Première communion solennelle sur Collombey et sur Muraz

Par Jean-Michel Moix | Photos : Aurélie Fernandez (Collombey), Bastien Clerc (Muraz)

En ce premier dimanche du mois de mai, le 5 mai, 19 enfants ont fait leur « première communion ». Les voici, accompagnés par l’abbé Valentin Roduit : Branco Silva Kylian, Cutrino Esteban, Delacroix Romain, Marra Ndongbou Océanne, Mulisanze Teta Keyla, Pinho Neves Leticia, Ribeiro Gomes Diana, Branco dos Santos Diana, Santos de Sousa Kateline, Tissière Elsa, Fernandez Samuel, Hoffmann Tania, Nobile Julie, Pochon Jules, Ricci Mattia David, Savary Elisa, Vargas Valente Leila, Costa Silva Leonor, Leite Pereira Iris.

Du côté de Muraz, 13 enfants ont fait leur « première communion » en ce jeudi de l’Ascension, 9 mai. Les voici, accompagnés par l’abbé Jean-Michel Moix : Baouth Alicia, Bruttin Loïc, Chablais Luca Gabriel, Chervaz Natan, Dos Santos Tony, Lattion Elsa, Lattion Adélie, Mathieu Théo, Parvex Kélian, Ramos Pereira Devon, Ribeiro Pinto Margarida, Udressy Jérémy, Vizzino Luca.

Quatre célébrations des premières communions dans la paroisse

Plusieurs dizaines d’enfants de notre paroisse ont vécu la célébration de la première communion en avril et en mai. Nous publions dans ces pages les « photos de famille » des quatre groupes d’enfants qui ont cheminé vers la vie eucharistique.

Photos : Guillaume Grandgirard (Estavayer, Cugy et Bussy), Marc Ducrest (Murist)

Dimanche 21 avril à Murist

Bise Nolan, Bobela Léon, Bosson Maxime, Carrard Grégoire, Dubois Léa, Majeux Aya, Taccoz Noa, Arijon Mayla, Corminboeuf Tom, Di Meo Benjamin, Grognuz Baptiste, Piotou Malia, Baeriswyl Elsa, Urech Théo, Vallat Martin, Buffat Luc, Currat Théa, Eisenhut Kyle, Emery Kelya, Juriens Alicia, Ménétrey Camille, Pereira Fernandes Leana, Pinho Lopes Livia, Alvarez Louise, Juan Magalhaes Sequeira.

Dimanche 28 avril à Bussy

Bernasqué Elaia, Duc Benjamin, Etienne Adrien, Gitteau Lilian, Berchier Emilien, Cuche Enora, Dafflon Colin, Liniger Chloé, Pizzolante Fabrizio, Vadi Matteo.

Dimanche 5 mai à Cugy

Bersier Emline, Dubey Chloé, Francisco Mathias, Jauquier Benjamin, Jauquier Florian, Marcelino Gaïa, Bajrami Toni, Volery Coralie, Tinguely Niels, Fehlmann Lisa, Bottinelli Louan, Thévoz Lucie, Leu Natalia, Thürler Enora, Marchand Jules, Python Elodie. 

Jeudi 9 mai (Ascension) à Estavayer

Amstutz Adèle, Barbey Hugo, Bloechle Raphaël, Brasey Yanis, Buchs Sohan, Carrard Louane, Espin Enora, Fernandes Almeida Vitoria, Galantine Claire, Giacomotti Emmy, Henchoz Lukas, Hirt Mélissa, Leroux Romain, Ménétrey Loïse, Michaud Mathieu, Michel Luna, Miéville Olivia, Minder Joey, Oliveira Borges Kaïly, Pellet Robin, Périsset Félicien, Rey Julia, Semedo Kelya, Sousa Dias Lara, Torche Lena, Rios Garcia Esteban, Fasel Chloé, Egger Shana, Egger Stacy.

Maître-autel, église Sainte-Catherine, Sierre

Les statues de saint Théodule, saint Maurice, saint Jean-Baptiste et saint Sébastien supportent les quatre piliers.

L’église Sainte-Catherine est une des plus anciennes de Sierre. Elle est bâtie au XVIIe siècle pour remplacer une ancienne église devenue trop étroite.

Le baldaquin est inspiré de celui de la basilique Saint-Pierre de Rome. Les statues de saint Théodule, saint Maurice, saint Jean-Baptiste et saint Sébastien supportent les quatre piliers. 

L’œuvre est bien sûr plus simple que celle de Gian Lorenzo Bernini. Ici, pas de colonnes torses en bronze et les proportions sont bien plus modestes (environ 30 mètres de haut à Rome). Il s’agit tout de même d’un élément suffisamment rare dans les églises de Suisse romande pour qu’il soit remarquable. 

Présence réelle du Christ

A l’origine, les baldaquins servent à mettre en évidence l’autel. Parfois ornés de rideaux, ils rappellent le tabernacle du Temple de Jérusalem. De la même manière que le Saint des saints accueillait la Shekinah, le baldaquin indique la présence réelle du Christ.

Des épisodes de la vie de sainte Catherine d’Alexandrie sont représentés dans la cartouche de la voûte du chœur. La sainte est une martyre du IVe siècle, réputée comme la plus jolie et la plus savante de toutes les jeunes filles de l’Empire. Elle est condamnée à mort à l’âge de 18 ans pour avoir refusé d’épouser l’Empereur Maximin. 

S’étant engagée dans un mariage mystique, Catherine déclare : « Le Christ est mon Dieu, mon amour, mon berger et mon époux unique. »

Une première tentative de la tuer échoue. Grâce aux supplications de la Vierge Marie, un ange détruit les roues qui devaient broyer le corps de la jeune femme. La légende raconte que quatre mille pèlerins périrent dans la manœuvre. Par la suite, Catherine est condamnée à la décapitation. C’est la scène qui est représentée au premier registre de la cartouche. 

Peu avant sa mort, la sainte entend une voix lui dire : « Viens, ma bien-aimée, ma belle ! Voilà : la porte du ciel t’est ouverte. » Elle est ensuite enlevée vers le ciel par des anges, ce que l’artiste a représenté au second registre.

