Dans le Haut-Lac nous lançons le 5e parcours le mardi 3 septembre de 19h à 21h30 à la cure de Vouvry (Avenue de l’Eglise 5) avec les 11 participant-e-s du parcours 4.
Ouvert à tous, sans engagement, juste pour se faire une idée !
Une rencontre par mois : apéro, repas, vidéo, échange pour revisiter ensemble les grandes questions de la foi chrétienne dans un esprit de partage et de respect du cheminement de chacun-e : fr.alphalive.ch !
Gratuit et sans engagement. 14 rencontres, un début, une fin.
Les dates suivantes seront fixées en fonction des intéressé-e-s !
A 64 ans, le parcours Alpha était plutôt une redécouverte de ma foi. En abordant les différents thèmes, tels que la foi, la souffrance, l’Esprit Saint, la prière, l’Eglise, j’ai renouvelé mon désir et mon goût de Dieu. Les rencontres en petit groupe d’environ 10 personnes m’ont permis de me sentir en confiance et l’ambiance de partage et de fraternité m’a réchauffé le cœur. Sylvie, Collombey
Quand j’ai reçu la proposition de rejoindre le groupe Alpha, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Lors de la première rencontre j’ai continué à m’interroger sur le pourquoi j’étais là, je cherchais quoi ? Au fur et à mesure qu’on allait de l’avant, j’ai commencé à comprendre. Je cherchais le partage, mais pas n’importe quel partage : un partage « catholique » ! Je savais être catholique mais pendant trop longtemps je l’avais oublié. Le parcours Alpha a été une confirmation pour moi. La confirmation de faire partie de cette communauté, de n’être pas seule, de pouvoir trouver des personnes prêtes à l’écoute, personnes avec des différentes origines, âge, expérience de vie. Je me sens de conseiller ce parcours, ça peut faire un grand bien. Ça m’a fait du bien ! Rosa, Vionnaz
L’Essentieldécrypte ce qui se cache derrière les principales médailles que nous portons. Cap ce mois-ci sur la médaille du scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel qui remplace le port du scapulaire en tissu. En la portant, on se place sous la protection et la filiation de la Vierge Marie.
Par l’abbé Bernard Alassani Photos : Georges Losey, Valentine Brodard
Bientôt, ce sera la fin de l’école, la fin de la catéchèse, beaucoup de commerces dans les villes et villages vont tourner au ralenti parce que ce seront les vacances. Les villes vont être bondées de touristes et la vie aura une autre splendeur, la joie éclatera encore plus dans les cœurs. Les aéroports, les gares de train et de bus seront saturés et les prix vont augmenter parce que beaucoup partiront en vacances un peu partout dans le monde. Même les célébrations liturgiques seront moins nombreuses, non pas par manque de prêtres, mais parce que les prêtres aussi ont droit à des vacances.
Même Dieu s’est reposé après la création : « Et Dieu se reposa le septième jour de toute l’œuvre qu’il a faite. » Genèse 2, 2-3 Déjà vacances égalent repos, égalent relâchement. Elles sont d’une importance capitale car elles peuvent se résumer en une phrase : des employés reposés sont des employés plus productifs. Prendre des vacances peut réduire le stress du travail et de la vie quotidienne, elles aident à prévenir l’épuisement professionnel et favorisent l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée en permettant de passer plus de temps avec la famille, les proches et les amis.
Avec les vacances bien méritées, nous pouvons améliorer notre santé physique et mentale, ainsi que notre motivation et notre créativité, nos relations, nos performances professionnelles, et même notre vision des choses. Les vacances peuvent nous aider à nous sentir reposés, ressourcés, résilients et prêts à faire face à tout ce qui se présente à notre retour. Elles peuvent également accroître notre bonheur et notre capacité à apporter des changements positifs dans notre vie, qui se répercutent souvent sur notre famille, nos amis, voire nos collègues, nos paroissiens et paroissiennes.
Il est nécessaire de prendre très souvent du temps pour soi-même, profiter du moment avec ses enfants, sa famille, du temps pour se refaire, se reposer. Et ce temps, ce sont les vacances. Alors, vive les vacances !
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
Au cœur de la messe Pascal Desthieux
La messe, pour l’Eglise catholique, est « source et sommet de la vie chrétienne ». Elle constitue un ensemble de gestes, de mouvements, de paroles où chaque élément est porteur de sens. Aujourd’hui, beaucoup de catholiques voudraient mieux comprendre ce qu’ils célèbrent, régulièrement ou occasionnellement. Ce livre répond à leurs attentes. Avec autant de profondeur que de talent pédagogique, l’auteur explique la signification de tous les éléments de la messe. Un guide à mettre entre toutes les mains. Un outil précieux pour parents et catéchistes.
Interrogez le grand public : il vous dira, en résumé, qu’un chrétien, c’est quelqu’un qui va à la messe. L’opinion commune pressent donc que la substance du mystère de cette religion se trouve dans l’eucharistie. En sont témoins les multiples noms que l’Eglise donne à ce sacrement : eucharistie, repas du Seigneur, sacrifice, Saint-Sacrement, communion, messe. Chacun de ces vocables a quelque chose à nous apprendre. Dans l’esprit de la collection « La foi au cœur », le père de Menthière privilégie ici l’expérience pastorale et convoque de grands témoins dont le jeune et réjouissant bienheureux Carlo Acutis, qui fit de l’eucharistie son « autoroute vers le Ciel ».
S’il est un domaine qui fait couler beaucoup d’encre et suscite régulièrement des polémiques dans l’Eglise, c’est bien celui de la liturgie. Selon sa sensibilité, on se réclame de la « messe de toujours » ou bien de la réforme voulue par Vatican II. Le pape François ne souhaite pas faire de la liturgie un sujet de discorde, mais en montrer toute l’importance pour la foi et l’unité. C’est dans cet esprit que s’inscrit le propos de Louis-Marie Chauvet. Tout en prenant acte des mutations de la société contemporaine dans son rapport au sacré, au rite, à la célébration, il reprend, pas à pas, la structure de la liturgie eucharistique pour en expliquer la cohérence et le sens profonds.
