Carême: 40 jours pour mieux aimer

Par Bernadette von Niederhäusern | Photo : LDD

Cette année, le Carême commence le 14 février à la Saint-Valentin. C’est un signe que l’amour et la miséricorde de Dieu sont au cœur du Carême et que Pâques est l’apothéose de l’amour. Avec le thème « moins c’est plus ! », cela donne à réfléchir à son propre comportement vis-à-vis de soi-même, des autres, de la Création et de Dieu. Quelle conversion suis-je prête à faire ?                                                                                                                            

Le Carême, c’est l’occasion de s’arrêter et de se recentrer sur Celui qui est la source de l’amour. Il nous a montré l’exemple, comment aimer sans condition en donnant sa vie pour les autres, pour nous autres. Si je regarde le changement climatique, je vois qu’il apporte beaucoup de souffrances, surtout chez les peuples qui en subissent les conséquences. Est-ce que moi chrétien, je me soucie de mon prochain qui souffre ? Quel message chrétien transmettons-nous autour de nous par notre attitude ?

Ignace de Loyola a dit : « Prie comme si tout dépendait de Dieu, et agis comme si tout dépendait de toi. »  L’attitude spirituelle nourrit l’action ; je dirais même que la prière amplifie notre action.

Chacun est invité  à se mettre en prières pour se laisser devancer par Dieu. Suis-je d’accord d’aider à porter la croix des peuples en souffrance ? Qu’est-ce que je peux faire pour préserver le climat ? C’est à chacun de se laisser guider par l’Esprit Saint. Chaque goutte d’eau est importante, elle fait partie de l’océan des possibles. Allons à Jésus, notre source intérieure, pour que chacun soit une goutte d’eau vivifiante pour les autres et soi-même. 

Bon Carême !

« Le don que Dieu m’a donné »

Elle prie beaucoup et récite son chapelet chaque matin. Paroissienne à Orsières, Amélie Métroz, 83 printemps, est aussi une karatéka accomplie ! Rencontre avec une ceinture noire 1er dan pleine d’enthousiasme.

Par Nicolas Maury | Photo : Pierre Pistoletti

« Ça ne t’embête pas si on se tutoie ? » Alors qu’Amélie Métroz effectue une démonstration de karaté, répondre par la négative constituerait une erreur stratégique. Dans son appartement d’Orsières, la tonique octogénaire enchaîne les mouvements. « Si tu me donnes un coup de poing, je me défends avec un geden baraï. Là, je chasse ton bras qui arrive : c’est un age uke. Il y a aussi le mae geri. Je lance le pied. Celui d’en face doit parer le coup avec la main. »

La Valaisanne fait reposer son équilibre sur deux piliers : l’art martial japonais et la prière. « Est-ce que je suis une bonne catholique ? Dieu seul le sait », sourit-elle. « Je crois à ce que mes parents m’ont enseigné. Ils étaient très croyants, même s’ils avaient trop de travail et qu’on ne pouvait pas toujours aller à la messe. Mais j’aimais bien le curé René Lonfat. Cela dit, je ne comprenais pas tout. » Son mariage a changé la donne. « J’ai vraiment appris à lire grâce à mon mari et j’ai dévoré les livres religieux. » Son engagement n’a dès lors cessé de croître. « En 1981, j’ai fait les vœux de la fraternité de Saint-François dont j’ai intégré le comité. J’ai aussi participé à l’Eveil à la Foi et au Renouveau. » Paroissienne assidue, son chapelet ne la quitte pas et elle ne manque que rarement la messe dominicale. « Quand le curé Joseph Voutaz ne me voit pas, il s’inquiète (rires). Le jeudi je vais aussi à celle du home. Aujourd’hui, je n’ai pas pu. Cela aurait été impoli de rater notre rendez-vous ! » Pendant près d’une année, Amélie s’est occupée de l’entretien de l’église d’Orsière. « Le nettoyage, un peu tout en fait… Mais ça faisait beaucoup. »

Sur la table située devant celle qui est ceinture noire 1er dan figurent plusieurs clichés, dont un avec plusieurs personnes en kimono. « Le karaté est une histoire de famille. Mes filles ont commencé avant moi et m’ont proposé de venir. C’était en 1981, j’avais 60 ans. Ça me relaxe. Mais je ne mélange pas les choses. Ce n’est pas ma vie spirituelle. » Et de saisir le recueil Prions en Eglise. « Là-dedans il y a tout: les psaumes, les évangiles, les épitres. Je le lis tous les jours. Mais surtout, je prie tous les jours pour tout. C’est le don que Dieu m’a donné. »

Amélie Métroz, née à Orsières le 15 décembre 1940. A quatre filles et neuf petits-enfants. Catholique fervente et instructrice de karaté.

Retrouvez l’ensemble des textes et des vidéos de la rubrique sur le site : https://presse.saint-augustin.ch/ecclesioscope/

Il faudra composer avec moins de messes!

A l’heure du « point pastoral » de la dernière assemblée paroissiale, en décembre dernier, c’est à l’abbé Bernard Alassani que revint la délicate tâche de faire une annonce qui va faire grincer, à savoir une diminution du nombre de messes qui doit être envisagée dans un proche avenir, du fait que seul deux prêtres sont aujourd’hui disponibles pour assurer les célébrations. Une mesure pénible mais inéluctable.

