L’Adoration à Chandolin

Edmond Bille, Chandolin, 1903.

Si le village de Lens occupe une place prépondérante dans l’œuvre valaisanne de C. F. Ra-muz, sa première découverte du canton s’est faite à Chandolin. C’est dans l’église de ce plus haut village d’Europe que se conclut le roman Présence de la mort (1922), par l’évocation d’une Présence qui est l’antonyme de la mort.

Par Benjamin Mercerat | Photo : Association Edmond-Bille

En 1907, Ramuz découvre Chandolin, invité par le peintre Edmond Bille à y séjourner deux semaines dans le cadre d’une collaboration. Le Village dans la montagne, texte illustré par des gravures de Bille, paraît en 1908. La vie « errante » des paysans valaisans y est décrite avec précision, poésie et sens du tragique : ils sont sans cesse sur les routes, selon les saisons et les exigences de l’agriculture de montagne. Alors que dans les autres villages on monte aux mayens, à Chandolin on y descend.

L’auteur, qui passera plusieurs étés à Lens, ne reviendra pas séjourner en ces hauteurs anniviardes. Le lieu, néanmoins, est resté ancré en lui, et c’est à ce village qu’il pense dans son roman apocalyptique publié en 1922, Présence de la mort, véritable récit d’anticipation imaginant que la terre se rapproche de plus en plus du soleil. La température monte, les cultures ne peuvent plus se faire, la famine est là, c’est la guerre généralisée.

Voici la banque de Lausanne prise d’assaut. Voici les villages des bords du Léman qui s’organisent en cités fortifiées, ravitaillées encore quelque peu par la pêche. Le phénomène est mondial. On tâche d’aller aux pôles, mais la banquise se défait : le seul refuge, c’est l’altitude. Voici des jeunes gens qui prennent d’assaut un chalet d’alpage – lieu inspiré par les hauts de Lens. Les paysans qui s’en sont fait chasser reviennent, piègent leurs assaillants et les tuent sans pitié.

Et voici, enfin, ce village inspiré par Chandolin, qui semble être le dernier à abriter des vies humaines. Un vent violent ne cesse plus son attaque, mais voilà que le sonneur de cloche rejoint tant bien que mal le clocher. Les villageois savent bien que là est maintenant leur seule raison d’être, comme nous le fait comprendre le narrateur :

« Mais, à présent, venez seulement en bas, montagnes, tombez-leur seulement dessus : ils n’ont plus peur de vous, ils vous ont échappé, parce qu’il sont entrés dans l’église. »

Les fidèles sont à genoux, comme lors de l’Adoration eucharistique, mais ici nul prêtre, nulle hostie ; cependant, après trois coups de cloche :

« Une Personne a été devant eux sur la pauvre nappe à dentelles, entre les fleurs de la terre qui passent, parmi les petites lumières qui tremblaient ; Elle s’est levée d’elle-même, Elle s’est mise en marche ; Elle leur a dit : « Vous venez ? » Et, dans leurs corps nouveaux, ils se sont avancés. » 

Dans une lettre faisant suite à la lecture de ce roman, les époux Maritain, figures de proue du renouveau catholique dans la première moitié du XXe siècle, écrivent à Ramuz : « […] vos dernières pages ont laissé en nous une émotion très vive, comme si cette Présence de la mort débouchait sur le lever d’une aurore, et d’une paix plus haute. »

Bibliographie : 

C. F. Ramuz, Présence de la mort, Editions Zoé, « Petite bibliothèque ramuzienne », 2022 (1922).

Jacques Monnard a siégé 10 ans au Conseil pastoral cantonal

Mis en veilleuse durant le COVID, le Conseil pastoral cantonal se remet au travail ! Pour notre paroisse, un nouveau délégué a été désigné en la personne de Colin Mosengo, de Vuissens 1. Son prédécesseur, Jacques Monnard, de Vesin, a siégé dix ans dans son organe. Qu’en retire-t-il ?

Texte et photo par Claude Jenny

Membre de cet organe consultatif de 2012 à 2021, il l’a même présidé durant toute une législature aux côtés du vicaire épiscopal – Rémy Berchier puis Jean Glasson – et d’une cohorte de membres des diverses UP de la partie francophone du canton. « Au début nous étions entre 40 et 50 membres, dont une vingtaine de membres du clergé. C’était trop ! Par la suite, avec 30 membres – dont 5 employés de l’Eglise, le fonctionnement a été nettement meilleur » relève le Broyard, qui a donc été la voix de notre UP, puis paroisse, au sein de ce Conseil.

La voix des UP

« Ce fut une belle expérience, un lieu d’émulation, convivial, où nous avons pu évoquer nombre de sujets liés directement à la pastorale » relève l’ancien membre du Conseil de communauté de Cugy-Vesin. « Nous étions la voix des UP, permettant au vicaire épiscopal de prendre la température du terrain. Nous récoltions des avis de nos paroisses et nous reportions le rendu de nos délibérations. Cet échange était, je pense, fructueux. De plus, de découvrir les initiatives lancées dans d’autres régions du canton représentait un apport intéressant » explique Jacques Monnard.

Parmi les thématiques abordées durant deux législatures, il cite le sondage lancé par le vicaire épiscopal en 2016 qui avait invité 150’000 catholiques à s’exprimer avec quelque 1500 réponses à l’arrivée. Mais aussi les 8 orientations diocésaines de l’évêque, la place de la musique dans l’animation liturgique, le mois missionnaire lancé par Missio, la pastorale du deuil ou encore comment revitaliser nos paroisses. A raison de 3 à 4 rencontres par an, le Conseil pastoral cantonal a été un porte-voix, mais sans avoir pouvoir de décision, ni d’émettre des directives. 

Redémarrage

Aujourd’hui, la représentante de l’évêque pour la partie francophone du canton, Céline Ruffieux, veut revitaliser cet organe consultatif avec une nouvelle équipe de représentants de toutes les UP du canton, dont Colin Mosengo pour notre paroisse. 

Jacques Monnard garde aussi un souvenir lumineux de sa participation, avec un autre délégué fribourgeois, dans le Conseil pastoral suisse, organe qui faisait office de coordination interdiocésaine et permettait à ses membres de découvrir des réalités totalement différentes vécues dans d’autres régions du pays.