La messe expliquée avec des mots tout simples et des illustrations pleines de rondeur. On y retrouve les moments principaux de la liturgie, toujours à hauteur d’enfant. Tout le savoir-faire d’une auteur qui sait trouver les mots et les images pour permettre aux enfants de vraiment vivre la messe !
Que la lumière que vous venez de recevoir et de déposer sur cet autel brille dans vos cœurs toute votre vie ! Ces paroles de Gérard Dévaud, répondant de la communauté de Cheyres, ont été adressées aux premiers communiants présents à l’église de Cheyres, sous le regard de Marie, lors de la messe du 2 juin.
Ces enfants ont répondu à l’invitation des Conseils de communauté de Cheyres et Font-Châbles, souhaitant leur faire partager une célébration en leur église, en présence des paroissiens.
Une messe introduite en douceur par Alicia au piano sous le regard de l’abbé Darius, officiant pour cette célébration.
La lecture de ce jour a permis au célébrant de développer le cadeau de libération offert par Jésus suite au sabbat des anciens avec ses contraintes.
Le chœur mixte avec ses chants, la prière des fidèles parlant aux enfants, le silence en musique durant l’offertoire, le Notre Père en se donnant la main, cette célébration sentait bon l’esprit de famille de la communauté. L’abbé Darius n’a pas manqué de le humer et de remercier les auteurs et acteurs d’un si beau moment.
Denyse Chanez a joint ses remerciements et a pu inviter l’assemblée à l’apéritif, moment de convivialité chantant pour l’anniversaire de deux enfants et d’échanges avec parents et participants.
Une célébration animée notamment par Alicia au clavier.
Trois enfants étaient présents à cette célébration d’accueil dans leur communauté.
Prière proposée par l’abbé Jean-Michel Moix Photo : Jean-Michel Moix
Récemment, du 24 au 26 mai, le sanctuaire de Lourdes accueillait un pèlerinage militaire international. Voici une prière, extraite du carnet de soldat-pèlerin, et que nous pouvons faire nôtre, nous qui sommes (spirituellement) des soldats du Christ !
Seigneur Jésus, toi qui as fait un si long déplacement d’auprès du Père pour venir planter ta tente parmi nous ; toi qui es né au hasard d’un voyage et as couru toutes les routes, celle de l’exil, celle des pèlerinages, celle de la prédication : tire-moi de mon égoïsme et de mon confort, fais de moi un montagnard.
Seigneur Jésus, toi qui as pris si souvent le chemin de la montagne, pour trouver le silence, retrouver le Père ; pour enseigner tes Apôtres, proclamer les béatitudes, pour offrir ton sacrifice, envoyer tes Apôtres, et faire retour au Père, attire-moi vers en haut, fais de moi un soldat de la montagne.
A l’exemple de saint Bernard (de Mont-Joux), j’ai à écouter ta parole, j’ai à me laisser entraîner par ton amour ; si je suis tenté de vivre tranquille, tu me demandes de risquer ma vie, pour la défense de mes frères ; si je suis tenté de m’installer, tu me demandes de marcher en espérance vers toi, le plus haut sommet, dans la gloire du Père ; fais de moi un vrai soldat de montagne, créé par amour pour aimer ; fais Seigneur que je marche, que je monte par les sommets, vers toi, avec toute ma vie, avec tous mes frères, avec toute la création, dans l’audace et l’adoration.
En mai a eu lieu le 100e Pèlerinage interdiocésain de Suisse romande à Lourdes. J’ai eu la chance de vivre ce 100e pèlerinage qui, pour moi, était le premier.
Odile Ansermet, accompagnée de son fils et de sa belle-fille.
Par Bernadette von Niederhäusern Photos : Jean-Claude Gadmer, Bernadette von Niederhäusern
Dès le début du voyage, nous sentons un esprit de fraternité entre les pèlerins. Dans le car, nous sommes accompagnés par des prêtres et des laïcs qui nous invitent à prier et à chanter la Vierge Marie. Nous étions près de 2000 à prendre part à ce pèlerinage cette année. Ici et là, j’ai croisé des pèlerins de notre paroisse. La solidarité commence en famille, comme par exemple, pour Odile Ansermet, qui était accompagnée de son de fils Pascal et de sa belle-fille Christine.
La réussite de ce pèlerinage vient surtout de l’aide de tous les hospitaliers. Ces personnes qui se mettent à disposition pour la modique somme de cent francs et qui paient leur voyage. Ce sont vraiment des héros qui aident les personnes dans le besoin.
De nombreux hospitaliers dans la Broye
Dans notre paroisse, nous avons beaucoup d’hospitaliers. Cette année plusieurs nouveaux hospitaliers se sont engagés. Leur motivation principale est une envie de se mettre au service.
Deux hospitalières qui sont déjà venues en tant que jeunes : Marie-Thérèse Monney et Bernadette Zimmermann. Deux autres sont venus pour la première fois et directement en tant qu’hospitaliers, ce sont Nicolas Kilchoer et Maxime Pochon. Le plus jeune de tous était Maxime Pochon, âgé de 21 ans, travaillant dans l’agriculture. J’ai été à sa rencontre.
Témoignage personnel
Quelles ont été les motivations de participer au pèlerinage en tant qu’hospitalier ? Le témoignage de Maxime Pochon :
« J’avais envie d’aider les personnes en situation de handicap et en même temps c’était l’occasion pour moi de vivre ce pèlerinage. Mes grands-parents m’ont raconté qu’il y avait beaucoup d’émotions et cela m’a donné envie de faire cette expérience. Denis Rossier, responsable des brancardiers de la Broye, m’a encouragé à vivre cet engagement et m’a bien expliqué. J’ai fait le voyage en train. Dès le début, il y avait une bonne ambiance, comme une famille. Même si on ne se connaît pas, chacun discute avec les autres.
La remise des brassards a été un moment intense. Je me suis senti porteur d’une mission : être attentif à ceux qui ont besoin d’un coup de main. A la messe internationale, j’ai eu l’honneur de porter la croix à la procession d’entrée. C’était impressionnant et touchant. On percevait l’unité et la communion entre tous. Mon cœur fut rempli de chaleur et d’émotion. Tous les soirs, la procession aux flambeaux était d’une beauté indescriptible. Dans tout le sanctuaire, nous étions baignés dans la prière soit par le chapelet ou par les chants à Marie en diverses langues.