Par Claude Jenny
Photo : Georges Losey

« Nous devons réfléchir ensemble à l’avenir du fonctionnement de la paroisse sur le plan des célébrations » a dit l’abbé Bernard au préalable. Il a mentionné une statistique parlante : « Lorsque je suis arrivé dans la paroisse, il y a 4 ans, en additionnant les prêtres actifs et les prêtres retraités qui fonctionnaient comme auxiliaires, nous étions 9 prêtres à pouvoir célébrer. Aujourd’hui, nous ne sommes plus que deux prêtres, l’abbé Darius – curé-modérateur – et moi-même. Impossible donc de ne pas imaginer que nous devions réduire le nombre des célébrations. » 

Au moins une messe mensuelle

« Que faire ? » a-t-il demandé à l’assemblée, promettant que des propositions seront faites par l’équipe pastorale et discutées avec les Conseils de communauté. « La solution que nous voulons mettre en place doit permettre à chaque communauté locale de pouvoir disposer d’au moins une messe mensuelle dans chacun des treize lieux de culte que nous desservons régulièrement » a-t-il dit. « Nous avons déjà taillé dans le nombre de messes célébrées en semaine, mais ce n’est pas suffisant. » Il a ajouté que « le maintien d’un rythme régulier dans chaque lieu de culte est aussi important pour les chœurs mixtes, car le nombre d’occasions de chanter lors des messes est évidemment de nature à influencer leur motivation et leur préparation ».

A relever que la paroisse peut compter depuis l’automne dernier sur le renfort d’un « vicaire dominical » avec l’abbé André Helle, qui vient officier dans la paroisse chaque week-end. Son contrat prendra fin en juin prochain, au terme de la présente année pastorale, et il n’est pas certain qu’il pourra être renouvelé car l’abbé André attend une décision de son évêque togolais quant à son avenir. Il se pourrait qu’il rentre dans son pays ou qu’il poursuive sa formation théologique à l’Université de Fribourg.

Concertation

La discussion sur ce sujet épineux n’a pas été ouverte lors de l’assemblée du 13 dé–cembre dernier. Il appartiendra donc aux membres de l’équipe pastorale de prendre leur bâton de pèlerin pour aller rencontrer les divers conseils de communauté avec des propositions concrètes quant au planning des messes dans le futur.

La cathédrale de Lausanne

Lausanne est un haut lieu de spiritualité depuis l’Antiquité.

Par Pierre Guillemin | Photos : DR

Une cathédrale n’est pas construite au hasard et celle de Lausanne n’y déroge pas.

Le lieu, l’orientation sont les premiers éléments à observer. Viennent ensuite des éléments architecturaux qui vont lui donner une signification, un message particulier autour desquels le visiteur, pèlerin, croyant sera amené à se questionner et s’émerveiller.

Etymologie

La construction se situe sur un promontoire qui se nommait « La Grande Roche » : Moïse fait jaillir l’eau d’une roche, la roche fait écho à cette pierre sur laquelle l’Eglise est bâtie. Mais Lausanne est un haut lieu de spiritualité depuis la plus haute Antiquité. Le nom antique de la ville est Lousonna. Or, le radical Lou est issu de Lug en Celte qui désigne un dieu aux multiples pouvoirs (dieu solaire, dieu-roi maitrisant tous les arts et les sciences) et dont la fête se situe au 1er août… Lug c’est aussi Lausa en latin, c’est-à-dire une pierre plate, un autel. 

Alors, en associant Lug et Sonna (soleil), Lug Sonna est l’endroit où le dieu resplendit. Lausanne se trouve liée à tous les autres lieux où le dieu Lug est vénéré : Lugdunum (Lyon), Lugano, Lucerne, Lutry, Loudun, entre autres.

L’orientation de l’édifice est dans la lignée classique de celle des églises. L’entrée est tournée vers l’Ouest tandis que le chœur et l’autel sont placés à l’Est. Au moment où le jour se lève, le public trouve un autel resplendissant de lumière symbole de la Présence, de la Puissance et de l’Amour de Dieu. Toutefois, on observe un décalage entre l’axe du chœur et l’axe de la nef. Symbole ou erreur de conception lors de la construction ? En l’absence de documents clairs, on penchera vers une erreur de conception : les architectes et Compagnons « corrigent » l’alignement en plaçant à la base droite du chœur un escalier donnant accès aux galeries supérieures.

La rosace, tout un symbole.

Quadrature du cercle

La grande question architecturale et symbolique pour la cathédrale de Lausanne est la quadrature du cercle. Mathématiquement, il est impossible d’obtenir un cercle ayant la même surface qu’un carré puisque Pi est un nombre irrationnel. 

Ainsi, la rosace est une succession de carrés et de cercles qui cherchent à s’inscrire les uns dans les autres : les bâtisseurs s’interrogent (et le pèlerin avec eux) sur la logique de la construction de l’Univers et l’impossibilité de le représenter sous une forme géométrique résumant toutes les autres. Le mystère de Dieu est et reste donc entier, ce qui ne veut pas dire que l’on ne puisse pas s’en approcher par nos prières, nos actions, nos connaissances qui sont tous ces carrés et cercles que nous plaçons (comme sur la rosace) pour compléter cet ordre parfait de la Création.