Aujourd’hui, Jacques Monnard ne siège plus – hélas dirons-nous, car son expérience serait précieuse – dans un organe d’Eglise mais conserve son activité de sacristain à temps partiel à Cugy.

1 Voir portrait dans le journal paroissial d’avril-mai 2024

L’Observatoire du Vatican

Par Pierre Guillemin | Photos : flickr, DR

L’Observatoire du Vatican est né de la volonté du pape Grégoire XIII en 1578. Il souhaitait réformer le calendrier utilisé alors qui souffrait d’imperfections notoires dues à des mesures du temps et du positionnement des planètes approximatives. 

Dès 1582, le frère jésuite Christopher Clavius introduit ce que nous appelons aujourd’hui le calendrier grégorien, toujours d’actualité.

L’Observatoire est placé sous la direction de l’ordre des Jésuites, décision qui perdure de nos jours. 

Parmi les grands thèmes de recherche menés actuellement par l’Observatoire, citons la mécanique quantique, la cosmologie quantique, la biologie moléculaire et évolutive, les neurosciences. 

Le directeur actuel est le frère Guy Consolmagno, prêtre, astronome et mathématicien. 

Né en 1952, Guy Consolmagno est renommé dans la communauté scientifique pour ses travaux sur les corps célestes de petite dimension comme les astéroïdes et les météorites. Un des travaux scientifiques auquel il collabore est l’identification de l’objet astronomique dénommé Etoile de Bethléem : c’est-à-dire l’étoile qui guida les rois mages vers le berceau du Christ à Bethléem. Il est l’auteur de plus de 200 publications portant très haut le niveau d’excellence mondialement reconnu de l’Observatoire du Vatican.

Parmi ses ouvrages célèbres, les plus connus sont : « Donneriez-vous le baptême à un extra-terrestre ? », « La mécanique de Dieu : comment les scientifiques et les ingénieurs donnent un sens à la religion », « Le Chemin vers la Demeure de la Lumière ».

Pour mieux cerner la quête du frère Consolmagno, écoutons-le lorsqu’il nous déclare : « Dieu veut que l’Univers existe… cette volonté de Dieu se manifeste à chaque instant, dans l’espace et dans le temps. »

Guy Consolmagno.

Les stagiaires spiritains

Les stagiaires spiritains se succèdent à la cure de Vouvry. Issus de l’Afrique, ils se forment à la « pastorale » du secteur du Haut-Lac, sous la conduite du curé. Dans quel cadre et dans quel but leur stage s’insère-t-il ? Réponse avec leur « maître de stage ».

Par le Père Patrice Gasser | Photo : DR

Parfait, Arnaud, Andrea, Abel, sont les noms de ceux qui auront atterri à Genève pour venir travailler à Vouvry. Le stage de formation pastorale s’inscrit après le temps du postulat (première découverte de la vie ensemble, de la prière et du partage des tâches quotidiennes), de la philosophie (étude des différentes réponses offertes au sens de la vie) et du noviciat (période initiale visant à structurer la vie spirituelle et à aider la décision d’entrer en communauté). Peu à peu, au rythme de ses rencontres et de ses expériences, le candidat à la vie spiritaine accepte le travail de Dieu sur lui et avec lui. 

Il peut alors partir en stage pour une durée de deux ans dans une autre culture afin de voir comment on y vit et on y travaille, avec une autre langue… Il a fait ses premiers vœux avec la promesse de mettre Dieu à une place centrale dans sa vie, d’obéir à l’autorité religieuse, de partager ses biens au service de l’apostolat et de rester célibataire. C’est avant de faire la théologie que ces jeunes adultes voient la réalité de la vie avec d’autres façons de s’organiser, de fêter et de prier. Une expérience vitale pour la poursuite de leur cheminement…

A la fin de la vingtaine, ils ont tous un caractère bien différent : doux, affirmé, hésitant, fonceur, cordial ou têtu ; mais une chose les rassemble : leur amour du Christ et de l’Eglise et leur désir d’entrer dans la vie religieuse missionnaire. C’est l’apôtre Paul qui écrit dans sa première épître aux Corinthiens (12, 4) : « Les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même esprit. » Pas facile de partir à 5’000 ou 10’000 kilomètres de chez soi pour se former…

Andrea est le dernier venu depuis la Tanzanie et Genève pour se baigner dans la langue française ; il apprécie le calme de la campagne et la beauté du Valais. Merci à tous ceux qui ont collaboré avec eux et ont pris du temps pour corriger leur français, stimuler leur créativité, soutenir leur joie apostolique ; vous avez contribué à leur formation. Dans quelques années ils deviendront prêtre ou frère spiritain et aideront, en Europe ou ailleurs, à l’évangélisation des jeunes de ce temps.

Haïti dans la tourmente: aide d’urgence bienvenue

La situation a empiré ces derniers mois en Haïti. Depuis mi-février, le secteur dans lequel se trouve le Foyer Maurice Sixto (FMX), soutenu par l’Association les Amis d’Haïti, a été envahi par les gangs. Le FMS a dû être fermé pendant deux mois. Il a rouvert ses portes le 8 avril mais avec prudence bien sûr.

Par Bernadette von Niederhäusern
Photos : DD

Environ 350 élèves et jeunes sont revenus (sur 450). Les enfants qui y étaient accueillis chaque jour ainsi que le personnel ont été directement impactés. L’insécurité a contraint certains à fuir leur domicile. Le comité de direction du FMS a tenté de garder des contacts avec tous et d’aider celles et ceux qui en ont le plus besoin. 

C’est pourquoi les Amis d’Haïti ont alloué une aide d’urgence au foyer. Elle va être utilisée pour une contribution d’encouragement au personnel. L’évolution de la situation sur place rendra peut-être nécessaire une aide supplémentaire. 

Un travail efficace en 2023

Dans ce contexte difficile, le Foyer Maurice Sixto (FMS) a pu maintenir une grande partie de ses activités durant la deuxième moitié de l’année dernière. En particulier, il a travaillé avec des jeunes en fin de scolarité. Il les a aidés à s’intégrer dans le marché du travail. Pour cela, le foyer a dispensé à ces jeunes des formations professionnelles courtes (maximum 3 mois). Il les a aidés à obtenir les documents d’identité indispensables pour fonctionner normalement dans la société. Il a accompagné certains dans la création de micro-entreprises. Plus d’une centaine de jeunes sont concernés par ces accompagnements. Vu que les déplacements sont difficiles, Nancy, responsable du projet, téléphone aux jeunes une fois par semaine et prend note de la discussion, de leurs avancées, de leurs difficultés et le FMS cherche avec eux des solutions si nécessaire.

