Maître-autel, église Sainte-Catherine, Sierre

Les statues de saint Théodule, saint Maurice, saint Jean-Baptiste et saint Sébastien supportent les quatre piliers.

L’église Sainte-Catherine est une des plus anciennes de Sierre. Elle est bâtie au XVIIe siècle pour remplacer une ancienne église devenue trop étroite.

Le baldaquin est inspiré de celui de la basilique Saint-Pierre de Rome. Les statues de saint Théodule, saint Maurice, saint Jean-Baptiste et saint Sébastien supportent les quatre piliers. 

L’œuvre est bien sûr plus simple que celle de Gian Lorenzo Bernini. Ici, pas de colonnes torses en bronze et les proportions sont bien plus modestes (environ 30 mètres de haut à Rome). Il s’agit tout de même d’un élément suffisamment rare dans les églises de Suisse romande pour qu’il soit remarquable. 

Présence réelle du Christ

A l’origine, les baldaquins servent à mettre en évidence l’autel. Parfois ornés de rideaux, ils rappellent le tabernacle du Temple de Jérusalem. De la même manière que le Saint des saints accueillait la Shekinah, le baldaquin indique la présence réelle du Christ.

Des épisodes de la vie de sainte Catherine d’Alexandrie sont représentés dans la cartouche de la voûte du chœur. La sainte est une martyre du IVe siècle, réputée comme la plus jolie et la plus savante de toutes les jeunes filles de l’Empire. Elle est condamnée à mort à l’âge de 18 ans pour avoir refusé d’épouser l’Empereur Maximin. 

S’étant engagée dans un mariage mystique, Catherine déclare : « Le Christ est mon Dieu, mon amour, mon berger et mon époux unique. »

Une première tentative de la tuer échoue. Grâce aux supplications de la Vierge Marie, un ange détruit les roues qui devaient broyer le corps de la jeune femme. La légende raconte que quatre mille pèlerins périrent dans la manœuvre. Par la suite, Catherine est condamnée à la décapitation. C’est la scène qui est représentée au premier registre de la cartouche. 

Peu avant sa mort, la sainte entend une voix lui dire : « Viens, ma bien-aimée, ma belle ! Voilà : la porte du ciel t’est ouverte. » Elle est ensuite enlevée vers le ciel par des anges, ce que l’artiste a représenté au second registre.

Les 40 heures

La première édition des 40 heures a eu lieu au Monastère des Bernardines pour les paroisses de Collombey et Muraz, du jeudi 2 mai au samedi 4 mai. 
40 heures d’adoration, ça veut dire 40 adorateurs… qui ont répondu très généreusement !

Texte et Photos par Valentin Roduit

Certains se sont retrouvés seuls avec le Seigneur au milieu de la nuit. D’autres ont eu la surprise de se trouver bien entourés dans l’après-midi, touchés de voir défiler un bon nombre de priants. Il y en a eu pour tous les goûts et le Seigneur a touché les cœurs.

Quelques réactions :

« Un pur moment de bonheur en tête à tête avec Lui. Je peux déjà confesser un péché d’égoïsme : le Tout-Puissant rien que pour moi… »

« Ça a piqué de se lever, mais la récompense ensuite était belle ! »

« Ce fut un moment de plénitude et de bonheur, je souhaite un beau dimanche à tous ces premiers communiants et à leurs familles. »

« Un bon moment seule avec Dieu ! L’heure a passé tellement vite… Incroyable ! »

Ces retours montrent que les adorateurs ont apprécié. Les sœurs bernardines ont été touchées par la ferveur paroissiale. Un confrère m’a confié avoir été frappé de la profondeur de la prière de ceux qui étaient là en même temps que lui. Le carnet d’intentions témoignait également que les adorateurs ont porté tout leur entourage devant le Seigneur.

Leur prière a préparé les deux belles célébrations des premières communions, le dimanche 5 mai à Collombey et le jeudi 9 mai à Muraz.

C’était une tradition ancienne qui redémarrait au Monastère, mais également une découverte pour certains. Si la messe est bien connue des pratiquants, l’adoration était pour certains une expérience nouvelle de prière.

Gageons que cette chaîne de prière paroissiale trouvera suffisamment d’adorateurs si elle devait être relancée durant le courant de l’automne, ou (rêvons, pourquoi pas…) devenir plus régulière.

Nuit d’adoration du Jeudi saint à Vionnaz

Par Stéphanie Reumont 

Depuis maintenant quatre ans, la paroisse de Vionnaz organise une nuit d’adoration pour le secteur qui suit la célébration du Jeudi saint. De 21h à 7h du matin, les fidèles se relaient pour adorer le Saint Sacrement ; certains pour une heure, d’autres toute la nuit. 

« J’ai veillé toute la nuit, et malgré tout, je n’ai jamais été aussi en forme au petit matin. Je me sens comme sur un nuage. C’est un peu comme une batterie à plat qu’on recharge, moi j’ai été rechargée par le regard d’Amour de Dieu durant cette nuit », confie une paroissienne. 

Cette nuit d’adoration a été pensée pour répondre à la demande du Christ, la veille de sa passion : « veillez et priez ». 

Les comptes paroissiaux 2023 décortiqués et approuvés

Une cinquantaine de membres de la paroisse Saint-Laurent Estavayer ont participé jeudi 25 avril dernier, à Montet, à l’assemblée de printemps, dite des comptes. Lesquels font apparaître, pour l’exercice 2023, une bonne santé financière. Le responsable des finances a toutefois annoncé poursuivre un travail de controlling plus serré du ménage paroissial.

Texte et photo par Claude Jenny

Les débats ont été conduits par Alexandre Duc, président du Conseil de paroisse. Mais c’est un autre Alexandre, vice-président et responsable du dicastère des finances, qui a passé sous une loupe pointilleuse les comptes de 2023. Alexandre Bersier et la comptable Séverine Rey-Pillonel ont donné moult explications sur le pourquoi de chaque minus ou malus enregistré dans un compte. Le nouveau « ministre paroissial des finances » n’aime pas les écarts par rapport au budget  et dit veiller au grain, en faisant des pointages réguliers au fil de l’année pour éviter tout dérapage. 

Une bonne santé financière

« Je ne veux rien casser ! » a répété à plusieurs reprises Alexandre Bersier. Entendez qu’il n’entend pas couper dans les ressources allouées aux divers postes comptables. Mais il veut quand même une gestion plus rigoureuse qui implique que chaque dépense doit être justifiée et, hormis des cas d’urgence, doit être au plus près du budget. Ainsi, par exemple, le poste « archives », qui a enregistré un excédent de dépenses conséquent, fait l’objet d’une attention particulière. « Lorsque le budget est dépensé, sauf raison impérieuse, il faut savoir dire stop ! » a renchéri le trésorier, qui a relevé l’excellente collaboration avec la secrétaire-comptable, Séverine Rey-Pillonel, qu’il a d’ailleurs remerciée pour son travail en lui remettant un cadeau. « Nous avons une séance commune chaque semaine pour avoir un suivi régulier » se plaît à relever Alexandre Bersier qui souligne l’importance des rencontres qui ont déjà eu lieu – avec les chœurs mixtes, avec les conseils de communauté, avec l’équipe pastorale – et celles qui sont agendées pour cette année. 