« A côté, c’est aussi chez nous ! » ou… comment favoriser les rassemblements

Il y a peu de temps, je partageais la préoccupation du manque de prêtres à une de nos paroissiennes qui me répondit : « Y a qu’à demander des prêtres à Fribourg, ils en ont plein ! » Ce genre de réaction montre bien le manque d’informations au sujet de la réalité de notre Eglise. Effectivement, lors de la rencontre cantonale des agents pastoraux, prêtres et laïcs de notre canton du 14 novembre dernier, Mme Céline Ruffieux, représentante de l’évêque pour la partie francophone du canton de Fribourg, invitait les unités pastorales et les paroisses à diminuer le nombre de messes et à favoriser les rassemblements. Car, comme en France et dans de nombreux pays, la Suisse manque de prêtres, et notre diocèse ne fait pas exception !

Par Gérard Dévaud, au nom de l’équipe pastorale | Photos : Georges Losey

« Faire avec les forces en place »

Pour y pallier, notre Eglise a longtemps fait appel à des prêtres étrangers. Nous bénéficions nous-mêmes de la présence d’un prêtre polonais et de deux prêtres togolais. Dorénavant, notre évêque incite plutôt à « faire » avec les forces en place plutôt que d’aller chercher des prêtres ailleurs. Son argument : inviter les fidèles à se regrouper pour des eucharisties festives et vivantes. Nous en avons eu la preuve réjouissante lors de la fête paroissiale du 17 septembre à Cheyres. C’est vrai que, pour un prêtre, se retrouver un samedi soir dans une grande église devant 9 fidèles disséminés, ce n’est pas très réjouissant ! Le manque de prêtres est une réalité, mais la diminution des fidèles en est une autre.

Aller prier dans l’église d’à côté !

Cela fait maintenant de nombreuses années que notre paroisse a restreint le nombre de messes dominicales en invitant les paroissiens à se déplacer et à se rassembler pour l’eucharistie. Bien quelques-uns le font et nous les en remercions. Mais ce n’est malheureusement pas le cas de tous !

C’est vrai que l’esprit de clocher est encore très fort. Pourtant, à l’heure où nous nous déplaçons volontiers pour aller chez le médecin, au magasin ou même à la déchetterie dans le village d’à côté, ne pourrions-nous pas aller prier dans l’église située à 5 kilomètres, alors que notre paroisse s’étend sur une grande partie de la Broye avec ses 15 clochers ! A côté, c’est aussi chez nous !

Chercher des pistes ensemble

Bien sûr, si le nombre de messes diminue, nous devrons nous soucier de nos chœurs mixtes, mais aussi de la vie de nos petites communautés. Il y a certainement des pistes à creuser, des solutions à trouver, des temps de prières à inventer…

Pour cela, l’équipe pastorale a besoin de tous ! C’est en cela que l’appel de l’abbé Bernard – « nous devons réfléchir ensemble à l’avenir » – résonne ! L’équipe pastorale a déjà rencontré le Conseil pastoral (les délégués pastoraux de toutes nos communautés) et en février, ce sera le tour des représentants des chœurs mixtes. Mais si vous avez des idées ou des propositions, n’hésitez pas à nous les communiquer !  

Mais gardons confiance et n’oublions pas de prier l’Esprit Saint qui ne cesse de souffler et guider notre Eglise !

CREDO

Par Claude Amstutz
Photo : DR

Prends mes mains, riches de superflu ; 
Prends mes mains confiantes dans les tiennes, sources de toute joie. 
Prends mes yeux, sensibles aux apparences ; 
Prends mes yeux – la présence de mes frères, sources de toute espérance. 
Prends mon corps dont je garde souci ; 
Prends mon corps, tes bontés qui l’habitent, sources de toute louange.

Prends mon cœur que l’orgueil tyrannise ; 
Prends mon cœur ébloui par tes grâces, sources de toute beauté. 
Prends ma foi, ses miroirs déformés ; 
Prends ma foi tournée vers Tes béatitudes, sources de toute paix. 
Prends mon âme, mon rien qui se veut tout ; 
Prends mon âme, dans Ton corps et Ton sang, sources de toute adoration.

Mon Dieu, mon Ami, mon Insaisissable et mon Tout…

L’union fait la force !

Texte et photo par Astrid Belperroud

La jeunesse (jeunes après la communion de plus de 10 ans à 14 ans) vient de vivre son premier TEMPS FORT en région : paroisses de : Choulex-Vandœuvres, Puplinge-Presinge, Chêne-Thônex, Sainte-Thérèse (Champel) et Saint-Joseph (Eaux-Vives), plus de 40 jeunes et 5 catéchistes, 3 prêtres pour entourer, accompagner, écouter, bricoler, prier avec au cœur de la rencontre : Jésus. Il nous veut rassemblés, heureux et enthousiastes et tout était réuni pour une belle première !

Quelques échos :

« J’étais tellement heureux de vous voir toutes et tous engagés pour ce TF. (Thierry)                         

Des jeunes attentifs et participatifs, quelle belle expérience. (Sabrina)                                             

J’ai vu de la motivation entre les jeunes qui pour la plupart ne se connaissaient pas. (Anne Marie)                                

Avec ce dynamisme les jeunes ont mis tous leurs sens en route, le corps et l’esprit ont participé à cette journée. (Laurent)                                                                                                  

La présence d’autant de jeunes a donné une impression d’une belle présence physique et spirituelle, les jeunes étaient contents d’être là même les plus grands. Ils se sont «  reconnus  » surpris parfois d’être dans le même bateau. La joie de l’Evangile ! » (Astrid)

MERCI à Rose, Sabrina, Anne-Marie, Laurent, nos prêtres Sviatoslav, Karol et Thierry, à nos familles des deux UP La Seymaz et Eaux-Vives – Champel ! Osons mettre de la lumière dans nos vies, osons vivre des expériences nouvelles avec la rencontre du Seigneur.

