Les soupes du partage

Une bonne douzaine de soupes de Carême ont eu lieu durant le mois de mars. Les dernières seront servies le Vendredi saint (à Cheyres, Cugy, Montet, Nuvilly, Rueyres-les-Prés et Seiry). Voici quelques reflets illustrés des deux soupes de Carême qui ont eu lieu au début du Carême à Vuissens et Font. (cjy)

Photos : André Bise (Font) et Gérard Dévaud (Vuissens)

A Vuissens…

… et à Font

Le Travail comme Salut

Avec cet article s’ouvre une nouvelle rubrique littéraire, dont la rédaction a été confiée à M. Benjamin Mercerat. Enseignant de français et écrivain, il aborde ici l’œuvre d’un écrivain et poète suisse romand bien connu : Charles Ferdinand Ramuz.

Par Benjamin Mercerat | Photo : Centre des littératures en Suisse romande (UNIL)

C. F. Ramuz : ce nom déclenche généralement des réminiscences de lecture scolaire, voire réveille le préjugé voulant qu’il s’agit là d’un auteur rustique ne sachant pas sa syntaxe – par ignorance – ou faisant comme s’il ne la savait pas – par préciosité. Ramuz et le Valais : La Grande peur dans la montagne, bien sûr ; Farinet, évidemment ; si ces romans ne déméritent pas, on a tendance à oublier que plus du tiers de ses 22 romans sont situés en Valais, ainsi que de nombreuses nouvelles. 

Faisons nos premiers pas sur les traces de Ramuz en Valais avec une de ces nouvelles. Publiée dans le recueil Nouvelles et morceaux en 1910, on gagne à y lire, par-delà sa simplicité apparente, une parabole décrivant la pensée de l’auteur, cet agnostique étonnamment religieux.

« Le Pauvre vannier », c’est Anselme, artisan vieillissant supplanté par un jeune concurrent, délaissé par les villageois. Il prend alors, tel un pèlerin, sa cape et son bâton d’épine, et marche « droit devant lui dans la montagne », décidé à s’y abandonner. Or, épuisé, la montagne s’ouvre à lui, lui donnant accès au Paradis. Tout humble, il n’arrive à croire qu’il est accepté parmi les « élus ». Dans cet Au-delà, chacun retrouve sa maison, mais toute neuve ; et chacun reçoit sa nourriture quotidienne. L’activité principale du village, c’est la Louange. La première chose qu’aperçoit Anselme est une grande procession autour de l’église, emmenée par l’Evêque.

Cependant, Anselme commence à s’ennuyer de son travail de vannier ! Au point de demander à l’Evêque de faire un aller-retour sur terre pour s’y procurer de l’osier afin de se remettre à l’ouvrage. Ce dernier, ainsi que les villageois et les anges, tentent de l’en dissuader, mais rien n’y fait. Le pauvre vannier est retrouvé mort par des bergers, quelques jours après sa fuite du village. 

Dans cette nouvelle, Ramuz témoigne de sa métaphysique agnostique : pour ce grand artisan du roman, c’est le Travail qui sauve, à défaut d’un Dieu pouvant être reconnu. Or, situé dans un cadre catholique, qui est celui que Ramuz a connu lors de ses séjours valaisans, où il assistait à la Messe avec intérêt, le tragique de cette conception se fait probant : en exprimant la fin d’Anselme, l’auteur exprime peut-être ce qu’il pressent au fond de lui : ce n’est pas notre propre Volonté qui nous sauve, notre propre mérite, autonome ; mais c’est notre mérite en tant qu’il participe à la grâce divine, comme l’établit le Catéchisme de l’Eglise catholique.

Bibliographie : 

C. F. Ramuz, Nouvelles et morceaux (1910) in Œuvres complètes, éditions Rencontre, 1967.
Robert Marclay, Ramuz et le Valais, Payot, 1950.

Les auxiliaires de l’Eucharistie formés à bonne école!

Rappel des objets liturgiques en présence des auxiliaires « chevronnés ».

Nombreuses et nombreux sont les bénévoles de notre paroisse qui vivent ce beau ministère d’auxiliaire de l’Eucharistie soit à la messe ou en apportant le Corps du Christ chez les malades à la maison, à l’hôpital ou au home. Une journée de formation a eu lieu en février à Estavayer.

Par Georges Dévaud | Photos: Georges Losey et Gérard Dévaud

Le samedi 10 février, une trentaine de personnes venant de plusieurs UP (dont 13 de notre paroisse) ont vécu une journée de formation en vue de devenir auxiliaire de l’Eucharistie. Cette formation, animée par le père Jean Bosco Devaux du CRPL (Centre romand de pastorale liturgique)et des membres de l’équipe pastorale, leur a permis de (re)découvrir la beauté et la grandeur de ce sacrement, mais également l’importance de l’attitude à adopter. 

Le père Jean Bosco, entre temps d’échanges et apport théologique, a rappelé le sens de la liturgie eucharistique comme louange et action de grâces. Ce fut aussi l’occasion d’accueillir, l’après-midi, les auxiliaires déjà en fonction pour une partie plus pratique avec la découverte des objets liturgiques, et d’autres éléments d’ordre très pratique.

Les personnes formées recevront prochainement un mandat officiel de notre évêque et elles seront présentées lors d’une messe dominicale dans leur communauté.

Merci à toutes ces personnes qui s’engagent au nom de leur foi au service des autres et beaucoup de plaisir dans ce ministère qui leur est confié !

«Partager à ses frères et sœurs le Corps du Christ constitue pour tout chrétien appelé et formé à ce ministère, qu’il soit religieux ou laïc, homme ou femme, une raison supplémentaire de vivre selon la foi et d’exprimer celle-ci dans l’acte même de son ministère.»

Livret Pain de Vie, éditions Bayard

Un geste fraternel apprécié

De nombreux ministres de la communion, envoyés depuis 40-30 ans ou moins, ont pu se pencher sur leur fidèle engagement le 10 février.