Le résultat de l’exercice 2023 ne laisse apparaître qu’un petit bonus de 20’000 fr., pour un montant total de fonctionnement de 4,1 millions. Mais ne nous y trompons pas : les finances de la paroisse se portent à merveille. Car si l’on tient compte des jeux d’écriture entre les attributions et les prélèvements dans les réserves, c’est une somme positive proche du demi-million qui traduit le bon résultat de l’exercice et de la gestion des sous de la paroisse. Laquelle dispose d’un solide bas de laine de plusieurs millions en termes de liquidités et n’a quasiment plus de dettes.  

Un avantage qu’Alexandre Bersier a relevé puisque la paroisse peut ainsi financer tous ses investissements sans recourir à l’emprunt. Au chapitre des investissements précisément, le président Alexandre Duc a détaillé l’état de tous les chantiers en cours. Une situation parfaitement maîtrisée avec, comme principaux chantiers d’actualité, la rénovation de la cure de Forel, de l’église de Nuvilly et de celle de Seiry. Ces comptes ont été approuvés à l’unanimité par l’assemblée, après recommandation de la commission financière. Pas question par contre d’envisager une baisse du taux de l’impôt ecclésiastique !  Mieux vaut thésauriser en vue de temps plus durs qui pourraient surgir, notamment en lien avec les nombreux retraits d’Eglise.

Appel pour la jeunesse

A une question d’une paroissienne qui s’étonnait qu’un montant très conséquent soit affecté à l’entretien des bâtiments – lieux de culte et autres – au détriment des budgets affectés à des tâches dites pastorales, le responsable des finances a reconnu que : « Oui, avec une vingtaine de bâtiments à gérer, nous sommes comme une gérance immobilière. » Mais, a-t-il bien précisé : « Je suis ouvert à défendre des budgets pour la pastorale si des projets concrets sont présentés au Conseil de paroisse. » 

Et Alexandre Bersier de prôner davantage d’imagination pour mieux faire le lien avec les jeunes paroissiens au travers de diverses initiatives. Il a cité le « tournoi de ping-pong de l’abbé Darius » comme un exemple de nouveautés allant dans cette direction. Il s’est dit ouvert à écouter l’équipe pastorale mais aussi toute paroissienne et tout paroissien prêt à se mobiliser dans ce sens. « Soyons inventifs ! » a-t-il lancé.

Le sens des noms

Leila Fortis.
« Pour faire Eglise, il faut que tout le monde se connaisse. »

Par Nicolas Maury
Photos : DR

« En Amérique latine, la manière d’appréhender la foi est différente d’ici en Suisse », explique Leila Fortis. Coordinatrice de la catéchèse pour la Mission de langue espagnole et la paroisse du Sacré-Cœur à Lausanne, elle parle en connaissance de cause : elle a été élevée au Chili. « Là-bas, les gens ont besoin de toucher, de voir. Ils croient, mais c’est souvent comme si derrière chaque geste ou parole, il y avait quelque chose de magique. Dieu est considéré comme un papa un peu sévère qui nous punit quand on agit mal. Le message que je fais passer, c’est qu’il est un papa miséricordieux. Quoi que l’on fasse, si on cherche à changer les choses, si nous le laissons agir dans nos vies, Dieu nous pardonne. »

A priori rien ne semble destiner Leila Fortis à s’engager en Eglise. Mais tout s’est mis en place naturellement. « Je suis arrivée en Suisse à 21 ans, j’ai passé un certificat de français moderne à l’Uni de Lausanne et j’ai épousé un Neuchâtelois. Nous avons emménagé à Pully, puis à Lausanne. Je suis arrivée sur le territoire paroissial en 1998. »

La naissance de ses enfants – Tamara et Enzo – aura un impact non négligeable. « La paroisse nous a demandé si nous voulions les inscrire au caté. Nous l’avons fait successivement pour tous les deux. A l’époque, les parents étaient impliqués pour préparer les séances de catéchèse familiale. Mes enfants ont commencé à servir la messe et, de fil en aiguille, on m’a sollicitée pour accompagner les groupes de catéchèse. Je l’ai fait d’abord comme bénévole, puis officiellement en 2013. Auparavant, le poste de coordinatrice n’existait pas au Sacré-Cœur. »

Son travail lui donne beaucoup de satisfactions. « La catéchèse, ce n’est surtout pas l’école. C’est un moment de partage où l’on vient parler de quelqu’un, qui est Jésus. On évoque sa vie, et ce qu’il est pour nous. »

Depuis le Covid, Leila a remarqué que des changements importants sont intervenus, même si la cause reste difficile à identifier. « Comme s’il y avait moins de temps pour connaitre Jésus, justement », déplore-t-elle. Qui ne perd pas espoir : « La paroisse n’est pas un endroit où on distribue les sacrements. C’est une communauté. Pour faire Eglise, il faut que tout le monde se connaisse. » Elle se fait donc un devoir d’apprendre le nom de chaque enfant. « C’est tellement important d’être connu par son prénom, parce que c’est en reconnaissant notre prénom que Dieu nous aime. »

Leila Fortis 
• Née au Chili en 1970.
• Arrivée en Suisse en 1991.
• Coordinatrice en catéchèse depuis 2013.

Retrouvez l’ensemble des textes et des vidéos de la rubrique sur le site : https://presse.saint-augustin.ch/ecclesioscope/

L’Adoration à Chandolin

Edmond Bille, Chandolin, 1903.

Si le village de Lens occupe une place prépondérante dans l’œuvre valaisanne de C. F. Ra-muz, sa première découverte du canton s’est faite à Chandolin. C’est dans l’église de ce plus haut village d’Europe que se conclut le roman Présence de la mort (1922), par l’évocation d’une Présence qui est l’antonyme de la mort.

Par Benjamin Mercerat | Photo : Association Edmond-Bille

En 1907, Ramuz découvre Chandolin, invité par le peintre Edmond Bille à y séjourner deux semaines dans le cadre d’une collaboration. Le Village dans la montagne, texte illustré par des gravures de Bille, paraît en 1908. La vie « errante » des paysans valaisans y est décrite avec précision, poésie et sens du tragique : ils sont sans cesse sur les routes, selon les saisons et les exigences de l’agriculture de montagne. Alors que dans les autres villages on monte aux mayens, à Chandolin on y descend.

L’auteur, qui passera plusieurs étés à Lens, ne reviendra pas séjourner en ces hauteurs anniviardes. Le lieu, néanmoins, est resté ancré en lui, et c’est à ce village qu’il pense dans son roman apocalyptique publié en 1922, Présence de la mort, véritable récit d’anticipation imaginant que la terre se rapproche de plus en plus du soleil. La température monte, les cultures ne peuvent plus se faire, la famine est là, c’est la guerre généralisée.

Voici la banque de Lausanne prise d’assaut. Voici les villages des bords du Léman qui s’organisent en cités fortifiées, ravitaillées encore quelque peu par la pêche. Le phénomène est mondial. On tâche d’aller aux pôles, mais la banquise se défait : le seul refuge, c’est l’altitude. Voici des jeunes gens qui prennent d’assaut un chalet d’alpage – lieu inspiré par les hauts de Lens. Les paysans qui s’en sont fait chasser reviennent, piègent leurs assaillants et les tuent sans pitié.