Les 40 heures

La première édition des 40 heures a eu lieu au Monastère des Bernardines pour les paroisses de Collombey et Muraz, du jeudi 2 mai au samedi 4 mai. 
40 heures d’adoration, ça veut dire 40 adorateurs… qui ont répondu très généreusement !

Texte et Photos par Valentin Roduit

Certains se sont retrouvés seuls avec le Seigneur au milieu de la nuit. D’autres ont eu la surprise de se trouver bien entourés dans l’après-midi, touchés de voir défiler un bon nombre de priants. Il y en a eu pour tous les goûts et le Seigneur a touché les cœurs.

Quelques réactions :

« Un pur moment de bonheur en tête à tête avec Lui. Je peux déjà confesser un péché d’égoïsme : le Tout-Puissant rien que pour moi… »

« Ça a piqué de se lever, mais la récompense ensuite était belle ! »

« Ce fut un moment de plénitude et de bonheur, je souhaite un beau dimanche à tous ces premiers communiants et à leurs familles. »

« Un bon moment seule avec Dieu ! L’heure a passé tellement vite… Incroyable ! »

Ces retours montrent que les adorateurs ont apprécié. Les sœurs bernardines ont été touchées par la ferveur paroissiale. Un confrère m’a confié avoir été frappé de la profondeur de la prière de ceux qui étaient là en même temps que lui. Le carnet d’intentions témoignait également que les adorateurs ont porté tout leur entourage devant le Seigneur.

Leur prière a préparé les deux belles célébrations des premières communions, le dimanche 5 mai à Collombey et le jeudi 9 mai à Muraz.

C’était une tradition ancienne qui redémarrait au Monastère, mais également une découverte pour certains. Si la messe est bien connue des pratiquants, l’adoration était pour certains une expérience nouvelle de prière.

Gageons que cette chaîne de prière paroissiale trouvera suffisamment d’adorateurs si elle devait être relancée durant le courant de l’automne, ou (rêvons, pourquoi pas…) devenir plus régulière.

Nuit d’adoration du Jeudi saint à Vionnaz

Par Stéphanie Reumont 

Depuis maintenant quatre ans, la paroisse de Vionnaz organise une nuit d’adoration pour le secteur qui suit la célébration du Jeudi saint. De 21h à 7h du matin, les fidèles se relaient pour adorer le Saint Sacrement ; certains pour une heure, d’autres toute la nuit. 

« J’ai veillé toute la nuit, et malgré tout, je n’ai jamais été aussi en forme au petit matin. Je me sens comme sur un nuage. C’est un peu comme une batterie à plat qu’on recharge, moi j’ai été rechargée par le regard d’Amour de Dieu durant cette nuit », confie une paroissienne. 

Cette nuit d’adoration a été pensée pour répondre à la demande du Christ, la veille de sa passion : « veillez et priez ». 

Les comptes paroissiaux 2023 décortiqués et approuvés

Une cinquantaine de membres de la paroisse Saint-Laurent Estavayer ont participé jeudi 25 avril dernier, à Montet, à l’assemblée de printemps, dite des comptes. Lesquels font apparaître, pour l’exercice 2023, une bonne santé financière. Le responsable des finances a toutefois annoncé poursuivre un travail de controlling plus serré du ménage paroissial.

Texte et photo par Claude Jenny

Les débats ont été conduits par Alexandre Duc, président du Conseil de paroisse. Mais c’est un autre Alexandre, vice-président et responsable du dicastère des finances, qui a passé sous une loupe pointilleuse les comptes de 2023. Alexandre Bersier et la comptable Séverine Rey-Pillonel ont donné moult explications sur le pourquoi de chaque minus ou malus enregistré dans un compte. Le nouveau « ministre paroissial des finances » n’aime pas les écarts par rapport au budget  et dit veiller au grain, en faisant des pointages réguliers au fil de l’année pour éviter tout dérapage. 

Une bonne santé financière

« Je ne veux rien casser ! » a répété à plusieurs reprises Alexandre Bersier. Entendez qu’il n’entend pas couper dans les ressources allouées aux divers postes comptables. Mais il veut quand même une gestion plus rigoureuse qui implique que chaque dépense doit être justifiée et, hormis des cas d’urgence, doit être au plus près du budget. Ainsi, par exemple, le poste « archives », qui a enregistré un excédent de dépenses conséquent, fait l’objet d’une attention particulière. « Lorsque le budget est dépensé, sauf raison impérieuse, il faut savoir dire stop ! » a renchéri le trésorier, qui a relevé l’excellente collaboration avec la secrétaire-comptable, Séverine Rey-Pillonel, qu’il a d’ailleurs remerciée pour son travail en lui remettant un cadeau. « Nous avons une séance commune chaque semaine pour avoir un suivi régulier » se plaît à relever Alexandre Bersier qui souligne l’importance des rencontres qui ont déjà eu lieu – avec les chœurs mixtes, avec les conseils de communauté, avec l’équipe pastorale – et celles qui sont agendées pour cette année. 

Le résultat de l’exercice 2023 ne laisse apparaître qu’un petit bonus de 20’000 fr., pour un montant total de fonctionnement de 4,1 millions. Mais ne nous y trompons pas : les finances de la paroisse se portent à merveille. Car si l’on tient compte des jeux d’écriture entre les attributions et les prélèvements dans les réserves, c’est une somme positive proche du demi-million qui traduit le bon résultat de l’exercice et de la gestion des sous de la paroisse. Laquelle dispose d’un solide bas de laine de plusieurs millions en termes de liquidités et n’a quasiment plus de dettes.  

Un avantage qu’Alexandre Bersier a relevé puisque la paroisse peut ainsi financer tous ses investissements sans recourir à l’emprunt. Au chapitre des investissements précisément, le président Alexandre Duc a détaillé l’état de tous les chantiers en cours. Une situation parfaitement maîtrisée avec, comme principaux chantiers d’actualité, la rénovation de la cure de Forel, de l’église de Nuvilly et de celle de Seiry. Ces comptes ont été approuvés à l’unanimité par l’assemblée, après recommandation de la commission financière. Pas question par contre d’envisager une baisse du taux de l’impôt ecclésiastique !  Mieux vaut thésauriser en vue de temps plus durs qui pourraient surgir, notamment en lien avec les nombreux retraits d’Eglise.