Une occasion de se souvenir d’un appel, le plus souvent de leur prêtre, pour une mission forte et belle au service de leur paroisse et de leurs frères malades, à domicile ou à l’hôpital. Un engagement et un geste fraternel envers ces membres de la communauté. Un souci aussi pour distinguer les besoins de leur entourage et leur offrir le Corps du Christ.

Chacune et chacun pourrait relater les moments exceptionnels partagés avec les personnes âgées. Des rencontres pleines de confiance, demandant écoute et ne tenant pas compte du temps… Des hospitalisés faisant part de leurs soucis, mais démontrant une immense foi et leur reconnaissance pour ce cadeau de l’Eucharistie.

A chaque fois, les engagés reçoivent bien plus qu’ils n’apportent : l’amitié, les témoignages de courage, les exemples de croyants, la joie de servir. Comme l’a dit une participante, ce rappel en lien avec les gestes sacralisés et partagés avec les nouveaux bénévoles fait du bien.

Des jeunes répondent à l’appel de Dieu

Lou-Anne (ayant suivi le parcours Alpha-jeunes) et Tessa (catéchumène).

En chemin vers le baptême avec des catéchumènes

Mot d’introduction par le Père Patrice Gasser

Jésus-Christ continue à parler aux êtres humains, comme Il l’a fait il y a 2000 ans ; parfois il s’impose aux sens de la personne qu’Il appelle, sa présence se fait sensible et change tout ; d’autres fois, il murmure doucement mais de façon tenace à leur cœur. Ces personnes vont alors chercher auprès de l’Eglise des moyens pour rencontrer ce juif de Nazareth qui a donné sa vie pour sauver tous les hommes. 

Dans les différents secteurs, des équipes se sont mises en marche et se sont structurées pour accompagner ces personnes et leur donner les moyens de cheminer et de grandir dans la foi : la Bible, les partages autour des modules Alphalive, les rencontres personnelles, le Youcat (abrégé du catéchisme de l’Eglise catholique), la prière (seule ou commune), les pèlerinages, les activités liturgiques (chants, lecture de la parole de Dieu, service de l’autel), tout cela va nourrir la foi des personnes qui s’engagent. L’important est qu’elles se sentent épaulées dans la démarche qui vous est présentée ici. 

« A l’origine du fait d’être chrétien, il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive. » Benoit XVI, Dieu est amour

Rencontre avec cinq jeunes catéchumènes. Ils nous parlent, avec générosité de leur chemin vers Dieu. Des moments de partage très ouverts et sympathiques avec chacune des adolescentes de 14-15 ans et un jeune adulte de 23 ans. Pour la plupart, leurs parents catholiques se sont éloignés de la pratique religieuse. On ne parle que très peu, ou pas du tout, de religion en famille.

Propos recueillis par Nicolette Micheli | Photos : Stéphanie Reumont, cathéchumènes par Christophe Allet

Dans un environnement plutôt laïque, comment a surgi chez ces jeunes cet élan pour connaître Dieu et entrer dans l’Eglise Catholique ?

A travers l’amitié… Dieu appelle.

Tessa, très à l’aise explique : « J’ai toujours été intéressée par les cours de religion et j’avais de bonnes notes ! Mon amie Lou-Anne, très croyante, m’explique ce qu’elle vit avec Dieu et répond à mes questions. On va souvent à la messe ensemble. J’aime l’ambiance calme, les prières, les chants : je m’y sens bien. J’échange aussi avec des copines chrétiennes et on se soutient dans les difficultés. J’ai fait de belles rencontres durant le Théo-Camp l’été dernier. J’ai aimé prier durant la nuit de l’adoration, c’était apaisant. Je parle aussi avec mon grand-père qui est pasteur. Il craint que je me laisse trop influencer par mes copines. Je le rassure car mon choix est réfléchi et personnel. J’apprends encore beaucoup grâce au parcours Alpha. »

Selma est en classe préprofessionnelle. Elle aimerait devenir infirmière dans les ambulances. « Je dois encore beaucoup étudier mais j’espère réussir. Quand mon grand-père est décédé, j’ai commencé  à me poser des questions sur la vie, la mort. Depuis ce jour, je porte toujours une croix et je prie avant de dormir. Je cherche parfois des prières sur Internet. Je préfère prier toute seule. Ça me fait du bien de croire en un Dieu qui m’écoute et en qui j’ai confiance. J’ai une amie chrétienne avec qui j’échange sur sa religion et qui répond à mes questions. Un jour, elle m’a proposé d’aller ensemble à la messe au Bouveret dans une chapelle près du lac. J’ai aimé prier devant ce beau paysage. Mon amie est heureuse que je sois baptisée et de devenir ma marraine. »

Ces adolescentes ont toutes découvert Dieu grâce à leurs amies. Daniel, un adulte de 23 ans, a un cheminement différent : 

« Quand j’étais enfant, j’accompagnais ma mère à la messe, je priais avec elle. Peu à peu, j’ai cessé ma pratique religieuse. Il y a plus d’un an, j’ai arrêté mes études, contre l’avis de ma mère et j’ai vécu une situation difficile… Toutes mes recherches de travail ont été vouées à l’échec. J’étais découragé. Alors, j’ai commencé à prier Jésus, à lui confier mes soucis et à lui demander de l’aide. Voilà que je suis engagé sans problème dans une entreprise de carrelage. J’apprends vite, on me fait confiance, je deviens plus autonome et ça me plaît. J’y vois l’aide de Dieu. Je retourne à l’église avec mon amie catholique qui encourage ma démarche. Je passe un week-end à l’hospice du Simplon. Le Père Patrice nous apprend à prier, à lire la Bible, à chanter ensemble : c’est super. Je rejoins le Chœur des Jeunes du Bouveret. Chanter durant la messe de Minuit m’a réjoui. Pour l’instant, je me sens comme un invité le dimanche à la messe, mais je désire faire partie plus concrètement de cette communauté chaleureuse. Ma mère est heureuse que j’aie choisi son frère comme parrain.