Et voici, enfin, ce village inspiré par Chandolin, qui semble être le dernier à abriter des vies humaines. Un vent violent ne cesse plus son attaque, mais voilà que le sonneur de cloche rejoint tant bien que mal le clocher. Les villageois savent bien que là est maintenant leur seule raison d’être, comme nous le fait comprendre le narrateur :

« Mais, à présent, venez seulement en bas, montagnes, tombez-leur seulement dessus : ils n’ont plus peur de vous, ils vous ont échappé, parce qu’il sont entrés dans l’église. »

Les fidèles sont à genoux, comme lors de l’Adoration eucharistique, mais ici nul prêtre, nulle hostie ; cependant, après trois coups de cloche :

« Une Personne a été devant eux sur la pauvre nappe à dentelles, entre les fleurs de la terre qui passent, parmi les petites lumières qui tremblaient ; Elle s’est levée d’elle-même, Elle s’est mise en marche ; Elle leur a dit : « Vous venez ? » Et, dans leurs corps nouveaux, ils se sont avancés. » 

Dans une lettre faisant suite à la lecture de ce roman, les époux Maritain, figures de proue du renouveau catholique dans la première moitié du XXe siècle, écrivent à Ramuz : « […] vos dernières pages ont laissé en nous une émotion très vive, comme si cette Présence de la mort débouchait sur le lever d’une aurore, et d’une paix plus haute. »

Bibliographie : 

C. F. Ramuz, Présence de la mort, Editions Zoé, « Petite bibliothèque ramuzienne », 2022 (1922).

Jacques Monnard a siégé 10 ans au Conseil pastoral cantonal

Mis en veilleuse durant le COVID, le Conseil pastoral cantonal se remet au travail ! Pour notre paroisse, un nouveau délégué a été désigné en la personne de Colin Mosengo, de Vuissens 1. Son prédécesseur, Jacques Monnard, de Vesin, a siégé dix ans dans son organe. Qu’en retire-t-il ?

Texte et photo par Claude Jenny

Membre de cet organe consultatif de 2012 à 2021, il l’a même présidé durant toute une législature aux côtés du vicaire épiscopal – Rémy Berchier puis Jean Glasson – et d’une cohorte de membres des diverses UP de la partie francophone du canton. « Au début nous étions entre 40 et 50 membres, dont une vingtaine de membres du clergé. C’était trop ! Par la suite, avec 30 membres – dont 5 employés de l’Eglise, le fonctionnement a été nettement meilleur » relève le Broyard, qui a donc été la voix de notre UP, puis paroisse, au sein de ce Conseil.

La voix des UP

« Ce fut une belle expérience, un lieu d’émulation, convivial, où nous avons pu évoquer nombre de sujets liés directement à la pastorale » relève l’ancien membre du Conseil de communauté de Cugy-Vesin. « Nous étions la voix des UP, permettant au vicaire épiscopal de prendre la température du terrain. Nous récoltions des avis de nos paroisses et nous reportions le rendu de nos délibérations. Cet échange était, je pense, fructueux. De plus, de découvrir les initiatives lancées dans d’autres régions du canton représentait un apport intéressant » explique Jacques Monnard.

Parmi les thématiques abordées durant deux législatures, il cite le sondage lancé par le vicaire épiscopal en 2016 qui avait invité 150’000 catholiques à s’exprimer avec quelque 1500 réponses à l’arrivée. Mais aussi les 8 orientations diocésaines de l’évêque, la place de la musique dans l’animation liturgique, le mois missionnaire lancé par Missio, la pastorale du deuil ou encore comment revitaliser nos paroisses. A raison de 3 à 4 rencontres par an, le Conseil pastoral cantonal a été un porte-voix, mais sans avoir pouvoir de décision, ni d’émettre des directives. 

Redémarrage

Aujourd’hui, la représentante de l’évêque pour la partie francophone du canton, Céline Ruffieux, veut revitaliser cet organe consultatif avec une nouvelle équipe de représentants de toutes les UP du canton, dont Colin Mosengo pour notre paroisse. 

Jacques Monnard garde aussi un souvenir lumineux de sa participation, avec un autre délégué fribourgeois, dans le Conseil pastoral suisse, organe qui faisait office de coordination interdiocésaine et permettait à ses membres de découvrir des réalités totalement différentes vécues dans d’autres régions du pays.

Aujourd’hui, Jacques Monnard ne siège plus – hélas dirons-nous, car son expérience serait précieuse – dans un organe d’Eglise mais conserve son activité de sacristain à temps partiel à Cugy.

1 Voir portrait dans le journal paroissial d’avril-mai 2024

L’Observatoire du Vatican

Par Pierre Guillemin | Photos : flickr, DR

L’Observatoire du Vatican est né de la volonté du pape Grégoire XIII en 1578. Il souhaitait réformer le calendrier utilisé alors qui souffrait d’imperfections notoires dues à des mesures du temps et du positionnement des planètes approximatives. 

Dès 1582, le frère jésuite Christopher Clavius introduit ce que nous appelons aujourd’hui le calendrier grégorien, toujours d’actualité.

L’Observatoire est placé sous la direction de l’ordre des Jésuites, décision qui perdure de nos jours. 

Parmi les grands thèmes de recherche menés actuellement par l’Observatoire, citons la mécanique quantique, la cosmologie quantique, la biologie moléculaire et évolutive, les neurosciences. 

Le directeur actuel est le frère Guy Consolmagno, prêtre, astronome et mathématicien. 

Né en 1952, Guy Consolmagno est renommé dans la communauté scientifique pour ses travaux sur les corps célestes de petite dimension comme les astéroïdes et les météorites. Un des travaux scientifiques auquel il collabore est l’identification de l’objet astronomique dénommé Etoile de Bethléem : c’est-à-dire l’étoile qui guida les rois mages vers le berceau du Christ à Bethléem. Il est l’auteur de plus de 200 publications portant très haut le niveau d’excellence mondialement reconnu de l’Observatoire du Vatican.

Parmi ses ouvrages célèbres, les plus connus sont : « Donneriez-vous le baptême à un extra-terrestre ? », « La mécanique de Dieu : comment les scientifiques et les ingénieurs donnent un sens à la religion », « Le Chemin vers la Demeure de la Lumière ».

Pour mieux cerner la quête du frère Consolmagno, écoutons-le lorsqu’il nous déclare : « Dieu veut que l’Univers existe… cette volonté de Dieu se manifeste à chaque instant, dans l’espace et dans le temps. »

Guy Consolmagno.

Les stagiaires spiritains

Les stagiaires spiritains se succèdent à la cure de Vouvry. Issus de l’Afrique, ils se forment à la « pastorale » du secteur du Haut-Lac, sous la conduite du curé. Dans quel cadre et dans quel but leur stage s’insère-t-il ? Réponse avec leur « maître de stage ».

Par le Père Patrice Gasser | Photo : DR

Parfait, Arnaud, Andrea, Abel, sont les noms de ceux qui auront atterri à Genève pour venir travailler à Vouvry. Le stage de formation pastorale s’inscrit après le temps du postulat (première découverte de la vie ensemble, de la prière et du partage des tâches quotidiennes), de la philosophie (étude des différentes réponses offertes au sens de la vie) et du noviciat (période initiale visant à structurer la vie spirituelle et à aider la décision d’entrer en communauté). Peu à peu, au rythme de ses rencontres et de ses expériences, le candidat à la vie spiritaine accepte le travail de Dieu sur lui et avec lui. 