La première année comme hospitalier, nous sommes coachés et bien entourés. Nous pouvons visiter les différents services et choisir où nous voulons nous engager les prochaines années. Dès le premier jour, je me suis dit que je reviendrai aussi longtemps que je pourrai. C’est une expérience magnifique ! Quand on a le virus de Lourdes, c’est difficile de s’en débarrasser. »
Un grand Bravo et merci à tous ces hospitaliers. Et pourquoi pas vous l’année prochaine ?
Lors de la messe internationale, Maxime Pochon porte la croix lors la procession d’entrée.
Le nom de Claude Jacquemettaz vous est-il bien connu ? Il le devrait puisqu’une de ses responsabilités consiste à présider le Conseil de gestion (CoGest) de la paroisse de Martigny depuis près de 12 ans. Entretien avec un homme discret et généreux.
Propos recueillis par Pascal Tornay Photos : DR
Claude, en quoi consiste le travail du CoGest ? Sa mission générale est d’administrer les biens paroissiaux et notamment de veiller à l’entretien du patrimoine et des infrastructures, de payer les salaires du personnel. Il établit le budget annuel – près de Fr. 700’000.– actuellement – d’entente avec les communes. Il faut préciser que chaque communauté a une autonomie avec des recettes propres (quêtes, lumignons, dons), mais au-delà de Fr. 20’000.– de dépenses, elles doivent en référer au CoGest.
Depuis quand exercez-vous cette responsabilité ? Lorsque le chanoine Jean-Michel Girard a mis en place le CoGest en 1998, il m’a demandé d’y participer du fait que j’étais caissier du rectorat de la Croix. Comme j’étais employé de banque, j’imagine qu’il s’est dit que je pourrais faire l’affaire. J’ai donc fonctionné comme secrétaire. Aujourd’hui, cela fait près de 12 ans que je suis président du CoGest.
Qu’est-ce qui vous a motivé à accepter ? J’aime beaucoup rendre service. Je pense n’avoir jamais refusé un mandat… La vie de l’Eglise, comme celle de la communauté de la Combe, je la connais depuis petit. Ma maman, Andrée Saudan, était comberintze. Elle était un pilier d’Eglise. C’est donc assez naturellement que j’ai trempé dans ce milieu.
Qui siège dans cette instance ? Elle est composée de 8 membres. Le curé et un-e représentant-e des autorités communales s’y trouvent, actuellement Simon Roduit et Aurélie Chappaz-Seng. Et aussi Marcel Comby qui assure le secrétariat, la gestion et le suivi financier au quotidien, David Détraz, expert-comptable, Louis Darbellay, Serge Gabioud, Patrice Moret et moi-même.
Quels sont les enjeux actuels ? La collaboration avec les autorités communales est excellente. Sans l’apport des communes, la paroisse ne pourrait pas assumer les frais occasionnés par les infrastructures, ni payer les salaires du personnel. Les principales recettes proviennent des locations (salles, terrains) et des quêtes. Les principales dépenses vont aux salaires, à l’entretien des bâtiments, au chauffage. Au Bourg, de gros travaux ont été réalisés pour relier l’église au chauffage à distance en 2023. La rénovation des fenêtres du rectorat est l’enjeu actuel. A Charrat, le projet de construction d’une salle paroissiale est en cours. Tandis qu’à la Croix, la peinture intérieure de l’église vient d’être refaite. Pour assumer ces frais, un fonds de rénovation alimenté conjointement par les communautés, le CoGest et les communes est utilisé. Les services techniques de la Ville sont d’un précieux secours pour toutes sortes de travaux.
Comment avez-vous vu évoluer la vie de la paroisse ces dernières décennies ? Lorsque le CoGest a été mis en place, c’était justement parce que les ecclésiastiques ne parvenaient plus à tout gérer. Je vois que la technicité de la gestion s’est considérablement complexifiée. La masse financière est plus élevée. La professionnalisation s’est accrue pour y faire face.
Quelles autres responsabilités avez-vous exercées dans votre vie ? En 1983, j’ai été nommé agent AVS pour la commune de Martigny-Combe, fonction que j’ai occupée durant 36 ans. J’apprécie la vie sociale et j’ai pris part à l’activité des sociétés de la Combe. J’étais dans le premier comité du FC La Combe, également secrétaire au Ski Club ainsi que de la société de tir de l’époque. Depuis mon départ à la retraite en 2008, je suis chauffeur bénévole auprès de l’association Transport Handicap.
Vous avez établi votre vie de famille aux Creusats à Martigny-Croix. Est-ce que ç’a été difficile de gérer vie de famille, travail et bénévolat ? Pas tellement, car mon épouse Jacqueline – décédée en 2011 – était très débrouille, et nos deux enfants, Didier et Anne, très sages !
Votre épouse a-t-elle, elle aussi, exercé une activité professionnelle ? Oui. Nous avons tous deux fait un apprentissage dans le milieu bancaire. Lorsqu’elle a quitté Fribourg pour le Valais, je travaillais à l’UBS et elle a été engagée à la BCVs. Elle a participé à la décoration florale de l’église Saint-Joseph. Elle chantait à la Schola de Martigny et était très engagée dans les Magasins du Monde de Martigny.
Et qui était le responsable des finances familiales ? Ah, ça c’est moi qui a toujours assumé…
Aperçu des finances de la communauté de Martigny-Croix
PRODUITS : En 2023, les recettes, en baisse par rapport à 2022, se montaient à Fr. 20’187.– et provenaient principalement : Quêtes et dons : Fr. 11’032.– Locations salles : Fr. 7’350.– Lumignons : 1’805.–
CHARGES : Les charges, en baisse elles aussi, atteignaient Fr. 20’774.– et visaient principalement : Chauffage et entretien de l’église : Fr. 13’004.– Convivialité, décoration, chœur Saint-Joseph : Fr. 5’942.– Achat lumignons : 1’130.– Frais généraux et d’exploitation : Fr. 698.–
L’exercice 2023 a été donc bouclé sur un léger déficit de Fr. 588.–.