Crise et espoir

Haïti se trouve actuellement dans une crise majeure. Les médias le relatent abondamment : effondrement de l’Etat, mainmise des gangs sur la plus grande partie du pays, crise alimentaire et sanitaire. Jeudi 25 avril, un espoir est né avec l’installation officielle du « Conseil présidentiel de transition » (CPT). La société civile est vigilante et proactive et ne sait pas si elle ose espérer…

Un témoignage 

Nous vous livrons ci-dessous le témoignage d’une des bénéficiaires : « Les autres jeunes et moi, nous remercions les responsables du FMS d’avoir mis une accompagnatrice très dévouée pour nous booster et nous pousser à réussir. Elle est toujours présente lorsqu’on a besoin d’elle et elle trouve toujours un petit mot qui calme, une solution à nos problèmes avec l’appui du personnel du FMS. »

Appel à votre générosité

Nous en appelons à votre générosité pour soutenir, par un don spécial, l’équipe du FMS et les enfants. D’avance un tout grand Merci.
IBAN : CH98 0900 0000 1715 6509 5

Premières communions sur le Haut-Lac

Par Stéphanie Reumont
Photos : Jeremie Gonzalez

Le grand jour est enfin arrivé !

Les années de catéchèse auront peut-être permis de répondre à quelques questions et à connaître un peu plus Jésus Christ, mais le chemin de découverte est loin d’être fini ! 

Faire sa première communion n’est donc pas un simple rite social ni une célébration marquant la fin d’une année catéchétique. La communion est un don du Ciel qui guide l’enfance sur le chemin de l’Espérance.

Ces premières des communions marquent surtout un « commencement », un nouveau chemin de « communion » avec le Christ comme guide.

Les premières communions à l’église de Vouvry, le dimanche 5 mai.
Les premières communions à l’église de Vionnaz, le jeudi de l’Ascension, 9 mai.
Les premières communions à l’église du Bouveret, le dimanche 12 mai.

La Confrérie du Mont Carmel joue la carte de l’ouverture

       Une partie des membres de l’abbaye, devant l’oratoire de la confrérie, lors de l’assermentation l’année dernière de Philippe Marchello, premier non Staviacois.

Comme le veut désormais l’habitude, à chaque assemblée de la paroisse Saint-Laurent Estavayer, une confrérie locale est invitée à se présenter. En avril dernier, ce fut au tour de celle que l’on appelle maintenant l’Abbaye de Notre Dame du Mont Carmel. Son gouverneur, André Butty, a bien expliqué le tournant que prend ce mouvement religieux en s’ouvrant largement.

Le gouverneur André Butty durant son intervention devant l’assemblée paroissiale en avril dernier.

Par Claude Jenny
Photos : Georges Losey, Claude Jenny

Cette confrérie est la plus ancienne d’Estavayer. Elle a été créée en 1655. Ses buts sont de vénérer la Vierge Marie, de connaître et d’approfondir les mystères de la Vierge Marie et, matériellement, de « soutenir dans la charité les mères de famille », ce que la confrérie fait en apportant principalement une aide au mouvement « SOS Futures mamans ». Elle dispose d’un oratoire sur la façade sud de la collégiale d’Estavayer.

Mais la confrérie connaît un souci d’effectif ! Ils ne sont que 12 membres actuellement. Pour attirer de nouveaux membres, le Grand Chapitre a avalisé des modifications des statuts qui font que, désormais, tout un chacun et chacune peut y adhérer s’il le souhaite ! Avant, il fallait être un homme et bourgeois d’Estavayer. 

Première ouverture : l’accès aux femmes. Deux membres féminins ont déjà été acceptés – Mmes Marie-Christine Mota et Danielle Plancherel – et une troisième sera proposée par le Petit Chapitre (le comité)  lors de la rencontre annuelle du Grand Chapitre qui se tiendra le 8 décembre prochain. 

Deuxième ouverture : aux paroissiens et paroissiennes non bourgeoises d’Estavayer. 

Et, troisième ouverture : la prise en compte de toute demande émanant d’une personne croyante domiciliée sur la paroisse Saint-Laurent Estavayer. Même la couleur du passeport n’est désormais plus un obstacle. Ce qui permettra d’accueillir un personnage bien connu à Estavayer qui n’a pas le passeport à croix blanche…

Donc une ouverture presque optimale en vue de trouver de nouveaux adhérents. Toutes les personnes intéressées à cette abbaye peuvent s’adresser au gouverneur André Butty au 026 663 35 73.

En librairie – juin 2024

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Marie, tendresse des pauvres
Maurice Zundel

En 1911, âgé de 15 ans, Maurice Zundel vit une rencontre avec la Vierge Marie. Ce moment lui ouvre le cœur. De Marie, Zundel va parler avec ferveur, mais aussi avec pudeur, car de ce que l’on a de plus précieux, on parle peu ; c’est le secret du cœur, que les paroles peinent à évoquer. Pour le théologien, la relation avec la Vierge est avant tout une expérience de vie, où sa présence donne lumière, force, consolation et espérance. Ainsi, il essaie d’exprimer le sens profond, intérieur et mystique de tout ce que la foi des siècles a patiemment médité à propos de Marie : sa virginité, sa maternité universelle, son assomption, son immaculée conception.

Editions Le Passeur

Acheter pour 29.60 CHF

Du quantique au cantique
Daniel Oth

Daniel Oth propose un cheminement en trois temps, de la mécanique quantique aux guérisons et aux miracles, en passant par la parapsychologie, cette science peu connue et plutôt mal accueillie par les scientifiques « classiques ». Il s’appuie sur de nombreuses références d’études scientifiques rigoureuses qui démontrent les effets de l’esprit sur la matière. Les pensées et émotions humaines sont capables d’agir sur la matière inerte et sur la matière biologique pouvant amener à la guérison physique. Et cela, même à distance. Ainsi, la conscience, cette entité immatérielle, peut influencer des phénomènes matériels que l’on sait mesurer statistiquement de façon significative.