Il peut alors partir en stage pour une durée de deux ans dans une autre culture afin de voir comment on y vit et on y travaille, avec une autre langue… Il a fait ses premiers vœux avec la promesse de mettre Dieu à une place centrale dans sa vie, d’obéir à l’autorité religieuse, de partager ses biens au service de l’apostolat et de rester célibataire. C’est avant de faire la théologie que ces jeunes adultes voient la réalité de la vie avec d’autres façons de s’organiser, de fêter et de prier. Une expérience vitale pour la poursuite de leur cheminement…

A la fin de la vingtaine, ils ont tous un caractère bien différent : doux, affirmé, hésitant, fonceur, cordial ou têtu ; mais une chose les rassemble : leur amour du Christ et de l’Eglise et leur désir d’entrer dans la vie religieuse missionnaire. C’est l’apôtre Paul qui écrit dans sa première épître aux Corinthiens (12, 4) : « Les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même esprit. » Pas facile de partir à 5’000 ou 10’000 kilomètres de chez soi pour se former…

Andrea est le dernier venu depuis la Tanzanie et Genève pour se baigner dans la langue française ; il apprécie le calme de la campagne et la beauté du Valais. Merci à tous ceux qui ont collaboré avec eux et ont pris du temps pour corriger leur français, stimuler leur créativité, soutenir leur joie apostolique ; vous avez contribué à leur formation. Dans quelques années ils deviendront prêtre ou frère spiritain et aideront, en Europe ou ailleurs, à l’évangélisation des jeunes de ce temps.

Haïti dans la tourmente: aide d’urgence bienvenue

La situation a empiré ces derniers mois en Haïti. Depuis mi-février, le secteur dans lequel se trouve le Foyer Maurice Sixto (FMX), soutenu par l’Association les Amis d’Haïti, a été envahi par les gangs. Le FMS a dû être fermé pendant deux mois. Il a rouvert ses portes le 8 avril mais avec prudence bien sûr.

Par Bernadette von Niederhäusern
Photos : DD

Environ 350 élèves et jeunes sont revenus (sur 450). Les enfants qui y étaient accueillis chaque jour ainsi que le personnel ont été directement impactés. L’insécurité a contraint certains à fuir leur domicile. Le comité de direction du FMS a tenté de garder des contacts avec tous et d’aider celles et ceux qui en ont le plus besoin. 

C’est pourquoi les Amis d’Haïti ont alloué une aide d’urgence au foyer. Elle va être utilisée pour une contribution d’encouragement au personnel. L’évolution de la situation sur place rendra peut-être nécessaire une aide supplémentaire. 

Un travail efficace en 2023

Dans ce contexte difficile, le Foyer Maurice Sixto (FMS) a pu maintenir une grande partie de ses activités durant la deuxième moitié de l’année dernière. En particulier, il a travaillé avec des jeunes en fin de scolarité. Il les a aidés à s’intégrer dans le marché du travail. Pour cela, le foyer a dispensé à ces jeunes des formations professionnelles courtes (maximum 3 mois). Il les a aidés à obtenir les documents d’identité indispensables pour fonctionner normalement dans la société. Il a accompagné certains dans la création de micro-entreprises. Plus d’une centaine de jeunes sont concernés par ces accompagnements. Vu que les déplacements sont difficiles, Nancy, responsable du projet, téléphone aux jeunes une fois par semaine et prend note de la discussion, de leurs avancées, de leurs difficultés et le FMS cherche avec eux des solutions si nécessaire.

Crise et espoir

Haïti se trouve actuellement dans une crise majeure. Les médias le relatent abondamment : effondrement de l’Etat, mainmise des gangs sur la plus grande partie du pays, crise alimentaire et sanitaire. Jeudi 25 avril, un espoir est né avec l’installation officielle du « Conseil présidentiel de transition » (CPT). La société civile est vigilante et proactive et ne sait pas si elle ose espérer…

Un témoignage 

Nous vous livrons ci-dessous le témoignage d’une des bénéficiaires : « Les autres jeunes et moi, nous remercions les responsables du FMS d’avoir mis une accompagnatrice très dévouée pour nous booster et nous pousser à réussir. Elle est toujours présente lorsqu’on a besoin d’elle et elle trouve toujours un petit mot qui calme, une solution à nos problèmes avec l’appui du personnel du FMS. »

Appel à votre générosité

Nous en appelons à votre générosité pour soutenir, par un don spécial, l’équipe du FMS et les enfants. D’avance un tout grand Merci.
IBAN : CH98 0900 0000 1715 6509 5

Premières communions sur le Haut-Lac

Par Stéphanie Reumont
Photos : Jeremie Gonzalez

Le grand jour est enfin arrivé !

Les années de catéchèse auront peut-être permis de répondre à quelques questions et à connaître un peu plus Jésus Christ, mais le chemin de découverte est loin d’être fini ! 

Faire sa première communion n’est donc pas un simple rite social ni une célébration marquant la fin d’une année catéchétique. La communion est un don du Ciel qui guide l’enfance sur le chemin de l’Espérance.

Ces premières des communions marquent surtout un « commencement », un nouveau chemin de « communion » avec le Christ comme guide.

Les premières communions à l’église de Vouvry, le dimanche 5 mai.
Les premières communions à l’église de Vionnaz, le jeudi de l’Ascension, 9 mai.
Les premières communions à l’église du Bouveret, le dimanche 12 mai.

La Confrérie du Mont Carmel joue la carte de l’ouverture

       Une partie des membres de l’abbaye, devant l’oratoire de la confrérie, lors de l’assermentation l’année dernière de Philippe Marchello, premier non Staviacois.

Comme le veut désormais l’habitude, à chaque assemblée de la paroisse Saint-Laurent Estavayer, une confrérie locale est invitée à se présenter. En avril dernier, ce fut au tour de celle que l’on appelle maintenant l’Abbaye de Notre Dame du Mont Carmel. Son gouverneur, André Butty, a bien expliqué le tournant que prend ce mouvement religieux en s’ouvrant largement.

Le gouverneur André Butty durant son intervention devant l’assemblée paroissiale en avril dernier.

Par Claude Jenny
Photos : Georges Losey, Claude Jenny

Cette confrérie est la plus ancienne d’Estavayer. Elle a été créée en 1655. Ses buts sont de vénérer la Vierge Marie, de connaître et d’approfondir les mystères de la Vierge Marie et, matériellement, de « soutenir dans la charité les mères de famille », ce que la confrérie fait en apportant principalement une aide au mouvement « SOS Futures mamans ». Elle dispose d’un oratoire sur la façade sud de la collégiale d’Estavayer.

Mais la confrérie connaît un souci d’effectif ! Ils ne sont que 12 membres actuellement. Pour attirer de nouveaux membres, le Grand Chapitre a avalisé des modifications des statuts qui font que, désormais, tout un chacun et chacune peut y adhérer s’il le souhaite ! Avant, il fallait être un homme et bourgeois d’Estavayer. 

Première ouverture : l’accès aux femmes. Deux membres féminins ont déjà été acceptés – Mmes Marie-Christine Mota et Danielle Plancherel – et une troisième sera proposée par le Petit Chapitre (le comité)  lors de la rencontre annuelle du Grand Chapitre qui se tiendra le 8 décembre prochain. 

Deuxième ouverture : aux paroissiens et paroissiennes non bourgeoises d’Estavayer. 

Et, troisième ouverture : la prise en compte de toute demande émanant d’une personne croyante domiciliée sur la paroisse Saint-Laurent Estavayer. Même la couleur du passeport n’est désormais plus un obstacle. Ce qui permettra d’accueillir un personnage bien connu à Estavayer qui n’a pas le passeport à croix blanche…

Donc une ouverture presque optimale en vue de trouver de nouveaux adhérents. Toutes les personnes intéressées à cette abbaye peuvent s’adresser au gouverneur André Butty au 026 663 35 73.