Nora aime la culture religieuse et prie régulièrement depuis longtemps. « Parfois je m’aide avec des livres de prières ou je lis la Bible. J’ai accompagné plusieurs fois mes grands-mères à la messe et j’allumais des bougies. L’an passé, ma copine m’a invitée à sa première communion. En la voyant je me suis demandé : pourquoi pas moi ? Au fond j’en avais envie. Je progresse grâce au groupa Alpha. Mes grands-mères sont heureuses et ma tante aussi, car je l’ai choisie comme marraine », dit-elle avec un beau sourire.

Kloé est en première année du collège. « J’ai plus de travail qu’au C.O., dit-elle toute souriante, mais ça va bien ! Avec ma meilleure amie, on échange sur tout. Il y a trois ans, elle m’a parlé de sa foi. Pour moi, c’était une découverte et cela m’a vraiment intéressée. Depuis ce jour, je cherche à en apprendre davantage sur la religion catholique. Je lis la Bible et je prends du temps pour parler avec Dieu. Le groupe Alpha me donne l’opportunité d’approfondir ma foi et aussi de m’enrichir des expériences et des réflexions des autres. Mes questions, je les pose aussi à l’ami de ma mère qui a étudié la théologie. »

Des catéchumènes soutenus par leurs proches
Tous apprécient le soutien que leur apportent leurs familles et leurs amis. Nora nous confie : « Mes parents m’écoutent et respectent mon choix. J’ai de la chance, car certains camarades voudraient être baptisés, mais leurs parents ne le veulent pas, tandis que d’autres n’en ont pas envie et leurs parents les y obligent !… »
Tous ces catéchumènes désirent approfondir leur foi et la vivre au quotidien. Ils ont pris conscience que le Baptême n’est pas l’affaire d’un moment, mais le cheminement de toute une vie. Merci à tous ces jeunes pour leur témoignage. Les paroissiens se réjouissent de les accueillir avec leur fraîcheur et leur enthousiasme !

Quelques catéchumènes autour du Père Patrice Gasser.

Belle rencontre œcuménique

Chaque année, les ministres de la paroisse réformée et l’équipe pastorale de la paroisse catholique Saint-Laurent, accompagnés de quelques membres de leur Conseil de paroisse, se retrouvent pour partager une soirée.

Par Marianne Berset | Photo : Georges Losey

Cette rencontre a débuté par une présentation de la collégiale par Francis de Vevey qui nous a aidés à découvrir ses merveilleuses richesses. Dans son exposé, il a veillé à prendre soin de nos sœurs et frères réformés en faisant émerger tout ce qui les rejoint. En partant des prophètes aux disciples, en poursuivant par la biographie de Claude d’Estavayer du XVe siècle, évêque de Belley, pour arriver au groupe des Dombes qui est un groupe de dialogue œcuménique fondé en 1937 dont fait partie le chanoine Claude Ducarroz, bien connu dans la Broye.

Nous avons poursuivi en partageant un temps de prière et un repas. Ce chaleureux moment de convivialité nous a permis d’apprendre à nous connaître, étant donné que quatre nouveaux pasteurs ont rejoint l’équipe des ministres à la paroisse réformée. De plus, chacun de nous a évoqué sa mission et mentionné le lien qui le relie à l’œcuménisme. 

Un échange porteur qui ne peut que nous aider à vivre et collaborer plus harmonieusement dans cette Broye où on côtoie beaucoup de couples mixtes.

Le baiser de paix

Par Pierre Chatelanat 
Photo : Françoise Albert

Chaque messe est l’occasion d’éprouver combien le baiser de paix est important et un moment fort de la célébration !

Ceci tout particulièrement depuis les comportements hérités de la période du Covid, au cours de laquelle les relations physiques entre les individus ont changé, minimisant les contacts physiques et favorisant ceux du regard.

Auparavant il s’agissait de serrer la main de ses voisins immédiats avec parfois des réticences liées à des soucis d’hygiène, en cherchant la meilleure façon de faire ce geste selon qu’il s’adressait à une frêle personne âgée ou à un athlète, à des timides ou des extravertis…

Depuis la pandémie l’espace du baiser de paix, désormais essentiellement transmis par le regard, s’est considérablement élargi à tout un banc et à plusieurs rangées, beaucoup recherchant le contact loin de leur place et pendant un long moment !

Et, libérés des préoccupations techniques du contact physique, les fidèles peuvent désormais se concentrer sur ce regard échangé, qui est essentiel dans le rapport créé.

Et quelle richesse dans cet échange ! Un moment incomparable de rencontre fraternelle dans L’Essentiel, au cours duquel est ressentie la totale égalité avec l’autre, quels que soient son origine ethnique, sa condition ou son genre ! Un avant-goût du Royaume annoncé !

Il suffit de contempler les visages radieux de la plupart de ceux qui ont échangé ce signe de communion dans le Christ, rendu vivant parmi nous, pour se persuader de l’importance de ce baiser de paix et de se réjouir de son récent renouveau !

Plusieurs projets au Togo

Le tour de la solidarité
Nous vous proposons une nouvelle rubrique présentant les œuvres soutenues par notre paroisse, que ce soit par des quêtes ou par des dons. Pour commencer la série, partons du côté du Togo, la terre natale de nos abbés Bernard et André, où nous soutenons actuellement trois projets. Les responsables de ces projets remercient chaleureusement toutes les personnes qui les soutiennent.

Texte et photos par Gérard Dévaud

1. Le Centre God-is-love Saint-Laurent Estavayer

Ce centre, créé par l’abbé Antoine Kankoe, accueille à Anfoin, à 60 km de la capitale Lomé, 18 jeunes filles-mères et leurs enfants. Ces filles profitent d’un encadrement et surtout de solides formations sur 3 ans dans la coiffure ou la couture.