Editions Pierre Téqui

Acheter pour Fr. 22.50 CHF

Y a-t-il un Dieu créateur ?
Xavier Molle

Aujourd’hui, les découvertes scientifiques ont tellement changé notre vision du monde que des questions nouvelles surgissent et beaucoup de questions anciennes se posent de façon nouvelle. Depuis deux siècles, la découverte de l’histoire évolutive de notre terre fait se poser à frais nouveaux la question de l’origine de la vie, de la conscience, de la pensée, de l’esprit. Et donc aussi la question de Dieu. C’est cette nouvelle recherche qui est proposée ici. Les réponses ne manquent pas, et elles sont surprenantes. Pas de « preuves », mais bien des indices. La deuxième partie du livre examine la revendication du judéo-christianisme à avoir recueilli la révélation de Dieu.

Editions Saint-Léger

Acheter pour 39.30 CHF

Louis-Marie Grignion de Montfort
Dupuy-Cerisier

Louis-Marie Grignion de Montfort entre au séminaire de Saint-Sulpice et est ordonné prêtre en 1700. Il est envoyé à Nantes, puis à Poitiers. A Poitiers, il évangélise les faubourgs de la ville, puis évangélise le pays nantais. L’infatigable apôtre de Marie, constamment chassé « comme une balle dans un jeu de paume », achève ses missions dans les diocèses de Luçon et de La Rochelle, où il écrit son célèbre traité « La vraie dévotion à la Sainte Vierge ». Cette BD retrace la vie tumultueuse de celui qui fut canonisé en 1947 par le pape Pie XII.

Editions Plein Vent

Acheter pour 24.70 CHF

Pour commander

Assemblée générale de la paroisse catholique de Vionnaz

Les participants à l’assemblée générale du 29 avril.

Par Nathalie Martenet | Photos : DR

Oh là là ! Que d’années il faut remonter pour retrouver la dernière assemblée générale organisée par la paroisse de Vionnaz ! D’ailleurs, malgré mes recherches, je n’ai pas réussi à la situer… 

Dans le but de réunir, d’écouter et d’impliquer chaque paroissien dans les décisions prises, les conseils ont décidé de remettre sur les rails cette assemblée annuelle ouverte à tous les habitants de la commune. L’évènement a eu lieu le lundi 29 avril dernier à 19h, dans les locaux de la salle paroissiale. 

Le prêtre Joseph a ouvert la soirée en remettant cette rencontre à l’Esprit Saint par une prière confiante. Après le mot d’accueil de la présidente du Conseil de communauté, Florianne Bertholet, le prêtre Patrice nous a donné une petite leçon d’histoire sur la paroisse en relevant l’évolution des structures et en insistant sur l’importance de s’adapter à ces changements par une collaboration étroite. 

La parole a ensuite été donnée à Jean-Paul Angeloz, caissier, pour la présentation des comptes. Les membres sortants du Conseil de gestion et du Conseil de communauté ont été remerciés pour le travail assidu fourni tout au long de leur mandat. 

Notre paroisse est dynamique, images à l’appui ! Une rétrospective des diverses animations mises sur pied ces dernières années est présentée par Vanessa Gonzalez, membre du conseil de communauté. De la traditionnelle Fête-Dieu au stand pâtisseries de la fête au village, en passant par une soirée cinéma pour les familles ou, dernier évènement en date, le vide-greniers autour de l’église,
chacun a pu y trouver son compte. Sans oublier la fête patronale du 15 août qui est également ressortie des oubliettes en 2023. 

Pour assurer la continuité de ces évènements, un appel au bénévolat est lancé ! Les talents de chacun sont bienvenus et nécessaires pour rendre notre communauté vivante. Décoration de l’église, pâtisserie, apéros, organisation d’animations, lecteurs, auxiliaires d’Eucharistie… les manières de s’engager et de servir sont multiples. 

Cette « première » édition a su réunir une cinquantaine de Vionnérouds de tout âge et de tout horizon qui ont pu ensuite exprimer leur ressenti, leur enthousiasme mais également leurs inquiétudes et leurs interrogations. 

Raphaël Filliez, représentant de la commune, a clos cette soirée par un mot dans lequel il a assuré de la grande attention portée à l’évolution de la paroisse, notamment de ses comptes. Il a transmis toute sa gratitude au dévouement gratuit des membres des conseils et a insisté sur l’importance du lien social et de la communication, plus particulièrement avec les jeunes. 

Un moment d’échange autour d’un verre a permis de conclure cette assemblée dans la convivialité. 

Image d’une communauté vivante telle qu’on peut l’imaginer.

Quand l’astrophysique nourrit la philosophie et la théologie

Par Ghislain Waterlot, Professeur de philosophie de la religion et d’éthique théologique 
Faculté de théologie protestante – Université de Genève

Parmi toutes les découvertes extraordinaires du dernier siècle, la prise de conscience de l’immensité de notre univers occupe une bonne place. Nous avons pensé si longtemps vivre dans un univers clos dont nous estimions occuper le centre, que ce fut une surprise à nulle autre pareille que celle de voir notre Terre réduite à un tout petit point excentré d’une gigantesque galaxie, dites « Voie lactée ». Mais ce n’était que le début, car nous avons dû aussi admettre que notre immense galaxie est un tout petit point dense parmi… deux mille milliards d’autres points galactiques ! Les dernières estimations ont en effet conduit à multiplier par dix le nombre de galaxies peuplant un univers en continuelle expansion.

Du point de vue théologique, une telle prise de conscience produit deux effets simultanés et contraires : le premier est une radicale relativisation de ce que nous sommes, et celle-ci nous inquiète ; le second est une sorte d’admiration devant un univers qui reflète bien la puissance divine à la racine de ce que les théologiens nomment « Création ». Et l’on se prend à rêver… la découverte récente des exoplanètes, c’est-à-dire des planètes qui seraient, par leurs caractéristiques propres, susceptibles d’abriter éventuellement une forme de vie, fait penser que le vivant a pu émerger en mille et un endroits de cet immense univers. Une telle pensée est très importante. En nous décentrant de nous-mêmes, elle nous permet d’éventuellement mieux comprendre une foi en Dieu nous révélant que notre vocation n’est pas d’exploiter et dominer la planète jusqu’à l’épuiser et la retourner en quelque sorte contre nous-mêmes, mais de répondre à un appel de Dieu, appel striant tout l’univers mais adressé au cœur de l’âme, et qui invite à aimer.