En librairie – juin 2024

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Marie, tendresse des pauvres
Maurice Zundel

En 1911, âgé de 15 ans, Maurice Zundel vit une rencontre avec la Vierge Marie. Ce moment lui ouvre le cœur. De Marie, Zundel va parler avec ferveur, mais aussi avec pudeur, car de ce que l’on a de plus précieux, on parle peu ; c’est le secret du cœur, que les paroles peinent à évoquer. Pour le théologien, la relation avec la Vierge est avant tout une expérience de vie, où sa présence donne lumière, force, consolation et espérance. Ainsi, il essaie d’exprimer le sens profond, intérieur et mystique de tout ce que la foi des siècles a patiemment médité à propos de Marie : sa virginité, sa maternité universelle, son assomption, son immaculée conception.

Editions Le Passeur

Acheter pour 29.60 CHF

Du quantique au cantique
Daniel Oth

Daniel Oth propose un cheminement en trois temps, de la mécanique quantique aux guérisons et aux miracles, en passant par la parapsychologie, cette science peu connue et plutôt mal accueillie par les scientifiques « classiques ». Il s’appuie sur de nombreuses références d’études scientifiques rigoureuses qui démontrent les effets de l’esprit sur la matière. Les pensées et émotions humaines sont capables d’agir sur la matière inerte et sur la matière biologique pouvant amener à la guérison physique. Et cela, même à distance. Ainsi, la conscience, cette entité immatérielle, peut influencer des phénomènes matériels que l’on sait mesurer statistiquement de façon significative.

Editions Pierre Téqui

Acheter pour Fr. 22.50 CHF

Y a-t-il un Dieu créateur ?
Xavier Molle

Aujourd’hui, les découvertes scientifiques ont tellement changé notre vision du monde que des questions nouvelles surgissent et beaucoup de questions anciennes se posent de façon nouvelle. Depuis deux siècles, la découverte de l’histoire évolutive de notre terre fait se poser à frais nouveaux la question de l’origine de la vie, de la conscience, de la pensée, de l’esprit. Et donc aussi la question de Dieu. C’est cette nouvelle recherche qui est proposée ici. Les réponses ne manquent pas, et elles sont surprenantes. Pas de « preuves », mais bien des indices. La deuxième partie du livre examine la revendication du judéo-christianisme à avoir recueilli la révélation de Dieu.

Editions Saint-Léger

Acheter pour 39.30 CHF

Louis-Marie Grignion de Montfort
Dupuy-Cerisier

Louis-Marie Grignion de Montfort entre au séminaire de Saint-Sulpice et est ordonné prêtre en 1700. Il est envoyé à Nantes, puis à Poitiers. A Poitiers, il évangélise les faubourgs de la ville, puis évangélise le pays nantais. L’infatigable apôtre de Marie, constamment chassé « comme une balle dans un jeu de paume », achève ses missions dans les diocèses de Luçon et de La Rochelle, où il écrit son célèbre traité « La vraie dévotion à la Sainte Vierge ». Cette BD retrace la vie tumultueuse de celui qui fut canonisé en 1947 par le pape Pie XII.

Editions Plein Vent

Acheter pour 24.70 CHF

Pour commander

Assemblée générale de la paroisse catholique de Vionnaz

Les participants à l’assemblée générale du 29 avril.

Par Nathalie Martenet | Photos : DR

Oh là là ! Que d’années il faut remonter pour retrouver la dernière assemblée générale organisée par la paroisse de Vionnaz ! D’ailleurs, malgré mes recherches, je n’ai pas réussi à la situer… 

Dans le but de réunir, d’écouter et d’impliquer chaque paroissien dans les décisions prises, les conseils ont décidé de remettre sur les rails cette assemblée annuelle ouverte à tous les habitants de la commune. L’évènement a eu lieu le lundi 29 avril dernier à 19h, dans les locaux de la salle paroissiale. 

Le prêtre Joseph a ouvert la soirée en remettant cette rencontre à l’Esprit Saint par une prière confiante. Après le mot d’accueil de la présidente du Conseil de communauté, Florianne Bertholet, le prêtre Patrice nous a donné une petite leçon d’histoire sur la paroisse en relevant l’évolution des structures et en insistant sur l’importance de s’adapter à ces changements par une collaboration étroite. 

La parole a ensuite été donnée à Jean-Paul Angeloz, caissier, pour la présentation des comptes. Les membres sortants du Conseil de gestion et du Conseil de communauté ont été remerciés pour le travail assidu fourni tout au long de leur mandat. 

Notre paroisse est dynamique, images à l’appui ! Une rétrospective des diverses animations mises sur pied ces dernières années est présentée par Vanessa Gonzalez, membre du conseil de communauté. De la traditionnelle Fête-Dieu au stand pâtisseries de la fête au village, en passant par une soirée cinéma pour les familles ou, dernier évènement en date, le vide-greniers autour de l’église,
chacun a pu y trouver son compte. Sans oublier la fête patronale du 15 août qui est également ressortie des oubliettes en 2023. 

Pour assurer la continuité de ces évènements, un appel au bénévolat est lancé ! Les talents de chacun sont bienvenus et nécessaires pour rendre notre communauté vivante. Décoration de l’église, pâtisserie, apéros, organisation d’animations, lecteurs, auxiliaires d’Eucharistie… les manières de s’engager et de servir sont multiples. 

Cette « première » édition a su réunir une cinquantaine de Vionnérouds de tout âge et de tout horizon qui ont pu ensuite exprimer leur ressenti, leur enthousiasme mais également leurs inquiétudes et leurs interrogations. 

Raphaël Filliez, représentant de la commune, a clos cette soirée par un mot dans lequel il a assuré de la grande attention portée à l’évolution de la paroisse, notamment de ses comptes. Il a transmis toute sa gratitude au dévouement gratuit des membres des conseils et a insisté sur l’importance du lien social et de la communication, plus particulièrement avec les jeunes. 

Un moment d’échange autour d’un verre a permis de conclure cette assemblée dans la convivialité. 

Image d’une communauté vivante telle qu’on peut l’imaginer.

Quand l’astrophysique nourrit la philosophie et la théologie

Par Ghislain Waterlot, Professeur de philosophie de la religion et d’éthique théologique 
Faculté de théologie protestante – Université de Genève

Parmi toutes les découvertes extraordinaires du dernier siècle, la prise de conscience de l’immensité de notre univers occupe une bonne place. Nous avons pensé si longtemps vivre dans un univers clos dont nous estimions occuper le centre, que ce fut une surprise à nulle autre pareille que celle de voir notre Terre réduite à un tout petit point excentré d’une gigantesque galaxie, dites « Voie lactée ». Mais ce n’était que le début, car nous avons dû aussi admettre que notre immense galaxie est un tout petit point dense parmi… deux mille milliards d’autres points galactiques ! Les dernières estimations ont en effet conduit à multiplier par dix le nombre de galaxies peuplant un univers en continuelle expansion.

Du point de vue théologique, une telle prise de conscience produit deux effets simultanés et contraires : le premier est une radicale relativisation de ce que nous sommes, et celle-ci nous inquiète ; le second est une sorte d’admiration devant un univers qui reflète bien la puissance divine à la racine de ce que les théologiens nomment « Création ». Et l’on se prend à rêver… la découverte récente des exoplanètes, c’est-à-dire des planètes qui seraient, par leurs caractéristiques propres, susceptibles d’abriter éventuellement une forme de vie, fait penser que le vivant a pu émerger en mille et un endroits de cet immense univers. Une telle pensée est très importante. En nous décentrant de nous-mêmes, elle nous permet d’éventuellement mieux comprendre une foi en Dieu nous révélant que notre vocation n’est pas d’exploiter et dominer la planète jusqu’à l’épuiser et la retourner en quelque sorte contre nous-mêmes, mais de répondre à un appel de Dieu, appel striant tout l’univers mais adressé au cœur de l’âme, et qui invite à aimer.