La première équipe va terminer sa formation cet été et les filles vont ainsi recevoir un diplôme leur permettant de voler de leurs propres ailes. Une nouvelle volée prendra le relais dès cet automne dans le centre.

Actuellement, grâce au soutien de nos paroissiens, une future boulangerie est en cours de construction. L’abbé Antoine projette d’y installer un four et d’engager un boulanger professionnel pour former les filles à ce métier.

Une partie des filles du centre avec leur enfant, les éducateurs, l’équipe de Direction, l’abbé Antoine (au centre du dernier rang, et la délégation suisse lors de la visite du 17 février 2023.
Les fondations du bâtiment de la future boulangerie.

2. Le Moyen Séminaire Comboni à Vogan

Ce Moyen Séminaire accueille des jeunes du diocèse d’Aneho qui s’intéressent à la prêtrise. Notre paroisse soutient ce centre depuis quelques années et a déjà permis l’aménagement d’un dortoir et offert du matériel didactique ainsi que des livres pour la bibliothèque. Grâce aux quêtes réalisées chez nous, le centre a pu construire la première étape d’un grand dortoir pour l’accueil de ces jeunes.

Actuellement, avec l’argent encore à disposition, ils aménagent de nouveaux sanitaires bien nécessaires.

Le nouveau dortoir. Un deuxième étage de dortoirs est prévu.

3. Le Village « Espérance et Paix » de Sœur Odile

Sœur Odile (à droite en rouge) a fondé il y a 18 ans un centre d’accueil pour enfants et jeunes handicapés moteurs cérébraux. Actuellement, 28 jeunes y sont accueillis et reçoivent une formation scolaire ou professionnelle.

Au retour de leur pèlerinage au Togo en 2022, les jeunes servants de messe, très touchés par l’œuvre de Sœur Odile, ont vendu de l’artisanat. Grâce à cet argent et aux quêtes faites dans nos communautés, le centre a pu acheter des tables et des chaises pour l’école, ainsi que des panneaux solaires pour l’alimentation en électricité du centre.

Sœur Odile et des enfants du centre devant les panneaux solaires.

Une proposition… pour faire travailler son cerveau!

Par Myriam Bettens | Photo : Unige

Foi et neurosciences, dialogue sur l’homme vivant

Les sciences du vivant, dans leurs développements actuels, bouleversent les perspectives sur l’homme qui ne peut se réduire à une machine, aussi sophistiquée soit-elle. Elles apportent leur contribution à des questions majeures autrefois réservées au philosophe, comme celles du libre arbitre et de la conscience.

Comment vivre encore pleinement à l’heure de l’intelligence artificielle et des algorithmes qui semblent conditionner notre liberté ? Quelles résonnances entre l’Evangile et les sciences du vivant pour penser à la fois la complexité et la fragilité du vivant ?

Journée thématique proposée par le Centre catholique romand de formations en Eglise (CCRFE), le mercredi 13 mars 2024, de 9h à 16h30, à l’Espace Maurice Zundel (EMZ), Boulevard de Grancy 19, Lausanne. Tarif : Fr. 75.–, inscriptions au 026 322 82 15 ou à secretariat@ccrfe.ch

Les catholiques, la guerre et la paix à l’époque contemporaine

L’évolution récente de la politique internationale a ramené le sujet de la guerre, ainsi que la relation entre la religion et la guerre, à l’attention du grand public. Le cours vise à encadrer historiquement les positions prises à l’époque contemporaine sur la guerre et la paix par divers acteurs (institutionnels et non institutionnels) d’appartenance catholique.

Conférences publiques proposées par la faculté de théologie de Genève, dans le cadre de l’enseignement de théologie catholique, à Uni Dufour, salle U259, à 18h30.

Lundi 11 mars 2024 : La « guerre juste » dans la culture catholique entre la Révolution française et le Concile Vatican II.

Lundi 8 avril 2024 : Prier pour la victoire, prier pour la paix. Les catholiques dans les guerres pour la nation

Lundi 22 avril 2024 : Le magistère pontifical face aux guerres contemporaines.

Lundi 6 mai 2024 : Les catholiques et le pacifisme

Renseignements auprès de Baptiste.Werly@unige.ch

Vuissens : 30 ans au service de l’animation musicale

Dimanche 21 janvier dernier, c’était doublement la fête à l’église de Vuissens : en plus de célébrer la fête patronale de Saint-Vincent, la communauté a chaleureusement remercié Mme Monique Noël qui a animé les messes dominicales pendant 30 ans !

Par Gérard Dévaud
Photo : André Bise

Avec la regrettée Marie-Thérèse Emery, Monique Noël a accepté, il y a 30 ans, la proposition de l’abbé Crausaz d’assurer l’animation des chants lors des messes dominicales. A l’époque, Vuissens avait une messe chaque week-end. C’est donc en alternance avec Marie-Thérèse, et quelques fois avec elle, que Monique a assuré ce magnifique engagement.

Même si depuis quelques années il n’y a plus qu’une messe dominicale par mois, Monique n’a cessé de préparer avec soin le choix des chants. Combien de célébrations animées, de prêtres accueillis, de partitions étudiées, d’heures de réflexions et de préparation, de mélodies entonnées ? Dieu seul le sait !

Et comme il parait que chanter c’est prier deux fois, quel magnifique ministère au nom de sa foi elle a offert à sa communauté !

Monique Noël ne va pas pour autant laisser tomber sa chère communauté de Vuissens, vu qu’elle va continuer la décoration florale et le service de sacristie.

Encore mille mercis chère Monique et bonne semi-retraite musicale !

Le journalisme revisite la Bible

Olivier Abel entouré de Geneviève de Simonet-Cornet (à droite) et Alexandre Winter (à gauche).