Appel pour la jeunesse

A une question d’une paroissienne qui s’étonnait qu’un montant très conséquent soit affecté à l’entretien des bâtiments – lieux de culte et autres – au détriment des budgets affectés à des tâches dites pastorales, le responsable des finances a reconnu que : « Oui, avec une vingtaine de bâtiments à gérer, nous sommes comme une gérance immobilière. » Mais, a-t-il bien précisé : « Je suis ouvert à défendre des budgets pour la pastorale si des projets concrets sont présentés au Conseil de paroisse. » 

Et Alexandre Bersier de prôner davantage d’imagination pour mieux faire le lien avec les jeunes paroissiens au travers de diverses initiatives. Il a cité le « tournoi de ping-pong de l’abbé Darius » comme un exemple de nouveautés allant dans cette direction. Il s’est dit ouvert à écouter l’équipe pastorale mais aussi toute paroissienne et tout paroissien prêt à se mobiliser dans ce sens. « Soyons inventifs ! » a-t-il lancé.

Le sens des noms

Leila Fortis.
« Pour faire Eglise, il faut que tout le monde se connaisse. »

Par Nicolas Maury
Photos : DR

« En Amérique latine, la manière d’appréhender la foi est différente d’ici en Suisse », explique Leila Fortis. Coordinatrice de la catéchèse pour la Mission de langue espagnole et la paroisse du Sacré-Cœur à Lausanne, elle parle en connaissance de cause : elle a été élevée au Chili. « Là-bas, les gens ont besoin de toucher, de voir. Ils croient, mais c’est souvent comme si derrière chaque geste ou parole, il y avait quelque chose de magique. Dieu est considéré comme un papa un peu sévère qui nous punit quand on agit mal. Le message que je fais passer, c’est qu’il est un papa miséricordieux. Quoi que l’on fasse, si on cherche à changer les choses, si nous le laissons agir dans nos vies, Dieu nous pardonne. »

A priori rien ne semble destiner Leila Fortis à s’engager en Eglise. Mais tout s’est mis en place naturellement. « Je suis arrivée en Suisse à 21 ans, j’ai passé un certificat de français moderne à l’Uni de Lausanne et j’ai épousé un Neuchâtelois. Nous avons emménagé à Pully, puis à Lausanne. Je suis arrivée sur le territoire paroissial en 1998. »

La naissance de ses enfants – Tamara et Enzo – aura un impact non négligeable. « La paroisse nous a demandé si nous voulions les inscrire au caté. Nous l’avons fait successivement pour tous les deux. A l’époque, les parents étaient impliqués pour préparer les séances de catéchèse familiale. Mes enfants ont commencé à servir la messe et, de fil en aiguille, on m’a sollicitée pour accompagner les groupes de catéchèse. Je l’ai fait d’abord comme bénévole, puis officiellement en 2013. Auparavant, le poste de coordinatrice n’existait pas au Sacré-Cœur. »

Son travail lui donne beaucoup de satisfactions. « La catéchèse, ce n’est surtout pas l’école. C’est un moment de partage où l’on vient parler de quelqu’un, qui est Jésus. On évoque sa vie, et ce qu’il est pour nous. »

Depuis le Covid, Leila a remarqué que des changements importants sont intervenus, même si la cause reste difficile à identifier. « Comme s’il y avait moins de temps pour connaitre Jésus, justement », déplore-t-elle. Qui ne perd pas espoir : « La paroisse n’est pas un endroit où on distribue les sacrements. C’est une communauté. Pour faire Eglise, il faut que tout le monde se connaisse. » Elle se fait donc un devoir d’apprendre le nom de chaque enfant. « C’est tellement important d’être connu par son prénom, parce que c’est en reconnaissant notre prénom que Dieu nous aime. »

Leila Fortis 
• Née au Chili en 1970.
• Arrivée en Suisse en 1991.
• Coordinatrice en catéchèse depuis 2013.

Retrouvez l’ensemble des textes et des vidéos de la rubrique sur le site : https://presse.saint-augustin.ch/ecclesioscope/

L’Adoration à Chandolin

Edmond Bille, Chandolin, 1903.

Si le village de Lens occupe une place prépondérante dans l’œuvre valaisanne de C. F. Ra-muz, sa première découverte du canton s’est faite à Chandolin. C’est dans l’église de ce plus haut village d’Europe que se conclut le roman Présence de la mort (1922), par l’évocation d’une Présence qui est l’antonyme de la mort.

Par Benjamin Mercerat | Photo : Association Edmond-Bille

En 1907, Ramuz découvre Chandolin, invité par le peintre Edmond Bille à y séjourner deux semaines dans le cadre d’une collaboration. Le Village dans la montagne, texte illustré par des gravures de Bille, paraît en 1908. La vie « errante » des paysans valaisans y est décrite avec précision, poésie et sens du tragique : ils sont sans cesse sur les routes, selon les saisons et les exigences de l’agriculture de montagne. Alors que dans les autres villages on monte aux mayens, à Chandolin on y descend.

L’auteur, qui passera plusieurs étés à Lens, ne reviendra pas séjourner en ces hauteurs anniviardes. Le lieu, néanmoins, est resté ancré en lui, et c’est à ce village qu’il pense dans son roman apocalyptique publié en 1922, Présence de la mort, véritable récit d’anticipation imaginant que la terre se rapproche de plus en plus du soleil. La température monte, les cultures ne peuvent plus se faire, la famine est là, c’est la guerre généralisée.

Voici la banque de Lausanne prise d’assaut. Voici les villages des bords du Léman qui s’organisent en cités fortifiées, ravitaillées encore quelque peu par la pêche. Le phénomène est mondial. On tâche d’aller aux pôles, mais la banquise se défait : le seul refuge, c’est l’altitude. Voici des jeunes gens qui prennent d’assaut un chalet d’alpage – lieu inspiré par les hauts de Lens. Les paysans qui s’en sont fait chasser reviennent, piègent leurs assaillants et les tuent sans pitié.