Mais ceux qui sont animés par cet esprit théologique et qui veulent regarder la Création autrement doivent d’abord s’instruire des données réelles et des connaissances actuelles que nous avons pu prendre de l’univers. Il faut écouter les astrophysiciens, non pas pour qu’ils soient d’accord avec nous, et encore moins pour les convaincre de je ne sais quel concordisme entre la science qu’ils élaborent chaque jour et la foi qui peut s’éveiller dans la conscience humaine, prétentions concordistes qui expriment le reste d’un prosélytisme absurde et qui n’est plus de saison. Non, il s’agit plutôt de les écouter pour qu’ils nous apprennent à voir et à mieux comprendre cet univers extraordinaire dans lequel nous habitons et dont nous pouvons prendre conscience. Une meilleure compréhension de cet univers peut nourrir et renouveler autant la philosophie que la théologie.

C’est pourquoi la Faculté de théologie de l’Université de Genève a accueilli et animé un programme initié par l’Institut « A Ciel Ouvert – Science et spiritualité » et soutenu par la Fondation Yves et Inès Oltramare, au sein duquel peuvent se déployer des conférences qui ont accueilli des personnalités aussi différentes et bien connues pour leur contribution à la science que Michel Mayor, Françoise Combes, Aurélien Barrau, Emeline Bolmont, … Ces conférences peuvent être retrouvées à l’adresse suivante : https://www.unige.ch/theologie/a_ciel_ouvert/

Toutes ces personnalités qui construisent l’astrophysique d’aujourd’hui contribuent à donner à la philosophie et à la théologie contemporaines de quoi se ressourcer et se renouveler à l’avenir. Un avenir que nous voyons aujourd’hui si sombre, mais qui est aussi plein de promesses et de renouvellements en gestation. Car malgré les peurs, qui ne sont hélas que trop fondées, ayons et conservons, selon la belle expression de Paul Valéry reprise par l’astrophysicien Hubert Reeves récemment disparu, patience dans l’azur.

Une saison de lumière et de vie

C’est comme si, à travers le regard espiègle et complice de Nahémi, le Seigneur nous appelait à nous réjouir et à le louer pour toutes les bénédictions reçues.

Par Joseph Yang
Photo: Marion Perraudin

Alors que nous accueillons les mois chaleureux de juin, juillet et août, nos paroisses s’unissent dans un esprit de contemplation et de louange. L’été est une période où la nature, dans toute sa splendeur, déploie ses couleurs et ses formes, nous invitant à réfléchir à la grandeur de notre Créateur. Dans le silence des matins lumineux ou sous le ciel étoilé des nuits d’été, nous trouvons l’espace pour méditer sur les merveilles de l’univers, qui témoignent de l’amour infini du Seigneur pour ses enfants.

Dans la tranquillité des montagnes, nous trouvons un espace sacré pour la réflexion et la prière, où l’esprit s’élève aussi haut que les aigles. Les sentiers qui serpentent à travers les forêts et les prairies fleuries nous rappellent le chemin de la vie, avec ses défis et ses beautés. En cette saison de chaleur et de lumière, prenons le temps de reconnaître la présence divine dans chaque rayon de soleil et dans chaque brise rafraîchissante. Que nos cœurs soient remplis de gratitude et nos voix s’unissent dans un chant de louange à la montagne, symbole de la majesté et de l’éternité de Dieu. 

Dans cette saison de lumière et de vie, puissions-nous aussi être des instruments de la paix et de l’amour de Dieu. Que nos actions reflètent la bonté et la générosité que nous voyons dans la création, et que notre vie soit une offrande agréable à Celui qui nous a tout donné. Alors que nous profitons de ce temps de repos et de réjouissance, n’oublions pas ceux qui sont dans le besoin et cherchons des moyens de partager les bénédictions que nous avons reçues.

Que cet été soit pour nous tous un temps de joie, de ressourcement spirituel et de croissance dans la foi. Que la beauté de la création nous inspire et nous rapproche du cœur de notre Seigneur, dans une louange incessante pour toutes ses œuvres. Bel été !

Le premier vide-greniers de la paroisse de Vionnaz

Dans l’optique de prendre soin de notre planète, la paroisse de Vionnaz a décidé d’agir en faveur de l’environnement, dans une démarche écoresponsable motivée par l’encyclique Laudato Si’ publiée en 2015 dans laquelle le pape François nous invite à « miser sur un autre style de vie » (n° 203). 

Texte et photos par Vanessa Gonzalez

Au petit matin du 27 avril, le Cocom et quelques bénévoles se pressent autour de l’église pour installer les stands restauration de l’évènement. Au programme, barbe à papa, crêpes, pâtisseries et sandwiches et pour épancher les petites soifs, cafés, thés, bières et vin de la famille Beltrami, paroissienne de Vionnaz, étaient au rendez-vous.

Une vingtaine d’exposants sont venus vendre tout ce qui gêne à la maison, c’est, bien sûr le principe du vide-greniers !!! Toute la matinée, aux abords de la magnifique église de Vion’, les visiteurs ont pu chiner, fouiller, pour trouver l’objet rare et il y en avait pour tous les goûts : vêtements, jouets, livres, bibelots, bijoux… 

Le but avoué de ce vide-greniers n’était pas tant de faire du commerce mais plutôt de créer des liens, rassembler la communauté. Cette matinée a été « bénie de DIEU » par une météo ensoleillée et venteuse… l’Esprit Saint, peut-être !!! 

Les acheteurs ainsi que les vendeurs du vide-greniers ont été sensibilisés au travail de l’association SOS futures mamans. Chacun a été invité à faire une donation de vêtements pour enfants dans un grand panier dans l’église. 

Le Conseil de Communauté remercie tous les bénévoles qui l’ont aidé à mettre sur pied cette manifestation, en particulier Patricia et Dionis. 