Dans son nouvel essai, La blessure et la grâce, Gabriel Ringlet convoque les créateurs d’imaginaires afin de revisiter les textes bibliques au travers de l’art ou de l’actualité. De passage à Genève, il est venu partager cette démarche de « journalisme de la parabole » qu’il affectionne tant lors de la dernière rencontre Un auteur, un livre au Temple de la Madeleine.

Texte et photos par Myriam Bettens

« Je ne sais pas si c’est parce que les gens vous connaissent ou à cause du titre de votre livre que les gens sont venus en nombre aujourd’hui », s’interroge un auditeur. « Pour ma part, c’est le titre qui m’a surpris. Habituellement on lie la grâce avec le péché et non avec la blessure », poursuit-il à l’intention de l’auteur. Ecrivain, journaliste et théologien belge, le Père Gabriel Ringlet était invité à présenter son dernier ouvrage, La blessure et la grâce, lors de la traditionnelle rencontre mensuelle Un auteur, un livre, organisée par les églises catholique et réformées genevoises.

Amoureux des mots et de l’Evangile, Gabriel Ringlet est convaincu qu’il est possible de faire goûter les textes bibliques en empruntant d’autres chemins. C’est ce qu’il fait dans son dernier ouvrage à travers soixante textes très courts, dont l’amorce est issue d’un film, d’une chanson, ou de l’actualité. L’auteur pratique d’ailleurs cette démarche de « journalisme de la parabole » depuis longtemps. Pour lui, l’Evangile doit en permanence être revisité par les enjeux contemporains. « J’envoyais des articles aux journaux bien avant mes douze ans », glisse-t-il en souriant. 

Il parfait cette vocation après des études de lettres, de philosophie puis de théologie, lorsque son évêque, à la veille de son ordination sacerdotale, lui propose de collaborer au quotidien La Wallonie. Le journal anticlérical cherchait un jeune prêtre pour commenter les retombées du Concile Vatican II. Gabriel Ringlet conservera également cette liberté de pensée et de ton que relève Alexandre Winter lors des échanges avec le public. En effet, le prêtre belge est aussi connu pour ses prises de position avant-gardiste sur la laïcité, l’avortement, la fécondation in vitro, la pédophilie dans l’Eglise ou le mariage des prêtres. 

Comme pour confirmer les propos du pasteur réformé et co-modérateur de la rencontre, l’auteur ouvre son ouvrage par un commentaire du livre des Lamentations. Un texte de protestation contre Dieu, d’une incroyable audace. L’auteur de ce texte biblique s’en prend violemment à Dieu avant de réaliser, comme dans un basculement, que les tendresses de Celui-ci ne sont jamais finies, mais se renouvellent chaque matin. Une grâce, en somme. Loin d’idéaliser la blessure pour autant, il reprend l’image de la grâce chez les Indiens hindouistes, qui la comparent à une onde. « Elle nous rejoint, nous habite. Comment donc être dans la bonne longueur d’onde pour recevoir cette grâce », interroge le prêtre belge. 

Les revisites de l’auteur mettent en avant ceux qui approchent la blessure, l’apaisent, « en ne calfeutrant pas ce qui doit saigner ». Tout comme Jésus, ils font preuve d’une tendresse toujours renouvelée. Il termine ce journalisme de la parabole par « une formidable réécriture des Béatitudes », selon les termes de Geneviève de Simonet-Cornet, journaliste et co-modératrice de la matinée. Dans cette version, les contemplatifs, les fraternels, les féminins et même les hérétiques sont les « heureux » de ce texte des Béatitudes. Ils « osent une foi qui n’est pas encore dite ». Ils élargissent l’espace de la grâce, comme l’exhorte le Père Ringlet.

L’auteur, Gabriel Ringlet, est entouré de la journaliste Geneviève de Simone-Cornet (à gauche) et du pasteur réformé Alexandre Winter (à droite).

Pèlerinage en Normandie pour nos jeunes engagés

Une partie de l’équipe de jeunes qui partira en pèlerinage lors d’une séance préparatoire en janvier dernier.

Une trentaine de jeunes de la paroisse partiront en pèlerinage à la Pentecôte. Présentation.

Par Gérard Dévaud
Photos : Georges Losey, DR

Actuellement, quand on parle de l’Eglise dans les journaux, c’est plutôt pour dénoncer des actes non glorieux ou parler de la crise qu’elle traverse avec, pour conséquence, de nombreuses personnes qui quittent le navire.

Mais heureusement, il y a aussi de bonnes nouvelles à relever ! Et chez nous, nous avons la chance de pouvoir compter dans nos rangs de nombreux jeunes qui s’engagent au service de l’autel ou comme jeunes sacristains. Quel magnifique témoignage de foi !

Afin de les encourager et les remercier, la paroisse a l’habitude d’organiser un pèlerinage tous les 2 ans pour les grands servants et jeunes sacristains. Après Lourdes, Assise, la Pologne et le Togo, un nouveau projet est en train de voir le jour pour ce printemps. C’est ainsi que durant le week-end de Pentecôte, une trentaine de jeunes prendront la route direction la Normandie. 

Mont-Saint-Michel et Lisieux

Au programme : traversée de la baie du Mont-Saint-Michel, accueil et messe à l’abbaye du Mont, visite du site. Le lendemain, découverte d’une plage du débarquement, du cimetière américain de Colleville-sur-Mer. Le pèlerinage se terminera à Lisieux pour découvrir la vie de la petite Thérèse et prier dans ce haut lieu de spiritualité.

Ces jeunes ont conscience d’être des privilégiés de pouvoir vivre de tels moments. Aussi, ils vont donner de leur temps et de leur énergie pour soutenir des jeunes qui ont moins de chance qu’eux. Lors du précédent pèlerinage au Togo, ils ont été très touchés par le village « Espérance et Paix » créé par sœur Odile qui accueille des enfants et des adolescents handicapés mentaux. Nos jeunes ont ainsi choisi de s’investir pour récolter de l’argent en faveur de cette magnifique œuvre. Des informations à ce sujet suivront. Bravo les jeunes !