Souvenir… A l’hiver 2007, commençaient les travaux de démolition de l’ancienne maison Notre-Dame des Champs.Les fenêtres du rectorat sont anciennes et nécessitent d’être remplacées. L’isolation du bâtiment s’en trouvera nettement améliorée.
Les premières communions, un moment important pour les enfants, mais aussi pour les proches. Une maman me partageait qu’elle se réjouissait que son enfant reçoive ce sacrement, et que déjà pendant la répétition de la célébration, l’émotion lui venait : « C’est quelque chose d’incroyable. »
Propos recueillis par F.-X. Mayoraz | Photos : « Patrick C photographie », Sébastien Bonjean, « Susyphoto »
Les premiers communiants de Monthey (après les messes dominicales des 4 et 5 mai)
Les premiers communiants de Choëx, dimanche 12 mai
« La messe, « source et sommet de la vie chrétienne », constitue un ensemble de gestes, de mouvements, de paroles où chaque élément est porteur de sens ». Dans son dernier ouvrage, Pascal Desthieux décrypte la signification profonde de ce que célèbrent beaucoup de catholiques sans toujours bien en saisir le sens. Et puisque l’on vit mieux ce que l’on comprend, l’abbé est récemment venu présenter son livre lors d’une rencontre Un auteur, un livre.
Texte et photos par Myriam Bettens
« Il n’est est pas à son coup d’essai », lance à l’assemblée Geneviève de Simonet-Cornet, journaliste et modératrice de la matinée, en préambule. Mais a-t-elle besoin de présenter l’invité du jour, l’abbé Pascal Desthieux ? Elle confirme qu’il est « bien connu dans la place et même plus loin encore ». Le principal intéressé, assis entre elle et Blaise Menu, pasteur et co-modérateur de cette rencontre Un auteur, un livre printanière, sourit. Et pour cause, l’auteur a été pendant six ans vicaire épiscopal du canton de Genève. Son visage est donc certainement connu de la majorité des auditeurs venus assister ce matin-là à la présentation de son nouvel ouvrage : Au cœur de la messe. Tout savoir sur la célébration.
Cette nouvelle édition, très attendue, de son ouvrage de 2005 décrypte le sens des actions et paroles de la messe avec « un vocabulaire pédagogique passant par toutes les étapes de la célébration », dévoile la journaliste. De plus, chaque chapitre comporte un résumé récapitulant l’essence de la matière. Et pour ajouter une touche ludique, l’abbé s’est adjoint les talents de l’illustratrice Hélène VDB, qui parsème l’ouvrage de dessins humoristiques. « Si vous avez séché sur l’une ou l’autre des questions concernant la messe, ce livre est pour vous », écrit d’ailleurs Pascal Desthieux. « Cela tombe bien, il était pour moi », relève Blaise Menu en soulignant que l’œcuménisme, c’est avant tout « être en passion pour ce qui passionne l’autre ».
Le pasteur réformé ne se contente pourtant pas de cela et attend l’abbé au tournant. Il évoque avec lui les thématiques qui crispent encore les relations entre catholiques et protestants, notamment « la messe comme dernier bastion du cléricalisme patriarcal », l’hospitalité eucharistique ou encore les paroles et gestes pouvant sembler peu cohérents au vu de la volonté de l’Eglise de reproduire fidèlement ceux du Christ lors de la messe. Pascal Desthieux ne se laisse pas pour autant démonter et remercie Blaise Menu pour ces « ouvertures et confrontations œcuméniques ».
Pour reprendre les propos de l’auteur, lors de cette rencontre, les ouvertures et confrontations ne sont pas venues uniquement de l’homologue protestant de l’abbé. En effet, ce matin-là, le public présent n’était pas en reste en matière de questions et d’interpellations. « Merci pour ce partage plein de délicatesse des limites et des lieux où on sent que pour vous se pose la question de la fidélité à l’institution et en même temps l’attitude critique et la simplicité avec laquelle vous l’avez abordée lorsque celle-ci devient « un peu difficile » », entame un participant, alors que le clocher du Temple de la Madeleine annonce bruyamment la fin de la grand-messe sur la présentation de ladite célébration.
Il poursuit sans se laisser perturber par ce concert campanaire : « Le débat qui s’est engagé ce matin concerne l’uniformité par rapport à l’unité. Que tout le monde fasse les mêmes choses au même moment, n’est-ce pas une manière de répondre à l’angoisse générale face à la diversification du monde ? Faut-il donc rechercher à tout prix une uniformité qui aurait supposément existé chez les premiers chrétiens ou accepter ces différences qui nous permettent d’accéder à l’équivocité du message du Christ et son « Mystère » ? ».
L’ouvrage est disponible en librairie ou à la boutique en ligne des éditions Saint-Augustin : saint-augustin.ch/shop
L’automne dernier, Charlenne Giroud a débuté un parcours de formation diocésain sur 3 ans appelé «Formation Théodule» et ce en compagnie de quatre autres femmes de notre secteur pastoral 1. Elle revient sur cette première année de formation.
Propos recueillis par Pascal Tornay | Photos : DR
Charlenne, vous êtes déjà active au Conseil de communauté de Martigny-Croix. Vous êtes aussi bien connue pour votre engagement à la direction du chœur Saint-Joseph. Vous attendiez-vous à être envoyée en formation par votre paroisse ? Non, je ne m’y attendais pas du tout. Je ne connaissais d’ailleurs pas vraiment cette formation. Je pensais qu’elle était réservée aux catéchistes.
Pourquoi avez-vous accepté ? Qu’est-ce qui vous a motivée ? J’ai accepté cette formation, car elle répondait à une envie grandissante de m’engager plus pour l’Eglise en général et particulièrement pour la communauté de Martigny-Croix. Je l’ai perçue comme une chance d’être formée en Eglise, d’approfondir ma foi et ma connaissance de la Parole et de la liturgie.
Quel est pour vous le point fort de cette première année ? La découverte de la Parole de Dieu et de la Bible à travers les Evangiles.
Quels sont vos principaux défis ? Comprendre toujours mieux la Parole, la liturgie et les sacrements pour pouvoir échanger et partager avec les paroissiens. Etre à leur service et leur donner envie de s’engager pour une Eglise vivante et joyeuse.