Prochain rendez-vous de nos jeunes en région : découvrir le SEDER (dernier repas de Jésus le mercredi 27 mars et le samedi 27 avril à l’église Sainte-Thérèse de Champel.

Diaconie

La catéchèse d’aujourd’hui, ce n’est plus le catéchisme de grand-mère. La diaconie, le service de l’autre dans la gratuité, font partie intégrante du témoignage chrétien. Et du parcours de nos confirmés et confirmands associés à des bénévoles de nos paroisses : en effet, ils se sont donné rendez-vous le samedi 25 novembre 2023 devant les entrées de nos enseignes commerciales pour donner sacs et cabas, et décharger ensuite les dons des acheteurs généreux en ce temps qui précédait l’Avent et Noël.

Texte et photos par Astrid Belperroud

Un mot assez peu connu et pourtant si indispensable à nos sociétés dans lesquelles nous vivons. C’est un mot qui chante… comme symphonie, harmonie… Mais ce n’est pas la femme du diacre, ce n’est pas non plus une nouvelle philosophie de vie mais tout simplement comme nous le dit Wikipédia c’est l’institution qui organise la charité envers les pauvres et les malades de la communauté. 

Merci aux jeunes « des ados du cycles » « du parcours confirmation 2024 » et « les confirmés de 2023 » sans oublier Françoise et Monique, membres du Conseil pastoral de Saint-Joseph. 

Quelques échos : « merci beaucoup pour cette expérience » ; « merci beaucoup, ça m’a fait du bien de partager ce moment avec tous » ; « merci et à la prochaine ! »

C’est près de 197,5 tonnes de produits alimentaires et d’hygiène qui ont été récoltés sur le canton durant ce fameux Samedi du Partage, les 25 et 26 novembre dernier. BRAVO https://www.partage.ch/

Samedi du Partage : témoignage

Françoise Albert en compagnie de JJ McManus, confirmé 2023.

Par Françoise Albert | Photo : Astrid Belperroud

En pleine après-midi, à l’entrée de la Migros : nous sommes deux ou trois bénévoles qui tendons le sac « Samedi du Partage » aux personnes entrant dans le magasin. 

Il y a : 
– ceux qui passent « sans nous voir »,
– les timides qui n’osent pas,
– ceux qui ne veulent pas, un peu gênés ? peut-être même pas !
– ceux qui cherchent la conversation (ce sont peut-être les seuls mots qu’ils échangeront de la journée ?)
– ceux qui connaissent comment ça se passe et qui d’emblée demandent ce qui manque,
– ceux qui suivent leur chemin par automatisme et qui ne se laissent pas « dérouter » par le sac rose,
– ceux qui « ont déjà donné »,
– ceux qui « viendront demain »,
– mais aussi ceux qui sont heureux de PARTAGER, avec le sourire…

Le nombre 40

Par Pierre Guillemin | Photo : DR

Dans l’Ancien et le Nouveau Testament, le nombre 40 est souvent associé à des périodes de test, de préparation ou de transformation. Par exemple, il a plu pendant 40 jours et 40 nuits lors du Déluge et Jésus a jeûné pendant 40 jours dans le désert. 

Mais pourquoi 40 ? Y a-t-il une signification à ce nombre ? 

On serait tenté d’interpréter ce nombre 40 en utilisant les codes de la numérologie telle que pratiquée actuellement. Mais ce serait une erreur : le zéro, au moment où, selon les archéologues et historiens, commence l’écriture de la Bible (l’Ancien Testament) sous le règne du roi Josias (640-609 avant Jésus-Christ), ne fait pas partie des connaissances mathématiques de l’époque (il sera introduit au VIIIe siècle par les mathématiciens indiens et sera utilisé en Europe à partir du XIVe siècle – voir L’Essentiel janvier 2023). 

Cependant, en hébreu, les lettres ont une valeur numérique et peuvent être utilisées pour compter. Elles ont aussi une symbolique particulière que les exégèses de la kabbale savent interpréter. 

Le nombre 40 correspond à la lettre Mem. Le symbolisme de Mem est l’Eau ou la Mère. 

Mem évoque le changement, les cycles de la mort (la symbolique des mouvements de l’eau, par exemple, comme le perpétuel mouvement de sac et de ressac de l’eau sur une plage) et de la renaissance (d’où la symbolique de la mère). 

Active ou passive

L’eau est une matière instable, changeante, ressemblant en cela à l’âme humaine. L’eau peut être active ou passive, destructrice ou au contraire porteuse de vie. Solide (emprisonnée par la matière), liquide (libre) ou gazeuse (spiritualisée), elle peut donc aussi bien être attirée vers le bas, c’est-à-dire vers la matière (l’ego, les instincts naturels, l’inconscient), que vers le haut (l’esprit supérieur). 