Et voici, enfin, ce village inspiré par Chandolin, qui semble être le dernier à abriter des vies humaines. Un vent violent ne cesse plus son attaque, mais voilà que le sonneur de cloche rejoint tant bien que mal le clocher. Les villageois savent bien que là est maintenant leur seule raison d’être, comme nous le fait comprendre le narrateur :

« Mais, à présent, venez seulement en bas, montagnes, tombez-leur seulement dessus : ils n’ont plus peur de vous, ils vous ont échappé, parce qu’il sont entrés dans l’église. »

Les fidèles sont à genoux, comme lors de l’Adoration eucharistique, mais ici nul prêtre, nulle hostie ; cependant, après trois coups de cloche :

« Une Personne a été devant eux sur la pauvre nappe à dentelles, entre les fleurs de la terre qui passent, parmi les petites lumières qui tremblaient ; Elle s’est levée d’elle-même, Elle s’est mise en marche ; Elle leur a dit : « Vous venez ? » Et, dans leurs corps nouveaux, ils se sont avancés. » 

Dans une lettre faisant suite à la lecture de ce roman, les époux Maritain, figures de proue du renouveau catholique dans la première moitié du XXe siècle, écrivent à Ramuz : « […] vos dernières pages ont laissé en nous une émotion très vive, comme si cette Présence de la mort débouchait sur le lever d’une aurore, et d’une paix plus haute. »

Bibliographie : 

C. F. Ramuz, Présence de la mort, Editions Zoé, « Petite bibliothèque ramuzienne », 2022 (1922).

Jacques Monnard a siégé 10 ans au Conseil pastoral cantonal

Mis en veilleuse durant le COVID, le Conseil pastoral cantonal se remet au travail ! Pour notre paroisse, un nouveau délégué a été désigné en la personne de Colin Mosengo, de Vuissens 1. Son prédécesseur, Jacques Monnard, de Vesin, a siégé dix ans dans son organe. Qu’en retire-t-il ?

Texte et photo par Claude Jenny

Membre de cet organe consultatif de 2012 à 2021, il l’a même présidé durant toute une législature aux côtés du vicaire épiscopal – Rémy Berchier puis Jean Glasson – et d’une cohorte de membres des diverses UP de la partie francophone du canton. « Au début nous étions entre 40 et 50 membres, dont une vingtaine de membres du clergé. C’était trop ! Par la suite, avec 30 membres – dont 5 employés de l’Eglise, le fonctionnement a été nettement meilleur » relève le Broyard, qui a donc été la voix de notre UP, puis paroisse, au sein de ce Conseil.

La voix des UP

« Ce fut une belle expérience, un lieu d’émulation, convivial, où nous avons pu évoquer nombre de sujets liés directement à la pastorale » relève l’ancien membre du Conseil de communauté de Cugy-Vesin. « Nous étions la voix des UP, permettant au vicaire épiscopal de prendre la température du terrain. Nous récoltions des avis de nos paroisses et nous reportions le rendu de nos délibérations. Cet échange était, je pense, fructueux. De plus, de découvrir les initiatives lancées dans d’autres régions du canton représentait un apport intéressant » explique Jacques Monnard.

Parmi les thématiques abordées durant deux législatures, il cite le sondage lancé par le vicaire épiscopal en 2016 qui avait invité 150’000 catholiques à s’exprimer avec quelque 1500 réponses à l’arrivée. Mais aussi les 8 orientations diocésaines de l’évêque, la place de la musique dans l’animation liturgique, le mois missionnaire lancé par Missio, la pastorale du deuil ou encore comment revitaliser nos paroisses. A raison de 3 à 4 rencontres par an, le Conseil pastoral cantonal a été un porte-voix, mais sans avoir pouvoir de décision, ni d’émettre des directives. 

Redémarrage

Aujourd’hui, la représentante de l’évêque pour la partie francophone du canton, Céline Ruffieux, veut revitaliser cet organe consultatif avec une nouvelle équipe de représentants de toutes les UP du canton, dont Colin Mosengo pour notre paroisse. 

Jacques Monnard garde aussi un souvenir lumineux de sa participation, avec un autre délégué fribourgeois, dans le Conseil pastoral suisse, organe qui faisait office de coordination interdiocésaine et permettait à ses membres de découvrir des réalités totalement différentes vécues dans d’autres régions du pays.

Aujourd’hui, Jacques Monnard ne siège plus – hélas dirons-nous, car son expérience serait précieuse – dans un organe d’Eglise mais conserve son activité de sacristain à temps partiel à Cugy.

1 Voir portrait dans le journal paroissial d’avril-mai 2024

L’Observatoire du Vatican

Par Pierre Guillemin | Photos : flickr, DR

L’Observatoire du Vatican est né de la volonté du pape Grégoire XIII en 1578. Il souhaitait réformer le calendrier utilisé alors qui souffrait d’imperfections notoires dues à des mesures du temps et du positionnement des planètes approximatives. 

Dès 1582, le frère jésuite Christopher Clavius introduit ce que nous appelons aujourd’hui le calendrier grégorien, toujours d’actualité.

L’Observatoire est placé sous la direction de l’ordre des Jésuites, décision qui perdure de nos jours. 

Parmi les grands thèmes de recherche menés actuellement par l’Observatoire, citons la mécanique quantique, la cosmologie quantique, la biologie moléculaire et évolutive, les neurosciences. 

Le directeur actuel est le frère Guy Consolmagno, prêtre, astronome et mathématicien. 

Né en 1952, Guy Consolmagno est renommé dans la communauté scientifique pour ses travaux sur les corps célestes de petite dimension comme les astéroïdes et les météorites. Un des travaux scientifiques auquel il collabore est l’identification de l’objet astronomique dénommé Etoile de Bethléem : c’est-à-dire l’étoile qui guida les rois mages vers le berceau du Christ à Bethléem. Il est l’auteur de plus de 200 publications portant très haut le niveau d’excellence mondialement reconnu de l’Observatoire du Vatican.

Parmi ses ouvrages célèbres, les plus connus sont : « Donneriez-vous le baptême à un extra-terrestre ? », « La mécanique de Dieu : comment les scientifiques et les ingénieurs donnent un sens à la religion », « Le Chemin vers la Demeure de la Lumière ».

Pour mieux cerner la quête du frère Consolmagno, écoutons-le lorsqu’il nous déclare : « Dieu veut que l’Univers existe… cette volonté de Dieu se manifeste à chaque instant, dans l’espace et dans le temps. »

Guy Consolmagno.