Mais ceux qui sont animés par cet esprit théologique et qui veulent regarder la Création autrement doivent d’abord s’instruire des données réelles et des connaissances actuelles que nous avons pu prendre de l’univers. Il faut écouter les astrophysiciens, non pas pour qu’ils soient d’accord avec nous, et encore moins pour les convaincre de je ne sais quel concordisme entre la science qu’ils élaborent chaque jour et la foi qui peut s’éveiller dans la conscience humaine, prétentions concordistes qui expriment le reste d’un prosélytisme absurde et qui n’est plus de saison. Non, il s’agit plutôt de les écouter pour qu’ils nous apprennent à voir et à mieux comprendre cet univers extraordinaire dans lequel nous habitons et dont nous pouvons prendre conscience. Une meilleure compréhension de cet univers peut nourrir et renouveler autant la philosophie que la théologie.

C’est pourquoi la Faculté de théologie de l’Université de Genève a accueilli et animé un programme initié par l’Institut « A Ciel Ouvert – Science et spiritualité » et soutenu par la Fondation Yves et Inès Oltramare, au sein duquel peuvent se déployer des conférences qui ont accueilli des personnalités aussi différentes et bien connues pour leur contribution à la science que Michel Mayor, Françoise Combes, Aurélien Barrau, Emeline Bolmont, … Ces conférences peuvent être retrouvées à l’adresse suivante : https://www.unige.ch/theologie/a_ciel_ouvert/

Toutes ces personnalités qui construisent l’astrophysique d’aujourd’hui contribuent à donner à la philosophie et à la théologie contemporaines de quoi se ressourcer et se renouveler à l’avenir. Un avenir que nous voyons aujourd’hui si sombre, mais qui est aussi plein de promesses et de renouvellements en gestation. Car malgré les peurs, qui ne sont hélas que trop fondées, ayons et conservons, selon la belle expression de Paul Valéry reprise par l’astrophysicien Hubert Reeves récemment disparu, patience dans l’azur.

Partis avant d’avoir fini de commencer

Par Calixte Dubosson
Photo : DR

« Partis avant d’avoir aimé, avant même d’avoir eu la vie, pour exister » chante Pierre Bachelet. La réalité des grossesses non arrivées à terme est un phénomène douloureux qui peut creuser de profondes cicatrices chez celles et ceux qui doivent le vivre. « Nous vous avions tant imaginés, dessinés avec nos sourires, nos espoirs et nos soupirs… nous nous réjouissions de vous tenir dans nos bras. » 

Toutes ces vies qui se sont éteintes avant d’éclore, que sont-elles devenues ? Où faut-il les chercher maintenant ? Sur les gouttes de rosée ? Sur les ailes du vent ? Qui saura nous le dire ? En attendant, nous devons apprendre à aimer toute vie : celle qu’il y a dans l’herbe qui pousse, dans la fleur qui s’épanouit, dans l’oiseau qui chante. 

Ces petits êtres si désirés, si attendus, où sont-ils maintenant ? Notre foi en Dieu nous permet de croire qu’ils ont traversé la vie sans que rien ni personne ne les arrête et qu’ils ont continué sur leur élan : ils ne sont plus dans la mort, ils n’y reposent pas. Ils l’ont traversée puisque la mort n’est qu’un instant. Dès maintenant, ils vivent sans fin. Ils sont à jamais reliés à ceux qui les ont aimés dès le moment de leur conception. Leur envol n’est pas une absence, plutôt une flamme qui diminue d’intensité à nos regards, mais sans jamais s’étouffer.

Les petites joies du pèlerinage

Christelle en route vers son objectif.

Lorsque vous lirez ces quelques lignes, je serai probablement de retour de mon pèlerinage en direction de Saint-Jacques-de-Compostelle. Appelée à me mettre en marche, je suis partie du Puy-en-Velay à la mi-mars et je me suis mise à avaler les kilomètres de la Via Podiensis.

Texte et photos par Christelle Gaist

Un besoin de poésie – Je nourrissais cette envie de fouler la Via Podiensis depuis quelques années. A la fin de l’hiver, j’ai fait mon sac et j’ai commencé à marcher depuis le Puy-en-Velay. A cette période de l’année, les pèlerins se font encore très rares sur le chemin. Les paysages magnifiques se succèdent et les églises romanes qui les ponctuent me ravissent. Je marche parfois des heures, toute seule, sans côtoyer d’autres randonneurs. Chaque rencontre devient alors un événement. Je croise un paysan avec le visage aussi marqué que son champ. Il m’invite à boire un café. Lui non plus n’a pas interagi avec grand monde ces derniers mois. 

Les rencontres chrétiennes – La vraie charité chrétienne se loge surtout dans les actes que les pèlerins posent entre eux. Nous partageons les mêmes galères physiques et logistiques. Les aléas de la météo nous cueillent tous équitablement. Quand l’un manque de quelque chose, l’autre pourvoit tout naturellement. Nous formons un vrai corps actif, une communauté mobile et avançons tous à notre rythme vers un but commun. Nous veillons au bien des autres, car nous nous sommes rencontrés dans le cœur. La beauté de ce chemin y prend sa source.  

La légèreté de l’être – Au fur et à mesure du voyage, le sac semble s’alléger. Le corps s’habitue et la tête se vide. Il n’y a plus que les oiseaux à écouter. Je m’agite un peu car j’ai dû mal à simplement être et faire confiance. Le pèlerinage met l’emphase sur des problématiques déjà bien présentes dans nos vies et que nous nous efforçons de mettre sous le tapis. Pour ma part, c’est une Foi que je devais venir muscler, par cet effort physique et mental. 

Si vous avez moins de temps et que vous souhaitez tout de même faire oraison, je ne peux que vous recommander chaudement les pèlerinages alpins organisés par l’Hospice du Grand-Saint-Bernard durant l’été.

Notre Dame de France au Puy-en-Velay.

J’ai mal à ma vie

Texte et photo Par Pierre Moser

Ce mois de mai va célébrer la collision des mères et des médias. Ce choc n’est pas nouveau. Il n’y a qu’à voir la place que certains objets prennent dans lesdits médias :  avortement, inégalités sociales, AVS, pour n’en citer que quelques-uns. Mais ceux-là, ce sont ceux dont tout le monde parle.

Je voudrais apporter plus d’éclairage sur les souffrances dont on parle un peu moins, pour ne pas dire pas assez : infertilité, fausses couches et les interminables procédures d’adoption entourées d’un silence assourdissant. Ne sont-elles pas aussi, ces détresses, des cris des « Mater Dolorosa » ?