L’eau peut aussi évoquer la source, la femme qui donne vie, pourvoit, nourrit, aime ses enfants. Le nombre 40 ou son équivalent, la lettre Mem, c’est donc la Nature ou le « Tout » qui est régi par la loi d’Amour, puisque tout dans l’Univers est lié et solidaire.

Le nombre 40 constitue cet appel à retourner à la source, aux eaux matricielles qui diffusent partout la vie et le progrès par-delà la mort, afin de nous redécouvrir comme les enfants de l’Univers créé par Dieu.

Paroisse de Vionnaz – comptes 2022

Vous trouvez ci-dessous les comptes de la paroisse de Vionnaz pour l’année 2022. Ce n’est pas une coutume, mais pour informer tous ceux qui pensent que la paroisse est riche, quoi de mieux que de publier les comptes. Vous remarquerez que 2022 laisse apparaitre un léger déficit qui s’accentuera car les charges du Secteur ne cessent de prendre l’ascenseur.

Par Jean-Paul Angeloz

La médaille de saint Benoît

« La piété populaire est un trésor pour l’Eglise », affirme le pape François. L’Essentiel décrypte cette année ce qui se cache derrière les principales médailles que nous portons. Regard sur la médaille de saint Benoît, qui remonte au Moyen-Age et est utilisée pour se protéger des embuches des démons.

Par Pascal Ortelli | Photos : DR

Prière à l’Enfant-Jésus

L’Enfant-Jésus de Prague.

Prière et photo proposée par Jean-Michel Moix 

Avec la fête du saint Nom de Jésus et la fête de l’Epiphanie que nous célébrons au début de ce mois de janvier, l’Eglise nous invite à nous tourner vers l’Enfant-Jésus, à le contempler dans la crèche ou en les bras de sa sainte Mère, Marie, et à lui présenter nos hommages avec les Rois Mages. 

Divin Enfant Jésus, nous voici prosternés à vos pieds pour vous rendre nos hommages et nous consacrer à vous pour toujours. 

Vrai Fils de Dieu et de Marie, soyez remercié de tous les bienfaits dont votre naissance a été la source pour nous. Eclairez notre esprit, enseignez-nous à devenir comme des enfants pour entrer dans le royaume des cieux. Fortifiez notre volonté, attachez-la invinciblement à la vôtre, aidez-nous à purifier toutes nos intentions par le souvenir des exemples que vous nous avez donnés. 

Divin Enfant, étendez vos bras et répandez vos bénédictions sur la sainte Eglise notre Mère, sur notre saint Père le Pape, sur les évêques, les prêtres et les religieux. Protégez nos familles, nos amis et nos ennemis. Veillez sur tous les enfants de l’univers, gardez le berceau des nouveau-nés, l’école des adolescents, la vocation des jeunes gens. Soyez l’appui des enfants déshérités, malades ou handicapés et des orphelins ; sauvez les enfants en danger d’avortement.

Faites-nous éprouver la Toute Puissance cachée dans votre petitesse. Convertissez les pécheurs, secourez les âmes du purgatoire et accordez-nous la grâce de vous posséder éternellement dans le ciel. Ainsi soit-il. 

(Extrait du fascicule : L’enfant Jésus de Prague, abbé M. Koller, Association N.-D. du Pointet)

Etre à contre-courant… signe du temps ?

Par Fabienne Gigon, représentante de l’évêque à Genève | Photo : DR

Chère Lectrice, cher Lecteur, 

Il n’y a que les poissons morts qui vont dans le sens du courant.

Ce proverbe chinois, tel que je l’ai retenu, était à choix comme thème de dissertations lors de mon collège. Il fait corps avec moi depuis. Nul souvenir des arguments de mes thèse et antithèse de l’époque… pourtant l’interpellation demeure. Comment être « un vivant » dans notre monde ?

Je pense à ce passage énigmatique de l’évangile de Luc où Jésus « passant au milieu d’eux, allait son chemin » (Lc 4, 30). Il va littéralement à contre-courant de cette foule voulant le jeter en bas d’un escarpement. Quand et comment le Seigneur nous invite-t-il à l’imiter ?

Toujours dans l’association d’idées émerge cette injonction de la constitution pastorale Gaudium et Spes (« Joie et espoir », 1965, art. 4) « l’Eglise a le devoir, à tout moment, de scruter les signes des temps et de les interpréter à la lumière de l’Evangile, de telle sorte qu’elle puisse répondre, d’une manière adaptée, à chaque génération, aux questions éternelles des hommes sur le sens de la vie présente et future et sur leurs relations réciproques. » Le discernement des signes des temps est demandé par Jésus lui-même (Mt 16, 2-3 ; Lc 12, 54-57) et les évangiles nous montrent le caractère subversif de la Bonne nouvelle, de la Parole de Dieu. 

En écho encore, cette formule de la célébration eucharistique juste avant la communion, prononcée par l’assemblée et le prêtre : « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole, et je serai guéri ». Elles reprennent les paroles du soldat de l’évangile de Matthieu (Mt 8, 5-11) : l’humilité et la confiance de ce centurion romain ne sont-elles pas un exemple de contre-courant total ? Comment cette parole offerte par la liturgie, dimanche après dimanche, jour après jour, peut-elle nous fortifier à oser un contre-courant en examinant les signes du temps ?