Les stagiaires spiritains

Les stagiaires spiritains se succèdent à la cure de Vouvry. Issus de l’Afrique, ils se forment à la « pastorale » du secteur du Haut-Lac, sous la conduite du curé. Dans quel cadre et dans quel but leur stage s’insère-t-il ? Réponse avec leur « maître de stage ».

Par le Père Patrice Gasser | Photo : DR

Parfait, Arnaud, Andrea, Abel, sont les noms de ceux qui auront atterri à Genève pour venir travailler à Vouvry. Le stage de formation pastorale s’inscrit après le temps du postulat (première découverte de la vie ensemble, de la prière et du partage des tâches quotidiennes), de la philosophie (étude des différentes réponses offertes au sens de la vie) et du noviciat (période initiale visant à structurer la vie spirituelle et à aider la décision d’entrer en communauté). Peu à peu, au rythme de ses rencontres et de ses expériences, le candidat à la vie spiritaine accepte le travail de Dieu sur lui et avec lui. 

Il peut alors partir en stage pour une durée de deux ans dans une autre culture afin de voir comment on y vit et on y travaille, avec une autre langue… Il a fait ses premiers vœux avec la promesse de mettre Dieu à une place centrale dans sa vie, d’obéir à l’autorité religieuse, de partager ses biens au service de l’apostolat et de rester célibataire. C’est avant de faire la théologie que ces jeunes adultes voient la réalité de la vie avec d’autres façons de s’organiser, de fêter et de prier. Une expérience vitale pour la poursuite de leur cheminement…

A la fin de la vingtaine, ils ont tous un caractère bien différent : doux, affirmé, hésitant, fonceur, cordial ou têtu ; mais une chose les rassemble : leur amour du Christ et de l’Eglise et leur désir d’entrer dans la vie religieuse missionnaire. C’est l’apôtre Paul qui écrit dans sa première épître aux Corinthiens (12, 4) : « Les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même esprit. » Pas facile de partir à 5’000 ou 10’000 kilomètres de chez soi pour se former…

Andrea est le dernier venu depuis la Tanzanie et Genève pour se baigner dans la langue française ; il apprécie le calme de la campagne et la beauté du Valais. Merci à tous ceux qui ont collaboré avec eux et ont pris du temps pour corriger leur français, stimuler leur créativité, soutenir leur joie apostolique ; vous avez contribué à leur formation. Dans quelques années ils deviendront prêtre ou frère spiritain et aideront, en Europe ou ailleurs, à l’évangélisation des jeunes de ce temps.

Haïti dans la tourmente: aide d’urgence bienvenue

La situation a empiré ces derniers mois en Haïti. Depuis mi-février, le secteur dans lequel se trouve le Foyer Maurice Sixto (FMX), soutenu par l’Association les Amis d’Haïti, a été envahi par les gangs. Le FMS a dû être fermé pendant deux mois. Il a rouvert ses portes le 8 avril mais avec prudence bien sûr.

Par Bernadette von Niederhäusern
Photos : DD

Environ 350 élèves et jeunes sont revenus (sur 450). Les enfants qui y étaient accueillis chaque jour ainsi que le personnel ont été directement impactés. L’insécurité a contraint certains à fuir leur domicile. Le comité de direction du FMS a tenté de garder des contacts avec tous et d’aider celles et ceux qui en ont le plus besoin. 

C’est pourquoi les Amis d’Haïti ont alloué une aide d’urgence au foyer. Elle va être utilisée pour une contribution d’encouragement au personnel. L’évolution de la situation sur place rendra peut-être nécessaire une aide supplémentaire. 

Un travail efficace en 2023

Dans ce contexte difficile, le Foyer Maurice Sixto (FMS) a pu maintenir une grande partie de ses activités durant la deuxième moitié de l’année dernière. En particulier, il a travaillé avec des jeunes en fin de scolarité. Il les a aidés à s’intégrer dans le marché du travail. Pour cela, le foyer a dispensé à ces jeunes des formations professionnelles courtes (maximum 3 mois). Il les a aidés à obtenir les documents d’identité indispensables pour fonctionner normalement dans la société. Il a accompagné certains dans la création de micro-entreprises. Plus d’une centaine de jeunes sont concernés par ces accompagnements. Vu que les déplacements sont difficiles, Nancy, responsable du projet, téléphone aux jeunes une fois par semaine et prend note de la discussion, de leurs avancées, de leurs difficultés et le FMS cherche avec eux des solutions si nécessaire.

Crise et espoir

Haïti se trouve actuellement dans une crise majeure. Les médias le relatent abondamment : effondrement de l’Etat, mainmise des gangs sur la plus grande partie du pays, crise alimentaire et sanitaire. Jeudi 25 avril, un espoir est né avec l’installation officielle du « Conseil présidentiel de transition » (CPT). La société civile est vigilante et proactive et ne sait pas si elle ose espérer…

Un témoignage 

Nous vous livrons ci-dessous le témoignage d’une des bénéficiaires : « Les autres jeunes et moi, nous remercions les responsables du FMS d’avoir mis une accompagnatrice très dévouée pour nous booster et nous pousser à réussir. Elle est toujours présente lorsqu’on a besoin d’elle et elle trouve toujours un petit mot qui calme, une solution à nos problèmes avec l’appui du personnel du FMS. »

Appel à votre générosité

Nous en appelons à votre générosité pour soutenir, par un don spécial, l’équipe du FMS et les enfants. D’avance un tout grand Merci.
IBAN : CH98 0900 0000 1715 6509 5

Premières communions sur le Haut-Lac

Par Stéphanie Reumont
Photos : Jeremie Gonzalez

Le grand jour est enfin arrivé !

Les années de catéchèse auront peut-être permis de répondre à quelques questions et à connaître un peu plus Jésus Christ, mais le chemin de découverte est loin d’être fini ! 

Faire sa première communion n’est donc pas un simple rite social ni une célébration marquant la fin d’une année catéchétique. La communion est un don du Ciel qui guide l’enfance sur le chemin de l’Espérance.

Ces premières des communions marquent surtout un « commencement », un nouveau chemin de « communion » avec le Christ comme guide.

Les premières communions à l’église de Vouvry, le dimanche 5 mai.
Les premières communions à l’église de Vionnaz, le jeudi de l’Ascension, 9 mai.
Les premières communions à l’église du Bouveret, le dimanche 12 mai.