La formation comprend un volet pratique. Quel est ce volet et comment le voyez-vous se développer ces deux prochaines années ? Au niveau pratique, je me forme pour l’animation liturgique, c’est-à-dire pour les chants et les musiques qui accompagnent les célébrations. Un réseau de chanteurs et de musiciens a été créé dans le but de rendre les messes plus vivantes. Mon souhait pour le futur est de renforcer et d’élargir ce réseau afin d’avoir des célébrations animées et joyeuses. Cette année, pour la Fête patronale de Saint-Joseph, nous avons eu la chance d’avoir quelques musiciens de la fanfare La Persévérance ainsi qu’un pianiste. Enfin, l’installation d’un vidéoprojecteur permettra d’inviter l’assemblée à chanter davantage…
Qu’est-ce qui vous tient à cœur dans votre engagement actuel ? Bien sûr, c’est l’animation des messes avec le chœur Saint-Joseph et ce tout en faisant participer l’assemblée. C’est également le partage et l’échange avec toutes les personnes qui participent à la vie de la communauté locale.
Qu’aimeriez-vous voir fleurir dans votre communauté de Martigny-Croix ? Des paroissiens qui s’engagent pour l’Eglise et notre communauté ainsi qu’un peu de jeunesse dans les rangs du Chœur Saint-Joseph pour découvrir la joie de chanter pour le Seigneur.
1 Il s’agit de Viviane Gay-des-Combes, Michèle Godfrain, Angela Luyet-Bellicoso et Mélanie Darbellay.
Par Nathalie Angelini-Traeger Photos : Matthieu Angelini, André Bise
Alors que la Fête-Dieu approche, nos cœurs sont remplis de gratitude. Les fidèles du monde entier se préparent à célébrer ce moment sacré avec foi et dévotion. Pour les chrétiens, la Fête-Dieu est bien plus qu’une simple tradition ; elle est l’occasion de rendre grâce pour le don du Saint-Sacrement et de renouveler notre engagement envers la présence réelle du Christ dans l’eucharistie.
Cette fête nous invite également à réfléchir sur le mystère de l’amour de Dieu manifesté à travers le don de son Fils et sur la façon dont nous pouvons répondre à cet amour dans nos vies quotidiennes. C’est un moment de communion avec Dieu et avec nos frères et sœurs dans la foi, où nous sommes appelés à nous nourrir spirituellement du Corps et du Sang du Christ et à nous engager à vivre selon ses enseignements d’amour, de compassion et de miséricorde.
Que la Fête-Dieu soit pour nous tous une occasion de renouveler notre foi, de fortifier notre relation avec le Christ et de nous souvenir que nous sommes appelés à être les témoins vivants de sa présence dans le monde. Puissions-nous accueillir ce temps de grâce avec un cœur ouvert et reconnaissant, prêts à nous laisser transformer par l’amour infini de notre Seigneur.
Quatre processions de la Fête-Dieu
La traditionnelle procession de la Fête-Dieu est encore bien vivante dans notre paroisse puisqu’elle est agendée dans quatre localités, le jeudi 30 mai à 9h30 : à Estavayer-le-Lac, Forel, Cugy et Seiry. Toutes les communautés paroissiales sont conviées à s’unir à ce moment fort de la vie pastorale. (cjy)
Ils étaient trois, puis quatre, comme les Mousquetaires ! Ayant donné du fil à retordre à leur aumônière, j’ai été appelé à la rescousse … pour faire l’expérience de 4 jeunes pleins de talents, d’émotions, d’envies et de frustrations – en pleine maturation, donc ! Et nous leur avons concocté une mini-retraite à Genève, entre Saint-Joseph (parcours « Qu’est-ce que l’Eglise ? ») et La Madeleine, point de chute après la découverte de l’église orthodoxe russe aux Tranchées – ouverte et, quelle chance, la présence de leur archiprêtre, qui nous a fait une présentation de son église. Les jeunes sont formidables : émus à la lecture de la lettre de leurs parents, ils vont rejoindre leur groupe de cresimandi qui reçoivent le don de l’Esprit Saint le 25 mai au Christ-Roi au Petit-Lancy.
Le Bureau de l’Intégration de la Ville de Martigny organise depuis quelques années déjà de l’aide aux devoirs à domicile pour les enfants issus de la migration grâce à du bénévolat.
Par Anne-Laure Martinetti Photos : DR
Comment cela fonctionne-t-il ? L’école primaire compte plus de 1900 élèves, répartis sur 7 sites et 94 classes. Sur demande d’un professeur ou du directeur, un bénévole est désigné pour épauler à domicile un enfant dans ses tâches scolaires. Nul besoin d’être linguiste ou mathématicien : il s’agit de suivre les devoirs et leçons jusqu’à la 8H. Les parents, allophones 1, peinent dans ce suivi ainsi que dans la compréhension du système scolaire. Rappelons que les cours de français sont obligatoires pour les migrants adultes et que les élèves allophones ont droit à un temps d’adaptation sans évaluation. Didier Bonvin, responsable du parrainage et du Sport Fac 2, précise : si la famille évolue dans un contexte difficile, avec de grosses difficultés d’adaptation, c’est moi qui interviens. Les bénévoles entrent en jeu si la situation est saine. Leur rôle consiste à aider l’enfant mais, par ce biais, ils se rapprochent de la famille, lui prodiguant des conseils, l’accompagnant dans la ville, l’incitant à participer à la vie communautaire… Comme Didier Bonvin est également responsable du Sport Fac, les enfants sont aussi guidés vers une activité sportive, l’occasion pour la famille d’entrer en contact avec d’autres familles. De même, ils bénéficient du Passeport Vacances, du Centre de Loisirs et d’un séjour en colonie.