Je crois, moi, que l’éclairage de ces douleurs vient de leur exposition, ou non, aux médias. Surtout de l’audience que ces « informateurs » peuvent en attendre.  Le danger, en invoquant des sujets qui font appel aux convictions, c’est qu’il ne peut y avoir de consensus… donc, soit je suis un immonde rétrograde, soit je suis un assassin. Valeurs contre libertés, c’est la porte ouverte à tous les clivages, aux intégrismes de tous bords. Pas de débats, pas d’échanges, pas de compromis : quelle pauvreté…

A celles qui revendiquent de pouvoir gérer leur corps, je répondrais que la liberté totale n’existe pas : on peut choisir de mourir, on ne peut pas choisir de naitre, comme on ne choisit pas d’être stérile. La liberté dont vous rêvez ne se trouve pas dans le droit de faire n’importe quoi. Cette liberté s’arrête où commence celle des autres. C’est peut-être une lapalissade, mais qui devrait trouver un écho encore plus fort chez nous, chrétiens. Le pape François va même plus loin : la liberté est dans le service. Ses paroles sont les prolongements ultimes de ce fameux adage.

Les arguments des défenseurs de la vie « à tout prix », ils sont connus de tous et toutes. Admirables sur le fond, ces valeurs ne peuvent et ne doivent pas être imposées. Car imposer c’est déjà juger, juger c’est contrôler et parfois même punir. Comprenez-moi bien : il ne s’agit pas de m’opposer à ces valeurs chrétiennes, il s’agit juste de les hiérarchiser : aimer avant de légiférer, servir avant d’ordonner. Pour éviter de répéter les haines de l’Histoire… Pour oser un nouveau chemin plus… apaisé. Bonne lecture.

Mater dolorosa

Chaque minute, quarante-quatre femmes subissent une fausse couche dans le monde. Au niveau suisse, les estimations avancent qu’une grossesse sur quatre serait concernée. Malgré cela, le silence autour de cet événement douloureux et les lacunes dans l’accompagnement persistent.

Par Myriam Bettens | Photos : Micaël Lariche, Flickr, DR

N’allez pas dire à Natacha, Alice, Cynthia, Lauren et bien d’autres qu’elles viennent de perdre du « matériel gestationnel ». Pour elles, c’était déjà un enfant à naître et des projets en construction. Or, le terme même de « fausse couche » tend à signifier que ce qu’elles ont vécu n’est pas si « vrai » que cela et donc d’une importance moindre. La perte est pourtant bien réelle. Alors, qu’y a-t-il de « faux » dans cette épreuve ?

Des pertes inexistantes

Fausse couche, avortement spontané, perte de grossesse : ces termes évoquent une même réalité, tout en divergeant sur son acception. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), aucun consensus n’existe entre les pays sur la définition de la perte de grossesse. En Suisse, elle est circonscrite par le cadre légal, dont les implications se font ensuite ressentir dans les autres aspects de la prise en charge. Lorsque le fœtus meurt avant la 13e semaine, on parle de fausse couche précoce, la complication la plus courante du début de grossesse. Or, « la fréquence et le manque d’explication médicale à ces pertes précoces les banalisent », indique Caroline Chautems, chercheuse postdoctorante au Centre en Etudes Genre, à l’Université de Lausanne. Il n’existe d’ailleurs aucune statistique sur le pourcentage de fausses couches parmi la population suisse. Les estimations avancent qu’une grossesse sur quatre serait concernée. « Les hôpitaux et les gynécologues ne sont pas tenus de les répertorier. Les chiffres sont donc largement sous-évalués » pour Aurélie Pasqualino, fondatrice de l’association Naîtr’Etoile, qui soutient les familles touchées par un deuil périnatal. Un manque de données doublé d’une sous-investigation des arrêts de grossesses dans la recherche scientifique, selon Caroline Chautems, notamment à cause du désintérêt durant de nombreuses années des questions sexuelles et reproductives des femmes. De plus, l’individualisation de la responsabilité prônée par notre société implique que l’enfant est devenu un choix. Aux familles d’assumer lorsque cela ne se passe pas comme prévu.

La grossesse est une maladie comme une autre

Le cadre légal en vigueur en Suisse se charge de le rappeler. Pour la Loi fédérale sur l’assurance-maladie (LAMal), les grossesses se terminant avant la 13e semaine sont soumises au même régime que la maladie et ne sont remboursées qu’à concurrence de la franchise et de la quote-part. « Avant trois mois, votre grossesse est une maladie », illustre Marie-Laure, ancienne employée d’une assurance maladie. Elle a depuis quitté ses fonctions, ne supportant plus ce sentiment d’asséner à longueur de journée des articles de loi à des femmes en pleine détresse. Du côté professionnel, la maternité a encore des répercussions sur la carrière des femmes. Elles n’évoquent donc souvent pas leur grossesse sur leur lieu de travail avant trois mois et prennent sur leurs congés lors de la survenue d’une fausse couche, car la loi n’accorde aujourd’hui aucun congé en cas de perte de grossesse avant la 23e semaine. « C’est une affaire de santé publique qui se doit d’être débattue politiquement », affirme Sabine Cerutti-Chabert, cofondatrice de la Fondation pour la Recherche en Périnatalité (FReP). Or, « en Suisse, la famille est perçue comme une affaire privée. Le contexte néolibéral appelle à la responsabilisation individuelle », complète Caroline Chautems. Néanmoins, trois interventions parlementaires, acceptées en 2020 et 2023, sont en consultation au Conseil fédéral afin de réfléchir à l’instauration d’un congé payé en cas de fausse couche et à la gratuité des prestations pendant toute la durée de la grossesse. Un pas pour accroître la protection des femmes enceintes.

Maux compte triple

« Le problème est de nature sociétal », avance Aline Wicht, sage-femme en obstétrique aux HUG et membre du Groupe Deuil, une équipe de travail multidisciplinaire réunie autour du deuil périnatal. « Les gens sont mal à l’aise avec la mort, surtout lorsqu’elle vient contrarier le début de la vie. Cela vient rompre toute logique. » Et le personnel médical ne fait pas exception à cette règle, « d’où l’importance d’avoir un personnel formé au deuil aussi  pour les fausses couches précoces ». La mort pose aussi des limites à la médecine. Dans le cas des fausses couches précoces, on sait qu’elles sont fréquentes, mais on ne peut pas en expliquer la cause avec certitude. Il faut donc « soutenir sans chercher à être dans l’action, mais dans l’accueil ». Or, puisqu’il n’y a pas d’acte de soins à prodiguer et n’étant pas considérée comme une complication « à risques », cela tend à banaliser cet événement dans la prise en charge médicale et aussi aux yeux des patientes. Quant à l’entourage, il n’est pas mieux outillé pour accueillir ce type d’incidents. Les « tu en auras d’autres » ou les « mieux vaut maintenant que plus tard » sont alors perçus comme une minimisation de la douleur rendant la perte illégitime.

Un deuil fantôme

Pour que la perte puisse être vécue comme telle, encore faut-il que celle-ci soit reconnue et identifiée. Une condition mise en échec par l’organisation même des hôpitaux. Avant 13 semaines, les femmes enceintes passent sous les radars, ce que confirme Aline Wicht pour les HUG en notant qu’il en va certainement de même dans les autres hôpitaux romands. Jusqu’à 12 semaines, les femmes sont généralement prises en charge par la gynécologie, ce n’est qu’après ce terme qu’intervient le service d’obstétrique, dans lequel peut leur être proposé un soutien quant au deuil qu’elles viennent de vivre. La possibilité d’un accompagnement psychologique ou spirituel n’est donc pas conditionnée par le besoin des patientes, mais par le stade de leur grossesse. Un état de fait à corréler avec le délai légal de 12 semaines pour recourir à une interruption volontaire de grossesse (IVG). Un changement de statut des 13 premières semaines risquerait de remettre en cause ce droit, de l’avis d’une gynécologue et de plusieurs sages-femmes.