Cette première aventure a remporté un vif succès. On se donne d’ores et déjà rendez-vous au printemps 2025 pour la deuxième édition qui, on vous le promet, se déroulera sur toute la journée.

En Suisse, 80 % des mamans de moins de 25 ans qui élèvent seules leurs enfants n’ont pas les moyens de vivre sans assistance. C’est pourquoi, depuis 1974, SOS futures mamans leur apporte une aide concrète pour leur permettre d’accueillir et d’élever leurs enfants en toute dignité.

Pour plus d’informations : Centre de Saint-Maurice – 024 485 30 30

Une proposition de vacances pour les jambes… et l’esprit!

Envie de méditer, de prier en mouvement ? De vous relier à Dieu et à vous-même ? Des vacances qui donnent du sens, ça vous tente ? Alors ce qui suit est pour vous !

Par Myriam Bettens | Photo : Chantal Salamin

Pèlerinage d’été à Lourdes

Depuis plus de 60 ans, le pèlerinage d’été à Lourdes, proposé par les diocèses de la Suisse romande, rassemble toutes les générations dans une atmosphère familiale. Pour vivre une semaine à Lourdes au rythme de l’amitié et de la solidarité, dans un climat de confiance, de partage et de prière sous la présidence de Mgr Jean-Marie Lovey, vous pouvez vous inscrire jusqu’au 9 juin 2024 sur pele-ete-lourdes.ch/inscriptions/

Pour tout renseignement, n’hésitez pas à visiter la page dédiée sur pele-ete-lourdes.ch/ ou contacter Anne–Chantal Voeffray – Route de l’Abbaye 36 – 1963 Vétroz – +41 79 748 89 29

Retraite en randonnée dans les Alpes suisses

Pour apprendre à méditer et à prier les yeux ouverts, célébrer en pleine nature œcuméniquement, marcher en silence dans des paysages sublimes, dormir dans des fermes à prix très modique… une expérience forte pour participer à la transition écologique, en partant du cœur…

Le Père Christoph Albrecht SJ, le pasteur Alexandre Winter et Julien Lambert organisent du 4 au 10 août 2024, leur désormais traditionnelle randonnée contemplative inspirée par l’encyclique écologique Laudato Si’. Une marche méditative ignacienne accompagnée (en français et en allemand).

Prix Fr. 500.–. Renseignements et inscriptions auprès de Christoph Albrecht SJ au +41 79 155 64 25.

La paroisse côté coulisses

Claude Jacquemettaz préside le CoGest depuis 12 ans.

Le nom de Claude Jacquemettaz vous est-il bien connu ? Il le devrait puisqu’une de ses responsabilités consiste à présider le Conseil de gestion (CoGest) de la paroisse de Martigny depuis près de 12 ans. Entretien avec un homme discret et généreux.

Propos recueillis par Pascal Tornay
Photos : DR

Claude, en quoi consiste le travail du CoGest ?
Sa mission générale est d’administrer les biens paroissiaux et notamment de veiller à l’entretien du patrimoine et des infrastructures, de payer les salaires du personnel. Il établit le budget annuel – près de Fr. 700’000.– actuellement – d’entente avec les communes. Il faut préciser que chaque communauté a une autonomie avec des recettes propres (quêtes, lumignons, dons), mais au-delà de Fr. 20’000.– de dépenses, elles doivent en référer au CoGest.

Depuis quand exercez-vous cette responsabilité ?
Lorsque le chanoine Jean-Michel Girard a mis en place le CoGest en 1998, il m’a demandé d’y participer du fait que j’étais caissier du rectorat de la Croix. Comme j’étais employé de banque, j’imagine qu’il s’est dit que je pourrais faire l’affaire. J’ai donc fonctionné comme secrétaire. Aujourd’hui, cela fait près de 12 ans que je suis président du CoGest.

Qu’est-ce qui vous a motivé à accepter ?
J’aime beaucoup rendre service. Je pense n’avoir jamais refusé un mandat… La vie de l’Eglise, comme celle de la communauté de la Combe, je la connais depuis petit. Ma maman, Andrée Saudan, était comberintze. Elle était un pilier d’Eglise. C’est donc assez naturellement que j’ai trempé dans ce milieu.

Qui siège dans cette instance ?
Elle est composée de 8 membres. Le curé et un-e représentant-e des autorités communales s’y trouvent, actuellement Simon Roduit et Aurélie Chappaz-Seng. Et aussi Marcel Comby qui assure le secrétariat, la gestion et le suivi financier au quotidien, David Détraz, expert-comptable, Louis Darbellay, Serge Gabioud, Patrice Moret et moi-même.

Quels sont les enjeux actuels ?
La collaboration avec les autorités communales est excellente. Sans l’apport des communes, la paroisse ne pourrait pas assumer les frais occasionnés par les infrastructures, ni payer les salaires du personnel. Les principales recettes proviennent des locations (salles, terrains) et des quêtes. Les principales dépenses vont aux salaires, à l’entretien des bâtiments, au chauffage.
Au Bourg, de gros travaux ont été réalisés pour relier l’église au chauffage à distance en 2023. La rénovation des fenêtres du rectorat est l’enjeu actuel. A Charrat, le projet de construction d’une salle paroissiale est en cours. Tandis qu’à la Croix, la peinture intérieure de l’église vient d’être refaite. Pour assumer ces frais, un fonds de rénovation alimenté conjointement par les communautés, le CoGest et les communes est utilisé. Les services techniques de la Ville sont d’un précieux secours pour toutes sortes de travaux.

Comment avez-vous vu évoluer la vie de la paroisse ces dernières décennies ?
Lorsque le CoGest a été mis en place, c’était justement parce que les ecclésiastiques ne parvenaient plus à tout gérer. Je vois que la technicité de la gestion s’est considérablement complexifiée. La masse financière est plus élevée. La professionnalisation s’est accrue pour y faire face.

Quelles autres responsabilités avez-vous exercées dans votre vie ?
En 1983, j’ai été nommé agent AVS pour la commune de Martigny-Combe, fonction que j’ai occupée durant 36 ans. J’apprécie la vie sociale et j’ai pris part à l’activité des sociétés de la Combe. J’étais dans le premier comité du FC La Combe, également secrétaire au Ski Club ainsi que de la société de tir de l’époque. Depuis mon départ à la retraite en 2008, je suis chauffeur bénévole auprès de l’association Transport Handicap.