En ce début d’année, je demande au Seigneur, pour son Eglise, le discernement, afin de participer à la lecture du temps présent et aller par les voies qu’Il souhaite, sans crainte de ne pas se conformer à « l’air du temps ». Je sollicite la grâce de sa Parole pour guérir tout ce qui empêche d’en être des témoins vivants et d’annoncer sa présence, son royaume déjà de ce monde.

Puisse-t-Il, en cette année qui s’ouvre devant nous, nous bénir et nous faire don de ses grâces afin de poser nos pas dans ceux du Christ qui nous précède. 

Meilleurs vœux pour vos proches et vous !

En librairie – janvier 2024

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Le management… selon Jésus
Florian Mantione – Hervé Ponsot

Qui a dit que, dans l’Evangile, il n’était question que de religion ? Incroyable mais vrai, c’est également un excellent manuel de management ! Voici le livre qu’il nous fallait pour réconcilier l’attaché-case avec l’encensoir, l’homme d’affaires et le prêtre. Le livre qui nous fait comprendre, à la relecture de la vie de Jésus, son rôle de leader et l’efficacité de son discours et de sa stratégie pour convertir le monde.

Editions du Cerf

Acheter pour 15.00 CHF

Ces idées chrétiennes qui ont bouleversé le monde
Jean-François Chemain

La vieille Europe, la chrétienté, est-elle en train de mourir après avoir rempli sa mission d’ensemencer le monde du christianisme ? On peut s’interroger sur la nécessité d’un tel pessimisme. L’Occident se trouve désormais au banc des accusés. A l’extérieur, on conteste son hégémonie, invoquant des griefs présents et passés. A l’intérieur, les uns, surenchérissant sur le monde, exigent qu’il fasse repentance de ce qu’il a été – conquérant, dominateur, homogénéisateur… tandis que d’autres, nostalgiques de la « chrétienté », lui font grief de ce qu’il ne serait plus assez « chrétien ». A l’heure du doute, Jean-François Chemain livre ici une réflexion puissante et originale sur les apports civilisationnels du christianisme et la légitimité de leur devenir.

Editions Artège

Acheter pour 30.90 CHF

Madeleine Delbrêl
Elisabeth de Lambilly

Madeleine Delbrêl, née dans une famille peu croyante, perd la foi à 15 ans. Elle rencontrera à nouveau le Christ grâce à des amis chrétiens et, à 20 ans, est « éblouie par Dieu », lors d’un passage en l’église Saint-Dominique de Paris. Sa conversion la pousse à s’engager dans le scoutisme puis à travailler comme assistante sociale auprès des plus pauvres, annonçant la Bonne Nouvelle de l’Evangile dans les banlieues rouges de la capitale. Avec des amies, elle fonde une communauté qui s’attache à rencontrer les gens où ils vivent, devenir leur ami, les recevoir chez soi, s’entraider. Une biographie qui se lit comme un roman, pour nourrir l’âme des jeunes et moins jeunes.

Editions Emmanuel Jeunesse

Acheter pour 19.40 CHF

Les plus beaux Récits de la Bible
Katleen Long Bostrom

Ce n’est pas toujours aisé d’initier les enfants à la Bible. Ce livre est l’outil idéal, car il narre, à l’aide d’une langue simple et de magnifiques images, 17 histoires fameuses tirées de l’Ancien et du Nouveau Testament.

Editions Bayard Soleil

Acheter pour 27.80 CHF

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Une individualité catho-compatible

Marie-Laure Durand était invitée à Genève dans le cadre de la formation des agents pastoraux de l’ECR.

Aujourd’hui, le concept de gouvernance fait débat, aussi au sein de l’Eglise. Récemment de passage à Genève, la théologienne Marie-Laure Durand a proposé quelques pistes pour repenser la gouvernance en Eglise, à la lumière de la Bible, lors d’une conférence organisée par l’Eglise catholique à Genève (ECR). 

Marie-Laure Durand.

Texte et photos par Myriam Bettens

Depuis une cinquantaine d’années, la société a évolué d’une masse homogène vers une communauté d’individus. Cette émancipation change radicalement la dynamique du pouvoir et la façon de l’exercer. Elle soulève également de nombreuses questions et pose de nombreux défis à ceux qui étaient communément considérés comme la hiérarchie. A ce propos, Marie-Laure Durand souligne l’importance de la prise en compte des singularités de chaque individu pour « faire communauté ». Elle rappelle encore la « catho-compatibilité » de cette compréhension de l’individuation en revenant à la Bible. 

« La singularité est un processus anthropologiquement biblique, car il n’y a de révélation que dans une situation particulière de préoccupations ». Autrement dit, il n’y a de révélation dans la Bible qu’à partir de la singularité. « Lorsque les gens acceptent d’avoir leurs problèmes, leurs questionnements identitaires, alors la révélation peut avoir lieu. C’est parce que Moïse ne sait pas s’il est juif ou égyptien que Dieu se révèle à lui ». L’enseignante à l’Institut catholique de la Méditerranée (Marseille) estime qu’il n’y a aucune raison d’avoir peur de cette singularité, « au contraire il faut s’appuyer dessus. La participation n’est jamais en contradiction avec la synodalité. Ce que l’Eglise a mis en mouvement n’est qu’un retour à la Tradition ». La théologienne a tenté de rassurer son auditoire sur la possibilité, malgré tout délicate, de gouverner des individus. Néanmoins, un changement de paradigme s’impose où la gouvernance ne serait plus un rapport de force entre imposant et subissant, mais l’adhésion entre un proposant et un acceptant. La construction de décisions demandera, certes, plus de temps et de patience, mais ouvrira une porte où l’opposition entre singularité et vivre-ensemble n’aurait plus lieu d’être. 