Merci au Conseil de paroisse qui soutient ces jeunes et bravo à nos servants de messes et jeunes engagés !

La basilique Thérèse de Lisieux, qui fait partie du programme de ce pèlerinage des jeunes.

Retraite paroissiale avec le Père Gabriel Ghanoum

L’Espérance au quotidien : vendredi 15 mars 19h-20h30, samedi 16 mars 16h-17h30 et dimanche 17 mars 9h-10h30. 

Lieu : paroisse Sainte-Thérèse, Avenue Peschier 12 bis, 1206 Genève.

Gabriel N. Ghanoum né au Caire en 1953, est un psychothérapeute d’origine égyptienne exerçant en Floride. 

Ordonné prêtre en 1993, il débute sa pratique pastorale en Floride dès l’année suivante. En 1999, il est nommé curé de l’église Saint-Jude de Brickell à Miami, où il officie jusqu’en 2010, année de son transfert à l’église Saint-Nicholas de Delray Beach, dans le comté de Palm Beach.

Outre son activité pastorale, il met en place divers programmes d’assistance sociale : aide aux nécessiteux et aux sans-abri, collaboration avec l’hôpital pour enfants et coordination de l’assistance aux enfants victimes d’abus sexuels. 

Parallèlement, il apporte son soutien à l’association mexicaine d’aide aux enfants atteints de cancer, ainsi qu’aux sœurs Missionnaires de la Charité de Mère Teresa dans l’archidiocèse de Miami. Durant la vague pandémique de Covid-19 au printemps 2020, il se distingue par son engagement et la qualité de son assistance aux familles des patients décédés.

Ici et là la bonne soupe de Carême!

Par Marie-Christine Mota | Photos : Georges Losey

Dès le 18 février, et durant tout le mois du temps pascal, les soupes de Carême seront à nouveau au rendez-vous dans toutes les communautés de la paroisse, selon le tableau ci-dessous. 

Votre contribution à la soupe de Carême sera intégralement versée à une action concrète choisie par notre équipe pastorale, en l’occurrence l’un des projet sera Haïti, pour le projet « Reboiser pour se prémunir contre les ouragans et les sécheresses ».

Toutes les soupes organisées à la paroisse ont lieu dès 11h30.

Soyez les bienvenu(e)s !

Pour de plus amples informations : https://actiondecareme.ch/projets

Les soupes de Carême dans la paroisse

Estavayer-le-LacVendredi 1er marsSalle de la Prillaz
FontSamedi 2 marsSalle paroissiale
Estavayer-le-LacVendredi 8 marsSalle de la Prillaz
AumontDimanche 10 marsSalle communale
MuristDimanche 10 marsSalle des sociétés
Estavayer-le-LacVendredi 15 marsSalle de la Prillaz
MorensSamedi 16 marsAbri PC
Estavayer-le-LacVendredi 22 marsSalle de la Prillaz
ChâblesSamedi 23 marsBuvette communale
ChâtillonSamedi 23 marsSalle communale
CheyresVendredi saint 29 marsSalle des Etourneaux
CugyVendredi saint 29 marsSalle polyvalente
MontetVendredi saint 29 marsSalle communale
NuvillyVendredi saint 29 marsBrocafé
Rueyres-les-PrésVendredi saint 29 marsSalle communale
SeiryVendredi saint 29 marsSalle communale
La préparation de l’une des soupes à Estavayer, l’année dernière.

Prière à saint Joseph (pouvant servir de neuvaine pour préparer sa fête du 19 mars)

Statue monumentale de Saint-Joseph-de-Bon-Espoir d’Espaly / Le Puy-en-Velay (22 mètres de haut).

Prière et photo proposée par Jean-Michel Moix 

En ce mois de mars, l’Eglise nous invite à prier spécialement saint Joseph que nous fêtons solennellement le 19 mars.

Saint Joseph, père nourricier si fidèle de l’Enfant divin, époux virginal de la Mère de Dieu, protecteur puissant de la Sainte Eglise, nous venons vers vous pour nous recommander à votre protection spéciale. Vous n’avez rien cherché en ce monde, sinon la gloire de Dieu et le bien du prochain. Tout donné au Sauveur, c’était votre joie de prier, de travailler, de vous sacrifier, de souffrir, de mourir pour Lui. Vous étiez inconnu en ce monde, et cependant connu de Jésus. Ses regards reposaient avec complaisance sur votre vie simple et cachée en Lui. 

Saint Joseph, vous avez déjà aidé tant d’hommes. Nous venons vers vous avec une grande confiance. Vous voyez dans la lumière de Dieu ce qui nous manque, vous connaissez nos soucis, nos difficultés, nos peines. Nous recommandons à votre sollicitude paternelle cette affaire particulière… Nous la mettons entre vos mains qui ont sauvé Jésus-Enfant. Mais avant tout implorez pour nous la grâce de ne jamais nous séparer de Jésus par le péché mortel, de Le connaître et de L’aimer toujours plus, ainsi que sa sainte Mère, de vivre toujours en présence de Dieu, de tout faire pour sa gloire et le bien des âmes, et d’arriver un jour à la vision bienheureuse de Dieu pour Le louer éternellement avec vous. Ainsi soit-il.

(extrait du livre, Saint Joseph, Epoux de Marie, Traditions Monastiques, 2006, pp. 226-227)

En chemin vers Pâques

Texte et photo par Sandrine Mayoraz

Chers lecteurs, chères familles,

Nous voilà déjà dans un Carême bien entamé ! Cette année, Pâques est tôt. Les congés scolaires sont concentrés sur le printemps et le mois de mars nous offre déjà des fériés.