Vous avez établi votre vie de famille aux Creusats à Martigny-Croix. Est-ce que ç’a été difficile de gérer vie de famille, travail et bénévolat ?
Pas tellement, car mon épouse Jacqueline – décédée en 2011 – était très débrouille, et nos deux enfants, Didier et Anne, très sages !

Votre épouse a-t-elle, elle aussi, exercé une activité professionnelle ?
Oui. Nous avons tous deux fait un apprentissage dans le milieu bancaire. Lorsqu’elle a quitté Fribourg pour le Valais, je travaillais à l’UBS et elle a été engagée à la BCVs. Elle a participé à la décoration florale de l’église Saint-Joseph. Elle chantait à la Schola de Martigny et était très engagée dans les Magasins du Monde de Martigny.

Et qui était le responsable des finances familiales ?
Ah, ça c’est moi qui a toujours assumé…

Aperçu des finances de la communauté de Martigny-Croix

PRODUITS :
En 2023, les recettes, en baisse par rapport à 2022, se montaient à Fr. 20’187.– et provenaient principalement :
Quêtes et dons : Fr. 11’032.– 
Locations salles : Fr. 7’350.–
Lumignons : 1’805.–

CHARGES :
Les charges, en baisse elles aussi, atteignaient Fr. 20’774.– et visaient principalement : 
Chauffage et entretien de l’église : Fr. 13’004.–
Convivialité, décoration, chœur Saint-Joseph : Fr. 5’942.–
Achat lumignons : 1’130.–
Frais généraux et d’exploitation : Fr. 698.–

L’exercice 2023 a été donc bouclé sur un léger déficit de Fr. 588.–.

Souvenir… A l’hiver 2007, commençaient les travaux de démolition de l’ancienne maison Notre-Dame des Champs.
Les fenêtres du rectorat sont anciennes et nécessitent d’être remplacées. L’isolation du bâtiment s’en trouvera nettement améliorée.

Les premières communions sur Monthey et Choëx

Les premières communions, un moment important pour les enfants, mais aussi pour les proches. Une maman me partageait qu’elle se réjouissait que son enfant reçoive ce sacrement, et que déjà pendant la répétition de la célébration, l’émotion lui venait : « C’est quelque chose d’incroyable. »

Propos recueillis par F.-X. Mayoraz | Photos : « Patrick C photographie », Sébastien Bonjean, « Susyphoto »

Les premiers communiants de Monthey (après les messes dominicales des 4 et 5 mai)

Les premiers communiants de Choëx, dimanche 12 mai

La messe est dite!

Pascal Desthieux entouré de Geneviève de Simonet-Cornet (à droite) et Blaise Menu (à gauche).

« La messe, «  source et sommet de la vie chrétienne  », constitue un ensemble de gestes, de mouvements, de paroles où chaque élément est porteur de sens ». Dans son dernier ouvrage, Pascal Desthieux décrypte la signification profonde de ce que célèbrent beaucoup de catholiques sans toujours bien en saisir le sens. Et puisque l’on vit mieux ce que l’on comprend, l’abbé est récemment venu présenter son livre lors d’une rencontre Un auteur, un livre. 

Texte et photos par Myriam Bettens

« Il n’est est pas à son coup d’essai », lance à l’assemblée Geneviève de Simonet-Cornet, journaliste et modératrice de la matinée, en préambule. Mais a-t-elle besoin de présenter l’invité du jour, l’abbé Pascal Desthieux ? Elle confirme qu’il est « bien connu dans la place et même plus loin encore ». Le principal intéressé, assis entre elle et Blaise Menu, pasteur et co-modérateur de cette rencontre Un auteur, un livre printanière, sourit. Et pour cause, l’auteur a été pendant six ans vicaire épiscopal du canton de Genève. Son visage est donc certainement connu de la majorité des auditeurs venus assister ce matin-là à la présentation de son nouvel ouvrage : Au cœur de la messe. Tout savoir sur la célébration.

Cette nouvelle édition, très attendue, de son ouvrage de 2005 décrypte le sens des actions et paroles de la messe avec « un vocabulaire pédagogique passant par toutes les étapes de la célébration », dévoile la journaliste. De plus, chaque chapitre comporte un résumé récapitulant l’essence de la matière. Et pour ajouter une touche ludique, l’abbé s’est adjoint les talents de l’illustratrice Hélène VDB, qui parsème l’ouvrage de dessins humoristiques. « Si vous avez séché sur l’une ou l’autre des questions concernant la messe, ce livre est pour vous », écrit d’ailleurs Pascal Desthieux. « Cela tombe bien, il était pour moi », relève Blaise Menu en soulignant que l’œcuménisme, c’est avant tout « être en passion pour ce qui passionne l’autre ».

Le pasteur réformé ne se contente pourtant pas de cela et attend l’abbé au tournant. Il évoque avec lui les thématiques qui crispent encore les relations entre catholiques et protestants, notamment « la messe comme dernier bastion du cléricalisme patriarcal », l’hospitalité eucharistique ou encore les paroles et gestes pouvant sembler peu cohérents au vu de la volonté de l’Eglise de reproduire fidèlement ceux du Christ lors de la messe. Pascal Desthieux ne se laisse pas pour autant démonter et remercie Blaise Menu pour ces « ouvertures et confrontations œcuméniques ».

Pour reprendre les propos de l’auteur, lors de cette rencontre, les ouvertures et confrontations ne sont pas venues uniquement de l’homologue protestant de l’abbé. En effet, ce matin-là, le public présent n’était pas en reste en matière de questions et d’interpellations. « Merci pour ce partage plein de délicatesse des limites et des lieux où on sent que pour vous se pose la question de la fidélité à l’institution et en même temps l’attitude critique et la simplicité avec laquelle vous l’avez abordée lorsque celle-ci devient «  un peu difficile  » », entame un participant, alors que le clocher du Temple de la Madeleine annonce bruyamment la fin de la grand-messe sur la présentation de ladite célébration. 