Toutefois, un participant à la conférence s’étonne des propositions de l’oratrice. « Les pistes que vous proposez sont déjà connues depuis le pape Léon XIII dans le Rerum Novarum. Pourquoi sont-elles restées confinées à un cercle très restreint ? ». Celle-ci répond que l’Eglise a fait des choix en préférant insister sur la Doctrine morale aux dépens de la Doctrine sociale, car « ces questions-là doivent être sous-tendues par des mises en œuvre pratiques en termes de gouvernance. Or, ce que l’on vivait dans la pratique risquait de contredire les concepts. » Face à ce constat, la théologienne propose de sortir d’un mode de pensée où transcendantalité rime encore trop souvent avec gouvernance, pour se tourner vers une vraie prise en compte de la communauté dans une manière de gouverner plus horizontale.

Le roi déçu… et déchu

Dans Le roi déçu : l’exercice compliqué de la gouvernance (Cerf, 2021), Marie-Laure Durand relit la parabole matthéenne de l’invitation à la noce (Mt 22, 1-14). Dans cette version, le roi veut fêter le mariage de son fils, or il ne se contente pas de lancer les invitations, mais force des inconnus à participer aux festivités et envoie même ses troupes exécuter les invités récalcitrants. L’auteure propose dans ce petit ouvrage (83 p.) une relecture de cette parabole sur le plan de la gouvernance des organisations et les dégâts causés par un exercice trop vertical du pouvoir. Celui-ci ne laissant aucunement la possibilité de s’exprimer librement et brise, de fait, tous les liens de confiance.

A la lumière du Christ, être chacun-e une étoile qui guide et éclaire les autres

Par l’abbé Frank Stoll
Photo : Valentin Roduit

« Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui» (Mt 2, 2), dirent les mages en arrivant chez le roi Hérode le Grand. Or, s’ils ont vu l’étoile c’est parce qu’ils se sont mis en quête active du moindre signe dans le ciel qu’ils avaient l’habitude de scruter. A Bethléem, l’étoile s’était arrêtée au-dessus du lieu précis où était l’enfant. Non pas dans un palais mais dans une « maison », non pas auprès d’un roi mais d’un fragile nouveau-né, non pas auprès d’un riche mais d’un pauvre. Pourtant ils ne s’y trompent pas, c’est bien lui qu’ils cherchaient, c’est bien auprès de lui que leur cœur est bouleversé. Enfin ils voient et reconnaissent dans cet enfant, le Sauveur.

Certes, il n’y a pas toujours des signes pour dire Dieu dans le ciel de nos vies mais il suffit d’un seul comme celui qui fut accordé aux mages pour découvrir ce que nous ne pensions pas pouvoir découvrir. Car rencontrer le Christ Jésus, ce n’est pas une fin, c’est toujours un commencement, c’est toujours une naissance ou une renaissance, un chemin nouveau, un chemin fait d’inattendu, un chemin encore inconnu, encore à découvrir. Aussi la rencontre avec le Christ nous pousse toujours vers un ailleurs, guidés non plus simplement par une étoile mais par l’Esprit de Dieu qui nous montre le chemin. Voilà le chemin de la foi, qui ne s’arrête jamais et se renouvelle sans cesse.

Pour la suite de cette année qui s’ouvre, je souhaite à toutes et à tous de continuer avec persévérance et espérance votre marche vers l’inconnu de Dieu, de prononcer les paroles et de poser les gestes qui illuminent le cœur des autres et leur existence, d’être chacun-e des étoiles qui les guident et les éclairent sur les chemins de leur vie, à la lumière du Christ !

La prière la plus courte de la chrétienté: Jésus

Par Martin Filipponi | Photo : DR

Le nom de Jésus a une origine divine, puisque c’est l’archange Gabriel qui a donné à Marie le nom qu’elle devait donner à Jésus : « Voici que tu vas concevoir un enfant, tu vas enfanter un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il dominera sur la maison de Jacob pour toujours, et son règne n’aura pas de fin. » (Luc 1, 31-33) Joseph a également reçu l’attribution du nom de Jésus par un messager de Dieu : « … c’est à lui que tu donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui rachètera son peuple de ses péchés. » (Matthieu 1, 21)

L’attribution du nom n’était pas sans importance à l’époque de Jésus, car le nom porte en lui-même une signification plus profonde. Ainsi, Anne signifie en hébreu « celle qui est bénie ». Noé représente celui qui apporte le repos. Le nom de Jésus, issu de l’hébreu Yeshua, signifie : « Le Seigneur est salut, il est salut. » Jésus est le nom qui, selon la volonté de Dieu, a été donné à son fils. Jésus est également désigné par le titre de Christ et signifie Messie, l’oint. L’onction était réservée aux rois, aux prêtres et aux prophètes. Par le baptême, chaque chrétien participe à la royauté, à la prêtrise et à la prophétie du Seigneur.