La Saint-Joseph nous rappelle que le Fils de Dieu a grandi, lui aussi, dans une famille. Il a bénéficié de l’Amour d’un père terrestre qui lui a transmis son origine, ses traditions, son goût du travail. Comme il a veillé sur l’Enfant Jésus, Joseph garde et protège chacune de nos familles. 

Notre pape François a dit qu’« en choisissant une famille qui fait « l’expérience de la souffrance », Jésus dit à nos familles : « Si vous vous trouvez en difficulté, je sais ce que vous ressentez, je l’ai vécu : ma mère, mon père et moi-même en avons fait l’expérience ; dites-le aussi à votre famille : vous n’êtes pas seuls ! »1

En écho aux fêtes pascales qui approchent, ces paroles prennent une autre profondeur : la souffrance, Jésus l’a connue jusqu’à la mort. C’est cette expérience que nous sommes appelés à méditer et à vivre à la fin du mois, à Pâques. C’est là, la bonne nouvelle du Christianisme : Jésus est venu habiter notre vie tout entière, avec ses joies et ses peines. Il nous promet que la Vie vainc la mort. Ainsi, Pâques est pour chacun et pour nos familles une source d’Espérance et de Joie.

Dans ce numéro, vous allez découvrir l’actualité des paroisses sous l’angle familial :
– Des témoignages d’enfants et de jeunes sur leur vie de foi ou leur engagement ; 
– Des couples au retour de Lyon ;
– Des invitations de la Garde pontificale, pour le festival des familles au Labyrinthe aventure ; 
– Et bien sûr, les célébrations de la Semaine Sainte adaptées à chaque génération.

Bonne lecture et beau chemin vers Pâques ! 

1 Pape Francois, Angélus, 31 décembre 2023.

Une célébration lumineuse: rencontre de jeunes servants de messe

Par Lola Pires | Photos : Erika Meninas

Le vendredi 2 février, en la Maison des Jeunes à Monthey, la fête de la Chandeleur a réuni avec éclat les servants de messe de Monthey, Choëx, Collombey et Muraz. Ils sont venus célébrer la lumière et la spiritualité au sein de notre communauté. Dans un esprit de fraternité, ces jeunes se sont rassemblés pour vivre une expérience enrichissante au service de leur foi.

La rencontre a débuté avec une crêpe-party, où les rires et la camaraderie ont créé une atmosphère joyeuse, puis elle s’est poursuivie par des jeux pour finalement se conclure par une chaleureuse prière à l’église de Monthey, chacun portant fièrement sa lumière symbolique. Les jeunes servants de messe ont démontré une dévotion exemplaire, contribuant à la solennité de la cérémonie.

En résumé, ces jeunes, porteurs de lumière, ont illuminé non seulement l’église, mais aussi les cœurs de tous ceux qui ont eu la chance de partager cette journée avec eux.

Prière à la lueur des chandelles.

Escapade lyonnaise en couple

A la sortie de la messe à Lyon Centre.

S’offrir une parenthèse loin du quotidien pour se centrer sur notre vie de couple n’est jamais facile. Grâce à notre curé Jérôme, des couples sont partis à Lyon pour un week-end. Accompagnés par leurs ambassadeurs, les Riat, et l’abbé David Roduit, ils reviennent sur ce séjour.

Par Sandrine et François-Xavier Mayoraz | Photo : DR

Une journée pour notre couple

« Premier signe de réussite : tous les couples sont rentrés ensemble ! » lance-t-on avec humour. Tout est minutieusement organisé à l’avance et le couple Riat s’est occupé des détails sur place. Ainsi, la tête et le cœur sont libres pour vivre l’instant présent et les tracas sont restés en Suisse. Le samedi, à la maison Familya1, nous sommes guidés vers des thématiques essentielles à notre vie de couple par des topos suivis d’échanges à deux. Nous avons rigolé, réfléchi et pris le temps de se regarder dans les yeux au sens propre et figuré. Le discours positif fait du bien : une crise est un chemin de croissance et la vie à deux peut être source d’épanouissement personnel. Entendre d’autres couples apporte une sorte de réconfort et démystifie certaines croyances sur le bonheur à deux. C’était une riche journée. 

Comme des coqs en pâte

L’hôtel au cœur de Lyon, le souper à bord de L’Hermès (bateau restaurant) ajoutent de la magie et du romantisme. Sans oublier la bonne compagnie et l’amitié des autres couples ! La messe du dimanche dans la fameuse église Sainte-Blandine apporte la touche spirituelle pour finaliser le séjour. « En partant nous savions que nous nous aimions, en rentrant on s’aime encore plus » résume-t-on. Quant à l’abbé David, il rentre motivé à prévoir quelque chose pour les couples de sa paroisse (Saint-Léonard / Uvrier). Nous sommes reconnaissants envers les paroisses de nous avoir offert cette escapade lyonnaise et adressons un merci particulier à Patrick et Christiane Riat.

1 https://www.familya-lyon.fr

Tel Dieu…

Par l’abbé Darius Kapinski, curé-modérateur

Dieu, ici un prisonnier si humanisé
qu’il est encore en train de devenir
A l’humanité, il donne un devoir de silence
chaque jour

Fragile comme les signes sur le sable du temple
réalisés en geste du pardon
qui se déguisent en vêtement blanc
chaque jour

Il est poussé sur le chemin infini
nourri par la crudité du désert
avant la passion épuisée
chaque jour

Marchant sur les eaux empilées
inondé dans le sang et la sueur
crucifié dans les cœurs par la haine
chaque jour

Humain comme un sourire de l’enfant 
comme amour de la mère
relèvement de par terre
chaque jour

Dans le mystère et la perplexité de nuit 
en confiance confiée contre tout
chaque jour, de l’aube renforcée
ma résurrection !

Ce poème, choisi par l’abbé Darius, en guise d’éditorial pascal, est extrait du livre « Doux désert – Journal de la Terre sainte »  qu’il a publié en 2010 aux Editions du Parvis.

Rencontre avec Loris Follonier, ancien garde suisse

En défilé au bord du lac léman.