Quelles qualités doit posséder un(-e) bénévole ? Selon Didier Bonvin, les principales qualités sont l’envie d’aider et la motivation. Il faut être disponible une fois par semaine, avoir un bon niveau de français et ne pas juger. Nos bénévoles bénéficient d’une grande liberté : ils peuvent s’arranger avec la famille pour les horaires et il n’y a pas d’obligation de durée dans leur engagement. Cette année, 25 bénévoles, retraités, mères au foyer, étudiants…, interviennent auprès de familles de 21 nationalités, migrants économiques ou relevant de l’asile. Parfois, les volontaires veulent aller trop vite, changer le système, mais, explique Didier Bonvin, il faut demeurer humble. On a l’impression de faire peu, pourtant, ce coup de pouce est essentiel et lorsqu’on a le plaisir de retrouver ces jeunes en apprentissage, aux études, dans un club de sport, on sait que cela aide toute la famille.
Et le retour pour le bénévole, quel est-il ? Il est très important, souligne Didier Bonvin. Le volontaire découvre une culture, une langue, des traditions, une cuisine. Fréquemment, les contacts se prolongent. Il demeure celui qu’on appelle si besoin. C’est du gagnant-gagnant ! On a toujours quelque chose à apprendre de l’autre, d’où qu’il vienne. Et sans nul doute, face à ces rudes parcours de vie, liés aux tourments de notre monde, on appréciera plus encore la tranquillité de notre petit pays malgré les difficultés du quotidien.
1 Personnes dont la langue maternelle est étrangère dans la communauté où elles se trouvent. 2 Son but : découvrir de nouvelles disciplines sportives et artistiques, encourager la pratique physique et développer des valeurs éducatives.
Pour plus de renseignements :
Adressez-vous au Bureau de l’Intégration de Martigny, Rue de l’Hôtel de Ville 10 au 027 721 22 59 ou integration@villedemartigny.ch auprès de Mahamadou Sognane et Didier Bonvin.
Didier Bonvin (à droite), responsable de l’aide aux familles. A gauche, Jean-Jacques Saudan de Martigny, bénévole depuis plus de 20 ans.
Par Gérard Dévaud Photos : Antonella Reggiani-La Faci
Après un cheminement de presque neuf mois ponctué de rencontres, de temps forts et de célébrations, seize enfants en âge de scolarité ont reçu le sacrement du baptême ces dernières semaines dans notre paroisse. La plupart ont vécu ce grand moment tant attendu lors d’une célébration pleine de joie à l’église d’Aumont, le samedi 27 avril, et les plus grands ont reçu la grâce du baptême lors de la célébration de leur première communion. Les sourires et l’émotion dans les yeux de ces enfants reflétaient la joie qu’ils avaient de devenir enfants bien-aimés de Dieu par le baptême. Nos prières et nos vœux accompagnent ces jeunes et leurs familles.
Ont reçu le baptême :
• le 7 avril à la collégiale d’Estavayer : Ninah Abriel
• le 21 avril à Bussy : Benjamin Duc
• le 27 avril à Aumont : Elise Bondallaz, Méline Carrard, Mayline Ekambi-Ekambi, Naomi Fays, Lilou Galabru, Lionel Kamgang Tekamgue, Roussel Kamgang Ngompsi, James M’Essome, Tess Sandoz-di-Bragard
• le 5 mai à Cugy : Lisa Fehlmann, Adriana Francisco, Mathias Francisco
• le 9 mai à Estavayer : Olivia Miéville, Chloé Fasel
Par Ludivine Perret-Gentil, coordinatrice de la catéchèse Photos: Carmelo Azzarello (studioregard.ch)
Chacun de nous garde un souvenir de sa première communion ; pour certains, il s’agit de la retraite, pour d’autres de la cérémonie, de l’émotion au moment de prendre l’hostie, pour d’autres encore de l’aube qu’ils ont revêtue ou de la fête en famille organisée à cette occasion. Les seize enfants qui ont communié pour la première fois samedi 4 mai à l’église Sainte-Thérèse garderont eux aussi un souvenir particulier de ce moment important de leur vie de jeune catholique. Certes, les communiants éprouvaient un peu d’anxiété à l’approche du jour J mais aussi une grande fierté, celle de se présenter en aube à leur famille, de lire devant l’assemblée et surtout de rejoindre le curé Thierry Fouet autour de l’autel pour prendre part au repas du Seigneur.
Marie-Caroline et moi avons accompagné ces enfants depuis septembre au rythme d’une heure par semaine. Nous avons vu leur foi évoluer au fil des rencontres, des discussions et des interrogations qui en ont découlé, et croyez-moi les enfants n’ont pas leur langue dans leur poche quand il s’agit de poser des questions ! Nous avons ainsi pu échanger sur la nature de l’hostie, de sa fabrication à ce qu’elle devient au moment de la consécration, sur la symbolique de la messe et du partage, sur l’amitié de Jésus avec ses disciples jusqu’à son sacrifice, ce tout en expliquant le calendrier liturgique et ses fêtes.
Pour entrer pleinement dans la première communion, les enfants ont fait une retraite de deux jours dans les locaux paroissiaux, une expérience en commun qui a renforcé davantage la préparation de cette célébration. Encadrés par les catéchistes, les enfants ont alterné divers ateliers variés comme la confection d’un vitrail, l’explication de la symbolique du pain et du vin, une marche d’Emmaüs dans le parc Bertrand, le chant avec Steve Dunn, la visite de l’orgue avec Humberto Salvagnin, celle de la sacristie et la préparation d’un pain en forme de grappe de raisin qui a été partagé lors d’une célébration avec leurs parents. Un grand merci à l’abbé Thierry Fouet et à tous ceux qui nous ont aidés lors de cette retraite riche en spiritualité.
Cette année, la croix de première communion qui a été offerte aux enfants vient d’une association qui permet à des habitants de Bethléem d’avoir un travail. De par la nature du bois d’olivier d’où elles sont issues, ces jolies croix sont toutes différentes car chaque enfant est unique mais également identique par le rameau de paix qui y est gravé, tout un symbole en ces temps perturbés.
Quant aux enfants qui feront leur première communion l’an prochain, ils ont célébré samedi 20 avril la fête de leur premier pardon qu’ils avaient préparé avec Gwénola, Joumana et Virginia. Entourés de leurs parents, de leurs frère et sœurs et de leurs grands-parents, ils ont reçu dans la confiance le pardon du Père.
Toutes les catéchistes souhaitent à ces enfants un chemin de foi lumineux et prometteur.
Au commencement était le verbe. Avec minuscule s’entend. Celui qui, par nature, permet de susciter le débat.