La Confrérie du Mont Carmel joue la carte de l’ouverture

       Une partie des membres de l’abbaye, devant l’oratoire de la confrérie, lors de l’assermentation l’année dernière de Philippe Marchello, premier non Staviacois.

Comme le veut désormais l’habitude, à chaque assemblée de la paroisse Saint-Laurent Estavayer, une confrérie locale est invitée à se présenter. En avril dernier, ce fut au tour de celle que l’on appelle maintenant l’Abbaye de Notre Dame du Mont Carmel. Son gouverneur, André Butty, a bien expliqué le tournant que prend ce mouvement religieux en s’ouvrant largement.

Le gouverneur André Butty durant son intervention devant l’assemblée paroissiale en avril dernier.

Par Claude Jenny
Photos : Georges Losey, Claude Jenny

Cette confrérie est la plus ancienne d’Estavayer. Elle a été créée en 1655. Ses buts sont de vénérer la Vierge Marie, de connaître et d’approfondir les mystères de la Vierge Marie et, matériellement, de « soutenir dans la charité les mères de famille », ce que la confrérie fait en apportant principalement une aide au mouvement « SOS Futures mamans ». Elle dispose d’un oratoire sur la façade sud de la collégiale d’Estavayer.

Mais la confrérie connaît un souci d’effectif ! Ils ne sont que 12 membres actuellement. Pour attirer de nouveaux membres, le Grand Chapitre a avalisé des modifications des statuts qui font que, désormais, tout un chacun et chacune peut y adhérer s’il le souhaite ! Avant, il fallait être un homme et bourgeois d’Estavayer. 

Première ouverture : l’accès aux femmes. Deux membres féminins ont déjà été acceptés – Mmes Marie-Christine Mota et Danielle Plancherel – et une troisième sera proposée par le Petit Chapitre (le comité)  lors de la rencontre annuelle du Grand Chapitre qui se tiendra le 8 décembre prochain. 

Deuxième ouverture : aux paroissiens et paroissiennes non bourgeoises d’Estavayer. 

Et, troisième ouverture : la prise en compte de toute demande émanant d’une personne croyante domiciliée sur la paroisse Saint-Laurent Estavayer. Même la couleur du passeport n’est désormais plus un obstacle. Ce qui permettra d’accueillir un personnage bien connu à Estavayer qui n’a pas le passeport à croix blanche…

Donc une ouverture presque optimale en vue de trouver de nouveaux adhérents. Toutes les personnes intéressées à cette abbaye peuvent s’adresser au gouverneur André Butty au 026 663 35 73.

En librairie – juin 2024

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Marie, tendresse des pauvres
Maurice Zundel

En 1911, âgé de 15 ans, Maurice Zundel vit une rencontre avec la Vierge Marie. Ce moment lui ouvre le cœur. De Marie, Zundel va parler avec ferveur, mais aussi avec pudeur, car de ce que l’on a de plus précieux, on parle peu ; c’est le secret du cœur, que les paroles peinent à évoquer. Pour le théologien, la relation avec la Vierge est avant tout une expérience de vie, où sa présence donne lumière, force, consolation et espérance. Ainsi, il essaie d’exprimer le sens profond, intérieur et mystique de tout ce que la foi des siècles a patiemment médité à propos de Marie : sa virginité, sa maternité universelle, son assomption, son immaculée conception.

Editions Le Passeur

Acheter pour 29.60 CHF

Du quantique au cantique
Daniel Oth

Daniel Oth propose un cheminement en trois temps, de la mécanique quantique aux guérisons et aux miracles, en passant par la parapsychologie, cette science peu connue et plutôt mal accueillie par les scientifiques « classiques ». Il s’appuie sur de nombreuses références d’études scientifiques rigoureuses qui démontrent les effets de l’esprit sur la matière. Les pensées et émotions humaines sont capables d’agir sur la matière inerte et sur la matière biologique pouvant amener à la guérison physique. Et cela, même à distance. Ainsi, la conscience, cette entité immatérielle, peut influencer des phénomènes matériels que l’on sait mesurer statistiquement de façon significative.

Editions Pierre Téqui

Acheter pour Fr. 22.50 CHF

Y a-t-il un Dieu créateur ?
Xavier Molle

Aujourd’hui, les découvertes scientifiques ont tellement changé notre vision du monde que des questions nouvelles surgissent et beaucoup de questions anciennes se posent de façon nouvelle. Depuis deux siècles, la découverte de l’histoire évolutive de notre terre fait se poser à frais nouveaux la question de l’origine de la vie, de la conscience, de la pensée, de l’esprit. Et donc aussi la question de Dieu. C’est cette nouvelle recherche qui est proposée ici. Les réponses ne manquent pas, et elles sont surprenantes. Pas de « preuves », mais bien des indices. La deuxième partie du livre examine la revendication du judéo-christianisme à avoir recueilli la révélation de Dieu.

Editions Saint-Léger

Acheter pour 39.30 CHF

Louis-Marie Grignion de Montfort
Dupuy-Cerisier

Louis-Marie Grignion de Montfort entre au séminaire de Saint-Sulpice et est ordonné prêtre en 1700. Il est envoyé à Nantes, puis à Poitiers. A Poitiers, il évangélise les faubourgs de la ville, puis évangélise le pays nantais. L’infatigable apôtre de Marie, constamment chassé « comme une balle dans un jeu de paume », achève ses missions dans les diocèses de Luçon et de La Rochelle, où il écrit son célèbre traité « La vraie dévotion à la Sainte Vierge ». Cette BD retrace la vie tumultueuse de celui qui fut canonisé en 1947 par le pape Pie XII.

Editions Plein Vent

Acheter pour 24.70 CHF

Pour commander

Assemblée générale de la paroisse catholique de Vionnaz

Les participants à l’assemblée générale du 29 avril.

Par Nathalie Martenet | Photos : DR

Oh là là ! Que d’années il faut remonter pour retrouver la dernière assemblée générale organisée par la paroisse de Vionnaz ! D’ailleurs, malgré mes recherches, je n’ai pas réussi à la situer… 

Dans le but de réunir, d’écouter et d’impliquer chaque paroissien dans les décisions prises, les conseils ont décidé de remettre sur les rails cette assemblée annuelle ouverte à tous les habitants de la commune. L’évènement a eu lieu le lundi 29 avril dernier à 19h, dans les locaux de la salle paroissiale. 