Il poursuit sans se laisser perturber par ce concert campanaire : « Le débat qui s’est engagé ce matin concerne l’uniformité par rapport à l’unité. Que tout le monde fasse les mêmes choses au même moment, n’est-ce pas une manière de répondre à l’angoisse générale face à la diversification du monde ? Faut-il donc rechercher à tout prix une uniformité qui aurait supposément existé chez les premiers chrétiens ou accepter ces différences qui nous permettent d’accéder à l’équivocité du message du Christ et son «  Mystère  » ? ». 

L’ouvrage est disponible en librairie ou à la boutique en ligne des éditions Saint-Augustin : saint-augustin.ch/shop

Elle s’engage pour sa communauté

Charlenne Giroud en pleine action.

L’automne dernier, Charlenne Giroud a débuté un parcours de formation diocésain sur 3 ans appelé «Formation Théodule» et ce en compagnie de quatre autres femmes de notre secteur pastoral 1. Elle revient sur cette première année de formation.

Propos recueillis par Pascal Tornay | Photos : DR

Charlenne, vous êtes déjà active au Conseil de communauté de Martigny-Croix. Vous êtes aussi bien connue pour votre engagement à la direction du chœur Saint-Joseph. Vous attendiez-vous à être envoyée en formation par votre paroisse ?
Non, je ne m’y attendais pas du tout. Je ne connaissais d’ailleurs pas vraiment cette formation. Je pensais qu’elle était réservée aux catéchistes.

Pourquoi avez-vous accepté ? Qu’est-ce qui vous a motivée ?
J’ai accepté cette formation, car elle répondait à une envie grandissante de m’engager plus pour l’Eglise en général et particulièrement pour la communauté de Martigny-Croix. Je l’ai perçue comme une chance d’être formée en Eglise, d’approfondir ma foi et ma connaissance de la Parole et de la liturgie.

Quel est pour vous le point fort de cette première année ?
La découverte de la Parole de Dieu et de la Bible à travers les Evangiles. 

Quels sont vos principaux défis ?
Comprendre toujours mieux la Parole, la liturgie et les sacrements pour pouvoir échanger et partager avec les paroissiens. Etre à leur service et leur donner envie de s’engager pour une Eglise vivante et joyeuse.

La formation comprend un volet pratique. Quel est ce volet et comment le voyez-vous se développer ces deux prochaines années ?
Au niveau pratique, je me forme pour l’animation liturgique, c’est-à-dire pour les chants et les musiques qui accompagnent les célébrations. Un réseau de chanteurs et de musiciens a été créé dans le but de rendre les messes plus vivantes. Mon souhait pour le futur est de renforcer et d’élargir ce réseau afin d’avoir des célébrations animées et joyeuses. Cette année, pour la Fête patronale de Saint-Joseph, nous avons eu la chance d’avoir quelques musiciens de la fanfare La Persévérance ainsi qu’un pianiste. Enfin, l’installation d’un vidéoprojecteur permettra d’inviter l’assemblée à chanter davantage…

Qu’est-ce qui vous tient à cœur dans votre engagement actuel ?
Bien sûr, c’est l’animation des messes avec le chœur Saint-Joseph et ce tout en faisant participer l’assemblée. C’est également le partage et l’échange avec toutes les personnes qui participent à la vie de la communauté locale.

Qu’aimeriez-vous voir fleurir dans votre communauté de Martigny-Croix ?
Des paroissiens qui s’engagent pour l’Eglise et notre communauté ainsi qu’un peu de jeunesse dans les rangs du Chœur Saint-Joseph pour découvrir la joie de chanter pour le Seigneur.

1 Il s’agit de Viviane Gay-des-Combes, Michèle Godfrain, Angela Luyet-Bellicoso et Mélanie Darbellay.

La Fête-Dieu, un moment de communion

Par Nathalie Angelini-Traeger
Photos : Matthieu Angelini, André Bise

Alors que la Fête-Dieu approche, nos cœurs sont remplis de gratitude. Les fidèles du monde entier se préparent à célébrer ce moment sacré avec foi et dévotion. Pour les chrétiens, la Fête-Dieu est bien plus qu’une simple tradition ; elle est l’occasion de rendre grâce pour le don du Saint-Sacrement et de renouveler notre engagement envers la présence réelle du Christ dans l’eucharistie. 

Cette fête nous invite également à réfléchir sur le mystère de l’amour de Dieu manifesté à travers le don de son Fils et sur la façon dont nous pouvons répondre à cet amour dans nos vies quotidiennes. C’est un moment de communion avec Dieu et avec nos frères et sœurs dans la foi, où nous sommes appelés à nous nourrir spirituellement du Corps et du Sang du Christ et à nous engager à vivre selon ses enseignements d’amour, de compassion et de miséricorde. 

Que la Fête-Dieu soit pour nous tous une occasion de renouveler notre foi, de fortifier notre relation avec le Christ et de nous souvenir que nous sommes appelés à être les témoins vivants de sa présence dans le monde. Puissions-nous accueillir ce temps de grâce avec un cœur ouvert et reconnaissant, prêts à nous laisser transformer par l’amour infini de notre Seigneur.

Quatre processions de la Fête-Dieu

La traditionnelle procession de la Fête-Dieu est encore bien vivante dans notre paroisse puisqu’elle est agendée dans quatre localités, le jeudi 30 mai à 9h30 : à Estavayer-le-Lac, Forel, Cugy et Seiry. Toutes les communautés paroissiales sont conviées à s’unir à ce moment fort de la vie pastorale. (cjy)

Visite œcuménique!

Par Thierry Schelling
Photo : Marlene Antoulas

Ils étaient trois, puis quatre, comme les Mousquetaires ! Ayant donné du fil à retordre à leur aumônière, j’ai été appelé à la rescousse … pour faire l’expérience de 4 jeunes pleins de talents, d’émotions, d’envies et de frustrations – en pleine maturation, donc ! Et nous leur avons concocté une mini-retraite à Genève, entre Saint-Joseph (parcours « Qu’est-ce que l’Eglise ? ») et La Madeleine, point de chute après la découverte de l’église orthodoxe russe aux Tranchées – ouverte et, quelle chance, la présence de leur archiprêtre, qui nous a fait une présentation de son église. Les jeunes sont formidables : émus à la lecture de la lettre de leurs parents, ils vont rejoindre leur groupe de cresimandi qui reçoivent le don de l’Esprit Saint le 25 mai au Christ-Roi au Petit-Lancy.

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