« Toute science vient de Dieu », soutient ainsi gaillardement Origène. Par-delà l’espace-temps, tout en gravité, Stephen Hawking lui rétorque : « Il n’est pas nécessaire d’invoquer Dieu pour activer l’Univers. »
Au milieu, tout un tas de prises de position sur les rapports entre Dieu et la science.
J’aime particulièrement celle de Francis Bacon : « Un peu de foi éloigne de Dieu, beaucoup de science y ramène. » Jean Rostand n’est pas mal non plus : « La science fait de nous des dieux, avant même que nous soyons dignes d’être des hommes. »
En somme, des théories à remplir des bibliothèques… dont celles qu’évoque si bien Jorge Luis Borges, qui, comme par hasard, s’invite aussi dans la discussion : « Dieu pousse le joueur et lui la dame. Quel dieu derrière Dieu tisse la trame ? »
Moi j’en conclus qu’Einstein avait raison : Dieu ne joue pas aux dés. J’ai aussi dans l’idée qu’il doit bien se marrer de nous voir tant babéliser sur des choses qui nous dépassent.
L’exposition « Anker et l’enfance » se visite encore jusqu’au 30 juin 2024 à la Fondation Gianadda. Le musée nous accueille dans une ambiance empreinte d’amour familial et de tendresse. Les œuvres présentées nous font voyager dans la Suisse de la fin du 19e siècle.
Albert Anker (1831-1910) fait des études de théologie avant de partir à Paris pour se former à la peinture. Il finit par exceller dans cette discipline. Ses compositions sont savamment orchestrées. Son dessin et sa couleur sont dignes des grands maîtres desquels le peintre a observé les œuvres lors de son séjour dans la capitale française. Anker n’est pas un rebelle, il s’en tient aux enseignements académiques et s’inscrit dans la tradition picturale.
En 1883, Vincent Van Gogh écrit d’ailleurs ces quelques lignes à son sujet : « Anker est-il encore vivant ? Je pense souvent à ses œuvres, je trouve qu’elles sont conçues avec tellement d’habileté et de finesse. Il est vraiment d’un autre temps. » De retour en Suisse, Anker met à contribution son savoir-faire et nous illustre de précieux moments d’histoire. Le tableau Famille de réfugiés protestants, réalisé en 1886, en est un bon exemple. Ce père veillant sur sa femme et son enfant nous rappelle la Sainte Famille.
Les enfants sont omniprésents dans le travail d’Anker. En effet, ils sont dessinés sur 500 des 796 peintures et études à l’huile inventoriées de l’artiste. Cette exposition thématique nous fait entrer dans le quotidien d’écoliers et de jeunes enfants gardés par leurs grands-parents. Son regard paternel prend le dessus dans ses compositions. Le peintre fait mémoire de moments d’apprentissage cruciaux pour le développement de ces jeunes êtres. Ce père s’investit corps et âme dans l’éducation de sa propre progéniture, prunelle de ses yeux. L’un des tableaux les plus touchants de l’exposition est celui de son fils Ruedi sur son lit de mort. Nous imaginons la difficulté avec laquelle Anker a tracé les contours de cet être cher.
Les aquarelles et les dessins méritent d’être mentionnés et dévoilent un pan supplémentaire du talent de l’artiste. Moins lisses que les peintures, ils nous plongent encore plus immédiatement dans la contemplation des figures d’Anker. Cette exposition est une escapade temporelle vers une Suisse qui vient de rendre l’école obligatoire. Nous sommes invités à découvrir des enfants à travers le regard d’un père attentif et aimant.
Source : Catalogue de l’exposition « Anker et l’enfance », Fondation Pierre Gianadda, 2024.
Une célébration œcuménique aura lieu dans le cadre de cette exposition à la Fondation Gianadda dimanche 16 juin 2024 à 18h30. Elle sera co-présidée par la pasteure Roselyne Righetti et le diacre Pascal Tornay et animée par Le Petit Chœur de Filles de la Schola de Sion. La quête sera en faveur de la Pastorale de la rue œcuménique de Martigny.
Exposition à visiter jusqu’au 30 juin.Albert Anker, Famille de réfugiés protestants, huile sur toile, 1886
Le centre de Montet des Mouvement des Focolari à Montet va fermer ses portes dans quelques semaines. Pour offrir un dernier temps de rencontre à tout un chacun, ses responsables proposent un après-midi de convivialité et de rencontre le samedi 8 juin prochain de 14h à 18h sur le site de Montet. Des responsables du mouvement seront présents. Invitation à tous. Fin avril, rien n’était encore décidé concernant l’utilisation du centre de Montet. « Nous cherchons à vendre, une commission s’est mise au travail et nous espérons trouver un acheteur » nous a déclaré un des responsables du mouvement.
Jean 8, 23 : « Et il leur dit : vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut : vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde. » Quel est ce monde dont nous parle le Christ ? Lorsque les scientifiques veulent comprendre l’Univers, se rapprochent-ils de ces mondes d’en bas et d’en haut ?
Par Pierre Guillemin | Photos : DR
Astrophysique et astronomie, quelle différence ?
L’astrophysique est une branche de l’astronomie. L’objectif est de comprendre les objets de l’Univers (étoiles, planètes, galaxies, composition de l’espace intersidéral) grâce à des moyens issus de la physique. Ainsi, des études portant sur le spectre lumineux ou électromagnétique, densité, composition chimique de ces mêmes objets célestes formeront les axes d’investigation des scientifiques.
L’astronomie est la science de l’observation des corps célestes : leurs mouvements, leurs origines, leurs états (naissance, vie, mort des étoiles par exemple) et aussi leurs propriétés physiques et chimiques incluant les résultats de l’astrophysique.
Représentation d’Eratosthène à Alexandrie, qui a calculé la circonférence de la Terre avec une précision étonnante.
La plus ancienne des sciences
L’archéologie a montré que, déjà à l’âge de bronze, les premières civilisations observaient le ciel, repéraient certaines constellations, admettaient le cycle des saisons, identifiaient les équinoxes et les solstices.