Le prêtre Joseph a ouvert la soirée en remettant cette rencontre à l’Esprit Saint par une prière confiante. Après le mot d’accueil de la présidente du Conseil de communauté, Florianne Bertholet, le prêtre Patrice nous a donné une petite leçon d’histoire sur la paroisse en relevant l’évolution des structures et en insistant sur l’importance de s’adapter à ces changements par une collaboration étroite. 

La parole a ensuite été donnée à Jean-Paul Angeloz, caissier, pour la présentation des comptes. Les membres sortants du Conseil de gestion et du Conseil de communauté ont été remerciés pour le travail assidu fourni tout au long de leur mandat. 

Notre paroisse est dynamique, images à l’appui ! Une rétrospective des diverses animations mises sur pied ces dernières années est présentée par Vanessa Gonzalez, membre du conseil de communauté. De la traditionnelle Fête-Dieu au stand pâtisseries de la fête au village, en passant par une soirée cinéma pour les familles ou, dernier évènement en date, le vide-greniers autour de l’église,
chacun a pu y trouver son compte. Sans oublier la fête patronale du 15 août qui est également ressortie des oubliettes en 2023. 

Pour assurer la continuité de ces évènements, un appel au bénévolat est lancé ! Les talents de chacun sont bienvenus et nécessaires pour rendre notre communauté vivante. Décoration de l’église, pâtisserie, apéros, organisation d’animations, lecteurs, auxiliaires d’Eucharistie… les manières de s’engager et de servir sont multiples. 

Cette « première » édition a su réunir une cinquantaine de Vionnérouds de tout âge et de tout horizon qui ont pu ensuite exprimer leur ressenti, leur enthousiasme mais également leurs inquiétudes et leurs interrogations. 

Raphaël Filliez, représentant de la commune, a clos cette soirée par un mot dans lequel il a assuré de la grande attention portée à l’évolution de la paroisse, notamment de ses comptes. Il a transmis toute sa gratitude au dévouement gratuit des membres des conseils et a insisté sur l’importance du lien social et de la communication, plus particulièrement avec les jeunes. 

Un moment d’échange autour d’un verre a permis de conclure cette assemblée dans la convivialité. 

Image d’une communauté vivante telle qu’on peut l’imaginer.

Quand l’astrophysique nourrit la philosophie et la théologie

Par Ghislain Waterlot, Professeur de philosophie de la religion et d’éthique théologique 
Faculté de théologie protestante – Université de Genève

Parmi toutes les découvertes extraordinaires du dernier siècle, la prise de conscience de l’immensité de notre univers occupe une bonne place. Nous avons pensé si longtemps vivre dans un univers clos dont nous estimions occuper le centre, que ce fut une surprise à nulle autre pareille que celle de voir notre Terre réduite à un tout petit point excentré d’une gigantesque galaxie, dites « Voie lactée ». Mais ce n’était que le début, car nous avons dû aussi admettre que notre immense galaxie est un tout petit point dense parmi… deux mille milliards d’autres points galactiques ! Les dernières estimations ont en effet conduit à multiplier par dix le nombre de galaxies peuplant un univers en continuelle expansion.

Du point de vue théologique, une telle prise de conscience produit deux effets simultanés et contraires : le premier est une radicale relativisation de ce que nous sommes, et celle-ci nous inquiète ; le second est une sorte d’admiration devant un univers qui reflète bien la puissance divine à la racine de ce que les théologiens nomment « Création ». Et l’on se prend à rêver… la découverte récente des exoplanètes, c’est-à-dire des planètes qui seraient, par leurs caractéristiques propres, susceptibles d’abriter éventuellement une forme de vie, fait penser que le vivant a pu émerger en mille et un endroits de cet immense univers. Une telle pensée est très importante. En nous décentrant de nous-mêmes, elle nous permet d’éventuellement mieux comprendre une foi en Dieu nous révélant que notre vocation n’est pas d’exploiter et dominer la planète jusqu’à l’épuiser et la retourner en quelque sorte contre nous-mêmes, mais de répondre à un appel de Dieu, appel striant tout l’univers mais adressé au cœur de l’âme, et qui invite à aimer.

Mais ceux qui sont animés par cet esprit théologique et qui veulent regarder la Création autrement doivent d’abord s’instruire des données réelles et des connaissances actuelles que nous avons pu prendre de l’univers. Il faut écouter les astrophysiciens, non pas pour qu’ils soient d’accord avec nous, et encore moins pour les convaincre de je ne sais quel concordisme entre la science qu’ils élaborent chaque jour et la foi qui peut s’éveiller dans la conscience humaine, prétentions concordistes qui expriment le reste d’un prosélytisme absurde et qui n’est plus de saison. Non, il s’agit plutôt de les écouter pour qu’ils nous apprennent à voir et à mieux comprendre cet univers extraordinaire dans lequel nous habitons et dont nous pouvons prendre conscience. Une meilleure compréhension de cet univers peut nourrir et renouveler autant la philosophie que la théologie.

C’est pourquoi la Faculté de théologie de l’Université de Genève a accueilli et animé un programme initié par l’Institut « A Ciel Ouvert – Science et spiritualité » et soutenu par la Fondation Yves et Inès Oltramare, au sein duquel peuvent se déployer des conférences qui ont accueilli des personnalités aussi différentes et bien connues pour leur contribution à la science que Michel Mayor, Françoise Combes, Aurélien Barrau, Emeline Bolmont, … Ces conférences peuvent être retrouvées à l’adresse suivante : https://www.unige.ch/theologie/a_ciel_ouvert/

Toutes ces personnalités qui construisent l’astrophysique d’aujourd’hui contribuent à donner à la philosophie et à la théologie contemporaines de quoi se ressourcer et se renouveler à l’avenir. Un avenir que nous voyons aujourd’hui si sombre, mais qui est aussi plein de promesses et de renouvellements en gestation. Car malgré les peurs, qui ne sont hélas que trop fondées, ayons et conservons, selon la belle expression de Paul Valéry reprise par l’astrophysicien Hubert Reeves récemment disparu, patience dans l’azur.

