.

Alors en cette rentrée, demandons au Christ de nous aider à penser qu’à ce qui est vrai, honorable, rempli d’amour, pur, bon, plein de grâce et vertueux, à toutes choses qui viennent de lui. Soyons pleinement comblés par le Saint-Esprit qui nous aide à vivre selon les pensées du Christ.

C’est quoi, mon Eglise?

Faire Eglise hors église. Confirmands dans la cathédrale de Mère Nature.

Par Laurent Ciesielski 
Photo : Astrid Belperroud

Le dernier week-end de juin : deux messes, la première, célébrée pour notre unité pastorale, où sur la photo dominent les têtes blanches. La deuxième, à Saint-Paul, au cours de laquelle l’évêque administre le sacrement de confirmation, sur la photo une église bondée et de nombreux visages jeunes, de jeunes gens qui déclarent leur : me voici.

Deux situations différentes, la même Eglise, la même Cène du Seigneur. Le même moment où se réalise notre salut. Au cours du repas, Jésus prit le pain et le donna à ses disciples. N’oublions pas que le moment le plus important pour un chrétien se passe lors d’un repas, dans un acte ordinaire comme manger. Nous rajeunirons l’Eglise si nous écoutons Jésus et à sa demande nous passons sur l’autre rive, si nous sommes prêts aux changements, à la nouveauté, à l’inconnu, avec une pleine confiance en Jésus, qui nous demande de changer d’orientation, de direction. Plus de paroisse, ma préférée, petite, avec mon curé, mais une unité pastorale plus grande, ouverte. Il faut monter dans le bateau et partir, découvrir du nouveau, en ayant confiance, à la demande de Jésus.

Parfois, à la messe, nous sommes une petite poignée de fidèles. Mais juste à côté, près de la grotte de Notre-Dame, quelqu’un veille en permanence, quelqu’un passe et s’arrête pour prier. Et ils sont de tout âge, vieux et jeunes, enfants avec leurs parents. Peut-être que l’Eglise n’est pas uniquement présente dans la sacristie mais aussi dans d’autres endroits, qu’il faudrait reconnaître comme de nouveaux lieux de rencontre : sur un bateau amarré aux Eaux-Vives, lors d’une expédition en montagne, en jouant à des jeux lors des soirées d’automne, en écoutant vraiment les jeunes qui posent des questions, même si je n’ai pas toutes les réponses.

Il ne faut pas s’inquiéter à l’avance, Jésus est avec nous sur le bateau, qui semble couler à cause de la tempête, mais c’est Lui qui peut ordonner au vent et à la mer : « Silence, tais-toi ! Pourquoi avez-vous peur, n’avez-vous pas de foi ? » Il est difficile de rajeunir l’Eglise sans foi.

Et encore une chose : nous sommes tous baptisés, donc chacune et chacun de nous est appelé à la mission sacerdotale, prophétique et royale. Peut-être vaut-il la peine de se demander si je réalise bien cette mission, en m’engageant dans la vie sociale, sans attendre et se plaindre qu’il n’y a pas de prêtre, et que dans l’église il n’y a que des têtes blanches…

La médaille de saint Christophe

L’Essentiel décrypte ce qui se cache derrière les principales médailles que nous portons. Cap ce mois-ci sur la médaille de saint Christophe. Patron des voyageurs, son nom signifie le « porte Christ ». Sa médaille nous invite à porter notre croix avec humilité et courage.

Par Pascal Ortelli | Photos: DR, Musée byzantin et chrétien d’Athènes

Semi-retraite pour la doyenne de l’équipe pastorale

L’animation de célébrations : une tâche qu’elle affectionne.

C’est ce que l’on peut appeler fort justement un événement dans la vie d’une paroisse : Mireille Duc dit « au revoir » à l’équipe pastorale après… quasiment un demi-siècle d’un engagement ininterrompu. Une page se tourne pour le secteur Est, tant elle était un pilier de la vie pastorale pour toute cette partie de la paroisse.

Mireille Duc : un regard toujours porté vers l’action.