Anciennement dans l’Eglise, on utilisait l’abréviation IHS, qui signifie Iesus Hominum Salvator. Traduit : Jésus, Sauveur des hommes ou interprété populairement comme Jésus, Sauveur, Bienheureux. Une autre interprétation du nom est In Hoc Salus : en lui est le salut ou In Hoc Signo vinces : dans ce signe tu vaincras. La vénération du nom de Jésus a été encouragée par le saint père franciscain et prêtre Bernardin de Sienne (1380-1444). Le monogramme du Christ IHS est utilisé par les jésuites dans les armoiries de leur ordre.

Aujourd’hui, la vénération du nom de Jésus a trouvé sa place dans l’année liturgique et c’est ainsi que toute l’Eglise célèbre le 3 janvier la fête du très saint nom de Jésus. Le verset d’ouverture de la célébration eucharistique est tiré de l’épître aux Philippiens et fait resplendir la puissance du nom de Jésus : « Au nom de Jésus, que toutes les puissances dans les cieux, sur la terre et sous la terre fléchissent le genou, et que toute langue confesse : Seigneur Jésus-Christ dans la gloire de Dieu le Père. » (cf. Ph 2, 10-11)

L’évangéliste Jean renvoie aux paroles de Jésus, qui associe le nom de Jésus à la prière : « Amen, amen, je vous le dis : ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Jusqu’à présent, vous n’avez rien demandé en mon nom. Demandez et vous recevrez, afin que votre joie soit complète. » Comme le peuple d’Israël, en tant que peuple privilégié, invoque le nom de Dieu, prions le Seigneur en son nom pour la paix dans le monde et dans nos familles. Demandons-le avec confiance et générosité.

Santa Maria Maggiore : l’église mère de Monthey

Extérieur de l’église de Santa Maria Maggiore.

Texte et photos par Jérôme Hauswirth

On est toujours le fils de quelqu’un. Vrai pour les hommes et les femmes de tous les temps. Vrai aussi pour les églises. Notre église paroissiale de Monthey, née en 1851, n’échappe pas à la règle. Elle est fille de Santa Maria Maggiore, dans le val Vigezzo, une des sept vallées latérales du val d’Ossola, une large vallée italienne de la rivière Toce, dans le Piémont, affluent du lac Majeur. 

Le val Vigezzo est connu sous le surnom de « vallée des Peintres » ayant jadis abrité bien des artistes paysagistes ou portraitistes. C’est ainsi que l’édifice actuel de notre église paroissiale de Monthey doit son goût italianisant (exceptionnel dans cette région !) à ces peintres piémontais. 

Sur la route de mes vacances, entre Domodossola et Locarno, en octobre dernier, j’ai assisté à la messe dominicale à Santa Maria Maggiore. J’y ai pris quelques photos. Comme un pèlerin. Avec toute la dévotion qu’un fils doit à sa mère 😊.

2 et 3 décembre 2023: deux nuits illuminées à Muraz

Eglise paroissiale et cure illuminées.

Texte et photos par Jean-Michel Moix

Le village de Muraz a connu une animation nocturne particulière au cours du samedi soir 2 décembre et du dimanche soir 3 décembre 2023. Dans le cadre des 9es nuits valaisannes des images, sous la direction de la fondation Edelweiss, et avec le concours de l’Association du Vieux Collombey-Muraz la place sous l’église a connu une affluence particulière. Différents groupes, chorales, fanfares… s’y sont produits. L’on s’est pressé en outre pour une visite guidée des fouilles archéologiques sous l’église paroissiale de Muraz. Un petit train a emmené les voyageurs pour un « tour du village ». Et au passage l’on pouvait contempler divers édifices illuminés de manière féérique !

La rénovation de l’église paroissiale de Muraz en 1972 a mis à jour dans son sous-sol des vestiges de différents édifices : d’abord d’une villa romaine du Ier siècle, puis d’une seconde villa romaine, puis d’un premier oratoire vers le VIe siècle, puis d’un second oratoire ou chapelle, puis d’une église du XVIIe siècle, puis de l’église démolie à la fin du XIXe siècle.

A partir d’une photo prise lors de la rénovation de l’église en 1972.

Réalisme et mesure

Par Paul H. Dembinski
Photo: cath.ch

L’activité financière au sens étroit du terme recouvre les transactions intertemporelles, celles qui font le pont entre aujourd’hui et demain à l’instar d’un crédit, d’un contrat d’assurance ou d’un investissement boursier ou immobilier. Dans chacun de ces cas, la somme payée ou reçue aujourd’hui est connue, alors que la valeur future de l’actif est incertaine. C’est la raison pour laquelle l’activité financière est parfois qualifiée, de manière imagée, de « commerce de promesses ». Ainsi, comme toute promesse, la finance repose sur la confiance. Sans confiance, pas de finance.

L’attitude chrétienne, en finance, exige de toutes les parties, comme préalable à la confiance, une bonne dose de prudence et de circonspection. Le vendeur de services doit faire attention à ne pas promettre plus qu’on ne peut raisonnablement attendre, alors que l’acheteur doit veiller à ne pas céder au chant des sirènes – aussi doux soit-il – et ne pas se dessaisir de son bon sens. Prudence et circonspection impliquent donc l’humilité et la capacité de renoncer à ce qui apparaît comme trop beau pour être vrai. En un mot – du réalisme et de la mesure. Tout un programme.

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