Une saison de lumière et de vie

C’est comme si, à travers le regard espiègle et complice de Nahémi, le Seigneur nous appelait à nous réjouir et à le louer pour toutes les bénédictions reçues.

Par Joseph Yang
Photo: Marion Perraudin

Alors que nous accueillons les mois chaleureux de juin, juillet et août, nos paroisses s’unissent dans un esprit de contemplation et de louange. L’été est une période où la nature, dans toute sa splendeur, déploie ses couleurs et ses formes, nous invitant à réfléchir à la grandeur de notre Créateur. Dans le silence des matins lumineux ou sous le ciel étoilé des nuits d’été, nous trouvons l’espace pour méditer sur les merveilles de l’univers, qui témoignent de l’amour infini du Seigneur pour ses enfants.

Dans la tranquillité des montagnes, nous trouvons un espace sacré pour la réflexion et la prière, où l’esprit s’élève aussi haut que les aigles. Les sentiers qui serpentent à travers les forêts et les prairies fleuries nous rappellent le chemin de la vie, avec ses défis et ses beautés. En cette saison de chaleur et de lumière, prenons le temps de reconnaître la présence divine dans chaque rayon de soleil et dans chaque brise rafraîchissante. Que nos cœurs soient remplis de gratitude et nos voix s’unissent dans un chant de louange à la montagne, symbole de la majesté et de l’éternité de Dieu. 

Dans cette saison de lumière et de vie, puissions-nous aussi être des instruments de la paix et de l’amour de Dieu. Que nos actions reflètent la bonté et la générosité que nous voyons dans la création, et que notre vie soit une offrande agréable à Celui qui nous a tout donné. Alors que nous profitons de ce temps de repos et de réjouissance, n’oublions pas ceux qui sont dans le besoin et cherchons des moyens de partager les bénédictions que nous avons reçues.

Que cet été soit pour nous tous un temps de joie, de ressourcement spirituel et de croissance dans la foi. Que la beauté de la création nous inspire et nous rapproche du cœur de notre Seigneur, dans une louange incessante pour toutes ses œuvres. Bel été !

Le premier vide-greniers de la paroisse de Vionnaz

Dans l’optique de prendre soin de notre planète, la paroisse de Vionnaz a décidé d’agir en faveur de l’environnement, dans une démarche écoresponsable motivée par l’encyclique Laudato Si’ publiée en 2015 dans laquelle le pape François nous invite à « miser sur un autre style de vie » (n° 203). 

Texte et photos par Vanessa Gonzalez

Au petit matin du 27 avril, le Cocom et quelques bénévoles se pressent autour de l’église pour installer les stands restauration de l’évènement. Au programme, barbe à papa, crêpes, pâtisseries et sandwiches et pour épancher les petites soifs, cafés, thés, bières et vin de la famille Beltrami, paroissienne de Vionnaz, étaient au rendez-vous.

Une vingtaine d’exposants sont venus vendre tout ce qui gêne à la maison, c’est, bien sûr le principe du vide-greniers !!! Toute la matinée, aux abords de la magnifique église de Vion’, les visiteurs ont pu chiner, fouiller, pour trouver l’objet rare et il y en avait pour tous les goûts : vêtements, jouets, livres, bibelots, bijoux… 

Le but avoué de ce vide-greniers n’était pas tant de faire du commerce mais plutôt de créer des liens, rassembler la communauté. Cette matinée a été « bénie de DIEU » par une météo ensoleillée et venteuse… l’Esprit Saint, peut-être !!! 

Les acheteurs ainsi que les vendeurs du vide-greniers ont été sensibilisés au travail de l’association SOS futures mamans. Chacun a été invité à faire une donation de vêtements pour enfants dans un grand panier dans l’église. 

Le Conseil de Communauté remercie tous les bénévoles qui l’ont aidé à mettre sur pied cette manifestation, en particulier Patricia et Dionis. 

Cette première aventure a remporté un vif succès. On se donne d’ores et déjà rendez-vous au printemps 2025 pour la deuxième édition qui, on vous le promet, se déroulera sur toute la journée.

En Suisse, 80 % des mamans de moins de 25 ans qui élèvent seules leurs enfants n’ont pas les moyens de vivre sans assistance. C’est pourquoi, depuis 1974, SOS futures mamans leur apporte une aide concrète pour leur permettre d’accueillir et d’élever leurs enfants en toute dignité.

Pour plus d’informations : Centre de Saint-Maurice – 024 485 30 30

Une proposition de vacances pour les jambes… et l’esprit!

Envie de méditer, de prier en mouvement ? De vous relier à Dieu et à vous-même ? Des vacances qui donnent du sens, ça vous tente ? Alors ce qui suit est pour vous !

Par Myriam Bettens | Photo : Chantal Salamin

Pèlerinage d’été à Lourdes

Depuis plus de 60 ans, le pèlerinage d’été à Lourdes, proposé par les diocèses de la Suisse romande, rassemble toutes les générations dans une atmosphère familiale. Pour vivre une semaine à Lourdes au rythme de l’amitié et de la solidarité, dans un climat de confiance, de partage et de prière sous la présidence de Mgr Jean-Marie Lovey, vous pouvez vous inscrire jusqu’au 9 juin 2024 sur pele-ete-lourdes.ch/inscriptions/

Pour tout renseignement, n’hésitez pas à visiter la page dédiée sur pele-ete-lourdes.ch/ ou contacter Anne–Chantal Voeffray – Route de l’Abbaye 36 – 1963 Vétroz – +41 79 748 89 29

Retraite en randonnée dans les Alpes suisses

Pour apprendre à méditer et à prier les yeux ouverts, célébrer en pleine nature œcuméniquement, marcher en silence dans des paysages sublimes, dormir dans des fermes à prix très modique… une expérience forte pour participer à la transition écologique, en partant du cœur…

Le Père Christoph Albrecht SJ, le pasteur Alexandre Winter et Julien Lambert organisent du 4 au 10 août 2024, leur désormais traditionnelle randonnée contemplative inspirée par l’encyclique écologique Laudato Si’. Une marche méditative ignacienne accompagnée (en français et en allemand).

Prix Fr. 500.–. Renseignements et inscriptions auprès de Christoph Albrecht SJ au +41 79 155 64 25.

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