Donner corps au deuil avec l’aide de l’Eglise

La compréhension du deuil périnatal n’étant pas unanime, les mères se retrouvent face à une interprétation à géométrie variable de leur souffrance, car pour beaucoup, lorsqu’il n’y a pas de corps, il n’y a pas non plus de deuil. Outre les associations qui existent pour épauler les familles se retrouvant très souvent seules face à ces questions, quelques initiatives ecclésiales ont vu le jour en Suisse romande, dont une dans le Jura. « Il y a trois ans, j’ai réalisé le désarroi et la solitude de ces parents. Cette thématique est devenue mon cheval de bataille », révèle Philippe Charmillot, diacre pour le Jura pastoral. Avec ses homologues réformés, il a donc pris à bras le cœur la condition de ces parents endeuillés, quel que soit le stade de grossesse. Ils ont mis à disposition une chapelle à Develier-Dessus où les parents peuvent « déposer » ce qu’ils souhaitent et participer à une célébration œcuménique annuelle d’au revoir. Une ligne téléphonique est également à disposition, permettant aux parents de trouver informations et réconfort. La mobilisation des diacres et ministres jurassiens ne s’arrête pas là. Ils ont aussi interpelé les gynécologues et les médias de la région pour les sensibiliser à la question. Comme le glisse une des mères, c’est une manière de matérialiser, « ces enfants qui nous traversent, mais que l’on n’oubliera jamais ».

Cette enquête est réalisée avec le soutien de JournaFonds.
La version longue de cette enquête est accessible en ligne sur Cath.ch

Face à nous-mêmes!

Toute l’équipe de « Face à toi-même ».

Ils n’étaient familiers ni des scènes, ni des coulisses et pourtant ils ont assuré au spectacle écrit par Benjamin Bender et Aline Bonvin, une qualité et une profondeur exceptionnelles ! Certains d’entre eux reviennent ici sur cette expérience unique qui les a mis… face à eux-mêmes !

Propos recueillis par Pascal Tornay 
Photos : Pierre Daendliker

Sandrine Volluz, musicienne du projet :
« Face à toi-même », c’était d’abord l’occasion rêvée de refaire de la musique avec Laurine. On se connaît grâce au chant et voilà que je me retrouve à jouer sa musique à l’alto. C’est quelque chose de se retrouver avec un micro dans le pavillon pour jouer la musique tout droit sortie du cœur d’une amie – Je ne vous explique même pas la pression – et c’était magique ! Je suis toute reconnaissante de cela… mais aussi d’avoir débarqué, un peu par hasard, parmi un petit groupe d’inconnus (ou presque) et de repartir avec l’impression d’avoir lié de solides amitiés que quelques (longues) journées de répétitions et quelques heures de spectacle ont permis d’enraciner aussi profondément que des années de souvenirs accumulés. Je me souviendrai longtemps des petites impros jazzy entre deux pics de trac, des joyeux échauffements avant l’entrée en scène, et, bien sûr, de Prosper. Youplaboum ! 

Jeanne Gabioud, comédienne du projet :
« Face à toi-même », ç’a été pour moi une belle aventure. Je garde plein de souvenirs en tête et plein de belles rencontres ! Ce qui était beau c’est qu’on s’est soutenu tout le long. On était ensemble et on se sentait porté par le groupe ! Ce genre de projet apporte toujours de la confiance en soi. C’est un bon exercice pour apprendre à être sur scène devant un public ! C’était très enrichissant mais aussi exigeant et pas toujours facile ! Ce spectacle prend encore plus de sens et d’importance lorsque l’on constate qu’il a été joué lors d’un week-end dramatique en montagne… Et bien sûr, c’est une grande satisfaction et une grande fierté d’avoir participé à ce projet, de se présenter sur scène et de recevoir des compliments…

Manon Berthouzoz, comédienne du projet :
« Je marche sur le banc pour aller mettre le deuxième quand, «  pan  », je me tape contre l’angle du panneau solaire » : cette phrase tirée de la pièce « Face à toi-même » résonne encore en moi. Comment en suis-je arrivée à jouer dans cette pièce de théâtre ? J’avais vu passer, sur les réseaux sociaux en été 2023, un petit flyer qui expliquait le projet. Ça m’avait l’air très sympa ! Et c’est vrai qu’il y a plusieurs années, j’avais noté cette idée de faire du théâtre un jour si l’occasion se présentait. Je me suis donc inscrite pour cette incroyable aventure. Quand Aline Bonvin et Benjamin Bender nous ont expliqué un peu plus en détail le projet – la pièce en trois actes, la fréquences des répétitions, le lieux où nous allions jouer – et que nous allions être dotés de micros, j’ai eu des étoiles plein les yeux. Nous avons eu six mois d’intenses répétitions pour arriver jusqu’au jour du spectacle et il faut dire que j’ai apprécié chaque instant. Cette aventure m’a fait grandir, j’y ai découvert plein de facettes de ma personnalité. Chacun-e e m’a « portée » d’une manière ou d’une autre. C’était aussi une aventure collective et bienveillante, nous étions soudés les uns avec les autres et nous avons aussi beaucoup rigolé. J’y ai rencontré des personnes formidables tant chez les comédiens amateurs que chez les chanteurs, les musiciens et l’équipe technique. L’ambiance était super ! Benjamin et Aline nous ont mis en confiance. J’ai vraiment ressenti toute la passion qu’ils ont pour leur métier de comédien et, grâce à toute l’équipe, j’ai mieux compris le monde artistique et celui du théâtre. Ils ont su me faire comprendre l’importance des mots qui sont portés sur la scène et ça m’a touchée. Quand nous avons joué le spectacle, j’étais très contente de pouvoir voir le public, de pouvoir faire entendre les magnifiques textes qui parlent de la montagne et de redire ce que quelqu’un a personnellement réellement vécu. Ces mêmes textes qui, pendant six mois, m’ont touchée et tant de fois interrogée. Je remercie toute l’équipe de « Face à toi-même », ainsi que toutes les personnes qui sont venues voir ce spectacle.

Barnabé Gard, chanteur du projet :
Je chante depuis mon enfance et, pour moi, le chant est un moyen d’expression privilégié aux vertus thérapeutiques et stimulantes. Peu d’activités me font ressentir autant de plaisir. Sauf peut-être quand la musique se mêle au théâtre. Pour moi, l’expérience de « Face à toi-même » a été vraiment unique ! La musique a donné beaucoup de force au texte déjà touchant des témoignages. Non seulement participer à cette création a été un vrai plaisir, mais ç’a été une de ces expériences dont on ne ressort pas le même. Un grand merci à Aline, Laurine et Benjamin pour avoir entièrement composé et monté ce spectacle.

Léa Surmont, comédienne du projet : 
Quand je me suis engagée dans cette aventure, je n’avais jamais mis les pieds sur scène et encore moins parlé devant autant de gens. Je me suis souvent demandé : « Pourquoi donc t’être lancée là-dedans ? » Maintenant, je répondrais simplement pour tout ce que va t’apporter cette expérience : rencontrer des gens formidables, apprendre un texte par cœur, apprendre à le jouer sous l’œil bienveillant de deux brillants metteurs en scène, prendre conscience de son corps et de sa situation dans l’espace. C’était simplement beau et touchant. Ce sont des moments gravés à jamais dans mon cœur. Merci à toutes les personnes qui ont fait partie de l’aventure et qui m’ont soutenue dans toutes ces étapes.

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