Le dimanche 10 mars prochain, la Lemania sera présente à Monthey

Propos recueillis par Valentin Roduit | Photos : Loris Follonier

Bonjour Loris. Peux-tu nous dire qui est cette « Lemania » qui sera présente à Monthey le 10 mars prochain ?
Oui ! La Lemania est l’association qui regroupe les anciens gardes suisses pontificaux qui habitent dans les cantons de Genève, de Vaud et du Valais romand. Cette association a été fondée en 1979. D’autres associations sœurs existent dans les autres cantons suisses et il existe même une association fédérale, pour toute la Suisse. Le but de ces associations est toujours le même : permettre aux gardes qui ont terminé leur service à Rome et qui rentrent chez eux de garder et de soigner les liens qu’ils ont tissés. Ils permettent aussi de faire connaître la Garde, en défilant lors de la Fête-Dieu ou des grandes fêtes paroissiales. Enfin, ils soutiennent les gardes actifs lorsque ceux-ci viennent en Suisse, comme c’est le cas pour le salon des métiers de Martigny, par exemple, en préparant le matériel nécessaire sur le stand.

Et le 10 mars, alors, que se passera-t-il ?
Comme toutes les associations, nous devons nous réunir une fois par année pour approuver les comptes, admettre les nouveaux membres et prendre des décisions pour nos activités à venir. Puisque nous sommes étalés sur trois cantons différents, nous tournons chaque année pour la tenue de cette assemblée générale. Mais la journée commencera bien avant l’assemblée : tout d’abord, nous organiserons une présentation pour les jeunes du secteur. Ensuite, les anciens gardes enfileront leurs uniformes pour se rendre en défilant à la messe paroissiale. A la fin de la messe, nous partagerons l’apéritif avec les paroissiens. Ce n’est que dans la deuxième partie de la journée que nous nous retrouverons « entre nous » pour le repas et, enfin, pour l’assemblée générale !

Donc il y a une partie consacrée à faire de la publicité pour la Garde Suisse Pontificale ?
Oui, c’est ce que nous faisons avant la messe. Cette présentation est ouverte à tous les adolescents qui se posent la question de devenir garde suisse et qui ont besoin d’en savoir plus avant de prendre une décision. Les jeunes présents pourront nous laisser leurs coordonnées afin qu’on les accompagne dans toutes les étapes du recrutement, peu importe l’âge qu’ils ont. Et s’ils sont absents le jour en question, ils peuvent toujours nous contacter par mail à promotion.lemania@gmail.com !

Dimanche 10 mars : « Raclette de Solidarité »

Après la messe solennelle, aura lieu le repas de solidarité. Cette année, nous partagerons avec convivialité une bonne raclette, issue d’une fromagerie locale. La raclette est offerte, les boissons sont payantes. Un chapeau à la sortie permettra de récolter des bénéfices qui seront versés en faveur de l’action de Carême. Au cours du repas, Sofia Racioppi, coordinatrice de la campagne œcuménique de Carême, viendra nous présenter un projet au Sénégal pour défendre le droit à l’alimentation. Bienvenue à tous.

9h Rencontre avec les gardes et les jeunes à la Maison des Jeunes.
Défilé des gardes

10h30 Messe solennelle animée par la chorale de Monthey.
Apéritif sur le parvis animé par l’Harmonie

12h Raclette de la solidarité à la Maison des jeunes.

Les membres de l’association présents lors de l’AG 2023 à Rolle.

Un œcuménisme bien vécu dans la Broye

Dans notre Broye, partagée entre les cantons de Fribourg et Vaud, la question de l’œcuménisme est une réalité bien présente et vécue au quotidien.

Par Gérard Dévaud
Photos : Georges Losey

Nombreuses sont les familles mixtes et il n’est pas rare de rencontrer des réformés dans nos célébrations, et vice-versa. L’Eveil à la foi, la catéchèse à l’école enfantine et de nombreuses activités sont vécues de manière œcuménique.

La semaine de prière pour l’unité des chrétiens (du 18 au 25 janvier) permet de rendre visibles tous ces liens tissés au long de l’année et de se rassembler autour de la Parole pour une prière commune.

Cette année, différents rendez-vous étaient proposés durant cette semaine dans toute la Broye autour de l’évangile du bon Samaritain (Luc 10, 25-37). Tout aurait dû démarrer avec la conférence du pasteur Hoegger, reportée au 6 mars chez les Focolari. Après une prière à Avenches, il y eut une grande célébration à l’abbatiale de Payerne. A noter la remarquable prestation de Benoît Zimmermann, organiste, qui a composé et interprété une pièce spécialement pour l’occasion sur le thème de cette année.

Célébration à la collégiale

Et enfin, le dimanche 28 janvier, en prolongation de cette de semaine de l’unité et pour montrer que l’œcuménisme ne s’arrête pas à ces 7 jours, une célébration a rassemblé un grand nombre de fidèles à la collégiale d’Estavayer. Aux côtés de nos prêtres et de la pasteure, plusieurs délégués des communautés catholique et réformée nous ont permis de méditer et prier à partir du célèbre hymne à l’amour développé par saint Paul dans sa lettre aux Corinthiens (chapitre 13) et de l’évangile de Luc. Le climat invitait à la prière, grâce à la bonne cohésion de l’équipe d’animation, des chants soutenus par Philippe Marchello à l’orgue. A la fin de la célébration, les enfants – qui s’étaient retrouvés pour vivre une animation autour du thème de l’amour – ont rejoint l’assemblée avec une farandole de cœurs : tout un symbole ! 

Après l’envoi en mission : partager un message de paix et d’espérance à l’aide d’un marque-page, les nombreux participants se sont rassemblés sur le parvis de l’église pour un temps de convivialité et de fraternité autour d’un apéritif.

L’abbé Darius accueille la pasteure Thünde Lamboley à la collégiale.
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