Par Claude Jenny
Photos : Francis Roulin, Georges Losey, Anne-Lise Brügger, Claude Jenny

Mais que l’on rassure ! Mireille est en pleine forme. Toujours aussi pimpante. Toujours aussi énergique. Et toujours cette envie d’être active. Mais, l’âge avançant, « il faut laisser la place » dit-elle avec philosophie, non sans une pointe de nostalgie dans la voix.  Il faut dire que la jeune septuagénaire peut afficher un parcours pastoral plutôt rarissime, puisque ses premiers engagements en Eglise remontent… à son enfance… 

Le chapelet à 8 ans

Elle raconte : « Je suis née à Autavaux, village qui faisait partie de la paroisse de Forel-Les Planches. C’est dans cette bourgade que j’ai vécu mon premier engagement d’Eglise. Comme il n’y avait pas de lieu de culte à Autavaux, mon papa, instituteur, en accord avec le prêtre, organisait la récitation du chapelet et avait confié à ma sœur et moi la conduite de la prière. » Elle se souvient ; elle avait 8 ans…

« Les enfants me portent »

Et la suite ne fut qu’enchaînement de services tous azimuts ! Arrivée par mariage à Estavayer, elle fut sollicitée pour donner « le caté ». Suite à son déménagement à Forel, elle voulut continuer, mais le curé du coin à l’époque refusa… dans un premier temps. Avant de se raviser et de s’excuser… Et depuis, elle n’a pas arrêté ! Et continuera à le faire quelques heures par semaine « car les enfants me portent. Il faut juste savoir les écouter ». Elle a sa technique pour enseigner le caté et il semble bien que ça marche !

Mais Mireille Duc, c’est aussi un engagement qui a revêtu moult formes. Et notamment l’accompagnement du prêtre lors de centaines de cérémonies. Les paroissiens et paroissiennes de Notre-Dame des Flots devront s’y faire : elle ne sera plus toujours présente pour assurer les lectures, la prière universelle, etc. Et combien de cérémonies a-t-elle préparé et conduites en l’absence de prêtre : des liturgies de la Parole et des célébrations de funérailles ? Elle est dans l’impossibilité d’articuler un chiffre ! « Je suis souvent sollicitée par des familles lors d’un décès et je continuerai à dire oui ponctuellement » dit-elle.

Avec de nombreux curés

Si elle répond toujours présent pour accompagner des familles dans le deuil, elle a aussi affectionné préparer les enfants en vue de la première communion. Un rôle qu’elle a longtemps assumé avec sa complice de toujours, Anne-Lise Brügger. C’est ensemble qu’elles ont effectué le parcours Galilée, il y a un quart de siècle.

Mireille Duc a connu et œuvré avec de nombreux curés, avant et après la fusion des paroisses ! Elle garde de bons souvenirs de chacun et a su chaque fois s’adapter à leurs habitudes. Elle en parle avec affection. Avec ceux qui sont encore en vie, elle a d’ailleurs gardé de nombreux contacts. Si la désaffection des églises l’affecte évidemment – « nombre de parents ne vont plus à la messe, donc les enfants non plus » – elle fait un constat qui n’entame pas son besoin de servir une Eglise qui n’est plus celle de hier. Il n’y a aucune aigreur dans son propos. Juste l’envie de continuer à transmettre ! Avec toujours le même enthousiasme !

Toujours au Conseil de paroisse

Si Mireille Duc quitte l’équipe pastorale, elle conserve par contre son mandat de membre du Conseil de paroisse. Elle continuera donc à représenter son secteur dans l’organe exécutif de la paroisse. Tout comme elle restera catéchiste. Tout comme…

Avec sa complice de toujours, Anne-Lise Brügger.
Un voyage qui l’a marquée au Rwanda. Peut-être y retournera-t-elle.

Notre jeunesse au service!

Par Thierry Schelling
Photos : Astrid Belperroud

Nos jeunes qui cheminent vers la confirmation sont au service de nos communautés paroissiales, des EMS, de leurs contemporains, de leur âme et corps (retraite au Simplon pour nos confirmands prévue les 5-7 septembre sous la houlette d’Astrid, de Laurent et du Père Karol). La diaconie est LA forme de catéchèse qui leur correspond bien, tout en ayant un apport sur le Credo et sur saint Paul. Et l’Evangile dans la poche à tout bout d’échanges !

Leur confirmation est prévue en deux temps, le samedi 9 no-vembre (18h) et le dimanche 10 novembre (10h30) avec les abbés Pascal Desthieux et… moi-même, comme délégués par notre évêque.

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