Dès le IIIe siècle av. J.-C., Aristarque de Samos (310 av. J.-C. – 230 av. J.-C.) élabore la théorie héliocentrique de l’Univers (les planètes tournent autour du soleil) mais cette idée fut déclarée hérétique en contredisant la vision géocentrique (pensée d’Aristote) de l’Univers liée à la distinction entre une Terre centre du monde jugée imparfaite et un monde extérieur synonyme de perfection qui s’articule autour de notre planète.
La question de la forme de la Terre et donc des planètes par extrapolation est résolue dès l’Antiquité, même si le refus de l’évidence dura jusqu’à la fin du Moyen-Age. Rappelons que les voyages de Christophe Colomb, de Magellan à la fin du XVe et au début du XVIe siècle ont pour but de (re)démontrer que la Terre est une sphère (qui n’est d’ailleurs pas parfaite !). Il semblerait que Thalès de Milet (de -625 à -547) ait été le premier à s’être réellement posé la question de la forme de la Terre. Mauvaise pioche toutefois puisqu’il supposait une Terre en forme de disque plat sur une vaste étendue d’eau. C’est ensuite Pythagore (de -580 à -495) et Platon (de -428 à -348) qui lui (re)donnent une forme sphérique jugée plus rationnelle. Et enfin Aristote (de -384 à -322) qui en apporte quelques premières preuves observationnelles comme la forme arrondie de l’ombre de la Terre sur la Lune lors des éclipses. Un fait qui ne paraît alors pas réellement choquer son monde.
Il ne faudra d’ailleurs ensuite pas attendre bien longtemps avant qu’Eratosthène (de -276 à -194) n’en calcule la circonférence. Il avait remarqué qu’à midi, le jour du solstice d’été, il n’y avait aucune ombre du côté d’Assouan. En mesurant l’ombre d’un bâton planté à Alexandrie au même moment et en connaissant la distance qui sépare les deux cités, il déduit la circonférence de la Terre avec une précision assez étonnante : 39’375 kilomètres contre quelque 40’000 kilomètres pour les estimations actuelles.
Observer, étudier, comprendre
En cherchant à mieux décrire l’Univers, les astronomes et les astrophysiciens se sont souvent trouvés dans une situation difficile, vitale parfois, face à une vision religieuse de cet Univers. Cependant, l’Eglise n’a jamais fermé la porte à l’exploration scientifique bien au contraire : citons les travaux de Boèce (début du VIe siècle), de saint Bède le Vénérable (VIIIe) qui établit les règles scientifiques pour le calcul des dates des fêtes et le calcul du temps (calculs liés à l’observation de la course des planètes, la Lune en particulier) ou de Gerbert d’Aurillac (pape Sylvestre II). D’un point de vue philosophique, l’opposition de l’Eglise est davantage liée à son rôle au sein de l’humanité plutôt qu’à la négation systématique du fait scientifique. Certes, Copernic et Galilée sont les exemples les plus célèbres de cette contradiction entre l’observation objective de l’Univers et la croyance issue d’une lecture littérale des textes religieux. Mais, parallèlement, le pape Grégoire XIII crée en 1578 l’Observatoire du Vatican et en confie la gestion aux Jésuites astronomes et mathématiciens du Collège Romain avec pour premier objectif la réforme du calendrier qui aboutira en 1582 au calendrier grégorien à la suite des travaux de Christopher Clavius.
Mais l’observation ne suffit pas à élaborer une vision scientifique : il faut développer la ou les théories pour que l’observation ne soit plus considérée comme le résultat d’un hasard, mais comme le résultat de lois, de développements mathématiques et finalement obtenir une relation de cause à effet. C’est Isaac Newton qui, en formulant la loi de l’attraction des corps (la loi de la gravitation) associée à ses lois du mouvement, permet finalement de donner une explication théorique au mouvement des planètes.
Copernic
Galilée
Grégoire XIII
Sylvestre II
Et maintenant ?
En étudiant l’Univers, plus les scientifiques avancent dans leurs recherches, leurs observations, leurs théories, plus de questions se posent. En particulier, comment pouvons-nous comprendre la naissance de l’Univers (si tant est qu’il y ait eu naissance) et son évolution ?
Parmi ces questions, celle de la matière noire occupe une place très importante dans les recherches modernes. En effet, dans le cadre de la théorie de la gravitation d’Einstein, un des paramètres fondamentaux est la matière, incluant la matière noire, qui jouerait un rôle essentiel dans la création des grandes structures (le squelette de l’Univers). Cette matière noire expliquerait pourquoi notre Univers se compose de galaxies, d’amas de galaxies, mais aussi de vides immenses. Mais, si on ne la détectait pas, il faudrait alors revoir la théorie de la gravitation d’Einstein. Pour comprendre le concept de matière noire, il faut la définir par rapport à la matière ordinaire et à l’antimatière :
• La matière ordinaire compose tout ce qui nous entoure, comme les atomes de notre corps, les étoiles ou les planètes. Selon ses propriétés, de charge électrique, de masse, et bien d’autres se rapportant à sa nature quantique, elle peut interagir avec les quatre interactions fondamentales (voir encadré).
• La matière noire est une matière hypothétique qui ressentirait la gravitation et n’interagirait que par interaction faible avec la matière ordinaire.
• L’antimatière : à chaque particule correspond une antiparticule. Leurs propriétés sont quasiment identiques. Une particule et son antiparticule ont la même masse, mais des charges électriques opposées.
La question qui se pose est de savoir quelle est la place de la Terre dans ce vaste champ d’investigation. Elle est unique puisque nous y vivons, mais est-elle unique parmi les autres planètes de l’Univers ? Comment s’exprime alors la volonté de Dieu, Créateur de l’Univers ?
Jean 8, 23 : « Vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut. Vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde. »
Le pape Sylvestre II fut un astronome reconnu. Dans sa correspondance, il explique notamment comment construire une sphère armillaire.
Les quatre interactions fondamentales
• La gravitation : gravité, pesanteur, système solaire, galaxie…
• L’interaction faible : processus radioactifs qui transforment un proton en neutron et réciproquement.
• L’interaction forte : force qui, entre autres, lie les protons et neutrons qui composent les noyaux des atomes.
• L’interaction électromagnétique: électricité, magnétisme, cohésion des atomes et des molécules.
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